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03/11/2018

Aznavour les deux guitares


02/11/2018

Lamartine peut-être le plus vrai et le plus profond de nos poètes

il n'est pas assez lu, peut-être décourage-t-il par ses longueurs et sa rhétorique, mais si on prend la peine de lire quelques phrases choisies, et de les méditer, on s'apperçoit soudain à quel point elles sont vraies, et profondes.

par exemple


Un jour, les yeux lassés de veilles et de larmes,
Comme un lutteur vaincu prêt à jeter ses armes,
Je disais à l'aurore : « En vain tu vas briller ;
La nature trahit nos yeux par ses merveilles,
Et le ciel coloré de ses teintes vermeilles
Ne sourit que pour nous railler.

« Rien n'est vrai, rien n'est faux; tout est songe et mensonge,
Illusion du cœur qu'un vain espoir prolonge.
Nos seules vérités, hommes, sont nos douleurs.
Cet éclair dans nos yeux que nous nommons la vie
Brille à peine un moment à notre âme éblouie,
Qu'il s'éteint et s'allume ailleurs.

« Plus nous ouvrons les yeux, plus la nuit est profonde ;
Dieu n'est qu'un mot rêvé pour expliquer le monde,
Un plus obscur abîme où l'esprit s'est lancé ;
Et tout flotte et tout tombe, ainsi que la poussière
Que fait en tourbillons dans l'aride carrière
Lever le pied d'un insensé. »


Je disais ; et mes yeux voyaient avec envie
Tout ce qui n'a reçu qu'une insensible vie
Et dont nul rêve au moins n'agite le sommeil ;
Au sillon, au rocher j'attachais ma paupière,
Et ce regard disait : « A la brute, à la pierre,
Au moins que ne suis-je pareil ? »


n'aurait-on pas envie de les apprendre par coeur et se les réciter chaque matin ?

01/11/2018

Une cause commune contre la mort

voici un extrait du livre de Marguerite Audoux "L'Atelier de Marie-Claire" qui nous rappelle ce dont parle Ray Bradbury dans son roman " La foire des ténèbres" nous avons une cause commune contre la mort"

L'origine de la morale !
et bien sûr la prise de conscience de l'horreur de notre condition de condamnés à mort ...

 

Un matin qu’il avait vu sortir une petite souris de la caisse à chiffons, il eut presque une colère en exigeant que Duretour allât tout de suite chercher le chat du voisin.

C’était un gros chat né dans l’appartement d’à côté et qui n’avait jamais vu de souris. On le rencontrait souvent sur le palier où il recherchait les caresses des ouvrières. Aussitôt entré, il sauta sur les machines, et il fit le tour de l’atelier en flairant dans tous les coins, puis, quand il eut tout vu, il se fourra dans un casier vide pour y dormir à son aise.

La petite souris se doutait du danger. Elle montra plusieurs fois son fin museau entre le mur et le dessus de la cheminée, mais elle n’osa pas aller plus loin. Puis comme le gros chat dormait toujours, elle s’enhardit et traversa l’atelier pour gagner la cuisine.

Elle recommença les jours suivants. Elle passait toute menue et vive avec sa jolie robe grise, et Bergeounette, qui la guettait, riait de la voir si adroite.

Pourtant le chat l’aperçut, il sauta lourdement de sa planche et s’en alla derrière elle dans la cuisine. Il revint peu après, mais son allure était changée. Il avançait avec précaution et tout son corps s’allongeait, ses yeux étaient plus jaunes aussi, et il étirait longuement ses griffes. Il fit encore le tour de l’atelier, mais au lieu de retourner à son casier, il se plaça sous un tabouret tout près de la cheminée. Il avait l’air de dormir nez sur ses pattes, mais l’une ou l’autre de ses oreilles restait constamment dressée, et l’on voyait une raie claire entre ses paupières.

La petite souris ne se pressait pas de revenir, et personne ne pensait plus à elle ni au chat, lorsqu’on entendit un cri si fin et si long que toutes les machines s’arrêtèrent et que tout le monde regarda vers le tabouret. Le chat y était encore, mais il se tenait couché sur le côté, et, sous l’une de ses pattes, allongée, la queue de la souris dépassait et traînait comme un bout de cordon noir. Presque aussitôt le cordon noir s’agita, et la souris s’échappa. Elle n’alla pas loin, le chat lui barra la route et la retourna d’un coup de patte. Elle resta un instant comme morte, puis elle essaya de filer vers la cuisine ; le chat se trouva encore devant elle.

Alors elle s’affola ; elle voulait fuir n’importe où et n’importe comment, elle tournait ou se lançait dans toutes les directions, et toujours, d’un coup de griffes, le chat la ramenait dans l’atelier. Il y eut un moment où l’on crut qu’elle allait se résigner à mourir, tant elle était tremblante et affaissée. Mais soudain, elle fit face à son bourreau. Elle s’était dressée si vite que son élan avait failli la renverser en arrière ; elle resta debout toute frémissante en agitant ses pattes de devant, tandis que sa petite gueule saignante laissait échapper des cris variés et suivis. Et chacune de nous comprit bien qu’elle accablait d’injures l’énorme monstre qui la regardait tranquillement assis en penchant la tête. Puis, comme si elle eût mesuré d’un coup toute sa faiblesse, et compris que rien ne pourrait la sauver, elle vacilla et retomba en poussant une plainte aiguë. Et cela fut si pitoyable que Bouledogue saisit le chat par le milieu du dos et le jeta sur la table. Il redescendit très vite, mais la souris n’était plus là.

Le patron retourna à sa chaise longue, et on ne sut pas s’il était fâché ou content lorsqu’il dit :

— La voilà échappée.

Mme Dalignac respira fort, et ses deux poings qu’elle tenait serrés contre sa poitrine s’ouvrirent brusquement comme si elle-même n’avait plus rien à craindre.

 

29/10/2018

vous avez dit "dépression" ?


vers  la fin de la vidéo à partir de la 19è minute on s'aperçoit, ce dont je m'étais toujours douté, que le concept de "dépression" est une invention (encore du Docteur-Knock-isme !) pour créer un marché juteux à Big Pharma! (et pour instiller un totalitarisme de plus dans  la vie quotidienne !!! il fallait bien remplacer le totalitarisme théocratique des confesseurs et des "directeurs de conscience" catholiques, par un nouveau totalitarisme de la part des nouveaux calotins).


La mélancolie, le spleen, le chagrin, sont des sentiments humains des plus normaux, et non des maladies ; mais des maladies c'est rentable !    ....


(C'est comme pour les enfants,quand je vois mon petit chat s'agiter dans tous les sens je comprend que les fameuses maladies dont on accuse maintenant les enfants aux USA, ne sont que des comportements des plus naturels psychiatrisés, pour créer un marché pour Big Pharma, et une pression au totalitarisme !)

28/10/2018

le test du canard

Vous connaissez ?

"si ça ressemble à un canard, si ça nage comme un canard, et si ça fait coin-coin comme un canard, ben ça a de grandes chances d'être un canard !"

maintenant appliquons-le aux Etats-Unis

* Les USA torturent leurs prisonniers de guerre (pas besoin de lien je suppose ! c'est assez connu)

* Les USA ont bombardé plusieurs pays (Serbie, Afghanistan, Irak, Lybie) avec des obus à l'uranium appauvri, ce qui a pour conséquence par les poussière qu'ils laissent dans l'environnement de cause - pour des générations ! - la naissances d'enfants malformés et des milliers de cancers

Et devant ça les femmes n'osent plus avoir des enfants. C'est à dire qu'ils sont entrain de soumettre ces pays à un génocide lent !

* Les USA pratiquent des guerres d'agression en les faisant passer pour des interventions humanitaires (comme par exemple quand Hitler a envahi la Pologne il disait que c'était pour protéger les minorités allemandes victimes des atrocités commises par les polonais http://www.swt.org/share/ancientciv.htm ) Souvenez-vous, toutes les interventions récentes et actuelles ont été basées sur des mensonges :  souvenez-vous des bébés koweitiens, les faux camps de concentration serbes, des armes de destructions massives en Irak, de la fiole d'anthrax brandie à l'ONU, des faux massacres de Kadhafi (et des vrais crimes de guerre de l'OTAN: http://www.voltairenet.org/article170669.html    des snipers ayant pour but de faire déraper les manifs au départ pacifiques en Syrie, puis l'introduction de mercenaires islamistes formés par le Qatar et les USA, la tentative de faire passer un mensonge (et avec des photos truquées, on le sait maintenant) sur les gaz de Bachar. Re-snipers en Ukraine, et re-alliance avec des groupes barbares (Banderistes néo-nazis)

* Les USA espionnent leur propre peuple et se dotent de loi liberticides sans contrôle (Patriot Act) et de prison hors-contrôle (Diégo-Garvcia, et d'autres plus connues)

* Les USA déstabilisent la planète entière et leurs interventions de plus en plus ambitieuses nous mènent à la guerre mondiale. Depuis une dizaine d'années on n'arrête pas de se demander avec angoisse "quel pays ils vont attaquer maintenant ?" ou "ils vont aller jusqu'où?",ça rappelle pas les questions que l'Europe se posait avec angoisse durant les années 1934-40 ?

 

Vous voyez vraiment beaucoup de différence avec Hitler ? le IIIème Reich de notre époque c'est eux.

 

 

Et ça continue : en ce moment lesUSA   se conduisent en dépit du monde entier et de l'ONU  envers le Venezuela (et envers  plein d'autres pays !) comme Hitler durant les années 38 et  39


 

25/10/2018

propos exacts, humanistes et de gauche

https://hdclips.top/hd-videos/fNr3tcd_aGc/michel-onfray-l...

 

« Cette classe mondialisée siège dans les grandes entreprises présentes à l’international, dans des organisations comme les Nations unies, dans les médias, dans les start-up, les universités, les ONG, les fondations, les partis et leurs appareils, et parce qu’elle maîtrise l’information, elle donne le la sur le plan politique et culturel. Ses membres vivent presque sans exception dans de grandes villes, parlent couramment anglais, et parce qu’ils passent d’un job à un autre entre Berlin, Londres et Singapour, fréquentent partout les mêmes appartements, les mêmes maisons, les mêmes restaurants, les mêmes magasins et les mêmes écoles privées. Ce milieu est socialement homogène. La conséquence est que le lien entre cette nouvelle élite et sa terre d’origine est faible. Ces gens-là se sentent comme des citoyens du monde vivant dans une société parallèle. La pluie qui tombe sur leurs terres d’origine ne les mouille pas. Ils rêvent d’un monde unique ou d’une république mondiale. (…)

Face à cette classe mondialisée se dressent deux groupes hétérogènes qui ont formé une alliance au sein de l’AfD. D’un côté, une classe moyenne à laquelle appartient aussi notre tissu de PME, qui ne peut pas facilement délocaliser ses usines en Inde, pour y produire à bas coût. De l’autre, des citoyens lambda dont les jobs sont payés au lance-pierre ou n’existent tout simplement plus, qui ont durement travaillé toute leur vie et qui n’ont plus qu’une misérable retraite pour vivre. Eux ne peuvent tout simplement pas partir et jouer au golf ailleurs. »

A. Gauland – le 6/10/2018

23/10/2018

c'est bien joli la parité, mais

de nos jours quelques "pontes" ont décidé qu'il était inadmissible que l'Assemblée Nationale aie moins de 50% de femmes, étant donné qu'elles sont 50% dans la population. Et qu'une chambre des députés où cela n'était pas assuré ne pouvait représenter normalement le peuple français (heu ... vous croyez vraiment que les revendications et les interêts des femmes d'affaires diffèrent vraiment de ceux des homme d'affaires ? Et que les intérêts des ouvrières sont très diférents de ceux des ouvriers ?).

Mais alors il y a d'autres parités autrement plus importantes à faire respecter, avec une loi, allons-y ! La parité de classes sociales d'abord, ça, ça a un enjeu démocratique majeur ! Or sur 576 députés il n'y en a qu'un qui soit d'origine ouvrière ! Voilà une "parité" à faire respecter d'urgence, comme ils sont  20% de la population (il y a vingt ans c'était 40%) il faut donc imposer 20% de personnes d'origine ouvrière dans les listes de candidats, point !

je rappelle que "Effectivement Maxime Gremetz. dérange... pour commencer il dérange déjà les 576 autres députés qui ne sont pas représentatifs du milieu ouvrier. Où est la parité dans cette assemblée ? Il dérange aussi car il gêne les plans des politiciens dits de "gauche" qui font le jeu du PS et du capitalisme qui va avec."

(bien sûr il faudra aussi imposer un respect des quotas par religion, par race, respecter le quota des fumeurs (ils seraient moins persécutés peut-être, tiens !) des chefs d'entreprise (ne pas dépasser leur proportion dans la population ! eh eh !) de roux, de végétariens, de timides, c'est pas normal que l'Assemblée ne représentat pas les timides, c'est une sacré discrimination, etc.

22/10/2018

le problème

le problème avec les gens nés dans les années 50 et qui se révoltent devant tout ce qu'on nous fait, toutes les dérives et dégradations de la société actuelle : ils ne pensent pas que la jeune génération, née après 1990, elle n'a jamais connu rien d'autre ! les jeunes  ne peuvent même plus comparer avec la France des années 50 et 60 et s'épouvanter de tout ce qu'on a perdu depuis;
Ils sont nés sous les caméras de vidéo-surveillance, le chômage, et les bavures policières, les innombrables obligations qu'on nous impose sous le nom de "citoyenneté", et ils pensent que c'est normal !!
et ils ne sont même pas choqués qu'on fasse tatouer les animaux, comme les nazis tatouaient les déportés d'Auschwitz,

et ils sont nés dans une France où toutes les églises sont fermées, ils ne savent pas que des églises normalement c'est ouvert, normalement !

Toutes choses, et bien d'autres encore, qu'en 1960 personne n'aurait jamais au grand jamais imaginé que ce serait un jour seulement envisageable !!!

etc, etc, c'est valable pour plein de domaines, et de nouvelles technologies et pratiques (et propagandes, et conditionnement des gens) de ce que Sylvain Timsit a nommé le Libéral-Fascisme.


ils n'ont pas connu la société civilisé (ni la lutte syndicale ! ni la sécurité de l'emploi) qu'on avait alors.
Ils n'auront plus les velléités de révolte, car ils ont été éduqués à la soumission, l'ont intériorisée, et ne savent pas qu'on peut vivre autrement.     

et c'est pourquoi on assiste au "spectacle obscène d'une population soumise et indifférente"

21/10/2018

lo mismo que las bestias y las flores

poème à apprendre par coeur : il est excellent, harmonieux, et important.

 

Sobre la vida y la muerte

 

Por un capricho extraño de la vida

del vientre de una madre procedemos

y en un mundo voluble (=versatile) nos perdemos

tratando de encontrar una salida

 

El tránsito es igual que una caída

al negro lodazal (=bourbier) que nadie vemos.

Llegando a cierta edad todos caemos

cumpliendo así la regla establecida.

 

Nacemos y morimos lentamente,

lo mismo que las bestias y las flores,

vadeando (=passer à gué) poco a poco la corriente.

 

Algunos, soportando sinsabores (=désagréments),

y pocos disfrutando alegremente,

pues nadie vive inmune a los dolores.

 

Angel Arquillos Lopez

 

20/10/2018

Asselineau fait une analyse de classe du résultat des élections - CAPITAL !

et au passage il met à bas l'infecte racisme "éducatif" et anti-pauvres de nos "élites" !


par ailleurs l'analyse qu'il fait (au 12è et  13è minutes) de ses résultats selon les arrondissements de Paris et - c'est là que c'est important ! - selon le niveau de diplômes des habitants, est très intéressante ! car elle montre une fois de plus (car j'avais déjà fait la réflexion il y a quelques semaines sur l'infecte racisme éducatif, et de classe, des journalopes envers l'électorat de Trump et celui de Clinton : que tant d'universitaires hautement diplômés aient voté pour Clinton comme un troupeau de Panurge ne parle pas franchement en la faveur de leurs préjugés merdeux selon lesquels les gens sans diplômes universitaires ce sont des sous-hommes qui votent sans savoir. on voit bien que le bon sens, et l'indépendance d'esprit non plus, au contraire ! - c'est comme je l'avais raconté ce dont je me suis aperçu dans les années 80 et 90 à la lecture assidue du "Monde" ! - n'est pas du tout lié à la longueur des études; que les gens peu éduqués pensent souvent plus sainement que "la volaille qui fait l'opinion", les bourges imbus de leurs compte-chèques et de leurs diplômes.
(soit dit en passant ça rappelle très fort ce qu'on voit à la lecture du livre que je viens d'acheter,

et dont je ne ferai jamais assez la louange ! - "l'assassinat de Jules César" par Michael Parenti, aux Editions Delga

- au niveau des préjugés, absolument PUANTS, que non seulement les patriciens (pareil que de nos jours la classe bourgeoise Vénézuelienne envers les chavistes !! c'est tout à fait la même réaction, si vous avez lu les articles, en espagnol, sur ce qu'ils disent, etc, moi si et c'est frappant !) non seulement les patriciens, qui vivaient de l'exploitation cruelle et éhontée du peuple et du vol des biens de l'Etat, mais aussi par la suite durant des siècles, deux mille ans ! les historiens, y compris modernes, ont continué à seriner sur la plèbe de Rome, en la couvrant d'injures (cf MC Solaar : "ils ne se cachent même plus/crachent sur les tombes des personnes qu'ils tuent") et de mépris en en disqualifiant leurs réactions, qui sont, seul Parenti le montre, et pourtant il suffit d'un peu d'bon sens (comme dirait Chirac !) pour en être persuadé !  qui sont le bon sens même et que tout humaniste, ou tout simplement toute personne avec "un petit peu d'bon sens" devrait soutenir sans hésiter, le mépris "raciste" (racisme anti-pauvres) de ces gens pour le peuple, les pauvres, les esclaves, les "crêve la faim", assimilés à des gens qui forcément (hé ! il faut bien disqualifier à la racine leurs raisonnements, leurs revendications, on ne peut plus raisonnables, filous va !), qui forcément ne savent pas penser, sont mus par des passions "irrationnelles", sont des "brigands", alors que les brigands ce sont eux, les patriciens (à Rome, mais les équivalents existent aussi sous nos yeux au Venezuela et en France !). C'est fou !

Macron est actuellement le représentant élu de ce racisme de classe : https://histoireetsociete.wordpress.com/2017/10/06/linsul...

Macron insulte les ouvriers très sciemment, il s’adresse aux « diplômés » (de l’enseignement supérieur, apparemment les autres diplômes ne sont pas des diplômes!!!!!         ),  aux gagnants (en matière de fric, et de carriérisme capitalistes et bourgeois) s’il y en a, à une jeunesse qu’il veut égoïste et superficielle, aux couches « moyennes » (c’est à dire supérieures, les 1%) haïssant plus pauvre qu’eux, à ceux apeurés qui craignent le désordre,  à la petite bourgeoisie vestimentaire, celle qui n’a que ses habits faussement à la mode pour se distinguer des pauvres, tous ceux chez qui on peut cultiver une conception très réactionnaire de l’avenir, et il leur dit vous vous n’avez rien avoir avec ces brutes incapables. Ces gens là sont des vaincus, des minables, des assistés (comme les entreprises ! Mais elles elles ont le droit..................) et vous vous êtes l’avenir. C’est pour cela qu’il cultive l’opposition de Mélenchon, les forts en gueule, les débraillés et il leur parle ce qu’il estime être leur langage pour les renvoyer à ces gens sans éducation, ces « inutiles » qui foutent le bordel. Il veut la scission au sein des couches populaires, il la joue, il la provoque et tout ce qui contribue à cette scission est du pain béni.

Il s’adresse bien sûr aux mentalités de droite, bourgeoises et universitaires, mais il table aussi sur le travail opéré sur le PS, sur la rupture de la gauche avec la question sociale, comment cette « gauche » a fait passer ou a tenté de faire passer la revendication salariale   aux bonnes oeuvres de la dame patronnesse  du sociétal, celle qui isole la femme, l’immigré, le chômeur, cherche la fusion du même pour éviter de considérer les véritables antagonismes politiques : ceux entre le capital et le travail.

"Feignant, fouteurs de bordel"… Pour ceux qui s’étonnent que le président qui affirme vouloir prendre de la hauteur se commette ainsi, il y a de la naïveté dans cette découverte. Le maître du château, le bourgeois qui se prend pour un aristocrate, celui à qui le dédain tient lieu de légitimité a toujours employé un langage grossier pour désigner les subordonnés, c’est le sens que Macron  donne à « jupitérien », l’arbitraire face aux « petits ». Il opère un clivage, il créé une haine de classe tout à fait consciemment et il espère même que cette haine trouvera ses exutoires racistes et sexistes. C’est une image de la société française qu’il est en train de construire pour tenter de durer en s’appropriant les petits diplômés, voués à la précarité, mais que l’on incite à mépriser les ouvriers, les employés, les petites gens,  les vieux, les faibles, ceux à qui l’on peut flanquer des coups en toute impunité, les édentés comme disait Hollande. Il n’en est pas à son premier « dérapage » et quand il va prononcer sa phrase, il cherche la caméra pour être sûr que le « message » passera.

dans le fond, c’est tout ce qu’a pu représenter le parti communiste, une classe ouvrière fière d’elle même et de son apport, aspirant à la culture et au savoir comme à la direction de l’Etat, qu’il tente de mettre en charpie pour répondre au cahier des charges du capital, en finir avec toutes leurs conquêtes et les faire retourner à l’humiliation du 19 e siècle. La seule réponse que l’on puisse faire à une telle provocation est l’unité dans le calme, l’unité des routiers qui imposent un accord de branche et remettent en cause les ordonnances. L’unité de tous ceux qui s’opposent à une telle vision de la société, et cette unité a besoin d’un parti communiste qui sait que la classe ouvrière, le monde du travail est à la base de tous les rassemblement progressiste, ceux qui font s’incliner les arrogants valets du capital. Une classe ouvrière qui s’éduque, aspire à tous les droits y compris celui à la culture, le contraire de ce à quoi le capital veut la réduire.

(et puis que Valls ne puisse plus se représenter "nulle part en France", comme il voulait faire au pauvre et courageux Dieudonné, bien fait pour lui !! il y a quand-même une justice du destin !!)

comme dirait Coluche (le pauvre motard qui s'est retrouvé tout à coup face à un camion) "pour leur mettre au cul votez pour l'UPR !"