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25/09/2018

malkovru la poemojn de tiu nova Esperanta poemisto Angel Arquillos Lopez

du   poemaroj   jam  aperis   ,   baldaŭ   tria   ,    eĉ    pli  pli bona    ,     aperos.   jen 

 

Kiel niaj

 

Falinta branĉo ruladas

sur trotuaro larĝa,

malrapide, laŭkaprice de la vento

aŭ pro juna piedo...

kiu ĝin petole batadas.

Ĝi falis hazarde el arbo maljuna,

kiel niaj haroj blankaj,

kiel niaj fortoj lacaj,

kiel niaj malsukcesoj...

Malrapide ĝi ruladas

inter la pasantoj,

sed temas pri simpla branĉo

frakasita

aŭ simple deŝirita,

mi ne scias,

ĝi ruladas kaj baldaŭ

en iu ajn momento,

balaisto ĝin delevos

kaj en strat-rubujon...

tuj ĝin metos.

 

Arquillos junio 2017

 

23/09/2018

un très beau poème, à condition...

Dans un volume de poésies 2005 contenant plus de 100 poèmes d’amateurs, je n’en ai trouvé qu’un de bien, et encore à condition que suivant les conseils de Musset dans ses lettres de Dupuis et Cotonet on raye tous (ou presque) les adjectifs (et assimilés). https://fr.wikisource.org/wiki/Lettres_de_deux_habitans_d...

https://fr.wikisource.org/wiki/Lettres_de_deux_habitans_d...

Comparez, j’ai laissé en haut la version d’origine, et le texte sobrifié plus bas, lisez, et sentez comme il est plus évocateur (si ! absolument !) plus fort et plus poétique que le premier !

 

Solitude

J’avais relevé les lourds rideaux afin d’admirer la lune brillante et j’étais appuyé sur la balustrade, face au vent d’ouest. L’haleine de la nuit m’arrivait, toute imprégnée des senteurs troublantes de l’automne.

Le jade rosé du fleuve envahissait à l’horizon le jade vert du vide. Au pied des herbes chantait le grillon, tandis qu’au-delà du ciel, retentissaient des cris d'oiseaux.

Les souvenirs du temps passé me reviennent et me reviennent toujours. Et, ce soir encore, personne n’est là pour partager mes pensées.

Pareil à un vol de flèches, le vent furieux traverse les rideaux. Une pluie froide se met à tomber obliquement et à résonner comme le gong d’un match de boxe.

La poitrine glacée, je suis appuyée sur mes coussins mais ne puis m’endormir. Mes entrailles sont pesantes comme du fer, mes larmes coulent sans arrêt. La pluie, de la toiture, ruisselle sur les fleurs. La nuit ne finira jamais.

Seule dans l’obscurité, perdue dans le froid grandissant, je me sens accablée d’innombrables tristesses. Par instants, mon cœur se divise en éclats de douleur.

Comment pourrais-je écarter ces angoisses ?

La fenêtre gémit…

Dans ma solitude, je renferme une mélancolie épaisse et amère, sans un beau rêve…

 

(Chantal MONNIER)

 

Solitude

J’avais relevé les lourds rideaux afin d’admirer la lune et j’étais appuyé sur la balustrade, face au vent. L’haleine de la nuit m’arrivait, toute imprégnée des odeurs de l’automne.

Le jade du fleuve envahissait à l’horizon le jade du vide. Au pied des herbes chantait le grillon, tandis qu’au-delà du ciel, retentissaient les cris des oiseaux.

Les souvenirs du passé me reviennent et me reviennent toujours. Et, ce soir encore, personne n’est là pour partager mes pensées.

Pareil à un vol de flèches, le vent traverse les rideaux. La pluie se met à tomber obliquement et à résonner comme le gong d’un match de boxe.

La poitrine glacée, je suis appuyée sur mes coussins mais ne puis m’endormir. Mes entrailles sont pesantes comme du fer, mes larmes coulent sans arrêt. La pluie, de la toiture, ruisselle sur les fleurs. La nuit ne finira jamais.

Seule dans l’obscurité, perdue dans le froid, je me sens accablée d’innombrables tristesses. Par instants, mon cœur se divise en éclats de douleur.

 Comment pourrais-je écarter ces angoisses ?

 La fenêtre gémit…

 Dans ma solitude, je renferme une mélancolie épaisse et amère, sans un beau rêve…

 

tel qu'il est comme ça ce poème mérite d'être appris par coeur (donc d'être lu !  )

22/08/2018

Dieudonné de plus en plus profond !

comme dit un de commentateurs  il sensibilise sur des sujet que les autres évitent.
il est en train de devenir le meilleur humoriste du siècle

abordant le sort des pygmés, ceux dont tout le monde se fout et personne ne défend, et ils n'ont pas de lobby, et l'hypocrisie des "droits de l'homme" et de l' "écologie", la violence, la vertu du rire, l'esclave en fuite qui est en lui, et qui se réveille dans chacun d'entre son public, il devient de plus en plus philosophe, il a le don d'aborder des sujets que les tous autres évitent (c'est ce qu'il a toujours fait !) et c'est finalement ce qui fait sa grandeur

https://hdclips.top/hd-videos/OZ-uemnxiU0/dieudonn%C3%A9-...

et toujours aussi "taquin" il va poursuivre celui qui voulait qu'il ne puisse plus se présenter "nulle part en France" et ben c'est lui qui ne va plus pouvoir se présenter nulle part en France , bien fait ! et comme il est "brûlé" en France il va rejoindre la droite dure en Espagne, mais en Espagne non plus il ne marchera pas, et Dieudo comme l'oeil dans la tombe qui poursuivait Caïn, le suit ! ça c'est génial http://fdata.over-blog.com/pics/smiles/icon_lol.gif   

https://hdclips.top/hd-videos/OZ-uemnxiU0/dieudonné-nazi-et-humaniste-louis-fajfrowski-manuel-valls-les-pygmées-en-vérité

"le talent à l’état pur et le cœur énorme de cette homme. Bravo dieudonné. Vous êtes au dessus. Vous êtes loin, loin, devant."

12/08/2018

l'âme des hommes

COUTURIÈRE

Sur la pluie, un peu de jour…
Le soleil jaune et bleu verse
Un rayon perlé d’averse
Sur les maisons du faubourg.

Parmi l’atelier avare
Sombre et courbée elle coud,
Mais sent doucement sur tout
L’arc-en-ciel qui se prépare.

Quand il luit, illimité
Sur les maisons éblouies
Des doux rayons de la pluie,
A mi-voix elle a chanté.

Chanté l’étendue immense,
L’avenir vague et fleuri…
Ses yeux sur ses mains sourient.
Elle croit à sa romance,

Elle croit à la beauté,
Elle croit à l’harmonie,
Elle se sent infinie,
Les lèvres dans la clarté.

Et plus tard, grise et fidèle.
Murmurant les airs anciens,
Elle s’en va vers les siens
Avec le soir autour d’elle.

Au milieu du grand frisson
Indifférent qui la foule,
Elle est seule dans la foule
A cause de sa chanson.

Douce et pleine d’impossible,
Elle revient du labeur.
Égarée et l’air rêveur
Dans la musique invisible.

 

Henri Barbusse (1895)

 

18/07/2018

la France de maintenant

La Dernière âme
 
Le ciel était sans dieux, la terre sans autels.
Nul réveil ne suivait les existences brèves.
L’homme ne connaissait, déchu des anciens rêves.
Que la Peur et l’Ennui qui fussent immortels.

Le seul chacal hantait le sépulcre de pierre.
Où, mains jointes, dormit longtemps l’aïeul sculpté ;
Et, le marbre des bras s’étant émietté,
Le tombeau même avait désappris la prière.

Qui donc se souvenait qu’une âme eût dit : Je crois !
L’antique oubli couvrait les divines légendes.
Dans les marchés publics on suspendait les viandes
A des poteaux sanglants faits en forme de croix.

Le vieux soleil errant dans l’espace incolore
Était las d’éclairer d’insipides destins…
Un homme qui venait de pays très lointains,
Me dit : « Dans ma patrie il est un temple encore.

« Antique survivant des siècles révolus,
« Il s’écroule parmi le roc, le lierre et l’herbe,
« Et garde, encor sacré dans sa chute superbe,
« Le souvenir d’un Dieu de qui le nom n’est plus. »

Alors j’abandonnai les villes sans église
Et les cœurs sans élan d’espérance ou d’amour
En qui le doute même était mort sans retour
Et que tranquillisait la certitude acquise.

Les jours après les jours s’écoulèrent. J’allais.
Près de fleuves taris dormaient des cités mortes ;
Le vent seul visitait, engouffré sous les portes,
La Solitude assise au fond des vieux palais.

Ma jeunesse, au départ, marchait d’un pied robuste.
Mais j’achevai la route avec des pas tremblants ;
Ma tempe desséchée avait des cheveux blancs
Quand j’atteignis le seuil de la ruine auguste.

Déchiré, haletant, accablé, radieux,
Je dressai vers l’autel mon front que l’âge écrase,
Et mon âme exhalée en un grand cri d’extase
Monta, dernier encens, vers le dernier des dieux !

 

Catulle-Mendès

09/07/2018

rien que pour n'avoir écrit que ça il mériterait le pinacle et de n'être jamais oublié !

« Seigneur, je vous sais gré, rêveur et fainéant.

De m'avoir mis au monde et tiré du néant !

Ceux qui ne sont pas nés n'ont pas vu les étoiles, »

                                   (Alphonse ESQUIROS, 1841)

 

 

 

08/07/2018

la nuit

Aussi bien les vers de Shelley quand il évoque : « solemn midnight’s tingling silentness » et « lone and silent hours,
            when night make a weird sound of its own stillness


que la nuit dans les jardins du Généralife http://www.youtube.com/watch?v=CYCiyNbDmRM  de Falla qui évoque la même chose, etc,
les générations à venir ne pourront plus comprendre ça, car de nos jours les nuits sont, partout, et tout le temps, trop éclairées et trop bruyantes, et on ne peut plus avoir d’expérience de choses aussi retenues et mystérieuses.

 

et plus personne (pensez ! plus personne, jamais) ne peut connaître ce qu'à connu au Bengale en 1830 le poète Louis Vivian Derozio :

http://www.poemhunter.com/poem/a-walk-by-moonlight/

06/07/2018

du tre trafaj poemoj- kiujn mi povus diri

kiuj metas onin en marojn da meditadoj


« Soleco havas dornojn       [tio facile kompreniĝas, mi pensas]
Mi tre amas la solecon
ĉar ĝi similas al rozoj. »
(Angel arquillos)
ne nur pro la dornoj, soleco estas stato kie eblas flari parfumojn de aĵoj ne flareblaj alimaniere,.
Do ankaŭ mi povas diri tiun poemon

 

ankaŭ :


« Sub olivarb'
amoras mi
kun mia am' »
(Angel arquillos)
videble ĝi ne aludas al vera amorado (kvankam tio estas bona kaj laŭdinda ! Mi tre ŝatas kaj alte metas lian poemon « Bela momento ») sed estas ludo kun la am' , ia Valery-a eble, la am' kiun povas naski la vido de folioj de olivarbo, aŭ simila loko. Speco da pleneco kaj transcendo de amo.

 

 

(Estu afablaj, bv. lernu vi ilin parkere ! poemoj estas faritaj por ilin lerni parkere, tiuj, kiuj ne indas esti lernitaj parkere, ankaŭ ne indas esti legitaj !)

 

 

30/06/2018

une citation "incontournable" de CAMUS dans "le Malentendu"

 

«  Voici maintenant ma vieille angoisse, là, au creux de mon corps, comme une mauvaise blessure que chaque mouvement irrite. Je connais son nom. Elle est peur de la solitude éternelle, crainte qu’il n’y ait pas de réponse. »

 

malheureux ceux que cette citation ne visite pas au moins uns fois par jour...

 

23/06/2018

le temps de la vraie vie - profondeur du monde

Couplet du Trottoir D'été

Couchons-nous sur le pavé,

Par le soleil chauffé, par le soleil lavé,

Dans la bonne odeur de poussière

De la journée achevée,

Avant la nuit levée,

Avant la première lumière

Et nous guetterons dans le ruisseau

Les reflets des nuages en assaut.

Le coup de sang de l'horizon

Et la première étoile au-dessus des maisons.

 

par Robert Desnos