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13/05/2022

Jules Laforgue le plus subtil poète français, mon poète préféré

Air de biniou

Non, non, ma pauvre cornemuse,
Ta complainte est pas si oiseuse ;
Et Tout est bien une méprise,
Et l’on peut la trouver mauvaise ;

Et la Nature est une épouse
Qui nous carambole d’extases,
Et puis, nous occit, peu courtoise,
Dès qu’on se permet une pause.

Eh bien ! qu’elle en prenne à son aise,
Et que tout fonctionne à sa guise !
Nous, nous entretiendrons les Muses.
Les neuf immortelles Glaneuses !

(Oh ! pourrions-nous pas, par nos phrases,
Si bien lui retourner les choses,
Que cette marâtre jalouse
N’ait plus sur nos rentes de prise?)



Jules Laforgue

 

éternelle prière de Sully-Prudhomme !  .... éternel espoir des désespérés

12/05/2022

Whom shall i meet to ease my pain ?

 

Wanderings

While wandering around today again,
Whom shall I meet to ease my pain,
To fill my lonely, lonely heart

Across meadows, along rivers I go,
Searching for a thing of beauty,
A joy for ever
As the young poet said long ago.

Where would he find this treasure now ?

 

Claire Bougain

09/05/2022

le poème le plus fondamental de la condition humaine, hélas

(in Jacques Prévert - "Paroles")

Le désespoir est assis sur un banc

Dans un square sur un banc
Il y a un homme qui vous appelle quand on passe
Il a des binocles un vieux costumes gris
Il fume un petit ninas il est assis
Et il vous appelle quand on passe
Ou simplement il vous fait signe
Il ne faut pas le regarder
Il ne faut pas l'écouter
Il faut passer
Faire comme si on ne le voyais pas
Comme si on ne l'entendais pas
Il faut passer presser le pas
Si vous le regardez
Si vous l'écoutez
Il vous fait signe et rien ni personne
Ne peut vous empêcher d'aller vous asseoir près de lui
Alors il vous regarde et sourit
Et vous souffrez attrocement
Et l'homme continue de sourire
Et vous souriez du même sourire
Exactement
Plus vous souriez plus vous souffrez
Atrocement
Plus vous souffrez plus vous souriez
Irrémédiablement
Et vous restez là
Assis figé
Souriant sur le banc
Des enfants jouent tout près de vous
Des passants passent
Tranquillement
Des oiseaux s'envolent
Quittant un arbre
Pour un autre
Et vous restez là
Sur le banc
Et vous savez vous savez
Que jamais plus vous ne jouerez
Comme ces enfants
Vous savez que jamais plus vous ne passerez
Tranquillement
Comme ces passants
Que jamais plus vous ne vous envolerez
Quittant un arbre pour un autre
Comme ces oiseaux. 

30/04/2022

Vive Dieudonné - vive la résistance du peuple - ces 4 années ont montré que les gilets jaunes n'ont pas été trop violents, mais PAS ASSEZ VIOLENTS - requiem

(c'est pour la Civilisation et le peuple français le requiem)

Dieudonné août 2020 :

C'est vrai il est avide de fric, mais son fric, c’est sa liberté, et sa liberté est notre liberté ! le problème est qu’il en est arrivé à n’exister qu’en club privé, carte-de-créditisé et cookiisé, interdit au libre public !!!!! C’est lamentable que les hommes libres et humanistes se retrouvent aujourd’hui réduits à vivre en clubs privé, dans les catacombes, comme les chrétiens de Rome, et comme aux de temps en temps on en sort un pour le faire déchirer à belles dents par des bêtes féroces dans une arène en public.

VIVE DIEUDONNE ! VIVENT LES GILETS JAUNES !! VIVE LE DRAPEAU ROUGE ! pour le 1er mai tous dans la rue !


https://odysee.com/@leR%C3%A9veildesMoutons:b/entretien-avec-dieudonn-pour-le-r-veil:d

Le sort réservé à Dieudo, est un marqueur de la dégringolade de notre civilisation.
La peste de l'obscurantisme s'installe, une chape de plomb c'est abattue sur nos libertés, annonciateur d'événements dramatiques. (disait un commentateur il y a quelques années...)

(et voyez ! c'est bien ce qui s'est passé ! )
Un signal pour le réveil du peuples des démocraties, le temps n'est plus au dialogue et au compromis il en va de l'avenir des prochaines générations...

l'histoire de Dieudo, le Molière des temps modernes (moi je le comparerais à Béranger, relisez ce qui lui est arrivé à Béranger !)

25/04/2022

"un mauvais pélérinage de la chair"

"Mais celui qui fait la guerre, n'aime pas forcèment la guerre. Dans le secret de son coeur, il est cet innocent aux abois qui voudrait oublier... Oublier cette injustice, cette malédiction...

Ce n'est pas par hasard que ce dernier mot revient plusieurs fois sous ma plume. C'est aussi le titre d'une nouvelle de Tennessee Williams, nouvelle que je considère comme un chef-d'oeuvre et qui exprime à la perfection les raisons de mes affinités avec les chats.

Un jeune ouvrier, Lucio, arrive dans une ville du nord des Etats-Unis et il y rencontre celle qui va devenir sa compagne : la chatte Nitchevo.
" ... Ellle fut la première créature vivante qui sembla répondre à ses regards interrogateurs. Elle était couchée en haut d'un escalier et elle regarda Lucio cordialement, et vraiment comme si elle l'avait reconnu. C'est tout juste s'il ne l'entendit pas prononcer son nom : "Ho! c'est vous Lucio, semblait-elle dire, il y a très, très longtemps que je suis là à vous attendre..."
Entre sa chatte et lui, le jeune homme sent qu'il y a un contrat qui durera la vie entière. Mais bientôt, Lucio est congédié, il tombe malade; et, lorsqu'il revient de l'hôpital et retourne à sa pension sordide, il apprend que Nitchevo a été chassée par la tenancière.
Sombre, perdu, incapable de penser à rien, il sort de la maison ennemie. Le temps qu'il a passé sur cette terre lui semble un mauvais pélérinage de la chair.
Les jeux sont faits...
"Alors, il lui arriva soudain, et pour la dernière fois dans sa vie, d'accomplir un acte généreux et pitoyable : un acte divin."
A l'entrée d'un ruelle, il aperçoit la silhouette boitillante et légèrement tordue de son amie perdue. Il se baisse, prend Nitchevo dans ses bras et constate qu'elle a une patte écrasée. Le ronronnnement qu'elle veut faire pour le saluer est un bruit imperceptible.

"Lucio savait que la chatte ne vivrait plus lontemps. Elle le savait aussi... Ses yeux se remplissaient de tous les secrets et tristesses qui sont les seules réponses aux questions incessantes du monde. La solitude surtout, la faim, l'inquiétude, la douleur. Il y avait tout cela dans ses yeux. Ils n'en pouvaient plus. Ils voulaient se fermer sur le monde, ne plus rien voir..."

Alors, Lucio porte la chatte le long de la petite rue pavée, vers la rivière. Au bord de l'eau, il lui parle : "Bientôt, murmure-t-il. Bientôt, bientôt, très bientôt."
"Elle ne se débattit qu'un court instant; dans un moment de doute, elle lui griffa l'épaule et le bras. Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez-vous abandonné? Puis l'extase passa, et elle retrouva la foi. Ils disparurent l'un et l'autre dans la rivière, loin de la ville, comme la fumée que le vent emporte loin des cheminées."


(Gilbert GANNE  - Orgueil de la Maison - 1964)

03/04/2022

« Avec le soir, descendent les grands sentiments. Ils entrent dans l’âme comme les loups dans les villes. C’est la faim que l’on a, quivous tient tout le long du jour et qui vous serre un peu plus dans ces heures-là. » (Christian BOBIN)


Voici quelque unes, en fait les dernières en date tout simplement, des citations que j'ai rencontrées et trouvées particulièrement importantes, pour une raison ou une autre.

"J'ai toujours aimé, je ne sais pourquoi, les exclamations inattendues. A vrai dire elles coulent en vous continuellement, mais on a pas le temps de les noter (pas de papier sous la main), et elles meurent. Impossible ensuite de s'en souvenir. J'ai donc quand même réussi à en fixer quelques-unes sur le papier! " (Vassili Rozanov)
(Moi aussi. ! ma note)

Normal ! « Il est des êtres que l'on a envie de protéger, des corps que l'on veut serrer fort jusqu'à les étouffer tant on tient à eux » ("Maitrepo" blogeur sur Internet)


"LA VIE EST UN THEATRE TROP LANGUISSANT. IL MANQUE DE REGIE. CEUX QUI DOIVENT Y MOURIR D'AMOUR, QUAND ILS Y ARRIVENT, C'EST PENIBLEMENT ET DANS LEUR VIEILLESSE" (Jean Giraudoŭx)

“Demokratio” signifas obeadon al ordonoj el Vaŝingtono kaj allason, ke usonaj firmaoj ekspluatu la landon." (Trevor Steele)

"If we don't believe in freedom of expression for people we despise, we don't believe in it at all." (Noam Chomsky)

«La maniero kontraŭbatali ideon estas lanĉi al gi pli bonan ideon. » (Monteiro Lobato)

« Le bonheur, c'est comme un chat, si vous essayez de le cajoler, il vous fuit, si vous ne vous occupez pas de lui, il vient se frotter contre vos jambes et saute sur vos genoŭ. » (Davies Robertson)

"Il est plus facile de croire un mensonge qu'on a déjà entendu cent fois, qu'une vérité qu'on n'a encore jamais entendue" - Robert Lynd

A.Einstein : "Le monde ne sera pas détruit par ceŭ qui font le mal, mais par ceŭ qui les regardent sans rien faire."

"Dans la souffrance (morale), la tristesse, la nostalgie, on atteint plus la vérité, en général, que dans le bonheur ; dans le bonheur on est souvent futile, et souvent dans un monde de carton-pâte, le monde de la douleur creuse plus profondément et se nourrit de choses essentielles, et est plus conscient, et plus sensible que le bonheur. C’est la source inépuisable de la vérité, et des valeurs. Et aussi du respect d ‘autrui ; le bonheur piétine autrui. La douleur est plus sérieuse et plus authentique. Les moments de tristesse, les vagues de nostalgie, les éclairs d’horreur, sont souvent les seuls moments de valeur humaine."
(RP)
ailleurs aussi on trouve de si de si belles phrases

la suite :


Je sais bien que personne n'est éternel.

Mais j'espérais que pour moi, Dieu aurait fait une exception (Oscar Wilde)

«L'âge adulte, c'est de l'enfance pourrie.» (Jean Cau)

« "Je suis un lâche, je ne puis supporter la souffrance d’être heureŭ" Pour pénétrer quelqu’un, pour le connaître vraiment, il me suffit de voir comment il réagit à cet aveu de Keats. S’il ne comprend pas tout de suite, inutile de continuer. » (Eugène Cioran)

"La kredo movas montojn, sed la malkredo disrompas ĉiujn sklavĉenojn." (TRAVEN)



“Il ne faut jamais avoir plaisir si vite” (Ferrante à Dona Ines)

Montherlant(Henry de)

VIE

NIHILISME

Pessimisme

« Quand je réveille mon chat, il me regarde avec l’air reconnaissant de celui à qui je donne l’occasion d’avoir le plaisir de se rendormir »

Audouard (Yvan)

VIE

« Le verbe « CROIRE » n’appartient pas à notre vocabulaire, mais le verbe « NE PAS CROIRE » n’y appartient pas non plus. Sinon on n’est pas un véritable scientifique »

Petit (Jean-Pierre)

SCIENCE

« C’est le contraire du stoïcisme, parce que le premier principe du manuel d'Epictète consiste à "distinguer ce qui dépend de moi et ce qui ne dépend pas de moi". Or moi, j'agis comme si tout dépendait de moi, ou j'essaie »

George (Susan)

MORALE

" Si vous cherchez la source du fleuve Yosthino, vous la trouverez dans les gouttes d'eau sur la mousse. ".

Proverbe japonais

Mouvement Social

« Ecrire l’histoire, c’est foutre la pagaille dans la géographie »

anonyme

Humour intelligent

« En démocratie, la politique est l’art de faire croire au peuple qu’il gouverne »

Jefferson (Thomas)

POLITIQUE

« Des centaines de milliards de dollars sont dépensés chaque année pour contrôler l’opinion publique. »

Chomsky (Noam)

POLITIQUE

« Il est aussi dans l’interêt d’un tyran que son peuple soit si occuppé à ses tâches quotidiennes qu’il n’aie pas de temps pour la rébellion. »

Aristote

POLITIQUE

« Pour mettre en place un gouvernement mondial, il est nécessaire de retirer des esprits leur individualisme, leur loyauté aŭ traditions familiales, leur patriotisme national , et leurs dogmes religieŭ. »

Chisholm (George Brock)

VALEURS

« Les Etats-Unis d'Amérique forment un pays qui est passé directement de la barbarie à la décadence sans jamais avoir connu la civilisation. »

Wilde (Oscar)

 

« Les femmes qui veulent être les égales des hommes manquent sérieusement d'ambition. »

Reiser(Jean-Marc)

 

« Quelques petites rues où sommeillaient des chats et où des chiens se levaient lentement quand on interrompait leurs rêves. »

Guth (Paul)

VIE

"Je pense de toutes mes forces qu'il faut s'aimer à tort et à travers".

Beaucarne (Julos)

 

« j’aimais les pompes, mêmes funèbres. Chaque pompe cache un symbole, souvent trahi. La pompe renferme plus de vérité que le misérabilisme des lâches. Elle fait leur part aŭ sens, et satisfait l’esprit. »

Guth (Paul)

 

« le bourdonnement des abeilles de l’été au fond d’une pièce aŭ volets fermés »

Chamson (André)

RENCONTRE

« I am strongly in favour of using poisoned gas against uncivilised tribes »

Churchill parlant de leur usage en Irak pr. 1920

Mots historiquement révélateurs

« Deŭ adolescents jettent, au passage, un regard d'envie sur les accessoires chromés de notre automobile. S'ils pouvaient se douter combien c'est moi qui les envie! Ils veulent « s'émanciper » dit-on. Mais de quoi? De l'ignorance, de la maladie et de la misère, me répondrait-ils. Je ne pourrais que les féliciter, s'ils ne se libéraient que de cela. Puissent-ils ne pas s'apercevoir trop tard qu'ils se sont aussi émancipés du bonheur;.. »

Benoist-Méchin

MODERNITE

« chaque fois qu'une contrainte « tombe » qui vient porter atteinte à notre liberté, ou à notre qualité de vie, n'est-ce pas toujours au nom d'une quelconque normalisation européenne imposée par une directive de Brŭelles? »

Soral (Alain)

MONDE ACTUEL

« Une extension de la logique libérale qui banalise la mort … une désacralisation globale à laquelle participe aussi la vogue de la crémation et dont le but, à terme est de rendre l’espace urbain dévolu aŭ cimetières à la spéculation immobilière »

Soral (Alain)

 

... mi amas cin. Cia Ruth. Cia Ruth. “Dio mia, li diris sin, cia Ruth. La cia.” Tio estis preskaŭ neebla. Cia Ruth. Kio estis posedita de li ĝis tiam ? Kio estintis lia ? Kelkaj boteletoj, iomete da sapo, kaj la vestaro, kiun li surhavis. Kaj nun, homa estulo ? Homa estulo tuta ? Tio estis preskaŭ neebla ! Li levis la okulojn. Lilo foririntis en la ruldomon. Steiner fumadis cigaredon.

Erich-Maria Remarque

BONHEUR

« Dans une société étouffante, où l'homme est de plus en plus surveillé par toutes sortes de polices, étiqueté, numéroté, catalogué, le chat possède, d'une manière inaliènable, le bien qui est aujourd'hui le plus menacé: l'indidualité, c'est à dire la liberté. »

Ganne (Gilbert)

LIBERTE

« L'homme est souvent un vrai sentimental, la femme est toujours une réaliste, bien qu'elle se grise de mots creŭ »

Ganne (Gilbert)

FEMMES

« Le mépris indécent qu'affiche la nature à l'égard de l'individu »

Ganne (Gilbert)

COSMOS

« Je dévorais le noir, l'bscurité. Le monde était à moi, le vrai, celui dont on m'avait toujours privé. »

Forrester (Viviane)

 

« La parité -je ne suis pas pour- .... c’est humiliant...et peu démocratique! C’est même indécent, et pour les hommes et pour les femmes. »

Forrester (viviane)

FEMMES

« C'est la première fois que je le vois. Mais nous nous connaissons par delà l'espace. Il éclate en confidences. C'est ainsi qu'étaient les Français avant qu'on ne les eût bâtés d'indifférence. »

Guth (Paul)

 

« Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
Et je te dis de vivre et d'avoir un enfant »

Aragon (Louis)

 

« Eh oui, penser est dangereŭ. Et vous ne savez pas à quel point »

Petit (Jean-Pierre)

PENSEE

« De temps en temps des astronomes avancent timidement que leur analyse des données d'observation ne cadre pas avec ce précepte, mais on les crucifie immédiatement, selon le principe scientifique bien connu :
on crucifie d'abord, on réfléchira ensuite »

Petit (Jean-Pierre)

SCIENCE

« La recherche ? Mon cher c'est à celui qui vole le premier ! »

Kreisl

SCIENCE

« - Tout homme est un génie en quelque chose, répliqua le secrétaire adjoint. Il faut seulement trouver ce qu’il y a de génial en lui. Nous n’en avons pas l’idée, mais je suis peut-être un génie de la cuisine et toi, mettons, un génie de la pharmacie, mais ce ne sont pas nos occupations et nous montrons mal ce qu’il y a en nous. Le Directeur a dit qu’à l’avenir il y aura des spécialistes qui s’occuperont de ça, qu’ils chercheront à découvrir nos virtualités cachées. - Tu sais, les virtualités, ce n’est pas quelque chose de très clair. Je ne dis pas le contraire, peut-être qu’il y a réellement du génie en chacun de nous. Mais que faire si ce génie ne peut trouver à s’appliquer que dans un passé reculé ou un futur lointain, alors que, dans le présent, il n’est même pas considéré comme du génie, que tu l’aies manifesté ou non ? C’est bien, évidemment, si tu te révèles un génie de la cuisine. Mais comment reconnaîtra-t-on que tu es un cocher de génie, Perets un tailleur de pointes de silex de génie, et moi le génial découvreur d’un champ X dont personne ne sait rien et qui ne sera connu que dans dix ans... C’est alors, comme disait le poète, que se tournera vers nous la face noire du loisir... »

Strugatski (frères)

INDIVIDU

« Le prédateur est la figure centrale du marché capitaliste globalisé, son avidité en est le moteur. Il accumule l'argent, détruit l'Etat, dévaste la nature et les êtres humains. »

Ziegler (Jean)

CAPITALISME

« Choisir, c'est se priver du reste. »

Gide (André)

VIE

« Il faut une infinie patience pour attendre toujours ce qui n'arrive jamais. »

Dac (Pierre)

 

« Un ouvrier non syndiqué est une poussière d’ouvrier »

France (Anatole)

 

"Quand on rêve tout seul, ce n’ est qu’un rêve, quand nous rêvons ensemble, c’ est le début de la réalité."

( ?)

 

"La nation c'est ce qui reste à ceŭ qui n'ont plus rien"

Jaurès (Jean)

PATRIE

"Les petits voleurs sont en prison, les grands voleurs sont tous princes"

Tchouang -Tseu

SOCIETE

« Quando a ti se encaminha, meu pensar se perfuma. »

Rubén Dario

amour

« Neniu homo havas penson tute por si mem, kaj ankoraŭ neniam iu tute por si mem havis originalan ideon. Ĉiu nova ideo estas la kristaliĝa produkto de mil da diversaj ideoj, kiujn havis aliaj homoj. Unu el ili tiam subite trovas la ĝustan vorton kaj la ĝustan esprimon por la nova ideo. Kaj tuj, kiam la vorto ĉeestas, rememoras sin centoj da homoj, ke ili estis havintaj tiun ideon jam delonge. »

Traven

 

« Penser, c'est d'abord se souvenir de ce qui a été pensé. Et tout oubli est une faute contre l'esprit. »

Comte-Sponville (andré)

 

« il faut vraiment ne penser à rien pour ne pas ressentir cruellement la tragique absurdité de vivre »

France (Anatole)

 

« Un livre qu'on quitte sans en avoir extrait quelque chose est un livre qu'on n'a pas lu. »

A. Albalat

 

“avoir le pessimisme de l’intelligence ne doit pas empêcher de pratiquer l’optimisme du coeur et de la volonté.” Gramsci

pour finir, en guise d'apéritif :

Une plaisanterie latino-américaine dit qu’il ne peut pas y avoir de coup d’État à Washington parce que c’est la seule capitale du continent américain où il n’y a pas d’ambassade des États-Unis !(pour l’organiser).

et

« Je suis convaincu qu’il y a plus de menaces contre la liberté des Américains dans un rayon de 10 miles autour de mon bureau sur Capitol Hill qu’il n’y en a dans le reste du monde. » (Ron Paul)



"il faut toujours s’en prendre aŭ Américains, même quand on pense avoir tort ; eŭ savent qu’on a raison" (auteur : ?)


"America is yet to redeem itself of the fear that there may be someone out there as merciless as America proved to be." (GILAD ATZMON)

"Few men are willing to brave the disapproval of their fellows, the censure of their colleagues, the wrath of society. Moral courage is a rarer commodity than bravery in battle or great intelligence. Yet it is the one essential, vital, quality for those who seek to change a world which yields most painfully to change." (Robert Kennedy, celui qu'on a fait assasiner parce qu'il aurait changé les choses)

une autre (encore une !) des régressions du nouvel Ipernity, c'est que l'abondante gamme d'émoticones dont on disposait, a totalement disparue !!! (ĉi tie mieneto kolera !) et on n'a plus qu'une petite dixaine d'émoticones banals ..... (mieneto malĝoja)

commentaires réchappés du rdésastre :

"En conclusion, cette page offre beaucoup de pistes de réflexion..."
absolument ! c'est comme ça que je l'entendais ! C'est une oeuvre de paresseŭ ! comme je n'ai pas le courage de développer tous ces thèmes je me contente de recueillir les citations.

Je rajouterais une citations, une citations sur les citations :
« Je viens de rencontrer par hasard un passage si analogue à l’idée dont j’étais occupé, que j’en ai été frappé et satisfait. Il y a dans cette conformité des pensées, un principe de joie secrète : c’est elle qui rend l’homme nécessaire à l’homme, parce qu’elle rend nos idées fécondes. » (Senancourt)

16/03/2022

citations de Gabriel Matzneff

Des citations de Gabriel Matzneff :
http://dernieregerbe.hautetfort.com/archive/2014/08/22/ci...


* et pour commencer, la différence entre se suicider et ne pas se suicider, LA SEULE DIFFERENCE, a été expliquée par Gabriel Matzneff :

« Quoique j’en aie, il me faut admettre que le suicide est la solution de la facilité. Vivre est plus difficile que mourir, ne serait-ce que parce que ça dure plus longtemps. »


* « L’optimisme : imbécile, criminel, obscène. »
(c'est tout à fait vrai quand on y pense au fond des choses .... )

 

* « Un franc-tireur ne doit pas traîner sa différence comme un boulet, mais il doit la porter comme une couronne. »
(C’est bien vrai !)


* "L'Évangile, cette bombe que la médiocrité des gens d'Église s'emploie persévéramment à désamorcer."
(Ça aussi c’est tout à fait vrai !)

 

* "La résurrection est une victoire dans l'eschatologie, mais sur terre le christianisme est une religion de l'échec. Notre royaume n'est pas de ce monde, et tout lecteur attentif des pères du désert sait qu'un chrétien ne réussit sa vie que dans la mesure où il la rate : notre suprême théophanie, c'est la croix."
(eh oui ! une chose qu'on n'a que trop oubliée dans notre idéologie "positive" !
Giuseppe Belvedere, quoi qu'il ne soit pas religieux, le montre bien par exemple !
)


* « Pourquoi les hommes ont-ils fait des péchés des deux états les plus divins et les plus innocents qui soient : le plaisir sexuel et l’oisiveté ? Parce que les hommes n’aiment pas le bonheur. »
(pas bête ! pas bête du tout !)

 

* "Un médiocre, ne concevant pas autre chose que la médiocrité, rapporte tout à elle. D’instinct, il hait la noblesse, la générosité, la poésie. Il s’acharne à salir ce qui lui est supérieur, ou à le moquer. Mais quand il prête à autrui des sentiments bas, c’est sa propre âme qu’il peint."


et maintenant sur les FEMMES :
pour commencer :
« l’une d’elles qui, comme je l’interroge sur son ex-mari et son actuel amant, me répond avec une dureté tranquille : « Le présent gomme le passé ». Voilà une phrase proprement féminine. »
(Exact ! ….)
et :
* « La femme aime le mensonge comme la taupe aime la nuit. Le grand jour lui fait peur. Elle ressent comme un viol l’exigence masculine de clarté. »

 

* « Tout adolescent, à moins d’être une nouille ou un arriviste, se sent en marge de la société des adultes, il refuse d’y entrer, il répugne à prendre un état. […] Seulement, il ne suffit pas d’être rebelle à seize ans : il s’agit de s’y opiniâtrer dans l’âge adulte, et ça, c’est une autre paire de manches. »
(ça c'est bien vrai et l'évolution du lamentable Renaud le montre encore une fois, et aussi combien a raison Susan George qui dit "j'aime les gens qui se radicalisent en vieillissant")

 

* « Mieux vaut périr en restant soi-même que prospérer en se reniant et en devenant semblable à ceux que l’on méprise. »
(bien d'accord !)


* "Les gens haïssent la singularité et ne nous tolèrent que si nous feignons d’avoir les mêmes ambitions, les mêmes goûts, les mêmes bonheurs qu’eux."
Oui , constatation banale, que Brassens a dit plus simplement : "Non les braves gens n'aiment pas que/ L'on suive une autre route qu'eux"

 

* "La différence et la supériorité conjuguées se payent cher, très cher, et il serait léger de le nier."
(très vrai, de tous temps en fait, et de nos jours plusieurs personnes célèbres en sont l'exemple [et bien sûr des milliers de personnes à jamais inconnues !])

 

* "Une nature aristocratique se reconnaît à son aptitude au loisir, à son aptitude à l’ennui. Le besoin perpétuel d’une distraction est la marque d’une âme plébéienne."
oui peut-être, mais quel racisme social ! dégoutant !!

« Les tragédies me trouvent calme, mais les petites corvées m’accablent. Ainsi, aller chez son tailleur pour un essayage, quel chemin de croix ! » (je n'ai mis cette citation que comme document ! ça montre une fois de plus que Matzneff est un riche ! né avec une cuillère d'argent dans la bouche et qui a une vie et des réactions de riche !)

Dans une conférence prononcée le le 9 janvier 2012 on trouve cette phrase, sur la Russie d'après 1989 : " les églises rouvrirent leurs portes" eh oui ! tandis que quelques années après en France les églises fermèrent leurs portes !!! Maintenant elles ne sont plus des églises, mais des tas de briques fermés à double tour, essayez depuis disons 1992 de pousser la porte d'une église vous verrez ! ou plutôt vous ne verrez rien ....

lisez mon billet sur les églises.

 

 

 

 

 

 

13/03/2022

tout était promesse et merveille ....

Je vais essayer de mettre (peut-être pas en entier ! j'ai plusieurs centaines de poèmes tapés à la machine, il n'y avait pas encore d'ordinateurs il y a quelques années ) nous dirons des bribes d'anthologie.

Je commence par Pierre Boujut :


SUIVEZ-MOI

Je soussigné, poète-roi,

lucide et plein d'été,

déclare que je vais

droit vers l'éternité.

Je n'ai pas ajouté

la haine sur la haine

ni porté au malheur

le fagot du mépris.

J'ai suivi le ruisseau

de lait et de bonté.

Suivez-moi, vous serez

vêtus de feuille et de santé



Pierre Boujut




TAGORE:

C'est l'angoisse de la séparation qui s'épand par tout le monde et donne naissance à des formes sans nombre dans le ciel infini.

C'est ce chagrin de la séparation qui contemple en silence toute la nuit d'étoile en étoile et qui éveille une lyre parmis les chochotantes feuilles dans la pluvieuse obscurité de juillet.

C'est cette envahissante peine qui s'épaissit en amours et désirs, en souffrances et en joies dans les demeures humaines, et, de mon coeur depoète, c'est toujours elle qui fond et ruisselle en chansons.

(L'offrande lyrique; 84)



Raymond Queneau:


un poème que j'ai appris par coeur et me récite à chaque fois que je me retrouve à cettte heure du jour :

LA NUIT

Elle replie soigneusement la couverture
Qu'elle étendait aŭ quatres coins de l'horizon
Elle la roule avec lenteur et précision
Pour qu'apparaisse le drap et les bleuissures
Des gouttes qui vont mouiller routes et buisons.

Cette vieille femme avec son ballot de loques
C'est elle, elle attend l'autocar des nyctalopes
Elle reviendra, elle reviendra, c'est sûr!
Etendre sur le monde sa ferme couverture.

(1954)



faites-moi plaisir, aprenez-le par coeur vous aussi, vous verrez il changera votre vie.





et puis celui-ci :

Un jour on démolira
Ces immeubles si modernes
On en cassera les carreaŭ
De plexiglas et d'ultravitre
On démontera les fourneaŭ
Construits à polytechnique
On sectionnera les antennes
Collectives de télévision
On dévissera les ascenseurs
On anéantira les vide-ordures
On broiera les chauffoses
On pulvérisera les frigidons
Quand ces immeubles vieilliront
Du poids infini de la vieillesse des choses.

- Raymond Queneau -



voici Lamartine:

Où suis-je ? Est-ce moi ? Je m'éveille

D'un songe qui n'est pas fini.

Tout était promesse et merveille

Dan un avenir infini.

J'étais jeune ... Hélas ! mes années

Sur ma tête tombent fanées,

.....

Alphonse de Lamartine, extrait

 

La revenante

Les corbeaŭ lacéraient de leur bec les nuages
Emportant des lambeaŭ,
Coulant à pic vos angéliques équipages,
Versatiles vaisseaŭ.

Les cerfs à voix humaine emplissaient la montagne
Avec de tels accents
Que l'on vit des sapins s'emplir de roses blanches
Et tomber sur le flanc.

Jurez, jurez-le moi, morte encore affairée
Par tant de souvenirs,
Que ce n'était pas vous qui guettiez à l'orée
De votre ancienne vie,

Et que la déchirure allant d'un bout à l'autre
De la nuit malaisée
N'était votre
œuvre, ô vous qui guettiez jusqu'à l'aube
L'âme dans la rosée.




Jules SUPPERVIELLE

Des liens, des sites merveilleux et importants :
http://www.paradis-des-albatros.fr/?poeme=desbordes/l-enf...

01/03/2022

le détail - tiens encore un !

écoutez cette célèbre chanson de Jcques Brel:


on en est loin ....

et - LE DETAIL ! - avez-vous bien entendu "comme de gentils mégots" ? à cette époque on était libres non seulement de fumer, et d'en parler (sans se retrouver, comme un non-vacciné) soudain traité comme un juif en 1942, sous le regard haineux des "bons aryens",  mais de jeter son mégot sur le trottoir, c'était  libre et normal comme les feuilles mortes ni plus ni moins.
Comme la liberté, la vie l'humanité, la convivialité, la Civilisation, on foutu le camp !
Le CAMP ! tu l'as dit...

on pourrait pas réapprendre à vivre ?

22/02/2022

Eric Tellenne

Soyons très doux avec nos chiens

Ces tendres muets ont une âme

Liée à la notre d’un lien

Que la mort même ne rompt pas.

 

Toujours attachés à nos pas

Pardonnant tout mieux qu’une femme

Leur œil nous leur douce flamme

Mais nous ne le regardons pas

 

Vers le bonheur ou vers le drame

Comme le sillon suit la rame

N’exigeant ni refusant rien

Qu’un peu d’amour sur leur pauvre âme

Eux ne nous abandonnent pas

 

Soyons très doux avec nos chiens

Qui pleurent – mais ne jugent pas.

 

 

Eric Tellenne

(la Clé des Chants page 129)

 

avril1998.jpg

Je profite de cette OCCASION pour rappeler que les poèmes on doit les apprendre par cœur, les poèmes qui ne méritent pas d'être su par cœur ne méritent pas non plus d'être lus.

Et si vous savez prononcer l'anglais apprenez aussi celui-ci

Four Feet Kipling.jpg

I have done mostly what most men do,
And pushed it out of my mind;
But I can't forget, if I wanted to,
Four-Feet trotting behind.

Day after day, the whole day through --
Wherever my road inclined --
Four-feet said, "I am coming with you!"
And trotted along behind.

Now I must go by some other round, --
Which I shall never find --
Somewhere that does not carry the sound
Of Four-Feet trotting behind.

c'est de Kipling