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08/12/2017

les néerlandais

il y a une chose qui s’était passé lors du voyage à Amsterdam avec Denise, à un moment un néerlandais à vélo lui a en passant rageusement et sans rien dire replié son rétroviseur !! que j’imagine il trouvait gênant (il me semble que selon le code de la route c’est aux véhicules - y compris les vélos ! - d’avoir la maîtrise de leur trajectoire, et donc de savoir viser sa trajectoire suffisamment au large pour passer sans accrocher les autres ! Et devant un obstacle, si obstacle il y a, de faire un écart).
En tous cas jamais une telle chose ne lui était arrivée (ni à moi) en France. Elle en a conclu que les néerlandais ont un sale caractère et sont vraiment des teigneux et des “merdeux”.
Et je pense qu’elle avait raison. Tout ce que j’ai appris par la suite sur les Pays-Bas et les néerlandais n’a fait que me le confirmer.

07/11/2017

le guide Michelin preuve de la CHUTE de notre société

C'est hallucinant de voir les prix des chambres d'hotel maintenant.

en 1977 les chambres d'hotel les moins chères  faisaient entre 22 et 39 francs la nuit pour une personne.

prix hotel 1977 GUIDE MICHELIN.jpg


De nos jours c'est 10 fois plus.....
or l'inflation officielle n'a été que de 310 (pour une base 100 en 1977) les  salaires moyens 515 même calcul), un fonctionnaire débutait dans les 2.200 francs/mois (le SMIC était à 2.000 fr/mois, un ouvrier pouvait facilement trouver une nuit pour 2% de son salaire mensuel), aujourd'hui dans les 9.600 francs (1.500 "euros")
Faites le calcul.
Il est devenu IMPOSSIBLE pour, non seulement un français modeste mais aussi bien pour un français moyen de voyager maintenant ! La France n'est plus son pays mais un monde étranger et interdit, là aussi c'est la fin de la France.

c'est épouvantable.  
les salaires ont à peine triplé eux

La société autrefois était une société hiérarchisée, les plus riches avaient mieux, les moins riches moins bien, mais il y avait pour toutes les bourses, partout ! Maintenant c'est - bien pire - une société d' ex-clu-sion : ou bien vous appartenez à la classe qui a les moyens de se payer les aménités de luxe ou bien il n'y a simplement plus RIEN pour vous, vous pouvez crever !  


j'ai constaté ce matin que pour un hotel une étoile, donc la catégorie la plus basse et la moins chère, les prix sont : 57,20 machins ("Euros") pour la chambre la moins chère et  108,20 pour la plus chère (ce qui fait  375 francs et 710 fancs ! dix fois plus cher qu'en 79 !!! mais les salaires n'ont pas été multipliés par dix !) plus loin une chambre pour une personne 78,00 c'est à dire511 francs, pour passer UNE nuit pour une personne !!! Du délire !!!! Qui peut encore voyager de nos jours ? à part les hommes d'affaire, la haute bourgeoisie et les cadres sup qui se font payer leurs frais sur l'entreprise ? La France est devenu un pays interdit aux français

03/10/2017

IL Y A UN PROBLEME AVEC CE SPECTACLE EN COREE DU NORD, MAIS ON NE SAURA JAMAIS QUOI ....

« Sans les rochers, on sait bien que les vagues ne monteraient jamais si haut. »

ah ! voilà une citation qu'elle est vachement juste !

Eh oui ! beaucoup ont  finalement tiré parfois des épreuves qu'ils ont rencontrées (par exemple pensez à Cuba devenu la champion de l'agriculture BIO et le SEUL pays du monde à avoir un modèle de développement durable comme l'a reconnu l'ONU, et ce en fait sans le vouloir, à cause de ses malheurs durant les années 90 quand il s'est retrouvé tout seul après la disparition de l'URSS).

Dieudonné serait resté un vague comique comme les autres, mais voilà, il était "taquin", il "aime faire chier les cons" comme il a dit à la télé canadienne, https://www.youtube.com/watch?v=YZkffIOQkuk il a comme la femme de Barbe-Bleue, ouvert la porte qu'on lui interdisait d'ouvrir, résultat il s'est trouvé en butte à la campagne de diabolisation la plus haineuse, la plus implacable qu'on aie encore jamais vue dans l'histoire, une campagne qui à une autre époque l'aurait réduit lui et sa famille à finir comme un clochard, ou suicidé, et campagne relayée jusqu'aux sommets de l'Etat, c'est fou ! ils n'ont rien d'autre à faire ? ces larbins lèches-bottes !

Et comme il est "taquin, j'aime bien faire chier les cons", il n'a pas plié, il ne s'est pas agenouillé, n'a pas léché le sol bien humblement en demandant pardon, comme auraient fait d'autres, il s'est entêté, il s'est enferré, mais, grâce aux progrès techniques, Internet pour ne pas le nommer, il a quand-même gagné, (et Valls retourne à la niche tout péteux !). Et au cours de tout ce périple il a mûrit. Maintenant, au départ c'était sans doute par raillerie, encore un truc pour ridiculiser ses adversaires, mais, de même qu'il s'était retrouvé piégé par sa provocation, il s'est retrouvé piégé par son humanisme et l'approfondissement de sa réflexion, maintenant il est devenu un "vieux  sage", et un militant de notre libération des forces du grand capital et de l'Establishment !  Ses dernières vidéos resteront des morceaux d'anthologie.

comme j'ai dit dans un autre billet, Dieudonné entrera dans les livres d'histoire, et de manière positive, il est une borne, une révolution; en même temps qu'une échappée victorieuse de la liberté dans un monde qui prétend l'annihiler.

son analyse de l'entreprise télévision (dans l'interview vidéo ci-dessus, déjà censuré et introuvable sur le net) est pénétrante et sans concession, et en tout, il est plus révolutionnaire que beaucoup !

 

et maintenant de mieux en mieux !  devinez !!



au sujet de ce voyage en Corée du Nord (du 8 au 11 septembre 2017) : https://dieudosphere.com/actualites/je-voyage-avec-dieudo...

et encore sur cet initiative en Corée du Nord une autre vidéo, qui donne à réfléchir sur certains milieux !

 

après Dieudo sérieux, voici Dieudo maître à penser pour toute la planète !

Dieudonné est à 50 % Camerounais, à 50% Français et à 100 % citoyen du monde. Il peut parler à tous ces titres ! Il joue sur tous les tableaux, parce qu’il joue justement, en comique professionnel qu'il est. Au fond, ce qui importe, chez Dieudonné, c’est l’accoucheur des consciences ...

 

(au fait pendant qu'on parle de la Corée du Nord : petit pays qui, cependant, possède dans son sol la plus grande réserve mondiale de lanthanides et de quelques autres métaux rares... Beaucoup de commentateurs se gardent bien de nous en informer et de nous expliquer que les entreprises minières occidentales aimeraient bien venir se servir, gratuitement, sous prétexte de création d’emplois (le concept "création d’emplois", traduit en langage clair = exploitation de travailleurs) et autre aides au développement (ça : ça veut dire mise sous contrôle du marché mondial)...
Alors que ce pays refuse l'hégémonie US et le capitalisme sauvage c'est gênant pour ces messieurs les investisseurs aux dents longues, et leur bras armé .... )

Bon, alors qu'on aurait espéré voir son spectacle de Pyongyang retransmis en direct, ce n'est que 10 jours plus tard qu'on a un mini clip d'une minute !

En tous cas il y a donc un problème avec ce fameux spectacle que Dieudonné était censé être aller faire  en Corée du Nord, et qu'il avait tellement clamé sur tous les toits, même qu'il avait cré un site spécial exprès pour ça !! (même que ce devait être dans un stade de 140.000 personnes). Visiblement il a tout juste fait une visite touristique là !! plus apparemment l'enregistrement d'un clip (qu'il est IMPOSSIBLE, IMPOSSIBLE DE CHEZ IMPOSSIBLE ! de trouver sur INTERNET tellement Dieudonné est censuré par le GRAND CAPITAL) !!! ) sur la paix. Et à part ça que s'est-il passé ???????? quels artistes ont (REELLEMENT !)répondu à son appel ???????? macache !!!! Que s'est-il passé là-bas ??????comment ça s'est déroulé ou pas déroulé ??????? mystère mystère mystère !

Pas de retransmission du censé spectacle annoncé ! pas d'enregistrement ! pas de vidéo !! pas de photos, de public !!!! rien !!! pas de propos de Dieudonné sur ce qui s'est passé !!!!!! silence radio TOTAL !!!

Visiblement ça ne s'est pas passé comme il l'avait prévu.

Mais comment et pourquoi ??? mystère et boule de gomme !

Là dans un pays NORMAL,  les journalistes l'auraient asticoté, auraient sauté sur un tel scoop !!! lui auraient posé des questions, auraient cherché à savoir ce qu'il en retourne. Auraient FAIT LEUR BOULÔT QUOI !!

Mais ici, vu le niveau hallucinant de soumission dans lequel sont tombés les journaputes, qui ne sont plus des journalistes, en aucune manière, mais des agents de leurs maîtres, et comme ceux de l'URSS sous Brejnev ou de l'Allemagne sous Goebbels, sont réduits à obéir le petit doigt bien posé sur la couture du pantalon !!!! Et ils ont reçu de leurs maîtres les propriétaires des médias la consigne, non l'ORDRE, de ne pas dire un mot de Dieudonné (le Béranger de notre époque). Résultat ils n'ont rien fouillé, rien rapporté, motus ! Et comme Dieudo lui-même pour quelle raison, (on aimerait bien le savoir !!! ) ne veut rien dire !! on ne saura JAMAIS RIEN nous pauvre pékins de cette PAUVRE FRANCE réduite à l'état de pays totalitaire complètement OPAQUE et censuré !!!

 

En tous cas pendant ce temps-là l'hallucinante, la surréaliste chasse à l'homme continue ! - c'est plus délirant qu'en URSS envers Sakharov ou Plioutchtch - 

 

c'est vrai que la France, le pays de Voltaire et de Béranger, est en train de perdre son histoire

en tous cas la méthode judo, c'est effectivement celle qu'a utilisé Dieudo

Que ça serve de leçon dans d'autres domaines, pour la lutte des classes par exemple, c'est un peu ce que fait Bernard Friot sur le contrat de travail.

pou ceux qui ont rété le début du film Grenoble, ça va saigner ! (judiciairement) les caisses de la commune de rnoble vont se vider, et il va aller jusqu'à la Cour Européenne des Droits de l'Homme


Comme dit Mme Bilheran : "Nous vivons des heures folles, une immersion de plus en plus insoutenable dans le système totalitaire, une situation grave à l’heure actuelle où des esprits ayant une haute conception de l’Humanité se dressent pour tenter de faire rempart au chaos, sous les railleries, les calomnies, les quolibets, les suspicions des inconscients ou des complices.

Oui, ils risquent leur vie, pour contribuer à informer, et à vous réveiller.

Ils ont désormais conscience que sans résistance l’Humanité périra.

et si nous résistons, nous avons une petite chance d’éviter le pire.

Et pour cela, chaque initiative individuelle œuvrant pour le Bien Commun compte.

en tous cas,

DIEUDONNE c'est vraiment le panache français !

21/09/2017

les patrons se plaignent de ne plus pouvoir exploiter les travailleurs chinois comme par le passé

" s’il est bien difficile de prévoir les conséquences politiques du ralentissement économique de la Chine, il reste que, pendant ces années où ce pays est devenu l’atelier du monde, un prolétariat chinois considérable s’est développé, un des prolétariats les plus nombreux du monde. L’immense paysannerie de ce pays s’est déjà largement prolétarisée. À la campagne, on ne trouve souvent plus que les anciens. Leurs enfants ont migré vers les zones urbaines. 274 millions de Chinois sont ainsi des travailleurs migrants, des mingongs, qui ont, avec les centaines d’autres millions d’ouvriers et de prolétaires des villes, construit la Chine moderne qu’on voit s’afficher à Shanghai ou à Pékin, et qui ont assuré la fortune de la bourgeoisie chinoise et des couches dirigeantes de l’appareil d’État. Les travailleurs migrants sont des Chinois de seconde ou de troisième zone, les plus exploités. Ils représentent un tiers de la population active, l’essentiel des ouvriers dans la construction et dans l’industrie, en particulier dans les entreprises privées ou semi-privées. Les deux tiers d’entre eux n’ont même pas de contrat de travail. Contraints par leur passeport interne, le hukou, qui les lie de façon héréditaire à leur province d’origine, ils n’ont souvent droit à rien dans les villes où ils travaillent, à aucun service public, aucune école publique, aucune santé publique. Leurs salaires sont inférieurs à la moyenne, mais leurs salaires réels sont encore plus bas, car ils doivent tout payer avec. Autant dire que l’État, criblé de dettes, n’est pas près de revenir sur cette ségrégation sociale, tant cela lui coûterait.

Au total, la population active chinoise est d’environ 800 millions de personnes. Dans les usines à proprement parler, il y a plus de 100 millions d’ouvriers. Des dizaines de millions d’ouvriers travaillent dans les mines, d’autres dizaines de millions sont dans le bâtiment. Une centaine de millions de travailleurs sont employés dans les commerces. Et enfin des dizaines de millions font des petits boulots et vivent comme ils peuvent. Tout cela dessine une classe ouvrière moderne, jeune et dynamique, et qui, ces dernières années, n’a pas manqué de se battre.

Les luttes grévistes

La grève est devenue une des armes utilisées couramment par les travailleurs, une arme qu’ils ont expérimentée dans la lutte pour de meilleurs salaires, de meilleures conditions de travail, une meilleure couverture sociale et pour de meilleures pensions de retraite. La question des salaires et de la couverture sociale est essentielle car, dans ce pays, ce sont les entreprises où l’on travaille qui abondent elles-mêmes les fonds qui seront distribués sous forme de pensions de retraite. Il n’y a pas de mutualisation. En Chine, un travailleur est exploité dans les usines proprement dites en général jusqu’à l’âge de 40 ans. Au-delà, il est considéré comme trop vieux, pas assez habile, et doit souvent se contenter d’un emploi dans le bâtiment ou dans le commerce, moins bien payé. Et c’est l’argent épargné entre 20 et 40 ans qui permet ensuite de faire face, avec difficulté, aux aléas de la vie, de compenser les salaires plus faibles et les pensions de misère. Aussi la lutte pour les salaires est-elle vitale.

Les salaires ouvriers chinois varient aujourd’hui autour de 400 dollars mensuels. S’ils sont supérieurs à ceux pratiqués au Vietnam ou au Cambodge, ils restent bien inférieurs à ceux de Taïwan, du Japon et des pays occidentaux. La Chine est toujours un pays à bas salaires. Mais il est notable que les ouvriers chinois ont réussi malgré tout à imposer que, entre 2008 et 2014, le salaire minimum soit doublé dans de nombreuses villes, et qu’en dix ans le salaire moyen ait plus que triplé ; des hausses qu’il faut bien sûr relativiser en tenant compte de l’inflation et en particulier de la hausse des prix de l’immobilier. Ces hausses de salaire ont été le fruit des luttes grévistes. En la matière, la presse chinoise officielle donne surtout des nouvelles des grèves dans les entreprises étrangères. Mais elles sont caractéristiques d’une véritable ambiance. À l’été 2010, une grève dans l’usine de Foshan du groupe japonais Honda paralysa toutes les usines chinoises du groupe, faute de pièces détachées. La direction de Honda lâcha une augmentation de 50 % des salaires, qui passèrent de 1 600 à 2 400 yuans par mois (soit de 200 à 300 euros à l’époque). Pour ce que l’on en sait, la contagion gagna alors le pays. Dans la ville de Dalian, dans la province du Liaoning, à proximité de la Corée, 70 000 ouvriers répartis dans 73 entreprises distinctes se mirent en grève dans les mois qui suivirent. En 2014, une autre série de grèves secoua la Chine. La plus connue de ces grèves se déroula au printemps, quand à Dongguan, l’un des principaux centres industriels chinois situé près de Hong-Kong, 40 000 travailleurs de Yue Yuen, le plus grand producteur mondial de chaussures (une paire de chaussures sur cinq vendues dans le monde), sous-traitant de Nike, Adidas ou Asics, cessèrent le travail pour exiger une meilleure couverture sociale.

Ces quinze dernières années, la jeunesse ouvrière chinoise a donc démontré qu’elle n’était pas corvéable à merci. Voilà ce qu’en dit un patron chinois : « Les jeunes nés après 1990 sont beaucoup plus difficiles à gérer. Ils changent de travail dès qu’ils trouvent un bon job ailleurs et communiquent très vite avec les réseaux sociaux pour s’informer de telle OCCASION mieux payée. Ils ne veulent pas passer 8 h à 10 h par jour au travail, alors qu’en 2000 on pouvait aisément atteindre les 14 heures quotidiennes. ». Les patrons se plaignent de ne plus pouvoir exploiter les travailleurs chinois comme avant !

La classe ouvrière chinoise face au ralentissement de l’économie

La fin de l’année 2015 s’est traduite aussi, semble-t-il, par une nouvelle série de grèves. Selon l’association China Labour Bulletin basée à Hong Kong, qui recense les grèves qu’on lui signale sur les réseaux sociaux, il y eut en décembre et en janvier dernier, avant les fêtes pour le nouvel an chinois, trois fois plus de grèves qu’il n’y en eut en moyenne l’année précédente. Cette fois-ci, le motif qui revenait le plus n’était pas les augmentations de salaire. Sur les 503 conflits recensés en janvier, 439 concernaient le paiement d’arriérés de salaire ou des luttes contre les baisses de salaire, symptomatiques du ralentissement de l’économie et de l’endettement des entreprises.

Pour la classe ouvrière chinoise, une bonne partie de la menace vient du gouvernement chinois, qui a ouvertement annoncé un plan de guerre sociale contre les travailleurs, en premier lieu dans les secteurs qui sont estimés en surcapacité ou surendettés. La Chine se prépare ainsi à supprimer des millions d’emplois dans ce que les Chinois appellent les entreprises zombies, des entreprises d’État qui ne tiennent que par le crédit. Cela concernerait 1,8 million d’emplois dans le secteur minier et dans la sidérurgie sur les cinq prochaines années. Dans le charbon, on a déjà entendu parler des travailleurs de Longmay qui, à plusieurs centaines, ont manifesté et fait grève en mars dernier à Shuangyashan pour protester contre les arriérés de salaire. Longmay, c’est 250 000 travailleurs et 100 000 licenciements programmés. Dans les chantiers navals, dans la production de ciment, on peut s’attendre là aussi à des centaines de milliers de suppressions d’emplois, en particulier dans les entreprises d’État. Dans le bâtiment, les suppressions d’emplois se feront, ou se font peut-être déjà, sans grande décision étatique, car le secteur est entre les mains de nombreux capitalistes indépendants. Et, comme dans les usines dont la production est en recul ces derniers mois, ce seront les travailleurs migrants, ceux qui n’ont pas même un contrat de travail, qui seront les premiers à être mis à la porte.

Dans un proche avenir, les travailleurs chinois devront donc se battre pour défendre leurs positions, comme ils le font déjà pour se faire payer les arriérés de salaire. Et c’est peut-être cette nouvelle période troublée que prépare le pouvoir en se radicalisant et en se personnifiant de plus en plus dans son leader Xi Jinping. En Chine, le PC est le parti unique et dirigeant, le parti qui concentre en son sein tous ceux qui se sont enrichis ces dernières années. En 2015, selon les chiffres avancés par un journal local, plus d’un tiers des cent premières fortunes de Chine siégeaient soit au Parlement chinois, soit dans l’Assemblée politique consultative nationale. La richesse cumulée de ces 36 personnes équivalait à 1 200 milliards de yuans (190 milliards de dollars), soit davantage que le produit intérieur brut (PIB) du Vietnam. Au total, 30 % des 1 000 premières fortunes chinoises occuperaient une position officielle, et les dirigeants du parti et de l’État sont parmi les premiers servis. Le leader actuel Xi Jinping est un « prince rouge », dont la fortune de près de 400 millions de dollars est abritée dans quelques paradis fiscaux. C’est dire si la lutte anticorruption qu’il a entreprise depuis son accession au pouvoir est surtout l’occasion d’imposer le pouvoir de son clan. Xi Jinping s’est par ailleurs mis à cumuler fonction sur fonction, occupant tous les espaces à la tête de l’appareil d’État, dans le secteur économique, dans le secteur militaire. Tout se passe en fait comme si Xi Jinping faisait le vide autour de lui, éliminant toute opposition possible, toute équipe de rechange qui pourrait émerger et avoir la tentation de s’imposer, dans une période qui pourrait devenir politiquement agitée.

17/09/2017

où ?

https://fr.sputniknews.com/international/2017081110326074...

et comme ils ont tué Saddam et que l'Iran un un peu passé de mode, pour agiter le peuple il faut un AFFFFRRREUX  ennemi, "l'axe du mal à lui tout seul", mais comme ils sont totalement incultes c'est pas grave qui c'est ni où il est c'est l'ADVERSAIRE c'est tout (c'est comme ça qu'autrefois on appelait le diable https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=... , voilà ! c'est pour le remplacer !! Avant on soumettait les gens avec la peur du diable "qui est partout" on ne sait où, c'est pas grave ! l'important 'est que ça puisse servir à justifier n'importe quoi, brûler la vieille dame ou le vieux monsieur du village sur un bûcher par exemple ! ou annihiler toute la population Coréenne).

et bien sûr faire taire tous ceux qui ne pensent pas comme il faut qu'on pense !

et oui, encore un petit cours de sociologie et bien sûr faire taire tous ceux qui ne pensent pas comme il faut qu'on pense ! oui, un de plus !

face à cette violente (de plus en plus violente, écoutez les discours ministériels actuels ! et les titres des merdias !) attaque de mensonges et de perversions il faut comme dit quelqu'un se diriger vers le refuge du rire ! comme faisaient déjà les anticléricaux d'autrefois d'ailleurs.

 

03/09/2017

De la popularité de François Asselineau et De la censure des médias (rappelez-moi à qui ils appartiennent ?)

Lisez l'article entier sur le site de l'UPR ! (et appréciez le tee-shirt, très pertinent dans le monde actuel, qui dit "un Marx et ça repart", oui ça repart !) et appréciez l'affluence de jeunes venus demander des "selfies" face aux standes désertés de , de , devinez ! allez regarder !!

donc :

Vers la fin de l’après-midi, le ministre Gérald Darmanin a fait une arrivée inopinée sur la place où se tenaient les stands des partis politiques. ( Ancien membre du parti Les Républicains, ancien maire de Tourcoing de 2014 à 2017 et ancien député LR de la 10e circonscription du Nord entre 2012 et 2016, Gérald Darmanin a trahi son camp en entrant au gouvernement d’Édouard Philippe en mai 2017 comme ministre de l’Action et des Comptes publics).

L’arrivée du ministre a suscité aussitôt une manifestation spontanée de syndicalistes de « Solidaires », de partisans de la France Insoumise et de militants de l’UPR Les membres de « Solidaires » et France Insoumise ont scandé : « Rendez-nous nos 5 € ! » (allusion à la réduction de 5 €, annoncée le 21 juillet, de l’APL (Aide personnalisée au logement) accordée à 6,5 millions d’allocataires).

Quant à eux, les militants de l’UPR ont scandé « Parlez-nous des GOPÉ ! », tout en brandissant des pancartes « Sortir de l’UE » et des banderoles « INFORMEZ-VOUS ! UPR.FR »

photo-12-ministre-Darmanin.jpg

Très gêné, Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics. a pu mesurer la présence massive de l’UPR et a rapidement rebroussé chemin.

« Omission » médiatique sur la présence de l’UPR

  • « Omission » sur La Voix du Nord

Le soir même, le site du journal « La Voix du Nord » a rapporté l’incident dans un article qui évoque un « Comité d’accueil bruyant pour le ministre Gérald Darmanin sur la Braderie de Lille » émanant de « militants opposés à la politique du gouvernement ».

Mais quels étaient ces militants ? Le "grand" quotidien du Nord cite « certains syndicats en colère et quelques militants de la France insoumise ». Mais il « oublie » de citer l’UPR.....

Parmi les centaines de photos prises par les reporters du journal sur place, la rédaction en chef de La Voix du Nord a par ailleurs fait preuve d’une autre « omission ».

Le cliché choisi pour illustrer la mésaventure survenue au ministre est en effet celui où notre grande banderole « INFORMEZ-VOUS ! UPR.FR » est à moitié cachée par la tête du ministre, à l’endroit précis où apparaît UPR.FR. :

L’art de « l’omission » médiatique dans la France de 2017 : parmi des centaines, la rédaction en chef de La Voix du Nord a « malencontreusement » choisi un  cliché où notre grande banderole « INFORMEZ-VOUS ! UPR.FR » est à moitié cachée par la tête du ministre, à l’endroit précis où apparaît UPR.FR. Les lecteurs pourront reconnaître en arrière-plan l’une de mes affiches, mais son format est tellement petit et flou qu’elle est impossible à reconnaître.

 

Le texte qui « oublie » de citer l’UPR et le choix d’illustration qui occulte le mot « UPR » sont d’autant plus surprenants que notre Délégué départemental avait expressément mentionné aux grands médias lillois ma présence à Lille ce samedi 2 septembre après-midi. Plusieurs médias – dont La Voix du Nord – avaient d’ailleurs envoyé un accusé de réception explicite pour nous confirmer qu’ils avaient bien eu l’information.

J’étais en outre le seul ancien candidat à l’élection présidentielle de 2017 à m’être rendu à la Braderie de Lille puisque Mme Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, qu’une rumeur locale avait annoncé comme devant venir ce samedi, ne se sont en effet pas déplacés. C’eût été, normalement, une raison supplémentaire pour m’accorder un bref entretien, ou a minima pour signaler ma présence et celle d’un stand de l’UPR.

Il n’en a rien été. Mis à part le petit média jeune « Alter ego » mentionné supra, tous les autres médias semblent – du moins au moment où ces lignes écrites (03/09/2017 à 17h00) – avoir décidé de faire silence sur ma présence et sur le stand de l’UPR.

Pourtant, les journalistes de La Voix du Nord étaient sur place et ceux de la télévision locale « Grand Lille TV » aussi.

  • « Omission » sur Grand Lille TV

Les journalistes de Grand Lille TV étaient d’ailleurs à dix mètres de notre stand. Ils ont pris contact avec notre responsable pour lui indiquer qu’ils étaient prêts à m’interroger, mais qu’ils attendaient le feu vert de leur chef de rédaction.

Quelques minutes après, nous avons pu voir l’un des journalistes au téléphone puis le voir plier bagage avec ses collègues sans nous dire un mot. À l’évidence, il semble que la rédaction en chef de Grand Lille TV a émis un feu rouge au lieu d’un feu vert

——-

Comme ni le Front National ni Les Républicains ni le PS n’avaient de stand à la Grande Braderie  de Lille, et que les stands de En Marche, du Modem sont restés quasiment vides toute la journée, les grands médias locaux ont donc « oublié » d’informer leurs spectateurs et leurs lecteurs :

  • que j’ai été le seul ancien candidat à la présidentielle à m’être rendu ce samedi 2 septembre à la grande Braderie de Lille
  • et que l’UPR y a été le mouvement politique qui a attiré le plus de public, à peu près à égalité avec France Insoumise.

 

EXTRAITS DE LA CHARTE DES DEVOIRS ET DES DROITS DES JOURNALISTES (dite « Charte de Munich »)  (1971)

Déclaration des devoirs
Les devoirs essentiels du journaliste, dans la recherche, la rédaction et le commentaire des événements, sont :
1) respecter la vérité, quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a de connaître ;
2) défendre la liberté de l’information, du commentaire et de la critique ;
3) publier seulement les informations dont l’origine est connue ou les accompagner, si c’est nécessaire, des réserves qui s’imposent ; ne pas supprimer les informations essentielles et ne pas altérer les textes et les documents ;
[…]
8) s’interdire le plagiat, la calomnie, la diffamation, les accusations sans fondement ainsi que de recevoir un quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d’une information ;
9) ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste ; n’accepter aucune consigne, directe ou indirecte, des annonceurs ;
10) refuser toute pression et n’accepter de directives rédactionnelles que des responsables de la rédaction.
Tout journaliste digne de ce nom se fait un devoir d’observer strictement les principes énoncés ci-dessus.

 

Une fin de journée chaleureuse avec les militants de l’UPRAu crépuscule, je rejoins à pied, par les rues de Lille, le petit restaurant où il a été convenu de dîner avec nos équipes militantes. Sur ce cliché, je m’entretiens avec Olivier Rasson, notre délégué UPR pour la Belgique et le Bénélux, qui avait aimablement fait le déplacement et qui m’a demandé de venir refaire prochainement une tournée de conférences en Belgique.

La journée – très réussie nonobstant la censure médiatique – s’est achevée de façon très conviviale et joyeuse, avec une vingtaine de nos militants, dans un petit restaurant de Lille, autour d’un plat de moules frites et d’une bière pression locale.

raderie-de-Lille-2017-FA au milieu des jeunes militants de l'UPR -20-restaurant.jpg

 

02/08/2017

si on lit les "infos" des médias français (qui appartiennent tous à 8 milliardaires, je le rappelle) c'est hallucinant

oui c'est totalement hallucinant quand on compare (si on le peut !!! .... ) leurs titres avec la réalité, tous les merdias nous parlent d'un échec de Maduro et que la participation a été quasi nulle.
ah oui ? ... vraiment ? ...... euh regardez ces photos

queue pour voter-30-juillet-2017_2_728_485.jpg

ci-dessus : du point de vue social ça doit être des pauvres, au Venezuela les riches sont tous archi blancs ! eh oui le chavisme, et la crise actuelle, c'est de la lutte des classes.

queuealler-voter-Caracas-30-juillet-2017_0_729_506.jpg

queue pour voter centre du pays pour voter .jpg

queues élections constituante 30 juillet 2017.jpg

eh oui tout ça ce sont  des photos de queues des gens qui attendaient pour voter !

EN France   comme j'ai déjà dit et REdit lors des récentes législatives, deuxième tour (où il y avait 36% de participation !!!) y avait-il de telles queues ???? hmm 
rigolez pas ! c'est pas gai.....

 

des liens :

http://www.telesurtv.net/news/Fiesta-constituyente-201707...

https://venezuelainfos.wordpress.com/2017/08/01/photos-me...

 

interview  de Maduro, qui remet les choses en place :

 

et une vieille dame, visiblement de milieu populaire et métissée, qui résume tout en une pancarte que ne désavouerait pas Etienne Chouard :constituyente.jpg

26/07/2017

la SUISSE pays du "propre en ordre" et du protestantisme

Une étude sur les stérilisations forcées à Zurich relance le débat sur l'eugénisme. Une idée à laquelle la Suisse a cru très longtemps.

Décider autoritairement qui aura le droit d'avoir des enfants, sans autre raison que celle de préserver la santé et la pureté d'une collectivité. Dans le canton de Zurich, ces pratiques ont été monnaie courante jusque dans les années soixante-dix.

Après d'autres, l'historien Thomas Huonker s'est penché sur ces pages sombres de l'histoire de la médecine et de l'action sociale en Suisse. Et cela entre 1890 et 1970.

L'auteur de l'étude - qui vient de paraître - a relevé au moins mille stérilisations et avortements, des centaines de mariages interdits et des dizaines de castrations.

De quoi relancer le débat sur l'eugénisme, en six questions.

Le cas de Zurich est-il unique?

Loin s'en faut. En 1928, le canton de Vaud est le premier Etat d'Europe à se doter d'une loi réglementant la stérilisation des «tarés», comme on dit alors. Au Grand Conseil, radicaux et socialistes s'unissent pour voter ce texte, qui ne sera abrogé qu'en 1985. Il aura servi de base à 187 stérilisations non volontaires.

Depuis la fin du 19e siècle, pratiquement tous les cantons suisses ont recours à cette forme d'eugénisme. Les critères de sélection des victimes varient d'une région à l'autre, mais l'on s'en prend partout aux éléments les plus faibles de la société.

A Zurich, par exemple, on trouve dans les archives de 1911 le cas de la jeune Cecilia Weber, stérilisée parce que «simple d'esprit et nymphomane». Quelques années plus tard, sa sœur Erika subit le même sort sous le simple prétexte qu'elle est de la même famille.

Qu'est-ce qui peut expliquer historiquement cette obsession de la race pure?

Pour Thomas Huonker, l'eugénisme est lié à l'expansion coloniale du 19e siècle. Du moment qu'il prétend dominer le monde, l'homme blanc est également mû par la crainte de perdre cette position dominante. Pour rester fort, il doit donc éliminer les faibles au sein de sa propre race.

A l'époque, ces théories sont couramment admises. Leur fondateur, Sir Francis Galton, cousin de Charles Darwin, passe alors pour un brillant esprit. Et personne - ou presque - n'ose s'offusquer des relents ouvertement racistes de ses écrits.

C'est donc aux Etats-Unis que démarrent les stérilisations forcées à la fin du 19e siècle. En presque cent ans, elles y feront des dizaines de milliers de victimes.

La Suisse a-t-elle été un élève modèle en matière d'eugénisme?

Il semble bien que oui. Selon Thomas Huonker, la Suisse a été le premier pays d'Europe à imiter la pratique américaine. Laquelle s'étend ensuite à des pays comme la Suède, puis l'Allemagne.

Si les études manquent encore à ce sujet, on remarque une tendance plus marquée à l'eugénisme dans les pays, ou dans les cantons protestants. Thomas Huonker y voit une explication possible dans l'encyclique du pape Pie XI, qui en 1930 condamne l'eugénisme au nom du droit à la vie.

Dans son étude, l'historien zurichois mentionne deux psychiatres helvétiques, tenus pour les meilleurs propagandistes des théories et des pratiques eugénistes en Suisse.

Le premier, Auguste Forel, ornait encore il y a quelques années les billets de mille francs de la Banque Nationale. Connu pour être un homme de gauche, il n'en a pas moins ordonné des stérilisations forcées de personnes considérées comme «socialement déviantes».

Son successeur à l'Hôpital psychiatrique universitaire de Zurich, Eugen Bleuler, s'affiche en revanche comme nettement conservateur. Les deux hommes se rejoignent pourtant dans leur définition d'une «race humaine en bonne santé» et préconisent en gros les mêmes moyens pour parvenir à ce but idéal.

L'eugénisme est-il une pratique nazie? (non, mais le nazisme est une idéologie eugéniste, voir aussi mon billet sous le titre "quelques détails très intéressants sur le régime nazi")

Formellement, non. Mais c'est bien sûr sous le IIIème Reich que l'obsession de la race pure va faire le plus de ravages. Dès son accession au pouvoir en 1933, Hitler fait édicter une loi sur «la prévention de descendants porteurs de maladies héréditaires».

Il s'agit du premier texte légal nazi visant l'extermination à grande envergure. Il fera 275 000 morts (opération T4) et servira à justifier près de 400 000 stérilisations forcées.

A noter qu'à l'époque de la promulgation de cette loi, la Société allemande d'hygiène raciale est présidée par un psychiatre suisse, le Bâlois Ernst Rüdin.

Et aujourd'hui, que fait le législateur?

Depuis l'abrogation (en 1985) de la loi vaudoise de 1928, trois cantons se sont dotés d'une législation plus moderne. Argovie, Neuchâtel et Fribourg autorisent officiellement les stérilisations de personnes incapables de discernement, mais à chaque fois avec de multiples garde-fous.

En 1981, l'Académie suisse des sciences médicales (ASSM) émettait une recommandation qui qualifie d'«inacceptable» toute stérilisation de personnes mentalement déficientes.

Vingt ans plus tard, la Faculté est revenue sur son avis. Considérant l'évolution des lois, des mentalités et des pratiques (puisque ces stérilisations n'ont en fait jamais cessé en Suisse), l'ASSM les juge désormais admissibles. Là aussi, les garde-fous sont nombreux et les médecins n'admettent la stérilisation qu'en dernier ressort et en vue de protéger les intérêts du handicapé et de lui seul.

Mais ces recommandations ne fondent toujours pas une législation fédérale en la matière. En juin 2000, la commission juridique du Conseil national a commencé à plancher sur un article «stérilisation», à insérer dans la loi fédérale sur les tutelles.

Les consultations se poursuivent et la recherche du consensus est - on s'en doute - particulièrement délicate. A ce jour en tout cas, la Commission nationale d'éthique dans le domaine de la médecine humaine n'a pas encore été consultée.

La tentation de l'eugénisme appartient-elle définitivement au passé?

Thomas Huonker craint bien que non.

 

29/06/2017

Derrière toutes les propagandes, la vie dans la Russie actuelle

Deux vielles dames on voyagé en Russie, et font ce que les journalistes devraient faire (si ils étaient libres ....; et si ils faisaient leur boulot !...)

 

Pour vous mettre dans l’ambiance, il n’arrête pas de pleuvoir à Kazan, ce qui rafraîchit l’atmosphère et empêche la chaleur de s’installer, mais enfin nous pouvons quitter les vêtements d’hiver que nous avons dû porter jusqu’ici et mettre des sandales. Nous les récupérerons  en arrivant à Moscou, parce que dans la capitale moscovite, il fait la température de 16 degrés, celle d’un beau mois de novembre à Marseille, avec un pull à col roulé, je suis tout juste en train d’éviter le coup de froid. Nous suivons votre canicule, nous recevons vos messages sur l’impossibilité de dormir, les classes suspendues parce qu’il est impossible d’étudier dans pareille fournaise, avec étonnement : tout cela nous paraît très exotique. Il y a aussi l’histoire des groupes à l’assemblée nationale, les esprits qui s’échauffent, les insultes échangées sur les réseaux sociaux. Pour nous deux l’affaire est claire: il faut deux groupes avec coopération et passer à autre chose rapidement. Parce qu’entre nous Macron et ce qui se met en place ce n’est pas rien, d’ici nous mesurons les dangers de guerre, mais aussi un espèce de fascisme planétaire visant à éliminer les canards boiteux, les inadaptés à la concurrence farouche entre êtres humains. Ce qui règne ici, un capitalisme sans entrave. Mais c’est comme la canicule, difficile à comprendre tant qu’on y est pas.

Ziouganov a dit: 80% des terres russes sont en friche

Nous ne savons que peu de choses en définitive de ce qu’est le Tatarstan et encore moins l’ex-URSS. Marianne en allant à Samara a entrevu une autre réalité et m’en fait part. C’est ce que nous avions déjà découvert en Crimée. Le désastre laissé dans les campagnes par la disparition de l’agriculture collectiviste. Sur des terres jadis fertiles et cultivées tout est désormais à l’abandon. Il suffit, comme elle l’a fait de prendre le car pour 8 heures de trajet vers une autre république pour à quarante kilomètre de Kazan voir surgir un autre monde, des routes plutôt mal entretenues et des publications locales qui proposent des prêts à des taux usuriers, on achète aux femmes leurs cheveux et à Kazan la pimpante succède un monde qui glisse vers le sous-développement. Plus d’école, plus de services sanitaires. Les jeunes quittent ce monde et la vieillesse de la population redouble le sous-développement. Il y a encore de la tendresse, de l’attention aux autres, plus que chez nous. Marianne me décrit cette vieille tatare qui s’est fait arrêter au bord du chemin dans une sorte de no man’s land, on devait venir la chercher et il n’y a personne. Une femme russe s’en inquiète, elle ne parle pas tatar, une autre sert d’interprète, elles empêchent le car de repartir tant que le sort de cette pauvre vieille n’est pas résolu, tout le monde d’ailleurs est d’accord, on ne peut pas l’abandonner. On multiplie les coups de téléphone jusque ce que l’affaire soit résolue et que les enfants enfin arrivés récupèrent la babouchka. Pour le moment les solidarités traditionnelles et déjà confessionnelles suppléent à cette désertification. C’est ce qu’a très bien décrit Kochanlovski dans les nuits blanches du facteur, ce groupe humain perdu dans l’espace immense de lacs et de forêts de bouleaux qui survit et dans lequel le facteur sert de lien, et poursuit à sa manière un monde soviétique disparu. Un service public défunt, des écoles vides où il croit entendre les chants joyeux des écoliers de jadis. Mais ce qu’on perçoit peut être encore plus terrible, une partie des plus pauvres glisse dans le retour à une sorte d’état sauvage, se nourrit de baies et élève poules et lapins, quelques tentatives de vente à la ville voisine. A Samara, les communistes ont tenté de recréer des formes d’élevage collectif, du poulet, de qualité aux normes biologiques comme dans l’ancienne URSS. Mais vu le niveau des salaires de la population des villes, ils n’ont pas pu faire face à la concurrence des produits exportés du monde entier et ils viennent de fermer. Face aux sanctions des occidentaux le gouvernement a lancé une politique de distribution des terres en particulier en Sibérie, mais si les communistes approuvent l’idée, ils jugent à juste raison que cette initiative supposerait une politique planificatrice globale de leur installation qui fait cruellement défaut. Seuls les Chinois pourraient répondre aujourd’hui à un tel défi. Les oligarques qui gouvernent le pays et continuent à le dépecer ne veulent pas de cette surveillance de l’Etat à la mode chinoise, la volonté d’indépendance de Poutine trouve ici ses limites et la corruption qui gangrène tous ceux qui peuvent monnayer une petite part de leur autorité prend des allures folles. A Moscou, le secrétaire du parti avec qui nous discutons nous cite à titre d’anecdote le fait que pour avoir une plaque d’immatriculation de sa voiture à trois chiffres identiques il faut verser un pot de vin équivalent au prix d’une voiture de luxe étrangère, mais cela vous garantit la bienveillance à tous les contrôles de police. Alors que la loi est sensée rester égalitaire par mille et une initiative de ce type des mafias se sont créées autour du pactole et les inégalités sont chaque jour plus profondes.

Pym que nous interrogeons sur la question des campagnes, nous dit que c’est peut-être pire que cette désertification évidente. Il nous décrit une scène qui l’a profondément marqué, c’était le jour de la fête des morts dans laquelle les familles ont coutume de porter de la nourriture sur les tombes. Il a vu le soir tombant des hordes misérables de vieillards, femmes et enfants venir récupérer la nourriture…

Ziouganov, le secrétaire du KPRF  me dit Marianne, a des idées qui sont comme des leitmotivs sur lesquelles il brode d’une manière différente dans ses discours, mais qui sont récurrentes, l’une d’entre elle est que 80% des terres russes sont désormais en friche, en allant à Samara je me suis aperçue qu’il disait vrai.

De la popularité de Staline et de la lutte contre la corruption

L’ère Poutine a un peu amélioré ce drame des années Elstine que tout le monde hait comme Gorbatchev. On voit plus de jeunes enfants, moins d’ivrognes. Poutine est le moins pire et soit on vote pour lui, soit l’abstention s’étend dans un monde qui perd l’espoir de retrouver la douceur des années disparues. Dans une telle vision, la popularité de Staline s’étend parce que lui seul aurait été capable d’en finir avec ce qui se passe aujourd’hui. Marianne explique  encore à un chauffeur de taxi qu’en occident on compare Staline à Hitler et Poutine serait sa réincarnation. Il ne relève même pas la comparaison Hitler Staline tant elle lui parait absurde mais il proteste: « Non Poutine n’est pas Staline. Staline aurait fusillé tous ces pillards impitoyablement, Poutine les laisse faire ».

Le parti communiste est-il encore communiste puisqu’il n’est pas capable de faire comme Staline? on peut en douter. Mais nous y reviendrons. En tous les cas sa popularité et celle de Lénine reste incontestable. A Samara, le pouvoir soviétique avait fait construire un bunker sous terre si jamais Moscou était prise par les armées allemandes. Marianne est allée le visiter avec des camarades du KRPF, beaucoup mieux implantés ici que dans le Tartastan voisin où ils ont subi la défaite électorale que nous avons décrite par suite de la colère du monde ouvrier de cette république. Non seulement ils nous attendaient toutes les deux mais ils avaient préparé un programme de visites et discussion. C’est une joie pour eux de voir venir des camarades de France, ce pays qu’ils admirent et dont ils rêvent. Donc Marianne a été conduite dans le bunker où un guide enthousiaste a expliqué non seulement toute l’épopée de la deuxième guerre mondiale mais aussi les raisons pour lesquelles, selon lui, Khrouchtchev haïssait Staline. Le fils de Khrouchtchev faisait partie de la jeunesse dorée et s’amusait à des jeux stupides en l’occurrence, il se prenait pour Guillaume Tell. Malheureusement en visant la pomme, il avait tué un officier. Arrêté et jugé, il devait être envoyé au point le plus périlleux du front celui dont on ne revenait pas. Khrouchtchev avait supplié, il s’était mis à genoux. Staline qui on le sait avait refusé de sauver son propre fils, l’avait repoussé et Khrouchtchev n’avait jamais revu son enfant. Marianne a demandé d’où le guide tenait l’anecdote, de quels écrits, quel historien et le guide de répondre « C’est ce que l’on s’est passé de bouche à oreille quand on a voulu nous inventer un Staline dictateur et massacreur du peuple ». Il est vrai qu’il y a eu une sorte de résistance secrète. Les statues de Lénine sont encore en place, mais celles de Staline ont disparu en 1956. Dans les années soixante et dix, Marianne jeune étudiante en Russe se souvient de cet étudiant qui avait ouvert un tiroir et montré furtivement un portrait de Staline caché là. Le culte secret connait désormais un regain de popularité. Sans parler des masses de touristes chinois qu font des circuits à thèmes et se ruent dans les magasins de souvenirs sur les portraits de Lénine et de Staline. D’ailleurs partout, des pancartes indiquent en chinois que les souvenirs sont « soviétiques ».

A Kazan, les chauffeurs de taxis restent une mine d’information. Certains sont des ingénieurs qualifiés, l’un d’eux excédé vient de quitter l’administration, il explique que le nouveau pouvoir a mis en place son propre système administratif. Il double tous les agents compétents de l’ancien système soviétique vieillissant par ses propres créatures, ces gens-là sont payés le double, ils ne savent rien faire d’autre qu’organiser un système de perception d’avantages autour du pouvoir et son clan de pillards. Si quelqu’un est trop honnête et ne veut pas participer aux affaires, il est viré, à tous les niveaux. Les anciens hérités du système soviétique continuent à faire le travail à la manière du facteur des nuits blanches tout en étant sous-payés et ils doivent avoir plusieurs boulots, dépasser l’âge de la retraite en restant là. Les communistes incarnent trop souvent la nostalgie impuissante de ce monde en train de disparaître et que la jeunesse n’a même plus le temps d’évoquer, tant elle est occupée à tenter de faire sa place dans la dureté des temps nouveaux où tout s’achète et tout se vend.

Et la question de la propriété collective des moyens de production dans tout ça?

Ce qui est extraordinaire c’est à quel point la question de la corruption est posée en termes moraux, comme d’ailleurs l’image de l’Union soviétique, en termes culturels aussi, un monde digne, sans vulgarité et de fraternité entre les individus, les peuples, les âges et les casses sociales, paysans, ouvriers intellectuels, mais jamais il n’est question des privatisations, ni de la propriété collective des moyens de production, du fait que la privatisation a peut-être été le grand facteur de cette corruption. Non ce sont au contraire « les fonctionnaires » qui sont les coupables. Parfois comme dans le conflit des chauffeurs routiers à qui l’on impose une taxe collectée par un oligarque apparaît la responsabilité des ces oligarques, du capitalisme.

Enfin pour clore notre séjour au Tatarstan, nous avons revu notre jeune journaliste tatar, il fait un article sur nous. Il était déçu que nous n’ayions pas pu rencontrer le groupe de jeunes qui ont choisi de contester le système par l’écologie, qui parlent toutes les langues et s’intéressent à l’histoire de leur pays, à l’Union soviétique comme à bien d’autres choses. Nous avons décidé de continuer le dialogue et de publier sur notre blog la traduction de ses propres réflexions. C’est si dur de se comprendre entre gens qui parlent la même langue, sont dans le même pays, alors entre nous il faut beaucoup de patience, rectifier les incompréhensions, nous dit-il. Il nous a donné rendez-vous dans un parc et il repart en vélo. Cela dit quand je lui demande pourquoi poser toujours la question du positif de l’Union soviétique en terme moraux et culturels et jamais à partir des privatisations, de la fin de la propriété collective des moyens de production,il me regarde étonné et me dit « je vais y réfléchir »… j’attends le résultat de ses réflexions.

Enfin, la veille et le jour du départ nous rencontrerons les deux seules personnes qui affirment que c’est mieux maintenant et que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Deux adeptes du capitalisme ?

Le premier est un notre dernier chauffeur de taxi. Il a la soixantaine. A notre question sur ce qu’il préfère aujourd’hui ou l’Union soviétique, il nous répond que la vie a passé si vite qu’il n’y a rien compris. Il a travaillé d’abord comme chauffeur de bus pour nourrir sa famille, puis maintenant comme chauffeur de taxi. Il avait été élevé dans un kolkhoze proche. Tout va bien, il gagne bien sa vie et il y a de tout dans les magasins. Il ne se plaint pas. Mais quelque chose me pousse à poursuivre l’interrogatoire et je lui demande s’il a des enfants. Et là le masque tombe, la souffrance est là. Son fils vit chez lui, il n’a pas de travail, il vit de petits trafics, c’est lui qui l’entretient. Il a fait une école d’art, mais il ne trouve rien en accord avec sa formation. Du temps de l’Union soviétique, on faisait des études et après on vous envoyait dans un poste parfois loin de chez vous, mais il y avait pratiquement immédiatement les moyens de fonder une famille. Aujourd’hui c’est l’insécurité et les jeunes ne veulent plus les travaux pénibles, comme chauffeur de bus, ce sont les gens venus des anciennes républiques qui font le travail. Russes et Tatars n’en veulent plus. Et de là toute l’incompréhension, la douleur même remonte à la surface: pourquoi ont-ils détruit l’Union soviétique, cela ne marchait pas si mal… est-ce que Gorbatchov l’a fait exprès ou est-ce que c’était un imbécile? Elstine tout le monde le sait était un alcoolique… Pourquoi? Je lui demande pourquoi alors il nous avait dit que tout allait bien. Il se tait un instant puis il avoue: « je suis un patriote… J’aime mon pays… est-ce que je vais en dire du mal  à des étrangères?  » et il ajoute » Poutine est un homme bien. Il reconquiert l’Union soviétique morceau par morceau, il a recréé l’ordre. Il y en a qui disent du mal de lui ». J’avais senti dans cet homme simple qui n’avait pas vu le temps passer ce que je connais du monde ouvrier et de ce que je ressentais face au soviétique jadis. Cette soif de dignité qui passe aussi par le patriotisme, le refus de dire du mal de ce qui a coûté dans l’effort. Pas la peur de dire la vérité, non, la volonté de vous faire respecter leur pays, eux-mêmes.

Mais le dernier personnage que nous avons rencontré était un jeune homme lui sincèrement convaincu des bienfaits du capitalisme. Il s’agissait du jeune couple auquel nous avions loué leur appartement et qui le loue aux touristes de passage, par ailleurs il vend du matériel électronique qu’il va acheter au Vietnam et en Azerbaïdjian. En apprenant que nous allions commander un taxi pour l’aéroport, il s’est proposé si nous lui donnions le prix de la course, 500 roubles. La professeur de tatar de Marianne qui elle était musulmane très pratiquante et faisait le ramadan, l’avait mise en garde : « ne lui faites pas confiance, il ne viendra pas! » Elle s’était trompée, il était là à l’heure dite. Sur le trajet il avait mis à tue tête la musique américaine et pas de meilleure qualité. Marianne pour ne pas le vexer lui avait demandé s’il ne pouvait mettre de la musique tatare. Il avait obtempéré mais dénoncé le fait que cette musique était restée figée, incapable d’évoluer… Et bien que tatar lui-même s’était mis à chantonner en se moquant « Tout le monde peut faire ça! » Quant à l’Union soviétique, il y était né. Il avait même été octobriste en rentrant à l’école maternelle, c’était juste avant les pionniers. Dans sa belle-famille, il y avait les tantes de sa femme plus âgées qui avec la perestroïka, la désorganisation générale n’avaient jamais pu trouver un travail en accord avec leurs compétences y compris aujourd’hui. Mais lui heureusement il avait pu profiter des opportunités. Par exemple l’appartement, jadis en Union soviétique on ne pouvait pas vendre mais échanger. Avec la fin du socialisme, tout a été possible. Il a hérité de son grand-père un studio qu’il a vendu. Il s’est marié, ils avaient deux voitures, il en a vendu une et avec la somme totale plus des prêts de leurs parents il a acquis cet appartement. Il le met en location, va vivre chez ses parents et agrandit son pécule, développe son commerce. Il est très content et ne voudrait pour rien au monde revenir au système antérieur. Je l’interroge sur la situation dans les campagnes. Il reconnaît que peut-être ça s’est un peu dégradé, mais c’est plus authentique qu’avant, on recrée le folklore tatare, d’ailleurs c’est dommage que vous ne restiez pas jusqu’au premier juillet, il y a la fête du repos entre deux périodes de travaux agricoles, on mange, on danse, les hommes luttent et celui qui gagne reçoit un mouton.puis comme il est profondément honnête et qu’à cete manière des russes, il réflchit pour essayer de vraient vous satisfaire, il ajoute « oui c’est vrai que ce n’est pas très bien, mais c’est pire chez les voisins Chouvases ».

En le quittant Marianne me dit: en voilà un au moins qui nage dans le bonheur. Et elle ajoute: « Est-ce que le fait d’avoir vécu sous une période ou une autre de l’Union soviétique n’a pas joué un rôle? Lui et ses belles-soeurs, visiblement n’ont connu que le désastre de la perestroïka, alors que notre chauffeur de la veille lui avait 60 ans et avait connu tout autre chose. Cette remarque est très importante. Je pense toujours que si l’on devait faire une étude de l’Union soviétique il faudrait faire une analyse des statistiques de mobilité sociale. La formidable transformation d’un peuple durant la marche forcée stalinienne, les opportunités offertes à un peuple de moujiks arriérés. La formation d’une grande classe moyenne, quel rôle joue-t-elle dans la chute de l’Union soviétique? Aujourd’hui une partie, la plus importante de celle-ci est menacée de déclassement. Non seulement la paysannerie, la classe ouvrière mais aussi une bonne partie des enseignants, personnels de santé et autres. Non seulement leurs conditions se dégradent et le fossé se creuse entre le recteur et les professeurs d’université, mais c’est leurs enfants qui sont les plus menacés dans leur avenir. Il faut qu’ils jouissent d’un important capital pour ne pas déchoir, capital argent, patrimoine acquis dans la vente des biens d’Etat, mais aussi capital culture dirait Bourdieu et également capital relationnel, participation à des mafias. Il faudrait voir tout cela, un peu à la manière des travaux de Louis Chauvel sur la crise des couches moyennes en occident. Il faudrait également tenir compte comme le suggère Marianne de la période de l’Union soviétique vécue par chacun. Je me prends à rêver d’une enquête pour laquelle je n’ai ni le temps, ni les moyens.

Marianne me dit, en fait les médias, le pouvoir ne cessent de répéter à la jeunesse qu’il faut se bouger et que ce sont les meilleurs, les plus travailleurs, les plus intelligents qui réussissent. Comment résister, quand on a la moindre petite réussite, à ne pas se sentir heureux de faire partie de l’élite des capacités? Tiens ça me rappelle quelque chose du côté de Macron?

L’Allemagne nous réserverait-elle des surprises? Et les hommes d’affaire chinois?

En  attendant l’avion, Marianne se repose, mais je commence une conversation en anglais avec un allemand venu de Stuttgart en famille. C’est fou ce qu’il y a comme Allemands ici, des Allemands et des Chinois. Si ceux-ci sont venus revivre en groupe les grandes heures de l’Union soviétique (il y a aussi des Vietnamiens), les Allemands sont là en famille pour faire des affaires probablement.

Celui-ci parle aussi mal l’anglais que moi, mais nous nous comprenons en mélangeant allemand et anglais. Il me dit que Merkel et Macron sont deux fous ensemble. Il en a après leur politique migratoire et il explique qu’en Allemagne il entre 6000 migrants par jour et que ces gens veulent nous tuer. Que l’Allemagne va se réveiller quand il sera trop tard et qu’ils seront tous égorgés. Il faut les refouler et tuer les terroristes. J’ai un haut le coeur. Je lui explique que je suis juive et que son discours prononcé en d’autres temps a conduit 18 membres de ma famille dans les camps de la mort. Il hausse les épaules et me dit ! « Mais bien sûr personne ne veut des nazis, il y a 1% de ces dégénérés en Allemagne »… En fait ce qu’il veut c’est qu’on limite l’Europe à l’Allemagne, la France, l’Italie, les pays fondateurs » Comme je proteste que tout cela et bel et bon mais que ce qui nous tue est l’euro, parce que notre économie est alignée sur l’Allemagne, alors que celle-ci à une industrialisation beaucoup plus performante, il est d’accord pour supprimer l’euro et pour retrouver une monnaie commune virtuelle comparable à l’écu… On croirait le programme de la section économique du PCF. Cette discussion avec un homme dont je ne sais toujours pas si c’est un  fasciste, un disciple de Jacques Sapir mâtiné de quelques  traits empruntés à Boccara ou Dimicoli, l’unté de tous les contraires, achève de contribuer à l’impression de confusion généralisée. La seule constante entre tout ce kaléidoscope est qu’il n’est toujours pas question d’expropriation du capital, de planification et de collectivisation des moyens de production, le tout sous la référence enthousiaste à Staline qui tout de même était un adepte forcené de la chose.

Marianne corrige: non à Samara, il y avait un député du KPRF qui intervenait tout le temps dans la discussion et empêchait les autres de parler. Comme nous étions nombreux, il bloquait les autres et il ne cessait de répéter: à un moment il y a eu la collectivisation des moyens de propriété, et il y a la fin de la propriété collective des moyens de production à un autre moment c’est aussi simple que ça. Comme quoi on peut être parfaitement envahissant, sentencieux, excéder les autres et avoir raison. Oui c’est vrai il y en avait beaucoup jadis au PCF et souvent il m’arrive vraiment de les regretter.

Et elle ajoute pour finir de nous achever dans nos illusions : et il n’y a pas que les hommes d’affaire allemands… Ne crois pas que les Chinois soient simplement ces gentils touristes naïfs partis à l’assaut des souvenirs de la grande guerre patriotiques, qui raflent tous les bustes de Lénine et Staline qui leur tombent sous la main, il y a des franches fripouilles. L’autre jour elle allait à la rencontre des collègues du centre de relations internationales et elle a vu sur un banc, un gros chinois dans un jogging vert olive et bleu particulièrement peu élégant et aussi avachi que son propriétaire; il parlait très fort et en chinois sur son portable croyant que personne ne comprenait et il expliquait les occasions de faire du business ici ou à Moscou. Il avait un fort accent du nord, de la Mandchourie et truffait son discours de paroles vulgaires. Tout y passait les conditions climatiques, le logement, les transports et là il y a eu l’occasion de l’état de la population:   «Les Russes sont naïfs, ils n’ont pas l’habitude, comme les occidentaux les méprisent et les traitent mal et qu’il n’y a plus que nous de gentils avec eux, ils espèrent en nous… »

Marianne qui a vécu en Chine, a une famille chinoise et déteste que l’on méprise les Chinois, me dit celui-là était de la catégorie puante, immonde comme le choix disons de la « NEP » en a produit, « l’homme d’affaire » et il ne ferait qu’une bouchée de notre petit logeur prêt à faire le taxi, à aller habiter chez ses parents en pensant « le capitalisme c’est formidable ». Le communisme chinois a jeté ses petits tigres avides sur le capitalisme occidental, ce grand tigre de papier monnaie, mais aussi sur ces pauvres Russes qui n’en finissent pas de se demander comment tout cela leur est arrivé.

Quel foutu bordel… j’aime de plus en plus les Russes y compris ceux qui se prennent pour des petits gagneurs et qui sont prêts à perdre une heure pour empêcher une vieille Tatare de se retrouver seule dans un no mans’s land… Mais je me demande si nous sommes eux et moi bien adaptés, peut-être un Josph Staline… tiens ça me gagne moi aussi.

 

Danielle Bleitrach

14/06/2017

Ce qui se passe vraiment au Vénézuela - ne croyez pas ce que disent les journaputes à "La voix de nos maîtres"

 Hernando Calvo Ospina qui a séjourné au Venezuela témoigne : « (...) Lorsque j'ai annoncé à quelques personnes que je partais au Venezuela, j'ai immédiatement remarqué une espèce de panique dans les voix et sur les visages : « C'est la guerre là-bas », « il y a plein de morts », « il paraît que la police assassine... » Je suis arrivé un jour de semaine dans l'après-midi. Depuis l'aéroport jusqu'au centre de Caracas, en plus d'une heure, je n'ai vu aucune manifestation. Le lendemain et le surlendemain, j'ai parcouru, en voiture et à pied, plusieurs quartiers de la capitale : rien, pas une manifestation. Pourtant elles ont bien eu lieu. Mais si je ne les ai pas vues c'est parce qu'elles sont de taille réduite et qu'elles se déroulent dans des lieux bien précis. Principalement dans quelques quartiers bourgeois dont le maire est dans l'opposition. »

les manifestants ne sont pas des pauvres mal nourris et qui se battent pour leur survie mais ce sont des « casseurs » extrêmistes, voire racistes qui provoquent la police : « La plupart sont jeunes, ils ont la peau claire et ont l'air bien nourris. Ils portent des insignes fascistes et nazis. Leurs attaques les plus féroces contre la police et les bâtiments ont lieu lorsque la presse, surtout internationale, est à leurs côtés. Parfois il y a plus de journalistes que de casseurs. Sur Internet on trouve des exemples à gogo. Certains cagoulés transportent dans leurs casques des caméras qui retransmettent les scènes en direct sur Internet. (...) certains émeutiers ont même commis des crimes contre des innocents ou contre les manifestants eux-mêmes, que l'on attribue immédiatement à la police de la « dictature de Maduro ». (...) »

Le but ultime est le chaos conclut l’auteur qui rapporte que les « chavistes » bien que soumis plus que les autres aux austérités ne tombent pas dans le jeu : « Une jeune femme noire aux dents blanchissimes me disait il y a deux jours, tout en me préparant une galette de maïs au fromage : « Ils cherchent à nous pousser, nous les chavistes qui sommes des millions, à l'affrontement avec cette poignée de fous. Ils veulent emporter notre pétrole en marchant sur nos cendres. »

Les pénuries au Venezuela, mythes et réalités :

Quelle est la réalité économique ? C'est un fait que le Vénezuela qui a les premières ressources mondiales a été frappé de plain-pied par la chute des prix du pétrole. De mon point de vue habitant un pays qui connait les mêmes travers, n’a pas pu mettre en place une politique de production de richesse en dehors de la rente pétrolière labile. Du fait de la faible diversification, la politique était surtout sociale, De plus le Venezuela fait face à une opposition qui veut le changement en surfant sur le malaise social réel mais comme nous allons le rapporter ; catalyser par cette opposition qui met en œuvre les conditions de la pénurie

La contribution suivante donne un point de vue sur la réalité des pénuries et les manœuvres diaboliques pour créer des pénuries artificielles notamment en utilisant le levier de l’économie parallèle : « (...) Une part croissante des devises étrangères accordées par l'État pour l'import est en réalité directement placée à l'étranger. On parle notamment d'importations « fantômes ». Fausses factures, transfert d'argent liquide non déclaré aux douanes et autres combines plus ou moins élaborées ne manquent pas. C'est une véritable fuite de capitaux ! (...) Certains secteurs privés se livrent en effet à un véritable accaparement, c'est-à-dire qu'ils accumulent et stockent massivement des marchandises de même espèce en vue de provoquer leur raréfaction artificielle. D'ailleurs, les caractéristiques des biens pour lesquels on recense les principales pénuries ne trompent pas : les pénuries concernent principalement des biens et non des services. Biens facilement stockables et non périssables : denrées alimentaires (pâtes, lait en poudre, sucres,...), produits d'hygiène personnel, produits d'hygiène, etc. Pénuries recensées principalement dans le commerce de détail : un restaurateur se procurera plus facilement de la farine de blé qu'un consommateur final. Les biens accaparés par ces oligopoles et monopoles privés sont ensuite déversés sur des marchés parallèles : marché noir local. (...) » (4)

« Les causes réelles, poursuit le journaliste qui incriminent l’opposition, des pénuries recensées au Venezuela sont donc : des importations fantômes'' et un accaparement sélectif de biens de première nécessité. Les acteurs économiques qui se livrent à ce genre de pratiques frauduleuses (...) ce sont des intérêts principalement politiques qui sont poursuivis. (...) Cette déstabilisation socio-économique qui se traduit par une déstabilisation sociale, vise le monde du travail, coeur de l'électorat chaviste alors que les classes aisées sont épargnées (...) Toutes les composantes de l'opposition sont d'ailleurs mobilisées puisque les médias d'opposition tant locaux (majoritaires au Venezuela) qu'internationaux participent également à l'opération de déstabilisation en mettant en place de vastes campagnes médiatiques destinées à générer une psychose et une peur de manquer au sein de la population. » (3)

Thierry Deronne qui vit au Venezuela donne un témoignage de première main. Il nous décrit la topologie de la localisation des marches qui se déroulent dans les quartiers riches. Il affirme qu’ à côté de ce Venezuela décrit de feu et du sang , il y a les autres ceux qui travaillent normalement. l Lui aussi avance que le Venezuela est victime d’une guerre économique orchestrée de l’extérieur mais mis en œuvre par l’opposition qui dispose de moyens financiers et de la couverture occidentale des médias. 

Il écrit : « Mettons-nous dans la peau d'un habitant de la planète qui n'aurait que les médias pour s'informer sur le Venezuela et à qui jour après jour, on parlerait de manifestants'' et de répression'' (...) Mais il n'y a pas de révolte populaire au Venezuela. Malgré la guerre économique la grande majorité de la population vaque à ses occupations, travaille, étudie, survit. C'est pourquoi la droite organise ses marches au départ des quartiers riches. C'est pourquoi elle recourt à la violence et au terrorisme, dont les foyers sont localisés dans les municipalités de droite. ll y a 90 pour cent de quartiers populaires au Venezuela. Depuis la disparition d'Hugo Chavez en 2013, le Venezuela est victime d'une guerre économique qui vise à priver la population des biens essentiels, principalement les aliments et les médicaments. La droite locale renoue avec certains éléments de la stratégie mise en place jadis au Chili par le tandem Nixon-Pinochet, en clair provoquer l'exaspération des secteurs populaires jusqu'au débordement de rage et légitimer la violence. (...) Malgré les mortiers, armes à feu, grenades ou cocktails Molotov utilisés par les manifestants « pacifiques » la loi interdit à la Police ou la Garde nationale d'user de leurs armes à feu. Les manifestants de droite en profitent pour pousser leur avantage, déverser leur racisme sur les gardes ou policiers, les provoquer à coups de jets d'urine, d'excréments et de tirs à balles réelles, guettant la réaction pour les caméras de CNN. » (4)

 nous retrouvons encore une fois le journal Le Monde qui dénonce « la mort d'un leader étudiant tué lors des protestations contre le projet du président Maduro de convoquer une Assemblée constituante ». Or la victime, Juan Bautista Lopez Manjarres est un jeune dirigeant étudiant révolutionnaire assassiné par un commando de droite alors qu'il participait a une réunion de soutien au processus d'Assemblée constituante. Le dernier tweet de Juan Bautista Lopez Manjarres : la conférence de presse où il annonçait le soutien du secteur étudiant au processus de l'Assemblée constituante. » (5)

et aujourd'hui ça recommence ! à en croire les "médias" (tous propriétés en France, de 8 milliardaires, tiens tiens !) il n'y aurait au Venezuela que de pauvres et valeureux opposants qui manifestent contre une affreuse et méchante "dictature" (élue au suffrage universel quand-même....), et on ne nous montre JAMAIS au grand jamais ..... tous les autres, ceux qui sont contents du gouvernement et le soutiennent, eh oui ! il y en a     plein même !! 0039.gif    

il faut aller sur un site brésilien pour enfin les voir !

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et qu'on en parle :

http://www.vermelho.org.br/noticia/296619-1

et bizarrement cette manifestation-là http://www.telesurtv.net/news/Adultos-mayores-venezolanos... les "médias" ne nous en parlent pas, curieux non ? ....

eh oui, donc d'abords les manifestations en faveur du gouvernement chaviste, rassemblent ..... 3 millions de personnes ! ça on ne vous le dit pas dans les "médias" .....

http://www.resumenlatinoamericano.org/2017/04/19/venezuel...

 

Ensuite on vous glisse de manière subliminale l'idée d'une affreuse dictature à feu et à sang, heu  regardez un peu ces manifestants chavistes,

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et ceux-ci :

http://www.resumenlatinoamericano.org/2017/04/19/venezuel...

l'ambiance de décontraction qui règne et la mine qu'ils ont et puis comparez avec celles des casseurs de l'opposition, et avec les mines de bourgeois haineux des manifestants de l'opposition, ça ne donne pas légèrement à réfléchir ?

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 et partout en province aussi pour le 1er mai les partisans du Chavisme manifestent (sans cagoules ni actes agressifs eux !) :

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c'est bizarre ces manifestations ne sont jamais montrées par nos "médias", ils ne ne parlent que de, et ne montrent que les manifestants de l'opposition, curieux non ? .....

le Vénézuela réel a l'air très différent du Venezuela présenté dans les "médias" de la Voix de nos maîtres ! mais les moutons croient ce que leurs maîtres leur disent dans la petite lucarne

(euh un livre qui parle de ce qui s'est passé il y a plus de 2000 ans mais qui aide très fort à comprendre la propagande des oligarques contre le peuple : "L'assassinant de jules César" par Michael Parenti, http://www.laviedesclassiques.fr/article/michael-parenti-... lisez-le ! il est non seulement passionnant comme un roman mais nous aide à comprendre plein de choses sur notre monde actuel AUSSI !)