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10/09/2022

le poème le plus célèbre de Victor Hugo

Tant que Jeanne sera mon guide sur la terre,
Tant que Dieu permettra que j'aie, ô pur mystère !
                                  En mon âpre chemin,
 Ces deux bonheurs où tient tout l'idéal possible,
 Dans l'âme un astre immense, et dans ma main paisible
                                  Une petite main.

(in "L'art d'être grand-père")

08/08/2022

Je sais une église ... - NON ! FINI !

regardez ce qu'a affiché une des toutes dernières églises de France à être encore ouverte :

IMG_1649.JPG

https://www.youtube.com/watch?v=momZYx5uNL0

vous connaissez la fameuse chanson :

"Je sais une église au fond d'un hameau
Dont le fin clocher se mire dans l'eau
Dans l'eau pure d'une rivière.
Et souvent, lassé, quand tombe la nuit,
J'y viens à pas lents bien loin de tous bruits
Faire une prière"

De nos jours il ne pourrait plus ! n'est-ce-pas
elle serait fermée à double-tour

  alors que :

http://hydraule.org/eglise/narthex/eglouv.htm

et

http://fr.novopress.info/154827/eglise-aux-portes-ouverte...

 

  une vraie église :

  http://www.ipernity.com/doc/32594/11400479/sizes

 

De toutes façons visiter une église c'est un « signe religieux ostentatoire » non ?  Donc c'est pour ça qu'il l'interdisent !
Et dans les rares cas et moments où ils les ouvrent ils les font garder par des caméras et des gorilles privés bardés d'étiquettes en plastiques !

03/08/2022

serĉi en la vagonaro konvenan kupeon

 Iam ie en Esperanta vortaro mi legis tiun ekzemplofrazon:

"serĉi en la vagonaro konvenan kupeon"

Jes ja estis bela kaj bona la vivo. Sed tio estas afero, kion oni ne plu povas fari, neniam, nun.
Jes estis tuta vivarto, kaj tuta libereco,
malaperintaj....

Une phrase-type quelque part en un dictionnaire d'Espéranto, "chercher dans le train un compartiment qui convienne" - chose qu'il n'est plus possible de faire, - que de fois ! que pendant d'heures accumulées a-t-on fait ça ! je me souviens. C'était vivre ! comme des êtres humains, eh oui, c'était tout un art de vivre, et toute une liberté,
disparus
 
trains.jpg

01/08/2022

Quand on pouvait entrer dans les églises

9-8-2000égmiseépiscoaliennedeBirnam.jpg

24/07/2022

Apologie de la lubricité

Il y a souvent plus de sagesse dans les corps que dans les âmes, et souvent plus de profondeur. Les gens ne se laissent pas assez guider par lui dans leurs rapports à autrui.

 

Quand on entre en contact avec le corps de quelqu’un on touche quelque chose de plus profond - et de plus spirituel ! – que quand on croit entrer en contact avec son esprit. (R.P.)

 

« Ces plaisirs qu'on nomme, à la légère, physiques... » (Colette)

 

"Kiu ne amas seksumi nescias pri la plej bela donaco de naturo. Seksĝuo estas kuracilo por ĉiuj da vivdoloroj." (Terezinha Souza AMENO)

"Niaj unuaj lecionoj de disdonado komencis per la seksumado . Tiu mirakla kuracilo estas enhavita en nia propra korpo por servi kaj esti disdonita al la aliaj. Tiu kuracilo ne apartenas al ni sed al niaj amantoj !" (
Terezinha Souza AMENO)

 

On pourrait enchaîner sur une

Apologie de la LUBRICITE

 

De tous temps (même encore maintenant, peut-être encore plus, en tous cas beaucoup plus maintenant que dans les années 50) on a condamné moralement la lubricité ; on nous dit : - la sexualité oui, mais pas ça, parce que alors on ramène une personne au rang d’objet, on s’en sert comme utilité et source de plaisir, etc., et que c’est ce qui justifie qu’on la condamne et qu’on juge (officiellement, et dans tous les écrits) cela sale et vil.

Mais c’est de la mauvaise foi caractérisée (en particulier de la part des tenants de l’ordre établi !) qui cache un sempiternel et irrationnel rejet pudibond. Car : 1°)

Dans le salariat et les relations patrons – employés, vous ne me direz pas que les employeurs ne considèrent pas leurs employés comme de simples moyens ( des « Ressources Humaines » !), comme des choses carrément ! Et qu’ils n’hésitent pas à envoyer à la rue, au désespoir, et parfois à la mort sans vergogne aucune, et ce me semble on ne (surtout ne nos jours …) les considère pas pour autant comme des êtres vils et sales (quoique, hein ! …) ni le salariat comme immoral (au contraire on incite les gens à « savoir se vendre » !).

Et même dans la vie quotidienne, les rapports humains pratiques sont plus chosifiés que dans la sexualité la plus matérialiste, et tout le monde, presque tout le temps utilise et considère les autres humains, marchands, (et clients !, et pas un peu !) guichetiers, etc., etc., comme des utilités, pour son plaisir et sans que personne n’en soit choqué (en tout cas surtout pas les plus fervents pourfendeurs du désir et de la lubricité !) et sans pour autant s’avilir les uns les autres, ni se considéré comme avili.(1)

Et 2°) Tandis que par contre dans le désir sexuel les pensées libidineuses, et la lubricité on ne considère pas, « quoi qu’on die », la personne comme une chose, il est même, contrairement à ce qu’on prétend, des plus importants, et essentiel pour le plaisir que ce soi un être humain, et un être humain qui éprouve le même genre de sentiments. Et la lubricité n’est pas incompatible avec l’amour profond et tendre ni avec la conception alibi de la relation-sexuelle-expression-et-sommet-de-l’amour (où on ne penserait même pas à ce qu’on fait !).

Que dis-je : « Un quart d’heure d’un commerce intime entre deux personnes d’un sexe différent, et qui ont, je ne dis pas de l’amour, mais du goût l’un pour l’autre, établit une confiance, un abandon, un tendre intérêt que la plus vive amitié ne fait pas «éprouver après dix ans de durée. » (Sénac de Meilhan)

En fait tout cela est d’une mauvaise foi évidente et sert de mauvaises raisons qu’on cherche pour justifier a posteriori une crispation viscérale.

En fait, par contre, si on réfléchit bien, et on compare, le désir sexuel, et même carrément la lubricité bien loin d’être des actes et des pensées condamnables, sont des choses dont on pourrait au contraire faire l’apologie, et des modes de partage, de complicité, et de communication humaine qui pourraient parmi les meilleurs et les plus chaleureux, tout en étant un des plus faciles, et donc des plus humains. (contrairement à bien d’autres …..)

(1) Vous vous sentiriez gêné(e) d’être regardé(e) d’un regard libidineux ? A plus forte raison alors devez-vous l’être bien davantage quand un patron considère votre curriculum vitae ou quand un vendeur ou un réceptionniste d’hôtel repère la grosseur de votre voiture et celle supposée de votre pouvoir d’achat ! Et par un regard raciste ! et par le regard d’un flic ! ou d’un vigile privé donc ! (ceux-là sont négatifs et inhumains ; le regard sexuel est humain et positif lui, sauf chez ceux qui sont, en plus et par ailleurs , cyniques ou tordus, mais ça on peut l’être dans tous les domaines).

20/07/2022

honte à ceux qui ferment les portes des églises !

La petite chapelle

Encore quelques pas avant de l’apercevoir, diaprée par les derniers rayons du soleil couchant, tranquillement posée sur son tertre ; encore quelques pas car l’oeil attend ce petit clocher sans insolence, ces voûtes assombries par les années.

Encore un pas pour atteindre la porte massive, puis en pousser le premier battant, entrer, attendre un peu afin que les yeux s’apprivoisent, effleurer l’eau bénite. Marcher un peu, doucement, sur les dalles de pierre, écouter les bruits accentués qui résonnent, s’imprégner de la lumière juste suggérée, comme en sourdine.

Dans la chapelle, on ne va nulle part, est là ; on ne visite pas, on s’arrête sans cesse, c’est une forme de respect du lieu, c’est une manière d’essayer de s’impliquer dans la dévotion car il est impossible, ici, de ne pas ressentir. Le temps, l’histoire , et un chant de mystère sont mêlés, les statues ne sont pas parfaitement immobiles, les pensées viennent chercher l’esprit et le visiteur chemine devant le mur de ses insuffisances, à deux doigts parfois de franchir le seuil de la compréhension

Le silence est l’ombre, la clarté vacillante des bougies et des cierges sont des murmures, des serments ou des espérances. Toutes les mains qui ont allumé ces flammes ont éclairé toute la paix, et toute la souffrance du monde, les yeux qui les ont regardées y ont vu l’immensité, les coeurs qui les ont accompagnées ont prononcé tous les mots du monde. Au pied de cet autel aux mille flammes, on entre dans le creuset des jours mais on ne peut appréhender l’énergie – infinie – posée là, devant soi, cette petite part de l’incompréhensible restituée sans en avoir la conscience, par la ferveur et l’amour.

Le silence est l’ombre parce que les mots sont partout, tus ou chuchotés, ils ont été mais ils demeurent, ils sont posés sur la lumière, comme autant de fleurs sur le désespoir, autant d’offrandes sur la béatitude. Le coeur s’est livré, ici, sans artifices, avec magnificence ou, parfois, avec la naïveté d’une amertume coupable qui trahit la grandeur d’une prière.

Autour des statues ruissellent d’autres mots, il est difficile de rester insensible à leur omniprésence parfois douloureuse, parfois sereine. Les pensées qui sont nées ici sont un encens, le parfum de l’irréel se pose doucement sur vous, vous comprenez que tout est possible. Il y a des scintillements qui vous envahissent, des images fugitives et incomplètes accompagnées de quelques sons lointains, comme étouffés, convulsifs, des clameurs, des cris de haine ou de joie. Vous comprenez l’intemporalité, vous admettez l’émergence, mais vous ne saurez pas, car c’est cela qui est inutile.

Si vous êtes croyant, vous délivrerez vos mots selon les besoins ou l’inclination du moment. C’est parfois difficile, c’est parfois un soulagement, c’est toujours essentiel. Si vous ne faites pas partie des croyants, essayez de porter votre esprit au-delà de l’esthétique ou de la beauté, tentez d’identifier ce qui perturbe une apparente tranquillité, essayez de na pas être intelligent mais ouvert, réceptif.

La chapelle n’est pas un temple, c’est un havre ; on emporte en sortant ce que l’on y a apporté, mais transformé, parfois transfiguré. Ce n’est pas un lieu où l’on vient quémander, c’est un lieu où l’on vient témoigner, affirmer, douter. Ce n’est pas un lieu où l’on va, c’est un lieu où on revient en oubliant les questions, pour croiser le fer avec la raison – sinistre – pour se plonger dans l’univers du sacré, fondamental mais bâti sur le sable.

Ce sont les vitraux qui vous regardent, ce sont eux qui vous jugent. Ils ne façonnent pas la lumière pour vous éberluer, mais pour vous éblouir sans clamer, pour vous obliger à porter vos regards vers le ciel, à travers eux. Si votre regard – votre lumière – vous revient, vous ne serez plus jamais la même, vous ne serez plus jamais le même.

Il faudrait quitter la chapelle mais quelque chose vous retient, c’est cela qui constitue votre victoire sur le tangible et l’immédiat, c’est cela qui vous confère une forme de grandeur. Vous n’avez plus envie de savoir parce que vous percevez et l’esprit ne se préoccupe pas d’analyser, il s’émeut, il respire son propre parfum.

La nuit vient de tomber sur la petite chapelle et ombre sa silhouette sur le gris du ciel mais on voit danser des lumières, au travers des vitraux. Nos pas nous éloignent d’elle mais nous ne sommes plus tout à fait seuls, à présent.

La petite chapelle a entendu tant de mots qu’elle, - elle seule -, peut comprendre les vais secrets sans répondre ; elle seule constitue le territoire,l’asile e notre sincérité.


Claude PROUVOST (in "Bouts de chandelles" Ed. Flammes Vives)

 

15/07/2022

Vive Gotainer ! c'était le bon temps

14/07/2022

qui n'a pas connu le bruit d'un poste radio à ondes courtes mal réglé n'a rien connu !

Qui n'a pas connu les ondes courtes durant le XXème siècle, cet océan agité, plus beau plus évocateur et plus mystérieux que toutes les oeuvres de musique "contemporaine" électroacoustique, n'a rien connu!!
Cette symphonie de postes de radios, évanescents ou, tout à coup, éclatants, avant de à nouveau s'esquiver, en des dizaines de langues mystérieuses, diffusant on ne sait quelles émissions mystérieuses, des bribes de musiques de tous les coins du monde, et parfois classique, ces glissandos, gargouillis indescriptibles, crachottements, tempêtes virtuelles des ondes, Maelströms vertigineux, semblables aux "scrogneugneux" continus de ma chatte Poupounette quand elle était "pas contente"! Et tout ça dans une mer de bip-bip des milliers d'émissions en morse, oh combien mystérieux eux-aussi, forcément (il parait qu'ils sont abandonnés, et même interdits [qu'est-ce qui n'est pas interdit de nos jours !] ), comme les neutrinos dans lesquels nous baignons!
Hélas ! trois fois hélas ! récemment (dans les années 90) j'ai reessayé d'écouter, grâce à mon, notre, vieux poste à lampes, www.ipernity.com/doc/r.platteau/2150374 qui ne capte pas la modulation de fréquence mais qui captait non seulement les grandes et petites ondes (et qui était réglé pour capter Hilversum, Florence ou Sottens, et plein d'autres citées lointaines) mais les ondes courtes et les ultra-courtes: il n'y a presque plus rien, et le nombre d'émissions diminue d'année en année. Bientôt ce sera le silence total sur ces ondes.....
tout un patrimoine culturel, tout un patrimoine de rêve, un siècle de vies (ça a duré prés d'un siècle de l'histoire de la terre, et, comme tout, ça a pris fin, apparemment) c'est plus dramatique que le dynamitage des bouddhas de Bamiyan ! Et les enfants de maintenant ne sauront pas ce que c'est que ce bruit - parfois si agaçant ! - mais si fascinant d'un poste onde courtes mal réglé !!!

10/07/2022

par exemple la Creuse

Autrefois on aurait pu aller voir la Creuse (la rivière), et visiter

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à l’époque il y avait partout des hôtels (abordables, pour français-moyens), des restaurants et des cafés, ouverts, des trains (et déjà tous ces paysages on pouvait les admirer depuis sa fenêtre de compartiment - qu’on avait le droit de baisser pour sentir le vent) des lignes de cars, jusqu’au moindre village, les français, la France, elle était à eux, et même le monde, « le monde est à nous » pouvaient dire les enfants*

 

 

 

* « Je me sens bien dans les rues, les chemins. Peut-être que cela vient de l’enfance, dans ces maisons où il n’y avait pas de séparation entre le dedans et le dehors. On entrait, on sortait comme on voulait. On entrait à nouveau sans prévenir personne, sans protocole d’accord, d’accueil ou de départ. Nous, les enfants, on était tout le temps dehors. On changeait souvent de maison, ce qui fait qu’on n’en habitait aucune. Le monde était à nous. » (Caroline ??? nom de famille inconnu, écrivain)

à l'époque les rues des villes et villages étaient pleines d'enfants qui y jouaient, librement, (même au pieds des buildings de New-York des petites filles sautaient à la corde), et quatre fois pas jour on les voyaient courir au-milieu des feuilles morte pour aller à l'école ou en sortir. Maintenant plus rien ! Et c'est pas normal, pas normal du tout, très malsain, très mauvais signe de notre époque

08/07/2022

routes droites

J’aime les routes toute droites, elles ont beaucoup plus de caractère et de charme et sont plus agréables que les routes tortueuses. (sans parler de ces affreuses grosses routes modernes et les autoroutes, avec leurs 4 voies et leurs hideuses glissières de sécurité, qui sont toutes constamment en courbes insipides, et qui sont si fatigantes, mortes, et coupées de tout ! beurk !)