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31/05/2020

une époque où la communication entre les êtres on trouvait ça normal

5/12/2005 : On voit bien que Mme P***** la "chargée de mission" de mon bureau, est d’une génération plus vieille que le commun des femmes d’aujourd’hui (et d’abord parce qu’elle porte encore des vêtements de couleur !).
Elle met ses mains sur ses hanches, comme faisaient les femmes quand elles portaient des robes . Elle s’adonne parfois à des sous-entendus égrillards, qu’aucune des dragons de sexophobie actuelles ne feraient jamais, ni ne tolérerait seulement en leur présence !
chape de béton du puritanisme s'est abattu sur nos pays.

Quand à cette carrément vieille femme, Mme Delfanti (1) elle est encore d’une génération avant et elle disait en mai 2005 à 80 ans : « oh ! tu préférerais une belle pépé. » et  « Qu’est-ce que tu fais le Dimanche ? Tu ne vas pas me dire que quand tu as une femme à côté de toi tu ne cherches pas à toucher, » etc. Eh oui, elle a grandi à une époque où la communication entre les êtres on trouvait ça normal ; maintenant on trouve ça criminel !

 

  (1) elle est morte maintenant, c'est donc aussi une façon de mémorial  sur cet Ipernity de merde j'avais intitulée cette photo "Pâtes, Amour  et    mandoline"Aurore Delfanti1989 pâtes amour et mandoline.jpg

Elle tenait une épicerie italienne à côté  de chez moi, avec son mari, qui était napolitain et se prénommait Achille. je me souviendrai toujours d'elle qui m'appelait "mon petit voisin !" qui avait un mignon chien blanc, et m'a montré une fois la mandoline de sa mère ...

La dernière fois que je l'ai vue c'était en 2005 je distribuait des tracts appelant au NON au referendum du 29 mai ! Elle m'a invitée à manger chez elle, c'est là que j'ai vu la mandoline aux cordes cassées, et le poème manuscrit de sa mère qu'elle avait épinglé sur le mur, Je ne l'ai plus jamais revue,  elle  a du mourir peu de temps après, sa maison a été vendue, son épicerie aussi. Il n'y a plus aucune trace d'elle .....

c'est aussi un hommage à Brigitte Bardot, la courageuse au grand coeur, qui m'a une fois répondu quand je lui ai envoyé ma traduction en Espéranto d'Elian Finbert, qui elle aussi est d'une génération dont les valeurs et la liberté ont disparues.

14/05/2020

rencontre

« Nos âmes peuvent se former, dans le sein même du temps, des sanctuaires … où elles se sentent créées par ce qu’elles aiment. »

(Paul Valery)

30/04/2020

merle dans la nuit audition la plus belle mais aussi la plus émouvante qui soit, - et tout un symbole métaphysique - Pascal ! Simone de Beauvoir ? ou Jean Rostand ?

Pensez un peu au chant des merles (males). Surtout le matin à 5 heure du matin voire encore avant ça dépend de la saison, en tous cas encore en pleine nuit avant que le soleil se lève, imaginez ! en février à 7 heures du matin dans le froid et le noir,tout le monde dort, eux ils sont là ils chantent, et y mettent tout leur coeur, toute leur créativité, je répète leur CREATIVITE, et voilà un problème éthologique et métaphysique de première grandeur.
Et d'abord quel symbole ! plus grand que toute la civilisation humaine, car la créativité des chants de merles

 (ils ne sont pas du tout stéréotypés, mais sont de vraies créations artistiques, aux phrases toutes différentes et toujours renouvelées, et visiblement objet de recherche volontaire.

(pensez : que de beautés perdues ! pensez à tous les chants de merles par le monde que les gens n'écoutent pas !)


Quel symbole poignant ces êtres qui se décarcassent durant des heures à chanter et à inventer de nouveaux motifs, dans le froid et le noir, petit être de 100g dans l'infini de la terre et du "silence éternel de ces espaces infinis" l'absurde "aventure falôte du protoplasma" (Jean Rostand http://palimpsestes.fr/metaphysique/livreI/rostand3.html ) !
Y pensez-vous quand vus l'entendez ?
Non vous ne l'entendez pas justement !
Personne ne les entend à cette heure. Sauf les autres merles. Symbole paradigmatique de la solitude dérisoire de l'être, même avec son ambigüe "liberté" sartrienne, dans la nuit noire de son destin de condamné à mort et à l'oubli éternel, et dans un univers indifférent...
Pauvre merle ! il chante, il y met tout son cœur, il croît que c’est très important, peut-être même qu’il est tout content, il ne sait pas que ça n’a aucune importance, que ça n’aura même pas eu lieu, tout son chant, sa création, son inventivité, son énergie mise à chanter comme ça tous les soirs (et matins) ; Le pauvre, il croit qu’il est venu au monde, il ne sait pas qu’il n’est jamais venu au monde, qu’il ne sera jamais venu au monde, ni lui ni le monde.
(les humains non plus d'ailleurs)

14/01/2020

toute une époque, toute une conscience de la vérité (vérité ?) - Deux époques ! maintenant j'en ai rajouté une autre.

la vie de l'esprit et de notre société par des chansons "cultes" qui sont chacune tout un symbole :
totalement
"il n'y a plus d'après" de Juliette Greco (elle vit encore, enfin pour le moment ...)

Il paraît que la chanson n'est que de 1960. Mais c'est le symbole philosophique des années 50, toute une modernité, du désespoir existentialiste, Nouveau Roman, Ionesco, Camus, Samuel Beckett.
ça peut paraître amèrement intelligent et "moderne" cette lucidité désespérée, mais, à part au cimetière (forcément ! par définition) ou au suicide (pour ceux qui ont un peu plus de courage), ça mène à quoi ?
A part chez ceux qui ont remisé l'intelligence et la lucidité - trop pénible, vite une pilule tranquillisante ! - intellectuellement après le cul-de-sac on fait quoi ? Cette lucidité qui a donné et dont il ne reste plus aujourd'hui que le dogme de l' "ici et maintenant" et le "bouddhisme" des euthanasieurs et du psychologiquement correct à la mode.

(cu fut l'époque où j'étais enfant, et lucide)
(Mais, je regrette, j’ai horreur du bouddhisme. Je lui préfère largement la philosophie de l’Absurde, qui elle, est révoltée, et ne porte pas la mort, sa "sérénité" et son vide éternel et définitif, au pinacle !)

Maintenant 1981
Donc, une autre chanson qui est tout le résumé d'une époque, c'est "Il est libre Max"

C'est l'époque libre et "hippie" des années 70, celle de Gébé, Julien Clerc et Polnareff.

Quelques remarques :

1° la peur de la mort a disparue, et la conscience de la vanité totale de tout. Trop pénible d'être lucide ! alors on refoule, et on jouit (ce qui fait que ces jeunes qui se croyaient  "révolutionnaires" vont paver la voie aux bourgeois "Libéral-libertaires" actuels"! ) c'est comme ça aussi qu'est née ce que j'appelle "la Secte des Adorateurs de la Mort", sur laquelle j'ai fait un billet.

c'est un bel idéal mais ...  hélas, les "djeunss" qui rêvaient cette époque, n'ont pas pu rester comme ça. Ceux qui le sont restés sont devenus des vieux solitaires, rassis voire désséchés, parfois aigris, ou marginaux, ou morts. Les autres ? ben les autres comme les 68-ards, une fois qu'ils ont fini leurs études, ils se sont "rangés", ils sont devenus des bourgeois "bobos" riches et bien installés comme dans le film "un coeur en hiver", ils font semblant de croire toujours aux mêmes valeurs - verbalement, mais en réalité ils sont profondément imprégnés de l'inverse ! - ça leur permet de se poser en donneurs de leçons et de mépriser le peuple ! (comme ceux décrits dans le fameux livre de Bégaudeau par exemple).

3° c'était aussi une époque où on était libre, et où ne régnaient pas encore ni les hygiénistes totalitaires, ni les féministes hystériques de maintenant.

(ce fut l'époque où j'étais jeune, et où je travaillais)

 

24/12/2019

Tout disparaît ! et la religion, et la culture populaire et Ipernity (et nos libertés)

Dans les années 50 et 60 il était "basique" (il paraît que ça ne se fait plus .... que devient la France ? que devient l'enseignement ?) d'apprendre aŭ enfants durant le temps de l'école primaire une répertoire de chansons françaises traditionnelles, et bien sûr en décembre à chaque fois une chant de Noël (seules les maniaques d'un "laïcisme" synonime de Cenzur !!!!! s'en abstenaient, ), par exemple celui-ci en 62-63 pour les "grands" de CM2.
Ekzistis en Francio elsendoj por la lernejoj, per de kiuj oni helpis instrui la repertuaron de pezioj kaj kantoj, kaj tiuj kantoj estis fundamente la fancaj konzonoj tradiciaj. Do kiam proksimiĝi Kristnasko, tradiciajn kristnaskkantoj, ekzemple tiu-ĉi.
antaŭ 10 jaroj.

Tous les bourgeois de Châtre.jpg


Anne H
J'ai des souvenirs de CP et CE1 (1970-71 et 71-72). Il y avait des livrets avec paroles et musique. Des poèmes aussi. Ça évitait à la maîtresse de nous apprendre à chanter (ce n'était pas son truc). Il n'y avait pas que des noëls... Moi, j'aimais bien.
antaŭ 10 jaroj.
 

Roland Platteau
Roland
Kien iris tiun bazan instruadon al la francaj etuloj de la tradiciaj kantoj de sia lando ? tiu forfalo, en nuna kunteksto estas granda perdo, ŝajnas ke instruistoj ne konscias, aŭ cu ili estas mem celaj detruantoj ?
Diras en Libera Folio germano:
"Mia filo konstruis domon kaj ĉe fino por ĉiuj helpantoj ni aranĝis en ĝardeno grandan grilan fajron.Post gustumado, iom trinkado, mi prenis gitaron kaj komencis instigi kanti popolajn kantojn,kiuj mi kiel polo lernis en la ĥoro.Bedaŭrinde nek unu kanton ili povis kunkanti.Nek "Rozo en herbejo" de Goethe.( en lernejo tiutempe oni lernis Kalinka kaj eble Volga Volga... Ili estis deprimiitaj kiam mi diris "kiaj germanoj vi estas.."
Bedaŭrinde tio okazas hodiaŭ ĉie en la mondo. La lingva imperiismo ne nur detruas aliajn lingvojn, !!!

04/12/2019

mon père

AlbertPlatteauà73ans.jpg

Sur la photo il a 73 ans, lors d'une "sortie" de la chorale de la paroisse.

La rue de Mouscron, et le café-épicerie où il est né : le "Café du Tribunal" http://www.mouscron.be/francais/presse/decem03/pljustice....

des photos, ici: http://miiraslimake.over-blog.com/article-579476.html

et ici : http://www.ipernity.com/doc/r.platteau/7383300

http://www.ipernity.com/doc/r.-platteau/33000593

http://www.ipernity.com/doc/r.platteau/30597405

pour un fichier pdf d'une de ses compositions musicales: http://www.ipernity.com/doc/r.platteau/album/40507

signe astrologique: capricorne
ses vestes sentaient le tabac froid, odeur âpre et agréable.
Il a passé énormément de temps à se ronger les ongles (il n'avait quasiment plus d'ongles à ses doigts tellement il se les rongeait des heures durant), en lisant des romans (surtout des romans d'espionnage, bien durs et macabres) assis auprès du feu continu.....

avant, quand il était jeune il avait lu des centaines de romans d'aventure, que par la suite, en bon catholique conservateur et imbu de ses responsabilités, il ne voulait pas que je risque de les lire, alors il les a tous brûlés, il y en avait un coffre tout plein, le coffre est resté dans la cour et on y a planté des plantes.

quand il ne faisait pas des mots croisés, ou des harmonisations de chants pour l'église, il avait aussi acheté le cours de composition de Vincent D'indy, et j'ai retrouvé une fugue en ut mineur qu'il avait composé.

il était très distrait, combien de fois n'a-t-il pas perdu ses clefs de maison !

Quand (Lors de leurs cruelles disputes) il se mettait en colère il bégayait, ma mère avait l'habitude de le traiter d' "ahuri d'pomm' cuite ! " (lui l'appelait "ma panthère") je l'ai vu une fois pleurer et ça m'a beaucoup bouleversé, lui qui ne pleurait jamais (bien sûr, plus tard, à l'hospice il pleurait beaucoup - c'était même le seul, le seul des gens qui étaient là-dedans qui ne donnait pas l'impression qu'on lui ai fait l'ablation du coeur et du cerveau ! - ),  dormait beaucoup l'après-midi, (bien sûr ! en tant que sacristain les dimanches étaient son jour de travail le plus long, mais en semaine après avoir préparé la messe de 6 heure du matin il n'avait souvent plus rien à faire) et parfois riait aux éclats "à gorge déployée", tellement fort qu'il en devenait tout rouge, et que ça me faisait peur qu'il ne meure d'apoplexie.

il a commencé par être clerc chez un notaire de Mouscron, et il a toute sa vie gardé une écriture soignée de clerc de notaire, même à l'hospice il ne savait plus écrire un seul mot ayant du sens (et s'en rendait compte et en pleurait), mais ses lettres avaient toujours leur forme soignée "de clerc de notaire" de toujours.

Puis s'en entiché du Congo Belge, s'est abonné à une revue coloniale et voulait y aller comme colon - s'il l'avait fait je ne serais pas né ! - puis il s'est entiché pour l'agriculture, et a tanné ses parents jusqu'à ce qu'ils acceptent de venir en France reprendre une ferme à Millonfosse. C'est à Saint-Amand-les-Eaux, près de Millonfosse qu'il appris l'orgue. Ce qui lui a permis plus tard, alors qu'il ne savait pas comment faire vivre sa femme et son enfant, de devenir Sacristain-chantre-organiste dans une église. En complément on était correspondants des Galeries Lafayette pour la vente sur catalogue, plus une pension pour ses trois doigts coupés, plus le loyer de la maison de maman, plus les chapelles mortuaires qu'il montait chez les gens pour l'entrepreneur de pompes funèbres de la paroisse, plus quelques chapardages divers, ça faisait qu'on pouvait vivre, mais on avait si peu de revenus à déclarer, qu'un jour un inspecteur des impôts est venu lui demander comment on pouvait vivre avec si peu.

il avait des yeux gris-bleu, très beaux.

Il avait un sourire bien à lui, que plus tard j'ai retrouvé chez ..... mon chien colley Eliott !

 

vidéo hyper-censurée !!!!

https://ru-clip.net/video/DCJizhCoKsM/d-eacute-cembre-tous-en-gr-egrave-ve-illimit-eacute-e-cheminots-ratp-profs-eacute-tudiants-ils-sont-pr-ecirc-ts-au-combat.html

 

15/10/2019

avec de telles chansons, ce "taquin" de Béranger fâchait très fort la cour et l'eglise, ils l'ont mis en prison.

eh oui à toute époque ça a été dangereux de déplaire aux lobbies puissants....

LA VERTU DE LISETTE

Air : Je loge au quatrième étage (Air noté )

Quoi ! de la vertu de Lisette
Vous plaisantez, dames de cour !
Eh bien ! d’accord : elle est grisette ;
C’est de la noblesse en amour. (bis.)
Le barreau, l’église et les armes,
De ses yeux noirs font très-grand cas.

Lise ne dit rien de vos charmes ;
De sa vertu ne parlons pas.

bis.

 

D’avoir fait de riches conquêtes
L’osez-vous bien railler encor,
Quand le peuple hébreu dans ses fêtes
Vous voit adorer son veau d’or ?
L’empire a, pour plus d’un service,
Long-temps soudoyé vos appas.
Lise est mal avec la police ;
De sa vertu ne parlons pas.

Point de cendre si bien éteinte
Qu’elle n’y retrouve du feu ;
Un marquis dont la vie est sainte
Veut à la cour la mettre en jeu.

Par elle illustrant son mérite,
Sur les ducs il aura le pas.
Lisette sera favorite ;
De sa vertu ne parlons pas.

Çà, mesdames les dénigrantes,
Si cet honneur vient la trouver,
Vous vous direz de ses parentes,
Vous ferez cercle à son lever.
Mais dût son triomphe et ses suites
De joie enfler tous les rabats,
Se confessât-elle aux jésuites,
De sa vertu ne parlons pas.

Croyez-moi, beautés monarchiques,
Le mot vertu, dans vos caquets,
Ressemble aux grands noms historiques
Que devant vous crie un laquais.
Les échasses de l’étiquette
Guindent bien haut des cœurs bien bas :
De la cour Dieu garde Lisette !
De sa vertu ne parlons pas.


Air noté dans Musique des chansons de Béranger :

LA VERTU DE LISETTE.

Air : Je loge au quatrième étage.
No 210.

relative c'' {
  time 6/8
  key c major
  tempo "Allegro."
  autoBeamOff
  set Score.tempoHideNote = ##t
    tempo 4 = 120
  set Staff.midiInstrument = #"piccolo"
partial 4. g8 g g
  e'4 c8 appoggiatura d16 c8[ (b)] c
  d4 d8 g, g g
e'4 c8 appoggiatura d16 c8[ (b)] c
  d4. d8 d d
  e4 d8 d4 c8
c4 b8 d d d
  e4 d8 d4 c8
  appoggiatura c16 b4 b8 a[ (b)] c
  g4 g8 appoggiatura { a16[ b]} b4 a8
g4. r4 g8
  b b c d e d
  c4 c8 c d c
b4 b8 c4 e8
  d4. g,8 fis g
  e'4 c8 appoggiatura d16 c8[ (b)] c
d4 d8 g, fis g
  e'4 c8 appoggiatura d16 c8[ (b)] c
  d4. d8 d d
f4 f8 e4 e8 
  d d d a[ (f')] d
  c4 c8 appoggiatura { b16[ c]} e4 d8
  c4. bar "||"
}

addlyrics {
Quoi de la ver -- tu de Li -- set -- te
Vous plai -- san -- tez da -- mes de cour
Eh bien d’ac -- cord elle est gri -- set -- te
C’est de la no -- blesse en a -- mour
C’est de la no -- blesse en a -- mour
Le bar -- reau l’é -- glise et les ar -- mes
De ces yeux noirs font très grand cas
Li -- se ne dit rien de vos char -- mes
De sa ver -- tu ne par -- lons pas
Li -- se ne dit rien de vos char -- mes
De sa ver -- tu ne par -- lons pas.
}
 
 
 

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01/09/2019

moi

quelques questions  :  quelle sentiments avez-vous envers


les femmes ? - beaucoup de méfiance

les policiers ? - le mépris et le dégoût

les bourgeois ? - un peu d’aversion

les musulmans ? - aucune opinion générale ! Il y en a de toutes sortes.

Les banquiers ? - ce sont les ennemis, c’est clair.

Les publicitaires ? - beurk !

Les journalistes ? - ce sont des "putes", et les agents de désinformation et de manipulation du régime comme autrefois en URSS

Quelle valeur mettez-vous le plus haut ? - la tendresse

Les choses que vous aimez ? - les caresses, la poésie, la philosophie, l’espéranto, l’histoire, les chats, les roses, les galaxies, les sciences, le rire, l’amitié

qu’aimez-vous entendre ? - au hasard : un plénum de cloches, le chant d'une grive musicienne, la musique de Couperin, ou Geeta Chisti, France Gall, etc, etc

Comment vous définissez-vous politiquement ? - lutte des classes !
république, services publics, Bernard Friot, Asselineau bien entendu ! Et puis aussi le Pardem, et Etienne Chouard; humanisme et résistance.

Croyez-vous en Dieu ? - si on ne peut répondre que par OUI ou NON, je dirais NON. Mais en fait c’est plus compliqué. Je ne sais pas. Je suis très intéressé par Rupert Sheldrake, les EMI, les témoignages de réincarnation, les apparitions de Zeitoun, etc, et comme Jean Rostand je suis stupéfait et ne comprend pas.

Vous intéressez-vous à votre monde intérieur ? Pas du tout ! Le « monde intérieur » est de toutes façons toujours beaucoup moins intéressant que le monde extérieur. Lui, oui, est intéressant.

Etes-vous pour ou contre l’avortement ? - Contre. Je suis athée, donc je suis contre la mort. Je suis contre la mort donc je suis contre l’avortement. CQFD

Que pensez-vous du bouddhisme ? - J’ai horreur de ça ! Une façon de s’euthanasier déjà de son vivant. L’amour du Néant ! Sinistre, beaucoup plus que le Théatre de l’Absurde, les philosophes de l’Absurde eux ils refusent la mort de toutes leurs forces.

Votre plus grand espoir ? - non; aucun espoir.

 

Les scènes de films que j'ai le plus aimées et qui me hantent le plus (et qui me donnent les larmes aux yeux) :
    *
la scène finale de "Manhattan" , de Woody Allen
 https://www.youtube.com/watch?v=ylZgG5kC6cI

    * la scène finale de "L"invitée de l'hiver", de Alan Rickman (bizarrement aucun descriptif de ce film ni critique n'en parle ! tout le monde se focalise sur le couple mère-fille, et rien sur ces enfants !!! (ni les chatons ... ) pourtant c'est selon moi la partie la plus tragique la plus profonde et la plus importante du film)

    * la scène finale de "Les joueurs d'échecs" ("Chatrandj ke Khilari") de Satyajit Ray. http://www.youtube.com/watch?v=8lvnl_W59IE

* ET puis le dernier paragraphe du roman de Haruki Murakami: "La course au mouton sauvage"

Autres films :
* "La Strada"
* "Central do Brasil"
* "Mon oncle" (de Jacques Tati)

 

Mes tableaux préférés:
    * "Le chant du rossignol à minuit et la pluie matinale" de Joan Miró
    * "Toutes les lumières" tableau de Paul Delvaux, peint en 1962

     *  "la voix du sang" de Magritte
    * (ce n'est pas un tableau au sens strict, c'est une tapisserie) : "Avant l'aube" de Manessier - 1967.

 

Mon sculpteur préféré:
    *  Georges JEANCLOS
    *  Sabine Cherki aussi, mais il n'est plus possible de voir ses oeuvres sur internet, le féminisme est passé par là, de nos jours il n'est plus permis à aucun artiste, même si elle est elle-même une femme, de représenter une femme nue !
    

interprêtes préférés:

    * Rosalyn Tureck


Les espèces d'oiseaux pour lesquels j'ai une attirance particulère:
    * le rougequeue noir (Phoenicurus ochruros)
    * et, bien sûr, les grues
    * Le merle, le plus beau, et le plus créatif, sans doute de la terre entière.
    * l'alouette, bien sûr
    * celui de la fauvette à tête noire!
    * le gazouilli des hirondelles (hirondelles de cheminée) entendu depuis chez soi perchées sur les fils électriques  pour les rares qui ont encore cette chance (y en a-t-il encore seulement? ou est-ce totalement disparu? alors que pourtant ça devrait être le B A ba dans toutes les villes !!!  seuls les sales cons fascistes intolérants et ennemis de la vie qui grouillent dans la France profonde se réjouissent de leur disparition)
    * le chant des martinets:mais attention à condition que ce soit dans le ciel au-dessus de villes de France ! et que ce soient de vraies villes, de vraies villes avec des églises (ouvertes) des hôtels (au choix pour toutes les bourses), des rues (sans caméras de vidéo-surveillance), des magasins, des cafés, des bancs, des vraies villes quoi ! dans un vrai pays,  qu'on peut sillonner toute la  journée d'une ville à l'autre sans problème par de vrais trains, dont on peut ouvrir les fenêtres, des trains qu'on prend dans des gares qui sont de vraies gares: commodes, conviviales  et à visage humain, tenus par une SNCF qui ne se foutrait pas du monde et ne serait pas stalinienne.
Bref rien que des choses qui n'existent plus

Mes races de chiens préférés:
    * Les colleys !!! sans hésitation. Je ne peux pas un voir un sans me sentir fondre et m'écrier "oh ! un beau gros toutou tout velu !"

les poètes français que j'aime le plus :
    * Apollinaire
    * Prévert
    * Francis Jammes
    * Norge
    * Saint-John Perse
    * Verlaine
    * Jules Laforgue
    * Jean Tardieu

et plein d'autres

les poètes étrangers:
 *
Xu Zhimo
 *Tagore
 *Trakl
 *Yeats
 *Juan Ramon Jimenez
 *J Ringelnatz
 *et Morgenstern

en Espéranto: Marjorie Boulton  et Angel Arquillos

 

les dramaturges :

* Jean Giraudoux

* Henry de Montherlant

 

les romans : (voir in "livres recommandés")

*Sed nur fragmento (Trevor Steele)

*La course au mouton sauvage (Haruki Murakami)
*La femme des sables (Kobo Abe)
*En gagnant mon pain (Maxim Gorki)
*Le Château (Franz Kafka)
*Le facteur humain (Graham Greene)

*les Chroniques martiennes (Ray Bradbury)

 

les autobiographies:
*en n°1 ! : "Le bonheur d'être suisse" (Jean Ziegler)
ensuite:
*"Les mémoires d'outre-tombe" (Chateaubriand)
*"Mémoires d'un enfant" (Jean Dutour)


 Les peintres:
    * Le Lorrain
    * Daumier le plus extraordinaire original et intense peintre du XIXè siècle !
    * Miro
    * Giorgione
    * Delvaux
    * Magritte
    * Jesus de Perceval https://www.bing.com/images/search?q=j%C3%A9sus+de+percev...
    * Feng Zi Kai
   
et plein d'autres

 

Journalistes:

    * Michel Collon

    * Thierry Meyssan

    * Marie-Monique Robin

    * Frédéric Lordon


voix d'acteurs:
    * Fabrice Lucchini

    * Michel Bouquet
    * Claude Rich
    * Suzanne Flon
    * Claude Piéplu
   
Chanteurs/euses:
    * Barbara
    * France Gall
    * Alain Souchon
    * Nicoletta
    * Aznavour

    * Pierre Vassiliu

    * Eddie Constantine

Tous des "vieux" ? non, aussi:
    * Keny Arkana

    * El Matador

    * La Pafklik

    * Césaria Evora

    *Juliette
 
les femmes que je trouve le plus séduisantes :

     * Annie Lacroix-Riz (si si ! absolument ! regardez-la sur ses vidéos) 

     * Martha Argerich

     * Giulietta Massina

     * Béatrice El-bèze quand elle appelle à la grève générale

     * Lydia Bourguignon (au passage voici la plus instructive conférence de Claude   https://www.youtube.com/watch?v=LmF06t-V13U

 

) 2019 : Quels sont les personnages français contemporains vivants, que vous

considérez les plus éminents ?

euh, Bernard Friot, François Asselineau bien sûr, Etienne Chouard,

Claude Bourguignon, Jean-Pierre Petit, Dieudonné, Brigitte Bardot, et ajoutons

Giuseppe Belvedère, tant qu’il vit.

 

Quels sont les œuvres litttéraires que vous appréciez particulièrement ?

euh, « Alcools » d’Apollinaire,
« Caligula » de Camus

« La femme des sables » de Kobo Abé 

« Le Château » de Kafka

« La course au mouton sauvage » de Haruki Murakami

« Memoires d’outre-tombe » de Chateaubriand

« Candide » de Voltaire 

 

 
Parmis les personnages de l'antiquité dont nous sont parvenus les portraits statufiés, mon visage préféré:
    * Euripide


philosophes:
    * Carnéade

    * Bernard Charbonneau
    * Parménide
    * Hobbes
    * Thomas Kuhn
    * Paul Feyerabend
    * Blaise Pascal

    * Michel Terestchenko
    * Miguel de Unamuno

 

 

07/08/2019

ce qu'il y a dans un vrai vers


« Pour écrire un seul vers, il faut avoir vu beaucoup de villes, beaucoup d’hommes et de choses….
Ce n’est que lorsque les souvenirs deviennent en nous sang, regard, geste, lorsqu'ils n’ont plus de nom et ne se distinguent plus de nous, ce n’est qu’alors que parmi eux le lève le premier mot d’un vers. »
(Malte Laurids Brigge)
 
Tout à fait d'accord ! Tous les vers des poèmes dont je sens qu'il me faut les apprendre par coeur (car un poème c'est fait pour être appris par coeur, un poème qui ne mérite pas d'être appris par coeur ne mérite pas non plus d'être lu !)  on sent qu'ils sont comme ça, et ceux q'on écrit soit-même si on en écrit (c'est d'ailleurs pour ça que j'en ai écrit très peu)

08/07/2018

la nuit

Aussi bien les vers de Shelley quand il évoque : « solemn midnight’s tingling silentness » et « lone and silent hours,
            when night make a weird sound of its own stillness


que la nuit dans les jardins du Généralife http://www.youtube.com/watch?v=CYCiyNbDmRM  de Falla qui évoque la même chose, etc,
les générations à venir ne pourront plus comprendre ça, car de nos jours les nuits sont, partout, et tout le temps, trop éclairées et trop bruyantes, et on ne peut plus avoir d’expérience de choses aussi retenues et mystérieuses.

 

et plus personne (pensez ! plus personne, jamais) ne peut connaître ce qu'à connu au Bengale en 1830 le poète Louis Vivian Derozio :

http://www.poemhunter.com/poem/a-walk-by-moonlight/