08/01/2026
le jargon de nos prédateurs - typique !
Recension parue dans Bastille-République-Nations du 17/09/12
sous la plume de François Asselineau
( une de ses conférences : http://www.youtube.com/watch?v=jXjnlLRM8LY )
Lorsque les censures des pouvoirs autocratiques de l’Europe d’Ancien Régime se faisaient trop pressantes, certains essayistes contournaient le problème en publiant des pamphlets codés ou des romans à clé.
Ils les présentaient comme des lettres faussement naïves écrites par des étrangers (L'espion Turc de Cotolendi ou Les Lettres Persanes de Montesquieu, parues en 1721) ; ou bien ils les situaient dans un monde imaginaire (Les Voyages de Gulliver, de Jonathan Swift) ; ou bien encore, ils les situaient dans un futur imaginaire. Ce dernier procédé rhétorique fut par exemple utilisé, en 1771, par le Français Louis-Sébastien Mercier, dans son livre L'an deux mille quatre cent quarante. Rêve s'il en fût jamais. Dans ce tout premier roman d’anticipation dont le retentissement s’étendit à toute l’Europe, Mercier imaginait qu’il s’endormait pour se réveiller 669 ans après, en l’an 2440. Ce qu’il y découvrait avait de quoi mettre le vieux Louis XV en pétard : la monarchie était devenue constitutionnelle, Versailles était tombé en ruines, et l’impôt, désormais volontaire, ne dépassait pas les 2% des revenus. Détail ravageur puisqu’en 1771, le monarque français venait de sanctionner la Cour des Aides qui avait osé critiquer la levée de nouveaux impôts. Lesquels visaient (déjà !) à lutter contre le déficit budgétaire.
En cette fin 2012, cette belle tradition pamphlétaire vient de s’orner d’un nouveau petit bijou signé Pierre Lévy. Dans L’Insurrection, l’auteur nous emmène non pas en 2440, mais plus modestement en 2022. C'est un roman d’anticipation politique, un peu à la manière de Mercier. Mais son contenu a de quoi provoquer, chez Jacques Delors, Nicolas Sarkozy ou François Chérèque, un trouble de l’humeur à côté duquel la colère de Louis XV devant le pamphlet de Mercier ferait figure de légère irritation.
Au gré des pages de ce roman qui se lit d’une traite, s’égrènent impitoyablement toutes les idées reçues européistes, toutes les niaiseries médiatiques, toutes les imitations américanolâtres, et tout le catéchisme ultralibéral de notre époque. Le narrateur nous y décrit, dans un style d’une candeur désarmante, un univers de bisounours décervelés qui portent tous des prénoms américains (Dylan, Samantha, Cindy, Jordan, Steven…), et dont l’horizon conceptuel est strictement borné à la pensée de Bernard-Henri Lévy et de Laurence Parisot. Il y est question d’interventions militaires aux quatre coins du globe pour y protéger la liberté du commerce et la légitime rentabilité des entreprises.
Dans ce monde où la France a été dépecée et fusionnée dans une « Communauté euro-atlantique des Valeurs » (CEAV), tout ou presque a été privatisé, y compris la justice, certaines municipalités et des États entiers. Mais l’inhumanité atroce et la violence des rapports sociaux qui en découlent sont systématiquement occultées par un discours lénifiant et des antiphrases orwelliennes.
Sous la réserve qu’un taux de suicide minimum parmi les salariés de chaque entreprise permette de rassurer les actionnaires sur la recherche de la rentabilité optimale, on y chante donc la transparence, la gouvernance, la stabilité, la tolérance, la compétitivité, la biodiversité, la solidarité, la rentabilité et l'on en passe. Tous ces concepts doivent aussi être étiquetés : globaux, solidaires, harmonieux, citoyens, innovants, équitables, renouvelables, soutenables, responsables, durables, etc. Et le discours public consiste à marier toutes les combinaisons possibles entre ces substantifs et ces adjectifs politiquement corrects. On pourra ainsi, au choix, militer pour une « biodiversité équitable », une « tolérance solidaire », une « stabilité globale », une « gouvernance citoyenne », etc. En 2022, la pensée politique a ainsi disparu pour laisser la place à un jeu de « cadavres exquis » digne des surréalistes.
Page après page, le lecteur est également joyeusement noyé sous les tartufferies de notre époque, tels le « recyclage citoyen », les « expérimentations innovantes », la nécessité « d’assouplir les retraites », de « moderniser le droit de grève » ou de « faire respirer les rapports entre salariés et employeurs ». Tous ces euphémismes ayant toujours le même objectif – celui des « réformes indispensables » – que nous ne connaissons que trop bien : encore et toujours, détruire tous les acquis sociaux.
Dans la foulée, la plume de Pierre Lévy souligne implacablement les ridicules de la discrimination positive et du communautarisme, nous informe de l’invention du « crime contre la stabilité économique » justiciable d’un nouveau Tribunal de la Haye, nous explique pourquoi il a été décidé de substituer les sondages aux élections, et nous montre comment tous les opposants à cet univers sont disqualifiés par la simple apposition d’épithètes méprisantes (« intégristes de l’État de droit », « intégristes de la laïcité », « intégristes des acquis sociaux », « populistes », « archaïques », etc.). Comme le dit son narrateur dans un élan de « pédagogie », de toute façon, « il n'y a pas le choix ».
Déjà implacable, la plume de l’auteur devient carrément cruelle pour dépeindre, par quelques formules exquisément assassines, la façon éhontée dont des responsables syndicaux trahissent ceux qui leur font confiance.
Ces syndicalistes jaunes, qui approuvent en catimini toutes les mesures de régression sociale, ne se battent, pour la galerie, que sur des modalités d’application ridicules. Tel syndicat, par exemple, « exige » que les licenciements minutes soient notifiés au salarié par courriel et pas seulement par SMS… Une association féministe, quant à elle, « exige » que les licenciements touchent équitablement les hommes et les femmes. Et tout ce beau monde tombe d'accord pour que la grève « modernisée » se limite à une inscription sur le site Internet « jesuisengreve.com », étant entendu que le « gréviste » continue à travailler pour ne pas mettre en péril l’équilibre financier de l’entreprise.
Devant un tel torrent d’idées percutantes et de dénonciations qui font mouche, on regrettera peut-être certains passages un peu trop appuyés, ou des clins d’œil parfois trop explicites. La nostalgie affichée pour l’Allemagne de l’Est ne convaincra sans doute pas tous les lecteurs. Et d’autres feront peut-être la moue devant quelques jeux de mots qui frisent la plaisanterie de potache.
Mais j’avoue que je n’ai pas pu m’empêcher de rire souvent devant cet intarissable feu d’artifice de calembours, dont Pierre Lévy nous prouve une nouvelle fois qu’il en est un maître incontesté. Pour n’en citer qu’une poignée parmi des dizaines, le conseil d'un père à son rejeton né des amours éphémères d’un couple de traders : « tu seras un gnome, mon fils » ; l’agence de communication « Triple Buzz » ; le projet « d’érection des Maisons de la Tolérance » ; ou les limites de négociations atteintes lorsque la Commission de Bruxelles a « épuisé ses quotas de prêche ». Je laisse le lecteur faire la compilation de tous les autres, notamment de ceux que « la décence m’interdit de préciser davantage », comme disait le regretté Pierre Dac.
Ce monde de 2022 est aussi peuplé d’organisations dont les acronymes, plus burlesques les uns que les autres, invitent à en rechercher le sens caché, toujours drolatique et souvent plein de sel : l’AISE, la FAUST, l’EPEG, les CCTV, la FEU, l’OCU, le FÉE, le MAM, le HCSIG, etc., avec une mention spéciale pour le Fonds EELV (Ethnic Equity / Loyal View) qui rachète la Corse et le Pays basque.
Lorsque l’on referme cet ouvrage, qui se conclut de façon très enlevée par deux coups de théâtre successifs, on se dit que l’on n’a pas perdu son temps. Non seulement on a pu rire de bon cœur devant ce spectaculaire « chamboule-tout », mais l'on sent aussi que derrière cette jubilation se cache une immense colère contenue. L’arme de la dérision se révèle spécialement efficace pour démasquer cet affreux mélange de tyrannie et de bonne conscience, qui est d'ores et déjà le monde enchanté de l’Union européenne.
Armé de cet excellent pamphlet, il nous appartient de tous nous mobiliser pour hâter la nécrose de cet univers qu'il nous laisse entrevoir. Une nécrose qui a déjà largement commencé.
FRANCOIS ASSELINEAU
Un autre "OUTIL" très important pour museler la contestation du peuple c'est - devinez ! - Le Front National, le méchant de service, utile pour toutes les manips :
http://www.youtube.com/watch?v=6B_cX5Useq4
*
07/01/2026
Florent Piana - rappel
son premier documentaire :
Publié dans Films, histoire, les collabos masqués me font vomir de dégoût, libertés, Politique, Science | Lien permanent | Commentaires (0) |
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06/01/2026
telesur en Vivo
https://www.youtube.com/watch?v=O7YIiRx8ixQ
05/01/2026
ma tendance maintenant est de me méfier de tout ce qui fait consensus
(donc par exemple, méfiez-vous de la campagne anti-tabac [en fait rétrospectivement on en doute maintenant depuis les mensonges et la terreur artificielle Covid, on se dit que c'était déjà une psy-op "pour voir" jusqu'à quel niveau ils allaient réussir à mater les gens en les plongeant dans la peur et la culpabilité, ils ont vu, ils foncent !] de la campagne contre les animaux dans les cirques, bon le réchauffisme prétendument écolo, j'espère que vous êtes assez rationnels et informés pour ne pas y croire une seconde, et puis cherchez encore parmi les consensus actuels, il y en a beaucoup à remettre en question !)
(ah oui ! il parle de la mortalité toutes causes confondues, je ne résiste pas au plaisir de vous mettre le graphique de l'INSEE de la mortalité en France mois par moi depuis 1945 jusqu'à la fameuse "épidémie"

04/01/2026
Vive le Venezuela ! Vive le Président Maduro ! Vive le socialisme communal
Publié dans Lutte des classes | Lien permanent | Commentaires (0) |
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03/01/2026
les mercenaires hessois, la fortune du Landgrave et la NATURE DU CAPITALISME
La nature réelle du capitalisme, et de ses "valeurs, et de tout ce qu'il entraîne, n'est nulle part mieux révélée et mise en évidence que par une de ses premières formes historiques : la location de mercenaires ! par des seigneurs qui envoyaient leurs paysans se faire trouer la peau, avec discipline ! et s'enrichissaient de ce commerce.
C'est le VRAI REVELATEUR de la NATURE INTIME DU CAPITALISME.
Ci-dessous l'histoire des mercenaires hessois, il n'y a pas eu qu'eux, les fameux lansquenets suisses, les cavaliers croates (qui ont donné leur nom à la cravate), mais le cas du Landgrave de Hesse-Kassel est particulièrement éclairant.
Mercenaires de Hesse : les gens sont comme du pétrole
Je dois dire que la gloire des Hessois est bien méritée ! L'État de Hesse-Kassel lui-même a été formé en 1567 à la suite de la division du Landgraviate de Hesse, après la mort de son dirigeant Philippe Ier le Magnanime. Le fils aîné du landgrave, Guillaume IV, reçut la partie nord des possessions de son père avec pour capitale Kassel. Les Landgraves reçurent des possessions peu enviables - Hesse-Kassel était l'une des principautés les plus pauvres du Saint Empire romain germanique (comme la Suisse, comme la Croatie, même problème même exploitation de la vie des paysans et leur peau tout juste bonne à trouer pour le plus grand bénef de leurs seigneurs). Les dirigeants de la principauté se déchaînaient à la recherche de sources de revenus et les trouvèrent bientôt.
Image censurée par ces capitalistes informatisés
La guerre de Trente Ans a complètement ruiné l'État (le calviniste Hesse-Kassel était un allié fidèle de la Suède calviniste) et il n'y avait pas assez d'argent pour la restauration. Bien sûr, il n'était pas nécessaire de penser à une grande armée - en 1676, le landgrave Karl n'avait que 23 compagnies sous sa bannière. Par conséquent, lorsque le roi danois s'est tourné vers Charles pour lui demander de louer des mercenaires, il n'a pas réfléchi longtemps et n'a pas demandé grand-chose - 1000 3200 (sic ! Si vous devinez ce que ça peut bien vouloir dire vous êtes fort) Hessiens sont allés se battre (c’est à dire mourir, mais pour les exploiteurs capitalistes , et leurs encêtres les princes aristos, leur sujets ne sont que de la « essources humaines » bons juste à crever pour leurs gras profits!) pour les intérêts du Danemark pour le prix ridicule de XNUMX XNUMX (sic… somme censurée quoi !) thalers. .
Mais pour le Landgrave, c’était une somme énorme et une expérience formidable ! (pour lui pas pour ses esploités qui souffrent et crêvent…) L'année suivante, il loua mille soldats supplémentaires à Venise - 50 thalers par baïonnette. Sur mille, 200 personnes sont rentrées chez elles, ltous es autres ont été tués ..., mais la renommée des Hessois en tant que combattants bien entraînés et courageux s'est répandue dans toute l'Europe. Bientôt, 3400 XNUMX (sic !! …) Hessois partirent au service de Guillaume d'Orange, heureusement la Hollande n'eut aucun problème d'argent. La guerre de la Ligue d'Augsbourg et la guerre de Succession d'Espagne devinrent les « étapes du long voyage » de l'armée de la principauté.
Image censurée
Mgr Christoph Bernhard von Galen - le premier marchand de mercenaires
Quiconque affirme aujourd’hui que « le peuple est le nouveau pétrole » ne comprend pas vraiment ce que signifie utiliser le sang de ses sujets comme source de revenus. Le premier à réussir dans cette affaire fut l'évêque de Munster, Christoph Bernhard von Galen, qui engagea ses soldats en 1665. Les landgraves de Hesse-Kassel n’étaient donc pas les premiers, mais au fil du temps, ils ont très bien compris l’enjeu ! Guillaume VIII était droit comme un trait : « Nos troupes sont notre Pérou. Si nous ne les avions pas, nous serions simplement des mendiants !
I mage censurée !Charles de Hesse est un honnête gentleman, il a donné ses fils comme mercenaires...
Il faut cependant rendre justice à ces messieurs : ils ont été honnêtes dans leurs affaires. Après tout, leurs fils eux-mêmes servaient comme officiers dans des régiments loués. Cinq fils du landgrave Karl ont servi dans les unités de mercenaires, deux d'entre eux sont morts. Les Landgraves calvinistes obstinés ont catégoriquement refusé les offres les plus lucratives des souverains catholiques - pas un seul Hessois n'est mort pour les intérêts de la France, dont les rois ont fait de grands efforts pour embaucher ces excellents soldats (les Suisses calvinistes n'ont pas été si prudents dans le choix d'un employeur et ont servi les « rois les plus chrétiens » non par peur, mais par conscience).
"Vieille huile" des Landgraves de Hesse en service
S'il y avait des chevrons sur les uniformes des soldats du XVIIIe siècle, alors les Hessois, bien avant « l'orchestre », auraient pu écrire dessus : « La mort est notre affaire, et les affaires vont bien ». Pendant la guerre de Succession d'Autriche, le landgrave Guillaume VIII a loué ses troupes aux deux côtés du conflit : les Britanniques et l'empereur romain germanique Charles VII. Et des deux côtés, les sujets de William se sont battus avec habileté et courage, faisant preuve d’un bon entraînement et d’une grande endurance sous le feu. Les revenus des Landgraves ont également augmenté : pour l'embauche de 17 1 soldats cette fois, le Landgrave a reçu 254 million XNUMX XNUMX(sic!) livres sterling - la formidable renommée des Hessois était une bonne publicité commerciale qui faisait monter le prix d'un produit populaire en Europe.
image censurée par ces capitalistes totalitaires
"Collegium Carolinum" - la forge du personnel de l'armée de Hesse
Aucun homme d’affaires intelligent ne réussira sans investir dans les affaires. Les landgraves de Hesse-Kassel possédaient un talent entrepreneurial prononcé. Ils ont transformé la principauté pastorale allemande en un mélange de casernes avec une école militaire et une entreprise complexe militaro-industrielle. L'agriculture n'a pas non plus été négligée: en 1760, la population de la principauté cultivait la pomme de terre et l'élevage ovin se développait. Les paysans aussi sont « élevés » : de 1702 à 1750, la population rurale double. Il s’agissait d’une politique délibérée : le paysan est un meilleur soldat que le citadin. Les bénéfices ont été consacrés au développement de l'entreprise - à la construction d'usines où ils produisaient оружие et des uniformes, ouvrant des routes par lesquelles les mercenaires pouvaient se rendre rapidement chez l'employeur, le « Collegium Carolinum » a été ouvert à l'Université de Hesse-Kassel pour la formation des officiers. L'éducation militaire y était très bonne : les officiers (les cadres supp quoi!) hessois étaient au courant de toutes les innovations militaires, la connaissance des langues étrangères, la capacité de lire des cartes et les connaissances en ingénierie étaient encouragées.
Image victime de la censure
Des Landeskinders à qui il manquait 250 thalers...
Hesse-Kassel est rapidement devenue la plus militarisée des principautés allemandes : tous les hommes âgés de 7 ans se sont inscrits pour le futur service militaire. De 16 à 30 ans, toute personne mesurant plus de 5 pieds 6 pouces devait se présenter chaque année à un fonctionnaire spécial pour une éventuelle conscription. La durée de service était de 24 ans dans l'armée professionnelle et de 10 à 11 mois tous les trois ans dans la milice. Seuls les spécialistes hautement qualifiés dans des spécialités importantes pour le complexe militaro-industriel étaient exemptés du service militaire. Les vagabonds et les chômeurs pouvaient être mobilisés à tout moment. Au XVIIIe siècle, de 5,2 à 14,2 % de la population de la principauté était sous les armes – plus qu'en Prusse, devenue symbole du militarisme allemand ! Dans une famille hessoise sur quatre, quelqu’un a certainement servi dans l’armée. Oui, c'est vrai - si les rois prussiens essayaient de recruter des soldats dans d'autres principautés, les princes de Hesse recrutaient exclusivement leurs sujets, appelés « landeskinder » - « enfants de la terre ». Certes, il était possible de payer le service militaire pour 250 thalers.
Le service dans l’armée de Hesse n’était pas facile. Le règlement militaire de la principauté prévoyait tout un système de sanctions pour les moindres fautes disciplinaires : du spitzrutens à la pendaison, ainsi une discipline de fer était imposée dans les régiments de mercenaires. Dans le même temps, le moral élevé était soutenu par de bons salaires, des exonérations fiscales pour les familles des soldats et des officiers compétents. Et les officiers des régiments de Hesse étaient effectivement alphabétisés : ils devaient être diplômés d'une école militaire et étaient promus uniquement sur la base de leur mérite personnel.
La participation des mercenaires hessois à la guerre d’indépendance américaine est bien connue, mais l’armée russe les a également rencontrés sur le champ de bataille. En 1714, 6000 XNUMX (sic) soldats de la principauté furent loués à Charles XII, ainsi les ossements d'un certain nombre d'habitants de Hesse-Kassel « reposent » sur nos terres.
Il faut dire que les revenus de l'affermage de l'armée appartenaient personnellement aux landgraves et n'étaient pas inclus dans le budget général de la principauté. Si les princes de Hesse vivaient de l'argent du budget, ils auraient dû mendier : les revenus de la location de l'armée aux Britanniques pendant la guerre d'indépendance américaine étaient égaux aux impôts payés par les sujets des Landgraves pendant 13 ans. Cependant, ces revenus permirent à Frédéric II de réduire les impôts d'un tiers entre 1760 et 1784 : c'est ce que signifie la sollicitude paternelle : envoyer un quart des hommes à la guerre d'autrui et réduire les impôts pour le reste...
Le plus intéressant est que les troupes qui terrorisaient toute l’Europe ne pouvaient souvent pas défendre leur propre patrie. Ainsi, en juillet 1758, l'armée française de Charles de Rohan vainquit facilement 6000 24 milices locales et s'empara de la principauté. Où étaient les mercenaires hessois, célèbres dans toute l’Europe ? XNUMX XNUMX (sic) soldats hessois servaient à cette époque dans l'armée de Ferdinand de Brunswick, il ne restait donc plus personne pour défendre Hesse-Kassel, à l'exception de la milice...
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Chasseurs de Hesse - à pied et à cheval
L'armée de la principauté était composée de rangers, de hussards, de quatre bataillons de grenadiers et de trois compagnies d'artillerie. Il convient de prêter attention au nombre plutôt restreint d'infanterie de ligne - la plupart des Hessois étaient des chasseurs. Les bataillons d'élite étaient armés du Büchse, un fusil à canon court d'assez gros calibre, pratique pour combattre en forêt. Cependant, tous les chasseurs hessois de l'armée anglaise étaient considérés comme une élite - ils essayaient de les recruter parmi les forestiers, en particulier ceux qui avaient l'expérience de la capture des braconniers (...).
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Hussards de Hesse en Amérique
La dernière fois que les Hessois se sont rendus contre rémunération, c'était en 1787 : 12 24 soldats pour 1807 millions de thalers sont allés servir les Britanniques pendant cinq ans. Ils combattent contre la France, répriment le soulèvement en Irlande, combattent aux Antilles et aux Indes orientales... Puis arrive la Révolution française avec les guerres napoléoniennes qui s'ensuivent, Hesse-Kassel entre dans la Confédération du Rhin, le Landgrave s'enfuit en Angleterre. Les soldats hessois rejoignirent la Grande Armée et participèrent à la campagne de Russie. Cependant, après XNUMX (sic), Hesse-Kassel ne loua plus ses soldats. Une époque est révolue !
02/01/2026
une place de ville où ne s'arrête jamais un cirque n'est pas une place, mais un lieu sinistre mort et déshumanisé
01/01/2026
"s'il faut se battre me voilà !"
Il y a une operette d'Offenbach (qui avait été diffusé à la télé le soir du Nouvel-An en ? à la fin des années 90 ...
....quelqu'un sait-il s'il y en a une vidéo qq-part sur le Net?) "Les Brigands", qui m'avait frappé dès les années riches de l'enfance (à l'époque où il y avait en France une radio, une radio aux programmes qui faisaient vraiment une société, et qui transmettait tout, TOUT ce qui fait la culture d'une société et d'une civilisation, et tout le plaisir du monde !) et de cette époque le fameux choeur chanté à mi-voix: "J'entends un bruit de bot'-tes de bot'-tes de bot'-tes de bot'-tes
Ce sont les Cara'-biniers
Ce sont les cara'-biniers
Ce sont les bott'- es les bott'-es les bott'-es les bott'-es
Les bott-es des cara'-biniers!
des carabiniers!"
n'a cessé d'être un de mes airs favoris, un de ces airs qui, comme dirait Georges Pompidou (en parlant de vers), "me hantent"
Parmi les personnages de cette operette, il y a la fille du chef des brigands, qui vit dans la montagne avec son père, et toute la bande, une jeune fille, au généreux décolleté (dans la version télé), qui dès que vient le danger (fréquent dans une vie de brigands) s'exclame aussitôt (en chantant !
):
"Sil faut se battre, me voilà !"
Voilà, c'est tout ce que j'avais envie de dire.
Ce n'est pas si innocent que ça. Cette fille du chef des brigands est un personnage admirable, et positif (rien à voir avec la société actuelle!), son personnage, son image et aussi son exclamation,
un seul vers,
le temps d'une mesure de musique sans doute, ou deux je ne sais pas bien reconnaître les rythmes musicaux, est aussi un bout de chant qui me hante! ....)
31/12/2025
les éléphants et la mort
vidéo censurée par le totalitarisme capitaliste !! et le fascisme cookiisé !!!
LE SEUL MOYEN de voir cette vidéo est de cliquer sur le lien ci-dessous :
https://player.odycdn.com/v6/streams/f4e05077930897fa4e4d...
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30/12/2025
la réalité, la seule
la mort, le Néant est la seule réalité du « monde », de toute éternité il n’est rien existé, et n’existera plus rien, pour toute l’éternité, pas même des « vérités éternelles », qui n'existent que dans le cerveau de ceux qui pensent à elles, le temps qu'ils ne sont pas encore morts, et par conséquent n‘existent pas non plus maintenant.
Jacques Prévert (1900 - 1977) - Paroles:
Le désespoir est assis sur un banc
Dans un square sur un banc
Il y a un homme qui vous appelle quand on passe
Il a des binocles un vieux costumes gris
Il fume un petit ninas il est assis
Et il vous appelle quand on passe
Ou simplement il vous fait signe
Il ne faut pas le regarder
Il ne faut pas l'écouter
Il faut passer
Faire comme si on ne le voyait pas
Comme si on ne l'entendait pas
Il faut passer presser le pas
Si vous le regardez
Si vous l'écoutez
Il vous fait signe et rien ni personne
Ne peut vous empêcher d'aller vous asseoir près de lui
Alors il vous regarde et sourit
Et vous souffrez atrocement
Et l'homme continue de sourire
Et vous souriez du même sourire
Exactement
Plus vous souriez plus vous souffrez
Atrocement
Plus vous souffrez plus vous souriez
Irrémédiablement
Et vous restez là
Assis figé
Souriant sur le banc
Des enfants jouent tout près de vous
Des passants passent
Tranquillement
Des oiseaux s'envolent
Quittant un arbre
Pour un autre
Et vous restez là
Sur le banc
Et vous savez vous savez
Que jamais plus vous ne jouerez
Comme ces enfants
Vous savez que jamais plus vous ne passerez
Tranquillement
Comme ces passants
Que jamais plus vous ne vous envolerez
Quittant un arbre pour un autre
Comme ces oiseaux.
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