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21/01/2020

l'Autriche, grande exportatrice de .... sangsues

On connaît si mal le passé.
Il y a plein de choses à découvrir dans les livres du passé. Par exemple savez-vous quelles étaient les exportations de l'Autriche vers la France en 1832 ?

à l'époque pas question de pétrole ni d'électronique, la principale exportation de l'Empire d'Autriche c'étaient la soie brute et le blé.

mais juste après, un des postes LES PLUS IMPORTANTS d'exportation (loin, loin devant des choses comme les verreries de Venise les tissus, le tabac, le bois de construction) : les sangsues !

Absolument. Et ça représentait une valeur aussi importante que représentaient les exportations de "denrées coloniales" de la part de la France vers l'Autriche ! trois fois la somme de ce que l'Autriche exportait vers la France de fers et autres métaŭx, il y en avait pour I million 524 mille francs-or de l'époque ! Même le NOMBRE de sangsues était calculé et scrupuleusement rapporté : 50.450.250 sangsues exportées.

d'où venaient-elle exactement ? où et comment étaient-elles produites ? on ne le dit pas Mais j'aimerais bien le savoir, si quelqu'un a des documents là-dessus.

Et ça rappelle l'importance que l'usage des sangsues avait dans la médecine de l'époque et jusqu'au début du XXè siècle.

ah oui, la source c'est : Mémoires tirés des papiers d'un homme d'Etat sur les causes secrètes qui ont déterminées la politique des cabinets dans les guerres de la Révolution tome 11; à Bruxelles - 1841

14/01/2020

toute une époque, toute une conscience de la vérité (vérité ?) - Deux époques ! maintenant j'en ai rajouté une autre.

la vie de l'esprit et de notre société par des chansons "cultes" qui sont chacune tout un symbole :
totalement
"il n'y a plus d'après" de Juliette Greco (elle vit encore, enfin pour le moment ...)

Il paraît que la chanson n'est que de 1960. Mais c'est le symbole philosophique de toute une modernité, du désespoir existentialiste, Nouveau Roman, Ionesco, Camus, Samuel Beckett.
ça peut paraître amèrement intelligent et "moderne" cette lucidité désespérée, mais, à part au cimetière (forcément ! par définition) ou au suicide (pour ceux qui ont un peu plus de courage), ça mène à quoi ?
A part chez ceux qui ont remisé l'intelligence et la lucidité - trop pénible, vite une pilule tranquillisante ! - intellectuellement après le cul-de-sac on fait quoi ? Cette lucidité qui a donné et dont il ne reste plus aujourd'hui que le dogme de l' "ici et maintenant" et le "bouddhisme" des euthanasieurs et du psychologiquement correct à la mode.

(cu fut l'époque où j'étais enfant, et lucide)
(Mais, je regrette, j’ai horreur du bouddhisme. Je lui préfère largement la philosophie de l’Absurde, qui elle, est révoltée, et ne porte pas la mort, sa "sérénité" et son vide éternel et définitif, au pinacle !)

Maintenant 1981 A part  (aucun sens ça ne fait pas partie du texte c'est juste un opérateur pour que leur programme accepte le changement de fonte ! )
Donc, une autre chanson qui est tout le résumé d'une époque, c'est "Il est libre Max"

C'est l'époque libre et "hippie" des années 70, celle de Gébé, Julien Clerc et Polnareff.

Quelques remarques :

1° la peur de la mort a disparue, et la conscience de la vanité totale de tout. Trop pénible d'être lucide ! alors on refoule, et on jouit (ce qui fait que ces jeunes qui se croyaient  "révolutionnaires" vont paver la voie aux bourgeois "Libéral-libertaires" actuels"! ) c'est comme ça aussi qu'est née ce que j'appelle "la Secte des Adorateurs de la Mort", sur laquelle j'ai fait un billet.

2° c'est un bel idéal mais ...  hélas, les "djeunss" qui rêvaient cette époque, n'ont pas pu rester comme ça. Ceux qui le sont restés sont devenus des vieux solitaires, rassis voire désséchés, parfois aigris, ou marginaux, ou morts. Les autres ? ben les autres comme les 68-ards, une fois qu'ils ont fini leurs études, ils se sont "rangés", ils sont devenus des bourgeois "bobos" riches et bien installés comme dans le film "un coeur en hiver", ils font semblant de croire toujours aux mêmes valeurs - verbalement, mais en réalité ils sont profondément imprégnés de l'inverse ! - ça leur permet de de poser en donneurs de leçons et de mépriser le peuple ! (comme ceux décrits dans le fameux livre de Bégaudeau par exemple).

3° c'était aussi une époque où on était libre, et où ne régnaient pas encore ni les hygiénistes totalitaires, ni les féministes hystériques de maintenant.

(ce fut l'époque où j'étais jeune, et où je travaillais)

 

09/01/2020

sur un discours, et une constatation, qu'on entendait souvent du temps des colonies, mais il faut en avoir fait l'expérience pour la comprendre

 Du temps des colonies, on entendait souvent les gens dire que les noirs, les péons, les coolies, étaient des êtres stupides. Mais ce n'est pas vrai, ils ne sont pas naturellement stupides (d'ailleurs on le voit bien maintenant !) mais c'est les conditions de vie qu'on leur faisaient qui les rendaient stupides (1)

C'était de vivre constamment dans la soumission, la peur, la terreur, l'impuissance, et savoir qu'il est impossible et vain de discuter, qu'on aura toujours tort même si on a mille fois raison et que la moindre tentative de défense ou de justification vous plongera dans des malheurs encore pires, l'attente, les chicaneries, la mauvaise foi, les agressions, les insultes, les humiliations, les critiques et la déméprisation injustifiée et constante, qu'on fasse gris qu'on fasse vert, de fermer sa gueule, contracté dans l'angoisse perpétuelle, et l'impossibilité qu'il existât une attitude quelle qu'elle soit qui puisse vous sauver, de devoir toujours rester coi et en alerte de ce qui peut arriver, l'absence de tout droit pour vous,  de n'avoir à attendre que l' "heure de la sortie" le moment où on pourra se détendre et se défiler, jusqu'à la prochaine alerte. Essayez  par exemple en travaillant en qualité d'homme (personne de sexe masculin) dans certains bureaux de bonnes-femmes avec un femme comme chef, et un clan de "copines", ou bien, mais ça  ça n'existe plus de nos jours je pense, comme "jeune", apprenti, garçon de bureau, laveur de vaisselle, dans un milieu de "vieux", de vivre des jours, des semaines, des mois dans ces conditions, vous verrez que vous deviendrez passifs, poussifs et stupides petit à petit. Effet garanti !

et totalement irresponsables, en effet vous savez que les domestiques aux Indes, aux colonies, etc, les coolies, les petits nègres, les domestiques partout où ils sont traités comme des chiens, obéissent à ce qu'on leur demande, bêtement (apparemment !) y compris quand ils savent que ça n'a aucun sens, même quand ils savent que c'est la chose à ne pas faire, et après quand leur maître s'en est aperçu il est encore plus furieux et persuadé qu'ils sont stupides ou qu'ils se foutent de lui, mais non, c'est toujours la même chose, ils obéissent, même quand ils savent que c'est absurde, inutile, contre-productif, de toutes façons ils savent qu'ils n'ont pas le droit à la parole, qu'ils doivent la fermer, qu'ils ne peuvent pas se permettre d'argumenter envers leur maître, la race supérieure, eux les sous-hommes, ils savent que si ils ouvrent la bouche ça sera pris comme un crime de lèse majesté, alors ils font ce qu'on leur dit de faire, même quand ça ne sert à rien, même quand ils savent que c'est absurde et que ça va créer des problèmes, même quand ils connaissent une meilleurs solution, ils se gardent bien de la dire ! ou seulement après. Et bien dans le genre de bureau dont je parle plus haut, par exemple, c'est comme ça qu'on devient.
D'ailleurs on ne sent plus aucune solidarité avec le boulot, on apprend à s'en foutre, à se dire "qu'ils (elles, en général !) se démerdent", on ne veut pas d'une méthode qui arrangerait le boulot, ça va aller encore plus à vau l'eau, et alors ? qu'ils crèvent ! La solution, les arguments, que de toutes façons on n'a pas intérêt à avancer, à l'ouvrir, ils s'en passeront, on apprend à s'en foutre éperdument du bon avancement du boulot.

(1) cf les expérimentations rapportées par Howard Bloom dans Le Principe de Lucifer sur deux groupes de rats, les uns qui peuvent agir sur leurs conditions de vie, les autres réduits à la souffrance impuissante "Il se blottit dans un coin, et ne bouge plus lorsque arrive la décharge. Si vous ouvrez la porte de la cage il n'essaye même pas de s'échapper"  et "Leur perception se ferme, leurs pensées s'obscurcissent et ils  ont plus de mal à trouver de nouvelles solutions à leurs problèmes. ... D'autres observations indiquent qu'il ne semble plus se concentrer sur ce qui l'entoure." 

Voilà un fait psycho-sociologique fondamental et très important, que les sociologues, et les anti-racistes, et les historiens, (peut-être certains romanciers par contre ?) autant que je sache, ont tous jusqu'à présent laissé de côté sans en prendre conscience, et pour cause ! aucun ne vivait ni n'avait vécu, même un moment, dans cette situation ! 

 

c'est ce que par contre j'ai découvert durant ma dernière année de travail (2010-2011). Ce qu'il y a de bien c'est que ça m'aura fait découvrir cette vérité, que les sociologues, et les anti-racistes, et les psychologues, et les historiens, (peut-être certains romanciers par contre ?) autant que je sache, ont tous jusqu'à présent passé à côté sans en prendre conscience, et pour cause ! http://fdata.over-blog.com/pics/smiles/icon_lol.gif aucun ne vivait sa vie même un moment dans cette situation !

d'une manière générale, relativement à la psychologie féminine :
j'ai bien vu au long de plusieurs décennies dans les bureaux, et me suis aperçu, que contrairement aux idées reçues, ce sont les femmes , et non les hommes, qui ont tendance à voir la vie, et les relations sociales, constamment et en toutes choses, comme un ring de boxe !
Si !
mon expérience de travail dans des bureaux avec des hommes, des femmes, et la différence quand le chef de bureau est un homme (là en général l'ambiance est bonne, décontractée, constructive, tolérante) ou une femme (l'horreur !), m'a montré que (du moins dans les milieux de fonctionnaires, parmi les cadres sup du secteur privé aux dents longues qui rayent le parquet c'est peur-être différent ! et dans les groupes de loubards sans doute aussi !) les hommes sont simples, sans sous-entendus, sans psychodrame, l'esprit en général ouvert, (et à niveau socio-culturel égal toujours s'intéressant à plus de choses que les femmes,  et moins portés à se regarder le nombril !) souvent plaisantin, mais sérieux dans le travail en même temps, et facile à vivre, et jamais à chercher à faire des montagnes avec des queues de cerises. Par contre les femmes ! Comme j'ai dit , c'est la meilleur façon de résumer leur mentalité : elles voient la vie comme un ring de boxe !
Je répètes, ce sont les FEMMES et pas du tout les HOMMES (comme j'ai dit peut-être que dans les milieux de cadres sup, de gangsters ou de loubards, ou parmi des malades mentaux ça doit pas être pareil, mais des hommes fonctionnaires normaux de base ou petits cadres, c'est comme ça) qui voient le vie comme un ring de boxe !

 

 

04/01/2020

dans la série de mes notes "Vive l'histoire" "relire les Readers Digest" etc une révélétion de plus - le détail qui tue !

Comme quoi, comme je le dis toujours, l’étude de l’histoire et une grande libératrice ! et fouiller dans les archives permet de découvrir des choses ultra-intéressantes, qui changent complètement l’idée qu’on avait de bien des choses.

Petite chronique parue sur le numéro du 5 janvier 1907 http://archivesautonomies.org/spip.php?article3323 (oui ! À un jour près la date de naissance de mon père !) de La Voix du Peuple, journal paraissant à Lausanne. http://archivesautonomies.org/spip.php?article3323

article :

 

Le Mort qui parle

On se souvient de l’émotion qu’a récemm

ent soulevée la publication inattendue des

Mémoires du prince de Hohenlohe. Nettement

y était exposé le machiavélisme des diri-

geants et par quels sales procédés on « gou-

verne » aux dépens des citoyens. Pendant

que sur la scène les comédiens accaparent l'at-

tention, les bandits, nos maîtres, opèrent dans

les coulisses.

La Neckar Zeitung va publier de nou-

veaux extraits inédits de ces mémoires, ayant

trait à des pourparlers qui s'engagèrent en-

tre le pape et Berlin en 1893, lorsque fut dis-

cuté le projet de loi militaire allemand.

Léon XIII avait demandé 500,000 fr. à Guil-

laume II, afin d'assurer à celui-ci le concours

du Centre Catholique au Reichstag.

Toujours les marchés et les turpitudes de

la politique !

Quand au représentant de Dieu sur la

terre, il y a beau temps qu'on sait de quel

dieu il s'agit : c'est la pièce de cent sous.

Quel joli monde, le monde de la vertu et

de l'Ordre !

Jacques Bonhomme

(et maintenant souvenez-vous du rôle joué par le Centre Catholique dans le vote des Pleins Pouvoirs à Hitler en janvier 33 et par le Cardinal Paccelli nonce à Berlin)

02/01/2020

un historique très interessant

1940
- Création de l’Ordre des Médecins.
Philippe Pétain (président)

1941
- Suppression du diplôme d’herboriste.
Philippe Pétain (président)

1941
- Loi pour accélérer les remembrements agricoles afin d’industrialiser l’agriculture.
Philippe Pétain (président)

1941
- Création du Groupement National Interprofessionnel des Semences (catalogue des semences autorisées).
- Création du Service de Protection des Plantes (police des plantes).
Philippe Pétain (président)

1942
- Création du Comité Technique Permanent de la Sélection (catalogue des semences autorisées).
Philippe Pétain (président)

1942
- Création des Préfets Régionaux et des Intendants Régionaux de Police.
Philippe Pétain (président)

1945
- Création de l’Ordre des pharmaciens.
Charles de Gaulle (gouvernement provisoire)

1945
- Création de l’ONU (Organisation des Nations Unies) : New York

1945
- Création du FMI (Fond Monétaire International) : Washington.
ONU

1945
- Création de la BM (Banque Mondiale) : Washington.
ONU

1946
- Marthe Richard fait voter la loi de fermeture des maisons closes.
Félix Gouin (gouvernement provisoire).

1947 :
- Création du Gatt (Devenu ensuite OMC, Organisation Mondiale du Commerce) : Genève

1948
- Création de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) : Genève.
ONU

1954
- Création du Groupe Bilderberg.

1954
- Loi de limitation de la vitesse en ville à 60 km/h (décret du 10 juillet).
René Coty (président).

1955
- Création des péages.
René Coty (président).

1959
- Obligation d’avoir une assurance pour pouvoir rouler en voiture.
Charles de Gaulle (président).

1961
- Convention unique sur les stupéfiants : interdiction de cultiver et de vendre.
ONU

1963
- Création du Codex Alimentarius : Rome.
ONU

1970
- Seuil d’alcool autorisé au volant fixé à 1,2 g/l.
Georges Pompidou (président).

1970
- Loi anticasseurs. (sauf pour les policiers visiblement !! eux ils peuvent vous casser arbitrairement et à volonté votre porte ,votre maison, vos meubles, votre corps sans avoir à verser la moindre indemnité)
Georges Pompidou (président).

1970
- Loi française sur les stupéfiants : opium, morphine, héroïne, méthadone, codéine, cocaïne, cannabis, etc.
Georges Pompidou (président).

1973 :
- Fin de l’indépendance financière de la France, qui doit désormais emprunter aux banques privées au lieu de la Banque de France. Somme totale pour les bénéficiaires de cette loi : 1 500 milliards d’euros.
Georges Pompidou (président) et Valery Giscard d’Estaing (ministre des Finances)

1973
- Obligation du port du casque de moto.
- Obligation du port de la ceinture de sécurité la nuit.
Georges Pompidou (président).

1975
- Limitation à 45 km/h de la vitesse des cyclomoteurs.
Valery Giscard d’Estaing (président).

1975
- Obligation du port de la ceinture de sécurité jour et nuit.
Valery Giscard d’Estaing (président).

1982
- Suppression de l'échelle mobile des salaires
François Mitterrand (président).

1983
- Passage à 0,8 g/l autorisé au volant.
François Mitterrand (président).

1986
- Signature de l’acte unique (
suppression des frontières pour les capitaux, les marchandises et les travailleurs précaires au sein de l’Europe).
François Mitterrand (président).

1986
- Création du contrôle technique.
- Retrait de permis immédiat en cas d’alcoolémie trop élevée au volant.
Jacques Chirac (premier ministre)

1986
- Renforcement de la loi de 1970 sur la toxicomanie.
Jacques Chirac (premier ministre)

1987
- Privatisation de plusieurs entreprises publiques : CCF, Saint-Gobain, TF1, Havas, Matra, CGE, Société Générale, Paribas, Mutuelle Générale française, Banque du bâtiment et des travaux publics, Suez.
Jacques Chirac (premier ministre)

1987
- Lois sur l’incitation fiscale au développement des stock-options.
Jacques Chirac (premier ministre)

1987
- Installation d’Eurodisney à Marne-la-Vallée
Jacques Chirac (premier ministre).

1988
- Contrôle technique obligatoire tous les trois ans pour les véhicules de plus de cinq ans.
Jacques Chirac (premier ministre).

1989
- Limitation de la vitesse en ville à 50 km/h.
François Mitterrand (président).

1990
- Obligation du port de la ceinture à l’arrière.
- Création de zones à 30 km/h.
François Mitterrand (président).

1991
- Loi Évin contre le tabagisme et l’alcoolisme.
François Mitterrand (président) et l’OMS.

1991
- Privatisation du Crédit local de France.
Michel Rocard (premier ministre) et Bruxelles.

1992
- Mise en service du permis à points.
François Mitterrand (président) et l’OMS.

1992
- Signature du traité de Maastricht.
François Mitterrand (président) et Bruxelles.

1993
- Libéralisation totale des transports de marchandise.
François Mitterrand (président) et Bruxelles.

1993
- Abaissement à 0,7 g/l du taux d’alcool autorisé au volant.
François Mitterrand (président) et l’OMS.

1993
- Privatisation de Rhône-Poulenc.
Édouard Balladur (premier ministre) et Bruxelles.

1993
- Allongement de la durée de cotisation retraite à 40 ans.
Édouard Balladur (premier ministre).

1994
- Privatisation de Elf-Aquitaine, UAP.
Édouard Balladur (premier ministre) et Bruxelles.

1995
- Privatisation de la Seita.
Édouard Balladur (premier ministre) et Bruxelles.

1995
- Passage à 0,5 g/l du taux d’alcool autorisé au volant.
Édouard Balladur (premier ministre) et l’OMS.

1995
- Privatisation de Péchiney, Usinor Sacilor
Jacques Chirac (président) et Bruxelles.

1996
- Privatisation de AGF, CGM.
Jacques Chirac (président) et Bruxelles.

1997
- Privatisation de Bull.
Jacques Chirac (président) et Bruxelles.

1997
- Loi sur les trente-cinq heures
Martine Aubry (ministre de l’Emploi) Lionel Jospin (premier ministre).

1997
- Brevet de sécurité routière pour les conducteurs de 14 ans.
Jacques Chirac (président) et l’OMS.

1997
- Privatisation de France Télécom.
Lionel Jospin (premier ministre) et Bruxelles.

1997
- Signature du traité d'Amsterdam.
Lionel Jospin (premier ministre).

1998
- Création du fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG).
Lionel Jospin (premier ministre).

1998
- Privatisation du CIC, du GAN, du CNP, de Thomson Multimédia.
Lionel Jospin (premier ministre) et Bruxelles.

1999
- Privatisation d’Air France, du Crédit Lyonnais.
Lionel Jospin (premier ministre) et Bruxelles.

2000
- Privatisation d’Aérospatiale.
Lionel Jospin (premier ministre) et Bruxelles.


2001
- Obligation des fournisseurs d’accès Internet de conserver les communications de leurs clients.
- Droit de fouille élargi.
- Contrôle policier possible dans les cages d’escaliers
Lionel Jospin (premier ministre).

2002
- Privatisation d’Autoroutes du Sud de la France.
Lionel Jospin (premier ministre) et Bruxelles.

2003
- Premiers radars automatiques.
Nicolas Sarkozy (ministre de l’Intérieur) et l’OMS.

2003
- Création du délit de conduite sous l’influence de stupéfiants.
Nicolas Sarkozy (ministre de l’Intérieur) et l’OMS.


2003
- Allongement de la durée de cotisation retraite à 42,5 ans.
Jacques Chirac (président).

2003
- Extension du fichage ADN étendu à toute personne soupçonnée d’un quelconque délit (sauf délit d’initié ou financier).
Nicolas Sarkozy (ministre de l’Intérieur).

2003
- Création de l’infraction pour téléphone en voiture.
Nicolas Sarkozy (ministre de l’Intérieur).

2003
- Création du délit de racolage passif.
- Création de délit du squatter.
- Confiscation possible du véhicule des gens des voyages.
- Obligation d’un certificat médical pour l’achat d’une arme à feu.
- Création du délit de mendicité agressive.
Nicolas Sarkozy (ministre de l’Intérieur).

2003
- Hausse de 42 % du prix du tabac sur deux ans
Jacques Chirac (président) et l’OMS.

2004
- Vente de 10 % de France Télécom
- Privatisation d’Aréva
- Fusion Sanofi/Aventis
Nicolas Sarkozy (ministre des Finances) et Bruxelles.

2004
- Passage à 6 points au lieu de 12 des nouveaux accédants au permis de conduire
Jacques Chirac (président) et l’OMS.

2004
- Journée mondiale de la santé organisée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), sur le thème : "L’accident de la route n’est pas une fatalité"
Jacques Chirac (président) et l’OMS.


2004
- Privatisation de la Snecma.
Nicolas Sarkozy (ministre des Finances) et Bruxelles.

2004
- Vente d’une partie des réserves d’or de la banque de France.
Nicolas Sarkozy (ministre des Finances).

2005
- Privatisation de la Société des Autoroutes du Nord et de l’Est de la France (Sanef)
Jacques Chirac (président) et Bruxelles.

2005
- Privatisation de EDF.
Jacques Chirac (président) et Bruxelles.

2006
- Privatisation des Autoroutes Paris Rhin Rhône (APRR) et d’Aéroports de Paris.
Jacques Chirac (président) et Bruxelles.

2007
- Instauration de peines minimales en cas de récidive, dites « peines plancher ».
Nicolas Sarkozy (président).

2007
- Hausse du prix du tabac de 6 %
Nicolas Sarkozy (président) et l'OMS.

2008
- Mise en place de la loi interdisant le tabac dans tous les espaces privés, hormis les domiciles.
Dominique de Villepin (2007) et Nicolas Sarkozy (2008) et l’OMS.

2008
- Ratification du traité de Lisbonne par 336 députés sur 410, malgré le référendum de 2005.
UMP, PS

2009
- Passage du déficit français de 50 à 140 milliards d’euros.
Nicolas Sarkozy (président).

2009
- Hausse du prix du tabac de 6 %
Nicolas Sarkozy (président) et l'OMS.

2009
- Création du fichier de prévention des atteintes à la sécurité publique, qui remplace le fichier Edvige.
Nicolas Sarkozy (président).

2009
- Entrée en vigueur du traité de Lisbonne.
Nicolas Sarkozy (président).

2009
- Pandémie de grippe mortelle.
Roselyne Bachelot (ministre de la santé) et l'OMS.


2010
- Projet de loi LOPPSI 2.
• Confiscation automatique du véhicule des chauffards.
• Liste noire de sites Internet.
• Possibilité pour la police de s’introduire à distance sur un ordinateur.
Nicolas Sarkozy (Président).

 

2010
On continue ?

(ben ça par exemple ........ http://miiraslimake.over-blog.com/article-5381987.html  )

Par Marie, pour le collectif "Nos Libertés", le 2 février 2010

 

à l'inverse le seul espoir actuellement : l'UPR


et n'oubliez pas que maintenant il y a un site où on peut de nouveau télécharger sans censure les vidéos de youtube : https://www.y2meta.com/fr2/youtube/54nDztvaYmk

29/12/2019

on en avait tant rêvé !

L’An 2000 est déjà derrière nous, et pourtant souvenez-vous il fut un tel mythe futuriste !

On a tant rêvé, vous en souvenez-vous? de l'an 2000 il a cristallisé tous les espoirs les plus fous, tous les mythes futuristes, tous les essais d'anticipation.

Bon, maintenant que non seulement on a fini par y arriver (ça fait froid dans le dos d'ailleurs: tous les avenirs, même lointains, arrivent un jour) mais même le dépasser déjà de 8 ans, relisons comment les gens de 1960 l'imaginaient:


Voici des exemples des compositions françaises que rédigèrent des élèves du CNTE sur le thème "imaginez la journée d’un collégien en l’an 2000".

« Jean est donc en pleine forme, et surtout, sa journée d’écolier est commencée. Plusieurs fois, dans la nuit, un magnétophone placé à la tête de son lit lui a murmuré les résumés des leçons enseignées la veille. Sa subconscience les a retenus sans peine, prête à les transmettre à son cerveau dès que Jean sera invité à les réciter.

Il est 8 heures, Jean passe dans son cabinet de toilette individuel, se déshabille, se met sous la douche, presse un bouton : une eau douce et parfumée tombe en pluie fine sur son corps de garçonnet déjà musclé.

Peu après, il rejoint ses parents dans la salle familiale où l’attend un repas traditionnel. C’est le seul qu’il fera de la journée. Sous un faible volume, ce repas est composé d’extraits de légumes vitaminés, de sucs de viande, de minéraŭ, de fruits, le tout présenté sous les formes appétissantes de tablettes de pâte multiformes et multicolores, aŭ saveurs variées à l’infini ; le repas est accompagné de jus de fruit.

Son père et lui, vêtus d’une chemisette et d’un pantalon de fin tissu, prennent l’ascenseur qui, en quelques secondes, les monte sur la plate-forme de l’immense building, où, parmi tant d’autres, se trouve amarré la « trois E », véhicule de série permettant de voyager dans les éléments (terre, air, eau). En quelques minutes la « trois E » les dépose sur l’aire de réception de l’école de Jean. Puis son père repart pour prendre son travail à « l’Office International des Transports Cosmiques ».

Un autre ascenseur conduit Jean au 12è étage où se tient sa classe ou, plutôt, le « Combiné Psycho-pédagogique », car l’enseignement n’est donné qu’en fonction des traits caractérologiques, des tendances de l’enfant et des besoins de la société. C’est ainsi que Jean est dans la filière : « Electronique appliquée ». Néanmoins, une teinture de culture générale lui est donnée en plus de sa spécialisation. Dans des amphithéâtres immenses, des professeurs se succèdent sur les estrades. Leurs cours sont illustrés par des projections de films en relief et en couleurs. De 6h. 30 à midi, les cours se succèdent. Puis, après coupure d’une demi-heure, réservée, en particulier, à l’absorption de boisons catalysatrices du savoir, les enfants se rendent sur le stade par le métro aérien monorail. A 15 heures, ils sont de retour à l’école où leur sont remises les bobines sur lesquelles sont enregistrées les leçons de la journée. Ainsi, en quelques heures, l’enseignement est inculqué aŭ enfants selon leurs aptitudes intellectuelles, physiques et morales .

Libres de bonne-heure, les écoliers bénéficient de la vie familiale d »’autant plus agréable que les femmes mariées ne travaillent plus à l’extérieur comme jadis, mais se consacrent exclusivement au milieu familial.

Dans ces conditions, la présence maternelle s’exerce pleinement sur le développement psychique et affectif de l’enfant lui donnant l’apport humain nécessaire pour contrebalancer le coté mécanique de la vie en l’an 2000 »

Un autre :

« Je suis un écolier de l’an 2000. Voici cinq mois, j’ai assisté à l’avènement du troisième millénaire. Quel sera le sort de l’humanité à la fin des dix siècles à venir ? L’imagination me manque pour évoquer ces lointaines perspectives. La science et la technique évoluent si rapidement que les projets qui paraissent aujourd'hui les plus insensés deviendront dans quelques années des réalités qui sembleront dépassés.

Aujourd’hui, je trouve naturel d’utiliser les moyens que le génie de l’homme a mis à la portée de tous, et sans doute suis-je incapable d’imaginer la reconnaissance que je dois aŭ pionniers du Xè siècle. Mon niveau d’instruction, à quinze ans, est paraît-il équivalent à celui d’un ingénieur entièrement formé il a quarante ans ; ce n’est pas mon intelligence qui en est responsable, mais la nature de l’enseignement qui est dispensé et surtout les instruments de sa vulgarisation.

Dans une heure, je dois suivre mon cours de mécanique céleste. C’est le professeur X…, de l’Université de Moscou, qui doit assurer la leçon. Grâce à mon récepteur de télévision scolaire, en relief et en couleurs, je pourrai suivre, en même temps que des millions d’élèves disséminés que la Terre, sur la Lune et sur Mars, les explications, de ce savant éminent.

Si j’ai besoin d’explications, je m’adresserai au cerveau électronique de mon immeuble, qui me fournira tous les renseignements que je désirerai ; il ne se trompe jamais, lui…

Cet après-midi, ce sera le Dr T…, de l’université de Philadelphie, qui, par le même canal, nous parlera des ses travaŭ sur la culture des algues marines dont l’humanité toujours plus nombreuse doit retirer de nouveaŭ aliments particulièrement riches.

Demain, cours de biologie par le professeur D…, de Paris, et conférence du Dr U…, de Nairobi, sur les utilisations des nouveaŭ métaŭ découverts dans les mines de Mars.*Il y a vingt ans, il m’aurait fallu être polyglotte pour suivre tous ces cours ; aujourd’hui, grâce à la langue universelle, les barrières ont disparue entre les nations et nous sommes tous citoyens du monde.

Mon ambition est de devenir ingénieur-prospecteur. La Lune et Mars sont occupés depuis trente ans ; quelques millions d’humains travaillent à l’exploitation des ressources minérales de ces planètes, mais les résultats sont décevants. Les savants envisagent d’atteindre les mondes inconnus que les progrès de la navigation spatiale doivent permettre d’aborder dans quelques années. Bientôt sans doute, sera vérifiée la théorie du « boulet de Langevin », qui permettra aŭ astronautes de vaincre le temps ; alors seront ouvertes les portes de la grande aventure : la course aŭ étoiles !…

Jeudi, jour de congé, je dois aller avec mes parents rendre visite à des amis de San-Francisco ; papa est très fier d’étrenner, à cette occasion, sa nouvelle « fusée-Jet » qui atteint les 20 000 kilomètres –heures. J’espère qu’il me laissera piloter au-dessus de l’Atlantique.

Par la baie de mon studio, j’aperçois les traînées lumineuses des astronefs se dirigeant vers la Lune et Mars, j’admire également les évolutions gracieuses des martinets qui se pourchassent dans l’air tiède.

Depuis des milliers d’années, la vie pour eŭ n’a pas varié, ils passent, insouciants et fugaces, au rythme de l’été.

De mon quarantième étage, je distingue quelques antiques automobiles qui se traînent su le sol ; quelques centenaires incorrigibles qui s’en tiennent aŭ modes de leur jeunesse… Par le hublot électronique, je remarque mon grand-père qui revient « pédibus » d’une partie de pèche à la ligne, portant fièrement sa canne de fibre de verre et son archaïque moulinet qu’il entretient religieusement depuis 1960 !…

Pauvre grand-père ! Il n’a jamais pu s’adapter complètement à notre époque ; pour lui, une excursion à Bombay ... etc »



Ce n’est pas vraiment comme ça que ça s’est passé !

Bien sûr, vous allez dire « oui mais ce ne sont que des adolescents, pleins d’enthousiasme »;
mais les futurologues professionnels de l’époque aussi se sont montrés excessivement optimistes, jugez-en ! voici ce que nous assure l’éminent futurologue Jean Fourastier en 1964 :

« On peut donc dire que les problèmes du chômage, du pouvoir d’achat et des crises économiques ont été aujourd’hui maîtrisés par la science économique comme la tuberculose et les maladies infectieuses l’ont été par la médecine. Ils n’auront plus de place dans l’Histoire de demain, autrement que dans le travail des spécialistes chargés de les combattre et de déclencher les réactions préventives. » (l’Histoire de Demain, page 101 chapitre « Les faŭx-problèmes »)

matin du 1er janvier 2000



Un jour on démolira

ces beaux immeubles si modernes

on en cassera les carreaux

de plexiglas ou d’ultravitre

on démontera les fourneaux

construits à polytechnique

on sectionnera les antennes

collectives de télévision

on dévissera les ascenseurs

on anéantira les vide-ordures

on broiera les chauffoses

on pulvérisera les frigidons

quand ces immeubles vieilliront

du poids infini de la tristesse des choses.



Raymond Quenau

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bon, finalement, l'an 2000 a quand-même marqué le début d'une autre époque, un tournant, mais pas du tout ce qu'on prévoyait en 1960 (d'ailleurs en 1960 on ne se doutait pas un seul instant des problèmes et des menaces qui allaient nous tomber dessus 40 ans plus tard www.ipernity.com/blog/r.platteau/37510 ) en effet 1999 c'est l'agession de l'OTAN en Yougoslavie, dont on sait maintenant que c'était de l'artifice et de la manipulation à visée géostatégique, l'élection d'Hugo Chavez au Vénézuela, août 1999 c'est le sommet de Bichkek et l'OSC commence à devenir une alliance géostratégique, en décembre: Seattle ; 2000 ça continue; 2001: le 11/9 et toutes ses conséquences et contre-conséquences, la popularisation d'Internet et des blog comme un phènomène humain, social démocratique d'envergure (tiens! au fait Internet, voilà une chose à laquelle les auteurs de science-fiction, pourtant si imaginatifs! n'avaient pas pensé, par contre!).



et maintenant méditons sur cette phrase de Jean-Claude Michéa :

"A présent qu'il s'efface de nos vies, et bientôt de nos mémoires nous comprenons un peu mieŭ ce qu'était vraiment le monde moderne jusqu'à une date récente."

 

bribes sauvées des échanges de commentaires suscités par cet article :

Comme je dis quand on compare comment dans les romans films et BD de Science-Fiction des années 60 on imaginait le monde du futur avec ce qui est vraiment, on s'aperçoit que rien ne s'est réalisé comme ils l'imaginaient!
sauf pour une chose :
Dans les BD, etc, d'Anticipation, on montre les hommes et les femmes de l'avenir tous habillés dans des combinaisons, moulantes, austères, fonctionelles, identiques pour tous le monde (et pour les deŭ sexes). Ca ça s'est réalisé par contre! Bien sûr, une combinaison tout d'une pièce ça n'est, en fait, pas du tout pratique ni fonctionel, aussi on l'a fait en DEŬ pièces : jean's de couleur noir moulant et de marque commerciale ostentatoire US, et tee-shirt également de marque ostentatoire et de couleur noir moulant, identiques pour tout le monde, mais pour le reste c'est tout à fait ça, et tout aussi dépersonnalisant et sinistre.

Oui ! imaginer l'avenir est vraiment très, très difficile. On pêche toujours, soit par trop d'imagination, soit en restant lié à l'état présent sans se rendre compte qu'il serait absurde de l'imaginer constant (au fait, avez-vous lu le livre de Jules Verne où celui-ci imagine le monde de 2889 ? c'est assez hilarant! car on voit à quel point Jules Verne n'arrive pas à se défaire du mode de vie des préjugés et des préoccupations de 1889 ! ç'est un vrai exercice humoristique je trouve que de lire ce livre et d'y voir avec étonnement toutes les naïvetés, et tout ce qui en seulement 1989 était complètement périmé !!)
Bref, je me souviens là-dessus d'une anecdote, que 50 ans après je n'ai pas oubliée et qui me reviens régulièrement!
Mon oncle un jour était venu chez nous, aussitôt il bondit sur le poste de radio (à lampes bien sûr le poste ! quelle question ! d'ailleurs c'est lui qui le réparait quand il était en panne) , car il fallait absolument qu'il écoute, qu'il ne rate pas, l'épisode d'un feuilleton de science-fiction qu'il suivait (ingénieur de formation, il était passionné par tout ce qui est technique).
On a donc écouté son feuilleton.
Les héros se trouvaient sur une autre planète qu'ils exploraient avec un vaisseau spatial (on ne s'inquiétait sans doute pas trop de savoir comment ils avaient pu se rendre autour d'une autre étoile (c, accroissement de la masse, centaines d'années-lumière, vous connaissez ?) et je ne sais plus ce qu'il leur arrivait, mais ils avaient très fort envie de savoir ce qu'il y avait dehors, pour ça ils avaient un système de caméra et les image apparaissant sur un écran à l'intérieur de l'appareil, comme un des personnage s'impatientait, un autre lui a rappelé que pour voir l'image il fallait encore attendre un peu "que les tubes aient chauffé"...
Je ne sais pas si vous vous rendez compte?
(De toutes façons de nos jours - alors que les transistors c'est déjà archaique, maintenant que les circuits imprimés sur des puces de silicium équivalent à des milliers de transistors, alors des lampes ! - vous ne savez peut-être même plus que dans le temps les récepteurs de radio et de télé (et les ordinateurs !) ça fonctionnait à l'aide de lampes (diodes, triodes) et que les lampes il fallait attendre qu'elle aient atteint leur température de fonctionnement (l'efet thermo-électrique) pour qu'on commence à voir l'oeil vert de la radio s'éclairer et une voix s'élever "dans le poste". ) Bref, ces explorateurs du futurs avaient apparemment résolu les problèmes des voyages intersidéraŭ, mais leurs télé fonctionnaient toujours comme celles des années 50 !!
Eh oui, je me revois encore écoutant cette radio ....
 
et "Daaans diîiïx mîlle âaâans" (comme disait André Malraux ! www.noslibertes.org/images/Andre%20Malraŭ.jpg ), hein?


Quant à moi, sous son influence, je maîtrise assez bien les technologies nouvelles, de même que j'ai su réparer les postes à lampes (après tout je saurais peut-être encore : ton allusion à "l'œil magique à rayons cathodiques" qui aidait à l'accord fin des stations me rappelle encore des schémas de câblage).

  On a pourtant abusé dans les années 60 du sujet de philo bateau sur "science sans conscience", mais on est dominé par des financiers à courte vue qui ne songent qu'à leur profit immédiat, et veulent des travailleurs et des consommateurs plutôt que des hommes.
Ce qui m'inquiète le plus n'est pas encore très à la mode : c'est la dégradation de la transmission du savoir. On s'indigne de la perte de l'orthographe, mais ce n'est que le plus visible. Tout est atteint, et on aura à la fin des scientifiques qui ne savent plus compter, des médecins qui ne savent pas soigner. Ce sont pour le moment les filières dont le recrutement est le plus bas qui sont atteintes : les sections économiques et littéraires produisent déjà des cadres, des commerciaux, des publicitaires, des artistes ignorants et incompétents ; mais ce n'est que le début.
antaŭ 5 jaroj. Adaptita en antaŭ 5 jaroj.
 

je crois exffectivement qu'il y a un très très grave danger de dégradation de la transmission du savoir et de la culture. J'ai récemment appris que l'étude des classiques de la littérature française, tous ceŭ que j'ai étudié en seconde et première, naïf que j'étais qui croyais que cela allait de soit, ne se faisait plus !
Et plus de dictées, et plus d'apprentissage des chansons du patrimoine populaire à l'école primaire www.ipernity.com/doc/r.platteau/3598729
et maintenant il paraît qu'on va supprimer l'histoire, c'est très grave car : miiraslimake.over-blog.com/article-879749.html
plus de géométrie descriptive, plus de calcul mental, le fait qu'on dispose de machine pour ça ne dispense pas de savoir avec son cerveau comment ça se passe, sinon on ne peut plus rien comprendre.
Je crois que vous avez pleinement raison là. ça mériterait d'être développé.
antaŭ 5 jaroj.
 

"Penser c'est d'abord se souvenir de ce qui a été pensé" disait Comte-Sponville.
Quand-même si ils ne comprennent pas "vérité en deça des Pyrénées, erreur au-delà" c'est inquiétant.
le Jansénisme on peut vivre sans mais les problèmes métaphysiques soulevés par Pascal non.
Et puis l'année d'après, en terminale, il faudra quand-même qu'ils abordent la philo, la vraie, non ?
antaŭ 5 jaroj.

- Le monde, les moeurs changent.
Autrefois on s'adressait la parole, même entre inconnus, maintenant si jamais vous adressez la parole à quelqu'un on fait semblent de n'avoir rien entendu ou bien on appelle la police ! Autrefois la vie privée était respectée (sauf par les voisins et par les curés), maintenant tout le monde est sous surveillance de la DDASS et autres. Autres on se déplaçait en train ou en car, maintenant en voiture. Autrefois on mangeait principalement des tartines de pain, maintenant on ne consomme presque plus de pain, et en Belgique plus du tout. Autrefois les enfants jouaient sur la chaussée, maintenant ce n'est plus possible, et si jamais ils le font sur les parkings ils sont catalogué "loubards". Autrefois les animaŭ menaient souvent une "vie de chien", maintenant on les euthanasie, les humains aussi. Autrefois il y avait le clair de lune et les étoiles, maintenant l'éclairage urbain. Autrefois les pannes d'électricité, les bougies, la radio, aujourd'hui la télé. Etc.

19/12/2019

Origines du Compagnonnage

quelques document anciens montrent

1° on n'a presque aucun document sur la culture du peuple avant le milieu du XIXe siècle, car les riches se foutent du peuple ! Aussi ce n'est qu'à partir du moment où des gens issus de leurs rangs commencent à savoir lire et écrire et rédiger des livres qu'on commence seulement à entendre parler des "goguettes", du Flamenco, du Compagnonnage, etc, etc.

2° donc si on ne connaît bien le Compagnonnage qu'à partir du livre d'Agricol Perdigueur, en fait cette structure de RESISTANCE des compagnons vis à vis de l'organisation officielle des corporations, existait depuis très longtemps. Des traces indirecte permettent de reconnaître son existence et ses pratiques dès l'époque de Charles VI !

3° c'est une forme de "lutte des classes", et le ROI prend le parti de l'ORDRE, et de ceux qui en sont les profiteurs : les exploiteurs et les possédants ! Et l'EGLISE AUSSI ! Ce qui met à mal certaines tentatives actuelles .... Et rappelle que le bon sens se trouve chez MARX !

premières traces du Compagnonnage :
le « livre des métiers », rédigé en 1268 à la demande de Louis IX, interdisait à tout ouvrier de quitter son maître sans son accord. C'est par réaction à ces mesures que seraient nées les premières sociétés de compagnons indépendantes des corporations. Elles ne prirent le nom de « compagnonnages » qu'au xixe siècle et se nommaient jusque là des « devoirs ». La première mention indiscutable des pratiques compagnonniques remonte à l'année 1420, lorsque le roi Charles VI rédige une ordonnance pour les cordonniers de Troyes dans laquelle il est dit que : « Plusieurs compaignons et ouvriers du dit mestier, de plusieurs langues et nations, alloient et venoient de ville en ville ouvrer pour apprendre, congnoistre, veoir et savoir les uns des autres. » Au xvie siècle, les condamnations royales à l'encontre des devoirs se multiplient, sans parvenir à les faire disparaître. En 1539, par l'Ordonnance de Villers-Cotterêts, François Ier reprend les interdictions de plusieurs de ses prédécesseurs : « Suivant nos anciennes ordonnances et arrêts de nos cours souverains, seront abattues, interdites et défendues toutes confréries de gens de métier et artisans par tout le royaume8. [...] défense à tous compagnons et ouvriers de s'assembler en corps sous prétexte de confréries ou autrement, de cabaler entre eux pour se placer les uns les autres chez les maistres ou pour en sortir, ni d'empêcher de quelque manière que ce soit lesdits maistres de choisir eux-mêmes leurs ouvriers soit français soit étrangers. » Un procès verbal judiciaire daté de 1540 recueille le témoignage d'un compagnon cordonnier natif de Tours qui reconnaît avoir mangé chez une femme nommée « la mère » à Dijon, et avoir voyagé pendant quatre ans à travers la France.

À partir du xviie siècle, l'Église ajoute sa condamnation à celle du roi , En 1655, une résolution des docteurs de la faculté de Paris atteste en les condamnant l'existence dans les devoirs de pratiques rituelles non contrôlées par les autorités religieuses. :

Ce qui confirme bien la lutte des classes et

1 que le roi était du côté des exploiteurs (contrairement à ce que veut nous faire croire Marion Sigaut !!) et

2 l’église est toujours du côté des possédants !

16/12/2019

Anniversaire : 80 ans

1939 – 2019 : 80 ans après l’euthanasie des handicapés

Rebondissement inespéré dans l’affaire Vincent Lambert : la Cour d’appel de Paris a ordonné lundi soir l’arrêt de son euthanasie et la reprise de son alimentation et de son hydratation. Cette décision ravive à nouveau le débat entourant la légalisation de l’euthanasie en France. Pourtant cette affaire ne concerne pas l’euthanasie d’un patient en fin de vie, mais bien celle d’une personne en situation de handicap. Cette situation nous renvoie à des heures sombres de notre passé. 

Vincent Lambert se situe dans un état de conscience minimal depuis un accident en 2008. Il n’est ni mourant ni souffrant : sa santé ne se détériore pas et son état est stable. Les seuls soins dont il bénéficie sont ceux d’une hydratation et d’une alimentation par sonde. Nous sommes loin d’un acharnement thérapeutique exercé sur un mourant, entouré par des moniteurs, une assistance respiratoire et des tuyaux en tous sens.

Comment donc définir l’état d’une personne qui a perdu de manière durable plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales et cognitives ? C’est la définition du handicap donnée par la loi française de 2005 sur le handicap et la Convention des Nations unies sur les droits des personnes handicapées. La situation objective, bien que dérangeante, est donc la suivante : Vincent Lambert est handicapé. Son état a d’ailleurs été reconnu par le Comité des droits des personnes handicapées de l’ONU.

NOTEZ BIEN CECI (sur la vidéo suivante  à 1 H 43min lien : https://ru-clip.net/video/vZEOL0_Uld8/marche-blanche-pari... ) 7 CENTRES D'ACCEUIL DE SOINS ETAIENT PRÊTS à ACCEUILLIR VINCENT ! et ça a été refusé, il s'agit donc bien d'un assassinat délibéré.

Il fallait obtenir sa mort afin de faire avancer un projet global.

 

Son euthanasie ne renvoie donc pas aux débats entourant la fin de vie, mais bien à la question suivante : faut-il laisser vivre une personne handicapée, dont il nous semble que la vie ne vaut pas d’être vécue ?

Cette question a déjà été posée par le passé, et sa réponse fut radicale :

« Le Reichsleiter Bouhler et le docteur Brandt sont, sous leur responsabilité, chargés d’étendre les pouvoirs de médecins, qui seront nommément désignés, à accorder une mort miséricordieuse aux malades qui, selon les critères humains, auront été déclarés incurables après un examen critique de leur état de santé ».

 

Il suffirait de remplacer le nom des médecins pour croire lire le jugement rendu par les instances françaises dans l’affaire Lambert. Pourtant cette phrase est bien issue d’un décret de 1939, écrit de la main d’Adolf Hitler, qui met en place un programme secret d’extermination des handicapés allemands, connu depuis sous le nom de Aktion T4. De janvier 1940 à août 1941, ce sont 70 273 handicapés physiques et mentaux qui ont été gazés dans des centres de mise à mort installés sur le territoire du Reich. En moyenne, 50% des patients chroniques hospitalisés dans les asiles allemands furent éliminés. Le mois précédent, 5 000 enfants possédant des malformations avaient été assassinés par injection de morphine et de scopolamine ou l’ingestion de comprimés de Luminal ou de Véronal.

Pendant la guerre, l’extermination d’handicapés se poursuit dans toute l’Europe, par gazage, injection létale ou dénutrition. Au total, ce sont plus de 200.000 personnes handicapées qui ont été tuées entre 1939 et 1945.

 

Avant d’en arriver à une politique d’extermination, l’euthanasie avait été promue comme un moyen d’abréger les souffrances, notamment dans le livre Le Droit de mourir d’Alfred Jost (1895) :

« Quand nous voyons un malade incurable se tordre de douleurs indicibles sur sa couche, avec pour toute perspective celle, misérable, de longs mois de dépérissement, sans espoir de guérison, quand nous traversons les salles d’un asile et que la vision du fou furieux ou du paralytique nous emplit de toute la pitié dont l’homme est capable, cette idée ne peut que surgir en nous malgré tous les préjugés dont nous sommes pétris : « ces gens n’ont-ils pas droit à la mort, la société humaine n’a-t-elle pas le devoir de leur accorder cette mort avec le moins de souffrance possible ? » »

Cette compassion fut à double tranchant : en défendant le droit d’abréger les souffrances d’un mourant, on défendit également le droit de mettre fin à la « souffrance » que constituait la vie d’un handicapé. La rhétorique est progressive et subtile : en mettant sur le même plan les souffrances liées à la mort et les souffrances de la vie, elle ouvre la voie aux excès de l’euthanasie sur des autrui plus vulnérables.

L’euthanasie des handicapés sous le régime nazi fut ainsi opérée officiellement par « compassion ». Ce faisant, le choix d’apprécier la valeur d’une vie ne fut pas laissée à l’intéressé, au contraire. Ce furent des personnes tierces, en premier lieu les médecins, qui par « compassion » ont assassiné des dizaines de milliers d’handicapés physiques et mentaux.

Cette idée a été reprise en 1920 par le juriste Karl Binding et le psychiatre Alfred Hoche dans leur ouvrage La libéralisation de la destruction des vies qui ne valent pas d’être vécues, ouvrage qui servira de base au programme Aktion T4.

Les deux auteurs justifient d’ailleurs également l’euthanasie des handicapés physiques et mentaux par le coût qu’ils représentent pour la société :

« D’un point de vie économique, ces idiots totaux qui remplissent le plus les conditions d’une mort mentale complète seraient aussi ceux dont l’existence pèse le plus lourdement sur la collectivité »

Le spectre nazi paraît souvent comme exagéré lorsque l’on se réfère à l’euthanasie. Pourtant, force est de constater que les arguments en faveur de l’euthanasie des handicapés sont identiques à ceux utilisés 80 ans auparavant.

Cette confusion volontaire entre l’euthanasie de « fin de vie » et de « vie qui ne vaut pas d’être vécue » est porteuse de conséquences graves...

Suite de l'article https://lincorrect.org/1939-2019-80-ans-apres-leuthanasie...

Jean-Marie le Méné : Président de la fondation Jérôme-Lejeune : "Vincent Lambert n’est pas mort, il a été tué. La différence est importante. Nous nous attendions bien sûr à cette triste issue. C’est une date historique et symbolique. C’est la première fois, en France, sous l’empire d’une loi de la République, qu’on tue une personne handicapée qui n’est pas en fin de vie, qui n’est pas malade, qui n’a pas de maladie évolutive, qui ne souffre pas et qui n’a rien demandé.
Cette date est très importante parce que, derrière lui, se trouve une quantité de personnes dans cette situation. Elles sont isolées et sans famille. On ne sait pas très bien ce que ces personnes veulent et pensent.
Le danger est que la médecine s’empare de ce pouvoir pour mettre un terme à la vie de ceux qui coûtent trop cher à la société. C’est exactement le sens de l’évolution des sociétés occidentales de l’Europe de l’Ouest d’aujourd’hui.
L’association du Droit à mourir dans la dignité milite activement pour l’euthanasie.
Pensez-vous que l’affaire Vincent Lambert va faire jurisprudence ?

C’est une évidence! La Fondation Jérôme Lejeune dit depuis 15 ans qu’à partir du moment où on assimile la nourriture et l’hydratation à des traitements, on arrête les traitements. Cela veut dire qu’on tue la personne non pas avec sa maladie, mais avec l’arrêt de l’hydratation et de la nutrition. Il est tout à fait évident que la sédation profonde et continue est un maniement très incommode.
L’agonie de Vincent Lambert a duré suffisamment et pas trop. On a mesuré la sédation, ce qui a entraîné chez lui des souffrances horribles.
Il est évident que l’ADMD va dire ‘’c’est tout à fait inhumain’’. Ils disent d’ailleurs depuis longtemps «acceptons, puisque la société française est mûre, acceptons l’euthanasie dans certain cas avec une loi très encadrée, etc».
Cette étape a été annoncée par le demi-neveu de Vincent qui fait l’objet de pression de la part l’ADMD.
La direction dans laquelle on se dirige nous dit «c’est pénible à supporter pour nous les bien-portants, alors faisons en sorte que cela aille plus rapidement».
Le docteur Ducrocq déclarait que la loi Léonetti avait été conçue sur mesure pour régler le cas de Vincent Lambert.

Comme Xavier Ducrocq, je pense que c’est une mauvaise loi. On ne peut pas faire une bonne application d’une mauvaise loi.
La droite parlementaire française pense le contraire. Elle a voté la loi à l’unanimité. La conférence des évêques de France pense aussi que c’est une bonne loi, https://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/chouard-tous-les-pouvoirs-abusent-82222mais mal appliquée. Je pense exactement le contraire. C’est une mauvaise loi qui est bien appliquée.
Du reste, c’est ce que toute la jurisprudence a confirmé depuis cinq ans. Nous avons financé la défense de Vincent Lambert depuis cinq ans. Des dizaines et des dizaines de décisions de justice disent toutes que c’est une loi bien appliquée. Jean Léonetti lui-même dit que cette loi est bien appliquée.
Dans les motifs de cette loi Léonetti, il était clair qu’il ne devait plus y avoir de cas comme celui de Vincent Lambert et qu’elle permettait de régler les cas comme ceux de Vincent Lambert. Le problème c’est que le cas de Vincent Lambert est un cas très simple. Médicalement, ce cas est difficile et tragique pour la personne, puisque c’est un grand handicapé tétraplégique, mais médicalement ce type de cas est pris en charge par des établissements spécialisés qui s’occupent admirablement des patients.
Ce n’est pas du tout le cas d’un patient qui fait des arrêts cardio-respiratoires toutes les semaines et qu’il faut réanimer ou non.
La question ne se posait pas pour Vincent Lambert. Il n’avait pas de maladie évolutive, il ne souffrait pas et n’était pas en fin de vie.
C’est vraiment la mise à mort délibérée d’une personne handicapée qui n’a pas pu s’exprimer sur son sort. On ne l’a guère traitée puisque tel est le vent de l’Histoire aujourd’hui.
Ceux qui ne sont pas aptes à vivre dans la modernité sont passés par pertes et profit. C’est le cas des handicapés avant la naissance. Aujourd’hui en France, il ne naît plus d’handicapés sauf quand on ne les a pas vus. Si c’est le cas,ils sont tous éliminés par l’avortement. Il en sera de même à la fin de la vie.
Cette situation avait été largement prévue par Jérôme Lejeune il y a de cela 35 ans. Nous l’avions confirmée en étudiant la loi Léonetti de 2005. Elle se confirme évidemment. Beaucoup n’ont pas voulu voir et ne veulent pas voir. C’est trop difficile. Il faut être lucide et courageux pour le dire et essuyer les critiques pendant des années lorsqu’on soutient une famille qui dit qu’elle aime son enfant en dépit de son handicap.

Hitler a gagné la guerre

 

et (eh oui ! il semble que finalement c 'est Hitler qui a gagné la guerre ! c'est son "esprit de la modernité" comme le dénonce Zygmunt Bauman,qui est en train de tout régir...) les idées qui sous-tendaient la tristement célèbre AKTION T4 onten train d'impreigner l'opinion, et d'être à nouveau instaurée dans les lois. Certains cas "médiatiques"servent à  faire avancer la cause de la mort (et du capitalisme, eh oui !la fameuse"rentabilité" ,rien n'est moins rentable qu'une pauvre vie humaine, un déprimé, un vieux, un "innocent" etc, des "déchets" quoi ! c'est ça que vous voulez ?

Victime de ce qui n’est rien de moins qu’une euthanasie par privation d’eau et de nourriture en raison de son lourd handicap, Vincent Lambert n’avait pas encore fermé les yeux que déjà les partisans de l’euthanasie se prenaient à rêver d’une légalisation de cette pratique en France, tout en vantant les mérites des lois belges relatives à la fin de vie. Pourtant ces dernières, et particulièrement la loi relative à l’euthanasie, laissent la porte largement ouverte à de graves dérives. C’est précisément sur de telles dérives que la CEDH est saisie pour la première fois dans une affaire : Mortier contre Belgique.

La Cour s’est jusqu’à présent prononcée à propos de personnes réclamant un droit au suicide assisté (Pretty c. Royaume-Uni en 2002, Haas c. Suisse en 2011, Koch c. Allemagne en 2012, Gross c. Suisse en 2014). Elle a aussi validé « l’euthanasie déguisée » par arrêt de soins de patients handicapés tels que Charlie Gard et Vincent Lambert (Lambert et. a. c. France en 2015, Gard et. a. c. Royaume-Uni en 2017). Avec l’affaire Mortier, c’est donc la première fois que la Cour doit se prononcer pour évaluer un cas d’euthanasie déjà réalisée. margin: 0.26cm;" align="justify">Rappelons-en les faits. Madame Godelieve De Troyer, atteinte de dépression chronique pendant plus de 20 ans, a été euthanasiée en 2012 sans que ses enfants ne soient avertis, ceux-ci ayant été informés le lendemain du décès. Son fils, Tom Mortier, se plaint devant la Cour du manquement de l’État belge à son obligation de protéger la vie de sa mère au motif que la législation belge n’aurait pas été respectée et qu’il n’y a pas eu d’enquête effective sur ces faits qu’il a pourtant dénoncés à la justice. Il dénonce notamment le manque d’indépendance de la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie (CFCEE) chargée de contrôler a posteriori la légalité des euthanasies. Il reproche en particulier le fait que le médecin qui a euthanasié sa mère est lui-même le président de cette Commission de contrôle ainsi que de l’association LevensEinde InformatieForum (LEIF) qui milite en faveur de l’euthanasie. Or, sa mère a versé 2 500 € à cette association peu de temps avant son euthanasie.

Une loi sur l’euthanasie inadaptée à la souffrance psychique Cette affaire illustre parfaitement la difficulté d’encadrer cette pratique et les abus et dérives graves qui en découlent. Elle n’est d’ailleurs pas un cas d’école car les médias relatent régulièrement des euthanasies controversées en Belgique ou en Suisse. Et nombreux sont ceux qui dénoncent le laxisme avec lequel la loi du 28 mai 2002 relative à l’euthanasie a été mise en œuvre.

Selon les conditions posées initialement par cette loi belge, l’euthanasie doit faire l’objet d’une demande «volontaire, réfléchie et répétée» émanant d’un patient «capable et conscient» qui «fait état d’une souffrance physique ou psychique constante et insupportable qui ne peut être apaisée et qui résulte d’une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable». Or les termes employés s’avèrent flous et subjectifs: la souffrance est elle-même une notion subjective, tout comme son caractère insupportable comme en atteste d’ailleurs la CFCEE. En cas de souffrance psychique, son caractère inapaisable est également presque impossible à déterminer, comme l’illustre le cas médiatisé de Laura Emily, 24 ans, souffrant de dépression et qui, ayant demandé à être euthanasiée, s’est ravisée le jour-J en expliquant qu’elle avait mieux supporté les semaines précédentes. Ainsi la possibilité d’euthanasie pour souffrance psychique s’avère véritablement problématique. D’ailleurs, en 2002, la Commission Santé publique de la Chambre ne s’y était pas trompée en s’opposant à l’unanimité à l’inscrire dans la loi, estimant avec raison qu’une telle souffrance est pratiquement impossible à évaluer. Elle soulignait également l’ambivalence de la volonté des malades psychiques. Ainsi en cas de dépression, l’affection dont souffrait Mme De Troyer, la demande d’euthanasie est davantage un symptôme de la pathologie qu’une manifestation de volonté libre et réfléchie. margin: 0.26cm;" align="justify">Il y a en outre un paradoxe à prétendre offrir un droit au suicide assisté ou à l’euthanasie - au nom du respect de l’autonomie individuelle - à des personnes qui précisément ne disposent plus d’un équilibre mental. Le respect de l’autonomie devrait au contraire conduire à interdire l’euthanasie aux personnes dépressives ou atteintes de maladies psychiques. Atteintes d’un « handicap » au sens de la Convention relative aux droits des personnes handicapées, ces personnes vulnérables devraient être protégées, et non exposées au suicide. Mais protéger est malheureusement impossible en pratique puisque la loi belge n’interdit pas le « shopping médical » qui consiste, pour un patient se heurtant au refus du médecin qui le suit habituellement, à réitérer sa demande d’euthanasie auprès d’autres médecins jusqu’à trouver celui qui y soit favorable, c’est-à-dire le plus laxiste ou militant. Mme De Troyer a d’ailleurs usé de cette pratique. La CFCEE, une instance favorisant les dérives ?

On pourrait croire que la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie, instance chargée de vérifier que les euthanasies pratiquées ont respecté les conditions et procédures légales et instituée par la loi du 28 mai 2002, compense les défauts de cette dernière. Il n’en est rien, comme le montre une fois encore la requête Mortier. La CFCEE manque en fait cruellement d’impartialité puisque sur les seize membres titulaires, au moins huit (et au moins six des seize suppléants) font partie d’associations militant en faveur de l’euthanasie (on compte par exemple les présidents du LEIF et de l’ADMD) et/ou sont des médecins pratiquant eux-mêmes des euthanasies. C’est le cas de son président néerlandophone, le Dr Wim Distelmans, qui n’est autre que le médecin qui a euthanasié Mme De Troyer ! À plusieurs reprises, la CFCEE a également avoué son incapacité à mener à bien sa mission car celle-ci repose sur un système déclaratif et donc tributaire de la conscience professionnelle des médecins. Et le Dr Distelmans d’ajouter : « Les cas douteux évidemment, les médecins ne les déclarent pas, alors on ne les contrôle pas ». Or des études révèlent par exemple que près de la moitié des euthanasies en Belgique n’ont pas été déclarées en 2007. En outre, si les termes de la loi relative à l’euthanasie sont effectivement flous et subjectifs, la Commission s’engouffre dans la brèche en les interprétant dans un sens excessivement extensif et libéral. Florilège : selon elle, la coexistence de plusieurs pathologies non graves et non incurables remplit l’exigence d’une affection grave et incurable ; elle a aussi approuvé des cas s’apparentant au suicide médicalement assisté alors qu’il n’entre pas dans le champ d’application de la loi ; il semble qu’elle ait validé l’euthanasie « en duo » obtenue par un couple dont l’un des membres ne se trouvait pas en phase terminale. " align="justify">Enfin, l’on peut s’interroger sur l’utilité d’un contrôle a posteriori, c’est-à-dire une fois que l’euthanasie a eu lieu, ce qui n’a visiblement pas pour objectif de protéger la vie des personnes et est particulièrement inadapté en cas d’euthanasie pour cause de souffrance psychique. Faut-il alors s’étonner qu’entre 2002 et 2016, la CFCEE n’a transmis au procureur du roi qu’un seul dossier sur 14 573 euthanasies ? Membres juges et parties, conflits d’intérêts, partialité, contrôle a posteriori et basé sur un système déclaratif, interprétation large des termes de la loi : la CFCEE s’avère totalement inefficace pour prévenir les dérives. C’est ainsi qu’un de ses membres, médecin, a récemment démissionné, lui reprochant de n’avoir pas renvoyé devant la justice un médecin ayant euthanasié une patiente à la demande de sa famille.

Une affaire mettant en cause l’ensemble du système encadrant l’euthanasie en Belgique L’État belge manque donc de manière évidente à ses obligations découlant de la Convention alors que la CEDH a jugé que le droit à la vie « impose aux autorités le devoir de protéger les personnes vulnérables même contre des agissements par lesquels elles menacent leur propre vie » (Haas c. Suisse, § 54). Ce que décidera la Cour dans cette affaire ne sera donc pas sans conséquence car la portée de la requête Mortier dépasse largement son seul cadre: elle met en effet en cause l’ensemble du système encadrant l’euthanasie en Belgique en montrant combien il s’avère défectueux et les garde-fous illusoires. Alors que la Cour a déclaré que « l’on ne saurait sous-estimer les risques d’abus inhérents à un système facilitant l’accès au suicide assisté » (Haas c. Suisse, § 58), cette affaire confirme que ce risque est bien réel, donne un aperçu concret de telles dérives et en laisse entrevoir les conséquences à grande échelle. En effet, loin de concerner uniquement la personne qui la demande, l’euthanasie et ses modalités ont des conséquences sociales profondes et funestes : suites psychologiques sur les membres de la famille du défunt en premier lieu, mais aussi perte de confiance dans la famille en général et méfiance à l’égard des soignants, fragilisation des personnes vulnérables dont certaines sont incitées au suicide. Il serait abusif et dangereux de faire prévaloir l’autonomie d’un patient en tant que valeur éthique suprême pour justifier une pratique dommageable à la société tout entière et remettant donc en cause le bien commun.

Ne pas condamner l’État dans cette affaire reviendrait donc à pratiquer la politique de l’autruche quant aux dérives de l’euthanasie, alors que la banalisation de la mentalité euthanasique en Belgique est réelle et fait des ravages. En témoignent par exemple les cas d’euthanasie sans obtention du consentement de la personne, l’ouverture de l’euthanasie aux mineurs « dotés de capacités de discernement » sans limite d’âge en 2014, ainsi que les chiffres officiels : de 235 euthanasies pratiquées en 2003, leur nombre a augmenté rapidement d’année en année pour atteindre 2537 en 2018, ce qui représente 2 % du total annuel des décès. Dans ce contexte, notons également que trois études ont révélé que « 40 % des Belges sont pour l’arrêt des soins pour les plus de 85 ans ». Si la Cour ne fait rien, elle accomplira le roman d’anticipation publié en 1907, Le Maître de la terre où l’auteur, Robert-Hugh Benson imagine des maisons d’euthanasie, où « d’un consentement unanime, les être inutiles, les mourants, étaient délivrés de l’angoisse de vivre ; les maisons spécialement réservées à l’euthanasie [prouvaient] combien un tel affranchissement était légitime.

  en ce moment en Grande-Bretagne :
https://www.dailymail.co.uk/news/article-7457145/Tafida-Raqeebs-mother-cries-implores-daughter-dont-up.html

12/12/2019

le libéralisme qu'est-ce que c'est ?

 On se casse la tête avec les « paradoxes du libéralisme », ses « ambiguïtés », comment le définir ? et tatati et ta ta ta. Mais c'est très simple, très très simple, il suffit d'un peu de méthode marxiste ! Ou tout simplement de bon sens.

Il suffit de se demander : la pensée libérale, ça a été créé par qui ? par quels sortes de gens ? appartenant à quelle classe ? À quelle époque ? Des gens qui avaient quelle mentalité ? Quelles préoccupations ? Quels intérêts ? Quel mode de vie ? Et on a compris !

Le libéralisme c'est l'idéologie de la classe des propriétaires riches, point !
(attention ! Ça exclut les propriétaires pauvres ! par exemple les marchands de chandelles - ils ont un stock, donc propriétaires - de même que pour les coiffeurs : Burke estimait absolument ridicule et impensable qu'on puisse donner des droits politiques à des gens comme ça ! Quand à la propriété des petits paysans on l'écrase sous les pieds et sous les enclosures, la propriété des gros investisseurs elle seule mérite le respect « due à toute personne humaine » ! de nos jours encore les petits commerçants s'en sont aperçu ! Et bien sûr les droits de propriété des « races inférieures » il ne vient à l'idée de personne un seul instant qu'ils puissent avoir des droits de propriétés sur leurs territoires ! Surtout pas Tocqueville).
A partir de ce résumé tout découle de source.
Avec ça inutile de s'embêter avec touts les beaux principes théoriquement théoriques et philosophiques, les valeurs, la condamnation de la « tyrannie », le respect de la « liberté individuelle », de la « conscience errante », de la « personne individuelle », et éventuellement de s'étonner des contradictions flagrantes des théoriciens qui sont censés s'en réclamer ! Non. Plus besoin de distinguer entre libéralisme économique, libéralisme politique, libéralisme des mœurs.
Tous les combats, mais aussi tous les paradoxes de la pensée libérale deviennent des évidences. Et la défense de l'esclavage, et le déni de tous droits aux domestiques, et les cris d'orfraie devant la loi qui réduisait le temps de travail des enfants de moins de 8 ans à de 12 heures par jour (si ! …) disant que c'était une atteinte à la liberté, et un acte de tyrannie de la part du vilain gouvernement, etc, etc, etc.
Pour tout ça et disposer de centaines de citations de la plume même des penseurs libéraux, qui permet de voir quelles positions ils tenaient, il suffit de lire le livre de Domenico Losurdo : http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Contre...
Et cette approche historique permet de comprendre certains changements, par exemple. Traditionnellement, au début, la défense de la liberté religieuse, les droits sacrés de « la conscience errante », le respect des croyances individuelles, était un pilier fondamental du libéralisme. En effet parmi les riches propriétaires, il y avait des catholiques, des protestants (pas encore des juifs mais c'est venu au XIXè siècle, et maintenant c'en est même une composante maitresse), des protestants de diverses chapelles. Aussi devant les persécutions et le pouvoir des théocraties et des rois qui pratiquaient le cujus regio ejus religio, la défense de la liberté de croyance leur importait. Maintenant c'est quasiment disparu ! Au contraire les libéraux sont devenus des intolérants fanatiques. Eh oui ! Maintenant il n'y a plus que des pauvres pour croire en des religions : les musulmans (un temps tolérés eux aussi, quand c'étaient des ambassadeurs ottomans ou des cheiks saoudiens !) sont essentiellement des jeunes marginaux de banlieues pauvres, ou alors ce sont des membres de mouvement que les libéraux qualifient tout de suite de « sectes ». Les gens dont la liberté de croyance consiste à être choqués à l'idée qu'on inculque la théorie du « gender » à leurs enfants, ça …. le libéralisme tout à coup ne le tolère pas ! Leur "conscience errante" on s'en fout ! leur "personne humaine" n'existe plus ! Pas plus que la vision religieuse, non plus des catholiques (en fait maintenant des catholiques qui de nos jours diffuseraient la même vision religieuse que ceux du XIXè siècle seraient diabolisés, insultés et carrément interdits par la police ! Au nom du libéralisme bien sûr !), mais ceux qui cultivent des légumes bio en suivant le cycle de la lune, ou qui critiquent les vaccins sont des ennemis pour les profits de Big Pharma, donc on les assimile « sectes » et on trouve, au nom du libéralisme, normal d'envoyer les gendarmes les arrêter, leur enlever leurs enfants (non le droit sacré et libéral de la famille ne joue pas pour eux !) leur interdire de construire des statues sur le terrain dont ils sont propriétaires (eh oui ! Je vous dis c'est ça le libéralisme), leur interdire de tenir des réunions publiques en louant avec leur argent pourtant (!) le stade de Lens, etc. Donc de nos jours les libéraux, pour qui la liberté religieuse était autrefois si centrale, sont devenus des antireligieux impitoyables et fanatiques ! Logique ! Il suffit de se rapporter à la méthode d'analyse marxiste qui définit l'origine et le conditionnement des idéologies.

La classe dominante, sans vraiment le vouloir, présente sa liberté d'expression comme étant celle de toutes les autres classes sociales. Lorsqu'elle évoque la liberté d'expression, c'est à sa liberté qu'elle pense.

5/5/2014

 le créateur de la pensée libérale en France,Claude-Jacques Herbert : 1753 essai sur la police générale des grains http://socserv2.socsci.mcmaster.ca/econ/ugcm/3ll3/herbert/essai.htm

c'est ici aussi qu'on doit rappeler les fameux spartiates, qui furent admirés par des générations de théoriciens démocrates et laudateurs de la "vertu" et qui n'étaient qu'une bande de pirates qui se faisaient nourrir par le peuple qu'ils avaient conquis et réduit en esclavage, les ilotes, et s'organisaient entre eux en véritable couvent de légionnaires austères et fanatiques.

Quand à Athènes là, elle ne s’avère que trop symbolique que comme expérience historique ou du fait d’une juste admiration de l’art qu’elle a été capable de développer, parce que c’était une société esclavagiste; Quatre pelés et trois tondus se réunissaient sur une place et affirmaient : "Voilà la démocratie! » Le reste, les "métèques" n’avait pas de droits et l’immense majorité étaient des esclaves… Même les philosophes, qui étaient des sages et se croyaient justes, de même que les penseurs du "Libéralisme" susnommés, avaient un tas d’esclaves, de même que ces mêmes penseurs "Libéraux" étatsuniens, et les autres des ouvriers dans leurs usines, ou des domestiques pour les servir, et auxquels il n'auraient jamais seulement pensé d'étendre les fameux droits et libertés de l'individu qu'ils réclamaient pour eux-mêmes

Maintenant il convient de se rendre compte (relisez à ce sujet également le livre incontournable de Sven Lindqvist "Exterminez toutes ces brutes") que la racisme n'est pas une réalité intemporelle pesant sur l’humanité comme une tare originelle ou un défaut permanent qu’il faudrait sans-cesse combattre mais qu'il est au contraire un rapport social historiquement daté, dont l'émergence date de l’apparition d’un système social précis ayant besoin pour s’étendre de justifier une hiérarchisation des groupes humains. L’esclavage et la colonisation comme modalités de l’accumulation primitive du capitalisme européen sont les bases matérielles de l’émergence des théorisations racistes. Auparavant existait bien sûr des conflits, des guerres et des agressions mais elles n’étaient pas argumentés sur une logique de hiérarchisation de l’humain.

Le libéralisme, en clair c'est la dictature des ultra-riches, écoutez la parole claire et décapante de François Boulo :


 

07/12/2019

les évènements actuels nous obligent à redécouvrir bien des choses - LA DICTATURE DU PROLETARIAT par exemple !

« c’est le comble de la folie de prétendre que des hommes en possession depuis dix siècles de nous gourmander, de nous piller, de nous opprimer impunément se résoudront de bonne grâce à n’être que nos égaux. » (Marat)

"Ce n’est pas le pacifisme qui a mis fin à l’apartheid en Afrique du Sud, ni la naïveté, ni l’amour comme j’entendais quelqu’un le dire l’autre jour à la radio, mais la force des armes. Sans cette force armée, l’apartheid sévirait encore aujourd’hui sans aucun doute. Aucune minorité possédante n’accepte de se faire dépouiller de ses privilèges si elle n’y est pas contrainte par une force plus déterminée. C’est le prix à payer si on veut vaincre et rester en vie. La Chine de Mao, le Vietnam d’Ho Chi Minh, Cuba avec Fidel Castro, le Nicaragua avec Ortega sont quelques exemples de ce combat à finir, où la force des armes a fait la différence.

Cela ne signifie pas qu’il ne faille jamais jouer le jeu démocratique là où les conditions s’y prêtent. Mais il ne faut jamais perdre de vue que la partie adverse réagira férocement."

une communiste observe l'actualité et réfléchit : "Faire remonter le black friday au jour où les esclaves aux Etats-Unis étaient vendus à bas prix est-il vrai ou faux, le fait est que cette référence s’est imposée parce qu’elle parle à la conscience de notre époque. Pouvoir acheter à bas prix, se battre pour un objet n’est’ce pas dire  jusqu’où l’on ira quand ce sera l’eau qui viendra à maquer comme déjà en Inde où il est arrivé de se désalterer de l’eau de climatiseurs,  ou ce qui est déjà à l’oeuvre sous nos yeux :à quel type de massacre d’indiens désarmés des oligarques alliés aux monopoles de l’empire sont prêts à pour s’approprier des mines de lithium ou les immenses ressources du vénezuela et de la forêt amazonienne ?Sur  quel type de complicité peuvent-ils compter de la part du citoyen-producteur devenu consommateur individualisé dans le désir fou de l’objet. Qui cela concerne-t-il quelques esclaves arrachés à des contrées éloignées et qui sont destinés à assurer notre confort ou s’agit-il déjà de nous. Sommes-nous la proie d’une indignation vertueuses ou les conditions objectives sont-elles que notre indignation devient nécessité de combats communs et lesquels ? la nouvelle qui vient du Chili, la collaboration de la police française avec la police chilienne pour mater les manifestations dit ce qu’il en est de leur collusion, comme déjà quand la France expédiait ses tortionnaires de la guerre d’Algérie en Bolivie pour y seconder Klaus Barbie. . Il y a au même moment  le vote de l’UE contre Cuba accusé de dictature,  peut-être est-il temps de se relire lénine dans impérialisme stade suprême du capitalisme en attribuant tout cela au sel Trump: « Si les capitalistes se partagent le monde, ce n’est pas en raison de leur scélératesse particulière, mais parce que le degré de concentration déjà atteint les oblige à s’engager dans cette voie afin de réaliser des bénéfices ». Oui mais voilà dans le temps où l’assassinat de ceux qui prétendent garder leurs ressources pour le développement intellectuel, physique de leur population et donc nationalisent les mines de lithium et sont alors accusés de dictature et poursuivis pour terrorisme [pareil pour les gens : quand ils se mettent à se rebeller et à penser on les accuse de « populisme « conspirationnisme », « antisémitisme » « homosexualité » non pardon ! Les normes ont changé à 180°! « atteinte à la démocratie »]. Est-ce toujours pour nous assurer à nous peuples occidentaux le confort auquel nous sommes habitués? ou le racisme que l’on attise chez nous envers le peuple, les pauvres, les personnes de sexe masculin, les croyants et les pas diplômés de l’université, est-il déjà la peur de basculer nous petits blancs dans ce monde dévasté par les guerres, les famines, le pillage parce que notre confort n’est vraiment plus leur problème, ils sont « contraints » de s’engager dans cette voie-là.

Alors monte en Amérique latine l’idée de l’autopsie d’un coup d’Etat et quelque chose de l’ordre de (ouais ! Surtout de l’ordre de « l’héxagonal tel qu’on le parle »!)

la nécessité de la dictature du prolétariat… (sans doute pas faux)

Si là-bas en Amérique latine, ils redécouvrent la nécessité de la dictature du prolétariat après avoir pratiqué la transition pacifique et à la « démocratie », nous n’en sommes pas là , enfin pas tout à fait vue la déconsidération du politique, nous en sommes toujours en tant que communistes  à la grande découverte de Kautsky sur « l’opposition foncière » des « méthodes démocratique et dictatoriale.».

Comme disait déjà Fidel Castro quand le PCF a renoncé à la dictature du prolétariat : s’ils peuvent s’en passer tant mieux pour eux. [Macron, Nunez et ses clébards ont bien montréq uqe que en France non plus] le fait est qu’en Bolivie, Evo Morales découvre qu’il devient de plus en plus impossible de s’en passer et fort heureusement la Chine, Cuba, Lula lui-même savent que la lutte à mort est là, parce que le capitalisme est ce qu’il est et qu’il ne peut pas être autrement, non pas parce que le capitaliste ne voudrait pas être un philanthrope mais parce que c’est sa nature impérialiste [mondialiste plus exactement, et totalitaire,ça va ensemble] . Et qu’un marxiste ne devrait pas confondre les conditions objectives avec les subjectives, ce n’est pas l’indignation dans ce que l’on peut ressentir face au fascisme qui se développe en Bolivie pas plus que celle éprouvée devant le fait que l’on abêtit des gens en transformant le citoyen -producteur en consommateur prêt à accepter l’esclavage de l’humanité pour le dernier produit à la mode (et anglophone). ce n’est pas parce que la démocratie est bafouée que l’ont doit s’indigner, du moins pas seulement,  mais parce cette « démocratie » telle qu’elle est permet à cette violence de s’exercer contre eux et contre nous. [c’est pour ça qu’il faut écouter Etienne Chouard] leur complicité est de plus en plaus manifeste. un seuil a été franchi: on ne dénonce plus la dictature au Venezuela, on se demande quand enfin ce qui se passe en Bolivie renversera Maduro. le Parlement européen sans reprendre son souffle adoube les auteurs de coups d’Etat sanglants et dénonce la dictature communiste de Cuba. Lénine à propos de Kautsky dit « On croirait en vérité qu’il mâche de la filasse, en rêvant. » »Kautsky comme ses disciples aujourd’hui évite de poser la question « où en est aujourd’hui la « démocratie » bourgeoise, à quel stade de tyrannie est-elle?  » la démocratie bourgeoise est comme la démocratie israëlienne: la démocratie pour nous, la mort et les flashballs pour les « sous-hommes »(c’est-à-dire les pas diplômés de l’université, qui n’ont pas plein de fric et n’habitent pas dans les tours à vitres blindées) La dictature du prolétariat n’est pas une fantaisie de bolcheviques arriérés, elle est la nécessité de briser la machine d’Etat bourgeois, celle que Trump, la CIA peut activer au Brésil, en Bolivie parce que malgré toutes les réalisations elle demeure active da ns l’oligarchie locale, son appareil répressif et même chez certaines couches moyennes. Elle est le fondement de l’OEA, ils agissent en concertation.

C’est  pour cela que nous pensons cette référence vraie ou supposée au black Friday, parce que nous percevons qu’il est tenté d’asseoir l’hégémonie du capital et de l’impérialisme sur la machine répressive de la dictature bourgeoise présentée comme démocratie mais aussi sur la possibilité d’acheter des esclaves à bas prix (le NAIRU!), eux symboles du retour à la marchandisation totale [PMA – GPA) de l’impérialisme du libre marché, un symbole de l’accumulation de marchandises destructrices des êtres humains et de la planète.

La dictature de la bourgeoisie abolit-elle la démocratie non c’est le contraire, elle l’exalte (euh ,enfin elle exalte le mot!] mais c’est la démocratie limitée aux maîtres comme dans les sociétés esclavagistes, même pas aux maîtres puisque les femmes en sont exclues et que les adolescents y ont accès par le don de leur esprit, aux dominants qui les éduque. Mais le black friday est le temoignage que de l’esclavage et de la démocratie esclavagiste on est passé au capitalisme à savoir la marchandisation, la vente à bas prix des individus comme des marchandises, des peuples entiers puisque la conquête des territoires est devenue une nécessité de l’impérialisme, [d’où le culte de la « mondialisation »!] le petit peuple, la plèbe est invité à participer à la fête en se disputant les produits, il leur est refusé le droit de coalition en tant que producteurs mais est exalté l’individualisation concurrentielle de la consommation . [avant l’euthanasie dans le stade ultérieur, on nous y prépare déjà ! Le meurtre de Vincent Lambert était un test] Ceux qui tels Kautsky dénoncent la nécessité de la dictature, donc de briser la machine de l’état bourgeois le font le plus souvent comme lui en éliminant la lutte des classes, la violence du capital aurait disparu ce que l’on ne peut croire qu’en imagination. En effet, de nombreux peuples n’ont jamais pu l’oublier, d’autres sont en train de le redécouvrir, LES FRANÇAIS PAR EXEMPLE !) Et ils ne peuvent le faire qu’en niant toutes les expériences historiques du XXème voir même du XIX ème siècle pour remonter à l’orgine même de la démocratie bourgeoise, la philosophie des Lumières [Voltaire : « le peule, cette canaille qui n’est point faite pour penser » « je veux que mon tailleur, mes valets, croient en dieu, pour en être moins volé] et la bourgeoisie révolutionnaire proclamant les droits de l’homme et du citoyen. C’est particulièrement pernicieux en France où la dictature de la bourgeoisie se présente pour un temps celui de la terreur comme le résultat de l’intervention des masses. [oui mais Sièyés y met bon ordre, et depuis 200 ans nous a fait croire que la démocratie c’était l’élection, lisez plutôt Chouard!] Il a fallu pour cela effectivement déformer l’histoire et transformer la dictature d’une classe en pouvoir personnel d’un individu, aboutir  à la notion de totalitarisme et à la confusion Communisme égale nazisme par le biais de Staline égale Hitler. Le pouvoir personnel d’un homme, le dictateur se substituant d’une manière justement dénoncée par Althusser à toute analyse. Mais il faut voir aussi comment par la transmutation d’une classe en un homme la violence révolutionnaire d’une classe devient la domination sans partage d’un homme usurpateur. la Bolivie nous offre aujourd’hui un cas de figure exemplaire après le Brésil et l’enfermement de Lula par un trucage judiciaire… la forme même de gouvernement, la fiction imposée pour exercer la violence de l’oligarchie locale alliée à l’impérialisme, partie active de cet impérialisme avec l’appareil répressif resté en sommeil, [mais quand il se réveille on voit ce que c’est, dans la France de Macron par exemple!] n’est pas l’essence de cette dictature, elle peut se dire républicaine, elle reste une variété de l’Etat impérialiste, elle exerce la dictature de la bourgeoisie y compris sous des aspects électoraux comme au Brésil, en Bolivie et au Chili. Et le dictateur c’est Morales, c’est lui comme Lula que l’on met en prison, parce que justement ils ont démontré qu’il y avait d’autres solutions y compris démocratiques Pour Marx les caratéristiques de cette dictature de la bourgeoisie ne sont pas liées à des formes de gouvernement mais bien à la bureaucratie et la militarisation demeurées aux mains de la bourgeoisie.nous explique Lénine et il ajoute : « La dictature est un pouvoir qui s’appuie directement sur la violence et n’est lié par aucune loi. La dictature révolutionnaire du prolétariat est un pouvoir conquis et maintenu par la violence, que le prolétariat exerce sur la bourgeoisie, pouvoir qui n’est lié par aucune loi. » [mais si on supprime les lois morales on voit ce que ça donne ! Y compris de nos jours, et das les commissariats, et dans le CHU de Reims!] Et de ce fait Lénine tire la conséquence en dénonçant la manière dont Kautsky explique qu’il est possible désormais de construire le socialisme
« pacifiquement, donc par la voie démocratique... » !!
Cela ne signifie pas que l’on doive renoncer à l’exercice des lois démocratiques au plan international comme dans le cadre de la domination capitaliste, c’est une lutte de position dirait Gramsci, oui mais la lutte de position n’a de sens que parce que la lutte de mouvement de la terreur bourgeoise selon toujours Gramsci a rendu possible l’implantation jacobine radicale, elle a aboli la féodalité, l’empire a installé sa machinerie étatique et militaire. Mais se pose justement aujourd’hui la question de la transformation révolutionnaire et les expériences diverses, ce qu’elles ont créé, ce qui doit être accompli, et c’est à tout cela que la Bolivie nous invite à réfléchir.

En définissant la dictature comme une domination, en insistant sur le pouvoir personnel d’un individu,  « Kautsky, nous dit lénine,  s’est appliqué de toute son énergie à cacher au lecteur le trait dominant de ce concept, savoir : la violence révolutionnaire. C’est là que gît le lièvre. Subterfuges, sophismes, falsifications, Kautsky a besoin de tout cela pour esquiver la révolution violente, pour voiler son reniement, son passage du côté de la politique ouvrière libérale, c’est à dire du côté de la bourgeoisie. 

L’« historien » Kautsky fausse l’histoire avec tant de cynisme qu’il « oublie » l’essentiel : le capitalisme prémonopoliste, dont l’apogée se situe précisément entre 1870 et 1880, se distinguait, en raison de ses caractères économiques primordiaux qui furent particulièrement typiques en Angleterre et en Amérique, par le maximum toutes proportions gardées de pacifisme et de libéralisme. L’impérialisme, lui, c’est-à dire le capitalisme de monopole, dont la maturité ne date que du XX° siècle, [et maintenant on a lea « Mondialisation »,le capitalisme mondialisé : OMC, FMI Bilderberg, OTN, Union Européenne, OMS, etc etc, les « traités internationaux » pour détruire la démocratie, comme le montre Amiel de Ménard, le monde selon Jean Monnet] se distingue, en raison de ses caractères économiques primordiaux, par le minimum de pacifisme et de libéralisme, par le développement maximum et le plus généralisé du militarisme [plus maintenant ! Maintenant ils ont trouvé mieux : les orgaisations internationales, et les traités, négociés en secret ! Le « secet des affaires », et qui s’imposent aux lois des pays]. « Ne pas remarquer » cela, quand on examine jusqu’à quel point la révolution pacifique ou la révolution violente est typique ou probable, c’est tomber au niveau du plus vulgaire laquais de la bourgeoisie. » Ce que dit Lénine sur kautsky transformant Marx en vulgaire libéral a pu paraître « dépassé » y compris par l’échec de l’URSS, mais le paradoxe de l’histoire telle que nous la vivons aujourd’hui est que c’est  le triomphe sur l’URSS, l’absence de « régulation » imposée par son existence au capitalisme qui a encore aggravé la violence de l’impérialisme et nous a ramené à l’origine même de l’analyse de lénine sur impérialisme stade suprême du capitalisme. Si  ‘idée même d’une transition « pacifique » correspond aux aspirations de chacun ne serait-ce que par le caractère apocalyptique du nucléaire, elle est  remise en cause par le minimum de pacifisme et le maximum de militarisme en contradiction parfaite avec ce que proclamèrent les pères fondateurs français, anglais ou américains avant de se jeter sur la planète. C’est-à-dire que l’on ne peut concevoir une stratégie révolutionnaire par rapport à une vision idéale mais bien en s’interrogeant sur l’état réel objectif de la dictature de la bourgeoisie."

 

et comme chantait Chantal Goya :

Ce matin, un lapin, a tué un chasseur

explication :

C'était un lapin, qui avait un fusil