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14/03/2022

Famille, c'est quoi une famille ?

« il réalisa que ce qu’on appelle « famille », malgré les malheurs et les problèmes, était une institution fondée sur le plaisir de s’obstiner désespérément à demeurer ensemble »

(Orhan Pamuk)

03/02/2022

rêves

Bien des fois dans ma vie j'ai fait de long rêves où j'étais censément dans l'Inspection Académique, puisque c'était mon Établissement de travail, mais ça ne ressemblait pas au vrai, peut-être davantage à l'Université de Lille III du temps où elle était rue Angellier (très spéciale à cette époque ! chaque étage du bâtiment XIXè siècle d'origine au salles très hautes avait été coupé en deux, pour augmenter la place au fil du temps, et un étage rajouté au-dessus, ça faisait un mystérieux capharnaüm !) ou au siège central de l'ONIC Paris, Et j'y explorais des régions où je n'avais pas l'habitude de mettre les pieds. Car c'était un bâtiment si grand, que j'allais dans des ailes, des étages où je n'avais théoriquement rien à faire, et où je n'étais allé que très rarement, et seulement par curiosité, parce que dans mon esprit, après tout je suis de la maison, on ne peut pas m'empêcher de m'y trouver et de l'explorer, et je traversais ainsi des salles de réceptions, certaines plongés dans la pénombre, des portes, des escaliers et de vastes perrons inconnus, des ascenseurs mystérieux, qui montaient jusqu'au dernier étage ou descendaient jusque d'improbables sous-sols. Et des fois ce bâtiment se trouvait à Paris, à côté d'une gare - gare du Nord ? - et pour aller d'une aile à l'autre du vaste bâtiment je coupais court en sortant et passant par la gare, mais jamais je ne retrouvais le chemin pour rentrer « chez nous ».

 

 

il y en a eu d'autres, de types de rêves récurrents, tous finissants en impuissance totale, il faudra que je les mette

23/01/2022

pourquoi ?

Pourquoi je me suis obligé à fumer un cigarillo maintenant ? Je n'en ai même pas envie, mais il y avait longtemps que je ne l'avais pas fait, et si je ne me force pas je ne le ferai jamais, maintenant, on n'est plus jamais, jamais un seul instant détendu; et puis surtout, j'avais trop vu à quel point les français de maintenant sont soumis, il fallait bien que je trouve une façon de leur cracher à la figure.

15/01/2022

France Gall - chanteuse inoubliable !!! la plus merveilleuse que laFrance aie connue

Une chanson plus que jamais d'actualité , écoutons France Gall:
http://www.dailymotion.com/video/x1t9vg_france-gall-resiste

France Gall (nask. 1947) estis dum jardekoj inter la plej talentaj kaj emociaj francaj kantistinoj. Kun ŝia aparta, unika, infaneca sed intensa voĉo kun mikso de "freŝeco" kaj intima profundeco, kaj dank' al la verkista talento de ŝia edzo, Michel Berger, kiu tiom bone scipovis verki la kanzonojn kiuj taŭgis al ŝi, ŝi restas neforgesebla al ĉiuj, kiuj aŭdis ŝin. Mi lastatempe esperantigis unu el ŝiaj kanzonoj.


Ĉi-sube jenas tiu teksto. Kaj ĉi tie http://www.youtube.com/watch?v=wgznToEu49A vi povas aŭdi ŝin kanti la originalan tekston.

PS: Ne eblas lasi ŝin tiom rapide kun nur unu kanzono! jen du aliaj videoj. je la du ekstremaĵoj de ŝia kariero, unu el ŝiaj unuaj majstroverkoj, "Se, panjo, se"
Unu el ŝiaj "malfruaj", malserenaj kanzonoj, la neegalebla : "Evidemment" (jes certe tamen)

Nu, mi aldonas ankaŭ trian (aŭkultu ĝin ne rigardante la bildojn, ili estas stultaj kaj fuŝas la kanzonon) "Amor tambien"

Mia Amdeklaro


verkis kaj muzikis Michel Berger 1974

kantis France GALL


Kiam mi solas kaj povas revi

Mi revas min en brakoj de vi,

Mi revas, ke flustre faras mi

La amdeklaron, mia deklaron.


Kiam mi solas, kaj povas fantazii

Vin tie ĉi tutapudal mi

Povas flustre elpensi de mi

La amdeklaron, mia deklaron.


Nur du-tri vortoj amaj

Vin parolos pri ni

Du-tri vortoj ĉiutagaj

Ne pli


Neniam tion mi al vi diros

Tiom mi volus sed ne aŭdacos

Bonas pli en mian kanton

La amdeklaro, mia deklaro.


La amdeklaro, mia deklaro.

Nur du-tri vortoj amaj

Vin parolos pri ni

Du-tri vortoj ĉiutagaj

Ne pli


Kiam mi solas kaj povas revi
Mi revas min en brakoj de vi,

Mi revas, ke flustre faras mi

La amdeklaron, mia deklaron.


Mi volas memorojn kune kun vi

Bildojn kune kun vi

Kaj vojaĝojn kun vi

Sentas mi bone apud vi.

La amdeklaro, mia deklaro.


Mi amas vin trista

Ne parolanta

Kaj kiam parolas mi

Kaj min ne aŭskultas vi

Sentas mi bone apud vi.

La amdeklaro, mia deklaro.

Esperantigis Roland Platteau 2/3/2008

Si vi volas legi tekstojn de ŝiaj kanzonoj (sed mankas tiu ĉi!) jen grava, oportuna, KAJ, KAJ, esperantlingva TTT-ejo, kie trobveblas paroloj de miloj da kanzonoj en multaj lingvoj!

la ligilo al France Gall: lirama.net/artist/4573

la enirpaĝo :lirama.net/

kaj por montri ke estas multe da ligvoj jen tiu panĝaba kanzono :lirama.net/song/26240/25771+25769+25770

(hehe! Esperanto fosas sian sulkon!)



 


Le premier d'une série de joyaŭ

Vous souvenez-vous du premier chef d'oeuvre parmi les chansons de France Gall? (1977) c'était l'inoubliable "

App'lez-moi Maggie "

( à cause de cette sale ambiance terroriste que créee la dictature du copyright (et siflotter ça va être interdit aussi?) je ne mets pas, je m'en excuse, le texte ici, il faut cliquer sur le lien pour le lire. Evidemment ("Evidemment"!) ce qu'il faudrait c'est l'écouter, la voix de France Gall est tellement sublime!
(et la musique) pour cela il ne vous reste plus qu'à essayer de vous procurer un vieŭ disque -pas un neuf!! : BOYCOTTEZ les majors et leur DADVSI!) cet article fut écrit en 2013 (peu après la "psy-op'-business-plan (et pire de la grippe porcine) en fait ! on le sait maintennat) hélas ! cette ignoble  dictature  du  grand capital  n'était qu'un début, les gens se sont laissés faire, à force d'accepter passivement, voilà où ça mène !)

et ici vous trouverez toute la liste des autres chansons.


Car par la suite il y a eu toute une série d'admirables joyaŭ:
* Le meilleur de soi-même (peut-être la plus belle de toutes ses chansons)
* Si maman si
* Viens, je t'emmène (non, la plus belle c'est celle-là!)
* Comment lui dire ?
* Musique!
* Il jouait du piano debout
* Tout pour la musique
* Résiste!
* Diego, libre dans sa tête
* Amor tambien
* Papillon de nuit
* Bébé comme la vie
* La chanteuse qui a tout donné
de plus en plus tristes, et de plus en plus beau, jusqu'à, bien sûr, évidemment,
* Evidemment

Après, eh bien maintenant Michel Berger est mort (en 1992,la même année que Claude, l'année où fut fondée Via Campesina, l'année.... ) et il n'y a plus eu personne pour lui écrire ces si belles et si profondes chansons. Et sans doute elle est vieille maintenant, le temps passe si vite!
Et qui d'autre qu'elle pourrait reprendre ses chansons, si faites pour sa voix inimitable? C'est le même problème que pour Brel ou Brassens.

 

France Gall comme son nom l'indique c'était la France, non c'était l'humanité, l'humanité qu"'on croyait éternelle et qui était en sursis de DISPARITION TOTALE MAINTENANT !! TALITE DE LA SOCIETE de cette France alors civilisée équippée et apparemment non-nazie, hélas on s'est apperçu depuis  que 80% des "français ne sont que des VEAUX NAZIS "RENTRéS. L'écoutait partout dans ces lieux de vie (cafés, restaurants, cinémas, théâtres), devenus des cimetières économiques fréquentés par des spectres masqués, des zones sans âme colonisées par des zombies, [nazis de surcroît ! Maintenant aller au café ou au restaurant est devenu un signe d’infamie morale!
C'est maintenant ce à quoi on reconnait les nazis ! qu'on se le dise ! ]
fiers de savourer un bonheur vaccinalement frelaté, socialement amputé, humainement mutilé, psychologiquement atrophié

05/01/2022

Cureuil

Gribouille et « Cureuil »

Il y a un personnage à la fois traditionnel et littéraire, Gribouille, qui est connu pour se jeter à l’eau pour échapper à la pluie.
C’est comme quelqu’un qui se suiciderait par peur de la mort. Je suis persuadé qu’il y en a qui ont fait ça. Et en fait c’est pas si absurde que ça (de toutes façons la vie et notre condition est essentiellement absurde, et toute attitude envers elle est totalement absurde, il n’y a pas moyen d’échapper à l’absurde, réfléchissez ! Face à la mort il n’y a pas, IL N’Y A PAS UNE SEULE attitude qui soit d’une manière ou d’une autre totalement et pitoyablement absurde, examinez-les toutes, logiquement, lucidement, et honnêtement !), et d’ailleurs Miguel de Unamuno dans certains passage de son livre incontournable « le sentiment tragique de la vie » (il faut l’avoir lu) montre qu’il la comprend. Et moi aussi.
il y a une chose que je n'ai jamais compris de ma vie,  et que je ne comprends toujours pas, que j'ai toujours considérée comme stupéfiante : comment se fait-il que la plupart des enfants ne se suicident pas une fois qu'ils ont atteint l'âge de raison - disons 10 ans - la conscience de leur situation. Surtout que les enfants sont beaucoup plus intelligents que les adultes,  et beaucoup plus conscient des choses, sensibles aux réalités.

Et d’ailleurs quand j’avais peut-être 12 ans j’ai imaginé une nouvelle que je devrais écrire, mais je ne l’ai jamais fait, je n’ai pas assez de talent ni d’imagination pour ça hélas, qui décrirait la vie d’un enfant fervent passionné de la vie, joueur, curieux de tout, que à cause de sa prédilection à grimper dans les arbres on surnommait « Cureuil », et qui un jour prend conscience de la vanité absolue de la vie, fermée par la mort éternelle, et ne pouvant supporter une telle douleur se suicide.
C’est un personnage tout à fait logique.
Je regrette de ne l’avoir jamais écrite, et que personne n’en a écrite sur un tel sujet
   

04/01/2022

la polonaise militaire de Chopin - Albert Platteau


c'était le morceau de bravoure que parfois jouait mon père sur son piano. Je l'ai plusieurs fois entendu résonner en dessous de moi, depuis mon lit.

Il avait appris la clarinette, qu'il a joué au sein de l'harmonie "Conservatrice" de Mouscron (à l'époque il y avait une harmonie par parti politique en Belgique ! Socialiste, Libérale, Démocrate-chrétienne et Conservatrice, comme la famille de mon père était des flamands bigots, la seule possible c'était la Conservatrice !  aux yeux des bigots les Démocrates-chrétiens sentaient déjà le souffre !!), puis celle de Saint-Amand-les-Eaux en France, puis le piano, puis l'orgue (dans une salle du beffroi de Saint-AMand-les-Eaux), qui qui lui a permi après son mariage de trouver un emploi en qualité de chantre-organiste-sacristain.

29/12/2021

Jean Rostand texte écrit en 1954 - j'avais 5 ans

Jean Rostand, Pensées d’un biologiste, 1954. 

D'où vient l'homme? L'homme n'est rien moins que l'oeuvre d'une volonté lucide, il n'est même pas l'aboutissement d'un effort sourd et confus. Les processus aveugles et désordonnés qui l'ont conçu ne recherchaient rien, n'aspiraient à rien, ne tendaient vers rien, même le plus vaguement du monde. Il naquit sans raison et sans but, comme naquirent tous les êtres, n'importe comment, n'importe quand, n'importe où. La nature est sans préférences, et l'homme, malgré tout son génie, ne vaut pas plus pour elle que n'importe laquelle des millions d'autres espèces que produisit la vie terrestre. Si la tige des primates avait été sectionnée à sa base par quelque accident géologique, la conscience réfléchie ne serait jamais apparue sur la terre. Il est possible d'ailleurs que, dans le cours des siècles, certaines lignées organiques aient été éliminées qui eussent donné naissance à des formes plus accomplies que la nôtre.

Quoi qu'il en soit, l'homme est apparu... D'une certaine lignée animale, qui ne semblait en rien promise à un tel destin, sortit un jour la bête saugrenue qui devait inventer le calcul intégral et rêver de justice. ... qui traverse la vie dans l'épouvante de la mort, qui s'attache sans mesure à d'autres créatures éphémères, qui, trop bestiale ou trop peu, souffre quand elle réprime ses instincts et ne souffre pas moins quand elle y cède, qui ne sait pas défendre son coeur contre les rêves que lui interdit sa raison...

C'est donc que, statistiquement tout au moins, les hommes préfèrent l'être au non-être. Et c'en est assez pour que triomphe l'optimisme, qui se contente de peu..

L'espèce humaine passera, comme ont passé les Dinosaures et les Stégocéphales. Peu à peu, la petite étoile qui nous sert de soleil abandonnera sa force éclairante et chauffante... Toute vie alors aura cessé sur la Terre. Alors, de toute la civilisation humaine ou surhumaine - découvertes, philosophies, idéaux, religions -, rien ne subsistera. Il ne restera même pas de nous ce qui reste aujourd'hui de l'Homme de Néanderthal, dont quelques débris au moins ont trouvé un asile dans les musées de son successeur. En ce minuscule coin d'univers sera annulée pour jamais l'aventure falote du protoplasma... Aventure qui déjà, peut-être, s'est achevée sur d'autres mondes... Aventure qui, en d'autres mondes peut-être, se renouvelera... Et partout soutenue par les mêmes illusions, créatrice des mêmes tourments, partout aussi absurde, aussi vaine, aussi nécessairement promise dès le principe à l'échec final et à la ténèbre infinie...

Sera-t-il du moins permis à l'homme éphémère, englouti dans le cosmos démesuré, de se regarder comme le dépositaire d'une valeur privilégiée, qui défierait les normes de la durée ou de l'étendue ? Tout ce à quoi il tient, tout ce à quoi il croit, tout ce qui compte à ses yeux a commencé en lui et finira avec lui. Il est seul, étranger à tout le reste. Nulle part, il ne trouve un écho, si discret soit-il, à ses exigences spirituelles.

Tel est, semble-t-il, le message de la science. Il est aride. La science n'a guère fait jusqu'ici, on doit le reconnaître, que donner à l'homme une conscience plus nette de la tragique étrangeté de sa condition, en l'éveillant pour ainsi dire au cauchemar où il se débat.

 
"La culture c'est la qualité du jugement, l'exigence logique, l'appétit de la preuve, c'est l'habitude du doute, le discernement dans la méfiance, la modestie d'opinion, la patience d'ignorer, la certitude qu'on n'a jamais tout le vrai en partage; c'est refuser tous les fanatismes et jusqu'à ceux qui s'autorisent de la raison ; c'est révérer le génie mais sans en faire une idole, c'est toujours préférer ce qui est à ce qu'on préférerait qui fût."
 
Jean Rostand
 
 

Jacques Prévert (1900 - 1977) - Paroles

Le désespoir est assis sur un banc

Dans un square sur un banc
Il y a un homme qui vous appelle quand on passe
Il a des binocles un vieux costumes gris
Il fume un petit ninas il est assis
Et il vous appelle quand on passe
Ou simplement il vous fait signe
Il ne faut pas le regarder
Il ne faut pas l'écouter
Il faut passer
Faire comme si on ne le voyait pas
Comme si on ne l'entendait pas
Il faut passer presser le pas
Si vous le regardez
Si vous l'écoutez
Il vous fait signe et rien ni personne
Ne peut vous empêcher d'aller vous asseoir près de lui
Alors il vous regarde et sourit
Et vous souffrez atrocement
Et l'homme continue de sourire
Et vous souriez du même sourire
Exactement
Plus vous souriez plus vous souffrez
Atrocement
Plus vous souffrez plus vous souriez
Irrémédiablement
Et vous restez là
Assis figé
Souriant sur le banc
Des enfants jouent tout près de vous
Des passants passent
Tranquillement
Des oiseaux s'envolent
Quittant un arbre
Pour un autre
Et vous restez là
Sur le banc
Et vous savez vous savez
Que jamais plus vous ne jouerez
Comme ces enfants
Vous savez que jamais plus vous ne passerez
Tranquillement
Comme ces passants
Que jamais plus vous ne vous envolerez
Quittant un arbre pour un autre
Comme ces oiseaux.

Roberto Ardigo

Roberto Ardigo, philosophe positiviste italien, qui a fini par se suicider :

« par suite du refroidissement progressif de la terre notre monde doit mourir, lui aussi, avec tous les êtres auxquels il donne vie ; et si c’est là le sort extrême de tous les mondes disséminés dans l’univers, à quoi sert donc l’élévation progressive de l’humanité ? à A quoi bon le culte de l’art, du Beau, du Bon ? La fièvre de savoir, de se consacrer à un idéal ? à quoi sert la vie ? A quoi servent tant de douleurs matérielles et morales, souffertes par les êtres auxquels a été accordé, sans qu’ils l’aient demandé, le don sadique de la vie ? »

Quelle immense déception pour une âme élevée telle que celle de Roberto Ardigo (ou celle de Miguel de Unamuno aussi, lisez le ! il est incontournable, et combien ça change des conneries sophistiques égoïstes et nécrophiles qu’on entend de nos jours) ! Il ne pouvait s’empêcher de contempler, épouvanté, l’abîme de la vanité infinie de tout. Il ne pouvait s’empêcher de se révolter en présence de cette ironie tragique du sort. Il valait donc mieux défier fortement la destinée de la seule façon permise à un vivant : se libérer, par le suicide, du supplice moral de contempler, impuissant, la tragédie de l’être, et sa propre prochaine disparition éternelle. Robert Ardigo a été conséquent avec lui-même. Les philosophes qui partagent ses convictions matérialistes, et qui, malgré cela, ne finissent pas comme lui par le suicide, sont heureusement inconséquents.

PEGUY 

" .. sauver de l’Absence éternelle
Les âmes des damnés s’affolant de l’Absence,"

 

On ne lit plus assez SALACROU

« Alors, là nous sommes tous en plein cauchemar depuis l’instant où nous avons compris que nous étions vivants. Vous souvenez-vous, Monsieur Lenoir, de l’instant précis où, tout à coup, petit garçon, vous avez eu cette révélation : « Je suis un vivant, j’aurais pu ne pas exister, et je vais mourir. » Non ? moi, si. Et je me suis évanoui. C’était une charge intolérable sur les épaules de ce petit enfant. » (Armand SALACROU, in « L’archipel Lenoir »)

oui, j'ai toujours été ébahi, n'ai jamais compris comment se fait-il qu'il n'y ai pas plein d'enfants qui se suicident à l'age de raison (disons 12 ans)

comment peut-on vivre encore étant adulte, où théoriquement c'est pire, et toutes les autres sujets de douleurs métaphysiques, personnelles, sentimentales, et sociales qui vous tombent dessus ? et quand on est vieux ?

Ben, il y a un détail auquel je n'avais pas encore prêté attention, mais Simone de Beauvoir si !
il y a dans les mémoires de Simone de Beauvoir une remarque très importante et dont je prend maintenant conscience de la justesse, c'est quand elle dit « Quand je me jetais dans le malheur, c'était avec toute la violence de ma jeunesse, de ma santé, et la douleur morale pouvait me ravager avec autant de sauvagerie » etc
eh oui ! C'est comme ça que ça se passe; et aussi comme quand on est enfant on est plus conscient, plus sensible, plus intelligent, plus en contact avec la réalité que les adultes, et ça va constamment en se dégradant quand on devient adulte, puis en vieillissant. Il y a aussi comme une fainéantise de la conscience, et de la douleur qui ravage tout. Et on souffre dans la même mesure qu'on est vivant en fait et qu'on en a la santé ! La santé. Même le désespoir et l'abattement demandent de la santé, quand on est trop engourdi on ne sait même plus être désespéré, que dis-je même plus être abattu.

n'empêche que
c'est effarant à quel point comme disait Camus les gens font "comme s'ils ne savaient pas". Il règne sur ce sujet un tabou, j'te dis pas !!

17/12/2021

les français

8/12/2021 Il y a maintenant deux sortes de français :

les NAZIS, 80% qui vont se restaurer dans des camps de concentration (autrefois appelés “restaurants”) réservés au non-juifs, dôté de leur carte de membre du NSDAP et de leur brassard à croix-gammée; ces Fleury-Mérogis de nutrition ça ne doit beaucoup les changer, car ils habitent déjà, depuis des années, dans des Fleury-Mérogis d’habitation, des apparts “de luxe”, en tout cas chers, sous digicodes, aux murs vides, fliqués et appartenant à des Investisseurs Immobiliers.

Et les juifs, victimes de l'Ordonnance du 8 juillet 1942, qui ont gardé des bribes de principes moraux et de sens républicain, voire marxistes, voire scientifiques, c’est à dire “conspirationnistes”, comme on dit maintenant, et qui préparent leur manger eux-mêmes chez eux, à partir de ce que leur livrent les esclaves du Grand Capital, transformés par leur patrons en rhinocéros nazis (sauf celui de chez Maximo, qui a eu le courage et la liberté de rester un être humain).

Quel avenir pour les non-aryens ? Sans doute une “solution finale”, car le grand capital n’a pas l’habitude de tolérer le moindre manque à gagner sur les “bénéfices escomptés”.

15/12/2021

absolument !

une maison où il n'y a jamais de givre sur les vitres en hiver n'est pas une maison.

03/12/2021

mon père

AlbertPlatteauà73ans.jpg

Sur la photo il a 73 ans, lors d'une "sortie" de la chorale de la paroisse.

La rue de Mouscron, et le café-épicerie où il est né : le "Café du Tribunal" http://www.mouscron.be/francais/presse/decem03/pljustice....

des photos, ici: http://miiraslimake.over-blog.com/article-579476.html

et ici : http://www.ipernity.com/doc/r.platteau/7383300

http://www.ipernity.com/doc/r.-platteau/33000593

http://www.ipernity.com/doc/r.platteau/30597405

pour un fichier pdf d'une de ses compositions musicales: http://www.ipernity.com/doc/r.platteau/album/40507

signe astrologique: capricorne
ses vestes sentaient le tabac froid, odeur âpre et agréable.
Il a passé énormément de temps à se ronger les ongles (il n'avait quasiment plus d'ongles à ses doigts tellement il se les rongeait des heures durant), en lisant des romans (surtout des romans d'espionnage, bien durs et macabres) assis auprès du feu continu.....

avant, quand il était jeune il avait lu des centaines de romans d'aventure, que par la suite, en bon catholique conservateur et imbu de ses responsabilités, il ne voulait pas que je risque de les lire, alors il les a tous brûlés, il y en avait un coffre tout plein, le coffre est resté dans la cour et on y a planté des plantes.

quand il ne faisait pas des mots croisés, ou des harmonisations de chants pour l'église, il avait aussi acheté le cours de composition de Vincent D'indy, et j'ai retrouvé une fugue en ut mineur qu'il avait composé.

il était très distrait, combien de fois n'a-t-il pas perdu ses clefs de maison !

Quand (Lors de leurs cruelles disputes) il se mettait en colère il bégayait, ma mère avait l'habitude de le traiter d' "ahuri d'pomm' cuite ! " (lui l'appelait "ma panthère") je l'ai vu une fois pleurer et ça m'a beaucoup bouleversé, lui qui ne pleurait jamais (bien sûr, plus tard, à l'hospice il pleurait beaucoup - c'était même le seul, le seul des gens qui étaient là-dedans qui ne donnait pas l'impression qu'on lui ai fait l'ablation du coeur et du cerveau ! - ),  dormait beaucoup l'après-midi, (bien sûr ! en tant que sacristain les dimanches étaient son jour de travail le plus long, mais en semaine après avoir préparé la messe de 6 heure du matin il n'avait souvent plus rien à faire) et parfois riait aux éclats "à gorge déployée", tellement fort qu'il en devenait tout rouge, et que ça me faisait peur qu'il ne meure d'apoplexie.

il a commencé par être clerc chez un notaire de Mouscron, et il a toute sa vie gardé une écriture soignée de clerc de notaire, même à l'hospice il ne savait plus écrire un seul mot ayant du sens (et s'en rendait compte et en pleurait), mais ses lettres avaient toujours leur forme soignée "de clerc de notaire" de toujours.

Puis s'en entiché du Congo Belge, s'est abonné à une revue coloniale et voulait y aller comme colon - s'il l'avait fait je ne serais pas né ! - puis il s'est entiché pour l'agriculture, et a tanné ses parents jusqu'à ce qu'ils acceptent de venir en France reprendre une ferme à Millonfosse. C'est à Saint-Amand-les-Eaux, près de Millonfosse qu'il appris l'orgue. Ce qui lui a permis plus tard, alors qu'il ne savait pas comment faire vivre sa femme et son enfant, de devenir Sacristain-chantre-organiste dans une église. En complément on était correspondants des Galeries Lafayette pour la vente sur catalogue, plus une pension pour ses trois doigts coupés, plus le loyer de la maison de maman, plus les chapelles mortuaires qu'il montait chez les gens pour l'entrepreneur de pompes funèbres de la paroisse, plus quelques chapardages divers, ça faisait qu'on pouvait vivre, mais on avait si peu de revenus à déclarer, qu'un jour un inspecteur des impôts est venu lui demander comment on pouvait vivre avec si peu.

il avait des yeux gris-bleu, très beaux.

Il avait un sourire bien à lui, que plus tard j'ai retrouvé chez ..... mon chien colley Eliott !

 

vidéo hyper-censurée !!!!

https://ru-clip.net/video/DCJizhCoKsM/d-eacute-cembre-tous-en-gr-egrave-ve-illimit-eacute-e-cheminots-ratp-profs-eacute-tudiants-ils-sont-pr-ecirc-ts-au-combat.html