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06/12/2016

Un coeur en hiver

"Un coeur en hiver" (1992, eh oui ...) film que j'ai vu, par hasard,  au  studio Noroît, est resté pour moi comme le symbole, le paradigme de notre époque bourgeoise, d'un certain milieu, d'une certaine ambiance, d'un certain état de l'évolution des modes de pensée, des modes d'être, et des conventions, ce monde censuré, "bourge", glacé, pequeneux, feutré, dogmatique, parisien, intello sans coeur, politically correct, psychanalysé, de membres de la Secte des Adorateurs de la Mort, à trois mille lieux du peuple, mais surtout tellement typique de l'époque actuelle.

"en hiver" oui tout à fait, plus qu'ils ne pensent ! toute la bande, tout le milieu et toute l'idiosyncrasie, toute l'époque, et même en chambre froide, dans un immeuble sous air conditionné. La morgue.

Je crois que j'avais écrit dessus il y a des années, mais je n'arrive pas à retrouver le texte dans mon journal, je ne sais où il est passé.

 

 

et je crois que les milieux de la musique classique professionnelle sont extrêmement comme ça, extrêmement bourgeois - et pécqueneux ! - avec un mépris et un ostracisme de classe très fort (bien caché sous leurs voix policés et leur ton bien contrôlé).

11/09/2016

quelques films vus

*1987 - Un film « L’intendant Shansho » de Mizogushi (japonais) que j’ai vu hier
soir à la télévision. Très beau film. Drame humain, et sujet social sur l’esclavage dans le Japon
antique. Il se passe entre 950 et 1150 de notre ère à l’époque Heian, des régents Fujiwara,
avant que s’instaure la féodalité et le Moyen-Age japonais. Un gouverneur trop indulgent lors d’une  révolte de paysans est condamné à l’exil. Sur  la route avec sa femme et son fils et sa fille,
ils sont attaqués par des brigands, qui enlèvent le fils et la fille et les vendent comme esclaves.
Ils se retrouvent aux mains d’un intendant cruel et tyrannique. Avec l’aide de sa sœur le jeune
homme s’évade et se réfugie dans un monastère bouddhique. La sœur se noie pour ne pas à avoir
sous la torture à trahir son frère. Celui-ci idéaliste qui refuse de se contenter de prier le Bouddha,
part avec une lettre de recommandation de l’abbé pour Kyoto voir le Régent, qui lui apprend que son père est mort en exil, mais le réhabilite et le nomme gouverneur de la province où il a été
esclave. Il projette alors de faire libérer tous les esclaves de cette province, le Régent lui rappelle
qu’il n’a ce pouvoir que sur les terres de l’Etat (système des terres étatisées, inspiré de la Chine T’ang et extension des domaines alloués à des particuliers, échappant au lot commun, et  tendant à devenir plus  tard un système féodal) la domaine où ils étaient esclaves est privé et hors de son
autorité. Il le fait pourtant, libère les esclaves, exile l’intendant et confisque ses biens, en dépit
 des menaces qu’il risque. Puis démissionne  et part chercher le village où il retrouve sa mère,
seule, misérable, aveugle, et au bord de la folie. Elle lui demande où sont son père et sa sœur.
Et il lui répond en la prenant dans ses bras « Il ne reste plus  que nous deux désormais ».

  (…)

 

 

*  22/4/1990 Vu « Crimes et Délits » de Woody Allen : Très Bien, et très  woody-allenien. Il y a beaucoup de choses là-dedans, et il y aurait beaucoup à dire. Une remarque, en comparaison avec ce qui se passe dans « Hanna et ses sœurs ». Dans Hanna et ses sœurs, le héros, après avoir été torturé par la peur de la mort et avoir essayé en vain toutes les religions fini par trouver la paix (cf. Camus in Le Mythe de Sysiphe « Cette paix empoisonnée » et ces « renoncements mortels » ) dans la sensation immédiate du bonheur ;
à comparer à ce qui arrive à l’ophtalmologiste de Crimes et Délits qui après avoir accepté de faire tuer la femme qui l’aime et risque de briser sa sécurité et sa puissance (est-il vraiment plus mauvais que les autres ? je ne pense pas, mais justement la puissance et la sécurité corrompent, il a plus à perdre, il lui est plus dur d’accepter les catastrophes et plus facile de disposer du sort des gens), a connu (« l’œil était dans la tombe et regardait Caïn ») les transes du remords ; et puis Quelques mois plus tard, dans l’athmosphère du bonheur familial a retrouvé la paix, assis sur le cadavre de cette femme. C’est le même phénomène en fait, la  même paix gagnée à coups d’inconscience et d’engourdissement sous l’effet des petits bonheurs, que nos maîtres à penser appellent "travail de deuil", laquelle est tout aussi criminel ("dans son coeur" disait Jésus-Christ)
La comparaison mérite qu’on y réfléchisse par l’éclairage qu’elle ouvre.

 

*29/3/1992 Vu « Ombres et Brouillardde Woody Allen,
c’est un conte philosophique.Très beau, très complexe, marrant, émouvant. C’est Woody Allen, l’auteur, et l’acteur aussi, et son;visage qu’évoque la critique. Le scénario est fait pour finir en tragédie, mais comme d’habitude il y échappe par une pirouette Ce cœur pur à l’air de minus en naphtaline et qui est sans doute l’être le plus inoffensif de sa ville,  peut-être le seul) qui se veut trop honnête, trop ouvert à la vie, et à la raison, à l’honnêteté, donc à l’impuissance, qui a gâché sa vie par ses hésitations, piégé dans une machine infernale devrait finit pendu jugé et condamné comme étant le tueur psychopathe. Il se sauve en   acceptant, finalement (…..) de devenir l’assistant de l’illusionniste. c. à d. : dans cette machine infernale qu’est la vie le seul « salut » ce sont les illusions. Mais les choses ne sont pas ce qu’on croit qu’elles sont. « On a besoin de choses solides sur lesquelles on peut compter » dit-il (cf. la scène finale de « Manhattan ») Mais il s’aperçoit que sa fiancée n’est pas celle qu’il croyait. Ça arrive souvent dans la vie qu’on s’aperçoive que la femme qu’on aimait n’est pas, n’a jamais été, ce qu’on croyait, qu’on croyait à un être de lumière sur lequel on pourrait compter et tout s’effondre quand son vrai visage se révèle dans l’épreuve. N’est-ce pas ?

29/3/2002 Vu « Intervention Divine» film palestinien (le 3ème je pense, après
le merveilleux « Conte des Trois Diamants » de Michel Khleifi
)
 de Elia Suleiman. Très beau,
très « konsilinda ». Si on le laisse travailler (…) et si les Israéliens ne le tuent pas, il deviendra un
des plus  grands réalisateurs du siècle (le 21ème) « un tableau tout à la fois burlesque et
désespéré ». Oui la critique évoque Jacques Tati et Buster Keaton, exact, j’y ajouterais la Provence
 de Pagnol ; et par moment les images ou les scènes virent au surréaliste. E. Suleiman manie un
humour tout à fait personnel.
https://www.youtube.com/watch?v=ICkLnlDnOIk

Et la scène des mains https://www.youtube.com/watch?v=9wgoJbfWGj8 au parking du check-point fout en l’air, à elle seule, le slogan absurde et anti-humaniste  « à chacun son corps »

 

*28/11/2002 vu « l’homme sans passé » de Aki Kaurismaki (un finlandais), primé à Cannes ;

 Quel monde sinistre et morbide comme c’est pas permis ! D’une totale déshumanisation et d’une
profonde barbarie. L’inde (même les bidonvilles de l’Inde !) est un monde dix fois plus civilisé et
dix fois plus humain que la Finlande !

 C’est bien un pays nordique, on sent  très fort qu’on est dans ces pays où on a stérilisé les femmes  qui se teignent les ongles de pieds en rouge et où on met en prison les clients des prostituées !  C’est l’image du monde orwellien et barbare que nous préparent le capitalisme + Sarkozy + la politically correctness. La « citée de la Joie » de Calcutta c’est un espace d’humanité (même le  parrain mafieux ! en comparaison ! même lui !!) de civilisation, de solidarité et de douceur, et de joie, c’est une vraie soirée dansante, en comparaison avec la Finlande de l'an 2000! La femme (dans le film) du guichet de l’ »ANPE », on aurait envie de l’écraser sous son talon, tellement elle est odieuse  (et typique).

 Ce film pue la mort. Et vous fait aussi comprendre, encore mieux que tout un site Internet
d’antimondialistes ou d’anarchistes, à quel point on est enfermés sans espoir dans un bagne. Et
que quand on a accepté dans les années 70 de se laisser « bancariser », on a signé notre arrêt
de mort, et celui, très concret, de milliers d’êtres, et celui de la Civilisation. Il aurait fallu alors se
révolter et brûler les carnets de chèques.

 Ces finlandais nous montrent un peuple profondément brutal, égoïste, et rustre. Les seuls êtres qui respirent l'humanité là-dedans ce sont les chiens.

 Ce film évoque à peu près autant la vie que le cadavre refroidi de Jacqueline sur son lit de décor mortuaire.

 

 *134) 12/3/2003 Vu « Monsieur Schmidt »

film d’Alexander Payne. TB. C’est très emouvant, les  acteurs très bons ; Ca fait fort penser à cet autre film américain « Mort d'un commis voyageur » ; ça évoque aussi par moments le Dictionnaire des Idées reçues de Flaubert, en beaucoup plus cruel.
 Ça se passe aux USA mais c’est non seulement une « devastating » (comme on dit en anglais) condamnation des américains-moyens mais tout aussi bien des français-moyens. Et pas seulement de ce qu’est devenu le christianisme aux USA mais tout autant de ce qu’il est devenu en France ! Ça décortique dur ! et ça met à jour bien des choses dans la psychologie sociale.

Et puis encore une fois, comme « La maîtresse du lieutenant français », « Le huitième jour », etc,tant de films, le spectacle et la dénonciation de ce que c’est que les femmes. Profondément affligeant et répugnant. Et bien entendu une fois de plus cela montre que contrairement à de vieilles idées reçues ce sont les hommes qui sont sentimentaux, vulnérables et sensibles, qui sont de vrais êtres humains, et les femmes matérialistes, égoïstes, « positives », bouffées par les
conventions et sans cœur.

 

 * 6/10/2003 « A cinq heures de l’après-midi » ( l’heure de la mort chez Garcia Lorca ) : tu
 vois, que ce soit chez Kiarostami ou Makhmalbaf (et le père aussi) il y a une école iranienne de
 cinéma, on retrouve ce côté « contemplatif », cette sensualité lente et attentive des images, leur
 splendeur, leur poids, etc, il faut le voir pour comprendre. Et cette attention aux êtres si forte,
 attention  silencieuse, et pleine de respect.

 
Makhmalbaf ne caricature pas du tout ses vieilles badernes « fanatiques », ils sont d’une profonde
 humanité, et même parfois d’une grandeur « antique » , et c’était pareil dans le « voyage de
 Kandahar » le vieux qui s’appliquait, comme un Saint François d’Assise, à rendre grâce à Dieu
 pendant qu’il se faisait dépouiller par les voleurs.

 
 En fait, contrairement à ce que vous font croire les journalistes, le thème « émancipation de la
 femme », forcément d’actualité dans l’Afghanistan post-Taliban, et qui fait saliver et se masturber
 intellectuellement tous les politiquement corrects et les bien-pensants de notre occident, n’est pas le
 seul thème du film. C’est un film très triste, à l’image de la condition des afghans, ça a aussi un côté
 Beckett (Samuel).

 
Et puis c’est un film à montrer aux espérantistes pour les alerter sur l’hégémonie de l’anglais !!!! et le
 besoin urgentissime de subventionner le projet « Zaban-e-Salam » de former des professeurs
 d’Espéranto afghans !

 
 En tous cas on voit qu’en Afghanistan c’est comme en France (en Occident, aux USA ou en Suède
 c’est encore pire) : les hommes afghans se sont persuadés que de voir le visage d’une femme c’est
 sexuel, et que ce qui est sexuel c’est mal et pervers, alors ils ont honte de les regarder, se tournent
 contre le mur et demandent pardon aux autorités (en l’occurrence Dieu ; heureusement, lui,
 pardonne !! ……) en France maintenant c’est pareil: on a intégré aux hommes la honte du désir
 sexuel et ils (et d’abord elles) sont persuadés que c’est mal, sale et pervers.

 

 
*
« Dirty pretty things » film de Stephen Frears. Excellent film. Grand film. Voilà l’image toute
 crachée et précise du monde actuel.

Et pour une fois je crois que Jacqueline aurait aimé…..

Et le rôle principal (Akwe) est quelqu’un de bien. Mieux que la femme, bien sûr, comme toujours.

 

 

 * J’avais acheté le video-disque de « Le vent nous emportera » d’Abbas
Kiarostami (vraiment le cinéma iranien est un des meilleurs du monde en ce moment,
avec également ce que j’appellerais le Néo-Réalisme anglais Ken Loach, Stephen Frears,
Mike Leigh, etc)

Je l’ai regardé. Que de choses à dire ! que de thèmes à aborder ! Un voici un : contrairement aux
 phantasmes que s’entretiennent complaisamment les occidentaux, dans la vie quotidienne de ce
 village (en plus village ! donc traditionnel, pas des intellectuels ou des bourgeois occidentalisés) pas
 du tout d’ambiance « lourde » religieusement, pas de puritanisme (peut-être moins que dans la
 France actuelle où tout est interdit par « politically correctness »), des sous-entendus grivois entre
 hommes et femmes, une attitude sereine et pleine d’assurance chez ces dernières (et pas la
 réserve et la peur paranoïaque qu’on constate maintenant en France de leur part !), une convivialité
 libre et tranquille comme dans les villages français d’avant-guerre.

 
Et par ailleurs une qualité et une chaleur des rapports humains, une liberté d’aller et venir dans
 l’espace public qu’on ne connaît plus en Europe aujourd’hui !

 

 

 *Janvier 2004   ) Vu « Un Roi sans divertissement » de Giono(le film) ; oui ça mérite d’être classé
 parmi les classiques. Et c’est un chef d’œuvre filmé (par Giono même) de main de maître, tout y est
 pensé savamment jusqu’aux moindres détails.

 
Le procureur, vers la fin il fait un peu CHEREA. « quatre soux de vie, il ne faut pas jouer avec » ouais !
 bien sûr il a tort en fait et l’autre film, le film italien vu il y a quelques mois « Nos années »
 («
 i nostri anni ») montre très bien que non seulement quatre sous de vie mais 80 ans
de vie ce n’est RIEN  (n’est-ce pas Jacqueline ?), et pas seulement la vie, mais tout ce dont on
la remplit, y comprit les  valeurs et tout ce pour quoi on se passionne et est prêt à mourir et à
 tuer. Rien du tout. Fini.

 

 

*9/2/2004 Vu « LA FIN DU REGNE ANIMAL » c’est un film horrible. C’est un très beau film.

 C’est un film qui a tout pour devenir un film-culte, auprès de écologistes par exemple.

 C’est un film aussi horrible qu’un film qui raconterait Auschwitz.

 (Et c’est révèlateur de l’unité foncière du mal, croyez vous qu’il y ait une différence entre les
 gendarmes français (que faisaient ils en 40-45 au fait ? ils ont obéis aux ordres) et les SS ? non,
 non, les SS aussi faisaient leur devoir sans état d’âme, c’est pareil, on leur avait dit sur les juifs la
 même chose que les autorités vétérinaires, et ils étaient aussi sans âme et impavide devant des
 êtres qu’ils ne reconnaissaient pas)

Son titre devrait être en fait « Le triomphe de la mort » et de tous ceux qui sont de sont côté, qui la
 propagent, l’imposent en font le culte, sont ses hommes de mains fanatiques et dévoués.

A la fin il ( le héros du film, Noël) s’enferme avec tous les animaux restants du village et se fait bruler
 vif avec eux dans sa grange. Après ce qu’il a vu quelques heures avant, et ce qu’il a été amené à faire
 (la vieille brebis) ça se comprend. C’est logique.

 

Ca n’a rien d’étonnant que cette France se met à voir rouge pour le moindre bout de tissus qui
 témoigne que quelqu’un croit en Dieu !

C’est bien l’alliance de Raffarin-Sarkozy-la ligue- d’action- Laïque- les-nouveaux-calotins-de- l’Ordre,
 et la société décrite dans « Brave New World » qui est la notre aujourd’hui, la flicaille (la flicaille
 éternelle, le seul Internationale imperturbable) les ayatolllahs du Freudisme et du culte de la mort.
 Les bonnes–femmes  de notre époque, ces Anges de la Mort,  qui ont d’ailleurs le physique de
 l’emploi: maigres, raides et glacées, toujours tendues , aussi blindées et fermées qu’une Entreprise
 moderne, elle ont le même look qu’un tiroir de morgue et contrairement aux chiens, (et même aux
 moutons, si l’on en croit le film) elles sont incapables d’aimer qui que ce soit, c’est tout à fait
 incompatible.

Enfin, la morale est sauve !…. - la morale de l’athéisme et du matérialisme ! - puisque que tous les
 phénomènes bizarres du films ont en fait une explication naturelle !

 
Un film désespéré et désespérant.

 

 

 

* 26/5/2004 « Printemps, été, automne, hiver, et printemps », c’est un
exposé romanesque de la métaphysique bouddhiste en fait, le karma, le désir, etc. Bref, si au lieu
 du  Bouddhisme, si ç’avait été l’Islam que l’auteur aurait ainsi exposé, le film aurait été
 "descendu en flammes" par tout le monde, et sa projection aurait été interdite en France, et si
 jamais le réalisateur  aurait osé se pointer, il aurait été aussitôt arrêté par la police et expulsé.

 

 

 *4/5/2004 Baboussia

Ce film – Baboussia – est, je m’en doutais, tout un tableau de la Russie de l’après communisme.
 Tout y est, ou beaucoup. Et l ' "éternelle Russie" des forêts et des clairières. Et la belle musique  russe. Et quel contraste entre
 les russes modernes : maigres, dures, fermées, pequeneuses ( bref comme les françaises de
 maintenant !!) et celles de deux générations avant, les vieilles paysannes, rondes épanouies
 rieuses, toujours des chansons aux lèvres, humaines, tendres et débordantes d’affection, palpable,
 réelle («forta palpa kuneco » comme disait Claude Piron) et un cœur en or. La scène la plus sublime
 est sans doute celle où lors de la soirée d’adieu dans le village la vieille ( le nom ?, celle qui se
 casse la jambe, la mère de l’ivrogne, mais qui a un cœur et du respect pour sa mère et sa tante
 quand il est sobre) se blottit contre Baboussia et la caresse tendrement, et le  regard que lui  rend
 Baboussia. Et tu te souviens du moment où elle a faillit mourir prostrée sans manger parce que sa
 fille était morte, voilà ! elle faisait simplement comme les animaux des histoires, si nombreux ! et pas
 seulement des chiens, mais aussi le chat Kout d’Elian Finbert et des oiseaux, etc, qui se laissent
 mourir de chagrin, refusent de jouer, bouger, manger, et meurent, c’est ça la façon normale, et
 logique, et lucide, de se comporter quand on est un être humain. Ceux qui survivent ne sont pas des
 êtres humains, tout simplement. Et ceux qui trouvent ça bien sont des monstres pervertis. Et des
 idéologues de la religion de la mort.


- Ce film, c’est (un peu manichéen ?  non, justifié  tout simplement) la condamnation du mode de vie
 moderne et des mentalités qui vont avec. Et dans la Russie postcommuniste c’est encore aggravé
 par ces fameux « Nouveaux russes », ceux qui ont compris le capitalisme ! … (et en sont les
 victimes, sans s’en rendre compte), en contraste avec la vie au village, encore comme avant.

 

Oui j’ai encore eu la chance de vivre mon enfance à une époque où il y avait encore une France,
 dans une vraie maison  un vrai foyer, où il y avait toujours quelqu’un à la maison. Une France
 équipée et à visage humain, où il y avait, autour, une VILLE, une vraie, avec des magasins, des
 bornes fontaines, tout ce dont on a besoin, mais par contre pas un seul digicode ni caméra de
 vidéo-surveillance
. Une société qui était encore civilisée, des églises où il y avait encore des
 gens qui prient, et dont les portes étaient ouvertes !!! des églises avec des sacristains. Des
 vitrines décorées pour Noël, et à Noël des chants de Noël à la radio et le reste de l’année PLEIN,
 plein de choses de tous genres à la radio. Un pays moderne et encore à visage humain. Une
 maison où tous les gens de la ville  venaient y passer leurs commandes aux Galeries Lafayette.

Bon, c'est parce qu’on ne le savait pas, mais en Algérie on commettait autant d’atrocités
qu’en Tchétchènie.

 Sans doute il n’y a plus qu’en Inde qu’il y a encore de la civilisation. En Inde et en
Ouzbékistan. Et sans doute aussi en Amérique Latine (coté peuple !)

 
De toutes façons la petite fille « muette » n’a sans doute jamais été incapable de parler, c’était
certainement dans la tête, sans doute au moment du bombardement elle a promis à Dieu de ne plus
 jamais parler si elle s’en sortait vivante, ou bien elle était persuadée que si jamais elle reparlait ses
 parents mourraient. Et seule la conscience que si elle ne disait rien Baboussia mourrait lui a donné
 la force de sortir du cercle où elle s’était elle-même enfermée.

 

 * date  ? 2005 ? « Uzak » de Nuri Bilga Ceylan : Dans cette Turquie qui ressemble à fond de train à l’Europe occidentale (de maintenant !…) les ramiers et les chats sont les seuls êtres vivants.

Le héro du film aura tout tué. Il a tué la souris, il a tué l’amitié possible avec son compagnon du village, avec qui il n’a cessé de refuser tout rapport humain et qu’il a fait fuir, il a tué son enfant, en le faisant avorter, et dans la séquence la plus forte (non la plus forte c’est la tragédie de la malheureuse souris) du film : la dernière, 20 secondes, il commence à se rendre compte et à regretter.



* 3/07/2005 ULTRANOVA

 Vu « Ultranova » de Bouli Lanners, film belge de 2004. C’est un très bon film, Très artiste et pensé.

 Là aussi c’est encore une fois un sacré résumé de la société contemporaine ! de notre société
 détraquée, pervertie et accessoirement déshumanisée par l’âme du Libéral-Fascisme actuel, on y
 voit bien le contenu (et les symbolisations matérielles en locaux !) et la perversion, l’absurdité à la
 Kafka et le cynisme grotesque à la Ubu, du monde à la W-Bush-Doustes-Blazy !! et le fascisme glacé
 de notre Civilisation de l’Assurance et tout ce qu’elle recèle de stalinisme. (et de déshumanisation
 surréaliste, mais ça, malheureusement ça n’est encore que son aspect superficiel, au cœur c’est
 encore plus pervers et plus anti-humaniste !

 
Jusqu’à ces immeubles avec leurs placrages de baies vitrées hermétiques en  place de fenêtres,
 ces Fleury-Mérogis blindés et digicodés en lieu d’immeubles. Et last but not least ces enterrement
 qui sont autant de petits Auschwitz de salon…Tout y pue la société actuelle

 
Et la mort du plus « puant » ( non, le plus puant c’est le capitalistoflic de la benne, et c’est lui aussi le
 plus représentatif, à lui seul il résume toute l’idéologie du Régime actuel) de ces personnages est
 une sacré trouvaille ! Et comme toujours la mort vient révéler l’absolu néant de toute cette
 « civilisation », ces conceptions, ces « valeurs » (boursières ! Enfin, les autres ne durent pas
 davantage…)

 Le désappointement final de l’obsédé des femmes enceintes (sans doute encore un, qui a été
 largué comme un bout de papier gras par une ex-femme, qui a gardé les gosses, et lui réclame une
 pension alimentaire, après lui avoir démoli la vie) a un goût nihiliste de Le Petit Prince de
 Saint-Exupéry (bien sûr ! c’est un livre nihiliste, vous ne la saviez pas ?!! relisez-le)

 C’est frappant, je me souviens, dès la toute première scène où les deux filles parlent ensemble du
 jeune homme, en disant « ah il est toujours seul, il paraît qu’il est orphelin, etc. » mon commentaire
 a été immédiatement : elles aussi elles sont seules ! je crois voir de manière palpable une vitre de
 verre blindée entre eux-deux, tout à fait. Et la suite n’a fait que confirmer mon impression. En fait les
 seuls personnages qui ne participent pas de ces mentalités délétères et perverties par les
 habitudes de vie et d’être modernes ce sont, bien sûr, les deux vieux parents du jeune homme (qui
 n’est pas du tout orphelin en réalité), on dirait des martiens débarqués d’une autre planète ! la
 planète du monde d’il y a un demi-sièclee, du temps où il y avait encore des pays, et une société, et
 une vie, et des individus, dans ces pays. Tout ça a été remplacé par la mort, capitaliste et
 politiquement correcte. Moderne quoi…

 
Tu vois comme j’avais raison, et que ce n’était pas des paroles en l’air quand je résumais cette
 société actuelle comme le règne de la mort, et de la Secte des Adorateurs de la Mort (ah oui ! il y a
 aussi celle qui fait des « cours de psychopédagogie », tout y est !), et pas seulement pour ce qui est
 de l’avortement et de l’euthanasie, de l’athéisme obligatoire d’état, et les guerres à W Bush et les
 arbres qu’on abat si compulsivement, et impavidement, avant que ça soit aussi les gens, mais
 TOUTE la société actuelle, c’est presque palpable, est une société qui ne révère, ne tolère, et
 n’engendre que la mort.

Et, la réalisation est très pensée et très fine jusqu’aux décors; le décors peut-être parle plus que
 les gens ; Par exemple ces salles sinistres au possible (à l’image de la société, de ses
 institutions, forces, rapports sociaux, idées) aux murs tout nus et tout blancs avec des casiers
 (fermant à clé !) des portes à vitres blindées, on dirait une morgue. Pas étonnant que leurs âmes
 se mettent à ressembler au lieux où ils vivent, normal ! Habiter dans des gourbis de torchis et de
 chaume dans le tiers monde serait moins désagréable, moins inconfortable, et moins pénible !


 
*
début/10/2006 DES ROSES POUR LE PROCUREUR

Vu à la télévision le film allemand de 1959 « Des Roses pour le Procureur »

Ce film sur les anciens nazis avec son ton auquel on n’est pas habitué sur ce sujet, malgré son
 ton presque guilleret de tragi-comédie et sa musique de cha-cha-cha 1960 est une excellente
 dénonciation, qui porte loin, justement hors du mélo facile des films plus récents, mais par
 contre les tenants et aboutissants psycho-culturels sont l’air de rien beaucoup mieux mis en
 évidence. Et donc ce film sous sa légèreté frappe fort et juste et donne à réfléchir, beaucoup.

Il a raison de ne pas mettre en scène les habituelles grosses brutes fanatiques, mais cet
espèce de vil Joseph Prud’homme. (d’autant plus qu’ils sont toujours très nombreux) Les
 Joseph Prud’hommes sont beaucoup plus, le film le montre bien, liés aux plus impavides
 atrocité, et de manière bien plus dangereuse, que bien d’autres types. La lecture du livre de Zygmunt Bauman - et de nombreux textes actuels .... - aussi permet de le comprendre.


Attention ! derrière chaque Joseph Prudhomme se cache un Himmler



Pour le dernier je ne mettrai pas mes propres commentaires mais recopierai des commentaires trouvés sur Internet, ce film est
* BOMBON EL PERRO ( film argentin, filmé en Patagonie)

 

Le destin malheureux de cet homme que tout accable est tout a fait touchant et devant toutes ses rencontres imprévues l'embarrassement dont il fait preuve est poignant . Un très beau moment de cinéma !

Ce film que j'avais vu dans le cadre d'un festival il y a deux ans environ et qui n'était pas connu à l'époque est un véritable enchantement. Je me réjouis de le voir maintenant sorti dans les salles. Le jeu de l'acteur principal est un vrai bonheur ainsi que cette complicité avec Bombon le chien à qui on aimerait attribuer un prix .....

Un petit bonhomme attachant au sourire malicieux, un chien d'une beauté et un coach débrouillard. Un cocktail doux-amer pour une ballade sud américaine authentique.

Wahou ! Quel jeu d'acteur impressionnant ! Ces acteurs non-professionnels n'ont rien a envier aux meilleurs acteurs des super-productions. On se lie d'amitié tout de suite avec Juan, qui joue son rôle a merveille. Le scénario est magnifique, plein de tendresse et d'émotion. A ne pas rater.


C'est l'un des meilleurs films de l'année. Une claque humaniste qui filme avec tendresse l'amour d'un homme pour un chien.Un chien somptueux et qu'on voudrait absolument avoir à côté de soi. C'est un film simple interprété par des acteurs non professionnels...et supérieurs à ces derniers. Pas besoin de claquer des milliards pour faire un grand film. Bonbon el perro est vraiment le meilleur ami du spectateur....


Servi par un jeu d'acteur exceptionnel, tout dans la nuance et les expressions de visage, Bombon el Perro est un film savoureux. le message passe, les acteurs sont touchants et l'humour sur les conditions de vie en argentine n'est pas absent ! Dommage qu'il soit diffusé dans si peu de salles ! Un régal à aller voir d'urgence et à conseiller autour de vous...


Bombo el perro, avec les moyens du bord et des non-acteurs (Juan Villegas, gardien de parking de son état, joue Juan Villegas, employé d’une station service paumée), nous entraîne gaiement dans un véritable voyage philosophique. L’accueil de l’événement est à toute épreuve comme le sourire de Juan Villegas, dont le visage ne se ferme vraiment que devant la violence d’un soir de son associé. Un film en fragments, mais rien d’anecdotique ni de disparate. Plutôt une lente et patiente leçon de générosité teintée de sagesse indienne, souvent prise à tort pour passivité, et une critique sociale et politique discrète mais efficace et fine. Avec ses personnages vrais, à peine des personnages donc, et ses histoires de la vie ordinaire, Bombon el perro parle d’une réalité plus fabuleuse que nos fictions, c’est-à-dire du Monde, qui n’existe, lui aussi, qu’en fragments. Cela le grand cinéma italien, d’un Scola ou d’un Fellini, le cinéma populaire au sens fort du terme, l’avait bien compris

 

 
* 27/2/2005 La Chute

"La Chute". Eh bien l'attitude de Hitler dans les dernières semaines dans son bunker , et encore plus celle d'Eva Braun, est tout à fait comparable et similaire à ce que le catéchisme "psychologiquement correct" appelle la Pensée Positive.......

Eva Braun avant de se suicider, et que son cadavre soit brûlé, s'est mis du rouge à lèvre.

Remarquez, moi j'ai bien mis un bouquet de primevères de mon jardin sur Jacqueline avant qu'on l'emporte .....

16/06/2016

pourquoi ce film est quasiment interdit ? très bonne question non ?

Vous pourriez m'expliquer - et surtout me justifier ! - comment ça se fait qu'un allemand (et même un non-allemand d'ailleurs)  peut critiquer l'Allemagne, dénoncer des tas de scandales sans problème et en tout cas sans qu'on l'accuse d'être un raciste "anti-germanique" ?  comment ça se fait que - heureusement ! - il y a plein de français qui tapent allègrement sur la France, la traînent même plus bas que terre, dénoncent les scandales, et on le les accusent pas d'être d'infâmes racistes anti-français ? pareil sur les scandales du MI5 britannique, les révélations sur les crimes coloniaux de l'empire britannique, renouvelés et systématiques, ont été dénoncés, et les historiens auteurs de ces livres ne se sont jamais retrouvés confronté à l'accusation d'éprouver du racisme anti-anglais ! Aux Etats-Unis il y a des millions de gens qui disent que l'effondrement des tours du World-Trade Center sont un cynique "inside Job", le gouvernement essaye de les déconsidérer mais jamais personne ne leur lance l'accusation "vous faites du racisme contre les état-suniens ! Pareil pour ce qui est des crimes du KGB ou le goulag, on ne les les soupçonne pas d'être des racistes anti-slaves, , même les gens qui ont pratiqués durant une décennie le boycott de l'Afrique du sud jamais le régime sud-africain n'a eu l'idée de les accuser d'être d'immondes racistes anti-hollandais, ni anti-calvinistes non plus d'ailleurs. Tandis que dès que vous dénoncez l'industrie de l'armement israelienne, et que leurs produits sont testés sur les palestiniens des territoires occupés, le film reportage ne peut pas paraître dans les salles européennes parce qu'on parle tout de suite (sur l'instigation de qui ? de quels réseaux ?) d'antisémitisme ?

hein ? c'est pas bizarre ça ? vous trouvez ça normal ?


31/03/2015

Marie Bell en 1969 - de nos jours on l'accuserait de porter un "voile islamique" !

*le gag !

on la taxerait de "femme soumise" et ......

de surcroît on lui interdirait de fumer !
(un petit rappel : le tabac tue, la preuve elle est morte à 85 ans )

Qu'est que la liberté, l'humanisme et le bon sens ont progressé dans notre beau pays ! vous trouvez pas ?

10/09/2013

Trop de personnes croient encore à la version officielle parce qu'accepter la réalité remet TOUT en cause et c'est très difficile pour beaucoup

Le major-général Albert Stubblebine, aujourd'hui à la retraite, dévoile ce que beaucoup suspectaient déjà: d'après lui, ce qui s'est écrasé sur le Pentagone est un missile, pas un avion.

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=527850857270329&a...


une nouvelle !  http://www.reopen911.info/11-septembre/mise-en-ligne-du-d...

 

 

15/06/2013

Tanya d'Anatoly Efros

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lien à la vidéo :
Tanya1974Anatoly_Efros_1 par Jacqueline

un film interessant surtout car on y voit quelle était la vie en Union Soviétique à l'époque (remarquez, en France aussi dan sles années 60), vachement plus libre décontractée et conviviale que dans la sinistre France actuelle. (vous avez rien remarqué ?)

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01/02/2013

ULTRANOVA

"ULTRANOVA" de Bouli Lanners, film belge de 2004. c'est un des innombrables films que j'ai pu voir au centre Noroît ( www.ipernity.com/doc/28395/2044150 ), Un sacré résumé de la société contemporaine !

(LA TOTALITE DE MES COMMENTAIRES DE FILMS VUS : ICI )




3/7/2004: Vu « Ultranova » de Bouli Lanners. C’est un très bon film, Très artiste et pensé.

Là aussi c’est encore une fois un sacré résumé de la société contemporaine ! de notre société détraquée, pervertie et accessoirement déshumanisée par l’âme du Libéral-Fascisme actuel, on y voit bien le contenu (et les symbolisations matérielles en locaŭ !) et la perversion, l’absurdité à la Kafka et le cynisme grotesque à la Ubu, du monde à la W-Bush-Doustes-Blazy !! et le fascisme glacé de notre Civilisation de l’Assurance et tout ce qu’elle recèle de stalinisme. (et de déshumanisation surréaliste, mais ça, malheureusement ça n’est encore que son aspect superficiel, au cœur c’est encore plus pervers et plus anti-humaniste !

Jusqu’à ces immeubles avec leurs placrages de baies vitrées hermétiques en place de fenêtres, ces "Fleury-Mérogis" blindés et digicodés en lieu d’immeubles. Et last but not least ces enterrement qui sont autant de petits Auschwitz de salon…Tout y pue la société actuelle

Et la mort du plus « puant » ( non, le plus puant c’est le capitalistoflic de la benne, et c’est lui aussi le plus représentatif, à lui seul il résume toute l’idéologie du Régime actuel et pour ceŭx qui douteraient que de tels scandales existent bien dans la réalité, et même pire !!! et ici : http://www.lepost.fr/article/2011/07/07/2542770_marseille...) de ces personnages est une sacré trouvaille ! Et comme toujours la mort vient révéler l’absolu néant de toute cette « civilisation », ces conceptions, ces « valeurs » (boursières ! enfin, bon, les autres ne durent pas davantage …)

Le désappointement final de l’obsédé des femmes enceintes (sans doute encore un, qui a été largué comme un bout de papier gras par une ex-femme, qui a gardé les gosses, et lui réclame une pension alimentaire, après lui avoir démoli la vie) a un goût nihiliste de Le Petit Prince de Saint-Exupéry (bien sûr ! c’est un livre nihiliste Le Petit Prince, vous ne la saviez pas ?!! relisez-le)

C’est frappant, je me souviens, dès la toute première scène où les deŭ filles parlent ensemble du jeune homme, en disant « ah il est toujours seul, il paraît qu’il est orphelin, etc. » mon commentaire a été immédiatement : elles aussi elles sont seules ! je crois voir de manière palpable une vitre de verre blindée entre elles-deŭ, tout à fait. Et la suite n’a fait que confirmer mon impression. En fait les seuls personnages qui ne participent pas de ces mentalités délétères et perverties par les habitudes de vie et d’être modernes ce sont, bien sûr, les deŭ vieŭ parents du jeune homme (qui n’est pas du tout orphelin en réalité), on dirait des martiens débarqués d’une autre planète ! la planète du monde d’il y a un demi-siècle, du temps où il y avait encore des pays, et une société, et une vie, et des individus, dans ces pays. Tout ça a été remplacé par la mort, capitaliste et politiquement correcte. Moderne quoi…

Tu vois comme j’avais raison, et que ce n’était pas des paroles en l’air quand je résumais cette société actuelle comme le règne de la mort, et de la Secte des Adorateurs de la Mort (ah oui ! il y a aussi celle qui fait des « cours de psychopédagogie », tout y est !), et pas seulement pour ce qui est de l’avortement et de l’euthanasie, de l’athéisme obligatoire d’état, et les guerres à W Bush et les arbres qu’on abat si compulsivement, et impavidement, avant que ça soit aussi les gens, mais TOUTE la société actuelle, c’est presque palpable, est une société qui ne révère, ne tolère, et n’engendre que la mort.

Et, le réalisateur est très pensé et très fin; jusqu’aŭ décors, les décors peut-être parlent plus que les gens ; Par exemple ces salles sinistres au possible (à l’image de la société, de ses institutions, forces, rapports sociaŭ, idées) aŭ murs tout nus et tout blancs avec des casiers (fermant à clé !) des portes à vitres blindées, on dirait une morgue. Pas étonnant que leurs âmes se mettent à ressembler au lieŭ où ils vivent, normal ! Habiter dans des gourbis de torchis et de chaume dans le tiers monde serait moins désagréable, moins inconfortable, et moins pénible !



« Je dois dire que ce fut précisément à ce moment, alors qu’on ne pouvait pas faire de la littérature, que j’ai pris conscience de sa nécessité : c’est la littérature qui permet à l’homme de conserver sa conscience d’homme. » (Gao Xingjian – prix Nobel 2000)

ça n’est pas seulement valable pour la révolution Culturelle, et toutes les dictatures, mais aussi bien, donc, pour cette dictature moderne qu’est ce monde .

 

La complicité de l’État avec les croque-morts, comme d’ailleurs avec tous les détenteurs du capital, est un fait bien établi. : http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/le-marc...