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25/03/2020

transformer l’isolement imposé en immense élan d’auto-organisation

https://www.bastamag.net/confinement-isolement-entraide-covid19-epidemie-services-publics-hopital-neoliberal

 

face à tant de scandales du régime mafieux qui nous gouverne depuis plusieurs décennies (depuis Maastricht en gros) - lisez a liste sur le site d'Asselineau : UPR.fr - il faut profiter de cet isolement imposé pour nous cultiver politiquement (Asselineau, Etienne Chouard, Bernard Friot, etc) et nous organiser hors de cette mafia de bourges en conflit d'intérêts et leur barbarie à visage de cadres-sup'  (ou en robot-cops). Avant de les juger, et de ressortir la guillotine, ou au moins la jurisprudence de Nüremberg.

22/03/2020

vous avez dit "espèces invasives ?"

https://journals.openedition.org/etudesrurales/9172

À PROPOS DES INTRODUCTIONS D’ESPÈCES - ÉCOLOGIE ET IDÉOLOGIES

2010 Christian Lévêque, Jean-Claude Mounolou, Alain Pavé et Claudine Schmidt-Lainé

L’ÉCOLOGIE, EN TANT QUE SCIENCE, s’était fixé comme objectif de rechercher un ordre dans la nature. Ce qui suppose implicitement que la nature est ordonnée, tout au moins au sens où l’entendent les sciences physiques. Et si nous nous étions trompés de concept fondateur ? Le monde vivant n’est-il pas d’abord le domaine du hasard, du conjoncturel, de l’opportunité, de l’aléatoire ?

2En battant en brèche le déterminisme qui rend plus aisée l’élaboration de prédictions et de programmes, le hasard gêne les institutionnels et les institutions. Il fait même peur alors qu’il ouvre, au contraire, des espaces de liberté et de créativité. Dans ce contexte, la question des espèces « invasives » qui se développent de manière inopinée sans que l’on puisse en cerner les causes bouscule nos représentations d’une nature ordonnée, ouvre le champ de l’incertitude, et dérange sans aucun doute.

3Les scientifiques, à juste titre, dénoncent le créationnisme et le dessein intelligent. Ces idéologies ne sont, somme toute, que la persistance d’une idée bien ancrée dans les esprits aux XVIIe et XVIIIe siècles, selon laquelle la nature, créée par Dieu, est nécessairement harmonieuse et immuable (le fameux « balance of nature » des Anglo-Saxons).

4Lorsqu’on s’interroge sur les fondements historiques de l’écologie scientifique, on découvre que certains concepts, sous des formes nuancées, sont toujours porteurs de cette idéologie. Bien sûr, la science est affaire de société. Les connaissances construites l’ont été en réponse à des questions posées dans des contextes idéologiques évolutifs. Et les questions d’aujourd’hui, comme les démarches de recherche, sont nécessairement marquées du présent philosophique, social et économique. Néanmoins, l’idée d’une nature immuable, certes désacralisée, reste encore vivace. On continue à parler d’équilibre et de stabilité des écosystèmes ainsi que de climax avec, en contrepoint, l’idée que les perturbations d’origine anthropique créent des déséquilibres.

5On rappelle en permanence la culpabilité de l’homme vis-à-vis de la nature, ce qui n’est pas sans évoquer le mythe du paradis perdu. Or, les recherches en écologie rétrospective nous ont appris, quant à elles, que les écosystèmes n’ont jamais cessé de se transformer et que la biodiversité est avant tout le produit du changement, non du statu quo [Lévêque 2008b]. L’écologie moderne met aussi l’accent sur le rôle de l’hétérogénéité et de la variabilité dans la dynamique des écosystèmes. Et on parle de plus en plus du rôle du hasard, tant en génétique qu’en écologie [Pavé 2007a].

6On voit bien que les paradigmes évoluent. Mais les milieux médiatiques, politiques, associatifs et scientifiques ne se les approprient pas au même rythme. Dans la nébuleuse scientifique elle-même, des communautés structurées confrontent et conjuguent en permanence leurs regards épistémiques. Et le terrain des introductions d’espèces est particulièrement propice aux débats et aux confrontations intellectuelles car la revendication de préserver la nature « en l’état » y est exprimée avec une certaine véhémence par certains groupes sociaux. C’est dans ce contexte que nous nous inscrivons, en réaction à cette attitude « conservatrice ».

7Les introductions d’espèces et leur prolifération ont en effet mauvaise réputation dans les milieux écologistes et conservationnistes. Que reproche-t-on à ces espèces « invasives » ?

[D’être] des espèces [... ] qui bouleversent l’équilibre des milieux naturels, entrent en compétition avec les espèces autochtones et, parfois, les dominent jusqu’à les faire disparaître.

8Selon le site web de l’ONF, les introductions d’espèces sont aujourd’hui considérées comme la deuxième cause mondiale de l’érosion de la biodiversité. De même peut-on lire sur le site « Plein Sud » de l’Université Paris-Sud 11 :

Les invasions biologiques sont considérées comme la seconde plus importante menace pesant sur la biodiversité, juste après la perturbation des habitats.

[je pense que Soral, Zemmour et Hitler seraient d’accord là-dessus!]

9Ces discours alarmistes sont repris de manière générale par presque toutes les ONG ou associations de conservation de la nature. Mais, depuis quelques années, plusieurs voix s’élèvent pour remettre en cause ce discours manichéen. Les travaux récents [Theodoropoulos 2003 ; Rémy et Beck 2008] montrent en effet que les représentations des scientifiques et du public dans le domaine de la biologie des invasions ne sont pas exemptes d’idéologie et reposent en partie sur des paradigmes écologiques discutables.

10Néanmoins, la mise en accusation de l’homme, considéré comme perturbateur de l’ordre naturel, reste un moyen privilégié de communication des ONG de protection de la nature, et le message est largement repris par les médias, à l’exemple du scénario de la sixième extinction. La peur comme moyen de culpabilisation, et donc de manipulation, a longtemps été l’apanage des religions, du déluge aux péchés capitaux [Thomas 1985]. Mais, de nos jours, la peur trouve dans l’environnement un domaine profane à investir. La question des espèces invasives et celle des changements climatiques et de l’érosion de la biodiversité censés mettre en péril la survie de l’homme en sont quelques déclinaisons. Au demeurant, cette image de l’homme destructeur de la nature n’est pas dénuée de vérité – comme en témoignent la surexploitation des stocks de poissons marins [Cury et Miserey 2008] ou la destruction des forêts.

Confusion des termes « invasion », « prolifération », « pullulation »

11Un peu de sémantique n’est jamais inutile. Car les définitions d’« invasions biologiques » ou d’« espèces invasives » sont nombreuses et peuvent différer les unes des autres. Celle de F. di Castri [1990] est assez généralement admise :

Une espèce envahissante est une espèce végétale, animale ou microbienne qui colonise un nouvel environnement et y prolifère loin de son aire d’origine après avoir, la plupart du temps, été transportée par l’homme, intentionnellement ou non. [bref, comme font les immigrés à La Goutte d’Or! Après les auvergnats de Paris, ou les flamands du Nord-Pas-de-Calais]

12Mais il y a souvent un léger glissement sémantique qui conduit à des confusions. Nous vivons en effet, en Europe, dans un environnement où les espèces introduites et naturalisées sont nombreuses. La plupart restent discrètes et se font oublier, ou contribuent à agrémenter notre vie. Seules quelques-unes – tels des parasites d’huîtres ou de poissons, des vecteurs de maladies (moustiques), des espèces végétales (comme la renouée du Japon, la jacinthe d’eau), sans oublier le rat introduit partout dans le monde – se révèlent gênantes dans la mesure où elles se mettent à proliférer, suscitant des nuisances économiques, écologiques et sanitaires. Ce sont ces quelques espèces « invasives » qui nous dérangent, à juste titre, parmi l’ensemble des espèces dites exotiques.

13Là où les choses se compliquent, c’est que le discours médiatique a tendance à confondre « prolifération d’espèces » et « espèces invasives » alors que ce phénomène n’est pas une spécificité des espèces exotiques. Il est largement partagé par les espèces autochtones qui peuvent être, elles aussi, des sources importantes de nuisance. On pense par exemple aux pullulations de criquets en Afrique sahélienne, à celles des petits campagnols ravageurs des cultures en Europe, ou encore aux pullulations de méduses qui se produisent régulièrement sur nos côtes et pour lesquelles les médias n’hésitent pas à parler, à tort, d’« invasion ». Une enquête sur les proliférations végétales dans les milieux aquatiques continentaux français a mis en évidence que les plantes les plus fréquemment citées sont aussi bien autochtones qu’allochtones. Ce qui renforce l’idée que « prolifération » ne rime pas nécessairement avec « exotique » [Peltre et al. 2008]. Il n’empêche que l’amalgame ainsi fait ne peut que renforcer les préventions contre les espèces exotiques.

Sus aux envahisseurs ?

14Les espèces introduites et invasives dérangent. La preuve en est l’usage de termes à connotation négative (« envahisseurs », « pestes », « aliens », etc.) ou d’un langage très martial (« invasion », « lutte », « combat », « bataille », « éradication », « élimination », etc.). Ainsi, la Caulerpe en mer Méditerranée est souvent désignée comme « l’algue tueuse », tant par les médias que par les scientifiques [Dalla Bernardina 2003].

15Un paradigme central de la biologie de la conservation est en effet que les introductions d’espèces associées aux activités humaines, et les invasions biologiques qui en découlent, sont dangereuses, voire « néfastes » pour les écosystèmes d’accueil [Elton 1958 ; Simberloff 1981 ; Vitousek 1986].

16D.I. Theodoropoulos résume ainsi ce paradigme :

Il est clair d’après cette théorie que les communautés stables, « naturelles », sont envahies par des organismes qui n’ont rien à y faire, que les espèces sont soit natives, soit étrangères, que l’invasion est toujours préjudiciable, et que toute dispersion par l’homme est mauvaise, dommageable et antinaturelle [2003 ; notre traduction].

17Et il cite quelques phrases recueillies dans la littérature scientifique :

Toute introduction d’espèces vivantes par l’homme est antinaturelle et dangereuse [... ] ; les invasions menacent et détruisent nos espaces naturels [cité par Theodoropoulos 2003].

18Ou encore :

Les espèces invasives sont dangereuses pour les cultures humaines et pour notre santé psychologique [id.].

[on croirait entendre Alain Soral!!]

19Derrière ces propos empreints d’une charge émotionnelle, on ne peut s’empêcher de percevoir un certain parallèle avec le discours que l’on tient sur les immigrés. Ce qui est d’ailleurs confirmé par de nombreuses analyses [Claeys-Mekdade 2005]. Selon M. Sagoff [1999], les biologistes qui luttent contre les espèces invasives utilisent les mêmes qualificatifs que ceux que les xénophobes utilisent à l’égard des immigrants : « fécondité incontrôlée », « agressivité », « comportement prédateur », « absence de contrôle parental », etc. Dans les deux cas – lutte contre les « invasifs » et xénophobie – c’est une notion d’appartenance territoriale qui sous-tend une réaction négative. Pour S. Trudgill [2008], la réaction par rapport aux espèces introduites s’explique par le fait qu’elles n’étaient pas là auparavant, et qu’elles viennent perturber l’ordre de la nature. La terminologie utilisée (« envahissante » ou « exotique ») traduit ainsi l’aspect indésirable et le besoin de contrôler [anglicisme!], voire d’éradiquer, ces espèces.

20Pour l’écologiste américain D. Simberloff [2006], les premières manifestations contre les espèces invasives aux États-Unis, à la fin du XIXe siècle, s’inscriraient dans le courant nativiste. Pour C.R. Warren [2007], qui pousse la critique encore plus loin, la volonté de préserver les espèces natives serait une expression de patriotisme écologique avec, comme pour tout patriotisme, le risque de glisser vers du racisme.

21É. Rémy et C. Beck [2008] n’ont pas manqué également de souligner les analogies verbales dans les discours sur les immigrés et les espèces introduites, tout en posant l’hypothèse que l’on assiste, dans un cas comme dans l’autre, à un rejet de l’autre, tant humain que non humain. Mettre le projecteur sur les espèces invasives, c’est formaliser l’opposition entre ce qui « est de chez nous » et ce qui « vient d’ailleurs ».

22Certains écologistes se reconnaissent dans les propos tenus par leurs collègues américains [Patten et Erickson 2001] qui disaient :

Pour dévaluer les exotiques, nous recommandons de séparer, dans les inventaires de flore et de faune, les espèces natives des espèces non natives. Toutes [ces exotiques] doivent être considérées comme des menaces, jusqu’à preuve du contraire.

23Une position qui est loin d’être partagée. D’autres écologistes [Theodoropoulos 2003 ; Sax et al. 2005] proposent d’autres représentations scientifiques du phénomène. Ainsi, diverses études remettent en cause le principe érigé en dogme selon lequel les espèces introduites entrent en compétition avec les espèces en place et les éliminent.

24De fait, la stigmatisation des introductions d’espèces s’enracine dans une vision de l’écologie fortement influencée par l’histoire de la pensée sur l’origine des espèces, et qui n’est pas sans rappeler une certaine forme de créationnisme.

25De nombreux concepts fondateurs de l’écologie et de la protection de la nature s’appuient en effet sur le fameux principe de l’équilibre de la nature. Linné parlait à ce sujet d’« économie de la nature » pour traduire l’idée que chaque espèce est indispensable et a son rôle à jouer :

La très sage disposition des Etres Naturels par le Souverain créateur, selon laquelle ceux-ci tendent à des fins communes et des fonctions réciproques [1972 : 57].

26Le fonctionnement du monde naturel est nécessairement idéal et harmonieux puisque c’est l’œuvre de Dieu. Cette vision d’un monde naturel qui serait « bien » ou « bon » est largement liée au mythe de l’éden. Il n’est pas inutile de rappeler que Linné, l’inventeur de la taxinomie binominale qui est toujours en usage, croyait décrypter l’ordre divin en réalisant son travail d’inventaire des espèces.

27Le discours actuel de l’écologie politique est largement entaché d’idées reçues, d’idéologies, d’affirmations non démontrées, de globalisations et de généralisations hâtives et peu fondées scientifiquement [Lévêque 2008b]. Ainsi, de nombreuses observations tendent à montrer que le schéma intellectuel largement partagé selon lequel les espèces envahissantes éliminent les espèces autochtones dans une relation de compétition et de cause à effet est un peu simpliste (voir, par exemple, le cas de la perche du Nil dans le lac Victoria [Lévêque et Paugy 2006]). Des travaux récents [Shea et Chesson 2002 ; Leprieur et al. 2008] proposent un autre scénario : les modifications de l’environnement fragilisent les espèces autochtones qui se mettent à régresser, tandis que des espèces exotiques trouvent dans cette évolution du milieu les conditions favorables à leur développement. Un problème de chaises musicales, en quelque sorte, arbitré par les modifications de l’habitat, dans lequel la compétition ne jouerait qu’un rôle marginal [Beisel et Lévêque 2010].

 

28Le concept d’« écosystème » date de 1935. Il a été introduit par A.G. Tansley qui le présentait comme une création mentale, un ensemble construit fait des relations que les espèces entretiennent entre elles et avec leur habitat. En 1942, R. Lindeman se fait plus précis. Il propose une théorie du fonctionnement des écosystèmes basée sur les échanges énergétiques entre les éléments biologiques et physiques. L’écosystème est alors considéré comme une organisation fonctionnelle qui s’ordonne, se développe et évolue dans le temps grâce aux flux de matière et d’énergie qui le traversent. D. Worster [1998] souligne que l’écosystème de Tansley fournit un remarquable concept théorique aux visions agronomiques et industrielles de la nature, assimilée à un entrepôt de matières premières exploitables. L’écosystème fait écho à la mécanique et à la thermodynamique, sans préjuger de la part du déterminisme et de la stochasticité. Il était alors tentant de développer l’analogie formelle entre « écologie » et « physique ».

29Parmi d’autres, les travaux des frères E.P. Odum [1953] et H.T. Odum [1983] vont conforter cette conception mécaniste des écosystèmes. Ils cherchent à appliquer les théories énergétiques aux chaînes trophiques, ainsi que les principes de la cybernétique, qui prend comme référence l’équilibre régulé par des mécanismes de rétroaction (feedback). On fait également référence à la thermodynamique, avec la notion d’équilibre liée à la réversibilité des processus ou encore à l’équilibre dynamique maintenu par des forces opposées ou entretenu par des flux d’énergie [Lévêque 2001]. On parle alors de stabilité ou de « résilience » des écosystèmes, plus rarement, d’état stationnaire. La « résilience » a fait recette. Cette notion, issue de la résistance des matériaux, traduit la capacité de subir, dans certaines limites, des déformations et de revenir à un état proche de l’état initial. On imagine alors la mise en œuvre de réversibilités bien que l’on sache déjà que la réversibilité des phénomènes, chère à la mécanique classique, de Newton à Maxwell, n’est pas vérifiée en écologie. Il n’empêche que le terme « équilibre » et son contraire, « déséquilibre », sont très largement utilisés dans le langage de cette discipline. On évoque aussi dans la littérature scientifique le « dysfonctionnement des écosystèmes », et le terme « impact » a fait florès. Plus récemment, le concept de « bon état écologique », sur lequel nous allons revenir, a aussi été avancé. Cela supposerait-il qu’il y ait aussi un « bon fonctionnement » ?
Reste à savoir selon quels critères objectifs on peut porter de tels jugements de valeur.

[bref on fit passer l’écologie, de l’état de science descriptive, à celui d’idéologie prescriptive ]

30Dans les années 1960-1970 va également émerger l’hypothèse selon laquelle le maintien de ces équilibres dépendrait de la diversité des espèces composant les écosystèmes. En effet, un corollaire du concept de résilience est que, plus un système est « complexe » (plus il y a d’espèces et de relations d’interdépendance entre ces espèces) plus le système est « stable ». Une idée qui est encore bien ancrée chez de nombreux scientifiques et de gestionnaires alors qu’elle n’est pas vérifiée dans les faits [Lévêque 2008b].

31La biologie, dans son ensemble, a été confrontée à l’analogie physique. On a ainsi pu croire que la « mécanisation » du vivant permettrait l’élaboration de modèles interprétatifs, voire prédictifs. Une perception organiciste de la nature, que l’on retrouvera ultérieurement dans la théorie Gaïa [Lovelock 2001] selon laquelle la Terre, à l’instar des organismes, autorégule sa chimie et sa température en vue de maintenir un état favorable à la vie de ses habitants. Il est souvent fait référence à Gaïa, soulignons-le, dans la littérature écologiste relevant de l’écologie politique. Pour l’écologie scientifique, on pensait qu’il serait ainsi plus facile de mettre en évidence les lois de fonctionnement des écosystèmes. Il apparaît que cet exercice s’est avéré délicat et qu’il n’y a pas en écologie de lois comparables à celles de la physique, comme l’a souligné J.H. Lawton [1999] et comme l’avait déjà, en son temps, écrit P.-P. Grassé [1966] pour la biologie. La contingence (la possibilité qu’une chose arrive ou n’arrive pas) a probablement joué un rôle important dans l’évolution [Gould 1989] et dans la mise en place des écosystèmes, ce qui ne cadre pas très bien avec l’idée de systèmes autorégulés.

Le climax et l’equilibre de la nature

32La notion de « climax » fut élaborée en 1916 par le botaniste américain F.E. Clements. Selon lui, les écosystèmes non perturbés par l’homme tendraient vers un état d’équilibre, le climax, stade ultime et supposé idéal de leur évolution, dans lequel les ressources du milieu sont utilisées de manière optimale par les biocénoses en place :

Le cours de la nature ne vagabonde pas de-ci de-là sans but précis, mais se dirige fermement vers un état de stabilité qui peut être déterminé avec précision par la science [Clements cité par Worster 1998 : 23].

33On retrouve ici le concept d’équilibre de la nature. La notion de climax a donné lieu à des débats passionnés au début du XXe siècle [Blandin 2009]. Elle est contestée à juste titre par de nombreux scientifiques qui considèrent qu’il s’agit d’un concept périmé, lié à une vision statique de l’équilibre de la nature. C.S. Holling [1992] a ainsi proposé une approche plus dynamique des successions écologiques. Mais l’idée de climax continue de figurer régulièrement dans les ouvrages d’écologie, en France et ailleurs. E.P. Odum [cité par Génot 2006] a pu affirmer que la théorie de successions de communautés végétales dont le climax est le point d’orgue a été aussi importante pour l’écologie que les lois de Mendel pour les débuts de la génétique. D. Worster estime, quant à lui, avec une pointe de nostalgie :

L’écologie du climax avait l’avantage de rappeler l’existence d’un monde idéal capable de servir de point de référence à la civilisation humaine [1998].

34J.-M. Drouin [1991] reconnaît que le climax peut apparaître comme un état mythique, un équilibre improbable dont la conception relèverait de la nostalgie d’une nature inviolée. Il ajoute néanmoins que cette fiction théorique permet de construire un modèle intelligible de la réalité, auquel il suffit d’ajouter les « perturbations » pour retrouver les phénomènes observables. Il n’empêche que le concept de climax tend à faire perdurer l’idée que la nature sans l’homme, c’est beaucoup mieux.

35Y. Gunnell qualifie le climax de « concept ébréché ». Il ajoute :

La tendance à transformer la nature en musée et à vouloir figer ses états est une erreur [... ] ; l’écologie reste complice d’une vision qui structure notre compréhension de la nature autour du concept d’équilibre, cette dernière n’étant peut-être pas le concept le plus performant pour y mener des actions de préservation, de conservation ou de restauration [2009 : 111].

36La biologie de la conservation puise en partie sa légitimité scientifique dans la notion de climax 

[non ! surtout dans le climat psychologique et les circonstances économiques, physiques, les calamités, qui ont fait monter en puissance l’intérêt pour l’écologie]

: laissons la nature agir elle-même et elle aboutira inéluctablement à un équilibre harmonieux où chaque espèce aura trouvé sa niche écologique. Il n’y a qu’un tout petit pas à franchir pour en déduire que le climax est l’écosystème idéal à préserver des agressions de l’homme et des espèces qu’il pourrait introduire. Dans un système où chacun occupe sa place (sa niche écologique) et où toutes les ressources sont utilisées, toute nouvelle espèce introduite sera considérée comme un agresseur devant entrer nécessairement en compétition avec une autre espèce pour se procurer les ressources qui lui sont nécessaires. Dans un tel contexte intellectuel, quoi de surprenant à ce que les invasions biologiques soient perçues comme des manifestations contre nature. Une espèce introduite, « ça va à l’encontre de l’ordre de la nature : c’est pas naturel ».

37Par ailleurs, les recherches rétrospectives et la paléontologie font clairement apparaître que la diversité du vivant est en réalité le produit du changement, ce qu’avait déjà suggéré Darwin plus de cent ans auparavant.

38Bref, on s’inscrit désormais dans la perspective d’une dynamique évolutive, sans retour en arrière, en refusant en même temps l’idée que l’évolution réponde à un dessein. La contingence et le hasard deviennent les principaux acteurs de la dynamique des communautés sur la durée [Gould 2006]. Dans ces conditions il devient anachronique de rechercher un ordre immuable de la nature, qui était le principe fondateur de l’écologie. Certes il demeure des évidences : à court terme, chaque espèce a des besoins spécifiques en matière d’environnement. Mais, à long terme, par les jeux combinés des hasards, de l’adaptation biologique et des modifications de l’environnement, les peuplements se modifient en permanence.

39Le changement climatique que nous connaissons actuellement vient nous rappeler fort à propos que les écosystèmes ne sont en aucun cas des ensembles statiques. Et la paléontologie nous apprend aussi que la vie a été soumise à de grandes perturbations se traduisant par des variations impressionnantes de la biodiversité, où des grandes extinctions ont été suivies par de non moins grandes explosions de la biodiversité [Pavé et al. 2002]. Concrètement, les peuplements de poissons des fleuves et des lacs nord-européens qui étaient sous les glaces il ya 15.000 ans sont le résultat de recolonisations qui se sont faites à partir de zones refuges méridionales (bassin du Danube, sud de l’Italie et de l’Espagne) et grâce aux capacités de migration des espèces [Lévêque 2008a ; Beisel et Lévêque 2010].

40« Hasard » et « conjoncture », « nécessité » et « adaptation » sont actuellement les mots clés de la science écologique.

Les écosystèmes sont-ils de nature déterministe ou aléatoire ?

41Le débat sur la nature déterministe ou aléatoire des peuplements a été lancé au début du XXe siècle. Le botaniste américain H. Gleason [1926], s’insurgeant contre l’organicisme de F.E. Clements [1916], considérait que les communautés étaient de simples collections d’individus, rassemblés au hasard dans un même lieu. Dans les années 1970, le débat entre les tenants de ces deux conceptions se poursuit. D’une part, il y a ceux qui considèrent que les écosystèmes sont des collections aléatoires d’individus et de populations de diverses espèces qui trouvent, de manière opportuniste, des conditions d’existence suffisamment favorables pour qu’elles vivent et coexistent dans un milieu donné, à un moment donné (approche dite stochastique). D’autre part, il y a ceux qui estiment que les écosystèmes sont des entités structurées avec des interactions bien établies et contraignantes entre les espèces constituantes (approche déterministe).

42Au-delà du discours théorique, il faut voir les implications pratiques. Si les systèmes sont déterministes, la disparition ou l’introduction d’espèces auront des conséquences importantes sur le fonctionnement des écosystèmes concernés. C’est ce que dit la théorie écologique classique, reprise par les conservationnistes, qui voient dans les introductions d’espèces une des causes principales de l’érosion de la biodiversité [Lévêque 2008b]. Si, au contraire, les écosystèmes sont des collections aléatoires d’individus et de populations d’espèces différentes, les modifications qui interviennent dans les peuplements peuvent être comprises comme un processus « normal » d’adaptation des communautés aux fluctuations de leur environnement. De plus, les processus stochastiques engendrés par les êtres vivants eux-mêmes jouent un rôle déterminant pour anticiper ces adaptations grâce aux variants qu’ils produisent [Pavé 2007a ; Lévêque 2008b]. On rejoint ainsi les réflexions qui ont été menées dans le domaine de la génétique, tant pour les mutations que pour la recombinaison et la réparation, la transgénèse et les transpositions, la fécondation, la sélection et la dérive génétique [Pavé 2007b].

Le retour feutré à une nature immuable : le bon état écologique ?

43Le concept de « bon état écologique » des écosystèmes est un des derniers avatars introduits en 2000 dans la directive-cadre européenne sur l’eau, sans que les écologues ne s’en émeuvent dans un premier temps. Or, dans la directive-cadre, ce concept joue un rôle central. C’est sur la base d’une caractérisation de l’état écologique des eaux de surface que les gestionnaires évalueront si les efforts pour améliorer la qualité des eaux ont été fructueux, et décideront de pénalités éventuelles pour les mauvais élèves.

44Toujours cette référence implicite à un ordre de la nature : s’il y a du bon, il y a aussi du mauvais. Le problème est que les scientifiques ont beaucoup de mal à définir et à caractériser ce « bon état ». Comment, alors, le rendre opérationnel auprès des gestionnaires autrement que par des affirmations qui relèvent de l’autosuggestion ? Empiriquement, on sait remodeler les écosystèmes, réduire la pollution et restaurer certains habitats. Autant d’activités anthropocentrées qui répondent à nos besoins de protection en matière de santé et d’alimentation, ainsi qu’à nos besoins d’activités ludiques ou de récréation. Mais on ne répond pas pour autant à la question : comment qualifier dans l’absolu le « bon état écologique » ?

45Qui plus est, la mise en place d’une surveillance de l’état des systèmes aquatiques est basée sur l’utilisation d’indices biotiques, étalonnés par rapport à des « systèmes de référence ». Mais comment, une fois encore, définir ces systèmes de référence, supposés être des systèmes peu ou pas perturbés par l’homme ? On évite provisoirement cet écueil en choisissant des milieux peu anthropisés dont on suivra l’évolution en parallèle des écosystèmes sous surveillance. Mais la question n’est pas résolue pour autant.

46Il n’est pas innocent de constater que, dans la caractérisation du « bon état écologique », la directive-cadre sur l’eau ignore les espèces introduites. Seules sont prises en compte les espèces autochtones, celles « de chez nous », comme le disent É. Rémy et C. Beck [2008]. Pourtant, ignorer le rôle que peut maintenant jouer la moule zébrée dans les écosystèmes aquatiques – pour ne citer qu’elle – relève de la caricature. Est-ce une position idéologique qui a conduit à la décision de ne pas prendre en compte les exotiques ? On pourrait le penser.

47Il est aujourd’hui une voie qui pourrait permettre de progresser. Elle consisterait à ne pas se référer à un unique et hypothétique état d’équilibre (ce que suggère implicitement le vocable « bon état ») mais à se référer aux multiples états viables que peut connaître un écosystème. La multiplicité de ces états (et leur probabilité d’occurrence) dépend de la constitution et des contraintes auxquelles sont soumis les écosystèmes. Un corpus théorique (théories de la viabilité) permet d’appréhender les dynamiques, leurs déterminismes et leurs stochasticités. Pour un gestionnaire ou un opérateur, le « bon fonctionnement » serait alors l’ensemble des états qui permet le maintien de l’écosystème au prix d’un minimum d’interventions. À lui ensuite d’œuvrer et d’agir en fonction de ses impératifs culturels et de ses obligations sociales.

48On ne peut passer sous silence le poids encore considérable de la pensée créationniste [Gould et Grimoult 2008]. Des sondages réalisés dans les universités du Proche-Orient et d’Amérique du Nord laissent perplexes. Un sondage de l’Institut Gallup réalisé aux États-Unis en novembre 2004 montre que 35 % des Américains pensent que l’homme s’est développé sur des millions d’années à partir de formes de vie moins avancées et que Dieu a guidé le processus ; 45 % affirment que Dieu a créé l’homme il y a moins de 10 000 ans a peu près tel qu’il est maintenant ; et seulement 13 % pensent que l’homme s’est developpé sur des millions d’années à partir de formes de vie moins avancées, sans intervention de Dieu.

49Les créationnistes livrent également bataille pour discréditer la théorie de l’évolution, notamment aux États-Unis. La question des origines se retrouve au cœur de nombreuses polémiques actuelles [Lecourt 2008]. L’enseignement de cette théorie est parfois remis en cause, y compris en Europe. Ainsi, en Italie, le 19 février 2004, la ministre de l’Enseignement et de la Recherche a déposé une proposition en vue de supprimer, des programmes des écoles secondaires, la théorie de l’évolution. Sous la pression d’une pétition ayant recueilli plus de 50 000 signatures en quelques jours, la ministre a fait marche arrière [Suzanne 2004]. De manière plus subtile, les adeptes du dessein intelligent essaient d’accréditer l’idée que ce n’est qu’une théorie parmi d’autres et que le créationnisme doit être enseigné dans les écoles au titre de théorie alternative [Lecourt 2008].

50Bien entendu, la grande majorité des scientifiques récusent le fait d’être créationnistes. Pourtant, la collusion entre science, politique et religion a marqué l’histoire de certains pays comme les États-Unis. Consciemment ou non, les idéologies ont sans aucun doute imprégné la pensée scientifique. Ainsi, il n’est guère surprenant que la biologie des invasions, avec son discours alarmiste, soit justement devenue une branche majeure des recherches écologiques aux États-Unis et que maintes grandes ONG de protection de la nature aient leur siège aux États-Unis, où le fondamentalisme religieux est bien implanté [Lévêque 2008b].

51Une piste de recherche consisterait à analyser le rôle qu’a pu jouer la pensée religieuse dans l’évolution des idées en écologie chez les scientifiques américains et parmi les mouvements de conservation de la nature. Quand on sait que la plupart des grandes ONG ont leur siège aux États-Unis [Aubertin ed. 2005], qu’elles y travaillent en liaison étroite avec des scientifiques et que c’est là que l’on rencontre le plus de tenants de la « deep ecology », on est en droit de s’interroger sur la nature du discours scientifique qui est ainsi produit.

52L’écologie scientifique met actuellement l’accent sur le rôle de la variabilité et de l’hétérogénéité dans la structuration des écosystèmes [Lévêque 2001]. Elle a montré précédemment que des systèmes écologiques pouvaient exister sous divers états. Il n’empêche que l’enseignement de l’écologie fait encore largement référence aux concepts « anciens » d’équilibre des écosystèmes et de compétition entre espèces, avec le climax comme point de mire.

53Il suffit de parcourir les manuels d’écologie pour s’en convaincre. Même si l’équilibre de la nature n’existe pas, nous aimons croire qu’il en va ainsi. Il est vrai que c’est aussi une question d’échelle et que, sur de courtes périodes, on peut avoir l’impression qu’il existe un (des) équilibre(s). Il est vrai également que nos outils et nos moyens d’analyse statistique sont bien adaptés à la notion de stationnarité alors que nous sommes assez démunis sur le plan des outils et des concepts pour prendre en compte la variabilité et le hasard. Ce n’est pas une raison pour éviter l’obstacle, et l’écologie des écosystèmes et de la biodiversité devrait désormais s’inscrire dans une perspective historique où sa dynamique serait marquée par un mélange de phénomènes de nature déterministe et aléatoire. C’est ce que suggère G. Clément dans son Éloge des vagabondes [2002].

54Le fait que le hasard joue un rôle dans l’organisation et la structuration des écosystèmes signifie-t-il pour autant que l’on puisse tout se permettre ? C’est bien la crainte de certains scientifiques qui, « pour la bonne cause », estiment qu’il est dangereux de lancer de telles idées qui peuvent être interprétées comme une porte ouverte au laisser-faire. Est-ce au scientifique de se censurer ?

55S’appuyant sur le concept d’équilibre, longtemps enseigné par l’écologie scientifique, des groupes sociaux ont tenté, pour des raisons idéologiques, de réhabiliter le mythe du paradis perdu en jouant sur le sentiment de culpabilité : l’homme est le grand perturbateur de l’équilibre de la nature, ce qui met en danger son existence sur terre. On nous invite à assister à la sixième grande extinction, en précisant que celle-ci sera encore plus catastrophique que les précédentes parce que plus rapide. Effet d’annonce s’il en est, car il faudrait, pour le démontrer, que l’on soit capable d’estimer la rapidité de ces extinctions, ce qui est loin d’être le cas. Pour en sortir, on nous propose l’heuristique de la peur envisagée comme force mobilisatrice [Jonas 1990], qui reprend la vieille idée selon laquelle la peur est le commencement de la sagesse.

56En fonction de cette utopie d’un état idéal de la nature qui prévalait avant que l’homme ne bouscule les quilles, certains nous invitent à revenir à un état antérieur supposé « plus naturel », en restaurant les écosystèmes dégradés. Et cet état est, bien entendu, dépourvu d’espèces exotiques, considérées comme allant à l’encontre de l’ordre établi. Mais, dans le monde réel, il n’y a pas de retour sur image car les espèces naturalisées sont difficiles à éradiquer. Par ailleurs, les changements climatiques et les transformations des habitats favorisent l’arrivée de nouveaux immigrés. En matière de restauration, les conditions du passé ne peuvent donc être érigées en objectif à atteindre. La véritable question est de savoir, dans une démarche prospective, ce que nous voulons faire des écosystèmes que nous utilisons pour nos activités productives, et ce que nous voulons faire de la biodiversité qu’ils hébergent. « Quelles natures voulons-nous ? » [Lévêque et van der Leuuw 2003]

57L’écologie ne constitue évidemment pas une science monolithique. À l’image d’autres sciences, on y trouve des « écoles », voire des « courants ». On peut donc s’interroger sur les raisons qui ont conduit certains scientifiques à se mobiliser contre les espèces introduites.

58Pour cela, il faut rappeler que l’étude des invasions biologiques prit réellement son essor sous l’impulsion de C.S. Elton, un des fondateurs de l’écologie, qui s’y intéressa dès les années 1930. Son livre, The Ecology of Invasions by Animals and Plants [1958], est le premier ouvrage scientifique d’envergure traitant explicitement des invasions biologiques. Il est très engagé idéologiquement puisque C.S. Elton attire d’emblée l’attention sur les dommages importants que les espèces exotiques causent aux écosystèmes, à la santé humaine et aux activités économiques. L’auteur a largement contribué à diffuser l’idée que les introductions d’espèces comportent des risques et devraient être proscrites. Il a été suivi dans cette voie par des scientifiques de plus en plus nombreux à s’intéresser au phénomène.

59Il est évident que le discours alarmiste et la psychose créée autour des espèces invasives sont de bons leviers pour accéder aux médias, dans un jeu de concurrence entre disciplines. Nous avons vu également que certains concepts écologiques prédisposaient à considérer les espèces invasives comme perturbatrices. Il est intéressant de souligner, comme le fait M. Sagoff [1999], que C.S. Elton a, dans son chapitre de conclusion portant sur les raisons de lutter contre les espèces exotiques, mis en avant des arguments de nature religieuse. Il cite notamment ce passage d’Esaie 15 :

Malheur à ceux qui ajoutent maison à maison, et qui joignent champ à champ, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’espace, et qu’ils habitent seuls au milieu du pays ! [1958 : 155]

60Si la stigmatisation des espèces invasives par référence aux immigrés et le discours sécuritaire et alarmiste sur l’avenir de la planète relèvent du discours médiatique, encouragé par des groupes de pression, ce n’est pas celui tenu par tous les scientifiques et tous les citoyens. Dans le monde réel, nombre d’espèces introduites (la carpe), voire invasives (le mimosa), ont été bien intégrées et ont même acquis le statut d’espèces patrimoniales.

[dans le monde humain aussi : les habitants du Pas-de-Calais aiment bien leurs polonais qui maintenant font partie de leur identité régionale !] Les citoyens sont par ailleurs demandeurs d’espèces nouvelles pour leur plaisir ou pour leur confort. Quant aux écologistes, ils restent divisés, parfois pour des raisons idéologiques, parfois parce que le changement de paradigme nécessite des réajustements méthodologiques difficiles. [principale difficulté chez les scientifiques, plein d’autres changements de théories l’ont montré ou le montrent actuellement!]

61Contrairement à la présomption qui conduit à figer ou interdire, la sagesse serait d’assumer collectivement, et dans la cohérence, l’acquisition de connaissances fondées sur des paradigmes constamment renouvelés par la recherche et portant sur des écosystèmes perpétuellement renouvelés, eux aussi, par le hasard, l’adaptation et l’évolution. Cette attitude peut donner au citoyen des outils lui permettant de prendre du recul par rapport aux pressions idéologiques et sociales qu’il subit. Certes, rien ne lui garantit que toutes ses attentes seront satisfaites, mais explorer le champ des possibles est une manière de préparer l’avenir.

 

autre livre : https://www.amazon.fr/product-reviews/2738130763/ref=cm_c...

21/03/2020

espérons que les italiens serons moins cons et plus humanistes que les français ! l’ibis sacré face à la BARBARIE EN GANTS BLANCS

 
puis

Communiqué de presse publié le 2/08/12 0:01 dans Environnement par Bertrand Deléon pour Collectif pour la Protection de l'Ibis de Bretagne

Le Collectif pour la Protection de l'Ibis de Bretagne tient à révéler les dessous du mystère de la disparition de l'Ibis sacré. On nous a dit que cette espèce était invasive et que ses spécimens étaient de redoutables prédateurs. Une extermination programmée a eu lieu dans la plus grande discrétion et de manière tout à fait illégale :
- Conformément aux observations du CNRS, l'Ibis sacré n'est pas une espèce invasive ;
- L'ibis sacré a eu son utilité dans la protection des colonies de spatules ;
- L'ibis sacré est protégé par la convention de Berne ;
- L'Ibis sacré n'est pas un oiseau exotique mais bel et bien une espèce du Paléarctique, zone géographique dans laquelle nous nous situons (importé par le zoo de Branféré près de Vannes, il n'en est pas pour autant un oiseau étranger) ;
- L'Etat a pris une décision sans appui réel et sans étude scientifique mais se base sur un rapport bidonné et non scientifique daté de 2005 ;
- Les arrêtés préfectoraux de destruction de l'ibis sacré ont été pris hors décision ministérielle en Loire-Atlantique et en Morbihan ;
- Les campagnes de destruction de l'ibis sacré ont eu lieu hors arrêtés préfectoraux ;
- Cette destruction par tirs a fortement perturbé les colonies d'autres espèces protégées et ont eu lieu parfois en pleine nidification : des secteurs ont été désertés suite à des opérations de destruction ;
- Plusieurs promeneurs ont retrouvé des cadavres d'ibis sacrés criblés de plomb et laissés en décomposition ;
- Une poignée d'individus est à l'origine de la supercherie (notamment le cliché d'origine pris le lendemain d'une « descente » de renards sur des œufs de sternes et guifettes) : il s'agit d'anciens étudiants d'un chercheur au CNRS, ex directeur de la réserve de Grand-Lieu (sud Bretagne près de Nantes) et quelques membres bornés de Bretagne Vivante autour de la réserve de Falguérec en Séné ;


Cette affaire est caractéristique du monde dans lequel nous vivons : règlements de comptes personnels ou petits arrangements destructeurs entraînant des conséquences gravissimes sur les populations ou l'environnement ; recherche d'un bouc émissaire suite à des choix dictés par la recherche de profits immédiats que personne ne veut assumer (en l'occurrence la destruction de notre littoral par sa mise en vente au plus offrant et la diminution des espaces naturels et de la biodiversité) ; une justice qui n'en est pas une.

Plusieurs milliers de personnes ont dénoncé cette supercherie, quelques courageux médias ont osé dire la vérité face à la propagande généralisée que d'autres ont servilement relayé et des recours en annulation de notre collectif ont tenté de mettre un terme à ce génocide. Or, rien n'y a fait, ce massacre s'est fait en toute impunité [tiens ça rappelle quelque chose, quelque chose d'actualité depuis un an], en toute illégalité avec l'appui de la « justice française » usant de circonvolutions verbales et d'imbroglios administratifs pour protéger l'Etat et ses préfectures.

Cette issue ne doit pas être une défaite mais l'occasion de conserver un exemple concret de ce qu'une poignée d'individus mal intentionnés peut provoquer dans le système français. Le tribunal n'a pu contester nos arguments sur le fond de l'affaire, il appartient à tout un chacun de faire justice en diffusant la vérité désormais. Ce combat en rejoint bien d'autres.

Pour le CPIB,
les porte-parole,
Varban Christov ; Bertrand Deléon. ■

ça rappelle que le gouvernement a l'habitude de se conduire comme ça, à tous bouts de champs !!! ......

ça rappelle aussi la malfaisance de l'intégrisme écologiste !! (n'oublions pas que  le premier à lancer l'écologie politique fut Adolf Hitler) et puis pensez : si on se met à pratiquer le génocide des immigrés qui viennent chez nous sans autorisation administrative, ça promet !

"Ce combat en rejoint bien d'autres"" c'est tout à fait vrai  !!!

 

Depuis 3 ans ils migrent et nichent en Italie : https://rivistanatura.com/ibis-sacro-il-trampoliere-esoti...

croisons les doigts ! bon déjà concernant Tafida Raqeeb  les médecins italiens se sont montrés plus humanistes que les anglais

17/03/2020

le cas de Tafida Raqeeb pose des questions fondamentales sur notre civilisation !

En fait on en arrive dans nos sociétés à des aberrations orwelliennes où les mots se mettent à dire le contraire de ce qu'ils semblent dire !

Et à instaurer le plus immonde cruel et impavide des totalitarisme (ça rappelle l'idéologie des nazis, eux aussi étaient des scientifiques bien-pensants, il ne faut pas l'oublier !! quand on relit leur littérature, on voit à quel point ils étaient persuadés de représenter la rationalité le Droit pet la Civilisation !

Article de fond en italien ! bonne occasion pour apprendre l'italien si vous  ne le savez  pas encore !

https://www.culturacattolica.it/attualit%C3%A0/in-rilievo...

"L’ospedale ha fortemente insistito sul fatto che la legge italiana non tutela i bimbi poiché sarebbero sottoposti ai desideri dei genitori e dunque i loro diritti umani non sarebbero tutelati. Sarebbero costretti a continuare a vivere ... quindi non si può dire che in Italia i loro interessi siano protetti...

Si, questa è la incredibile tesi sostenuta. In realtà tale tesi è al limite dell’incidente diplomatico. L’Italia è un paese UE e vi è (quanto meno !!) la presunzione che i diritti di tutti, compresi quelli dei bambini, siano pienamente tutelati. Tanto più se sottoposti alle cure e trattamenti di un ospedale (il Gaslini) tra i più accreditati e importanti a livello internazionale. Chiaramente potremmo scrivere fiumi d’inchiostro su questa tesi difensiva così estrema da sembrare inverosimile. Ma è chiaro che siamo di fronte ad un vero e proprio scontro tra culture opposte. Proprio alla deriva l’una dall’altra ... Si tratta di una filosofia ed etica diversa tra Inghilterra e Italia. Due visioni diverse del valore della vita. Totalmente diverse. In ballo non c’è solo Tafida e la sua S qui sont derrière amiglia. In ballo c’è la concezione della vita in Italia. E la concezione della vita in Inghilterra. Non solo lo stretto della manica, ma anni luce sembrano dividerci oggi dall’Inghilterra. Attendiamo ora gli sviluppi della nuova fase processuale che sarà avviata domani.
Non c’è proprio niente da fare, questo mondo pare non amare proprio né la vita né la libertà di coscienza, così che dà sempre più ragione a quanto Marcuse, il critico della società industriale avanzata, da tempo aveva scritto: «Una confortevole, levigata, ragionevole, democratica non-libertà prevale nella civiltà industriale avanzata, segno di progresso tecnico. In verità, che cosa potrebbe essere più razionale della soppressione dell’individualità […]? I diritti e le libertà che furono fattori d’importanza vitale alle origini e nelle prime fasi della società […] vanno perdendo il contenuto e il fondamento logico tradizionali. Le libertà di pensiero, di parola e di coscienza erano idee essenzialmente critiche, al pari della libera iniziativa che servivano a promuovere e a proteggere […]. Una volta istituzionalizzati, questi diritti e libertà condivisero il fato della società di cui erano divenuti parte integrante. La realizzazione elimina le premesse».
Avete letto di Tafida Raqeeb, la bimba inglese di origine mussulmana che la democratica Inghilterra vuole uccidere, nel suo «best interest», miglior interesse, come ha già ucciso Charlie Gard, Alfie Evans, Isaiah Haastrup, e come i cugini francesi hanno fatto con Vincent Lambert? E le motivazioni con cui si è negato il diritto della famiglia a portare in Italia a curarsi la piccola? Ecco come Filippo Martini, segretario dei Giuristi per la Vita, racconta: «E’ terminata oggi la Causa amministrativa. Domani inizierà la vertenza avanti alla “Family Division”. La vertenza è durata 3 giorni. Tre estenuanti giorni fatti solo di argomentazioni e tesi difensive espresse da parte dei legali. E’ una vertenza questa che non consta di precedenti (qui si discute sul diritto di spostamento in ambito europeo di un malato necessitante di cure. Il diritto cioè a fruire delle cure e dei servizi ospedalieri in ogni paese d’Europa     ). Diverso dalle tematiche che saranno discusse avanti alla Family Division a partire da domani. La vittoria della causa sarà comunque molto difficile in quanto l’intera vertenza è estremamente delicata e complessa e sarà impossibile prevenire o azzardare ipotesi sulla decisione del giudice. L’ospedale ha fortemente insistito sul fatto che la legge italiana non tutela i bimbi poiché sarebbero sottoposti ai desideri dei genitori e dunque i loro diritti umani non sarebbero tutelati. Sarebbero costretti a continuare a vivere ... quindi non si può dire che in Italia i loro interessi siano protetti...»
Avete letto bene: «la legge italiana non tutela i bimbi poiché sarebbero sottoposti ai desideri dei genitori e dunque i loro diritti umani non sarebbero tutelati», ove la tutela dei diritti di quella bimba consisterebbe nel farla morire. Se non reagiamo, con un sussulto di dignità, credo che sarà la fine della nostra civiltà a misura d’uomo, resa possibile dalla storia millenaria del cristianesimo. Non sappiamo che farcene di una «confortevole, levigata, ragionevole, democratica non-libertà» che non sa amare e difendere la vita, ogni vita umana.»

Hein ?!quand je vous avais parlé dans un de          mes      billets       de la "Secte      des     Adorateurs       de     la     Mort" qui est    actuellement    au    pouvoir    partout    dans les   instances officielles   et toutes   celles   qui ont    le pouvoir    ! 

De nos jours l'amour de proches est considéré comme une violation  des droits de l'homme de l'individu, mais la dictature arbitraire et impavide de l'etat non ! Or le pouvoir de l'Etat c'est celui du grand capital (ressouvenez-vous des vrais raisons de l'obligation vaccinale des 11 vaccins, les profits de Big Pharma !  etc sur le cancer, la procréation humaine, (j'ai publié un article là-dessus) etc. Quand je vous disais que le totalitarisme capitaliste, - - qui est maintenant au pouvoir si ! vous ne vous  - ---en rendez pueut-êt -re pas compte, et bien voilà une bonne occasion de vous en rendre compte !!   -  - - est pire que tous ceux qui l'ont précédé.

Il y a des questions de fond qui sont posées, et un fossé entre les Etats civilisés, qui respectent encore les rapports humains, et ceux qui prétendent l'être mais ne le sont plus qui instaurent le TOTALITARISME ABSOLU  de l'Etat, c'est à dire de ses APPARATCHIKS (le médecin-chef de  et des Reims par exemple, surtout quand il ne se trouve pas d'infirmière assez héroiques pour désobéir,S

et des INTERETSCAPITALISTEs       Qui sont derrière !

(sans parler de l'hypocrisie de cette "Union européenne" qui prétend se baser sur la libre cisculation des capitaux (oui ! surtout ! ça c'est sacré !...) et des personnes et qui l'INTERDIT de manière arbitraire et totalitaire. Du temps des Etats-nations on était plus libres de se déplacer que dans ce monde où il faut demander la permission aux MAITRES  pour executer le moindre des actess censées être des droits de lhomme et du citoyen !)

27/02/2020

fin du destin après un long voyage heureux de l'éphémère complexité condamnée comme n'importe quel humain, la dernière seconde de la chute est aussi imperturbable que les autres, et après la décomposition ...

il n'y a rien de plus macabre que de voir tomber un flocon de neige

23/02/2020

23an de februaro

La kiso

 

Ŝi lasis varmetan kison

sur la kap-kuseno blanka

kaj pro tio mi suferas.

Ŝi foriris frumatene

kiam la suno pretiĝis

leviĝi kun rapideco

eksciante mian senton,

kaj kun amara silento

ĉe la varmaj sun-radioj

kelkaj veluraj larmetoj

ekfandiĝis...

Ŝi foriris

mi bedaŭras!

ĉar mi kun granda kontento

pripensis novan projekton

por nenio...

Tiu senmakula kiso

kuŝanta sur la kuseno

estas bela memoraĵo

lasinta eble pro amo

tiun fatalan matenon.

ekfandiĝis...

Ŝi foriris

mi bedaŭras!

ĉar mi kun granda kontento

pripensis novan projekton

por nenio...

Tiu senmakula kiso

kuŝanta sur la kuseno

estas bela memoraĵo

lasinta eble pro amo

tiun fatalan matenon.

 

Arquillos oktobro 2019

22/02/2020

une conscience vivante présidait à tout ça ...

*un esprit, une âme, une conscience vivante présidait à tout ça :

unespriuneâmeuneconsciencevivanteprésidaitàtoutça.jpg

*

18/02/2020

réflexion

Drôle de société ; de nos jours se faire suicider sous contrôle médical pour mieux passer par le funérarium, c’est bien ! mais fumer par plaisir c’est mal !
Et en plus on ose dire que c’est pour la santé !

Au fait c’est peut-être là le mot clé :  "contrôle", les fumeurs sont dans un espace de liberté et d’individualité, ils échappent au contrôle tout-puissant de l’« Appareil » .


A moins que ça ne soit le mot "plaisir" …..

28/01/2020

Quand Valérie parle

La police et la justice écartent Valérie, témoin gênant de l’affaire Charlie

 

Panamza.com Jeudi 9 Janvier 2020

 

Affaire d'État. La dernière compagne de Charb, directeur assassiné de Charlie Hebdo, révèle des faits troublants : la juge et les policiers chargés de l'enquête l'ignorent délibérément tandis que la mouvance sioniste, Fourest en tête, la traite de "complotiste". Décryptage.

Dimanche 18 octobre, le site du Parisien publiait un entretien édifiant avec "Valérie M", seule compagne –reconnue comme telle par le fonds d'indemnisation des victimes- de Stéphane Charbonnier, alias Charb, directeur assassiné de l'hebdomadaire Charlie Hebdo.

Extraits suivis des commentaires de Panamza :

Que s'est-il passé le matin de l'attaque ?

Nous avons passé la nuit chez lui, dans le quartier Montorgueil. Après le réveil, Charb est parti chercher des croissants à la boulangerie. En revenant, il avait l'air soucieux : il m'a raconté avoir repéré en bas de son immeuble une voiture noire aux vitres teintées, de marque Peugeot ou Renault, je ne me rappelle plus précisément. Il n'était pas du genre à s'inquiéter pour rien, mais là, ça le perturbait. Il répétait : « C'est bizarre cette voiture. »

Qui était dans cette voiture ? Les frères Kouachi ? Des complices ? J'ai parlé de cet épisode aux policiers qui m'ont entendue, et j'ai écrit à la juge chargée du dossier cet été pour lui rappeler cet élément, mais je n'ai aucun retour depuis.

Double rappel :

* la voiture censée avoir été conduite par les frères Kouachi était une Citroën C3. Et, selon le récit officiel des évènements, Saïd Kouachi était encore à Reims, ou dans le train Reims-Paris, au moment des faits rapportés par Valérie. C'est à 8h31 que Saïd Kouachi a débarqué à la gare de l'Est avant de rejoindre en métro le domicile de son frère Chérif, situé à Gennevilliers. La question reste ouverte : qui conduisait cette voiture noire au vitres teintées et garée devant l'immeuble de Charb?

* vers 7h30, ce matin-là, un témoin avait aperçu une voiture de police et une personne "suspecte" devant l'entrée de Charlie Hebdo.

Charb me disait qu'il devait trouver 200 000 € avant la fin de l'année pour ne pas fermer boutique en 2015. Les appels aux dons n'avaient pas suffi à redresser les comptes. Il s'est mis à chercher des fonds un peu partout, sans trop en parler à ses copains de Charlie parce qu'ils ne voulaient pas les inquiéter. Dans cette quête, il a été mis en relation avec beaucoup de personnes différentes, parmi lesquels des hommes d'affaires, notamment du Proche-Orient, avec qui il passait des soirées. Il n'a jamais voulu me dire qui était l'intermédiaire qui lui permettait de rencontrer ces personnes. Il le désignait simplement en disant «mon contact».

Un recoupement avec un récent portrait de Vanity Fair –consacré à l'ambigu Patrick Pelloux– permet d'identifier aisément ce "contact" financier de Charb : il s'agit probablement de Jeannette Bougrab. Lors de la promotion de son dernier ouvrage, celle qui prétend avoir été la compagne sentimentale de Charb se vantait elle-même, notamment sur des radios locales de France Bleu, d'avoir démarché des financiers -non identifiés- pour aider son "amoureux".

La veille de l'attentat, Charb m'a dit qu'il avait réussi à trouver l'argent manquant. Je lui ai demandé comment, il m'a répondu : « Mes soirées où je fais du charme à des riches dignitaires, eh bien ça a fini par payer ! » Je n'ai pas cherché à en savoir plus, mais je lui ai dit que cela pouvait être dangereux. Il a ajouté qu'il restait à se mettre d'accord avec les fournisseurs du journal pour régler les factures restantes. Aujourd'hui, je ne peux pas m'empêcher de trouver cette coïncidence troublante. Qui a payé ? Où se trouve cette somme et comment a-t-elle été réglée ? Peut-il y avoir un lien avec les événements du 7 janvier ? Les enquêteurs doivent s'y intéresser.

Pour creuser ce sujet -et l'identité exacte de ces "Proche-Orientaux" (arabes ou israéliens?), les enquêteurs devraient donc solliciter Jeannette Bougrab, récemment nommée par Manuel Valls à la direction de l'Institut français de Finlande.

Rappelons ici que Bougrab est également au coeur d'un épisode opaque -et totalement passé sous silence par la presse traditionnelle- de l'affaire Charlie : le "suicide" du commissaire Helric Fredou, survenu au moment de passer un coup de fil "urgent" à propos du débriefing des parents de Bougrab, le soir de l'attentat.

Vous avez également alerté les policiers sur un « mystérieux » cambriolage…

Le samedi qui a suivi le drame, je suis retournée avec le frère de Charb et quelques intimes dans son appartement. Nous avons découvert qu'il avait été visité, mis à sac, et des affaires emportées, parmi lesquelles des dessins et son ordinateur portable. Il me paraît indispensable de retrouver cet ordinateur portable qui contient sûrement des informations utiles à l'enquête. Or je m'étonne que les policiers qui ont recueilli mon témoignage n'aient pas eu l'air intéressés par cet élément. Un tel cambriolage, chez un défunt, quelques jours après le drame, ne mérite-t-il pas une enquête approfondie ?

De nouveau, l'ombre de Bougrab plane sur ce récit : le 8 juin, Panamza avait révélé que cette passionaria –ancrée dans la nébuleuse sioniste et islamophobe– de la "laïcité" avait exprimé une contre-vérité à propos de son prétendu non-accès à l'appartement de Charb.

J'ai le sentiment que la vérité sur l'attentat de Charlie Hebdo est encore loin, et je veux faire tout mon possible pour qu'elle éclate. Je m'étonne que les enquêteurs ne cherchent pas à savoir si d'autres personnes ou d'autres intérêts pourraient se cacher derrière les frères Kouachi. On ne peut pas se contenter de la seule thèse du terrorisme islamiste.

La dernière phrase de l'entretien avec Valérie illustre parfaitement la ligne d'investigation de Panamza depuis le 7 janvier.

Dès lors, que nul ne s'étonne de la bronca qui a fait suite à la publication de cette interview : dans les heures qui ont suivi, ce sont trois médias sous contrôle sioniste (Libération et L'Express, propriétés du milliardaire israélien Patrick Drahi, et L'Obs, journal pro-israélien co-détenu par le mécène de la mouvance sioniste Pierre Bergé) qui ont attaqué Valérie.

Avec quelle méthode? Celle usitée par les nouveaux censeurs et leurs idiots utiles : diaboliser l'adversaire en le qualifiant de "complotiste".

La palme d'or de la stigmatisation de Valérie revient, sans nul doute, à Caroline Fourest : dans une tribune publiée par le Huffington Post (site d'opinions de la communautariste Anne Sinclair), la "sérial-menteuse" -récemment célébrée par un ancien cadre du Mossad– a exprimé -carrément- sa "nausée" et n'a pas hésité à dédouaner…le Mossad -si, si- de toute implication dans les attentats de janvier. [qui se sent morveux il se mouche!]

A quoi rime cet étalage de faits tronqués, sortis de leur contexte, sans liens entre eux ?

Je suis sûre que l'un des clients de l'Hyper Casher a aussi croisé, sans doute, une fois dans sa vie, un mécène, peut-être même un mécène du "Proche Orient". L'une des victimes décédées a peut-être eu aussi un proche venu récupérer des affaires à son appartement sans le dire à d'autres…

De là à penser que l'hyper Casher est un complot financier impliquant des mécènes du "Proche Orient" (pourquoi pas un coup du Mossad tant qu'on y est ?)…

Ce type d'opération consistant à discréditer quiconque dévoile des faits embarrassants pour la version officielle de l'affaire Charlie dispose néanmoins d'un avantage : à trop en faire, les ennemis de la vérité divulguent, à leur insu, de nouveaux éléments troublants.

Prenez L'Express et son zèle étalé sur deux articles (publiés en 24 heures) contre la compagne de Charb : dans un papier rédigé par un certain Jérémie Pham-Lê et subtilement intitulé "Charlie Hebdo: que vaut la théorie du complot de "Valérie M."?", on peut découvrir le commentaire stupéfiant recueilli auprès d'une source judiciaire présentée comme "agacée" par le témoignage de Valérie.

Ce sont ses dires. C'est un témoignage personnel, pas une pièce du dossier. Mais ce qui sûr, c'est que tout est épluché.

Dédain pour la compagne d'une victime, assimilée à une potentielle affabulatrice. Et arrogance du pseudo-enquêteur, qui prétend avoir "tout épluché".

 

François Molins, procureur de la République de Paris et proche de la mouvance sioniste

Dans une investigation criminelle classique, le témoignage d'un proche fait précisément partie du dossier, a fortiori s'il contient des faits étranges. Dans l'affaire Charlie, l'inverse est permis : comme le rapporte Valérie au Parisien, les policiers "n'ont pas eu l'air intéressés" par ses éléments d'information et "la juge chargée du dossier" ne lui a adressé "aucun retour".

Une chose est certaine : depuis le dimanche 18 octobre -date de parution de l'article du Parisien-, la quasi-totalité de la presse audiovisuelle de l'Hexagone a respecté l'omerta pratiquée par la justice et la police au sujet des révélations de Valérie. Aucun reportage, aucune enquête pour approfondir la question.

Manuel Valls, Premier ministre sous lequel ces attentats se sont produits, n'a guère besoin de museler les journalistes qui se risqueraient à s'immerger dans les méandres de l'affaire Charlie : la plupart lui ont déjà rendu ce service.

HICHAM HAMZA

http://www.panamza.com/231015-charlie-valerie/ http://www.panamza.com/231015-charlie-valerie/

14/01/2020

toute une époque, toute une conscience de la vérité (vérité ?) - Deux époques ! maintenant j'en ai rajouté une autre.

la vie de l'esprit et de notre société par des chansons "cultes" qui sont chacune tout un symbole :
totalement
"il n'y a plus d'après" de Juliette Greco (elle vit encore, enfin pour le moment ...)

Il paraît que la chanson n'est que de 1960. Mais c'est le symbole philosophique de toute une modernité, du désespoir existentialiste, Nouveau Roman, Ionesco, Camus, Samuel Beckett.
ça peut paraître amèrement intelligent et "moderne" cette lucidité désespérée, mais, à part au cimetière (forcément ! par définition) ou au suicide (pour ceux qui ont un peu plus de courage), ça mène à quoi ?
A part chez ceux qui ont remisé l'intelligence et la lucidité - trop pénible, vite une pilule tranquillisante ! - intellectuellement après le cul-de-sac on fait quoi ? Cette lucidité qui a donné et dont il ne reste plus aujourd'hui que le dogme de l' "ici et maintenant" et le "bouddhisme" des euthanasieurs et du psychologiquement correct à la mode.

(cu fut l'époque où j'étais enfant, et lucide)
(Mais, je regrette, j’ai horreur du bouddhisme. Je lui préfère largement la philosophie de l’Absurde, qui elle, est révoltée, et ne porte pas la mort, sa "sérénité" et son vide éternel et définitif, au pinacle !)

Maintenant 1981 A part  (aucun sens ça ne fait pas partie du texte c'est juste un opérateur pour que leur programme accepte le changement de fonte ! )
Donc, une autre chanson qui est tout le résumé d'une époque, c'est "Il est libre Max"

C'est l'époque libre et "hippie" des années 70, celle de Gébé, Julien Clerc et Polnareff.

Quelques remarques :

1° la peur de la mort a disparue, et la conscience de la vanité totale de tout. Trop pénible d'être lucide ! alors on refoule, et on jouit (ce qui fait que ces jeunes qui se croyaient  "révolutionnaires" vont paver la voie aux bourgeois "Libéral-libertaires" actuels"! ) c'est comme ça aussi qu'est née ce que j'appelle "la Secte des Adorateurs de la Mort", sur laquelle j'ai fait un billet.

2° c'est un bel idéal mais ...  hélas, les "djeunss" qui rêvaient cette époque, n'ont pas pu rester comme ça. Ceux qui le sont restés sont devenus des vieux solitaires, rassis voire désséchés, parfois aigris, ou marginaux, ou morts. Les autres ? ben les autres comme les 68-ards, une fois qu'ils ont fini leurs études, ils se sont "rangés", ils sont devenus des bourgeois "bobos" riches et bien installés comme dans le film "un coeur en hiver", ils font semblant de croire toujours aux mêmes valeurs - verbalement, mais en réalité ils sont profondément imprégnés de l'inverse ! - ça leur permet de de poser en donneurs de leçons et de mépriser le peuple ! (comme ceux décrits dans le fameux livre de Bégaudeau par exemple).

3° c'était aussi une époque où on était libre, et où ne régnaient pas encore ni les hygiénistes totalitaires, ni les féministes hystériques de maintenant.

(ce fut l'époque où j'étais jeune, et où je travaillais)