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15/03/2020

ma mère fut (fût ...) une cigarettière

voilà un métier utile, un métier vrai de gens normaux, pas de bourgeois péqueneux imbus de racisme social  à la Macron ! de vrais personnes humaines quoi ! (et utiles, qui - eux ! - produisent des biens et des services pour les autres personnes humaines, pas des parasites (comme dit si bien Bernard Friot) de cadres-sup' qui passent leur temps à réunionner, ou à "s'déplacer en taxi pour blablater sur LCI".

Voilà une chanson portugaise qui contient tout le drame de la vie :

(NB : depuis hier Youtube cet infâme engin à répugnant du totalitarisme capitaliste, censure systématiquement TOUTES les vidéos intégrées dans un site de blog !!!!!!!!!! Il faut donc à chaque fois se DEPECHER, avant d'avoir le message de blocage, de cliquer sur l'icone qui fait regarder la vidéo directement sur le site de youtube, sinon vous êtes foutus !vous ne verrez rien !


voici les paroles (car il est aberrant d'écouter une chanson sans en comprendre les paroles !) :


Minha mãe foi cigarreira
E tinha um porte bizarro
‘Inda vejo a sua imagem
No fumo do meu cigarro.

trad :
Ma mère était cigarettière
Et avait grande allure
Son image se forme encore
Dans la fumée de ma cigarette.


A sua alma branquinha
Honesta, modesta e franca
Envolvia a minha alma
Como a mortalha mais branca.

trad :
Son âme candide
Honnête, modeste et droite
Enveloppait mon âme
Comme le tabac dans son linceul de papier.


Coitadinha já morreu
Que o amor de Deus lhe valha
Foi concerteza pró céu
Envolta em branca mortalha.

trad :
La pauvrette n’est plus là
Que l’amour de Dieu la protège
Elle est sûrement montée au ciel
Enveloppée dans son drap blanc.


Minha mãe estrela perdida
‘Inda a vejo entre os abrolhos
Como se fosse envolvida
Na mortalha dos meus olhos.

trad :
Ma mère, étoile perdue
Je la vois briller du fond de mes tourments
Comme enveloppée
Dans le blanc de mes yeux.


Filipe Pinto (1905-1968). il est mort lui aussi ... Minha mãe foi cigarreira (1961).
Filipe Pinto (1905-1968). Ma mère était cigaretière, traduit de Minha mãe foi cigarreira (1961) L. & L. (et chanter le tabac aussi est un acte de résistance et de liberté)

la cigarettière tableau espagnol  de Manuel CABRAL AGUADO y BEJARANO (1827-1891).png

10/03/2020

notre époque post-2000 à travers les romans, et puis le fameux problème de la bourgeoisie bobo

J’ai acheté 2 romans de Didier Van Cauwelaert. Il doit « être Charlie » ce gars-là.
« On dirait nous » j’ai acheté le roman à cause de l’image de couverture. Mais la conception de l’amour qui se trouve das le livre n’est pas du tout la même que celle de l’image.
C’est un livre sinistre et macabre, très déprimant. (Et justement dans la mesure où il se veut « think positive »!).
En fait son intérêt est de présenter une image de la France actuelle orwellisée, (post-2000, livre paru en 2016), un peu comme Balzac nous fait vivre la France de 1820, plus précisément : du mode de vie de la bourgeoisie « bobo » de notre époque. Des gens pour qui travailler 8 heures par jour à faire du classement pour 1.400 euros mensuels ce n’est pas un vrai travail (sic!).
Le genre de gens (qui ne se déplacent qu’en taxi ! « pour aller blablater sur LCI » non pas eux, mais c’est bien des taxicoles, pas des gilets jaunes! Et qui sont logés à Paris, rien que ça de nos jours ça limite la classe sociale !) ceux qui se complaisent dans la  "spiritualité" comme sur France-Culture, c’est-à-dire en faisant semblant d’y croire et en en faisant que des petits nœud-nœuds roses décoratifs avec lesquels on fait joujou pour cacher son matérialisme, son athéisme et son appartenance à la Secte des Adorateurs de la Mort ! Car, ça, les personnages, même si ils ont des difficultés financières (justement ! La précarité ça gagne la bourgeoisie maintenant, sous Macron, etc), sont visiblement des bourgeois. Bref ils considèrent  qu'ils n’ont une vraie vie qu’à partir du moment où ils sont à la tête d’une entreprise, fruit de travaux universitaires, et qui rapporte des millions ! Et bien sûr pas plus que Benoît Hamon (qui doit être leur idole) ils ne savent comment manger des kebabs (!), ils ne vont que dans les « petits restos pas chers » (à 30 euros le repas !). Et pour eux l’amour est fait de coït - Essentiellement - et amour à la Valls, avec son "éternité" de 9 ans !
Page 81 il y a une phrase, en parlant de prétendues croyances (terme lourd de sens !) chrétiennes et des convictions tlingites sur la réincarnation (sur lesquelles est basée l’intrigue du roman) : 
«  - C’est symbolique, tout ça, mon amour. A part l’argent qui est bien réel. »
voilà ! sans doute la plus révélatrice et le meilleur résumé de leur conception de la vie !
c’est le monde de « Un coeur en Hiver ». Un livre qui fait se souvenir de la phrase de Gavagnach « la misère n’est pas que chez les riches »


L’autre roman, « La personne de confiance » est mieux (même si on y retrouve – enfin c’est l‘inverse j’ai lu celui-là en premier c’est dans l’autre qu’on se dit "tiens" ! Encore une obsession à lui, encore les mêmes tics, et les mêmes faiblesses de construction romanesque, et le même style – et puis le roman commence par cette phrase, à ériger en citation :
« On croit qu’on ne sert à rien sur terre, jusqu’au jour où quelqu’un vous demande l’impossible. Alors ça vous donne des ailes et tous les risques valent la peine d’être pris, parce qu’on est devenu nécessaire. »
Mais lui aussi c’est comme Balzac un portrait de son époque, la France orwellienne de 2019, sa Secte des Adorateurs de la Mort » (dont l’auteur fait visiblement partie) et tout et tout. Les gens rien que pour ça pourront le relire dans un siècle.
Dommage que l’esprit du temps en étouffe et tue tout le romantisme potentiel.

24/02/2020

à Jacqueline

Lasu min

Lasu min senti denove
vian parfumon forestan
kun aroma rosmareno
kaj agrabla gusto menta.
Permesu ke mi vin vidos
dum ĉi vespero serena
ĉe la spegulo de l' lago
kaj sub la suno printempa.
Kio estis? Mi ne scias,
ĉar dum mia meditado,
absorbita mi ne sentis,
ke la suno jam forestis.
Mi leviĝis kun tranvilo,
ĉar la pezo de l'aflikto
somnoligis miajn fortojn
kaj alvenis la malĝojo.
Lasu min senti denove
vian parfumon forestan
verŝante vian aromon
sur mian korpon inertan.

Arquillos oktobro 2019

23/02/2020

23an de februaro

La kiso

 

Ŝi lasis varmetan kison

sur la kap-kuseno blanka

kaj pro tio mi suferas.

Ŝi foriris frumatene

kiam la suno pretiĝis

leviĝi kun rapideco

eksciante mian senton,

kaj kun amara silento

ĉe la varmaj sun-radioj

kelkaj veluraj larmetoj

ekfandiĝis...

Ŝi foriris

mi bedaŭras!

ĉar mi kun granda kontento

pripensis novan projekton

por nenio...

Tiu senmakula kiso

kuŝanta sur la kuseno

estas bela memoraĵo

lasinta eble pro amo

tiun fatalan matenon.

ekfandiĝis...

Ŝi foriris

mi bedaŭras!

ĉar mi kun granda kontento

pripensis novan projekton

por nenio...

Tiu senmakula kiso

kuŝanta sur la kuseno

estas bela memoraĵo

lasinta eble pro amo

tiun fatalan matenon.

 

Arquillos oktobro 2019

10/02/2020

mia letargio

La perdita sonĝo

Mi ne volas rekuperi
mian jam perditan sonĝon,
ĝi foriris senaverte
nepensante ke pro tio
suferigus min kruele
kaj ĝi tutcerte divenis.
De kiam ĝi min forlasis
mi jam ne plu trovas senton
al la ĉiutagaj aferoj,
ĉar falinte en letargio
mi nun vivas novan vivon.
Rekuperi mi ne volas
la malagrablan pasinton,
ĝi perdiĝis, mi ne scias
kial nun kun granda timo
mi forgesi ĝin deziras?
Mi ekkaptos novajn sonĝojn
kaj mi reprenos l'estinton
de mia fidela mondo.

Arquillos oktobro 2019

05/01/2020

Cureuil

Gribouille et « Cureuil »

Il y a un personnage à la fois traditionnel et littéraire, Gribouille, qui est connu pour se jeter à l’eau pour échapper à la pluie.
C’est comme quelqu’un qui se suicide par peur de la mort. Je suis persuadé qu’il y en a qui ont fait ça. Et en fait c’est pas si absurde que ça (de toutes façons la vie et notre condition est essentiellement absurde, et toute attitude envers elle est totalement absurde, il n’y a pas moyen d’échapper à l’absurde, réfléchissez ! Face à la mort il n’y a pas, IL N’Y A PAS UNE SEULE attitude qui soit d’une manière ou d’une autre totalement et pitoyablement absurde, examinez les toutes, logiquement, lucidement, et honnêtement !), et d’ailleurs Miguel de Unamuno dans certains passage de son livre incontournable « le sentiment tragique de la vie » (il faut l’avoir lu) montre qu’il la comprend. Et moi aussi.
il y a une chose que je n'ai jamais compris de ma vie,  et que je ne comprends toujours pas, que j'ai toujours considérée comme stupéfiante : comment se fait-il que la plupart des enfants ne se suicident pas une fois qu'ils ont atteint l'âge de raison - disons 10 ans - la conscience de leur situation. Surtout que les enfants sont beaucoup plus intelligents que les adultes,  et beaucoup plus conscient des choses.

Et d’ailleurs quand j’avais peut-être 12 ans j’ai imaginé une nouvelle que je devrais écrire, mais je ne l’ai jamais fait, je n’ai pas assez de talent ni d’imagination pour ça hélas, qui décrirait la vie d’un enfant fervent passionné de la vie, joueur, curieux de tout, que à cause de sa prédilection à grimper dans les arbres on surnommait « Cureuil », et qui un jour prend conscience de la vanité absolue de la vie, fermée par la mort éternelle, et ne pouvant supporter une telle douleur se suicide.
C’est un personnage tout à fait logique.
Je regrette de ne l’avoir jamais écrite, et que personne n’en a écrite sur un tel sujet
   

 
 

01/01/2020

maison rue de la Croix de Grès

Je ne comprends pas pourquoi l'Espéranto, et l'anglais, et l'allemand, ont créé un mot spécial pour désigner un foyer, un « home », un chez-soi. D'en faire comme ça un mot, et même un concept, ça donne l'illusion que ça existe, que c'est une réalité.
Mais c'est une illusion, ce n'est pas une réalité, ça n'existe pas, ça n'a aucune substance, aucune réalité, aucune existence, ce n'est en réalité qu'une précaire salle d'attente de morgue et de disparition totale.

30/12/2019

maman

Ŝajnas ke ŝi min rigardas

kun tre mistera mieno,

ofertante per la vido

lokon ĉe l'vasta ĉielo

 

Sed la ĉielo distancas,

ĉar mi loĝas en la tero

kie regas la malĝojo

kaj eterniĝas la tempo.

 

Ŝajnas ke ŝi min konsolas

per ĉielaj karesoj

dum sekigas miajn larmojn

la brizo de milda vento.

 

Mi feliĉas dum la dormo

kaj ripozo de la menso,

kun flugiloj fantaziaj

traflugante l'universon.

 

Ŝajnas ke ŝi min rigardas,

kaj atendas kun sereno

nian renkonton ĉielan,

tiel estas mia sento.

 

Arquillos junio 2017

24/12/2019

Tout disparaît ! et la religion, et la culture populaire et Ipernity (et nos libertés)

Dans les années 50 et 60 il était "basique" (il paraît que ça ne se fait plus .... que devient la France ? que devient l'enseignement ?) d'apprendre aŭ enfants durant le temps de l'école primaire une répertoire de chansons françaises traditionnelles, et bien sûr en décembre à chaque fois une chant de Noël (seules les maniaques d'un "laïcisme" synonime de Cenzur !!!!! s'en abstenaient, ), par exemple celui-ci en 62-63 pour les "grands" de CM2.
Ekzistis en Francio elsendoj por la lernejoj, per de kiuj oni helpis instrui la repertuaron de pezioj kaj kantoj, kaj tiuj kantoj estis fundamente la fancaj konzonoj tradiciaj. Do kiam proksimiĝi Kristnasko, tradiciajn kristnaskkantoj, ekzemple tiu-ĉi.
antaŭ 10 jaroj.

Tous les bourgeois de Châtre.jpg


Anne H
J'ai des souvenirs de CP et CE1 (1970-71 et 71-72). Il y avait des livrets avec paroles et musique. Des poèmes aussi. Ça évitait à la maîtresse de nous apprendre à chanter (ce n'était pas son truc). Il n'y avait pas que des noëls... Moi, j'aimais bien.
antaŭ 10 jaroj.
 

Roland Platteau
Roland
Kien iris tiun bazan instruadon al la francaj etuloj de la tradiciaj kantoj de sia lando ? tiu forfalo, en nuna kunteksto estas granda perdo, ŝajnas ke instruistoj ne konscias, aŭ cu ili estas mem celaj detruantoj ?
Diras en Libera Folio germano:
"Mia filo konstruis domon kaj ĉe fino por ĉiuj helpantoj ni aranĝis en ĝardeno grandan grilan fajron.Post gustumado, iom trinkado, mi prenis gitaron kaj komencis instigi kanti popolajn kantojn,kiuj mi kiel polo lernis en la ĥoro.Bedaŭrinde nek unu kanton ili povis kunkanti.Nek "Rozo en herbejo" de Goethe.( en lernejo tiutempe oni lernis Kalinka kaj eble Volga Volga... Ili estis deprimiitaj kiam mi diris "kiaj germanoj vi estas.."
Bedaŭrinde tio okazas hodiaŭ ĉie en la mondo. La lingva imperiismo ne nur detruas aliajn lingvojn, !!!

22/12/2019

Eleonore est devenue grand' mère

cette présentation, qui était la seule bien vien d're censurée par le totalitarisme capitaliste !

les liens ci-dessous je les donne, mais ce sont tous de la merde pure et simple, car il n'y a que le son et pas du tout la vidéo !

https://www.youtube.com/watch?v=PmA3TjNod3Y

https://www.youtube.com/watch?v=-mlwEa2NcN8

https://www.youtube.com/watch?v=S5QZ8vvPvPM

https://www.youtube.com/watch?v=e-IISCx-P2k

https://www.youtube.com/watch?v=GEkHrrT__f4

eh oui entre 1925 et 1960 la jeune Eléonore qui dansait le charleston est devenue grand mère, et maintenant BB qui  là dans la vidéo est toute jeunette évoquant ce passé révolu est à  son tour devenu grand-mère et a maintenant 82 ans ...

(mais elle est toujours ardente solidaire des souffrances des animaux et des gilets jaunes, avec son franc-parler elle presque la seule de la corporation du show-biz à avoir la dignité et le courage de préférer la vérité à  sa carrière)