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12/11/2018

La pathologisation de la diversité humaine j'te dis pas !!

des exemples ? il y en a plein, on ne voit plus que ça. écoutez les discours, analysez les mesures, etc.

(alors que le discours officiels de nos maîtres n'arrêtent pas de nous bassiner avec une officielle "diversité" qui n'a strictement rien de divers, tous juste une petite diversité d'origine raciale, mais dont on exclus les tziganes et pas mal d'autres, en fait tous les pauvres ! car pour appartenir à leur "diversité" (sic) il faut être riche (condition sine qua non) vétus uniformément et obligatoirement de jeans américains et de maillots de corps noirs à inscription commerciales ostentatoire, savoir l'anglais, être diplomé du supérieur, boire du coca-cola "Light" à l'aspartame, chanter du rock 'n roll, être athée, être superficiel, cynique, psychologiquement correct,  "dynamique", être "think positive", ne surtout pas être pour la révolution et la lutte des classes, ne contester aucuns des dogmes de la pensée unique du pouvoir édictée par ses journaputes de service, et de manière générale ne pas trop avoir d'esprit critique ! ni prendre la vie  au sérieux (surtout pas - sauf là où le pouvoir vous somme d'être grâve et respectueux !), être "performant", ne pas avoir d'enfant (ou à la rigueur un), ne surtout pas être marié, et encore moins sentimental, être "citoyen" (ce qui de nos jours veut dire soumis et bien obéissants aux flics, flic sociaux, et tout les apparatchiks autoproclamés du régime), ne pas s'interesser à la botanique, ni à la poésie, ni à beaucoup d'autres choses pas "in", et toute une autre liste qui vous font bien alignés dans un modèle normalisé et pas du tout divers !!hutetfort

04/11/2018

La France est devenue un sinistre et ignoble pays de merde !

Comme je disais ( http://miiraslimake.hautetfort.com/archive/2015/03/05/le-probleme-5556856.html ) le problème est que les jeunes dmaintenant n'ont même pas connu la LIBERTE, ni la CIVILISATION, n'ont jamais vécu dans un pays NORMAL, mais uniquement dans la société orwellienne précaire et méprisante actuelle, ils se savent même pas qu'un autre monde est possible, a été possible ! a éxisté !

Depuis quelques années, surtout à partir de l'infâme Sarkozy, mais il ne faut pas trop personnaliser, c'est la politique qu'on appelle du LIBERAL-FASCISME  que les tenants du NWO, de l'EU, le grand capital orwellien, et ses dérives paranoïaques et totalitaires, Orwell et Aldous Huxley sont leurs inspirateurs, déjà dépassés !

Savez-vous que vous marchez partout maintenant dans nos centre-ville sous le muffle ignoble des CAMERAS DE VIDEO-SURVEILLANCE ? et peut-être même qu'on vous a dressé à trouver ça normal  ?!!! alors qu'en 1960 jamais, au grand jamais personne n'aurait même seulement imaginé celà possible ! sauf sous Staline ! et on était prêts à faire la guerre pour ne pas tomber  dans une telle société aberrante, pervertie, totalitaire et inhumaine !!! http://miiraslimake.hautetfort.com/archive/2013/06/05/mod...

Savez-vous que maintenant on en trouve même dans les églises !!!! http://miiraslimake.hautetfort.com/archive/2014/08/26/mod...

pensez un peu le blasphème ! Jésus se retournerait dans sa tombe !!!

et savez-vous que maintenant dans les cafés on met même des digicodes aux toilettes !!!!

et ...... des caméras de vidéo-surveillance dans les toiletes !!!!           

quand on vous disait que même 1984 d'Orwell est dépassé

Etle plus "beau" est que les gens de maintenant ont l'air de trouver ça normal ! En 1830 le peuple de Paris s'est soulevé pour moins que ça. A quelle déchéance humaine on les a dressé !

 

01/11/2018

Une cause commune contre la mort

voici un extrait du livre de Marguerite Audoux "L'Atelier de Marie-Claire" qui nous rappelle ce dont parle Ray Bradbury dans son roman " La foire des ténèbres" nous avons une cause commune contre la mort"

L'origine de la morale !
et bien sûr la prise de conscience de l'horreur de notre condition de condamnés à mort ...

 

Un matin qu’il avait vu sortir une petite souris de la caisse à chiffons, il eut presque une colère en exigeant que Duretour allât tout de suite chercher le chat du voisin.

C’était un gros chat né dans l’appartement d’à côté et qui n’avait jamais vu de souris. On le rencontrait souvent sur le palier où il recherchait les caresses des ouvrières. Aussitôt entré, il sauta sur les machines, et il fit le tour de l’atelier en flairant dans tous les coins, puis, quand il eut tout vu, il se fourra dans un casier vide pour y dormir à son aise.

La petite souris se doutait du danger. Elle montra plusieurs fois son fin museau entre le mur et le dessus de la cheminée, mais elle n’osa pas aller plus loin. Puis comme le gros chat dormait toujours, elle s’enhardit et traversa l’atelier pour gagner la cuisine.

Elle recommença les jours suivants. Elle passait toute menue et vive avec sa jolie robe grise, et Bergeounette, qui la guettait, riait de la voir si adroite.

Pourtant le chat l’aperçut, il sauta lourdement de sa planche et s’en alla derrière elle dans la cuisine. Il revint peu après, mais son allure était changée. Il avançait avec précaution et tout son corps s’allongeait, ses yeux étaient plus jaunes aussi, et il étirait longuement ses griffes. Il fit encore le tour de l’atelier, mais au lieu de retourner à son casier, il se plaça sous un tabouret tout près de la cheminée. Il avait l’air de dormir nez sur ses pattes, mais l’une ou l’autre de ses oreilles restait constamment dressée, et l’on voyait une raie claire entre ses paupières.

La petite souris ne se pressait pas de revenir, et personne ne pensait plus à elle ni au chat, lorsqu’on entendit un cri si fin et si long que toutes les machines s’arrêtèrent et que tout le monde regarda vers le tabouret. Le chat y était encore, mais il se tenait couché sur le côté, et, sous l’une de ses pattes, allongée, la queue de la souris dépassait et traînait comme un bout de cordon noir. Presque aussitôt le cordon noir s’agita, et la souris s’échappa. Elle n’alla pas loin, le chat lui barra la route et la retourna d’un coup de patte. Elle resta un instant comme morte, puis elle essaya de filer vers la cuisine ; le chat se trouva encore devant elle.

Alors elle s’affola ; elle voulait fuir n’importe où et n’importe comment, elle tournait ou se lançait dans toutes les directions, et toujours, d’un coup de griffes, le chat la ramenait dans l’atelier. Il y eut un moment où l’on crut qu’elle allait se résigner à mourir, tant elle était tremblante et affaissée. Mais soudain, elle fit face à son bourreau. Elle s’était dressée si vite que son élan avait failli la renverser en arrière ; elle resta debout toute frémissante en agitant ses pattes de devant, tandis que sa petite gueule saignante laissait échapper des cris variés et suivis. Et chacune de nous comprit bien qu’elle accablait d’injures l’énorme monstre qui la regardait tranquillement assis en penchant la tête. Puis, comme si elle eût mesuré d’un coup toute sa faiblesse, et compris que rien ne pourrait la sauver, elle vacilla et retomba en poussant une plainte aiguë. Et cela fut si pitoyable que Bouledogue saisit le chat par le milieu du dos et le jeta sur la table. Il redescendit très vite, mais la souris n’était plus là.

Le patron retourna à sa chaise longue, et on ne sut pas s’il était fâché ou content lorsqu’il dit :

— La voilà échappée.

Mme Dalignac respira fort, et ses deux poings qu’elle tenait serrés contre sa poitrine s’ouvrirent brusquement comme si elle-même n’avait plus rien à craindre.

 

31/10/2018

avez-vous remarqué ?

que depuis 3 semaines toute info sur Ahed Tamimi est disparue des "médias", même mieux les "moteurs de recherche semblent avoir reçu pour instruction de la bloquer dans leurs algorithmes.

Ce que c'est que la censure, quand on a les moyens de terroriser les "journalistes" (sic) et les "moteurs de recherche" (devenus en Occident pareils qu'en Chine continentale) !!!

Il semble qu'il reste plus de liberté en Espagne qu'en france, car le dernier accès que j'ai fini par obtenir, du 5 octobre ! ce fut sur un média aragonais, alors que sur les médias français tout était déjà bloqué depuis 2 semaines :

http://arainfo.org/bassem-tamimi-teniamos-dos-opciones-ll...

et son passage en Grèce n'a PAS DU TOUT été rapporté par les "médias" !.......

comme en France elle s'est exprimée devant le Parti Communiste


26/10/2018

les héroïques vieilles dames malaimées des petits Stalines unicipaux

Les vieilles dames qui, de nos jours, déposent de la nourriture pour nourrir les chats errants sont des héros de la conscience humaine, comme ceux qui en 40 cachaient des juifs.(1)

(1) n'oubliez pas, ça aussi c'était illégal

Et ceux qui refusent de tatouer ou encore plus infâme de faire implanter des puces électroniques dans le corps de leurs animaux familiers, eux aussi  sont des RESiSTANTS et des héros de la Civilisation. Un jour on leur dressera des monuments.


Elles sont un des avatars du mythe d'Antigone, celui dont Gérard Mortier dit "Sa seule force repose sur la croyance selon laquelle les "lois non écrites" ne sauraient être trangresées. Elle ne crée aucune idéologie  mais  ... ne pouvait agir autrement " elles sont  "héroines  par excellence: forte parce que vulnérable"
Il ajoute,  bon observateur des dérives actuelles: "En ces temps de deal, on considère Antigone comme une hystérique et ses lois non écrites comme le code d'une secte."
"Prenez garde de ne pas dénaturer le premier impératif catégorique de la raison pratique selon Kant et n'en faites pas  : Agis comme si le principe de ton acte était le même que celui du législateur ou de la loi du pays" ! (Hanna Arendt)

Quand à Zygmunt Bauman il appelle à "rapatrier au coeur de nos pratiques individuelles ce qu'il nomme les émotions éxilées ou rebelles, à commencer par les sentiments moraux. ... l'instinct moral, seule source possible d'un comportement autonome."
Et cette très belle et très fondamentale phrase, qui est la source la plus humaine et la plus profonde  de la morale:
"Notre conscience ne se soumet qu'à l'autorité impuissante de l'Autre."


Allez! j'ajouterai encore, pour élargir la perspective sur son autre flanc constitutif, cette citation fondamentale (fondamentale!) du pauvre Claude Lévi-Strauss (qui va bientôt mourir, seul et désespéré):
„L’unique espoir, pour chacun de nous, de n’être pas traité en bête par ses semblables, est que tous ses semblables, lui le premier, s’éprouvent immédiatement comme êtres souffrants, et cultivent en leur for intérieur cette aptitude à la pitié qui, dans l’état de nature, tient lieu de lois de mœurs, et de vertu, et sans l’exercice de laquelle nous commençons à comprendre que, dans l’état de société, il ne peut avoir ni lois, ni mœurs, ni vertu. Loin de s’offrir à l’homme comme un refuge nostalgique, l’identification à toutes les formes de la vie, en commençant par les plus humbles, propose donc à l’humanité d’aujourd’hui, le principe de toute sagesse. »

Quand à "l’appel à la “révolte contre le pouvoir” qui de nos jours se remet à être sources d'ennuis, il est au contraire, pour beaucoup un précieux héritage. Jusqu’à Eric Cantona qui déclarait il y a quelques mois que c’était là l’idée qu’il se faisait de l’identité française.

« Si, depuis que le monde est monde, tous les hommes avaient respectés toutes les lois, nous en serions encore à l'esclavage. » (anonyme ?)

Nourissage civilisé des animaux interdit par les sauvages du totalitarisme municipal, c'est ça la description en bon français.

23/10/2018

c'est bien joli la parité, mais

de nos jours quelques "pontes" ont décidé qu'il était inadmissible que l'Assemblée Nationale aie moins de 50% de femmes, étant donné qu'elles sont 50% dans la population. Et qu'une chambre des députés où cela n'était pas assuré ne pouvait représenter normalement le peuple français (heu ... vous croyez vraiment que les revendications et les interêts des femmes d'affaires diffèrent vraiment de ceux des homme d'affaires ? Et que les intérêts des ouvrières sont très diférents de ceux des ouvriers ?).

Mais alors il y a d'autres parités autrement plus importantes à faire respecter, avec une loi, allons-y ! La parité de classes sociales d'abord, ça, ça a un enjeu démocratique majeur ! Or sur 576 députés il n'y en a qu'un qui soit d'origine ouvrière ! Voilà une "parité" à faire respecter d'urgence, comme ils sont  20% de la population (il y a vingt ans c'était 40%) il faut donc imposer 20% de personnes d'origine ouvrière dans les listes de candidats, point !

je rappelle que "Effectivement Maxime Gremetz. dérange... pour commencer il dérange déjà les 576 autres députés qui ne sont pas représentatifs du milieu ouvrier. Où est la parité dans cette assemblée ? Il dérange aussi car il gêne les plans des politiciens dits de "gauche" qui font le jeu du PS et du capitalisme qui va avec."

(bien sûr il faudra aussi imposer un respect des quotas par religion, par race, respecter le quota des fumeurs (ils seraient moins persécutés peut-être, tiens !) des chefs d'entreprise (ne pas dépasser leur proportion dans la population ! eh eh !) de roux, de végétariens, de timides, c'est pas normal que l'Assemblée ne représentat pas les timides, c'est une sacré discrimination, etc.

22/10/2018

le problème

le problème avec les gens nés dans les années 50 et qui se révoltent devant tout ce qu'on nous fait, toutes les dérives et dégradations de la société actuelle : ils ne pensent pas que la jeune génération, née après 1990, elle n'a jamais connu rien d'autre ! les jeunes  ne peuvent même plus comparer avec la France des années 50 et 60 et s'épouvanter de tout ce qu'on a perdu depuis;
Ils sont nés sous les caméras de vidéo-surveillance, le chômage, et les bavures policières, les innombrables obligations qu'on nous impose sous le nom de "citoyenneté", et ils pensent que c'est normal !!
et ils ne sont même pas choqués qu'on fasse tatouer les animaux, comme les nazis tatouaient les déportés d'Auschwitz,

et ils sont nés dans une France où toutes les églises sont fermées, ils ne savent pas que des églises normalement c'est ouvert, normalement !

Toutes choses, et bien d'autres encore, qu'en 1960 personne n'aurait jamais au grand jamais imaginé que ce serait un jour seulement envisageable !!!

etc, etc, c'est valable pour plein de domaines, et de nouvelles technologies et pratiques (et propagandes, et conditionnement des gens) de ce que Sylvain Timsit a nommé le Libéral-Fascisme.


ils n'ont pas connu la société civilisé (ni la lutte syndicale ! ni la sécurité de l'emploi) qu'on avait alors.
Ils n'auront plus les velléités de révolte, car ils ont été éduqués à la soumission, l'ont intériorisée, et ne savent pas qu'on peut vivre autrement.     

et c'est pourquoi on assiste au "spectacle obscène d'une population soumise et indifférente"

20/10/2018

Asselineau fait une analyse de classe du résultat des élections - CAPITAL !

et au passage il met à bas l'infecte racisme "éducatif" et anti-pauvres de nos "élites" !


par ailleurs l'analyse qu'il fait (au 12è et  13è minutes) de ses résultats selon les arrondissements de Paris et - c'est là que c'est important ! - selon le niveau de diplômes des habitants, est très intéressante ! car elle montre une fois de plus (car j'avais déjà fait la réflexion il y a quelques semaines sur l'infecte racisme éducatif, et de classe, des journalopes envers l'électorat de Trump et celui de Clinton : que tant d'universitaires hautement diplômés aient voté pour Clinton comme un troupeau de Panurge ne parle pas franchement en la faveur de leurs préjugés merdeux selon lesquels les gens sans diplômes universitaires ce sont des sous-hommes qui votent sans savoir. on voit bien que le bon sens, et l'indépendance d'esprit non plus, au contraire ! - c'est comme je l'avais raconté ce dont je me suis aperçu dans les années 80 et 90 à la lecture assidue du "Monde" ! - n'est pas du tout lié à la longueur des études; que les gens peu éduqués pensent souvent plus sainement que "la volaille qui fait l'opinion", les bourges imbus de leurs compte-chèques et de leurs diplômes.
(soit dit en passant ça rappelle très fort ce qu'on voit à la lecture du livre que je viens d'acheter,

et dont je ne ferai jamais assez la louange ! - "l'assassinat de Jules César" par Michael Parenti, aux Editions Delga

- au niveau des préjugés, absolument PUANTS, que non seulement les patriciens (pareil que de nos jours la classe bourgeoise Vénézuelienne envers les chavistes !! c'est tout à fait la même réaction, si vous avez lu les articles, en espagnol, sur ce qu'ils disent, etc, moi si et c'est frappant !) non seulement les patriciens, qui vivaient de l'exploitation cruelle et éhontée du peuple et du vol des biens de l'Etat, mais aussi par la suite durant des siècles, deux mille ans ! les historiens, y compris modernes, ont continué à seriner sur la plèbe de Rome, en la couvrant d'injures (cf MC Solaar : "ils ne se cachent même plus/crachent sur les tombes des personnes qu'ils tuent") et de mépris en en disqualifiant leurs réactions, qui sont, seul Parenti le montre, et pourtant il suffit d'un peu d'bon sens (comme dirait Chirac !) pour en être persuadé !  qui sont le bon sens même et que tout humaniste, ou tout simplement toute personne avec "un petit peu d'bon sens" devrait soutenir sans hésiter, le mépris "raciste" (racisme anti-pauvres) de ces gens pour le peuple, les pauvres, les esclaves, les "crêve la faim", assimilés à des gens qui forcément (hé ! il faut bien disqualifier à la racine leurs raisonnements, leurs revendications, on ne peut plus raisonnables, filous va !), qui forcément ne savent pas penser, sont mus par des passions "irrationnelles", sont des "brigands", alors que les brigands ce sont eux, les patriciens (à Rome, mais les équivalents existent aussi sous nos yeux au Venezuela et en France !). C'est fou !

Macron est actuellement le représentant élu de ce racisme de classe : https://histoireetsociete.wordpress.com/2017/10/06/linsul...

Macron insulte les ouvriers très sciemment, il s’adresse aux « diplômés » (de l’enseignement supérieur, apparemment les autres diplômes ne sont pas des diplômes!!!!!         ),  aux gagnants (en matière de fric, et de carriérisme capitalistes et bourgeois) s’il y en a, à une jeunesse qu’il veut égoïste et superficielle, aux couches « moyennes » (c’est à dire supérieures, les 1%) haïssant plus pauvre qu’eux, à ceux apeurés qui craignent le désordre,  à la petite bourgeoisie vestimentaire, celle qui n’a que ses habits faussement à la mode pour se distinguer des pauvres, tous ceux chez qui on peut cultiver une conception très réactionnaire de l’avenir, et il leur dit vous vous n’avez rien avoir avec ces brutes incapables. Ces gens là sont des vaincus, des minables, des assistés (comme les entreprises ! Mais elles elles ont le droit..................) et vous vous êtes l’avenir. C’est pour cela qu’il cultive l’opposition de Mélenchon, les forts en gueule, les débraillés et il leur parle ce qu’il estime être leur langage pour les renvoyer à ces gens sans éducation, ces « inutiles » qui foutent le bordel. Il veut la scission au sein des couches populaires, il la joue, il la provoque et tout ce qui contribue à cette scission est du pain béni.

Il s’adresse bien sûr aux mentalités de droite, bourgeoises et universitaires, mais il table aussi sur le travail opéré sur le PS, sur la rupture de la gauche avec la question sociale, comment cette « gauche » a fait passer ou a tenté de faire passer la revendication salariale   aux bonnes oeuvres de la dame patronnesse  du sociétal, celle qui isole la femme, l’immigré, le chômeur, cherche la fusion du même pour éviter de considérer les véritables antagonismes politiques : ceux entre le capital et le travail.

"Feignant, fouteurs de bordel"… Pour ceux qui s’étonnent que le président qui affirme vouloir prendre de la hauteur se commette ainsi, il y a de la naïveté dans cette découverte. Le maître du château, le bourgeois qui se prend pour un aristocrate, celui à qui le dédain tient lieu de légitimité a toujours employé un langage grossier pour désigner les subordonnés, c’est le sens que Macron  donne à « jupitérien », l’arbitraire face aux « petits ». Il opère un clivage, il créé une haine de classe tout à fait consciemment et il espère même que cette haine trouvera ses exutoires racistes et sexistes. C’est une image de la société française qu’il est en train de construire pour tenter de durer en s’appropriant les petits diplômés, voués à la précarité, mais que l’on incite à mépriser les ouvriers, les employés, les petites gens,  les vieux, les faibles, ceux à qui l’on peut flanquer des coups en toute impunité, les édentés comme disait Hollande. Il n’en est pas à son premier « dérapage » et quand il va prononcer sa phrase, il cherche la caméra pour être sûr que le « message » passera.

dans le fond, c’est tout ce qu’a pu représenter le parti communiste, une classe ouvrière fière d’elle même et de son apport, aspirant à la culture et au savoir comme à la direction de l’Etat, qu’il tente de mettre en charpie pour répondre au cahier des charges du capital, en finir avec toutes leurs conquêtes et les faire retourner à l’humiliation du 19 e siècle. La seule réponse que l’on puisse faire à une telle provocation est l’unité dans le calme, l’unité des routiers qui imposent un accord de branche et remettent en cause les ordonnances. L’unité de tous ceux qui s’opposent à une telle vision de la société, et cette unité a besoin d’un parti communiste qui sait que la classe ouvrière, le monde du travail est à la base de tous les rassemblement progressiste, ceux qui font s’incliner les arrogants valets du capital. Une classe ouvrière qui s’éduque, aspire à tous les droits y compris celui à la culture, le contraire de ce à quoi le capital veut la réduire.

(et puis que Valls ne puisse plus se représenter "nulle part en France", comme il voulait faire au pauvre et courageux Dieudonné, bien fait pour lui !! il y a quand-même une justice du destin !!)

comme dirait Coluche (le pauvre motard qui s'est retrouvé tout à coup face à un camion) "pour leur mettre au cul votez pour l'UPR !"

14/10/2018

c'est pour quand la révolution ?

 

Mépris des clients (comme les pères divorcés j’vous avais dit ! http://miiraslimake.hautetfort.com/archive/2013/11/22/cap... ) surtout des pauvres (racisme de classe), refus de leur laisser avoir accès à LEUR argent, flicaillerie hypocrite et Novlangue, « réduction des coûts salariaux pour faire croître les profits (et les gras alaires des « audits internes » ?) : voilà la France d’aujourd’hui (bien différente de celles de 1960 je peux vous le dire).

C’est pour quand une Révolution d’Octobre à la française ? On en aurait bien besoin.


"Les bureaux de Poste « aides sociales » représentent 20% des guichets et accueillent 37% des clients. Le bureau de poste qui fait l’angle de la rue Marx-Dormoy et de la rue Ordener, dans le 18e arrondissement de Paris, fait le plein en ce début août, comme chaque mois lorsque tombent les prestations sociales. La clientèle est à l’image de ce quartier populaire où se côtoient des populations d’immigration plus ou moins récentes. Une vingtaine de personnes font patiemment la queue devant l’unique guichet bancaire ouvert, sous l’œil placide d’un vigile portant un brassard rouge "sécurité"

La Poste a établi en septembre un « diagnostic » de ces « bureaux à forts enjeux sociaux », qui représentent 20 % de ses guichets et accueillent 37 % des clients. Il révèle plusieurs dysfonctionnements. L’absentéisme y est de 40 % à 50 % supérieur à la moyenne nationale en nombre d’arrêts de travail, et « la couverture des absences » y est « insuffisante », reconnaît l’ « opérateur » public dans un document interne. Parmi les éléments d’explication, les organisations syndicales évoquent les tensions lorsque les files d’attente s’allongent, et le manque de personnel pour servir les clients"

Traduction: "1) En clair 37% des clients de la Poste sont pauvres, et

2) Si on supprime ces guichets c'est autant de bénéficiaires en moins. Donc l'Etat a trois solutions pour imposer des économies soit la fusion/baisse/suppression des aides sociales soit la radiation pour tous soit l'entrave/suppression des moyens de distribution".

J'y ajouterais le refus des salariés de La Poste d'aller à ces guichets d'où les absences "maladies". Plusieurs de ces salariés m'ont expliqué qu'ils n'en pouvaient plus de se faire insulter quand ils avaient interdiction de leur donner tous leurs fonds.

 

10/10/2018

sur un discours, et une constatation, qu'on entendait souvent du temps des colonies, mais il faut en avoir fait l'expérience pour la comprendre

 Du temps des colonies, on entendait souvent les gens dire que les noirs, les péons, les coolies, étaient des êtres stupides, mais ce n'est pas vrai, ils ne sont pas naturellement stupides (d'ailleurs on le voit bien maintenant !) mais c'est les conditions de vie qu'on leur faisaient qui les rendaient stupides (1)

 C'était de vivre constamment dans la soumission, la peur, la terreur, l'impuissance, et savoir qu'il est impossible et vain de discuter, qu'on aura toujours tort même si on a mille fois raison et que la moindre tentative de défense ou de justification vous plongera dans des malheurs encore pires, l'attente, les chicaneries, la mauvaise foi, les agressions, les insultes, les humiliations, les critiques et la déméprisation injustifiée et constante, qu'on fasse gris qu'on fasse vert, de fermer sa gueule, contracté dans l'angoisse perpétuelle, et l'impossibilité qu'il existât une attitude quelle qu'elle soit qui puisse vous sauver, de devoir toujours rester coi et en alerte de ce qui peut arriver, l'absence de tout droit pour vous,  de n'avoir à attendre que l' "heure de la sortie" le moment où on pourra se détendre et se défiler, jusqu'à la prochaine alerte. Essayez  par exemple en travaillant en qualité d'homme (personne de sexe masculin) dans certains bureaux de bonnes-femmes avec un femme comme chef, et un clan de "copines", ou bien, mais ça  ça n'existe plus de nos jours je pense, comme "jeune", apprenti, garçon de bureau, laveur de vaisselle, dans un milieu de "vieux", de vivre des jours, des semaines, des mois dans ces conditions, vous verrez que vous deviendrez passifs, poussifs et stupides petit à petit. Effet garanti !

et totalement irresponsables, en effet vous savez que les domestiques aux Indes aux colonies, etc, les coolies, les petits nègres, les domestiques partout où ils sont traités comme des chiens, obéissent à ce qu'on leur demande, bêtement (apparemment !) y compris quand ils savent que ça n'a aucun sens, même quand ils savent que c'est la chose à ne pas faire, et après quand leur maître s'en est aperçu il est encore plus furieux et persuadé qu'ils sont stupides ou qu'ils se foutent de lui, mais non, c'est toujours la même chose, ils obéissent, même quand ils savent que c'est absurde, inutile, contre-productif, de toutes façons ils savent qu'ils n'ont pas le droit à la parole, qu'ils doivent la fermer, qu'ils ne peuvent pas se permettre d'argumenter envers leur maître, la race supérieure, eux les sous-hommes, ils savent que si ils ouvrent la bouche ça sera pris comme un crime de lèse majesté, alors ils font ce qu'on leur dit de faire, même quand ça ne sert à rien, même quand ils savent que c'est absurde et que ça va créer des problèmes, même quand ils connaissent une meilleurs solution, ils se gardent bien de la dire ! ou seulement après. Et bien dans le genre de bureau dont je parle plus haut, par exemple, c'est comme ça qu'on devient.
D'ailleurs on ne sent plus aucune solidarité avec le boulot, on apprend à s'en foutre, à se dire "qu'ils (elles, en général !) se démerdent", on ne veut pas d'une méthode qui arrangerait le boulot, ça va aller encore plus à vau l'eau, et alors ? qu'ils crèvent ! La solution, les arguments, que de toutes façons on n'a pas intérêt à avancer, à l'ouvrir, ils s'en passeront, on apprend à s'en foutre éperdument du bon avancement du boulot.

(1) cf les expérimentations rapportées par Howard Bloom dans Le Principe de Lucifer sur deux groupes de rats, les uns qui peuvent agir sur leurs conditions de vie, les autres réduits à la souffrance impuissante "Il se blottit dans un coin, et ne bouge plus lorsque arrive la décharge. Si vous ouvrez la porte de la cage il n'essaye même pas de s'échapper"  et "Leur perception se ferme, leurs pensées s'obscurcissent et ils  ont plus de mal à trouver de nouvelles solutions à leurs problèmes. ... D'autres observations indiquent qu'il ne semble plus se concentrer sur ce qui l'entoure." 

Voilà un fait psycho-sociologique fondamental et très important, que les sociologues, et les anti-racistes, et les historiens, (peut-être certains romanciers par contre ?) autant que je sache, ont tous jusqu'à présent laissé de côté sans en prendre conscience, et pour cause ! aucun ne vivait ni n'avait vécu, même un moment, dans cette situation ! 

 

c'est ce que j'ai découvert durant ma dernière année de travail (2010-2011). Ce qu'il y a de bien c'est que ça m'aura fait découvrir cette vérité, que les sociologues, et les anti-racistes, et les psychologues, et les historiens, (peut-être certains romanciers par contre ?) autant que je sache, ont tous jusqu'à présent passé à côté sans en prendre conscience, et pour cause ! http://fdata.over-blog.com/pics/smiles/icon_lol.gif aucun ne vivait sa vie même un moment dans cette situation !