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17/05/2026

Question rentabilité, travail, société, n'a-t-on pas tous tragiquement fait fausse route ?

D'abords plongeons-nous dans un autre pays, en Inde par exemple; ici dans un hôtel, mais ce serait tout aussi valable pour d'autres pays et d'autres types de services:

" une multitude de serveurs en chemises à carreaux, de porteurs, de gardes en tenue kaki qui sommeillent devant les pavillons.
Dans la gestion néolibérale des entreprises, et du type de société que veut nous infliger l'Union Européenne, on économise sur le nombre d’employés et, tout en culpabilisant les exclus, on presse sans pitié l’énergie de ceux qui ont la « chance » de travailler. Ce n’est apparemment pas la stratégie du New Woodlands. Ici des centaines d’employés travaillent peu (même s’ils font beaucoup d’heures) pour gagner peu, dans la bonne humeur." (blog : Celestissima)

Oui je remarque ce fait.  Voilà je crois quelque chose d'important (mais quand, quand les gens, intoxiqués, s'en rendront-ils compte?! Bon, après trois décennies d'adoration des supermarchés (plus économiques !) quelques uns commencent à Boycotter les Grandes Surfaces, alors peut-on espérer ?) quelque chose donc de très important :
On nous a tellement,  tellement culpabilisés sur les emplois "peu productifs" à supprimer sans pitié et d'urgence !! à remplacer par des machines, qu'on est maintenant devenus incapables (ou alors avec un terrible sentiment de culpabilité !...) de penser autrement. Mais ne voit-on pourtant que le résultat  en est, outre un chômage féroce, brisant des vies (et des ménages...) créant sur le marché du travail une féroce inégalité du demandeur face à l'offrant (le NAIRU vous connaissez ? tous les étudiants des Ecoles Supérieures de Commerce connaissent!), faisant des travailleurs stressés, précarisant ! Précarisant le client aussi ! qui cherche désespérément une station-Service pour sauver sa voiture de la panne sèche, ou un guichet qui pourrait le renseigner, ou un être humain au bout du téléphone, etc, etc, etc.

Dans de nombreux pays un des facteurs de décomposition et d'introduction du "traitement de choc" idéologique, rentable (pour certains intérêts étrangers) et surtout dévastateur, fut les critiques de la part des jeunes "professionnels" (au sens anglais du terme  !) envers le bas niveau de productivité engendré par la politique de plein emploi Mais justement avoir dans un pays une situation sociale sereine et où tout le monde trouve une place n'est-il pas quelque chose de PLUS IMPORTANT que d'avoir un haut niveau de productivité ? hein ? il faudrait peut-être poser la question ? Surtout que les statistiques globales des pays, Occidentaux, grande Bretagne par exemple ( https://www.amazon.fr/Socialismo-Fareblas-Alternativoj-El... ) montrent que la somme des richesses produite par les travailleurs est presque le double de la somme des salaires directs et indirects qu'ils reçoivent : conclusion dans une société NORMALE, sans exploitation de l'homme par l'homme, ou bien les travailleurs devraient avoir un niveau de vie double, ou bien travailler deux fois moins, ou encore avoir une productivité deux fois inférieure ! choisissez !

Bref à cela une question de bon sens : ne vaut-il pas mieux payer des tas de gens à "travailler peu pour gagner peu dans la bonne humeur" que de payer des chômeurs humiliés, contrôlés, précarisés, à ne rien faire (sinon faire semblant de chercher un travail qu'on leur refusera !) ?
N'est-ce pas plus sain, et pour les intéressés ET pour la société la première solution ? Et ne serait-il pas plus agréable, et sécurisant, pour tous de vivre dans une société où il y a des pompistes, des services qui REPONDENT au téléphone au lieu de vous faire perdre votre argent et votre temps pour rien ! des employés, qui à l'occasion attendent en tricotant derrière leurs guichets, mais sont, justement là, sur lesquels on peut compter, dans une société équipée, et où il n'y aurait pas toute cette délinquance, ce cercle vicieux de violence et de contrôles, et d'humiliations, et de stress, créés par ce pressurage à la "rentabilité". Si l'économie était politique et sociale (c'est ce qu'elle doit être, ce qui est sa RAISON D'ETRE, pourtant !) et non monétaire et spéculative.
Ne croyez-vous pas que bien des gens préféreraient largement être payés peu à faire des petits boulots pas forcément très intenses (tant mieux !) ni très productifs mais, qui représentent un STATUT, une PLACE dans la société, que de "galérer" (et trembler de peur à la radiation!) ou se sentir humiliés à mendier une allocation ou un RMI?

Mais je crois que certains intérêts et certains esprits, et certaines idéologies, préfèrent la deuxième solution.
Certains appellent ça le "Libéral-Fascisme" http://www.syti.net/Topics.html


 http://www.humanite.fr/tribunes/jean-claude-michea-pas-de...

 

Et pour comprendre ça en relation avec la création monétaire, le rôle de l'Etat, l'inflation et la création de richesses, suivre la réflexion d'Etienne Chouard : https://ru-clip.net/video/szKwJRxs0VM/etienne-chouard-mon...

 

06/05/2026

quelques films vus

*1997 - « L'invitée de l'hiver » de Alan Rickman https://www.dailymotion.com/video/x4osocr  
Très beau film, et très prenant, qui se déroule dans un petit port d'Ecosse un jour de grand gel. Mais je remarque que c'est tout du long très "politiquement correct" - travail du deuil, idylle, psychologie de bonnes-femmes, "think positive"  et tout ça - jusqu'à ce que la scène finale avec les deux enfants (la vérité est sentie seulement par les enfants ! je m'en suis moi-même aperçu durant ma propre enfance), qui rompt cette bien-pensance "positive" et où la vérité de tout est finalement bien sentie, et dite, à mi-mots.

la scène finale de "L"invitée de l'hiver", de Alan Rickman (bizarrement aucun descriptif de ce film ni critique n'en parle ! tout le monde se focalise sur le couple mère-fille, et rien sur ces enfants !!! (ni les chatons ... ) pourtant c'est selon moi la partie la plus tragique la plus profonde et la plus importante du film)

 

*1987 - Un film « L’intendant Shansho » de Mizogushi (japonais) que j’ai vu hier
soir à la télévision. Très beau film. Drame humain, et sujet social sur l’esclavage dans le Japon
antique. Il se passe entre 950 et 1150 de notre ère à l’époque Heian, des régents Fujiwara,
avant que s’instaure la féodalité et le Moyen-Age japonais. Un gouverneur trop indulgent lors d’une  révolte de paysans est condamné à l’exil. Sur  la route avec sa femme et son fils et sa fille,
ils sont attaqués par des brigands, qui enlèvent le fils et la fille et les vendent comme esclaves.
Ils se retrouvent aux mains d’un intendant cruel et tyrannique. Avec l’aide de sa sœur le jeune
homme s’évade et se réfugie dans un monastère bouddhique. La sœur se noie pour ne pas à avoir
sous la torture à trahir son frère. Celui-ci idéaliste qui refuse de se contenter de prier le Bouddha,
part avec une lettre de recommandation de l’abbé pour Kyoto voir le Régent, qui lui apprend que son père est mort en exil, mais le réhabilite et le nomme gouverneur de la province où il a été
esclave. Il projette alors de faire libérer tous les esclaves de cette province, le Régent lui rappelle
qu’il n’a ce pouvoir que sur les terres de l’Etat (système des terres étatisées, inspiré de la Chine T’ang et extension des domaines alloués à des particuliers, échappant au lot commun, et  tendant à devenir plus  tard un système féodal) Le domaine où ils étaient esclaves est privé et hors de son
autorité. Il le fait pourtant, libère les esclaves, exile l’intendant et confisque ses biens, en dépit
 des menaces qu’il risque. Puis démissionne  et part chercher le village où il retrouve sa mère,
seule, misérable, aveugle, et au bord de la folie. Elle lui demande où sont son père et sa sœur.
Et il lui répond en la prenant dans ses bras « Il ne reste plus  que nous deux désormais ».

  (…)

 

 

*  22/4/1990 Vu « Crimes et Délits » de Woody Allen : Très Bien, et très  woody-allenien. Il y a beaucoup de choses là-dedans, et il y aurait beaucoup à dire. Une remarque, en comparaison avec ce qui se passe dans « Hanna et ses sœurs ». Dans Hanna et ses sœurs, le héros, après avoir été torturé par la peur de la mort et avoir essayé en vain toutes les religions fini par trouver la paix (cf. Camus in Le Mythe de Sysiphe « Cette paix empoisonnée » et ces « renoncements mortels » ) dans la sensation immédiate du bonheur ;
à comparer à ce qui arrive à l’ophtalmologiste de Crimes et Délits qui après avoir accepté de faire tuer la femme qui l’aime et risque de briser sa sécurité et sa puissance (est-il vraiment plus mauvais que les autres ? je ne pense pas, mais justement la puissance et la sécurité corrompent, il a plus à perdre, il lui est plus dur d’accepter les catastrophes et plus facile de disposer du sort des gens), a connu (« l’œil était dans la tombe et regardait Caïn ») les transes du remords ; et puis quelques mois plus tard, dans l’athmosphère du bonheur familial a retrouvé la paix, assis sur le cadavre de cette femme. C’est le même phénomène en fait, la  même paix gagnée à coups d’inconscience et d’engourdissement sous l’effet des petits bonheurs, que nos maîtres à penser appellent "travail de deuil", laquelle est tout aussi criminel ("dans son coeur" disait Jésus-Christ)
La comparaison mérite qu’on y réfléchisse par l’éclairage qu’elle ouvre.

 

*29/3/1992 Vu « Ombres et Brouillard de Woody Allen,
c’est un conte philosophique.Très beau, très complexe, marrant, émouvant. C’est Woody Allen, l’auteur, et l’acteur aussi, et son visage qu’évoque la critique. Le scénario est fait pour finir en tragédie, mais comme d’habitude il y échappe par une pirouette Ce cœur pur à l’air de minus en naphtaline et qui est sans doute l’être le plus inoffensif de sa ville, peut-être le seul, qui se veut trop honnête, trop ouvert à la vie, et à la raison, à l’honnêteté, donc à l’impuissance, qui a gâché sa vie par ses hésitations, piégé dans une machine infernale devrait finit pendu jugé et condamné comme étant le tueur psychopathe. Il se sauve en  acceptant, finalement (…..) de devenir l’assistant de l’illusionniste. c. à d. : dans cette machine infernale qu’est la vie le seul « salut » ce sont les illusions. Mais les choses ne sont pas ce qu’on croit qu’elles sont. « On a besoin de choses solides sur lesquelles on peut compter » dit-il (cf. la scène finale de « Manhattan ») Mais il s’aperçoit que sa fiancée n’est pas celle qu’il croyait. Ça arrive souvent dans la vie qu’on s’aperçoive que la femme qu’on aimait n’est pas, n’a jamais été, ce qu’on croyait, qu’on croyait à un être de lumière sur lequel on pourrait compter et tout s’effondre quand son vrai visage se révèle dans l’épreuve. N’est-ce pas ?

 

29/3/2002 Vu « Intervention Divine» film palestinien (le 3ème je pense, après
le merveilleux « Conte des Trois Diamants » de Michel Khleifi
)  de Elia Suleiman. Très beau,
très « konsilinda ». Si on le laisse travailler (…) et si les Israéliens ne le tuent pas, il deviendra un
des plus  grands réalisateurs du siècle (le 21ème) « un tableau tout à la fois burlesque et
désespéré ». Oui la critique évoque Jacques Tati et Buster Keaton, exact, j’y ajouterais la Provence  de Pagnol ; et par moment les images ou les scènes virent au surréaliste. E. Suleiman manie un humour tout à fait personnel.
https://www.youtube.com/watch?v=ICkLnlDnOIk

Et la scène des mains https://www.youtube.com/watch?v=9wgoJbfWGj8 au parking du check-point fout en l’air, à elle seule, le slogan absurde et anti-humaniste  « à chacun son corps »

 

*28/11/2002 vu « l’homme sans passé » de Aki Kaurismaki (un finlandais), primé à Cannes ;

 Quel monde sinistre et morbide comme c’est pas permis ! D’une totale déshumanisation et d’une profonde barbarie. L’inde (même les bidonvilles de l’Inde !) est un monde dix fois plus civilisé et dix fois plus humain que la Finlande !

 C’est bien un pays nordique, on sent  très fort qu’on est dans ces pays où on a stérilisé les femmes  qui se teignent les ongles de pieds en rouge et où on met en prison les clients des prostituées !  C’est l’image du monde orwellien et barbare que nous préparent le capitalisme + Sarkozy + la politically correctness. La « citée de la Joie » de Calcutta c’est un espace d’humanité (même le  parrain mafieux ! en comparaison ! même lui !!) de civilisation, de solidarité et de douceur, et de joie, c’est une vraie soirée dansante, en comparaison avec la Finlande de l'an 2.000 ! La femme (dans le film) du guichet de l’ »ANPE », on aurait envie de l’écraser sous son talon, tellement elle est odieuse  (et typique).  Ce film pue la mort. Et vous fait aussi comprendre, encore mieux que tout un site Internet d’antimondialistes ou d’anarchistes, à quel point on est enfermés sans espoir dans un bagne. Et que quand on a accepté dans les années 70 de se laisser « bancariser », on a signé notre arrêt de mort, et celui, très concret, de milliers d’êtres, et celui de la Civilisation. Il aurait fallu alors se révolter et brûler les carnets de chèques.

 Ces finlandais nous montrent un peuple profondément brutal, égoïste, et rustre. Les seuls êtres qui respirent l'humanité là-dedans ce sont les chiens.

 Ce film évoque à peu près autant la vie que le cadavre refroidi de Jacqueline sur son lit de décor mortuaire.

 

 *134) 12/3/2003 Vu « Monsieur Schmidt »

film d’Alexander Payne. TB. C’est très émouvant, les  acteurs très bons ; Ca fait fort penser à cet autre film américain « Mort d'un commis voyageur » ; ça évoque aussi par moments le Dictionnaire des Idées reçues de Flaubert, en beaucoup plus cruel.
 Ça se passe aux USA mais c’est non seulement une « devastating » (comme on dit en anglais) condamnation des américains-moyens mais tout aussi bien des français-moyens. Et pas seulement de ce qu’est devenu le christianisme aux USA mais tout autant de ce qu’il est devenu en France ! Ça décortique dur ! et ça met à jour bien des choses dans la psychologie sociale.

Et puis encore une fois, comme « La maîtresse du lieutenant français », « Le huitième jour », etc, tant de films, le spectacle et la dénonciation de ce que c’est que les femmes : profondément affligeant et répugnant. Et bien entendu une fois de plus cela montre que contrairement à de vieilles idées reçues ce sont les hommes qui sont sentimentaux, vulnérables et sensibles, qui sont de vrais êtres humains, et les femmes matérialistes, égoïstes, « positives », bouffées par les
conventions et sans cœur.

 

 * 6/10/2003 « A cinq heures de l’après-midi » ( l’heure de la mort chez Garcia Lorca ) : tu  vois, que ce soit chez Kiarostami ou Makhmalbaf (et le père aussi) il y a une école iranienne de  cinéma, on retrouve ce côté « contemplatif », cette sensualité lente et attentive des images, leur  splendeur, leur poids, etc, il faut le voir pour comprendre. Et cette attention aux êtres si forte,  attention  silencieuse, et pleine de respect.  
Makhmalbaf ne caricature pas du tout ses vieilles badernes « fanatiques », ils sont d’une profonde  humanité, et même parfois d’une grandeur « antique » , et c’était pareil dans le « voyage de  Kandahar » le vieux qui s’appliquait, comme un Saint François d’Assise, à rendre grâce à Dieu  pendant qu’il se faisait dépouiller par les voleurs.  
 En fait, contrairement à ce que vous font croire les journalistes, le thème « émancipation de la  femme », forcément d’actualité dans l’Afghanistan  post-Taliban, et qui fait saliver et se masturber  intellectuellement tous les politiquement corrects et les bien-pensants de notre occident, n’est pas le  seul thème du film. C’est un film très triste, à l’image de la condition des afghans, ça a aussi un côté  Beckett (Samuel).
Et puis c’est un film à montrer aux espérantistes pour les alerter sur l’hégémonie de l’anglais !!!! et le  besoin urgentissime de subventionner le projet « Zaban-e-Salam » de former des professeurs  d’Espéranto afghans !  
 En tous cas on voit qu’en Afghanistan c’est comme en France (en Occident, aux USA ou en Suède  c’est encore pire) : les hommes afghans se sont persuadés que de voir le visage d’une femme c’est  sexuel, et que ce qui est sexuel c’est mal et pervers, alors ils ont honte de les regarder, se tournent  contre le mur et demandent pardon aux autorités (en l’occurrence Dieu ; heureusement, lui,
 pardonne !! ……) en France maintenant c’est pareil: on a intégré aux hommes la honte du désir  sexuel et ils (et d’abord elles) sont persuadés que c’est mal, sale et pervers.

 * « Dirty pretty things » film de Stephen Frears. Excellent film. Grand film. Voilà l’image toute  crachée et précise du monde actuel.

Et pour une fois je crois que Jacqueline aurait aimé…..

Et le rôle principal (Akwe) est quelqu’un de bien. Mieux que la femme, bien sûr, comme toujours.

 

 

 * J’avais acheté le video-disque de « Le vent nous emportera » d’Abbas
Kiarostami (vraiment le cinéma iranien est un des meilleurs du monde en ce moment, avec également ce que j’appellerais le Néo-Réalisme anglais Ken Loach, Stephen Frears, Mike Leigh, etc)

Je l’ai regardé. Que de choses à dire ! que de thèmes à aborder ! Un voici un : contrairement aux  phantasmes que s’entretiennent complaisamment les occidentaux, dans la vie quotidienne de ce  village (en plus village ! donc traditionnel, pas des intellectuels ou des bourgeois occidentalisés) pas
 du tout d’ambiance « lourde » religieusement, pas de puritanisme (peut-être moins que dans la  France actuelle où tout est interdit par « politically correctness »), des sous-entendus grivois entre  hommes et femmes, une attitude sereine et pleine d’assurance chez ces dernières (et pas la  réserve et la peur paranoïaque qu’on constate maintenant en France de leur part !), une convivialité  libre et tranquille comme dans les villages français d’avant-guerre.
 
Et par ailleurs une qualité et une chaleur des rapports humains, une liberté d’aller et venir dans  l’espace public qu’on ne connaît plus en Europe aujourd’hui !

 

 *Janvier 2004   ) Vu « Un Roi sans divertissement » de Giono(le film) ; oui ça mérite d’être classé
 parmi les classiques. Et c’est un chef d’œuvre filmé (par Giono même) de main de maître, tout y est
 pensé savamment jusqu’aux moindres détails.

Le procureur, vers la fin il fait un peu CHEREA (personnage dans le "Caligula" de Camus). « quatre sous de vie, il ne faut pas jouer avec » - ouais !
 bien sûr il a tort. En fait et l’autre film,
le film italien vu il y a quelques mois « Nos années »
* (« i nostri anni ») montre très bien que non seulement quatre sous de vie mais 80 ans
de vie ce n’est RIEN  (n’est-ce pas Jacqueline ?), et pas seulement la vie, mais tout ce dont on
la remplit, y comprit les  valeurs et tout ce pour quoi on se passionne et est prêt à mourir et à
 tuer. Rien du tout. Fini.
 

 

*9/2/2004 Vu « LA FIN DU REGNE ANIMAL » c’est un film horrible. C’est un très beau film.

 C’est un film qui a tout pour devenir un film-culte, auprès de écologistes par exemple.  C’est un film aussi horrible qu’un film qui raconterait Auschwitz.  (Et c’est révèlateur de l’unité foncière du mal, croyez vous qu’il y ait une différence entre les
 gendarmes français (que faisaient ils en 40-45 au fait ? ils ont obéis aux ordres) et les SS ? non,  non, les SS aussi faisaient leur devoir sans état d’âme, c’est pareil, on leur avait dit sur les juifs la  même chose que les autorités vétérinaires, et ils étaient aussi sans âme et impavide devant des  êtres qu’ils ne reconnaissaient pas)

Son titre devrait être en fait « Le triomphe de la mort » et de tous ceux qui sont de sont côté, qui la  propagent, l’imposent en font le culte, sont ses hommes de mains fanatiques et dévoués.

A la fin il ( le héros du film, Noël) s’enferme avec tous les animaux restants du village et se fait bruler  vif avec eux dans sa grange. Après ce qu’il a vu quelques heures avant, et ce qu’il a été amené à faire  (la vieille brebis) ça se comprend. C’est logique.  

Ca n’a rien d’étonnant que cette France se met à voir rouge pour le moindre bout de tissus qui  témoigne que quelqu’un croit en Dieu !
C’est bien l’alliance de Raffarin-Sarkozy-la ligue- d’action- Laïque- les-nouveaux-calotins-de- l’Ordre,  et la société décrite dans « Brave New World » qui est la notre aujourd’hui, la flicaille (la flicaille  éternelle, le seul Internationale imperturbable) les ayatolllahs du Freudisme et du culte de la mort.
 Les bonnes–femmes  de notre époque, ces Anges de la Mort,  qui ont d’ailleurs le physique de  l’emploi: maigres, raides et glacées, toujours tendues , aussi blindées et fermées qu’une Entreprise  moderne, elle ont le même look qu’un tiroir de morgue et contrairement aux chiens, (et même aux  moutons, si l’on en croit le film) elles sont incapables d’aimer qui que ce soit, c’est tout à fait  incompatible.

Enfin, la morale est sauve !…. - la morale de l’athéisme et du matérialisme ! - puisque que tous les  phénomènes bizarres du films ont en fait une explication naturelle !  
Un film désespéré et désespérant.

 

* 26/5/2004 « Printemps, été, automne, hiver, et printemps », c’est un
exposé romanesque de la métaphysique bouddhiste en fait, le karma, le désir, etc. Très didactique en fait. Bref, si au lieu  du  Bouddhisme, si ç’avait été l’Islam que l’auteur aurait ainsi exposé, le film aurait été  "descendu en flammes" par tout le monde, et sa projection aurait été interdite en France, et si  jamais le réalisateur  aurait osé se pointer, il aurait été aussitôt arrêté par la police et expulsé.

 

 *4/5/2004 Baboussia

Ce film – Baboussia – est, je m’en doutais, tout un tableau de la Russie de l’après communisme.
Tout y est, ou beaucoup. Et l ' "éternelle Russie" des forêts et des clairières. Et la belle musique  russe. Et quel contraste entre  les russes modernes : maigres, dures, fermées, pequeneuses ( bref comme les françaises de  maintenant !!) et celles de deux générations avant, les vieilles paysannes, rondes épanouies
 rieuses, toujours des chansons aux lèvres, humaines, tendres et débordantes d’affection, palpable,  réelle («forta palpa kuneco » comme disait Claude Piron) et un cœur en or. La scène la plus sublime  est sans doute celle où lors de la soirée d’adieu dans le village la vieille ( le nom ?, celle qui se  casse la jambe, la mère de l’ivrogne, mais qui a un cœur et du respect pour sa mère et sa tante  quand il est sobre) se blottit contre Baboussia et la caresse tendrement, et le  regard que lui  rend  Baboussia. Et tu te souviens du moment où elle a faillit mourir prostrée sans manger parce que sa  fille était morte, voilà ! elle faisait simplement comme les animaux des histoires, si nombreux ! et pas  seulement des chiens, mais aussi le chat Kout d’Elian Finbert et des oiseaux, etc, qui se laissent  mourir de chagrin, refusent de jouer, bouger, manger, et meurent, c’est ça la façon normale, et
 logique, et lucide, de se comporter quand on est un être humain. Ceux qui survivent ne sont pas des  êtres humains, tout simplement. Et ceux qui trouvent ça bien sont des monstres pervertis. Et des  idéologues de la religion de la mort.

- Ce film, c’est (un peu manichéen ?  non, justifié  tout simplement) la condamnation du mode de vie  moderne et des mentalités qui vont avec. Et dans la Russie postcommuniste c’est encore aggravé  par ces fameux « Nouveaux russes », ceux qui ont compris le capitalisme ! … (et en sont les  victimes, sans s’en rendre compte), en contraste avec la vie au village, encore comme avant.
 

Oui j’ai encore eu la chance de vivre mon enfance à une époque où il y avait encore une France,  dans une vraie maison  un vrai foyer, où il y avait toujours quelqu’un à la maison. Une France  équipée et à visage humain, où il y avait, autour, une VILLE, une vraie, avec des magasins, des  bornes fontaines, tout ce dont on a besoin, mais par contre pas un seul digicode ni caméra de
 vidéo-surveillance
. Une société qui était encore civilisée, des églises où il y avait encore des  gens qui prient, et dont les portes étaient ouvertes !!! des églises avec des sacristains. Des  vitrines décorées pour Noël, et à Noël des chants de Noël à la radio et le reste de l’année PLEIN,  plein de choses de tous genres à la radio. Un pays moderne et encore à visage humain. Une  maison où tous les gens de la ville  venaient y passer leurs commandes aux Galeries Lafayette.
Bon, c'est parce qu’on ne le savait pas, mais en Algérie on commettait autant d’atrocités qu’en Tchétchènie.
 Sans doute il n’y a plus qu’en Inde qu’il y a encore de la civilisation. En Inde et en
Ouzbékistan. Et sans doute aussi en Amérique Latine (coté peuple !)
 
De toutes façons la petite fille « muette » n’a sans doute jamais été incapable de parler, c’était
certainement dans la tête, sans doute au moment du bombardement elle a promis à Dieu de ne plus 
jamais parler si elle s’en sortait vivante, ou bien elle était persuadée que si jamais elle reparlait ses  parents mourraient. Et seule la conscience que si elle ne disait rien Baboussia mourrait lui a donné  la force de sortir du cercle où elle s’était elle-même enfermée.

 

 * date  ? 2005 ? « Uzak » de Nuri Bilga Ceylan : Dans cette Turquie qui ressemble à fond de train à l’Europe occidentale (de maintenant !…) les ramiers et les chats sont les seuls êtres vivants.

Le héro du film aura tout tué. Il a tué la souris, il a tué l’amitié possible avec son compagnon du village, avec qui il n’a cessé de refuser tout rapport humain et qu’il a fait fuir, il a tué son enfant, en le faisant avorter, et dans la séquence la plus forte (non la plus forte c’est la tragédie de la malheureuse souris) du film : la dernière, 20 secondes, il commence à se rendre compte et à regretter.



* 3/07/2005 ULTRANOVA

 Vu « Ultranova » de Bouli Lanners, film belge de 2004. C’est un très bon film, Très artiste et pensé.

 Là aussi c’est encore une fois un sacré résumé de la société contemporaine ! de notre société  détraquée, pervertie et accessoirement déshumanisée par l’âme du Libéral-Fascisme actuel, on y  voit bien le contenu (et les symbolisations matérielles en locaux !) et la perversion, l’absurdité à la  Kafka et le cynisme grotesque à la Ubu, du monde à la W-Bush-Doustes-Blazy !! et le fascisme glacé
 de notre Civilisation de l’Assurance et tout ce qu’elle recèle de stalinisme. (et de déshumanisation  surréaliste, mais ça, malheureusement ça n’est encore que son aspect superficiel, au cœur c’est  encore plus pervers et plus anti-humaniste !
 
Jusqu’à ces immeubles avec leurs placrages de baies vitrées hermétiques en  place de fenêtres,  ces Fleury-Mérogis blindés et digicodés en lieu d’immeubles. Et last but not least ces enterrements  qui sont autant de petits Auschwitz de salon…Tout y pue la société actuelle
 
Et la mort du plus « puant » ( non, le plus puant c’est le capitalistoflic de la benne, et c’est lui aussi le  plus représentatif, à lui seul il résume toute l’idéologie du Régime actuel) de ces personnages est  une sacré trouvaille ! Et comme toujours la mort vient révéler l’absolu néant de toute cette  « civilisation », ces conceptions, ces « valeurs » (boursières ! Enfin, les autres ne durent pas  davantage…)

 Le désappointement final de l’obsédé des femmes enceintes (sans doute encore un, qui a été  largué comme un bout de papier gras par une ex-femme, qui a gardé les gosses, et lui réclame une  pension alimentaire, après lui avoir démoli la vie) a un goût nihiliste de Le Petit Prince de  Saint-Exupéry (bien sûr ! c’est un livre nihiliste Le Petit Prince, vous ne la saviez pas ?!! relisez-le)

 C’est frappant, je me souviens, dès la toute première scène où les deux filles parlent ensemble du  jeune homme, en disant « ah il est toujours seul, il paraît qu’il est orphelin, etc. » mon commentaire  a été immédiatement : elles aussi elles sont seules ! je crois voir de manière palpable une vitre de  verre blindée entre elles-deux, tout à fait. Et la suite n’a fait que confirmer mon impression. En fait les
 seuls personnages qui ne participent pas de ces mentalités délétères et perverties par les  habitudes de vie et d’être modernes ce sont, bien sûr, les deux vieux parents du jeune homme (qui  n’est pas du tout orphelin en réalité), on dirait des martiens débarqués d’une autre planète ! la  planète du monde d’il y a un demi-siècle, du temps où il y avait encore des pays, et une société, et  une vie, et des individus, dans ces pays. Tout ça a été remplacé par la mort, capitaliste et
 politiquement correcte. Moderne quoi…
 
Tu vois comme j’avais raison, et que ce n’était pas des paroles en l’air quand je résumais cette  société actuelle comme le règne de la mort, et de la Secte des Adorateurs de la Mort (ah oui ! il y a  aussi celle qui fait des « cours de psychopédagogie », tout y est !), et pas seulement pour ce qui est  de l’avortement et de l’euthanasie, de l’athéisme obligatoire d’état, et les guerres à W Bush et les
 arbres qu’on abat si compulsivement, et impavidement, avant que ça soit aussi les gens, mais  TOUTE la société actuelle, c’est presque palpable, est une société qui ne révère, ne tolère, et  n’engendre que la mort.

Et, la réalisation est très pensée et très fine jusqu’aux décors; le décors peut-être parle plus que  les gens ; Par exemple ces salles sinistres au possible (à l’image de la société, de ses  institutions, forces, rapports sociaux, idées) aux murs tout nus et tout blancs avec des casiers  (fermant à clé !) des portes à vitres blindées, on dirait une morgue. Pas étonnant que leurs âmes  se mettent à ressembler au lieux où ils vivent, normal ! Habiter dans des gourbis de torchis et de  chaume dans le tiers monde serait moins désagréable, moins inconfortable, et moins pénible !

 
*
début/10/2006 DES ROSES POUR LE PROCUREUR

Vu à la télévision le film allemand de 1959 « Des Roses pour le Procureur »

Ce film sur les anciens nazis avec son ton auquel on n’est pas habitué sur ce sujet, malgré son  ton presque guilleret de tragi-comédie et sa musique de cha-cha-cha 1960 est une excellente  dénonciation, qui porte loin, justement hors du mélo facile des films plus récents, mais par  contre les tenants et aboutissants psycho-culturels sont l’air de rien beaucoup mieux mis en  évidence. Et donc ce film sous sa légèreté frappe fort et juste et donne à réfléchir, beaucoup.

Il a raison de ne pas mettre en scène les habituelles grosses brutes fanatiques, mais cet espèce de vil Joseph Prud’homme. (d’autant plus qu’ils sont toujours très nombreux) Les  Joseph Prud’hommes sont beaucoup plus, le film le montre bien, liés aux plus impavides  atrocité, et de manière bien plus dangereuse, que bien d’autres types. La lecture du livre de Zygmunt Bauman - et de nombreux textes actuels .... - aussi permet de le comprendre. Attention ! derrière chaque Joseph Prudhomme se cache un Himmler


Pour le dernier je ne mettrai pas mes propres commentaires mais recopierai des commentaires trouvés sur Internet, ce film est
* BOMBON EL PERRO ( film argentin, filmé en Patagonie)

 

Le destin malheureux de cet homme que tout accable est tout a fait touchant et devant toutes ses rencontres imprévues l'embarrassement dont il fait preuve est poignant . Un très beau moment de cinéma !

Ce film que j'avais vu dans le cadre d'un festival il y a deux ans environ et qui n'était pas connu à l'époque est un véritable enchantement. Je me réjouis de le voir maintenant sorti dans les salles. Le jeu de l'acteur principal est un vrai bonheur ainsi que cette complicité avec Bombon le chien à qui on aimerait attribuer un prix .....

Un petit bonhomme attachant au sourire malicieux, un chien d'une beauté et un coach débrouillard. Un cocktail doux-amer pour une ballade sud américaine authentique.

Wahou ! Quel jeu d'acteur impressionnant ! Ces acteurs non-professionnels n'ont rien a envier aux meilleurs acteurs des super-productions. On se lie d'amitié tout de suite avec Juan, qui joue son rôle a merveille. Le scénario est magnifique, plein de tendresse et d'émotion. A ne pas rater.


C'est l'un des meilleurs films de l'année. Une claque humaniste qui filme avec tendresse l'amour d'un homme pour un chien.Un chien somptueux et qu'on voudrait absolument avoir à côté de soi. C'est un film simple interprété par des acteurs non professionnels...et supérieurs à ces derniers. Pas besoin de claquer des milliards pour faire un grand film. Bonbon el perro est vraiment le meilleur ami du spectateur....


Servi par un jeu d'acteur exceptionnel, tout dans la nuance et les expressions de visage, Bombon el Perro est un film savoureux. le message passe, les acteurs sont touchants et l'humour sur les conditions de vie en argentine n'est pas absent ! Dommage qu'il soit diffusé dans si peu de salles ! Un régal à aller voir d'urgence et à conseiller autour de vous...


Bombo el perro, avec les moyens du bord et des non-acteurs (Juan Villegas, gardien de parking de son état, joue Juan Villegas, employé d’une station service paumée), nous entraîne gaiement dans un véritable voyage philosophique. L’accueil de l’événement est à toute épreuve comme le sourire de Juan Villegas, dont le visage ne se ferme vraiment que devant la violence d’un soir de son associé. Un film en fragments, mais rien d’anecdotique ni de disparate. Plutôt une lente et patiente leçon de générosité teintée de sagesse indienne, souvent prise à tort pour passivité, et une critique sociale et politique discrète mais efficace et fine. Avec ses personnages vrais, à peine des personnages donc, et ses histoires de la vie ordinaire, Bombon el perro parle d’une réalité plus fabuleuse que nos fictions, c’est-à-dire du Monde, qui n’existe, lui aussi, qu’en fragments. Cela le grand cinéma italien, d’un Scola ou d’un Fellini, le cinéma populaire au sens fort du terme, l’avait bien compris

 

 
* 27/2/2005 La Chute

"La Chute". Eh bien l'attitude de Hitler dans les dernières semaines dans son bunker , et encore plus celle d'Eva Braun, est tout à fait comparable et similaire à ce que le catéchisme "psychologiquement correct" appelle la Pensée Positive.......

Eva Braun avant de se suicider, et que son cadavre soit brûlé, s'est mis du rouge à lèvre.

Remarquez, moi j'ai bien mis un bouquet de primevères de mon jardin sur Jacqueline avant qu'on l'emporte .....

23/04/2026

peut-être la plus belle phrase du livre

Dans "Le Petit Prince" de Saint-Exupéry (qui est par ailleurs un livre profondément nihiliste. Vous ne le saviez pas ? c'est que vous ne l'avez pas lu !) la plus belle phrase du livre est peut-être

"Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince.

- S'il te plaît, apprivoise-moi, dit-il"

en hindi ça se dit à peu près

"Lomri tchoup ho gaya, aor bahout der tak tchhota radjkoumar ko dekhti rahi.
- agar toumhara man karé to apna lo ne mudjhé, ousne kaha"
ceux qui savent lire le dévanagari sauront reconnaître l'endroit où ça se trouve sur cette page :

le petit price en hindi.jpg

mi uzis ĝin por "laborigi" mian hidian konon, provante legi kun la franca teksto apud !
laŭ la eluzo de l'paĝoj vi povas diveni, ke tiujn mi multege foliumis !

bon, comme c'est le 21 mars début de l'année dans le calendrier indien, voilà, c'était Le Petit Prince édité en Hindi dans une collection des grandes oeuvres de la littérature mondiale, on y trouve "Premier amour" (pahala pyar) de Tourgeniev par exemple, etc

ah au fait , pour mieux connaître Antoine de Saint-Exupéry, l'auteur paraît-il le plus traduit au monde :

https://www.youtube.com/watch?v=2pFiQIzU5sI

20/04/2026

Robespierre aussi a été caricaturé et sa vraie figure soigneusement oblitérée ....

Robespierre_buste-d37d2.jpg

Regardez ! Claude-André Deseine a réussi (en le prenant par surprise sans doute !) a rendre enfin un portrait réaliste de Robespierre, que les peintre ont toujours représenté guindé, froid, poudré, comme sans doute lui-même aurait voulu paraître, mais pas comme il était vraiment, seul ce Claude-André Deseine nous a montré, pour la postérité, l'âme de Robespierre

Le véritable crime de Robespierre : avoir défié la toute-puissance des riches 

L’écrivain Mme de Staël, fille du richissime banquier Necker et farouchement hostile à la Révolution française, écrivait à propos de Robespierre : « ses traits étaient ignobles, ses veines d’une couleur verdâtre ». Ce portrait correspond à l’image que l’on se fait généralement de Robespierre : celle d’un pâle sanguinaire, d’un guillotineur cadavérique. Mme de Staël ajoute une précision intéressante :
«
 Sur l’inégalité des fortunes et des rangs, Robespierre professait les idées les plus absurdes ». Tiens tiens ! Quelles étaient ces idées ?

En 1789, la France est ravagée par une terrible crise sociale ; la ville de Paris compte 70.000 indigents pour 600.000 habitants. La grande Révolution qui a bouleversé le monde contemporain vient tout juste de commencer ; bénéfique pour les riches, cruelle pour les pauvres. L’Assemblée Nationale abolit les corporations, ce qui permet aux propriétaires de fixer librement les salaires de leurs employés et les prix de leurs marchandises ; le prix du pain monte en flèche… Lorsque les travailleurs pauvres protestent, durement frappés par ces lois, on leur impose le silence à coups de fusil. Les rassemblements de travailleurs sont interdits ; « interdiction est faite aux ouvriers de se coaliser pour enchérir leur travail » (c’est-à-dire défendre leur salaire), précise la loi Le Chapelier de 1791.

Robespierre, le grain de sable dans l’engrenage

L’Assemblée Nationale rencontre l’opposition quasiment systématique d’un député assis à la gauche de l’hémicycle. Il s’agit de Robespierre, que l’on surnomme « l’Incorruptible », entouré de ses compagnons jacobins. À chaque fois qu’il prend la parole, c’est pour rappeler aux députés la contradiction entre les Droits de l’Homme qu’ils prétendent défendre et les lois qu’ils mettent en place. L’Assemblée accorde le droit de vote aux citoyens ; mais seulement à condition qu’ils ne soient pas pauvres. « Sois riche à quelque prix que ce soit ou tu ne seras rien dans la cité ! », résume laconiquement Robespierre. Face aux troubles publics, l’Assemblée crée une Garde Nationale chargée de réprimer les protestations ; elle n’est ouverte qu’aux citoyens assez riches pour acheter leur équipement. « C’est aux castes fortunées que vous voulez transférer la puissance », commente Robespierre ; il ajoute : « vous voulez diviser la nation en deux classes, dont l’une ne sera armée que pour contenir l’autre ». Désagréables vérités, difficiles à entendre.

L’Assemblée Nationale prétend avoir aboli les privilèges et le régime aristocratique ; en réalité, elle a seulement permis aux riches de racheter les terres des nobles et de l’Eglise, et aux paysans pauvres de conserver leurs chaînes. « Le peuple n’a-t-il brisé le joug de l’aristocratie féodale que pour retomber sous le joug de l’aristocratie des riches ? », questionne Robespierre. Il amuse les députés par son intransigeance, puis les irrite. Le journal de Paris rapporte, à propos de la séance du 27 octobre 1789 : « Hier, Robespierre est monté à la tribune. On s’est rapidement aperçu qu’il voulait encore parler en faveur des pauvres, et on lui a coupé la parole ».

Paris en 1793 : « sans-culottes » contre « culottes dorées »

La question du droit de propriété devient bientôt un enjeu crucial. Les députés défendent dans leur écrasante majorité le droit illimité de propriété. Robespierre dénonce ce droit comme étant « le droit de dépouiller et d’assassiner ses semblables »:  »nul homme n’a le droit d’entasser des monceaux de blé à côté de son semblable qui meurt de faim ». Selon lui, le droit de propriété doit nécessairement être limité; sinon il mène tout droit à une justification de l’esclavage : « demandez à ce marchand de chair humaine ce que c’est que la propriété ; il vous dira, en vous montrant ce long navire où il a encaissé et serré des hommes qui paraissent vivants : « voilà mes propriétés, je les ai achetées tant par tête » ». Il réclame la limitation du droit de propriété au nom de la dignité humaine, de la redistribution des richesses et de l’abolition de l’esclavage. Robespierre résume sa philosophie sociale à travers cette phrase : « la première loi sociale est celle qui permet à tout être humain d’exister ; toutes les autres lois sont subordonnées à celle-là ». Aux yeux de Robespierre la question de la répartition des richesses n’est pas dissociable de la question de la répartition du pouvoir. C’est pourquoi il prône la mise en place d’une démocratie semi-directe qui permettrait au peuple de contrôler et de révoquer ses élus, ou de voter lui-même directement ses lois sans passer systématiquement par ses représentants.

Les années passent et le soutien grandit autour de Robespierre. Au Club des Jacobins, qui compte de 100,000 à 200,000 membres, on se presse pour l’écouter. Les revendications égalitaires de Robespierre rencontrent un large écho au sein des classes populaires ; à en croire le député girondin Meillant : « Robespierre était devenu l’idole de la populace, comme le deviendra tout homme qui, par ses déclamations contre les riches, fera naître dans l’âme du pauvre l’espoir de s’emparer de leurs dépouilles ».

En parallèle, les tensions sociales explosent ; la pauvreté progresse, le prix du pain augmente, et les ouvriers réclament la mise en place d’un « Maximum », c’est-à-dire une loi qui fixe le prix du pain à un seuil raisonnable ; l’Assemblée Nationale les ignore. Le ministre de l’intérieur girondin Roland se contente d’un commentaire désarmant : « tout ce que l’Assemblée peut faire en matière d’économie, c’est déclarer qu’elle n’interviendra jamais ».

dans la rue, les manifestations violentes se multiplient. Les députés girondins, représentants des classes les plus fortunées, commencent à prendre peur. Ils organisent la répression brutale des manifestations, emprisonnent les protestataires et punissent de mort ceux qui proposeraient une loi agraire. « La liberté illimitée du commerce et les baïonnettes pour calmer la faim », résume Robespierre. Il soutient sans réserve ces révoltes. C’est l’une des caractéristiques de son parcours politique : jusqu’à sa mort en 1794, il s’est toujours trouvé du côté des mouvements populaires. Il les a constamment justifiés, même dans ce qu’ils ont pu avoir de violent ou de cruel. C’est, après tout, la révolte désespérée des « gens de rien » contre les « gens de bien », la vengeance des « sans-culottes » contre les « culottes dorées ».

La révolution sociale des robespierristes

Excédés, les sans-culottes finissent par prendre d’assaut l’Assemblée Nationale et par en expulser 31 députés girondins. Robespierre a désormais assez d’influence sur l’Assemblée pour la contraindre à voter les lois sociales qu’il réclame depuis des années. Terrifiée par la perspective d’une insurrection, l’Assemblée accepte de voter le Maximum du prix du pain et des denrées de première nécessité ; elle vote la création d’une armée de sans-culottes chargée de surveiller la distribution du pain et l’application du Maximum. Élu par l’Assemblée au Comité de Salut Public, Robespierre prépare avec Saint-Just les Décrets de Ventôse. Ils prévoient la redistribution des biens des nobles émigrés aux citoyens les plus pauvres. En mars 1794, une loi dite de « bienfaisance nationale » est votée : elle met en place un système de soins procurés gratuitement à domicile et une retraite pour les travailleurs pauvres à l’âge de 60 ans.

Sous l’impulsion de Robespierre et de Saint-Just l’abolition des privilèges devient effective, les terres sont progressivement divisées et redistribuées aux paysans. Le 11 février 1794, l’abolition de l’esclavage est votée.

Avec Saint-Just, Robespierre impose également le vote de la Constitution de juin 1793, la constitution de l’An I. Elle prévoit la mise en place d’une démocratie semi-directe, dans laquelle le peuple, réuni en assemblées, aurait notamment le pouvoir de révoquer une loi votée par l’Assemblée Nationale. Elle n’a jamais été appliquée à cause du contexte de guerre qui opposait la République aux nobles français et aux armées autrichiennes.

La chute de Robespierre : silence aux pauvres

Les mesures sociales imposées par Robespierre indisposent la grande bourgeoisie financière et industrielle. Robespierre le sait plus que tout autre. « Quand donc les intérêts des riches et du peuple seront-ils compatibles ? Jamais », peut-on lire dans ses notes. Malade, Robespierre se retire de Paris pendant quarante jours. Ses ennemis en profitent pour annuler une à une les mesures populaires qu’il avait imposées, alors qu’elles commençaient à connaître un début d’application. Lorsqu’il revient à Paris, Robespierre comprend qu’il n’en a plus pour longtemps. Il prononce un discours incendiaire à l’Assemblée Nationale puis au Club des Jacobins : « mes mains sont liées, mais je n’ai pas encore un bâillon sur la bouche », déclare-t-il. Il s’en prend directement au Comité des Finances dirigée par l’un de ses ennemis : « la contre-révolution est dans l’administration des finances », elle a pour but de « fomenter l’agiotage (la spéculation), de favoriser les riches créanciers et de ruiner et de désespérer les pauvres ». Le lendemain, il est arrêté par les députés de l’Assemblée Nationale en compagnie de Saint-Just et de ses alliés. Un complot avait été fomenté par l’aile droite de l’Assemblée, la plaine et une partie de l’extrême-gauche hébertiste – notamment Fouché, futur ministre de la police de Napoléon. Fouché, comme d’autres, s’était senti menacé parce que Robespierre l’avait fait rappeler du fait des crimes qu’il avait commis à Lyon en tant qu’émissaire de la Convention. C’est pourquoi une alliance de circonstances s’est constituée afin de faire tomber Robespierre, perçu comme une menace par de nombreux députés.

Emprisonné, il est libéré par une insurrection de sans-culottes et emmené à l’Hôtel de Ville; pendant des heures, Robespierre refuse de les appeler à l’assaut contre l’Assemblée. Tétanisé par la toute-puissance de « l’aristocratie des riches », il estime que le combat est perdu d’avance. Il avait déclaré la veille, au Club des Jacobins:  »frères et amis, c’est mon testament de mort que vous venez d’entendre. Les ennemis de la République sont tellement puissants que je ne puis me flatter d’échapper longtemps à leurs coups ». Lorsqu’il se décide à signer l’appel à l’insurrection, il est trop tard : Robespierre est de nouveau arrêté. Le 10 Thermidor an II, il est guillotiné en compagnie de Saint-Just et d’une centaine de ses alliés.

 

Danielle Bleitrach

 

On a diabolisé Robespierre, un "terroriste" n'est-ce pas ! mais quand on voit DE NOS JOURS les gens que la propagande des puissants diabolisent et présentent par LEURS "médias" comme des affreux,
ça vous donne pas la puce à l'oreille ??...

on commence à comprendre non ? et à douter !
On voit tout de suite "à qui profite le crime", relisez dans "l'assassinat de Jules César" de Michael Parenti, qui vient d'être édité en français - un livre à ne pas rater ! - les propagande par exemple de Cicéron ! on n'est plus dupe ! alors pourquoi on est encore dupe de l'agit-prop que les bourgeois ont fait sur Robespierre ?

 

 

16/04/2026

de même que les dessins de Daumier sont devenus immortels dans les livres d'histoire

de même les tableaux de Dieudo et de Kyria seront dans les livres d'histoire de l'avenir et donneront aux générations futures l'image stigmatisée de notre époque comme les dessins de Daumier sont devenus inséparables de l'image stigmatisée de Louis-Philippe !

 

12/04/2026

Travailler plus pour gagner moins

Le sort des fonctionnaires  depuis 35 ans c’est ça ! Et ce n’est pas Sarko, ni son successeur, du même parti l'UMPS, qui changera ça, bien au contraire !


En effet depuis au moins vingt/vingt-cinq ans le nombre de places mises aux concours n’arrête pas de baisser (et maintenant de plus en plus de fonctions ne sont plus tenues par des fonctionnaires titulaires, mais par de jeunes salariés « jetables et pas chers » sous contrat de droit privé !!).  Donc il devient de plus en plus difficile au jeunes qui se présentent de réussir à entrer dans la fonction publique (déjà en 1978 pour un concours de niveau théorique Bac j’étais le seul bachelier ! tous les autres avaient licences, maîtrise, DUT, voire diplôme d’ingénieur agronome, et étaient tellement désespérés de ne pas trouver un emploi qu’ils envahissaient ces concours pour bacheliers. Imaginez la concurrence !); mais à l'époque la proportion entre les candidats et la places, déjà difficile ( 250 pour 20), était encore décente.

De nos jours c’est encore pire, pour un concours national récent de facteurs (théoriquement niveau Certificat d’Etude Primaire) tenu à Marseille il y avait des milliers et des milliers de candidats, souvent fortement diplômés.

Ils ont donc beaucoup plus de mal à entrer,

Et là ils travaillent dans des conditions de plus en plus difficiles. Car depuis aussi une vingtaine d’années on n’arrête pas d’annoncer des plans de réduction du nombre de fonctionnaire (ces « juifs » ces pelés ces galeux, d’où nous vient tout le mal…). Et il faut faire le même travail avec de moins en moins de gens.

Ils ont beaucoup plus de mal à entrer, pour travailler plus, et :

Pour gagner un salaire de 30% inférieur à ceux de la génération précédente !

ce que dit d'une manière générale (car avec toutes les "mesures jeunes" ça a touché aussi le privé) Bernard Friot à la 44ème minute https://www.youtube.com/watch?v=zrS-OkFTLkc
Il a même trouvé (et c'est un universitaire, les stats il les a !) que les jeunes de maintenant sont embauchés à un salaire 2,5 fois plus bas que dans les années 60 !!

Oui ! En effet lors de chaque négociation annuelle pour calculer la revalorisation des salaires le gouvernement depuis au moins vingt ans (plus, en fait) s’arrange à chaque fois, systématiquement, pour augmenter les salaires un petit peu moins que la hausse du coût de la vie, 1% en moyenne, espérant que, à part les syndicats, qui y voient plus clair ! les concernés n’oseront pas trop faire la gueule pour un petit décalage. Mais le résultat est que comme ça se passe comme ça chaque année, avec 1% de manque à gagner par an, alors en « intérêts composés » calculez ! Les syndicats éditent d’ailleurs de fort impressionnants tableaux (1) de l’évolution des deux courbes le long des années, et de la brèche entre les deux dont la surface représentant toute la perte cumulée devient de plus en plus vaste…

Ça passa, à regret, parce que le rapport de force n’est-ce pas n’est pas bon du tout pour les salariés avec cette désyndicalisation et ce manque de combativité (comment croyez-vous que pendant les décennies précédentes les gens avaient obtenu l’amélioration de leurs salaires et autres conditions d’emploi ? par l’opération du Saint-Esprit peut-être ? ou vous croyez peut-être à la bonté d’âme des patrons, et l’Etat en est un aussi) et parce que les fonctionnaires ont l’avancement indiciaire tout le long de la vie, qui compense (mais ça veut dire, donc, que cet avancement ne sert plus à avancer, et que votre salaire en fait va stagner toute votre vie).

Donc les jeunes fonctionnaires de maintenant (toujours ces « sales » jeunes, comme toujours en première ligne pour prendre les sales coups, toutes les avanies, sans même avoir le droit de dire ouille…) ont un pouvoir d’achat au moins 25% moins élevé que leurs ainés au même age, pour un travail plus difficile, qu’ils ont réussi à décrocher à plus grand peine.


Et pendant ce temps les officines du Ministère de la Propagande du Régime répandent à tout va la réputation qu’ils ne foutent rien !

Pendant le même temps bien sûr la richesse nationale a considérablement augmenté.

où est passé la différence ? ...
dans quelles poches ? ....

Et les services publics se sont dégradés (quand on voit les délais pour la plus banale démarche à la Poste par exemple ! Il y a 40 ans le courrier arrivait dans les 24 heures, il y avait plusieurs distributions par jour, les bureaux étaient ouverts 6 jours sur 7 jusqu’à 7 heures du soir, et le courrier ne se perdait pas, maintenant ….. Et tous les services qui devraient être banals dans un monde moderne et civilisé sont dégradés, voire disparus, à l’avenant ! et les employés compétents qui suivent votre dossier remplacés par des "centres d'appel" débordés, dépassés, et qui ne sont là à part vous faire perdre un temps et un fric monstre qu'à faire des économies aux employeurs et augmenter leurs agréables profits, ou dans le cas des Services Public, réduire encore plus les impôts des riches et des groupes financiers)

(1) exemple sur la seule période 1982-1993 ligne du bas les salaires, ligne du haut les prix, l'espace entre les deux la perte en pouvoir d'achat  :

FonctionnairesPertedupouvoird-a-at.jpg

 

Et les mêmes qui poussent des cris d'orffaies scandalisés dès que les travailleurs demandent 1% d'augmentation que font-ils : la banque qui a fait faillite et sauvé par les Anglais n'empêche pas les cadres de s'augmenter bien plus que l'inflation: "Barclays bankers to be handed pay rises of more than 100%" nous dit le Daily Mail de Londres, et cela pile pour Noël. D'autres bénéficient de 150% "pushing their basic pay up to as much as 300,000 pounds" ce qui donne 1 million par an.
La Grèce était le seul pays d'Europe où ne sévissait pas encore le Libéral-Fascisme ( voyez sur cette carte le seul pays en vert http://www.privacyinternational.org/article.shtml?cmd[347]=x-347-559597 ) et où il y avait encore moyen d'entrer dans la fonction publique et de bénéficier d'un minimum de sécurité, c'est pourquoi (comme les USA ont fait avec la Serbie, seul pays resté socialiste, et veulent faire maintenant avec la Syrie, seul Etat arabe laïc et nationaliste) le Grand Capital de l'UE tient à le faire disparaître et le conduire à la trique dans le camp du libéral-fascisme : voyez Comme en France ilnt faire disparaître la fonction publique : pour 5 fonctionnaires partant en retrait un seul remplacé ; bonjours les files d'attente et les délais dantesques qu'on connaît en France maintenant! http://www.legrandsoir.info/La-Grece-ou-comment-etrangler...
 

le salaire à l'embauche des moins de 25 ans a DIMINUE DE MOITIE depuis une génération :

 alors que la production,  la richesse de la France, etc ont augmentés ! où est passé la différence ....
Et où est passé la Société? Où est passé la République ? Où est passé la Civilisation ?
Où est passé la progrés, qu'on nous avait tant vanté ?
il y a pas des questions à se poser là ?
et en tirer les conséquences

08/04/2026

la fin du règne animal

 9/2/2004 Vu « LA FIN DU REGNE ANIMAL » c’est un film horrible. C’est un très beau film.

 C’est un film (de Joël Brisse) qui a tout pour devenir un film-culte, auprès de écologistes par exemple.

 C’est un film aussi horrible qu’un film qui raconterait Auschwitz.

 (Et c’est révèlateur de l’unité foncière du mal, croyez vous qu’il y ait une différence entre les
 gendarmes français (que faisaient-ils en 40-45 au fait ? ils ont obéis aux ordres) et les SS ? non,
 non, les SS aussi faisaient leur devoir sans état d’âme, c’est pareil, on leur avait dit sur les juifs la
 même chose que les autorités vétérinaires, et ils étaient aussi sans âme et impavide devant des
 êtres qu’ils ne reconnaissaient pas)

 Le titre de ce fim devrait être en fait « Le triomphe de la mort » et de tous ceux qui sont de sont côté, qui la
 propagent, l’imposent en font le culte, sont ses hommes de mains fanatiques et dévoués.

 A la fin il ( le héros du film, Noël) s’enferme avec tous les animaux restants du village et se fait bruler
 vif avec eux dans sa grange. Après ce qu’il a vu quelques heures avant, et ce qu’il a été amené à faire
 (la vieille brebis) ça se comprend. C’est logique.

 Ca n’a rien d’étonnant que cette France se met à voir rouge pour le moindre bout de tissu qui
 témoigne que quelqu’un croit en Dieu !

Eh oui on fait une chasse paranoïaque à tout ce qu’on soupçonne de faire même silencieusement de la propagande pour Chanel, non, pardon pour Adidas, non eux ils ont le droit, pardon ! pour la croyance en Dieu et toute autre idée religieuse, et en même temps par exemple l’institutrice du film « La fin du règne animal » quand elle tient à bien enfoncer dans le crâne de son élève que « ressusciter, ça n’est JAMAIS arrivé et ça n’arrivera JAMAIS » elle fait de la propagande antireligieuse très nette et pas neutre du tout, ça c’est autorisé, alors que quelqu’un, qui ne ferait même aucune propagande, mais qui simplement s’habillerait – en choisissant un vêtement traditionnellement occidental ! – de telle sorte qu’on pourrait en présumer qu’elle croit en Dieu, ça ils le considèrent comme une atteinte à la neutralité !!!!

Là ils jettent le masque ! et on voit bien ce dont il s’agit en fait……

 C’est bien l’alliance de Raffarin-Sarkozy-la-ligue-d’action-Laïque-les-nouveaux-calotins-de-l’Ordre,
 et la société décrite dans « Brave New World » qui est la notre aujourd’hui, la flicaille (la flicaille
 éternelle, le seul Internationale imperturbable) les ayatollahs du Freudisme et du culte de la mort.
 Les bonnes–femmes  de notre époque, ces Anges de la Mort,  qui ont d’ailleurs le physique de
 l’emploi : maigres, raides et glacées, toujours tendues, aussi blindées et fermées qu’une Entreprise
 moderne, elle ont le même look qu’un tiroir de morgue et contrairement aux chiens, (et même aux
 moutons, si l’on en croit le film) elles sont incapables d’aimer qui que ce soit, c’est tout à fait
 incompatible.

 Enfin, la morale est sauve ! (la morale de l’athéisme et du matérialisme !) puisque que tous les
 phénomènes bizarres du film ont en fait une explication naturelle !

 
Un film désespéré et désespérant.

 

Et plein de scènes inoubliables. (ne fusse que celle où les moutons se mettent à former un cercle autour de Noël pour le protéger.)

 

02/04/2026

une video avec 191.000 vues cachée par les moteurs de recherche ! CENSURE !

01/04/2026

Livres recommandés - suite

« La vie a besoin de livres comme les nuages ont besoin des flaques d'eau pour s'y mirer et s'y connaître. »

Bobin (Christian)

et avant de commencer je signale
un très interessant et utile site:
http://abu.cnam.fr/BIB/


Sur cet item (suite du premier où se trouvent déjà 20 livres)
actuellement  (2/11/2007) se trouvent sur cette suite douze livres ou groupe de livres:

Le bon peuple du sang
Le Prophète du Libéralisme
Un si fragile Vernis d'Humanité
Jean-Christophe
Chroniques Martiennes
Graham Greene
L'occident barbare et la philosophie sauvage
La Honte
Marcellin Caillou
Haro sur les fumeurs. Jusqu'où ira la prohibition ?

Interviews impubliables
 

 

* "Le Bon Peuple du Sang"


Un livre de la fameuse chanteuse Brigitte Fontaine.

Un livre âpre mais tout plein d'humanité.

Très fort.

En général les 2/3 des livres que j'achète, je m'aperçoit après que ce sont des navets, ou alors pas bien extraordinaires, bref des bouquins que j'aurais mieux fait de ne pas acheter; mais celui là je ne regrette pas !

 

Un livre je crois peu connu
* "Le Prophète du libéralisme"

écrit sous la forme d'un pastiche du Prophète de Gibran.  Mais le thème est tout différent! (et ce prophète-là arrive et repart en hélicoptère et effectue un parcours de golf triomphant sous les yeux fascinés de ses accompagnants)

C'est  une analyse très pénétrante (un seul chapitre me semble à côté de la plaque: l'auteur semble croire que la religion existe encore et qu'elle représente encore un danger, il n'a pas l'air de s'être aperçu qu'elle est archi morte, que les "curés" sont les premiers à être athées et psychanalystes de nos jours! et que les anticléricaux rituels ne sont que des fanatiques obsessionnels qui se croient malins de doner le coup de pied de l'âne à un cadavre refoidit et enterré (essayez s seulement d'entrer dans une église!))  de la société actuelle et de l'déologie de nos maîtres. Lisez-le, je suis persuadé que même si vous avez déjà des doutes sur la manière dont on nous "entube"  vous y découvrirez et analyserez, plein de choses dont vous n'avez pas encore conscience!

c'est publié chez  "Mille et une Nuits" (Arthème Fayard)


Je ne résiste pas à la tentation de citer quelques phrases:

- "Il semblait toujours imperturbable, comme s'il n'avait pas de système nerveux"

- "L'Europe balaie enfin définitivement le pouvoir des urnes."

- " le citoyen ne doit pas avoir de pensée propre. Les journalistes font profession de penser pour lui, le nourrissent des multiples échos de notre pensée unique."

- "et le Fascisme, Maître?
Son fantasme sera votre meilleur serviteur. Chaque fois que le citoyen doutera de nos valeurs, vous le sonnerez comme un chien de garde. La peur du fascisme est douce à notre coeur; Elle est la clôture électrique, le leurre qui empêche les bêtes à cornes de quitter le pré."

- "le climat d'insécurité qui justifie notre règne"

- "le désarroi identitaire pousse les adolescents à s'intégrer, à nous d'inventer et de vendre à prix d'or l'uniforme patent de ces confréries ... A nous d'en faire les hommes-sandwichs des entreprises qui licencieront leurs pères.

- "avoir la jouissance du temps est le pire des dangers, car elle porte à la rêverie, à la contemplation gratuite, à la réflexion stérile, aux interrogations qui ne mènent à rien... qu'ils soient toujours occupés, requis par touts les activités que nous leurs imposons....
Veillons à ce qu'il n'y ait jamais de temps libre."

- "Le citoyen doit se sentir coupable, éternellement coupable.
  Il est coupable parce qu'il n'a pas mis sa ceinture de sécurité, parce qu'il fume et détruit sa santé. Il est coupable parce qu'il n'est pas assez diplomé, pas assez flexible; Il est coupable parce qu'il est au chômage et n'arrive pas à trouver un emploi. Il est coupable parce qu'il est fonctionnaire et bénéficie d'avantages éhontés. Il est coupable parce qu'il est vieux et que le coût de ses soins et de sa retraite ruine les actifs. Il est coupable parce qu'il est jeune"


- Et la vérité, Maître"
"On ne demande pas au vainqueur s'il a dit la vérité"


"-  Et les retraites, Maître?
 Mon coeur saigne quand je songe à tous ces milliards qui échappent à la finance."


- "Tous les profits doivent aller aux entreprises et tous les débits à l'Etat, c'est à dire aux contribuables.


- "Vos soeurs ont voulu se libérer, devenir les égales des hommes; et, dans leur désarroi, elles ont réclamé le droit au travail. Nous les avons prises au mot en retenant de leur verbiage cette seule égalité dans l'esclavage. Une personne suffisait à faire vivre un ménage, il en faut désormais deux. Tour de passe-passe ingénieux qui double nos profits."

etc etc

* "Un si fragile vernis d'humanité" de MICHEL TERESTCHENKO
(édition La découverte/ M.A.U.S.S. 2005) NOUVEAU: COMMENTAIRES DE LECTEURS ICI  
C'est dans la continuation de la réflexion suscité chez  Hanna Arendt, Lévinas, puis chez Zygmunt Bauman  par les évènements de l'époque nazie, et les énigmes morales qu'ils ont posés. C'est un livre, digne de figurer, non ! nécessaire ! dans toute bibliothèque philosophique sur le thème des doctrines morales et de la réflexion si difficile que celle-ci suscite si on veut la comprendre et la théoriser. je crois que je n'ai jamais lu un livre si intéressant et exigeant sur ce sujet; c'est, de ce point de vue, à lire après qu'on ai au moins parcourus, si non étudié, et Kant, et l'Utilitarisme, Guyau, bien sûr le christianisme, et les autres doctrines morales, et sans doute aussi Lévinas, et bien sûr Zygmunt Bauman. (enfin, si on ne les connais pas encore c'est pas grave, on les découvre en même temps qu'on lit le livre, saus Zygmunt Bauman qui est un auteur incontournable et indispensable pour comprendre notre monde actuel et ses enjeux)

Il y a plein de choses à en dire, ça suscite plein de réflexions sur le sujet. J'aurais bien voulu en écrire un commentaire circonstancié complet; mais, non, un travail aussi important je n'ai jamais eu, et aujourd'hui moins que jamais, le courage de l'écrire, aussi mes réflexions resteront orales et au fur et à mesure de la lecture, dans mon cerveau, et donc perdues, c'est dommage, mais je n'aurai jamais la force de m'essayer de me rappeler de tout ça et de le mettre a postériori par écrit.

« Les autres soirs où il errait merveilleusement seul, proposant voluptueusement ses idées aux murs qui les renvoyaient une fois en écho, puis les faisaient disparaître à jamais. Toute sa vie, il avait écrit des livres sur l’air des vastes bâtiments et il avait tout laissé s’envoler. » (Ray Bradbury - "Le Carnaval des Ténêbres")

c'est un livre très riche et très intéressant pour celui qui étudie en philo la théorie de la morale, et pour tout un chacun, et c'est plein et constamment basé, sur des exemples concrets qui ont défrayé la chronique: Franz Stangl, Giorgio Perlasca, le village de Chambon sur Lignon, l'expérience de Stanley Milgram, celle de la "prison de Stanford", etc etc

Après avoir analysé, et critiqué, donc et les théories de la "sympathie" de Hutcheson, l'utilitarisme, le formalisme kantien, la morale du "sacrifice" et du déni de soi. Et suite à la réflexion suscitée par quelques exemples marquants de "personnalités altruistes" réelles (et aussi l'exemple négatif encore plus important peut-être de Stangl, des expérience de Milgram et de la "Prison de Stanford", etc, l'auteur en vient, donnant raison avec Zygmunt Bauman, au sentiment moral individuel, inéduqué, asocial, à la rigueur on serait tenté de dire Antigone-ique, mais ce n'est même pas ça, à dégager un élément important, vital: "Quelque chose que j'appelle, faute de mieux, une "réserve intérieure", qui rend de tels êtres finalement inéducables, pour reprendre une expression que Nadejda Mandelstam emploie. .... quelque chose en l'être de farouche et de bon et qui se refuse de se soumettre, d'"inéducable" en effet. D'absolument individuel. Qui place la fidélité à soi, à ses valeurs, ... plus haut que la quête du bonheur.... Ces traits de caractères définissent ce que j'appelle, faute de mieux, .... par opposition à cette absence à soi" des éternels veaux bien sages "décents", polis, obéissants "eduqués" par la société du lieu et du temps  et à l'obéissance, à la "fadeur ambiante" (Viviane Forrester) " ou de "l'homme dans un étui" dont parle Tchékov. Et cette distinction me paraît en dire bien davantage que l'opposition entre l'égoïsme et l'altruisme. C'est le propre, en effet, d'un moi fortement structuré ... de pouvoir opposer la résistance de sa volonté inaliénable, malgré la peur, les privations, les angoisses," la culpabilisation de la part du milieu et de ses normes, malgré le conformisme, le conditionnement et la lâcheté panurgique, la peur de ne pas paraître  "normal", "à l'oppression qui transforme le plus grand nombre en une masse asservie." ... C'est l'égoïste, l'individu passif, l'executeur docile," (pensez aux gendarmes français des années 41 .... ) le "lèche-gamelle"  qui est bien plus prompt à renoncer
etc etc
je ne peux pas citer ni commenter tout le livre
Lisez-le
NOUVEAU : site perso de M Terestchenko http://michel-terestchenko.blogspot.com/


* "Jean-Christophe" de Romain Rolland -  Tome 1

Tous ces classiques trop connus souvent on ne les lit pas, et c'est bien souvent un tort (par exemple "Voyage au bout de la Nuit", encore un livre que je recommande au plus haut point, surtout la première moitié, les parties sur la guerre et sur le paquebot et l'Afrique, la fin est moins intéressante). Et aussi il y a des livres qui ne se révèlent pas de premier abord, qui peuvent sembler inintéressants quand on  se contente de les feuilleter, il faut les lire patiemment et alors on y découvre des trésors d'humanité.
C'est le cas de Jean-Christophe.
Quelle leçon de vie, on dirait que l'auteur a tout vu tout vécu !
Quelle compréhension de psychologie!
quelle tristesse! même si l'auteur et son personnage veut toujours "rebondir" (comme disent les snobinards libéral-fascistes actuels !) il n'est pas nécessaire de retenir cette morale "positive"! on peut en rester aux propos et aux sentiments désespérés (et plus lucides !).


 
 

* "Chroniques Martiennes" de Ray Bradbury

J'ai déjà conseillé de lui "Le Carnaval des ténèbres".
Et je conseillerai bien aussi les nouvelles du recueil "Les Pommes d'Or du Soleil"
Ici j'ajouterai un livre plus connu: "Les Chroniques martiennes"

D'abord, à notre époque, ils deviennent vachement d'actualité, en ce que Ray Bradbury n'est pas seulement un poète délicat et frissonnant, et un métaphysicien poignant (ce n'est pas un livre de science-fiction Les Chroniques Martiennes, ne croyez pas ça !, c'est d'abord un poème, et d'autres choses encore) mais qu'il était quelqu'un de prophétique pour la société moderne (lisez par exemple "Le Promeneur", ici en traduction en Espéranto) et qui avait bien compris la nature profonde (et la perversité profonde !) de la civilisation américaine et de ce qu'ils font et ont fait chez eux ou à l'extérieur. Dans Les Chroniques ça se voit en particulier dans les chapitres:
"... Et la lune qui luit"
"Tout là-haut dans le ciel"
"L'imposition des nom"
"Usher II"
"morte-saison"
"viendront de douces pluies"
et certains sont vachement d'actualité !! et nous montrent les menaces qui sont en face de nous.

Oui, bien sûr il a fait aussi de la vie quotidienne dans ces même Etats-Unis un thème d'une intense et sensuelle poésie (à priori on ne s'en douterait pas, mais si ! ça existe !) - ça se trouve déjà dans "Le Carnaval des ténèbres" - l'embêtant c'est que toutes ces choses et ces comportements qu'il décrit on peut se demander si ils existent encore, il imagine la civilisation de 2032 avec encore les même choses et comportements que dans l'Amérique des années 40 (il ne faut pas oublier que chez eux la vie était bucolique ! il n'y avait pas la guerre) des choses et des techniques qui d'ores et déjà en 2000 sont disparues, ou interdites et diabolisés et disparues des moeurs!....


* "Docteur Fischer de genève" de Graham Greene
Graham Greene est un maître, un sommet du roman. Et son meilleur est peut-être "Le Facteur Humain" (qui se déroule dans le milieu londonien des agents des services secrets britanniques, du temps de l'URSS et de l'Apartheid)
à moins que ce ne soit "Le ministère de la peur" (à Londres sous le "blitz")
ce dernier est peut-être encore plus plein de suspense, d'ambiance, et de surprises ! que l'autre, mais l'autre a quelque chose d'une tragédie classique.

 

Mais ici je vais plutôt conseiller "Le Docteur Fischer de Genève", car il n'est pas assez connu (souvenez-vous que cette rubrique était sensée attirer l'attention sur des chef-d'oeuvres injustement peu connus ).
C'est une histoire étrange, sur, sur quoi? je ne vous le dirai pas; ça ressemble à une mystérieuse histoire  psychologique, et en fait c'est un roman métaphysique allégorique.
"C'est mieux que rien. Rien ça fait un peu peur n'est-ce pas?"



* "L'occident barbare et la philosophie sauvage" de Eric Navet

Très intéressant. Plus tard je détaillerai, mais c'est un livre très intéressant. A la fois sur le plan dépaysement, découverte de l'autre, du monde, culture, et sur ce qu'il apporte dans la connaissance ou la réflexion sur plusieurs thèmes  universels, ou dans la connaissance des religions, l'écologie, etc.
C'est la description (intellectuellement analyste mais aussi quasiment "de l'intérieur", par ses sources et le fait que l'auteur a vécu des années au milieu d'eux) de la vie, la civilisation, les croyances religieuses des Ojibwés, le peuple amérindien qui habite tout le nord de la région des Grand Lacs, principalement au Canada, ils sont encore 100 000, c'est une des ethnies nord-américaines qui s'est le mieux "conservée". C'est écrit par un chercheur, mais ça ne jargonne pas; et c'est vraiment passionnant, de plusieurs points de vue.


* "La Honte" de Salman Rushdie
Peut-être le moins connu des romans de Rushdie (il est paru avant la "fatwa"!), mais selon moi le meilleur et le plus intéressant. Quoi qu'on y trouve déjà le style baroque, imprévisible et complexe de l'auteur, et son mélange de réalisme et de fantastique, mais il est plus abordable que les encore plus baroques livres qui ont suivi (il ne se serait jamais avant que ça ne se déclenche douté qu'une élucubration aussi tordue que l'intrigue des "Versets Sataniques" eut pu causer tout ce chambard !). Ce livre a un aspect psychologique universel très intéressant (la honte justement ! et ça nous fait aussi mieux comprendre notre monde et ce qui s'y passe actuellement), mais surtout il nous présente l'état du monde politique au Pakistan, et c'est (outre le charme du style et des intrigues, surprenantes ! je ne vous en dis pas plus ! je vous laisse le plaisir de la surprise, c'est du Rushdie) là son principal interêt.
C'est visiblement un roman à clé, et un pakistanais n'aurait sans doute aucun mal à reconnaître sous les noms de fantaisie des personnages bien connus de l'histoire récente pakistanaise; même un européen reconnaît les personnages de Ali Bhutto et de sa fille, et je crois qu'il y a aussi le général Yaya Khan.
Le Pakistan, est sans doute ce qui dans le monde moderne ressemble le plus à la République de la Rome antique vers sa fin : tous ces patriciens, et ces homines novi, avec leurs familles, leur mater familiae, et leurs filles, ou fils, leurs clans, leurs âpres ambitions, leur démagogies, leur cruauté, qui vivent d'une "démocratie" assez spéciale, dans une "République" qui n'est que l'arène de leurs luttes, et de leur destins, parfois tragiques.
C'est intéressant, dépaysant et passionnant.
ce qu'on en dit sur internet


* "Marcellin Caillou" de Sempé

Je crois que je ne saurais pas décrire mieux en moins de mots cet admirable livre que cet anonyme commentateur sur Internet:

Une merveille. Marcellin Caillou, c'est toute la tendresse et la finesse de Sempé dans cette très belle histoire d'amitié qui traverse les générations entre deux garçons un peu à part, Marcellin le rougissant et René l'éternuant.

J'adore.

moi aussi


* "Haro sur les fumeurs. Jusqu'où ira la prohibition" de Danielle Charest

Paris, Editions Ramsay,  2008

voici ce qu'en dit le site Spartaclop:

"S'il est un livre à consommer sans modération, et dont l'abus est recommandé, c'est bien celui de Danielle Charest, Haro sur les fumeurs. Jusqu'où ira la prohibition ?

Sa première vertu, et non des moindres, est de déculpabiliser le nouveau paria des temps modernes, le pauvre fumeur, écrasé par la chape de plomb des discours hygiénistes et moraux, voué à la vindicte médiatico-populaire. Sa deuxième vertu est d'aller bien au-delà du strict sujet du tabac. Danielle Charest nous démontre, dans une enquête fouillée dont elle cite scrupuleusement les sources, que l'arbre du tabac masque opportunément la forêt plus dense, moins médiatisée et moins avouable des méfaits d'industries beaucoup plus nuisibles " sans susciter de scandale ".

Elle nous explique pourquoi les cigarettiers ont renoncé à produire une cigarette moins nocive, y dénonce le scandale de la discrimination à l'embauche des fumeurs et la répression accrue de ces derniers. Elle montre comment le marketing sanitaire associe le fumeur à un être antisocial, prédisposé à la folie, criminalisé dans ses représentations. Elle revient sur les chiffres du tabagisme passif. Elle y donne des exemples du jusqu'au-boutisme auquel on peut arriver de nos jours, aussi absurdes et excessifs que celui d'un fumoir situé dans le sous-sol d'un salon funéraire au Canada en 1980, dont un cendrier portait l'inscription : " Par respect pour nos chers morts, ne fumons pas " ! (1) Elle pointe les contradictions non résolues de certains arguments des antitabac, qu'elle reprend pour mieux les retourner comme un boomerang à la face de ces derniers."

(1)
pardon! ils doivent donc EGALEMENT dire: ne buvons pas! ne mangeons pas! et bien sûr ne sourions pas, ne papotons pas, ne nous mettons pas sur notre trente-et-un.
Je veux bien qu'on tienne ce langage si dans le même temps on interdit aux gens de faire, je ne sais pas si ça se fait encore, mais il y a quarante ans il n'y avait pas un seul enterrement qui ne soit suivi par un banquet de famille. Il faut d'abord aller inscrire dans la salle des fêtes (sic) de Monchy-Cayeux : "par respect pour nos morts ne buvons pas de verre de vin" (et surtout "ne papotons pas tout notre saoul").

Ca se conçoit si c'est humain et logique, ce qui se comprend ce sont les chiens qui à la mort de leur maître perdent tout appétit, ne mangent plus, se couchent sur la tombe et se laissent mourir, là oui ! d'accord (et d'ailleurs je déplore qu'il y ait si peu d'humains qui le fassent, ce qui jette un jour assez affligeant sur l'âme humaine.) Mais les propos, tout à fait déplacés de ce "salon funéraire" (déjà l'institution est indécente et marque une sinistre évolution de notre société ...)  sont d'un jésuitisme d'une hypocrisie et d'un talibanisme puants !! (si j'ose dire)


* "interviews impubliables" de Gilbert Ganne
Interviews d'écrivains réalisés par Gilbert Ganne , alors jeune journaliste littéraire, entre les années 1947 et 1952 (et ce n'est pas la partie la moins émouvante du livre, qui presque à chaque fois commence par le récit de son arrivée par le car au fin fond de tel ou tel coin de cette France qui était alors pleine, vivante et équipée ...

Ce livre a été réédité plusieurs fois, la dernière je pense en 1975,  il faut l'acheter auprès de petits bouquiniste par l'intermédiaire de "livre-rare.com" par exemple
http://www.livre-rare-book.com/search/current.seam 
on trouve :

Hervé Bazin
de Lavarende
Boris Vian
Camus (le plus sympa, je trouve)
Jouhandeau
Cécil saint Laurent
Sartre (...il y a un gag, je ne vous explique pas, je ne veux pas le déflorer, lisez le livre!)
Marcel Aymé
Jean Eiffel (le dessinateur)
Léautaud
etc etc,
c'est fascinant de découvrir tous ces gens, intéressant et plein d'humanité.

Et pour continuer à découvrir des gens intéressants et plein d'humanité:


* "Mes Souvenirs" de Théodore de Banville
livre difficile à trouver sauf chez des marchands de livres épuisés, par exemple avec le site déjà  indiqué ci-dessus
http://www.livre-rare-book.com/search/current.seam

mais plein de portraits d'écrivains du XIXème siècle, mais aussi lisez les portraits des ancêtres de Banville, en particulier celui de son bisaïeul aristocrate campagnard à l'hospitalité magnifique, et qui rappelle les conception de la "générosité" qu'on retrouve dans la morale de Descartes (à découvrir aussi ! ça vaut le coup) ou d'autres chatelains au coeur avide comme celui décrit dans "Sen Titolo" d'Ivan Ŝirĵaev. Bref un livre à lire. Et où on s'apperçoit que contrairement à ce que répètent rituellement, (sans l'avoir lu j'imagine ...) les manuels de littérature, Théodore de Banville ne manquait pas de sensibilité, loin de là !
On peut heureusement trouver ce livre, sans dépenser un sou ici :
http://fr.wikisource.org/wiki/Livre:Banville_-_Mes_souven...

 


« On me jugera sur ce que j'aurai écrit, et non sur ce que j'aurai lu. Cette lapalissade, je la perds trop souvent de vue. Je m'attribue quelque mérite après chaque bouquin que j'ai dévoré. (Emil CIORAN)
Oui ! Moi aussi c'est comme ça.



26/03/2026

résistance contre le totalitarisme fasciste 2.0 actuel

Commentaire de 2025, lu en fév 2026 :

Merci à vous pour cette vidéo. J’ai dû arrêter le 15 septembre 2021, après 26 ans de loyaux services, mon métier de chirurgien dentiste. Multiples menaces de l’ARS et du conseil de l’ordre pour m’obliger à me faire injecter cette m… expérimentale. Ça a été une période terrible, interdiction d’exercer mais aussi d’être remplacée, et il fallait continuer à payer mon assistante et les charges du cabinet. J’ai dû utiliser mes économies en attendant de trouver quelqu’un qui voulait bien reprendre la suite. Je ne comprends pas ceux qui ont fait des études médicales et qui n’ont pas réagi. Ils ont appris, comme moi, qu’on ne vaccine pas les personnes fragiles (âgées, malades, enceintes). À moins que la conséquente rémunération exonérée d’impôts ait motivé beaucoup à fermer les yeux et à vacciner à leur tour… Aujourd’hui je suis heureuse d’avoir quitté ce milieu, dogmatique et corrompu. Je n’ai plus confiance en cette médecine.

Réponses .

Bravo pour votre courage mais à votre place , ça ne doit pas être compliqué dans votre profession , j'aurai fait un faux pass , je suis persuadé que beaucoup l'ont fait , j'ai des amis qui l'ont fait pour 300 euros environ et je ne les critique pas au contraire car nous pendant un an on n'a rien pu faire étant non vaccinés [c’est comme ceux qui étaient juifs dans les années 1940-44], si ça doit se reproduire ce sera faux pass sans hésitation , c'est mieux que la mort ou les effets secondaires ! A moins qu'il y ait un soulèvement du peuple , on était pas très nombreux à manifester !

bravo vous pouvez être fière de vous !!

idem pour mon merveilleux parodonte et chirurgien dentiste dr j c G en qui j'avais confiance depuis plus de quinze années!!!

il y a 1 an

Merci pour votre partage chère consœur. Il est vrai que lorsqu'on voit le montant de l'indemnité journalière qui nous était proposé pour aller piquer (900 €/jour), on prend la mesure du niveau de conscience du milieu médical. En effet, nous n'avons été soutenus par personne, ni les syndicats, ni le Conseil de l'Ordre n'ont bougé. Bon, les différents Conseils de l'Ordre ont été créés sous Pétain, ça explique sans doute leur attitude. Nous avons été moqués, mis au ban de la société, nous avons bien tapé dans nos économies. Je n'ai jamais repris mon activité d'orthodontie fonctionnelle après 35 ans d'exercice, dégoûtée comme vous l'avez été également. J'ai pris ma retraite debut octobre, retraite bien amputée du fait de cet arrêt prématuré, mais je ne regrette pas. Le système est mal en point, il va se casser la figure, les jeunes confrères qui veulent travailler selon des valeurs humaines ont du souci à se faire, je les plains. Je vous souhaite une belle continuation dans un domaine où vos qualités humaines pourront s'épanouir. Bien à vous. Pascale de Besançon

il y a 1 an

Bravo pour votre courage.

il y a 1 an

 @mariepierremillot3422  merci pour votre droiture, votre honnêteté, votre conscience professionnelle et humaine. Prenez bien soin de vous ❤

il y a 1 an

Bravo d'avoir résisté aux pressions scandaleuses.

il y a 1 an

Merci à vous d'être intègre envers vos patients. Le serment d'Hippocrate a servi à quoi?

il y a 1 an

Félicitations bienvenue au club ! Des reflechissants

IDE en CHU, il m'a fallu "quitter" mon poste, j'étais la SEULE de mon service (27 collègues de service) à refuser l'injection !! Heureusement, j'avais acquis, je l'ai senti venir, une bergerie en montagne à mille cent mètre d'altitude que j'ai rendue autonome (source captée, centrale solaire , et deux hectares de bois) Ca a été très brutal, mais je m'étais entraînée (douche froide depuis 10 ans, sport et endurance, manger moins) Aujourd'hui, j'élève des poules j'ai mes œufs, mon potager, serre d'altitude dont légumes d'hiver "à volonté", alors soit, je n'ai plus mes 3200 € mensuels, loin s'en faut, mais sans rsa ni aucune aide sociale, je m'en sors..Ah oui, je vis comme les amish, âne et carriole, le seul luxe reste le portable et encore, quand le réseau passe en altitude, je vis loin des antennes..Suis je heureuse ? Je n'ai qu'un (petit) regret, n'avoir pas entrepris ce changement AVANT !!

Bravo à vous ! Vous pouvez être fières de vous...

Bravo à vous, vous faites parti des médecins honnêtes et vous rejoignez le grand club des résistants toutes professions confondues.