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13/02/2013

les poulpes

Des céphalopodes (qui sont pourtant théoriquement des mollusques, comme les huitres, pas bien « avancés » comme parents !) il est dit :

Le système nerveŭ est extrêmement condensé. De la fusion des ganglions cérébroïdes, palléaŭ et pédieŭ résulte un véritable cerveau, d'où part la plupart des nerfs. Il révèle une céphalisation poussée et les capacités de résolution de problèmes observées chez les poulpes, par exemple, sont étonnantes

Cousteau avait déjà montré en images que c’est un animal relativement intelligent :Dans un film captivant, il observe un poulpe capable de dévisser un pot de confiture pour s’emparer de son contenu. Pour l’expérience, on avait remplacé la confiture par un petit crabe. Le poulpe tente d’abord de s’en emparer au travers du bocal, puis il trouve rapidement la solution.

Dans les années 70 j'avais lu sur La Vie des bêtes l'histoire d'un poulpe dans l'aquarium d'un musée océanographique, je ne sais plus lequel, peut-être Monaco, qui avait sombré dans une profonde dépression, et s'est mit à se suicider en mangeant ses propres tentacules une par une jusqu'à ce qu'il en meure.

Les plongeurs disent souvent que « Le poulpe est un animal intelligent et curieŭ (jamais entendu parler d'agressivité) voire affectueŭ » ou « L'animal peut également entretenir une relation amicale avec l'homme. Comme certaines murènes, il arrive que certains poulpes tiennent compagnie et même jouent avec des plongeurs, lorsqu'ils sont mis en confiance, sans quoi ils se montrent plutôt craintifs. »

Et ici un poulpe fait cadeau d'un crabe à ses admirateurs :
http://video.notrefamille.com/tv/insolite/un-poulpe-fait-...

12/02/2013

kanzono de Guy Béart

Jen esperantigo de unu el sukcesaĵoj de la franca kantisto Guy Béart http://eo.wikipedia.org/wiki/Guy_Béart

"Les grands principes" (1965) ĝin aŭskultu tie : http://www.youtube.com/watch?v=wpkHNhcDKLE

Liberiĝas ja nun la knabinoj
Kaj proklamas siajn grandprincipojn
Poste faras kiel la patrin',
Pro la grandaj sentoj de l'kor'.

Ankaŭ ŝi parolis per ŝablonoj
Min tedis kun siaj grandprincipoj
Poste agadis iel ajn
Pro la grandaj sentoj de l'kor'.

Ŝi ŝatis vivi kun la kunuloj
Ĉiam honore al grandprincipoj,
Sed kun ĵaluz' gvatadis min,
Pro la grandaj sentoj de l'kor'.

Kun Filipo ŝi iris en muzeoj
Ĉiam honore al grandprincipoj,
Sed diboĉadis kun Hektor'
Pro la grandaj sentoj de l'kor'.

Ŝi flegis min dum miaj malsanoj
Ĉiam honore al grandprincipoj,
Poste bonfartan min lasis for,
Pro la grandaj sentoj de l'kor'.

Edziniĝis kun alia viro,
Ĉiam honore al grandprincipo,
Sed garnata de amorant'
Pro la grandaj sentoj de l'kor'.

Nepre iam mi ŝin mortigos
Ĉiam honore al grandprincipo,
Sed tion faros kun elegant'
Pro la grandaj sentoj de l'kor'.

Sur la tombon mi portos tulipojn
Ĉiam honore al grandprincipoj,
Sed abunde fluos mia plor', pajno,
Pro la grandaj sentoj de l'kor'.



Esperantigis Roland Platteau 3/10/2011

11/02/2013

vous avez dit "Tripoli" ?

LE MONITEUR UNIVERSEL (qui jouait le role de Journal Officiel de 1789 à 1869) rapporte dans sa livraison du 30 septembre 1793 que :

 


 

"Le gouvernement de Tripoli vient de passer en d'autres mains. Le pacha et son fils se faisaient une guerre opiniâtre; ce dernier était à la veille du succès, quand paru une escadre turque avec deux mille hommes de débarquement, commandée par l'ancien wekilargi d'Alger, qui s'est emparé du pays. cet homme s'est rendu odieux à Alger par une cruauté dont les chrétiens surtout ont senti les effets. Il va sans doute exercer dans Tripoli son despotisme habituel, au moyen d'un diplôme du Grand-Seigneur qui l'investit de la souveraineté de cette régence.

 

Le dey de Tunis, justement inquiet de cette expédition, paraît craindre qe le Grand-Seigneur n'ait formé le projet de faire revivre d'anciennes prétentions sur les régences barbaresques de Tunis, d'Alger et de Tripoli. Le dey fonde néanmoins quelque espoir sur le courage de Yusuf, fils du pacha de Tripoli, dant la petite armée a déjà disputé le terrain avec succès au wekilargi."



Bon, remplacez le Grand-Seigneur par Sarko/BHL/OTAN, les inquiétudes du Dey de Tunis par celles de l'Algérie, etc, ça paraît tout à coup bien familier l'histoire de 1793. "c'est toujours aussi pareil".
http://www.dailymotion.com/video/xl3ruz_thierry-meyssan-o...



NB : si vous voulez lire en ligne cette passionnante mine d'infos historique qu'est la réimpression in-extenso du Moniteur National paru durant la Révolution Française, c'est possible ici : OpenOffice ce n'est qu'une merde http://books.google.com/books?id=IJMMAQAAMAAJ

10/02/2013

préface à un manuel d'electricité destiné aux ouvriers et contremaîtres en 1918

J'ai trouvé ce texte dans la préface d'un Cours Élémentaire d'Électricité Industrielle à l'usage des écoles pratiques de commerce et d'industrie, publié à Paris en 1918.

Il témoigne des idées de l'époque et de l'esprit qui régnait alors dans la bourgeoisie. C'est la préface à la deŭième édition du livre, édition considérablement augmentée par rapport à la première, et l'auteur se sent obligé de se justifier de cet accroissement de niveau du contenu :


"....

Ce très modeste livre est destiné aŭ ouvriers et contremaîtres électriciens
.....

Il est d'ailleurs temps de substituer à ce mot d'ordre « toujours plus bas » des peuples fatigués et déclinants, le « toujours plus haut » des peuples jeunes et forts ou du moins régénérés et réconfortés.

C'est une erreur fatale de croire que si on étend les connaissances théoriques de nos élèves, on en fera des incapables prétentieŭ : conception démoralisante qui conduit à la culture de l'ignorance et à l'atrophie systématique de cerveaŭ peut-être fortement organisés. Cette crainte chimérique ne saurait résister à un examen sérieŭ : le mouvement de progrès qui s'impose si terriblement à notre nation comme le plus impérieŭ de nos devoirs, doit être général et tendre à élever en bloc tous les groupes hiérarchiques de notre armée d'industriels. Pourquoi vouloir créer un abîme entre le corps des ingénieurs et les ouvriers puisqu'ils doivent, pour collaborer utilement à une même œuvre, se comprendre et parler le même langage ? La confusion entre ouvriers ou contremaîtres et ingénieurs n'est pas à craindre, même à l'état de simple prétention chez les premiers, si l'effort qu'attend notre pays se développe et s'intensifie également de bas en haut, car le niveau général s'élèvera sans modifier sensiblement les distances relatives."



oui ...

06/02/2013

pense-t-on ?

Pense-t-on parfois, il le faudrait ! – à toute cette civilisation, maintenant disparue des chemins de fer, ces milliers de kilomètres (dizaines de milliers de kilomètres) de voies de chemin de fer à travers l’Europe pendant un siècle (1880-1980) ces milliers de kilomètres de talus couverts de robiniers, d’autres milliers de coquelicots en fleurs (sans herbicide…), ces kilomètres de couloirs, de trains, où on pouvait fumer, baisser la vitre et regarder au dehors, discuter, ces milliers et ces milliers de compartiments, ces milliers d’enfants qui ont courus d’un bout à l’autre de milliers de wagons, il y avait infiniment plus de liberté à l’époque que dans notre étouffante, dictatoriale et Orwellienne société de flics patronaux et politiquement corrects, ces millions d’heures passées par des femmes à tricoter sur leur sièges, à jouer au cartes, car on avait le goût de vivre à l’époque, à discuter, car on était autrement plus sociables, ce monde immense d’équipements, de cabines d’aiguillage, de gares de triages, de dépots etc, etc, etc, (www.youtube.com/watch?v=xxvX3wX8rdE) tous ces milliers de cheminots toute cette société, toute cette culture, et les luttes politiques que ça suppose, cette classe (et les hommes, leurs vies, personnelles, leurs familles, leurs enfants), les grèves, les drapeaux rouges, les feux, et tous tous les moments de vies de tous ces voyageurs

 

pendant que peut-être au loin des milliers de gens ont écoutés pendant de milliers d’heures le bruit lointain d’un train qui roule.



Esperante : Ĉu homoj pensas, tamen oni devus ! - al tiu plena civilizo malaperinta de la fervojoj, tiuj miloj da kilometroj (dekmiloj da kilometroj !) de fervojaj reloj tra Eŭropo dum unu jarcento (1880-1980), tiuj miloj da kilometroj da talusoj kovrataj de robinioj, aliaj miloj de papavetoj florantaj (sen herbicido...), tiuj kilometroj da koridoroj, da vagonoj, kie oni povis fumi, mallevigi la fenestron kaj rigardi eksteren, babili, tiuj miloj kaj miloj da kupeoj, tiuj miloj da infanoj, kiuj trakuris de ekstremo al alia en milojn da vagonoj, estis ege pli da libereco dum tiu epoko, ol en nia nuna sufoka, diktatoreca kaj orvela (Orwellian) scio de policistaĉoj entreprenmastraj kaj "politike korekta", tiuj milionoj da horoj pasitaj de virinoj per trikado sur siaj seĝoj, per kartludi, ĉar oni havis frandon pri vivi en tiu epoko, per babili, cxar oni estis senkompare pli sociemaj, tiu mondo vastega da ekipaĵoj, da relkomutil-budoj, da stacidomoj, da klasigad-stacioj, da lokomotiremizoj, k.a. , k.a.k.a. cxiuj tiuj milegoj da fervopjistoj, tiu tuta socio, tiu plena kulturo, kaj la politikaj bataloj, kiujn tion implicas, tiu socia klaso (kaj la unuopuloj, iliaj vivoj personaj, iliaj familioj, iliaj infanoj), la strikoj, la ruĝaj flagoj, la signal faroj, kaj cxiuj la vivmomentoj de ĉiuj tiuj vojaĝantoj.

 

Dum eble, en la malproksimo, miloj da homoj aŭskultadis dum miloj da horoj, la bruon foran de vagonaro ruliĝanta.

 


05/02/2013

Choc des civilisations ! ou les moeurs ça va ça vient

J’ avais déjà découvert les changements des moeurs anglaises relativement à l'hygiène et la propreté entre 1876 et maintenant http://www.ipernity.com/blog/r.platteau/90174

Mais cette fois-ci dans l’espace (et bien sûr entre l’Europe d’alors et celle de maintenant le choc devient dans le temps) en 1840 il y avait entre l’Europe et les Etat-Unis – non, le NORD des Etats-Unis, la partie typiquement « yankee », US, la partie de toutes façons la moins européenne, les riches du Sud eŭ étaient restés des aristocrates de mœurs européennes, – un fossé entre les civilisation sur le sujet du DUEL.

Oui, souvenez-vous comme à cette époque (peut-être encore plus à cette époque que du temps de Louis XIII, car au XIX siècle les bourgeois AUSSI s’y étaient mis, toute la classe dominante, (relisez tous les romans de l’époque ! par exemple Princesse Marie de Lermontov, vous l’avez en Espéranto « Princidino Mary » http://esperanto.org/Ondo/Mary-02.htm ) il paraissait évident que le moindre « outrage » devait impérativement se solder par la mort (au hasard !) de l’un des deŭx mâles concernés (seuls le peuple, ces gens sans éducation ! étaient dispensés de cette loi, ce qui ne les empêchait pas de se battre, avec des procédés moins « distingués », et bien sûr les femmes, preuve, ou conséquence, de leur infériorité), et que le courage impavide et généreŭx devant ce danger était une condition sine qua non pour ne pas être méprisé et mis au ban de la société ….

Par contre aŭx USA ils avaient déjà la mentalité qui règne actuellement. Alors on conçoit que les voyageurs européens qui, tel ici Gustave de Beaumont, découvraient ces opinions et ces lois, en restaient effarés et exposaient avec curiosité ces mœurs étranges !

Voici la partie de ses impressions de voyage aŭx USA qui y est consacré :




« Dans l'état sauvage, l'homme ne connaît d'autre justice que celle qu'il se fait lui-même. De son côté, la société civilisée n'admet pour l'injure d'autre satisfaction que le recours aŭ tribunaŭ institués par elle. Le duel est une sorte de compromis entre la réparation légale et la vengeance individuelle, entre le bourreau et l'assassin.

Dans les Etats du Nord de l'Amérique, le duel a perdu tout empire; la loi y règne souverainement. On peut également dire qu'il n'existe pas dans les Etats de l'Ouest et dans quelques nouveaŭ Etats du Sud; mais c'est par une autre raison. La loi y est impuissante, et les moeurs y sont presque barbares. On ne le rencontre plus que dans les Etats du Sud qui ont une vieille civilisation, et où cependant les habitudes et les moeurs sont encore plus puissantes que les lois.

Dans toute la Nouvelle-Angleterre, à New-York, en Pensylvanie, la loi punit le duel comme le meurtre (1) toutes les fois qu'il est suivi de mort.

(1) V. general Laws of Massachusetts, t. II, p. 121, chap. 123, sect. 5 et 6, etc.; chap. 124, sect. 1, 2 et 3, P. 501. - Statuts révisés de New-York, 4e partie, titre 5, art. 1 § 1 et 2; t. II, p. 686. - Purdon's digest, vº Duelling.]

Elle porte en outre des peines sévères contre l'envoi ou la réception d'un cartel non suivi de combat, et contre les témoins et tous ceŭ qui, par leur aide ou assistance dans le duel, peuvent être considérés comme complices. Cette complicité est punie, dans l'Etat de New-York, d'un emprisonnement dont le maximum est de sept années. Un châtiment sévère est également appliqué à celui qui reproche publiquement à une autre personne de n'avoir pas accepté un duel. «Quiconque, dit la loi de Pensylvanie, publiera dans les journaŭ ou par lettres missives écrites ou imprimées qu'un tel est un poltron, un misérable, un homme sans foi, ou autres imputations injurieuses de ce genre, pour avoir refusé un duel, sera puni d'une amende de 500 dollars et d'un an de travaŭ forcés (hard labour); l'éditeur ou imprimeur des pamphlets sera, dans tous les procès de ce genre, cité comme témoin, et admis comme tel par les cours de justice contre l'auteur de l'écrit; et si lesdits imprimeur ou éditeur, appelés devant la, justice, refusent de déclarer le nom de l'auteur, la cour devra les considérer comme auteurs du libelle, et les condamner en conséquence (1).»

(1) V. Purdon's digest, vº Duelling.]

Dans ce pays, la loi sur le duel n'est pas une vaine menace, bravée par l'opinion publique: elle est entièrement d'accord avec les moeurs; là on ne se bat plus en duel.

Il est certain que, dans la Nouvelle-Angleterre, aucune injure, pas même un soufflet reçu ou donné, n'entraîne pour conséquence un combat singulier, et, ce qu'il y a de plus remarquable, ce n'est pas le fait, mais bien l'opinion qui s'y rattache; là, le sentiment public approuve hautement celui qui refuse un duel, comme elle le blâmerait chez nous. Je pourrais à ce sujet citer les exemples de plusieurs personnes fort honorables de Boston, dont la considération s'est accrue par des refus de duel qui, en Europe, les eussent déshonorées. Cette rigueur des lois, sanctionnée par l'opinion générale dans la Nouvelle-Angleterre, me paraît tenir à plusieurs causes que je ne ferai qu'indiquer: la teinte religieuse imprimée aŭ moeurs par le puritanisme des premiers colons; des habitudes sérieuses; une vie régulière, toute consacrée aŭ affaires; l'absence de divertissements, de jeŭ, de plaisirs bruyants, de galanteries; et enfin l'esprit d'obéissance aŭ lois qui domine dans une république bien réglée, esprit d'obéissance dont le duel est une violation.

Si l'on se bornait à consulter les lois sur la question du duel, on pourrait penser que le Sud des Etats-Unis est à cet égard, en tous points, semblable au Nord. En effet, nous trouvons, dans le code de la Caroline du Sud et celui de la Louisiane, les mêmes dispositions contre le duel que dans les lois de la Nouvelle-Angleterre (2).

(2) V. Digeste des lois de la Louisiane, t. 1er, p. 476. Le duel suivi de mort est puni de la peine capitale. L'envoi ou l'acceptation d'un cartel, le duel non suivi de mort, l'assistance donnée au duel comme témoin, sont punis d'un emprisonnement dont le maximum est de deŭ années et d'une amende de 200 piastres.
V. aussi Brevards digest of south Carolina, vº Duelling, tome 1er, page 272. Celui qui tue un autre en duel et ses témoins sont punis comme meurtriers (murderers). Le duel non suivi de mort, l'envoi ou l'acceptation d'un cartel, l'assistance des témoins, sont punis d'un an d'emprisonnement et de 2,000 dollars d'amende. (10,600 francs.)]

Mais le duel, dont la coutume tient aŭ préjugés de l'honneur, est peut-être de toutes les actions de l'homme celle sur laquelle la loi a le moins de puissance. On a toujours vu les lois les plus sévères inefficaces contre le duel, lorsque ce genre de combat était protégé par les moeurs; et il est exact de dire qu'en cette matière la loi n'est respectée que le jour où elle n'est plus nécessaire.

Dans les Etats du Sud, tels que la Virginie, le Maryland et les deŭ Carolines, des peines sévères sont portées contre le duel; cependant l'on s'y bat sans cesse en duel et avec impunité. La justice n'interviendrait que s'il y avait dans le fait du duel des circonstances qui le rendissent semblable à un assassinat; mais toutes les fois que le combat s'est passé loyalement, c'est-à-dire qu'il y a eu fair duel, comme on dit en Amérique, les auteurs du duel ne sont jamais inquiétés. L'éditeur des lois de la Caroline du Sud ne peut s'empêcher à cette occasion de mettre en note l'observation suivante: «La sévérité de la loi, dont l'objet était de prévenir les fatales conséquences de ce triste préjugé, semble avoir entièrement manqué son but; car on sait qu'il n'y a pas d'exemple (dans ce pays du moins) d'un duelliste condamné comme coupable de meurtre (1).»

(l)Brevards digest, vº Duelling. t. 1er, p.272.]

D'où vient cette différence de moeurs entre le Sud et le Nord? Les causes principales, dont je ne présente ici qu'un aperçu, sont

1º La civilisation moins avancée des Etats du Sud;

2º Le climat, qui rend les habitants du Sud plus prompts aŭ mouvements violents, et excite leurs passions;

3º L'indolence des hommes du Sud, qui, ayant des esclaves, ne travaillent pas. Les jeŭ, les amusements, les débauches, tous les plaisirs des sens, y sont beaucoup plus fréquents que dans le Nord; il n'est pas une de ces choses qui ne soit une source de querelles, et conséquemment de duel. L'oisiveté, le désordre qu'elle engendre, le trouble qu'elle jette dans les idées et dans les actions, favorisent le duel, comme le travail et les habitudes
régulières qui en découlent le combattent.
4º L'existence dans le Sud de la population esclave, c'est-à-dire d'une classe inférieure. Les rangs établis dans une société favorisent le duel. Il se forme, parmi les membres d'une classe privilégiée, des traditions d'honneur et de bienséance, des préjugés de caste, des besoins de distinction, qui doivent rendre le duel plus fréquent que dans une société d'égalité parfaite.
Du reste, même dans les Etats du Sud, le duel repose plutôt sur des idées de justice que d'honneur.

Chez nous l'outrage qui rend un duel nécessaire est bien moins dans le fait que dans l'intention. Aussi voyons-nous les causes les plus frivoles servir d'occasion à de graves querelles.

L'injure étant tout idéale et de convention, elle n'a point d'équivalent possible: le duel seul peut la réparer.

Dans le Sud des Etats-Unis, au contraire, c'est le fait matériel qu'on venge par le duel, bien plus que l'intention; et ce fait est appréciable comme tout dommage ordinaire.

Un exemple va rendre sensible cette différence.

En Amérique, dans plusieurs Etats du Sud, si celui qui a reçu un soufflet en rend un autre, on estime que les parties sont quitte, et la querelle en reste là. Pourquoi? C'est qu'en partant du point rationnel, un fait est l'équivalent de l'autre; il y a deŭ injures parfaitement pareilles qui se compensent; chaque bassin de la balance est chargé d'un poids égal; il y a réparation logique. Celui qui fait ce raisonnement pèche, il est vrai, contre la société, qui défend à ses membres de se faire justice eŭ-mêmes; mais c'est là son seul tort; car du reste il est dans les principes du droit.

Chez nous, au contraire, comme on procède d'un autre principe, qui est le préjugé de l'honneur blessé, on arrive à une tout autre conclusion. Nous disons: «Celui qui a reçu l'offense d'un soufflet est couvert d'infamie s'il ne lave son injure dans le sang de l'offenseur. En a-t-il rendu un autre; l'agresseur qui l'a reçu se trouve dans une position identique, et sera frappé du même déshonneur s'il n'obtient pas la même réparation que son adversaire est forcé de lui demander; de sorte qu'au lieu d'une personne qui a besoin du duel pour se réhabiliter, il y en a deŭ.»

J'ai dit en commençant que, dans les nouveaŭ Etats de l'Ouest et dans quelques Etats nouveaŭ du Sud, le duel n'existe pas; là, comme dans le reste de l'Union, le duel est sévèrement puni par la loi (V. Statute laws of Tennessee); mais ce n'est pas la loi qui, dans ces Etats, l'empêche; c'est la barbarie des moeurs. Là on se bat et l'on se tue plus qu'ailleurs; mais le duel s'y montre avec des formes tellement sauvages, qu'il perd son nom pour prendre celui d'assassinat. Il n'est pas sans doute sans exemple que, dans le Kentucky, le Tennessee, le Mississipi, la Georgie, Alabama et dans une partie de la Louisiane, des duels véritables n'aient eu lieu et se soient passés loyalement; mais le plus souvent les combats que se livrent deŭ individus sont des attaques imprévues, instantanées ou des guet-apens. Dès qu'une discussion s'élève entre deŭ hommes, pour peu qu'elle devienne vive et qu'un mot injurieŭ soit prononcé, vous les voyez aussitôt se placer dans l'attitude de deŭ combattants; armés d'un poignard et d'un couteau dont tout habitant de ces contrées est nanti, ils se frappent l'un l'autre avec une extrême rapidité; et celui qui tarderait à se préparer à la lutte serait victime de son hésitation. Il arrive souvent que de vieilles querelles qu'on croit éteintes depuis long-temps se raniment au bout de deŭ ou trois ans, et leur réveil s'annonce par le meurtre de l'offenseur ou de l'offensé.

Les causes de cet état de choses sont nombreuses; j'indiquerai les principales. Dans les pays dont il s'agit ici, la société est en quelque sorte naissante. L'individu est réduit à ses propres forces pour soutenir son existence, pour se protéger dans sa demeure isolée de toute habitation. Il n'entre que fort rarement en contact avec la société civile, et s'accoutume à devoir tout à lui-même; de là le principe de se faire justice, au lieu de la demander à la loi. Une des conséquences nécessaires de la vie sauvage est de placer le plus grand mérite de l'homme dans sa force physique, et d'attribuer une plus grande part à l'individu qu'à la société. Ce même fait doit se trouver chez tous les peuples, selon que leurs moeurs se rapprochent plus ou moins de l'état sauvage.

Les habitants de l'Ouest et du Sud, dispersés çà et là au milieu d'immenses contrées, n'entretiennent entre eŭ que de rares communications; le plus grand nombre ont des esclaves, et par conséquent ils ne travaillent pas; tout leur temps se passe entre la chasse et l'oisiveté. C'est la vie féodale sans la chevalerie, sans la galanterie, sans l'honneur. Enfin les rapports avec leurs esclaves leur donnent des habitudes de domination et de violence qui sont en opposition directe avec les principes de l'état social. Il faut ajouter à ces faits que l'instruction est beaucoup moins répandue dans ces Etats que dans le Nord, et que la religion n'y
est point aussi éclairée.

Le plus souvent, lorsque des meurtres sont commis avec les circonstances qui ont été rapportées plus haut, aucune poursuite judiciaire n'est dirigée contre les coupables; quelquefois une plainte est portée devant les magistrats; ceŭ-ci conduisent les inculpés devant le jury, qui ne manque jamais de les acquitter. Le jury ne condamne point de pareils faits, parce qu'il est composé d'hommes dont les moeurs sont à demi sauvages; et chacun se trouve encouragé à ces sortes de violences, parce que le jury les acquitte.

Pour ces peuples encore barbares, le duel avec ses formes polies, ses témoins et ses garanties de loyauté, serait un bienfait.

Ce n'est donc point parce que la loi est, dans l'Ouest, plus puissante que les moeurs, que le duel ne s'y trouve pas, mais bien parce qu'un reste de barbarie y entretient des habitudes sauvages que la loi ne corrige pas et qui ne sont point adoucies par les moeurs.

Du reste, on peut dire en général que le duel a plus ou moins de force dans un pays, selon que l'esprit d'obéissance à la loi y est plus ou moins puissant sur les moeurs.

Il faut ajouter que, partout où le sentiment de l'honneur est fortement établi, le duel se maintient en dépit et des lois et du progrès des moeurs. C'est ainsi qu'il se perpétue dans l'armée et dans la marine américaine, parce que là il trouve un appui permanent dans l'honneur, principal mobile de tous les corps armés.] »

Pour lire le livre dans son intégralité c’est ici :

http://abu.cnam.fr/cgi-bin/donner_html?marie1

03/02/2013

relire les revues des années 30

Comme j'ai dit, j'ai des collections entières de revues d'entre-deŭ guerre (et des livres aussi, tels cette petite brochure éditée en 1935 (oui, oui 1935 !) et intitulée "C'est Pétain qu'il nous faut"), on y découvre des faits ou des photos très interessants, des propos aussi.

Voici ci-dessous quelques phrases extraites d'un article paru le 1er mai 1930 dans une revue intitulée « VOYAGES à travers l’actualité mondiale » sous le titre

« La situation aŭ Indes »

J'ai longtemps hésité entre deŭ options: ou bien j'y ajoutais toute une série de commentaires narquois, d'ironie socratique, de comparaisons avec la réalité du temps, de questions, mais ça aurait risqué de noyer le texte d'origine, (par moment chaque mot mérite d'être décortiqué), ou bien je le laissait comme ça, "brut de décoffrage".

J'ai finalement choisi la deŭième. Voilà:

....

 

L’Angleterre ne se fait aucune illusion sur la gravité de la menace. Mais, fidèle à sa tradition, elle ne saurait admettre que les lois, à la faveur de l’agitation, fussent violées, et méconnus les droits de la Grande-Bretagne sur l’Inde, à laquelle elle a donné la paix et la prospérité.

 

….

 

La jeunesse des écoles est naturellement à la tête des défilés et cortèges. Elle anime les meetings par ses argumentations passionnées et, dans le compte-rendu que nous donne la presse anglaise de leurs discours et de leurs manifestes, nous retrouvons ces attaques contre l’impérialisme blanc, ces affirmations sentimentales qui ne se soucient pas des faits, toute une phraséologie révolutionnaire à laquelle nous ont accoutumés, depuis quatre ans, les évènements de Chine. Derrière ces intellectuels, fort capables de payer de leur personne pour la diffusion de leurs idées, il y a les millions d’hommes, de femmes, de toutes castes, que les doctrines de Gandhi ont longuement travaillés et chez qui le nationalisme n’est encore qu’à sa forme primaire : la xénophobie.

 

…..

 

Une agitation naquit qui ne trouva pas d’aliment auprès des masses, que le bien-être consécutif à une excellente situation financière éloignait des soucis politiques.

 

….

 

« Notre vice-roi est un peu trop orienté vers la Métropole où le vent souffle au libéralisme. Ici c’est un mot néfaste. Il ne saurait être question que de fermeté, cette fermeté tutélaire que vous avez su employer à l’égard des berbères et des arabes.

 

….

 

Les masses sont chauffées à blanc par les discours. Une hystérie collective anime les auditoires. Et un beau jour, les plus couards se découvrent une âme de martyrs, se jettent sur les baïonnettes et les mitrailleuses. Et alors c’est la catastrophe. On ne sait plus quand l’affaire s’arrêtera.

 

- Certes, c’est là le risque de la longanimité. Pour des peuples si différents de nous, qui ne nous connaissent qu’avec les attributs de la force illustrant ceŭ de la puissance, la patience est une faiblesse et le signe de la crainte. Ah ! s’il ne tenait qu’à nous, nous qui sommes de vrais amis des peuples soumis à l’empire et qui, parce que nous les connaissons, voulons les sauver malgré eŭ, nous saurions prendre les mesures de rigueur qui frappent de stupeur et, au prix d’un peu de sang, garantissent l’avenir.

 

….

 

- Il y aura cependant en Europe des esprits de qualité qui sentiront bien que vous défendez alors l’Europe même, sa civilisation, son génie.

 

- Ouais ! le beau billet ! Mais nous vaincrons néanmoins parce que nous n’avons pas fini de jouer notre rôle »

 

….

 

Nous ne saurions nous désintéresser de ce qui se passe là-bas. Non pas seulement pour les résonances que l’agitation hindoue peut éveiller en Indochine, mais encore pour cette seule raison que l’Angleterre, soldat de l’Europe en Asie, mérite d’avoir pour elle l’approbation des nations blanches, conscientes de leurs destinées. Toutes les nations d’Europe qui ont choisi d’être, pour des races différentes, incapables de progresser par leurs propres moyens, des protectrices et des éducatrices, sont étroitement solidaires. Et l’ennemi qui les menaces toutes est celui-là même qui, par delà les montagnes du Pamir, nourrit, sous couleur de nationalisme, les appétits des populations de l’Inde.

01/02/2013

ULTRANOVA

"ULTRANOVA" de Bouli Lanners, film belge de 2004. c'est un des innombrables films que j'ai pu voir au centre Noroît ( www.ipernity.com/doc/28395/2044150 ), Un sacré résumé de la société contemporaine !

(LA TOTALITE DE MES COMMENTAIRES DE FILMS VUS : ICI )




3/7/2004: Vu « Ultranova » de Bouli Lanners. C’est un très bon film, Très artiste et pensé.

Là aussi c’est encore une fois un sacré résumé de la société contemporaine ! de notre société détraquée, pervertie et accessoirement déshumanisée par l’âme du Libéral-Fascisme actuel, on y voit bien le contenu (et les symbolisations matérielles en locaŭ !) et la perversion, l’absurdité à la Kafka et le cynisme grotesque à la Ubu, du monde à la W-Bush-Doustes-Blazy !! et le fascisme glacé de notre Civilisation de l’Assurance et tout ce qu’elle recèle de stalinisme. (et de déshumanisation surréaliste, mais ça, malheureusement ça n’est encore que son aspect superficiel, au cœur c’est encore plus pervers et plus anti-humaniste !

Jusqu’à ces immeubles avec leurs placrages de baies vitrées hermétiques en place de fenêtres, ces "Fleury-Mérogis" blindés et digicodés en lieu d’immeubles. Et last but not least ces enterrement qui sont autant de petits Auschwitz de salon…Tout y pue la société actuelle

Et la mort du plus « puant » ( non, le plus puant c’est le capitalistoflic de la benne, et c’est lui aussi le plus représentatif, à lui seul il résume toute l’idéologie du Régime actuel et pour ceŭx qui douteraient que de tels scandales existent bien dans la réalité, et même pire !!! et ici : http://www.lepost.fr/article/2011/07/07/2542770_marseille...) de ces personnages est une sacré trouvaille ! Et comme toujours la mort vient révéler l’absolu néant de toute cette « civilisation », ces conceptions, ces « valeurs » (boursières ! enfin, bon, les autres ne durent pas davantage …)

Le désappointement final de l’obsédé des femmes enceintes (sans doute encore un, qui a été largué comme un bout de papier gras par une ex-femme, qui a gardé les gosses, et lui réclame une pension alimentaire, après lui avoir démoli la vie) a un goût nihiliste de Le Petit Prince de Saint-Exupéry (bien sûr ! c’est un livre nihiliste Le Petit Prince, vous ne la saviez pas ?!! relisez-le)

C’est frappant, je me souviens, dès la toute première scène où les deŭ filles parlent ensemble du jeune homme, en disant « ah il est toujours seul, il paraît qu’il est orphelin, etc. » mon commentaire a été immédiatement : elles aussi elles sont seules ! je crois voir de manière palpable une vitre de verre blindée entre elles-deŭ, tout à fait. Et la suite n’a fait que confirmer mon impression. En fait les seuls personnages qui ne participent pas de ces mentalités délétères et perverties par les habitudes de vie et d’être modernes ce sont, bien sûr, les deŭ vieŭ parents du jeune homme (qui n’est pas du tout orphelin en réalité), on dirait des martiens débarqués d’une autre planète ! la planète du monde d’il y a un demi-siècle, du temps où il y avait encore des pays, et une société, et une vie, et des individus, dans ces pays. Tout ça a été remplacé par la mort, capitaliste et politiquement correcte. Moderne quoi…

Tu vois comme j’avais raison, et que ce n’était pas des paroles en l’air quand je résumais cette société actuelle comme le règne de la mort, et de la Secte des Adorateurs de la Mort (ah oui ! il y a aussi celle qui fait des « cours de psychopédagogie », tout y est !), et pas seulement pour ce qui est de l’avortement et de l’euthanasie, de l’athéisme obligatoire d’état, et les guerres à W Bush et les arbres qu’on abat si compulsivement, et impavidement, avant que ça soit aussi les gens, mais TOUTE la société actuelle, c’est presque palpable, est une société qui ne révère, ne tolère, et n’engendre que la mort.

Et, le réalisateur est très pensé et très fin; jusqu’aŭ décors, les décors peut-être parlent plus que les gens ; Par exemple ces salles sinistres au possible (à l’image de la société, de ses institutions, forces, rapports sociaŭ, idées) aŭ murs tout nus et tout blancs avec des casiers (fermant à clé !) des portes à vitres blindées, on dirait une morgue. Pas étonnant que leurs âmes se mettent à ressembler au lieŭ où ils vivent, normal ! Habiter dans des gourbis de torchis et de chaume dans le tiers monde serait moins désagréable, moins inconfortable, et moins pénible !



« Je dois dire que ce fut précisément à ce moment, alors qu’on ne pouvait pas faire de la littérature, que j’ai pris conscience de sa nécessité : c’est la littérature qui permet à l’homme de conserver sa conscience d’homme. » (Gao Xingjian – prix Nobel 2000)

ça n’est pas seulement valable pour la révolution Culturelle, et toutes les dictatures, mais aussi bien, donc, pour cette dictature moderne qu’est ce monde .

 

La complicité de l’État avec les croque-morts, comme d’ailleurs avec tous les détenteurs du capital, est un fait bien établi. : http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/le-marc...

 

Autre film, un film Coréen sorti en 20005  « Le locataire » . Dans "Le Locataire" le seul être qui soit un être humain c’est le petit chien qui se blottissait à côté de son maître mort. Tous les autres sont des détraqués et des criminels, et bien sûr comme toujours et dans tous les pays (d’ailleurs on voit que la Corée est américanisée à 100% [pas 95, 100]) ceux qui ont les instincts les plus pervers et les plus criminels ce sont toujours les policiers et les gardiens de prison ; et bien entendu, autre constante les femmes sont viscéralement incapables d’aimer, sauf leur nombril.

31/01/2013

les farfadets

Vous connaissez les farfadets ? vous savez qui est à l’origine des traditions sur ces petits lutins?
Ce monsieur !
http://1.bp.blogspot.com/_J4Lap5luSDQ/RzxoA7ZbygI/AAAAAAA...
alias les hominoïdes relique (plus connus dans la presse à sensation sous le nom de Yeti, mais des noms ils en nom des dizaines selon les pays, almasty, nasnas, zemlemer, etc)

Eh non ! les légendes sur les frafadets ne sont pas de simples fantaisies tombées "comme ça" du ciel. Elles ont sans doute une origine, comme pratiquement tous les "mythes" dans des expériences réelles transformées et enjolivées par la tradition orale. En effet :


Tresser la crinière des chevaŭ est typiquement l'activité favorite de tous les lutins et petits esprits, quelque soit leur nom, dans toutes les mythologies européennes (et peut-être au delà).

Regardez ce qui est dit des farfadets, êtres présents dans le folklore de la Vendée et du Poitou : « les farfadets s'occupent volontiers des chevaŭ, dont ils frisent et emmêlent les crinières »
Autre habitude : « le lait des vaches qu'ils aspirent à même leur pis, »

Quand aŭ afars de l’Ardèche : « Quand, sur leur chemin, ils rencontrent une vache qui passe la nuit dehors, ils vont la traire pour boire son lait puis ils lui tressent les poils de la queue »

En Lorraine les sotrets, « Sous prétexte de s'occuper de leurs cheveŭ et de les friser, ce lutin lorrain passe sont temps à courir après les jeunes bergères. » (Voilà qui rappelle très fort le comportement des satyres et silènes de la légende – et des hominoïdes de la réalité selon de nombreuses traditions).
Dans les Alpes françaises (selon Alice Joisten et Christian Abry, "Etres fantastiques des Alpes", Entente, 1995. - Il s'agit de témoignages "légendaires" de personnes âgées, transcrits tels quels), Haute-Savoie, Savoie, Hautes Alpes - il est explicitement question de crinières de juments tressées par des créatures appelées diversement, couramment décrites comme nocturnes, velues, avec des seins très longs pour celles de sexe féminin (trait en effet typique des hominoïdes reliques de sexe féminin).
"Aller la nuit traire ou téter les vaches, en tout cas boire leur lait, est aussi un trait commun de comportement entre les almastys d'une part, les servans, follatons, carcaris du Dauphiné et de Savoie d'autre part..".

En Angleterre on attribuait la même choses à un certain Mab :
« … that very Mab /

That plaites the manes of horses in the night » (Shakespeare, Romeo and Julietta, I, 4)

Des détails et des coutumes si particuliers, et en même temps semblables d’un bout de la France à l’autre bout, ne s’inventent pas, il faut au contraire présumer que le souvenir de faits réels s’est transmis dans la tradition orale paysanne pour se retrouver systématiquement dans les légendes de ces petits êtres (car eŭ par contre, si – en plus ! – ils vivent également la nuit, sont petits, on est loin de la taille des hominoïdes).

Or ! or, que sait-on des hominoïdes ?

Ceci :Pr. Porchnev : « Quel stimulus biologique peut, dans l’évolution des hominoïdes, avoir suscité cette attirance pour des chevaŭ …. Des histoires qui disent qu’ils peuvent téter le lait des juments, et juste pour cela s’approcher des troupeaŭ de chevaŭ … Dans les steppes du sud de Kazakhstan les bergers se plaignent de ce que des créatures bipèdes tètent le lait des juments pendant la nuit. On prétend que la créature bipède tresse la crinière, utilisant la boucle ainsi obtenue comme étrier. Son ventre reposant sur le dos de la jument, tournée vers l’arrière, et se tenant d’une main à la base de la queue, la créature se pend et parvient à sucer le pis. …les chercheurs dudit département remarquèrent que seule une telle acrobatie pouvait donner accès à la mamelle pour une créature étrangère. »

Le chercheur Grégory Patchenko, suite à un signalement d’un almasty (http://www.google.com/search?ie=UTF-8&oe=utf-8&q=almasty) qui venait chaque nuit tresser une crinière se mit en aguets pour voir la créature, malheureusement il n’osa pas faire usage d’un flash et ne put prendre de photos, mais il vit un jeune sans doute pénétrer acrobatiquement par un trou du toit de la grange et se tenir debout à côté de la jument, (Dimitri Bayanov « sur les traces de l’homme des neiges russe » - Exergue 2001- pages 60 à 62)

ici en vidéo les lieŭ même où Patchenko a vu l'almasty tresser la crinière d'un cheval http://www.youtube.com/watch?v=wU3rive0bog

des liens:
NOUVEAU : http://www.stgr-primates.de/research (résultats des recherche systématiques dans le Nord-Caucase par des spécialistes russes)

http://www.stgr-primates.de/reports.html

http://www.paranormalnews.fr/index.php/dossiers/mythes-et...

http://ratatoulha.chez-alice.fr/komi/izhma/jag_mort/mihai...

http://www.2hcreations.net/enquetes-impossible/zana.php

Conclusion :

« L'existence de mythes récurrents sur les satyres, domovoy:, http://fr.wikipedia.org/wiki/Domovoy et j'en passe, les nombreuses sculptures médiévales les représentant, tout cela laisse à penser que des "hommes sauvages" ont existé, dans le passé, dans pratiquement toutes les régions d'Europe continentale, et en ont disparu progressivement au cours des 3000 dernières années, un peu avant les ours et les loups. Les mythes les plus forts ont souvent des bases dans la réalité, même si leurs contenus ont ensuite subi de nombreuses évolutions et transformations.

 et ici une tête de Silène découverte à Nymphaion, ancienne citée grecque en CRIMEE, près de Kertch, autrefois Panticapée, ou on honorait le dieu Pan, dont la description fait très fort penser aux hominoïdes reliques http://cryptozoo.pagesperso-orange.fr/fabuleux/satyres.html

 

(comme quoi l'Abbé Th. Moreŭ avait raison de nous conseiller :
" La nature nous offre tant de mystères, tant de phénomènes inexpliqués, que le rejet en bloc des faits inexplicables pour notre science actuelle, paraît maintenant la marque d'un très petit esprit. Nous avons mieŭ à faire: il nous faut sans cesse accumuler les données, contrôler les faits, et l'explication viendra peut-être dans la suite.")

28/01/2013

La maison

oilà, Quand j’habitais rue Noël T******, je passais bien sûr d’abord dans la rue Saint-M***** sur laquelle elle donne. Une rue très bourgeoise. Et au n°5 il y avait une vieille grande maison bourgeoise comme ça, sauf qu’elle était complètement à l’abandon.
Aussi quelle ne fut pas ma surprise de voir


quelle ne fut pas ma surprise de voir (et ce fut plusieurs fois par la suite) une vieille femme portant un sac à provision y entrer: Elle y habitait ! Et quand je mettais alors par curiosité l’œil à la fenêtre sans rideaŭ, je ne voyais qu’un pièce sombre complètement vide et à l’abandon, pleine de poussière. Je ne sais pas comment elle faisait pour vivre là-dedans! la maison semblait complètement abandonnée. Je ne sais pas qui elle était, était-elle une veuve ou la fille, vieille-fille, de parents morts depuis longtemps, et qui continuait à vivre dans sa maison ?

1983-84

Puis j’ai fini par ne plus la voir ….

Plus tard la maison a du être vendue (et le grand jardin qui était derrière, on voyait les arbres dépasser quand on passait par l’arrière) au garage-station-service qui était à côté et faisait le coin sur la rue Constant D********. Et ils ont tout démoli, ne laissant que la facade du rez-de-chaussée sur la rue, le terrain en fait ils ne l’utilisaient « à rien », juste pour entreposer des voitures. Et maintenant (2007) le garage lui-même vient d’être démoli ! Et il ne reste que la facade du 5 rue Saint-M*****. (après, aŭ n°7 et 9 et suivantes il y des maison plutôt petites du genre ouvrier, puis un petit café-hotel (fermé depuis plusieurs années lui-aussi maintenant … combien de fois j’ai pris mon petit-déjeuner là-dedans, et c’est là qu’on le prenait avec Claude quand il logeait chez moi)

Donc, pensez un peu au destin de cette femme, maintenant complètement oubliée de tout le monde ……..

Sans doute déjà sans plus de famille elle était.

Mais pensez à la vie de cette vieille femme et à sa disparition dans la nuit noire du temps éternel !
Comment comment ne pas en être ému, tourmenté ? Il faudrait lui élever un monument. De même qu’à tous les clochards retrouvés un jour morts de froid dans un coin de trottoir et dont on n’a même pas retrouvé le nom.

Aussi j'ai finit le 14 juillet de l'année passée 2008 par aller la prendre en photo:

 

et, maintenant pensez : là c'était l'intérieur, c'était chez elle ...