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10/01/2013

Supervielle - La Revenante - plus traduction

Ĉi-sube poemon de Jules Supervielle, kun ties esperantigo (far mi):

LA REVENANTE


Les corbeaux lacéraient de leur bec les nuages
Emportant des lambeaux
Coulant à pic vos angéliques équipages,
Versatiles vaisseaux.

Les cerfs à voix humaine emplissaient la montagne
Avec de tels accents

Que l'on vit des sapins s'emplir de roses blanches

Et tomber sur le flanc.

Jurez, jurez-le moi, morte encore affairée
Par tant de souvenirs,
Que ce n'était pas vous qui guettiez à l'orée

De votre ancienne vie,

Et que la déchirure allant d'un bout à l'autre
De la nuit malaisée

N'était votre œuvre, ô vous qui guettiez jusqu'à l'aube
L'âme dans la rosée
.

en espéranto:


la revenfantomin'


La korvoj disŝiris per bekoj al nuboj
Forporte ŝirpecojn,

Forsinkige l’anĝelarajn ŝipanarojn,
Variaj ĉi-ŝipoj

Homvoĉaj vircervoj plenigis montarojn
Tiom esprimvoĉe
Ke per blankaj rozoj pleniĝis l’abioj
Kaj falis surflanke

Ho ĵuru, ĵuru mem, mortintino zorga
je memoroj plena
Ke ne vi esti ĉi gvatanto ĉeranda
De l’eksa viv’ via.

Ke l’travundo de fin’ al fin’ transpikinta
Malfacilan nokton
Ne de vi estis, la ĝismatengvatinta
En roso animon.

Esperantigis Roland PLATTEAU 13-14/1/2005


« c’est la littérature qui permet à l’homme de conserver sa conscience d’homme. » (Gao Xingjian)


08/01/2013

un autre de mes poèmes en prose

publié dans l'anthologie 2007 de "Flammes vives"


POÈME EN PROSE N°9

C’est l’été

C’est l’été : la saison sensuelle des odeurs de fumée, de l’inexplicable tranquillité des soirs, des caresses, des prunes tombées que l’on mange sous l’arbre, givrées comme si sur elles s’étaient déposées les brumes du matin.

C’est la saison où l’on marche pieds nus dans les ruisseaux, où l’on pénètre sous les arbres des chemins creux, comme l’enfant porté à bras qui se blotti dans le cou de sa mère, sans savoir ce qui l’attend.

( R P )
1986

05/01/2013

fokusiĝo

Poemo foje skribita germane. Devis esti metita en Esperanto, ĉar ĉu io povas esti pli aparta, dum samtempe pli universala ?

ni revu






FOKUSIĜO



Unu el la sennombraj galaksioj en la tutuniversa nemezureblo.

Unu apenaŭ videbla stelo, suno, ie meze la galaksion.

Unu planedo laŭelipse orbitanta ĉirkaŭ tiu ĉi suno.

Kontinent' el malvarmiĝinta krust' de l’planed'.

Fruktdona grundo-pec' de tiu kontinento.

Iom da tero, el tio ĝardeno.

Domo meze de la ĝardeno.

Viro ie en tiu domo.

Skribas leteron.







Une des innombrables galaxies dans l’incommensurable totalité du monde.

Une étoile invisible, un soleil au plein milieu de cette galaxie.

Une planète, sur une trajectoire elliptique autour du soleil.

Un continent de la croûte refroidie de la planète.

Un bout de terre fertile de ce continent.

Quelques mottes, et de ça un jardin.

Une maison au milieu du jardin.

Quelque part dans la maison

Un homme écrit une lettre.





la germana originalo:



eine der unzähligen Galaxien in der Unermeßlichkeit des Weltalls

ein unscheinbarer Stern, eine Sonne inmitten der Galaxie

ein Planet in einer elliptischen Umlaufbahn um die Sonne

ein Kontinent, aus erkalteter Kruste des Planeten

ein fruchtbares Stück Land von diesem Kontinent

ein paar Krümel Erde, daraus ein Garten

ein Haus inmitten des Gartens

ein Mann irgendwo im Haus

Schreibt einen Brief.



(Maria NICOLINI)

le frère


*

*

03/01/2013

1967 - au Japon les tous premiers distributeurs de billets

Savez-vous quand et dans quel pays on a commencé à mettre dans les rues des distributeurs automatiques de billets?

Et puis savez-vous en quels termes on a annoncé la nouvelle à l'époque?

Dans la rubrique relire les Reader's digest de 19** c'est instructif, voici le texte:


Octobre 1967

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Il fallait y penser

Les japonais ont trouvé un système ingénieŭ pour venir en aide aŭ gens étourdis qui s'aperçoivent, au moment de faire leurs courses, qu'ils ont oublié d'emporter de l'argent. Avenue ginza, à Tokyo, on a installé un distributeur automatique dans lequel il suffit d'introduire une sorte de carte de crédit pour obtenir aussitôt deŭ billets de 10 000 yens (278 francs). Pour récupérer sa carte, l'emprunteur devra rembourser dans les trois mois la somme due, à laquelle s'joute, bien sûr , un interêt mensuel de 5,5%.

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(ce n'était qu'un timide début n'est-ce pas?)

01/01/2013

un de mes poèmes en prose

après le poème en prose mis sur Ipernity le 20 janvier de cette année 2008, voici un second, d'un genre différend, au moins par la forme, car en vers.


 

PARAPHRASE DE PAO TCHAO( II )




Une eau versée nul ne saurait la retenir ;

Vois comme elle s’écoule.

Les jours, les heures aussi, le temps avec lui roule

Ma vie qui va finir !

Peut-on gémir à chaque pas ? Peut-on, peut-être,

Pleurer à chaque instant ?

Mao non ! Mon cœur de chair ne peut qu’être content

Pour un peu de bien-être.

Buvons plutôt ! Ce vin, vois-tu prête à rêver

De fiefs et de cerises ;

Et si tu veux ce soir … Mais non, ma voix se brise

Et je n’ose achever.

 

 

 

NB: ce Pao-Tchao vécu, il est mort (...), en 421-463 ap J-C. Son oeuvre majeur est justement "Les Peines du Voyage". Mon poème est en fait la paraphrase de sa 5ème strophe. Le poème en entier je l'ai en traduction française dans l'Anthologie de la poésie chinois éditée par l'UNESCO vv parisbeijing.over-blog.com/article-12850739.html vv Un jour peut-être je mettrai aussi la 1ère strophe.

Tiu jena poemo mia estas parafrazo de Pao Ĉao 421-463 P.K., pli precize de la kvina strofo de La malĝojoj del vojaĝ' . La plenan poemon mi havas francigita en antologio de la  klasika ĉina poezio fare de Paul Demiéville (1962, mi estis 13 jaraĝa, kiam li faris ĝin do ...).

01/02/2012

oeillères

- février 1996 L’incompréhension et la fermeture des gens envers la métaphysique et le mysticisme est frappante (ce n’est même pas un rejet, car ils ne for même pas le geste de comprendre de quoi il s’agit vraiment) . En expliquant les religions, ils finissent par raccourcir leurs propos en disant et concluent «  oui ! ce sont des œillères » alors qu’en l’occurrence ce sont eux qui  font preuve d’œillères ! c’est même frappant !

27/01/2012

c'est ça l'amour

 

- 27/1/1996 Ma chatte persane « Pomponette » quand on plonge sa main dans ses poils soyeux  tout chauds et tout flous, on dirait qu’on plonge sa main dans son être même, que c’est son être même qu’on pétrit. C’est une illusion (encore une ….) mais c’est métaphysique, c’est ça l’amour.

20/10/2011

je marche seul

06/07/2011

le pays du bonheur

ce que je pourrais dire si j'avais des somnifères chez moi (et que j'ai dit dans le dernier rêve que j'ai fait ce matin) :
J'en prendrais un, j'irais chercher mon petit chat avec moi, me recoucherait avec lui dans mon lit, et je partirais pour le pays du bonheur.