22/08/2020
tous uniques tous tragiques
Je garde toujours dans plusieurs poches de vêtements de ces silexs que je ramassais sur les chemins de terre du Ternois quand je m’y promenais avec Jacqueline…. , et dont les taches blanches sur fond noir évoquaient si bien des vues de galaxies (et de nuages intergalactiques) dans un ciel profond. Je ramassais souvent des silexs sur les chemins, et ayant plusieurs fois été fasciné par ça, je sélectionnais les plus beaux et les gardais dans ma poche pour les contempler quand je voudrais. Et je pensais, une fois de plus, à tous ces milliards d’étoiles, multipliés par ces milliers de galaxies, pourtant réduites à ces minuscules taches allongées dans les télescopes, qui représentent des abîmes de milliards d’années, de milliards de chances de vie animée, d’êtres pensants, de civilisations, de destins, tous uniques, tous tragiques, tous passionnants et passionnés qui se posent peut-être en ce moment les mêmes questions, enfin etc, etc, etc. Et le sentiment cosmique de « richesse » sans fin, mais aussi de vanité absolue et tragique de tout, de tous, dans « le silence éternel des espaces – et du néant éternel – infinis ». De quel côté est le fin mot de l’affaire ? Aimé Michel le sait peut-être maintenant – ou ne le sait PAS justement…..
Ces silexs dans mes poches sont tout ce qui me, nous…, reste de ces promenades éphémères et condamnées,
qui furent familières, « quotidiennes », ici et maintenant ....
Mi konstante plutenas en miajn vestopoŝoj iuj el tiuj silikoj, kiujn mi kolektis desur la padoj de l’Ternois, kiam mi promenis ene kun Jacqueline, kaj kies makuloj blankaj sur nigra fono tiom trafe similis vidojn de galaksioj (kaj interstelaj nuboj) en profundprofunda ĉielo. Mi ofte levis silikojn de sur la padoj, kaj estinte plurfoje fascinita per tio, mi selektis la plej belajn, kaj ilin konservis enpoŝe por ilin kontempli kiam plaĉos al mi. Kaj mi pensis, plian fojon, al ĉiuj tiuj miliardoj da steloj, obligitaj per tiuj miloj da galaksioj, tamen reduktitaj je etetaj longaformaj makuletoj en teleskopoj, kiujn nome konsistas el abismoj da miliardaj jaroj, miliardoj da ŝancoj ke estiĝu biologiaj vivoj, pensantaj estaĵoj, civilizoj, personaj destinoj, ĉiuj unikaj, ĉiu tragikaj, ĉiuj pasiindaj, kaj pasiitaj, kiuj demandas sin, eble, ĉimomente la egalajn demandojn, nu, vidu, ktp, ktp. Kaj la kosmeca sento pri riĉeco senlima, sed ankaŭ kunekun, pri vanteco, tuta vantecego, kaj tragikeco de ĉio, de ĉiuj, en « La https://ru-clip.net/video/0yy2cLJ5MPQ/dieudonn-eacute-l-ex-eacute-cution-d-al-baghdadi.htmleterna silento de la spacoj – kaj de eterna nenieco – senlimaj ». Kiuflanke estas la elvorto pri la afero ? Aimé Michel(en Vikipedio: http://eo.wikipedia.org/wiki/Aim%C3%A9_MICHEL) scias tion eble nun – aŭ NE scias, jen la tubero …
Tiuj silikoj en miaj poŝoj jen estas ĉio, kio restas pri mi, pri ni... ., el tiuj promenadoj forpasemaj, kaj deĉiam mortkondamnitaj, kiel ĉio, kiuj estis hejmecaj, « ĉiutagaĵaj », kaj nunantaj.
Un poème du grand poète etatsunien Edgar Lee Masters
est peut-être plus optimiste ? dans le genre Rupert Sheldrake ?
On lui pose la question à ce Monsieur ? elle est où sa pierre tombale ? …..
Alfonso Churchill
(source : poetry.rapgenius.com/Edgar-lee-masters-alfonso-churchill-... )
THEY laughed at me as "Prof. Moon,"
As a boy in Spoon River, born with the thirst
Of knowing about the stars.
They jeered when I spoke of the lunar mountains,
And the thrilling heat and cold,
And the ebon valleys by silver peaks,
And Spica quadrillions of miles away,
And the littleness of man.
But now that my grave is honored, friends,
Let it not be because I taught
The lore of the stars in Knox College,
But rather for this: that through the stars
I preached the greatness of man,
Who is none the less a part of the scheme of things
For the distance of Spica or the Spiral Nebulae;
Nor any the less a part of the question
Of what the drama means.
(oui sans doute, ça doit être le cas, il doit avoir raison là http://miiraslimake.unblog.fr/2016/01/23/mais-oui-mais-ce... )
*
13/08/2020
mi tre solas sur la kanapo de l'vivo
Kiu vokas min
de l'pasinteco?
Mi la vortojn
ne distingas,
embarasita mi estas
kun mia mens'
kortuŝita,
ĉar mi sidas
sur la kanapo de l'vivo
meditante
pri malĝojo
kaj feliĉo,
sed la voĉo
de l'pasinto
daŭre vokas
kun insisto
kaj petegas mian helpon.
Kion fari?
Kie estas la paseo?
Kie estas la mistero?
Mi tre solas
sur la kanapo de l'vivo
mi deĵoras
kaj atendas la momenton
retrovi la pasintecon
kaj rekuperi la vivon.
Arquillos februaro 2017
25/07/2020
tableau symbolique et définitif
à une date je ne sais plus laquelle dans un endroit sans doute de mon journal intime, je ne le retrouve plus j’ai fait un petit texte sur un célèbre tableau de Picasso période bleue, (je l’avais dans ma chambre meublée rue Frédéric Degeorges, même que je suis retourné exprès chez le riche Defransure qui la louait pour le lui acheter), et j’avais écrit quelque-chose dans ce genre :
la mère est désolée car elle sait comme Jim dans le roman de Ray Bradbury que « ça ne sert à rien de faire des hommes, ils meurent », que son enfant est dès le départ condamné à mort, l’enfant a un regard dur car lui aussi sait que son destin est scellé, qu’il n’a aucun avenir à part le néant final et éternel.
Comme je disais dans un autre extrait que j’ai, lui, retrouvé « c’est dans ces circonstances qu’on redevient conscient (lucide) de ce qu’on a qu’une vie, et que celle-ci est condamnée par la mort et qu’on est en sursis, et quand tout sera refermé sur vous qu’il n’y aura plus de souvenir ni rien. »
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23/07/2020
La mort
ENCORE ET ENCORE – Francis Cabrel – 1985
D'abord vos corps qui se séparent
T'es seule dans la lumière des phares
Et t'entends à chaque fois que tu respires
Comme un bout de tissu qui se déchire
Et ça continue (encore et encore!)
C'est que le début (d'accord, d'accord!) voilà
L'instant d'après le vent se déchaîne
Les heures s'allongent comme des semaines
Et tu te retrouves seule assise par terre
À bondir à chaque bruit de portière, mais
Ça continue (encore et encore!)
C'est que le début (d'accord, d'accord!)
Quelque chose vient de tomber
Sur les lames de ton plancher
C'est toujours le même film qui passe
T'es toute seule au fond de l'espace
T'as personne devant
La même nuit que la nuit d'avant
Les mêmes endroits deux fois trop grands
T'avances comme dans des couloirs
Tu t'arranges pour éviter les miroirs
Mais ça continue encore et encore
C'est que le début d'accord, d'accord
Quelque chose vient de tomber
Sur les lames de ton plancher
C'est toujours le même film qui passe
T'es toute seule au fond de l'espace
T'as personne devant, personne
Faudrait que t'arrives à en parler au passé
Faudrait que t'arrives à ne plus penser à ça
Faudrait que tu l'oublies à longueur de journée
Dis-toi qu'il est de l'autre côté du pôle
Dis-toi surtout qu'il ne reviendra pas
Et ça te fait marrer les oiseaux qui s'envolent
Les oiseaux qui s'envolent
Les oiseaux qui s'envolent
Tu comptes les chances qu'il te reste
Un peu de son parfum sur ta veste
Tu avais dû confondre les lumières
D'une étoile et d'un réverbère
Ça continue (encore et encore!)
C'est que le début (d'accord, d'accord!)
Mais, ça continue (encore et encore!)
C'est que le début (d'accord, d'accord!)
D'accord, d'accord, d'accord, d'accord
Y a des couples qui se défont
Sur les lames de ton plafond
C'est toujours le même film qui passe
T'es toute seule au fond de l'espace
T'as personne devant
Personne
Quelque chose vient de tomber
Sur les lames de ton plancher
C'est toujours le même film qui passe
T'es toute seule au fond de l'espace
T'as personne devant
Personne, personne, personne, personne, personne, personne
Personne!
Personne!
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23/06/2020
citations à méditer
« pourquoi dire du mal d’une femme ? Ne suffit-il pas de dire que c’est une femme ?»
Carcinos, poète tragique grec
FEMMES
« Un oiseau né en cage pense que voler est une maladie ! »
SOCIETE
« Je n’ai jamais eu de chance avec les femmes . Il est toujours arrivé un moment où leur bêtise a dépassé mon amour »
Léautaud (Paul)
FEMMES
« On tue un homme on est un assassin, on tue des millions d'hommes on est un conquérant. On les tue tous on est Dieu »
Rostand (Jean)
POLITIQUE
METAPHYSIQUE
COSMOS
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09/06/2020
Unamuno, celui qui a compris
« Un pédant, voyant Solon pleurer la mort d’un fils, lui dit : « pourquoi pleures-tu, si cela ne sert à rien ? » Et le sage lui répondit : « précisément à cause de cela, parce que cela ne sert de rien. »
(Miguel de Unamuno in "le sentiment tragique de la vie")
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31/05/2020
une époque où la communication entre les êtres on trouvait ça normal
5/12/2005 : On voit bien que Mme P***** la "chargée de mission" de mon bureau, est d’une génération plus vieille que le commun des femmes d’aujourd’hui (et d’abord parce qu’elle porte encore des vêtements de couleur !).
Elle met ses mains sur ses hanches, comme faisaient les femmes quand elles portaient des robes . Elle s’adonne parfois à des sous-entendus égrillards, qu’aucune des dragons de sexophobie actuelles ne feraient jamais, ni ne tolérerait seulement en leur présence ! chape de béton du puritanisme s'est abattu sur nos pays.
Quand à cette carrément vieille femme, Mme Delfanti (1) elle est encore d’une génération avant et elle disait en mai 2005 à 80 ans : « oh ! tu préférerais une belle pépé. » et « Qu’est-ce que tu fais le Dimanche ? Tu ne vas pas me dire que quand tu as une femme à côté de toi tu ne cherches pas à toucher, » etc. Eh oui, elle a grandi à une époque où la communication entre les êtres on trouvait ça normal ; maintenant on trouve ça criminel !
(1) elle est morte maintenant, c'est donc aussi une façon de mémorial sur cet Ipernity de merde j'avais intitulée cette photo "Pâtes, Amour et mandoline"
Elle tenait une épicerie italienne à côté de chez moi, avec son mari, qui était napolitain et se prénommait Achille. je me souviendrai toujours d'elle qui m'appelait "mon petit voisin !" qui avait un mignon chien blanc, et m'a montré une fois la mandoline de sa mère ...
La dernière fois que je l'ai vue c'était en 2005 je distribuait des tracts appelant au NON au referendum du 29 mai ! Elle m'a invitée à manger chez elle, c'est là que j'ai vu la mandoline aux cordes cassées, et le poème manuscrit de sa mère qu'elle avait épinglé sur le mur, Je ne l'ai plus jamais revue, elle a du mourir peu de temps après, sa maison a été vendue, son épicerie aussi. Il n'y a plus aucune trace d'elle .....
c'est aussi un hommage à Brigitte Bardot, la courageuse au grand coeur, qui m'a une fois répondu quand je lui ai envoyé ma traduction en Espéranto d'Elian Finbert, qui elle aussi est d'une génération dont les valeurs et la liberté ont disparues.
09/05/2020
60% des tourterelles ont disparues en Europe
* *
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***
surtout les tourterelles turques (ainsi appelées car elles sont originaires de l'Inde ! oui elles sont devenues "commensales" des agglomérations humaines, et les ont suivies, dans tout le Moyen-Orient, jusqu'en turqui,c'est là que les naturalistes les ont découverts, d'où le nom ! Et c'est resté longtemps comme ça;puis, il y a un demi siècle, elles se sont mises à envahir l'Europe, oui ! comme des travailleurs immigrés, des "migrants" comme on dit maintenant, donc on est censé bien les acceuillir non ? ban non ! l'écologie était très prisée par les nazis vous savez, et pour cause... Les spécialistes de l'écologie sont (à part un ou deux tel Christian Lévêque) très remontés contre tout les "étrangers" qui ne "ne sont pas d'cheu-nous" et qui viennent "manger les vers de vase des français" (et alors ? faut-il exterminer les Jaïns d'Anvers : ils viennent manger les diamants des juifs !) et demandent carrément leur extermination, une "solution finale" quoi !.....
Apparemment pour les tourterelles turques ou Tourterelles à collier, ça ne sera pas nécessaires, ces jolis oiseaux qui ont commencé à se percher sur nos fils électriques depuis quelques décennies, et qui s'envolaient de nos jardin en lançant leur "turr" enroué, sont en train de disparaître, comme tous les autres oiseaux ....
Bien sûr au pays des rennes et des rhinocéros laineux (je veux dire l'Europe, suite à la dernière période glaciaire, toute la faune et toute la flore est "immigrée" (y compris les humains ! vous savez d'où ils viennent les Indo-européens ?), à ce compte-là il faudrait exterminer tout le monde. C'est peut-être ce qu'ils vont arriver à faire...
Et les roselins cramoisis ? si ils finissent par s'installer en Europe, ils vont les exterminer aussi ?
en écologie c'est comme dans la luttes des classe, les bourges qui en jactent manquent d'expérience existentielle, alors la morale et eux ça fait deux !
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06/05/2020
Un train peut en cacher un autre - derrière l'Union Européenne qui est le responsable ? l'idéologie qui est au centre de l'UE, celle qui crée des morts ?
* La stagnation des cotisations de la Sécu depuis 40 ans (quarante ans) ça crée la situation actuelle, et tous ses morts :
*Bernard Friot, qui est avec Etienne Chouard, le seul penseur de gauche qui reste actuellement en France, est en train de devenir le leader intellectuel de ceux qui veulent non pas simplement résister, mais repartir à l'offensive.
Quelques uns de ses appels :
les préteurs sont au coeur du capitalisme :
https://ru-clip.net/video/kkTP-KIWaLg/nouvelle-forme-de-g...
les mois qui viennent de se dérouler nous ont fait prendre conscience de plus en plus de choses, alors maintenant il nous faut en tirer les conséquences :
https://ru-clip.net/video/tJlwMJjL7ms/ne-plus-produire-po...
13/04/2020
ni grandaĝas
Ni grandaĝas
Ni ja grandaĝas,
kion vi pensas pri tio?
Ni jam faris longan vojon
kaj nia vivo
kuniras kun la doloro
kaj la forto tute mankas
ho, mia Dio!
Ni grandaĝas kun rapido
kaj sen rimed' ni trairas
tra longa vojo
tute semita per dornoj
kaj rubaĵoj kaj obstakloj
kaj multaj truoj.
Ja kun helpo de bastono
ni moviĝas per klopodo
sub ŝtorm’ malbona,
kiam la tago finiĝas
kaj naskiĝas nova nokto
tute malhela,
je frostaj ombroj plenplena,
apatio kaj deprimo.
Ho, mia Dio!
ni grandaĝas kaj la vivo
per mansigno nin adiaŭas.
Arquillos februaro 2020

