04/09/2017
En 3 citations VIVE L'HISTOIRE !
En trois citations trois très importantes raisons d'étudier l'histoire et de (bien !) la connaître - et de la faire étudier aux enfants dans les collèges !! (.....) - sur trois registres très différent, mais chacune dans son domaine essentielle :
La premiere:
*« L’histoire est donc, en philosophie comme partout, une véritable libératrice. Elle seule, par la variété des vues qu’elle nous donne de l’esprit humain, peut déraciner les préjugés et suspendre les jugements trop hâtifs. » (Emile Bréhier)
(vachement utile de nos jours!! - en fait, de tous temps. C'est fou ce que l'histoire nous apprend à relativiser, à comprendre, à changer des points de vues hâtifs, etc, etc)
Tiens! en passant, vous connaissez celle-là ?
pour ce qui est du pain de sucre pendant au plafond, et dont on trempait juste des morceaux dans le café, origine sans doute de la coutume, apparemment existante seulement dans le nord (et c'est encore la seule menière dont je puis boire le café, toute autre m'écoeure !) de boire le café sans faire fondre de sucre en poudre dedans mais en tenant un morceau dans sa bouche en même temps. c'est aussi ce que m'a raconté maman sur le Cambraisis, beaucoup plus récemment : juste avant 1914, c'était encore le sucre candi.
Et n'oublions pas que la culture mathématique européenne aurait été impossible sans les chiffres arabes ! (inventés en Inde
) et l'algèbre, inventé par l' « arabe » al-khowarismi, qui en fait comme son nom l'indique
vivait dans l’actuel Ouzbékistan, ce qui veut dire qu'il appartenait au peuple alors iranien des sogdiens
en fait
La deuxième:
* « Ce qui nous fait être hommes n’est autre chose que le passé de l’humanité. » (André Comte-Sponville)
par ailleurs lisons cette citation de Jean Zin parlant de la réflexion philosophique et critiquant une certaine mode de récuser la tradition philosophique:
"C'est toujours en renouant avec son histoire qu'on peut résister au conformisme du moment et regagner un peu de liberté pour l'avenir"
et la troisième, la plus triste, le plus pieux, le plus désespéré et fraternel, le plus métaphysique :
* "Bedaŭrindege multaj spertoj neniam estis priskribitaj, sed perdiĝis por ĉiam en la forgeso eterna." (Peter Browne).
et comme tout le monde ne sait pas forcément lire l'Espéranto (ça aussi il faudrait l'apprendre !) j'en rajoute cette fois deux en français :
« Se peut-il que tant de tristesses sans nom aient disparues sans laisser de trace, comme des vapeurs, comme de la poussière et comme de la fumée ? N’y a-t-il pas d’hommes nés pour retrouver la trace des tristesses éteintes, qu’ils puissent leur donner une expression et racheter l’amertume infinie de tant d’existences anonymes ? » (Emil Cioran)
et :
« La grande défaite, en tout, c’est d’oublier. » (Louis-Ferdinand Céline)
pas vraiment la même chose mais en rapport :Silikoj
Et puis bien sûr aussi ! l'étude sérieuse de l'histoire permet de comprendre comment s'est formé le monde actuel, (ce que généralement le grand public ne SAIT PAS ou de manière erronée par le biais de grands mensonges désinformatifs !) et quelles forces et comportements furent à l'ouvre dans le passé (et éventuellement se retrouvent dans le présent). Donc pour la connaissance du présent c'est VITAL.
Un exemple parmi plein, plein d'autres qu'on pourrait mettre en évidence :
http://www.alterinfo.net/AUX-SOURCES-DU-CHAOS-MONDIAL-ACT...
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27/08/2017
eh oui ! comme le dit fort bien Kusturica
Au début de cette vidéo (plus bas) du temps de l'URSS les pays d'Europe Occidentale choyaient les idées de démocratie, de respect de la dignité des personnes, et des libertés individuelle, on était fiers - et pas un peu ! - d'appartenir au "Monde Libre". On n'aurait jamais au grand jamais imaginé par exemple qu'il puisse y avoir dans nos pays des caméras de vidéosurveillance dans les rues !!!
Et tout le reste à l'avenant.
Durant 50 ans on a cultivé l'horreur de l'URSS son totalitarisme, sa barbarie cauteleuse, ses flics puants http://miiraslimake.over-blog.com/article-6286411.html, son intrusion dans la vie privée des gens, on nous a fait peur de ce contre-modèle c'était l'abomination le danger qu'on opposait à nos pays civilisés et libres Et dire qu'on était prêt à faire la guerre pour ne pas tomber dans une telle société maintenant on les imite ! http://www.crashdebug.fr/index.php/international/5788-les-autobus-publics-a-travers-le-pays-se-voient-tranquillement-equipe-de-microphones-pour-enregistrer-les-conversations-des-passagers-usa
en pire ! http://www.strategies.fr/etudes-tendances/tendances/205561W/big-brother-agrandit-sa-famille.html .
Mais depuis que l'URSS est tombé, les mêmes milieux qui disaient ça sont en train de nous détruire, et la démocratie, soumise aux lobbies du grand capital via la fameuse Union "européenne" ! et les libertés qu'on était habitués, depuis des siècles qu'on avait du se battre pour la assurer, à considérer comme essentielles à une vraie Civilisation et à la dignité humaine de base !!
Quand à la Pravda, où il n'y avait pas d'information, et aux Izvestias, où il n'y avait pas de vérité, ce sont NOS actuels médias de masse (propriétés en France de 8 miliardaires) qui en sont devenus les émules, avec leurs mensonges, manipulation mentale, censures (tiens ! regardez les récentes manifestations de masse des italiens contre la loi d'obligation vaccinale les médias n'en disent pas un mot).
Bref tout ça et le reste, qui n'était pas le propre du Communisme, mais la tendance lourde de tout Etat, dès que - pour reprendre la formule de Zygmunt Bauman dans "Modernité et holocauste" - dès qu'il n'y a rien qui l'arrête, la face obscure de la nature humaine, s'est de nouveau senti libre de se déchaîner chez nous !
*et revoici une deuxième fois la vidéo :
*
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20/08/2017
Monsieur Blot
3/5/2017 lu « Monsieur Blot », de Pierre Daninos, livre qui en son temps avait acquis un succès qu’on a mal à comprendre maintenant
, en fait ce livre sur le snobisme de la haute bourgeoisie des années 60 ne devient intéressant que maintenant ! Quand on peut le considérer comme un document de compréhension de l’histoire, quand on peut le mettre en perspective avec
Mai 68, l’investissement des partis de gauche par les bourgeois “bobos”, les “libéral-libertaires” que dénonce Soral, la chanson de Jacques Brel “les bourgeois”, la situation de maintenant avec le pouvoir totalitaire (à coup de projet INDECT, de médias Voix-de-Nos-Maîtres et de criminalisation “citoyenne”
) des Clinton, Macron, Union “Européenne” OTAN, antifa, la déliquescence actuelle de l’ “art” pour marché institutionnel à milliards, du monde de la télé des Jack Lang et des BHL !
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15/08/2017
l'ancien régime (qui était impreigné d'éthique chrétienne) avait déjà inventé les Restos du Coeur et la Sécurité Sociale
On s'est habitués (ou on nous a habitués !! ...) à s'imaginer les siècles passé, l'Ancien Régime, comme une époque dure injuste et barbare. Loin de là ! Même sans tomber dans une volonté partiale et idéologique d'apologie à la manière de Marion Sigaux, il y a des choses qu'il faut savoir, que les historiens savent, mais en général pas le grand public !
Exemple :
"La compassion et la solidarité ne sont pas, des idées modernes. De tous temps des hommes et des femmes se sont penchés sur le sort des plus démunis. Au XIVè siècle, dans notre région (les Pays-Bas français, c. à d. le Nord-Pas-de-Calais) souvent ravagée par les guerres, avec leurs cortèges de victimes et d’orphelins, la misère n’épargne pas les plus faibles.
Mais heureusement, il existe des âmes charitables. Force est de constater que ce sont les puissants, les nantis, qui sont à l’origine des actions miséricordieuses.
C’est ainsi qu’en Artois, on dispose dans chaque paroisse de « pauvretés » ou de « table des pauvres » que l’on peut considérer comme les lointains ancêtres des « restaurants du cœur ». Tout le comté est couvert d’établissements qui viennent en aide aux malheureux, et chaque communauté de quelque importance possède au moins une « maladrerie » où sont dispensés des soins. On n’en compte pas moins de quatre à Arras, ainsi que quatorze hôpitaux (« charités ») et hospices, ainsi qu’une maison d’accueil « les filles de Dieu », tandis que l’abbaye Saint-Vaast héberge la nuit les pauvres voyageurs et les sans-abris.
L’organisation centralisée de la charité en Artois résulte des initiatives de deux grandes dames. Tout d’abord la comtesse Mahaut d’Artois qui, en 1323, attribue aux pauvres une rente annuelle. Mais c’est surtout, deux siècles plus tard, Marie de Hongrie, devenue gouvernante des Pays-Bas, qui obtient de son frère Charles-Quint un édit instituant une « Bourse des pauvres », dont la tâche est de réunir les aumônes et organiser la charité « sans léser personne », cette « Bourse des pauvres » est gérée avec la plus grande sagesse.
En effet, un règlement très strict définit les bases de l’établissement. Dans chaque paroisse un ou plusieurs « commissaires » sont chargés de recueillir les aumônes de toutes origines. L’argent récolté est soigneusement comptabilisé par un comité élu pour deux ans le jour des « saint innocents ». Tout un symbole ! Ce comité, assisté d’un greffier et d’un receveur, est un véritable éventail social. Il est composé de gentilshommes, d’avocats, de notables et de marchands. Il se réunit chaque semaine, à Arras en présence du grand bailli.
Le règlement précise que les religieux de l’Abbaye Saint-Vaast doivent contribuer chaque semaine « pour une belle somme ». Ils offrent 400 écus par an, ce qui est important. Mais la comité estime que cette participation est trop modeste, compte tenu des revenus de l’Abbaye. Les moines se faisant quelque peu tirer l’oreille, le comité les assigne en justice ! On règle alors le différent à l’amiable : l’abbaye consent à verser 800 écus.
Au fil des ans la « Bourse des pauvres » prend de plus en plus d’importance et soulage bien des misères. Elle suscite aussi l’émulation, particulièrement en faveur des orphelins. On crée, à Arras, « Les filles de saint Agnès » , où les orphelines apprennent l’art de la dentelle, ce qui est à l’origine dans la cité, de cette industrie qui demeure prospère jusqu’à la fin du XIXè siècle.
Les enfants abandonnés, non considérés comme orphelins, sont à charge de la ville et placés jusqu’à l’âge de 15 ans chez des bourgeois, affin d’y apprendre un métier. On cite le cas d’un marchand qui laisse par testament tous ses biens à la « Bourse des pauvres ». Sa veuve, loin de se formaliser, consacre ses propres revenus à créer un nouvel orphelinat !
La charité ainsi organisée fonctionne jusqu’à la Révolution… puis la République prend le relais !"
Euh, théoriquement, mais en même temps l'éthique chrétienne (aumône comme devoir "basique" et quotidien - quand on voit comment sont acceuillis de nos jours les tziganes, et les SDF sur les trottoirs des grandes villes, on voit comme les mentalités aujourd'hui ont changé !
- donc je reprends aumône comme devoir basique et quotidien et et indispensable au salut de votre âme; respect inconditionnel des "petits" et des "innocents", vous vous souvenez du roman de Balzac "Le médecin de campagne" ? http://miiraslimake.unblog.fr/2016/11/15/ouais-vous-ne-tr... ) cesse d'imprégner les esprits, et est remplacée par la "morale" bourgeoise. Et les pauvres sentent la différence ! si vous voyez ce que je veux dire ....
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06/08/2017
"la pensée occidentale qui ne sait concevoir la paix que par la domination brutale" - ah ah ! bien envoyé !
voilà une "quenelle" bien glissée dans les gencives de plusieurs siècle de politique occidentale !
01/08/2017
Tout y est
ci-dessous site à étudier, si vous ne voyez pas encore ce qui se passe actuellement dans le monde et ce que deviennent nos sociétés, c'est lui qui a lancé le terme "libéral-fascisme" il est déjà "ancien" (dix ans !) mais tout y est :
http://www.syti.net/Topics.html
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30/07/2017
faut être un peu sérieux non ?
9/7/2017 Pourquoi on ne relirait pas les ouvrages théoriques du marxisme-léninisme, ne fusse que pour se rappeler ce que ça dit ? Et puis pourquoi pas se poser la question du pour et du contre qu’on peut dire, sérieusement et hors contexte, sérieusement quoi, à son sujet ?
Jusque dans les années 70, souvenez-vous, les manuels d’histoire, de géographie, la presse, etc, ne parlaient du marxisme qu’avec beaucoup de considération, et on avait, en cours de philosophie par exemple, tout l’exposé argumenté de ses principes et conséquences. Et puis, tout à coup, à partir de la nuit où, comme dit Danielle Bleitrach, trois ivrognes dans une datcha au coeur de la forêt bielorusse ont décidé (en dépit du résultat contraire du référendum qui venait d’être tenu, mais depuis 2005/2008 le gouvernement français a montré que lui non plus n’avait aucun respect pour le résultat d’un référendum !) de mettre fin à l’URSS, hop ! on s’est mit tout à coup à considérer que cela voulait dire que toute la philosophie marxiste, toutes les théories marxistes, la soviétique mais aussi bien les autres versions, toutes tant qu’elles sont, n’avaient tout simplement aucun intérêt, et le « socialisme scientifique » non seulement n’a tout à coup plus été cité comme tel, mais a même purement et simplement même pas examiné, on ne s’est même pas posé la question de savoir si il était réellement scientifique (ça c’est une question que certains posaient AVANT) ni seulement évoqué celle de savoir si il avait un intérêt, une valeur morale, rationnelle, rien !
Vraiment surréaliste quand on y pense cette attitude ! c’est aussi absurde que si tant que le pape était un souverain temporel les gens, y compris les athées se seraient cru obligés de « pay reverence to» comme on dit en anglais, de reprendre respectueusement et fidèlement les arguments du catholicisme romain, et de considérer que la croyance en Dieu c’est bien, même plus ou moins vrai, mais que dès 1870, dès que les troupes du roi d’Italie auraient entré dans Rome, tout le monde auraient aussitôt et automatiquement considéré que ça voulait dire que Dieu n'existe pas et que même la question de l’existence d'un Dieu (quel qu'il soit) est un problème que ne se pose pas ! Point !
C'est fou ! c'est onirique, ça fait penser au genre de choses qui se déroulent dans les rêves.
Ou peut-être à la manière dont tous les français sont tout à coup devenus pétainistes, anti-parlementaires, et pro-”Révolution Nationale” en juillet 1940, puis se sont empressés d’être tous à qui mieux gaullistes de toujours dès l’été 44….
Faut savoir quand-même ! Une idée est quand-même morale ou immorale, souhaitable ou pas, et des arguments sensés ou pas, indépendamment des rapports de force, des lobbies éditoriaux, et des modes, plus ou moins “aidées” du moment, non ?
Faut être un peu sérieux non ?
20/07/2017
Ahmadinejad courageux - la conscience du monde
Il y a vraiment une lutte des classes au niveau mondial
* eh eh ! il n'y a que la vérité qui fâche
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16/07/2017
changements dans l'habillement
C’est la grande alternance ! Autrefois les femmes, à cause des jupes, allaient les jambes à l’air, tandis que les hommes portaient des pantalons.
Maintenant, on voit toutes les femmes engoncées dans des pantalons moule-fesses, noirs, étroits et collants, tandis que les hommes, du moins en été, prennent l’habitude d’être en bermudas, les jambes nues.
un autre bouleversement : autrefois pour un homme avoir "une barbe de 8 jours", ça voulait dire être un clochard ! Dans les années 80 Gainsbourg, qui se faisait ("les dessous chics") une coquetterie d'avoir l'air d'une "épave", faisait exprès de rester plusieurs jours sans se raser avant toute interview, pour avoir toujours une mine de décavé mal rasé.
Mais, mais voilà ce qui est arrivé, avoir une barbe comme ça est maintenant devenu chic ! la barbe clairsemée et à 3 millimètre, c'est devenu la mode "in" tout le monde en veut (même Jovanovic), je connais plein de gens qui s'y sont mis en vieillissant (moi aussi d'ailleurs, c'est vrai que c'est bien pour les paresseux), et tout les jeunes en raffolent !
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14/06/2017
Ce qui se passe vraiment au Vénézuela - ne croyez pas ce que disent les journaputes à "La voix de nos maîtres"
Hernando Calvo Ospina qui a séjourné au Venezuela témoigne : « (...) Lorsque j'ai annoncé à quelques personnes que je partais au Venezuela, j'ai immédiatement remarqué une espèce de panique dans les voix et sur les visages : « C'est la guerre là-bas », « il y a plein de morts », « il paraît que la police assassine... » Je suis arrivé un jour de semaine dans l'après-midi. Depuis l'aéroport jusqu'au centre de Caracas, en plus d'une heure, je n'ai vu aucune manifestation. Le lendemain et le surlendemain, j'ai parcouru, en voiture et à pied, plusieurs quartiers de la capitale : rien, pas une manifestation. Pourtant elles ont bien eu lieu. Mais si je ne les ai pas vues c'est parce qu'elles sont de taille réduite et qu'elles se déroulent dans des lieux bien précis. Principalement dans quelques quartiers bourgeois dont le maire est dans l'opposition. »
les manifestants ne sont pas des pauvres mal nourris et qui se battent pour leur survie mais ce sont des « casseurs » extrêmistes, voire racistes qui provoquent la police : « La plupart sont jeunes, ils ont la peau claire et ont l'air bien nourris. Ils portent des insignes fascistes et nazis. Leurs attaques les plus féroces contre la police et les bâtiments ont lieu lorsque la presse, surtout internationale, est à leurs côtés. Parfois il y a plus de journalistes que de casseurs. Sur Internet on trouve des exemples à gogo. Certains cagoulés transportent dans leurs casques des caméras qui retransmettent les scènes en direct sur Internet. (...) certains émeutiers ont même commis des crimes contre des innocents ou contre les manifestants eux-mêmes, que l'on attribue immédiatement à la police de la « dictature de Maduro ». (...) »
Le but ultime est le chaos conclut l’auteur qui rapporte que les « chavistes » bien que soumis plus que les autres aux austérités ne tombent pas dans le jeu : « Une jeune femme noire aux dents blanchissimes me disait il y a deux jours, tout en me préparant une galette de maïs au fromage : « Ils cherchent à nous pousser, nous les chavistes qui sommes des millions, à l'affrontement avec cette poignée de fous. Ils veulent emporter notre pétrole en marchant sur nos cendres. »
Les pénuries au Venezuela, mythes et réalités :
Quelle est la réalité économique ? C'est un fait que le Vénezuela qui a les premières ressources mondiales a été frappé de plain-pied par la chute des prix du pétrole. De mon point de vue habitant un pays qui connait les mêmes travers, n’a pas pu mettre en place une politique de production de richesse en dehors de la rente pétrolière labile. Du fait de la faible diversification, la politique était surtout sociale, De plus le Venezuela fait face à une opposition qui veut le changement en surfant sur le malaise social réel mais comme nous allons le rapporter ; catalyser par cette opposition qui met en œuvre les conditions de la pénurie
La contribution suivante donne un point de vue sur la réalité des pénuries et les manœuvres diaboliques pour créer des pénuries artificielles notamment en utilisant le levier de l’économie parallèle : « (...) Une part croissante des devises étrangères accordées par l'État pour l'import est en réalité directement placée à l'étranger. On parle notamment d'importations « fantômes ». Fausses factures, transfert d'argent liquide non déclaré aux douanes et autres combines plus ou moins élaborées ne manquent pas. C'est une véritable fuite de capitaux ! (...) Certains secteurs privés se livrent en effet à un véritable accaparement, c'est-à-dire qu'ils accumulent et stockent massivement des marchandises de même espèce en vue de provoquer leur raréfaction artificielle. D'ailleurs, les caractéristiques des biens pour lesquels on recense les principales pénuries ne trompent pas : les pénuries concernent principalement des biens et non des services. Biens facilement stockables et non périssables : denrées alimentaires (pâtes, lait en poudre, sucres,...), produits d'hygiène personnel, produits d'hygiène, etc. Pénuries recensées principalement dans le commerce de détail : un restaurateur se procurera plus facilement de la farine de blé qu'un consommateur final. Les biens accaparés par ces oligopoles et monopoles privés sont ensuite déversés sur des marchés parallèles : marché noir local. (...) » (4)
« Les causes réelles, poursuit le journaliste qui incriminent l’opposition, des pénuries recensées au Venezuela sont donc : des importations fantômes'' et un accaparement sélectif de biens de première nécessité. Les acteurs économiques qui se livrent à ce genre de pratiques frauduleuses (...) ce sont des intérêts principalement politiques qui sont poursuivis. (...) Cette déstabilisation socio-économique qui se traduit par une déstabilisation sociale, vise le monde du travail, coeur de l'électorat chaviste alors que les classes aisées sont épargnées (...) Toutes les composantes de l'opposition sont d'ailleurs mobilisées puisque les médias d'opposition tant locaux (majoritaires au Venezuela) qu'internationaux participent également à l'opération de déstabilisation en mettant en place de vastes campagnes médiatiques destinées à générer une psychose et une peur de manquer au sein de la population. » (3)
Thierry Deronne qui vit au Venezuela donne un témoignage de première main. Il nous décrit la topologie de la localisation des marches qui se déroulent dans les quartiers riches. Il affirme qu’ à côté de ce Venezuela décrit de feu et du sang , il y a les autres ceux qui travaillent normalement. l Lui aussi avance que le Venezuela est victime d’une guerre économique orchestrée de l’extérieur mais mis en œuvre par l’opposition qui dispose de moyens financiers et de la couverture occidentale des médias.
Il écrit : « Mettons-nous dans la peau d'un habitant de la planète qui n'aurait que les médias pour s'informer sur le Venezuela et à qui jour après jour, on parlerait de manifestants'' et de répression'' (...) Mais il n'y a pas de révolte populaire au Venezuela. Malgré la guerre économique la grande majorité de la population vaque à ses occupations, travaille, étudie, survit. C'est pourquoi la droite organise ses marches au départ des quartiers riches. C'est pourquoi elle recourt à la violence et au terrorisme, dont les foyers sont localisés dans les municipalités de droite. ll y a 90 pour cent de quartiers populaires au Venezuela. Depuis la disparition d'Hugo Chavez en 2013, le Venezuela est victime d'une guerre économique qui vise à priver la population des biens essentiels, principalement les aliments et les médicaments. La droite locale renoue avec certains éléments de la stratégie mise en place jadis au Chili par le tandem Nixon-Pinochet, en clair provoquer l'exaspération des secteurs populaires jusqu'au débordement de rage et légitimer la violence. (...) Malgré les mortiers, armes à feu, grenades ou cocktails Molotov utilisés par les manifestants « pacifiques » la loi interdit à la Police ou la Garde nationale d'user de leurs armes à feu. Les manifestants de droite en profitent pour pousser leur avantage, déverser leur racisme sur les gardes ou policiers, les provoquer à coups de jets d'urine, d'excréments et de tirs à balles réelles, guettant la réaction pour les caméras de CNN. » (4)
nous retrouvons encore une fois le journal Le Monde qui dénonce « la mort d'un leader étudiant tué lors des protestations contre le projet du président Maduro de convoquer une Assemblée constituante ». Or la victime, Juan Bautista Lopez Manjarres est un jeune dirigeant étudiant révolutionnaire assassiné par un commando de droite alors qu'il participait a une réunion de soutien au processus d'Assemblée constituante. Le dernier tweet de Juan Bautista Lopez Manjarres : la conférence de presse où il annonçait le soutien du secteur étudiant au processus de l'Assemblée constituante. » (5)
et aujourd'hui ça recommence ! à en croire les "médias" (tous propriétés en France, de 8 milliardaires, tiens tiens !) il n'y aurait au Venezuela que de pauvres et valeureux opposants qui manifestent contre une affreuse et méchante "dictature" (élue au suffrage universel quand-même....), et on ne nous montre JAMAIS au grand jamais ..... tous les autres, ceux qui sont contents du gouvernement et le soutiennent, eh oui ! il y en a
plein même !!
il faut aller sur un site brésilien pour enfin les voir !

et qu'on en parle :
http://www.vermelho.org.br/noticia/296619-1
et bizarrement cette manifestation-là http://www.telesurtv.net/news/Adultos-mayores-venezolanos... les "médias" ne nous en parlent pas, curieux non ? ....
eh oui, donc d'abords les manifestations en faveur du gouvernement chaviste, rassemblent ..... 3 millions de personnes ! ça on ne vous le dit pas dans les "médias" .....
http://www.resumenlatinoamericano.org/2017/04/19/venezuel...
Ensuite on vous glisse de manière subliminale l'idée d'une affreuse dictature à feu et à sang, heu regardez un peu ces manifestants chavistes,

et ceux-ci :
http://www.resumenlatinoamericano.org/2017/04/19/venezuel...
l'ambiance de décontraction qui règne et la mine qu'ils ont et puis comparez avec celles des casseurs de l'opposition, et avec les mines de bourgeois haineux des manifestants de l'opposition, ça ne donne pas légèrement à réfléchir ?


et partout en province aussi pour le 1er mai les partisans du Chavisme manifestent (sans cagoules ni actes agressifs eux !) :

c'est bizarre ces manifestations ne sont jamais montrées par nos "médias", ils ne ne parlent que de, et ne montrent que les manifestants de l'opposition, curieux non ? .....
le Vénézuela réel a l'air très différent du Venezuela présenté dans les "médias" de la Voix de nos maîtres ! mais les moutons croient ce que leurs maîtres leur disent dans la petite lucarne
(euh un livre qui parle de ce qui s'est passé il y a plus de 2000 ans mais qui aide très fort à comprendre la propagande des oligarques contre le peuple : "L'assassinant de jules César" par Michael Parenti, http://www.laviedesclassiques.fr/article/michael-parenti-... lisez-le ! il est non seulement passionnant comme un roman mais nous aide à comprendre plein de choses sur notre monde actuel AUSSI !)

