22/05/2026
contamination de l'ADN
19/05/2026
petit cours de sociologie - autre exemple
Dans l’antiquité romaine on mettait partout de petits temples consacrés aux dieux lares. Depuis la christianisation, on a construit partout à la place des chapelles et des calvaires. Maintenant que la religion n’est plus le christianisme (mort, archi-mort),
mais comme la psychologie humaine, et surtout étatique, est toujours là,
on se met à voir partout dans les lieux publics des espaces vides peints au sol et indiqués de panneaux « réservés aux handicapés ».
c'est pareil, à chaque époque sa religion et ses dédicaces rituelles (et dénuées d'utilité réelle, mais sacrées)
Maintenant dans les villes françaises on voit partout de ces espaces vides, comme les "bois sacrés" des grecs : c'étaient des bois consacrés aux Dieux, alors on n'avait pas le droit d'y toucher, personne n'y allait, personne ne s'en servait, personne ne les coupait, ils étaient sacrés. Théoriquement ces endroits sont prévus pour les handicapés, mais ils sont presque tous en permanence vides, il n'y a pas assez de handicapés roulant en voiture pour s'en servir. Et à l'avenir il y en aura encore moins, tous les gens au courant nous le disent : il ne naît plus d'enfants handicapés, on les fait tous mourir avant la naissance, c'est un grand génocide des handicapés, comme celui qu'avaient lancé les nazis, l'Aktion T4.
Non, ces emplacement soigneusement codés sont en fait des espaces RITUELS issus de la religion actuelle (qui n'est plus le christianisme, je suppose que vous vous en êtes amplement aperçu ! c'est mort et enterré !). Et ces espaces rituels resteront là, même s'il n'y a plus personne pour s'en servir (et toute infraction sera même de plus en plus férocement réprimée, soyez-en sûrs !) c'est religieux ! Et comme chacun sait la religion est étrangère à tout comportement rationnel
Publié dans comme le temps passe !, histoire, mes aphorismes, mi iras limake, Philosophie, Société | Lien permanent | Commentaires (0) |
Imprimer
17/05/2026
Question rentabilité, travail, société, n'a-t-on pas tous tragiquement fait fausse route ?
D'abords plongeons-nous dans un autre pays, en Inde par exemple; ici dans un hôtel, mais ce serait tout aussi valable pour d'autres pays et d'autres types de services:
Dans la gestion néolibérale des entreprises, et du type de société que veut nous infliger l'Union Européenne, on économise sur le nombre d’employés et, tout en culpabilisant les exclus, on presse sans pitié l’énergie de ceux qui ont la « chance » de travailler. Ce n’est apparemment pas la stratégie du New Woodlands. Ici des centaines d’employés travaillent peu (même s’ils font beaucoup d’heures) pour gagner peu, dans la bonne humeur." (blog : Celestissima)
Oui je remarque ce fait. Voilà je crois quelque chose d'important (mais quand, quand les gens, intoxiqués, s'en rendront-ils compte?! Bon, après trois décennies d'adoration des supermarchés (plus économiques !) quelques uns commencent à Boycotter les Grandes Surfaces, alors peut-on espérer ?) quelque chose donc de très important :
On nous a tellement, tellement culpabilisés sur les emplois "peu productifs" à supprimer sans pitié et d'urgence !! à remplacer par des machines, qu'on est maintenant devenus incapables (ou alors avec un terrible sentiment de culpabilité !...) de penser autrement. Mais ne voit-on pourtant que le résultat en est, outre un chômage féroce, brisant des vies (et des ménages...) créant sur le marché du travail une féroce inégalité du demandeur face à l'offrant (le NAIRU vous connaissez ? tous les étudiants des Ecoles Supérieures de Commerce connaissent!), faisant des travailleurs stressés, précarisant ! Précarisant le client aussi ! qui cherche désespérément une station-Service pour sauver sa voiture de la panne sèche, ou un guichet qui pourrait le renseigner, ou un être humain au bout du téléphone, etc, etc, etc.
Dans de nombreux pays un des facteurs de décomposition et d'introduction du "traitement de choc" idéologique, rentable (pour certains intérêts étrangers) et surtout dévastateur, fut les critiques de la part des jeunes "professionnels" (au sens anglais du terme !) envers le bas niveau de productivité engendré par la politique de plein emploi Mais justement avoir dans un pays une situation sociale sereine et où tout le monde trouve une place n'est-il pas quelque chose de PLUS IMPORTANT que d'avoir un haut niveau de productivité ? hein ? il faudrait peut-être poser la question ? Surtout que les statistiques globales des pays, Occidentaux, grande Bretagne par exemple ( https://www.amazon.fr/Socialismo-Fareblas-Alternativoj-El... ) montrent que la somme des richesses produite par les travailleurs est presque le double de la somme des salaires directs et indirects qu'ils reçoivent : conclusion dans une société NORMALE, sans exploitation de l'homme par l'homme, ou bien les travailleurs devraient avoir un niveau de vie double, ou bien travailler deux fois moins, ou encore avoir une productivité deux fois inférieure ! choisissez !
Bref à cela une question de bon sens : ne vaut-il pas mieux payer des tas de gens à "travailler peu pour gagner peu dans la bonne humeur" que de payer des chômeurs humiliés, contrôlés, précarisés, à ne rien faire (sinon faire semblant de chercher un travail qu'on leur refusera !) ?
N'est-ce pas plus sain, et pour les intéressés ET pour la société la première solution ? Et ne serait-il pas plus agréable, et sécurisant, pour tous de vivre dans une société où il y a des pompistes, des services qui REPONDENT au téléphone au lieu de vous faire perdre votre argent et votre temps pour rien ! des employés, qui à l'occasion attendent en tricotant derrière leurs guichets, mais sont, justement là, sur lesquels on peut compter, dans une société équipée, et où il n'y aurait pas toute cette délinquance, ce cercle vicieux de violence et de contrôles, et d'humiliations, et de stress, créés par ce pressurage à la "rentabilité". Si l'économie était politique et sociale (c'est ce qu'elle doit être, ce qui est sa RAISON D'ETRE, pourtant !) et non monétaire et spéculative.
Ne croyez-vous pas que bien des gens préféreraient largement être payés peu à faire des petits boulots pas forcément très intenses (tant mieux !) ni très productifs mais, qui représentent un STATUT, une PLACE dans la société, que de "galérer" (et trembler de peur à la radiation!) ou se sentir humiliés à mendier une allocation ou un RMI?
Mais je crois que certains intérêts et certains esprits, et certaines idéologies, préfèrent la deuxième solution.
Certains appellent ça le "Libéral-Fascisme" http://www.syti.net/Topics.html
http://www.humanite.fr/tribunes/jean-claude-michea-pas-de...
Et pour comprendre ça en relation avec la création monétaire, le rôle de l'Etat, l'inflation et la création de richesses, suivre la réflexion d'Etienne Chouard : https://ru-clip.net/video/szKwJRxs0VM/etienne-chouard-mon...
11/05/2026
c'est effroyable de voir le déchaînement de haine
Publié dans libertés | Lien permanent | Commentaires (0) |
Imprimer
08/05/2026
Martha Argerich vieille
Martha Argerich, vieille, mais avec le même coeur juvénile et passionné, faisant de Bach un élixir :
par ailleurs cette vidéo me touche beaucoup, car maman aussi etait resté très juvénile et avait les mêmes cheveux.
Publié dans mi iras limake | Lien permanent | Commentaires (0) |
Imprimer
06/05/2026
quelques films vus
*1997 - « L'invitée de l'hiver » de Alan Rickman https://www.dailymotion.com/video/x4osocr
Très beau film, et très prenant, qui se déroule dans un petit port d'Ecosse un jour de grand gel. Mais je remarque que c'est tout du long très "politiquement correct" - travail du deuil, idylle, psychologie de bonnes-femmes, "think positive" et tout ça - jusqu'à ce que la scène finale avec les deux enfants (la vérité est sentie seulement par les enfants ! je m'en suis moi-même aperçu durant ma propre enfance), qui rompt cette bien-pensance "positive" et où la vérité de tout est finalement bien sentie, et dite, à mi-mots.
la scène finale de "L"invitée de l'hiver", de Alan Rickman (bizarrement aucun descriptif de ce film ni critique n'en parle ! tout le monde se focalise sur le couple mère-fille, et rien sur ces enfants !!! (ni les chatons ... ) pourtant c'est selon moi la partie la plus tragique la plus profonde et la plus importante du film)
*1987 - Un film « L’intendant Shansho » de Mizogushi (japonais) que j’ai vu hier
soir à la télévision. Très beau film. Drame humain, et sujet social sur l’esclavage dans le Japon
antique. Il se passe entre 950 et 1150 de notre ère à l’époque Heian, des régents Fujiwara,
avant que s’instaure la féodalité et le Moyen-Age japonais. Un gouverneur trop indulgent lors d’une révolte de paysans est condamné à l’exil. Sur la route avec sa femme et son fils et sa fille,
ils sont attaqués par des brigands, qui enlèvent le fils et la fille et les vendent comme esclaves.
Ils se retrouvent aux mains d’un intendant cruel et tyrannique. Avec l’aide de sa sœur le jeune
homme s’évade et se réfugie dans un monastère bouddhique. La sœur se noie pour ne pas à avoir
sous la torture à trahir son frère. Celui-ci idéaliste qui refuse de se contenter de prier le Bouddha,
part avec une lettre de recommandation de l’abbé pour Kyoto voir le Régent, qui lui apprend que son père est mort en exil, mais le réhabilite et le nomme gouverneur de la province où il a été
esclave. Il projette alors de faire libérer tous les esclaves de cette province, le Régent lui rappelle
qu’il n’a ce pouvoir que sur les terres de l’Etat (système des terres étatisées, inspiré de la Chine T’ang et extension des domaines alloués à des particuliers, échappant au lot commun, et tendant à devenir plus tard un système féodal) Le domaine où ils étaient esclaves est privé et hors de son
autorité. Il le fait pourtant, libère les esclaves, exile l’intendant et confisque ses biens, en dépit
des menaces qu’il risque. Puis démissionne et part chercher le village où il retrouve sa mère,
seule, misérable, aveugle, et au bord de la folie. Elle lui demande où sont son père et sa sœur.
Et il lui répond en la prenant dans ses bras « Il ne reste plus que nous deux désormais ».
(…)
* 22/4/1990 Vu « Crimes et Délits » de Woody Allen : Très Bien, et très woody-allenien. Il y a beaucoup de choses là-dedans, et il y aurait beaucoup à dire. Une remarque, en comparaison avec ce qui se passe dans « Hanna et ses sœurs ». Dans Hanna et ses sœurs, le héros, après avoir été torturé par la peur de la mort et avoir essayé en vain toutes les religions fini par trouver la paix (cf. Camus in Le Mythe de Sysiphe « Cette paix empoisonnée » et ces « renoncements mortels » ) dans la sensation immédiate du bonheur ;
à comparer à ce qui arrive à l’ophtalmologiste de Crimes et Délits qui après avoir accepté de faire tuer la femme qui l’aime et risque de briser sa sécurité et sa puissance (est-il vraiment plus mauvais que les autres ? je ne pense pas, mais justement la puissance et la sécurité corrompent, il a plus à perdre, il lui est plus dur d’accepter les catastrophes et plus facile de disposer du sort des gens), a connu (« l’œil était dans la tombe et regardait Caïn ») les transes du remords ; et puis quelques mois plus tard, dans l’athmosphère du bonheur familial a retrouvé la paix, assis sur le cadavre de cette femme. C’est le même phénomène en fait, la même paix gagnée à coups d’inconscience et d’engourdissement sous l’effet des petits bonheurs, que nos maîtres à penser appellent "travail de deuil", laquelle est tout aussi criminel ("dans son coeur" disait Jésus-Christ)
La comparaison mérite qu’on y réfléchisse par l’éclairage qu’elle ouvre.
*29/3/1992 Vu « Ombres et Brouillard de Woody Allen,
c’est un conte philosophique.Très beau, très complexe, marrant, émouvant. C’est Woody Allen, l’auteur, et l’acteur aussi, et son visage qu’évoque la critique. Le scénario est fait pour finir en tragédie, mais comme d’habitude il y échappe par une pirouette Ce cœur pur à l’air de minus en naphtaline et qui est sans doute l’être le plus inoffensif de sa ville, peut-être le seul, qui se veut trop honnête, trop ouvert à la vie, et à la raison, à l’honnêteté, donc à l’impuissance, qui a gâché sa vie par ses hésitations, piégé dans une machine infernale devrait finit pendu jugé et condamné comme étant le tueur psychopathe. Il se sauve en acceptant, finalement (…..) de devenir l’assistant de l’illusionniste. c. à d. : dans cette machine infernale qu’est la vie le seul « salut » ce sont les illusions. Mais les choses ne sont pas ce qu’on croit qu’elles sont. « On a besoin de choses solides sur lesquelles on peut compter » dit-il (cf. la scène finale de « Manhattan ») Mais il s’aperçoit que sa fiancée n’est pas celle qu’il croyait. Ça arrive souvent dans la vie qu’on s’aperçoive que la femme qu’on aimait n’est pas, n’a jamais été, ce qu’on croyait, qu’on croyait à un être de lumière sur lequel on pourrait compter et tout s’effondre quand son vrai visage se révèle dans l’épreuve. N’est-ce pas ?
29/3/2002 Vu « Intervention Divine» film palestinien (le 3ème je pense, après
le merveilleux « Conte des Trois Diamants » de Michel Khleifi) de Elia Suleiman. Très beau,
très « konsilinda ». Si on le laisse travailler (…) et si les Israéliens ne le tuent pas, il deviendra un
des plus grands réalisateurs du siècle (le 21ème) « un tableau tout à la fois burlesque et
désespéré ». Oui la critique évoque Jacques Tati et Buster Keaton, exact, j’y ajouterais la Provence de Pagnol ; et par moment les images ou les scènes virent au surréaliste. E. Suleiman manie un humour tout à fait personnel.
https://www.youtube.com/watch?v=ICkLnlDnOIk
Et la scène des mains https://www.youtube.com/watch?v=9wgoJbfWGj8 au parking du check-point fout en l’air, à elle seule, le slogan absurde et anti-humaniste « à chacun son corps »
*28/11/2002 vu « l’homme sans passé » de Aki Kaurismaki (un finlandais), primé à Cannes ;
Quel monde sinistre et morbide comme c’est pas permis ! D’une totale déshumanisation et d’une profonde barbarie. L’inde (même les bidonvilles de l’Inde !) est un monde dix fois plus civilisé et dix fois plus humain que la Finlande !
C’est bien un pays nordique, on sent très fort qu’on est dans ces pays où on a stérilisé les femmes qui se teignent les ongles de pieds en rouge et où on met en prison les clients des prostituées ! C’est l’image du monde orwellien et barbare que nous préparent le capitalisme + Sarkozy + la politically correctness. La « citée de la Joie » de Calcutta c’est un espace d’humanité (même le parrain mafieux ! en comparaison ! même lui !!) de civilisation, de solidarité et de douceur, et de joie, c’est une vraie soirée dansante, en comparaison avec la Finlande de l'an 2.000 ! La femme (dans le film) du guichet de l’ »ANPE », on aurait envie de l’écraser sous son talon, tellement elle est odieuse (et typique). Ce film pue la mort. Et vous fait aussi comprendre, encore mieux que tout un site Internet d’antimondialistes ou d’anarchistes, à quel point on est enfermés sans espoir dans un bagne. Et que quand on a accepté dans les années 70 de se laisser « bancariser », on a signé notre arrêt de mort, et celui, très concret, de milliers d’êtres, et celui de la Civilisation. Il aurait fallu alors se révolter et brûler les carnets de chèques.
Ces finlandais nous montrent un peuple profondément brutal, égoïste, et rustre. Les seuls êtres qui respirent l'humanité là-dedans ce sont les chiens.
Ce film évoque à peu près autant la vie que le cadavre refroidi de Jacqueline sur son lit de décor mortuaire.
*134) 12/3/2003 Vu « Monsieur Schmidt »
film d’Alexander Payne. TB. C’est très émouvant, les acteurs très bons ; Ca fait fort penser à cet autre film américain « Mort d'un commis voyageur » ; ça évoque aussi par moments le Dictionnaire des Idées reçues de Flaubert, en beaucoup plus cruel.
Ça se passe aux USA mais c’est non seulement une « devastating » (comme on dit en anglais) condamnation des américains-moyens mais tout aussi bien des français-moyens. Et pas seulement de ce qu’est devenu le christianisme aux USA mais tout autant de ce qu’il est devenu en France ! Ça décortique dur ! et ça met à jour bien des choses dans la psychologie sociale.
Et puis encore une fois, comme « La maîtresse du lieutenant français », « Le huitième jour », etc, tant de films, le spectacle et la dénonciation de ce que c’est que les femmes : profondément affligeant et répugnant. Et bien entendu une fois de plus cela montre que contrairement à de vieilles idées reçues ce sont les hommes qui sont sentimentaux, vulnérables et sensibles, qui sont de vrais êtres humains, et les femmes matérialistes, égoïstes, « positives », bouffées par les
conventions et sans cœur.
* 6/10/2003 « A cinq heures de l’après-midi » ( l’heure de la mort chez Garcia Lorca ) : tu vois, que ce soit chez Kiarostami ou Makhmalbaf (et le père aussi) il y a une école iranienne de cinéma, on retrouve ce côté « contemplatif », cette sensualité lente et attentive des images, leur splendeur, leur poids, etc, il faut le voir pour comprendre. Et cette attention aux êtres si forte, attention silencieuse, et pleine de respect.
Makhmalbaf ne caricature pas du tout ses vieilles badernes « fanatiques », ils sont d’une profonde humanité, et même parfois d’une grandeur « antique » , et c’était pareil dans le « voyage de Kandahar » le vieux qui s’appliquait, comme un Saint François d’Assise, à rendre grâce à Dieu pendant qu’il se faisait dépouiller par les voleurs.
En fait, contrairement à ce que vous font croire les journalistes, le thème « émancipation de la femme », forcément d’actualité dans l’Afghanistan post-Taliban, et qui fait saliver et se masturber intellectuellement tous les politiquement corrects et les bien-pensants de notre occident, n’est pas le seul thème du film. C’est un film très triste, à l’image de la condition des afghans, ça a aussi un côté Beckett (Samuel).
Et puis c’est un film à montrer aux espérantistes pour les alerter sur l’hégémonie de l’anglais !!!! et le besoin urgentissime de subventionner le projet « Zaban-e-Salam » de former des professeurs d’Espéranto afghans !
En tous cas on voit qu’en Afghanistan c’est comme en France (en Occident, aux USA ou en Suède c’est encore pire) : les hommes afghans se sont persuadés que de voir le visage d’une femme c’est sexuel, et que ce qui est sexuel c’est mal et pervers, alors ils ont honte de les regarder, se tournent contre le mur et demandent pardon aux autorités (en l’occurrence Dieu ; heureusement, lui,
pardonne !! ……) en France maintenant c’est pareil: on a intégré aux hommes la honte du désir sexuel et ils (et d’abord elles) sont persuadés que c’est mal, sale et pervers.
* « Dirty pretty things » film de Stephen Frears. Excellent film. Grand film. Voilà l’image toute crachée et précise du monde actuel.
Et pour une fois je crois que Jacqueline aurait aimé…..
Et le rôle principal (Akwe) est quelqu’un de bien. Mieux que la femme, bien sûr, comme toujours.
* J’avais acheté le video-disque de « Le vent nous emportera » d’Abbas
Kiarostami (vraiment le cinéma iranien est un des meilleurs du monde en ce moment, avec également ce que j’appellerais le Néo-Réalisme anglais Ken Loach, Stephen Frears, Mike Leigh, etc)
Je l’ai regardé. Que de choses à dire ! que de thèmes à aborder ! Un voici un : contrairement aux phantasmes que s’entretiennent complaisamment les occidentaux, dans la vie quotidienne de ce village (en plus village ! donc traditionnel, pas des intellectuels ou des bourgeois occidentalisés) pas
du tout d’ambiance « lourde » religieusement, pas de puritanisme (peut-être moins que dans la France actuelle où tout est interdit par « politically correctness »), des sous-entendus grivois entre hommes et femmes, une attitude sereine et pleine d’assurance chez ces dernières (et pas la réserve et la peur paranoïaque qu’on constate maintenant en France de leur part !), une convivialité libre et tranquille comme dans les villages français d’avant-guerre.
Et par ailleurs une qualité et une chaleur des rapports humains, une liberté d’aller et venir dans l’espace public qu’on ne connaît plus en Europe aujourd’hui !
*Janvier 2004 ) Vu « Un Roi sans divertissement » de Giono(le film) ; oui ça mérite d’être classé
parmi les classiques. Et c’est un chef d’œuvre filmé (par Giono même) de main de maître, tout y est
pensé savamment jusqu’aux moindres détails.
Le procureur, vers la fin il fait un peu CHEREA (personnage dans le "Caligula" de Camus). « quatre sous de vie, il ne faut pas jouer avec » - ouais !
bien sûr il a tort. En fait et l’autre film, le film italien vu il y a quelques mois « Nos années »
* (« i nostri anni ») montre très bien que non seulement quatre sous de vie mais 80 ans
de vie ce n’est RIEN (n’est-ce pas Jacqueline ?), et pas seulement la vie, mais tout ce dont on
la remplit, y comprit les valeurs et tout ce pour quoi on se passionne et est prêt à mourir et à
tuer. Rien du tout. Fini.
*9/2/2004 Vu « LA FIN DU REGNE ANIMAL » c’est un film horrible. C’est un très beau film.
C’est un film qui a tout pour devenir un film-culte, auprès de écologistes par exemple. C’est un film aussi horrible qu’un film qui raconterait Auschwitz. (Et c’est révèlateur de l’unité foncière du mal, croyez vous qu’il y ait une différence entre les
gendarmes français (que faisaient ils en 40-45 au fait ? ils ont obéis aux ordres) et les SS ? non, non, les SS aussi faisaient leur devoir sans état d’âme, c’est pareil, on leur avait dit sur les juifs la même chose que les autorités vétérinaires, et ils étaient aussi sans âme et impavide devant des êtres qu’ils ne reconnaissaient pas)
Son titre devrait être en fait « Le triomphe de la mort » et de tous ceux qui sont de sont côté, qui la propagent, l’imposent en font le culte, sont ses hommes de mains fanatiques et dévoués.
A la fin il ( le héros du film, Noël) s’enferme avec tous les animaux restants du village et se fait bruler vif avec eux dans sa grange. Après ce qu’il a vu quelques heures avant, et ce qu’il a été amené à faire (la vieille brebis) ça se comprend. C’est logique.
Ca n’a rien d’étonnant que cette France se met à voir rouge pour le moindre bout de tissus qui témoigne que quelqu’un croit en Dieu !
C’est bien l’alliance de Raffarin-Sarkozy-la ligue- d’action- Laïque- les-nouveaux-calotins-de- l’Ordre, et la société décrite dans « Brave New World » qui est la notre aujourd’hui, la flicaille (la flicaille éternelle, le seul Internationale imperturbable) les ayatolllahs du Freudisme et du culte de la mort.
Les bonnes–femmes de notre époque, ces Anges de la Mort, qui ont d’ailleurs le physique de l’emploi: maigres, raides et glacées, toujours tendues , aussi blindées et fermées qu’une Entreprise moderne, elle ont le même look qu’un tiroir de morgue et contrairement aux chiens, (et même aux moutons, si l’on en croit le film) elles sont incapables d’aimer qui que ce soit, c’est tout à fait incompatible.
Enfin, la morale est sauve !…. - la morale de l’athéisme et du matérialisme ! - puisque que tous les phénomènes bizarres du films ont en fait une explication naturelle !
Un film désespéré et désespérant.
* 26/5/2004 « Printemps, été, automne, hiver, et printemps », c’est un
exposé romanesque de la métaphysique bouddhiste en fait, le karma, le désir, etc. Très didactique en fait. Bref, si au lieu du Bouddhisme, si ç’avait été l’Islam que l’auteur aurait ainsi exposé, le film aurait été "descendu en flammes" par tout le monde, et sa projection aurait été interdite en France, et si jamais le réalisateur aurait osé se pointer, il aurait été aussitôt arrêté par la police et expulsé.
*4/5/2004 Baboussia
Ce film – Baboussia – est, je m’en doutais, tout un tableau de la Russie de l’après communisme.
Tout y est, ou beaucoup. Et l ' "éternelle Russie" des forêts et des clairières. Et la belle musique russe. Et quel contraste entre les russes modernes : maigres, dures, fermées, pequeneuses ( bref comme les françaises de maintenant !!) et celles de deux générations avant, les vieilles paysannes, rondes épanouies
rieuses, toujours des chansons aux lèvres, humaines, tendres et débordantes d’affection, palpable, réelle («forta palpa kuneco » comme disait Claude Piron) et un cœur en or. La scène la plus sublime est sans doute celle où lors de la soirée d’adieu dans le village la vieille ( le nom ?, celle qui se casse la jambe, la mère de l’ivrogne, mais qui a un cœur et du respect pour sa mère et sa tante quand il est sobre) se blottit contre Baboussia et la caresse tendrement, et le regard que lui rend Baboussia. Et tu te souviens du moment où elle a faillit mourir prostrée sans manger parce que sa fille était morte, voilà ! elle faisait simplement comme les animaux des histoires, si nombreux ! et pas seulement des chiens, mais aussi le chat Kout d’Elian Finbert et des oiseaux, etc, qui se laissent mourir de chagrin, refusent de jouer, bouger, manger, et meurent, c’est ça la façon normale, et
logique, et lucide, de se comporter quand on est un être humain. Ceux qui survivent ne sont pas des êtres humains, tout simplement. Et ceux qui trouvent ça bien sont des monstres pervertis. Et des idéologues de la religion de la mort.
- Ce film, c’est (un peu manichéen ? non, justifié tout simplement) la condamnation du mode de vie moderne et des mentalités qui vont avec. Et dans la Russie postcommuniste c’est encore aggravé par ces fameux « Nouveaux russes », ceux qui ont compris le capitalisme ! … (et en sont les victimes, sans s’en rendre compte), en contraste avec la vie au village, encore comme avant.
Oui j’ai encore eu la chance de vivre mon enfance à une époque où il y avait encore une France, dans une vraie maison un vrai foyer, où il y avait toujours quelqu’un à la maison. Une France équipée et à visage humain, où il y avait, autour, une VILLE, une vraie, avec des magasins, des bornes fontaines, tout ce dont on a besoin, mais par contre pas un seul digicode ni caméra de
vidéo-surveillance. Une société qui était encore civilisée, des églises où il y avait encore des gens qui prient, et dont les portes étaient ouvertes !!! des églises avec des sacristains. Des vitrines décorées pour Noël, et à Noël des chants de Noël à la radio et le reste de l’année PLEIN, plein de choses de tous genres à la radio. Un pays moderne et encore à visage humain. Une maison où tous les gens de la ville venaient y passer leurs commandes aux Galeries Lafayette.
Bon, c'est parce qu’on ne le savait pas, mais en Algérie on commettait autant d’atrocités qu’en Tchétchènie.
Sans doute il n’y a plus qu’en Inde qu’il y a encore de la civilisation. En Inde et en
Ouzbékistan. Et sans doute aussi en Amérique Latine (coté peuple !)
De toutes façons la petite fille « muette » n’a sans doute jamais été incapable de parler, c’était certainement dans la tête, sans doute au moment du bombardement elle a promis à Dieu de ne plus jamais parler si elle s’en sortait vivante, ou bien elle était persuadée que si jamais elle reparlait ses parents mourraient. Et seule la conscience que si elle ne disait rien Baboussia mourrait lui a donné la force de sortir du cercle où elle s’était elle-même enfermée.
* date ? 2005 ? « Uzak » de Nuri Bilga Ceylan : Dans cette Turquie qui ressemble à fond de train à l’Europe occidentale (de maintenant !…) les ramiers et les chats sont les seuls êtres vivants.
Le héro du film aura tout tué. Il a tué la souris, il a tué l’amitié possible avec son compagnon du village, avec qui il n’a cessé de refuser tout rapport humain et qu’il a fait fuir, il a tué son enfant, en le faisant avorter, et dans la séquence la plus forte (non la plus forte c’est la tragédie de la malheureuse souris) du film : la dernière, 20 secondes, il commence à se rendre compte et à regretter.
* 3/07/2005 ULTRANOVA
Vu « Ultranova » de Bouli Lanners, film belge de 2004. C’est un très bon film, Très artiste et pensé.
Là aussi c’est encore une fois un sacré résumé de la société contemporaine ! de notre société détraquée, pervertie et accessoirement déshumanisée par l’âme du Libéral-Fascisme actuel, on y voit bien le contenu (et les symbolisations matérielles en locaux !) et la perversion, l’absurdité à la Kafka et le cynisme grotesque à la Ubu, du monde à la W-Bush-Doustes-Blazy !! et le fascisme glacé
de notre Civilisation de l’Assurance et tout ce qu’elle recèle de stalinisme. (et de déshumanisation surréaliste, mais ça, malheureusement ça n’est encore que son aspect superficiel, au cœur c’est encore plus pervers et plus anti-humaniste !
Jusqu’à ces immeubles avec leurs placrages de baies vitrées hermétiques en place de fenêtres, ces Fleury-Mérogis blindés et digicodés en lieu d’immeubles. Et last but not least ces enterrements qui sont autant de petits Auschwitz de salon…Tout y pue la société actuelle
Et la mort du plus « puant » ( non, le plus puant c’est le capitalistoflic de la benne, et c’est lui aussi le plus représentatif, à lui seul il résume toute l’idéologie du Régime actuel) de ces personnages est une sacré trouvaille ! Et comme toujours la mort vient révéler l’absolu néant de toute cette « civilisation », ces conceptions, ces « valeurs » (boursières ! Enfin, les autres ne durent pas davantage…)
Le désappointement final de l’obsédé des femmes enceintes (sans doute encore un, qui a été largué comme un bout de papier gras par une ex-femme, qui a gardé les gosses, et lui réclame une pension alimentaire, après lui avoir démoli la vie) a un goût nihiliste de Le Petit Prince de Saint-Exupéry (bien sûr ! c’est un livre nihiliste Le Petit Prince, vous ne la saviez pas ?!! relisez-le)
C’est frappant, je me souviens, dès la toute première scène où les deux filles parlent ensemble du jeune homme, en disant « ah il est toujours seul, il paraît qu’il est orphelin, etc. » mon commentaire a été immédiatement : elles aussi elles sont seules ! je crois voir de manière palpable une vitre de verre blindée entre elles-deux, tout à fait. Et la suite n’a fait que confirmer mon impression. En fait les
seuls personnages qui ne participent pas de ces mentalités délétères et perverties par les habitudes de vie et d’être modernes ce sont, bien sûr, les deux vieux parents du jeune homme (qui n’est pas du tout orphelin en réalité), on dirait des martiens débarqués d’une autre planète ! la planète du monde d’il y a un demi-siècle, du temps où il y avait encore des pays, et une société, et une vie, et des individus, dans ces pays. Tout ça a été remplacé par la mort, capitaliste et
politiquement correcte. Moderne quoi…
Tu vois comme j’avais raison, et que ce n’était pas des paroles en l’air quand je résumais cette société actuelle comme le règne de la mort, et de la Secte des Adorateurs de la Mort (ah oui ! il y a aussi celle qui fait des « cours de psychopédagogie », tout y est !), et pas seulement pour ce qui est de l’avortement et de l’euthanasie, de l’athéisme obligatoire d’état, et les guerres à W Bush et les
arbres qu’on abat si compulsivement, et impavidement, avant que ça soit aussi les gens, mais TOUTE la société actuelle, c’est presque palpable, est une société qui ne révère, ne tolère, et n’engendre que la mort.
Et, la réalisation est très pensée et très fine jusqu’aux décors; le décors peut-être parle plus que les gens ; Par exemple ces salles sinistres au possible (à l’image de la société, de ses institutions, forces, rapports sociaux, idées) aux murs tout nus et tout blancs avec des casiers (fermant à clé !) des portes à vitres blindées, on dirait une morgue. Pas étonnant que leurs âmes se mettent à ressembler au lieux où ils vivent, normal ! Habiter dans des gourbis de torchis et de chaume dans le tiers monde serait moins désagréable, moins inconfortable, et moins pénible !
*début/10/2006 DES ROSES POUR LE PROCUREUR
Vu à la télévision le film allemand de 1959 « Des Roses pour le Procureur »
Ce film sur les anciens nazis avec son ton auquel on n’est pas habitué sur ce sujet, malgré son ton presque guilleret de tragi-comédie et sa musique de cha-cha-cha 1960 est une excellente dénonciation, qui porte loin, justement hors du mélo facile des films plus récents, mais par contre les tenants et aboutissants psycho-culturels sont l’air de rien beaucoup mieux mis en évidence. Et donc ce film sous sa légèreté frappe fort et juste et donne à réfléchir, beaucoup.
Il a raison de ne pas mettre en scène les habituelles grosses brutes fanatiques, mais cet espèce de vil Joseph Prud’homme. (d’autant plus qu’ils sont toujours très nombreux) Les Joseph Prud’hommes sont beaucoup plus, le film le montre bien, liés aux plus impavides atrocité, et de manière bien plus dangereuse, que bien d’autres types. La lecture du livre de Zygmunt Bauman - et de nombreux textes actuels .... - aussi permet de le comprendre. Attention ! derrière chaque Joseph Prudhomme se cache un Himmler
Pour le dernier je ne mettrai pas mes propres commentaires mais recopierai des commentaires trouvés sur Internet, ce film est
* BOMBON EL PERRO ( film argentin, filmé en Patagonie)
Le destin malheureux de cet homme que tout accable est tout a fait touchant et devant toutes ses rencontres imprévues l'embarrassement dont il fait preuve est poignant . Un très beau moment de cinéma !
Ce film que j'avais vu dans le cadre d'un festival il y a deux ans environ et qui n'était pas connu à l'époque est un véritable enchantement. Je me réjouis de le voir maintenant sorti dans les salles. Le jeu de l'acteur principal est un vrai bonheur ainsi que cette complicité avec Bombon le chien à qui on aimerait attribuer un prix .....
Un petit bonhomme attachant au sourire malicieux, un chien d'une beauté et un coach débrouillard. Un cocktail doux-amer pour une ballade sud américaine authentique.
Wahou ! Quel jeu d'acteur impressionnant ! Ces acteurs non-professionnels n'ont rien a envier aux meilleurs acteurs des super-productions. On se lie d'amitié tout de suite avec Juan, qui joue son rôle a merveille. Le scénario est magnifique, plein de tendresse et d'émotion. A ne pas rater.
C'est l'un des meilleurs films de l'année. Une claque humaniste qui filme avec tendresse l'amour d'un homme pour un chien.Un chien somptueux et qu'on voudrait absolument avoir à côté de soi. C'est un film simple interprété par des acteurs non professionnels...et supérieurs à ces derniers. Pas besoin de claquer des milliards pour faire un grand film. Bonbon el perro est vraiment le meilleur ami du spectateur....
Servi par un jeu d'acteur exceptionnel, tout dans la nuance et les expressions de visage, Bombon el Perro est un film savoureux. le message passe, les acteurs sont touchants et l'humour sur les conditions de vie en argentine n'est pas absent ! Dommage qu'il soit diffusé dans si peu de salles ! Un régal à aller voir d'urgence et à conseiller autour de vous...
"La Chute". Eh bien l'attitude de Hitler dans les dernières semaines dans son bunker , et encore plus celle d'Eva Braun, est tout à fait comparable et similaire à ce que le catéchisme "psychologiquement correct" appelle la Pensée Positive.......
Eva Braun avant de se suicider, et que son cadavre soit brûlé, s'est mis du rouge à lèvre.
Remarquez, moi j'ai bien mis un bouquet de primevères de mon jardin sur Jacqueline avant qu'on l'emporte .....
Publié dans Films, mes aphorismes, mi iras limake, morale, mort, Philosophie, Société, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) |
Imprimer

