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03/04/2019

l'émancipation des travailleurs ne pourra être l'oeuvre que des travailleurs eux-mêmes



Par Joël Perichaud, Secrétaire national aux relations internationales du Parti de la démondialisation.


Le 18 mars 2019


Chers « amis » de « gôche », vous qui avez voté Macron il y a un peu moins de deux ans « pour éviter le pire » et qui aujourd’hui crachez sans retenue sur les GJ que vous condamnez au nom de la « violence », de « l’antisémitisme » ou de toute autre calomnie à la mode...Nous ne vous oublions pas !


« Chers » car vous nous faites payer cher votre raisonnement stupide.


« Gôche » car c’est au nom de votre aveuglement, de votre vacuité intellectuelle, que vous perpétrez des politiques néolibérales que vous qualifiez de « gôche ». Macron était votre idole aux élections et vous avez largement contribué à l’élire...avec moins de 20% du corps électoral…C’est dire si votre voix compte ! 


Vous n’aviez pas prévu la destruction du code du travail ?


Vous n’aviez pas prévu Benalla ?


Vous n’aviez pas prévu les politiques en direction exclusive des riches ?


Vous n’aviez pas prévu la répression des chômeurs ?


Vous n’aviez pas prévu la casse des services publics ?


Vous n’aviez pas prévu la répression sanglante des manifestations ?


Vous n’aviez pas prévu la « loi anti-casseur » c’est à dire l’atteinte au droit de manifester ?


Vous n’aviez pas prévu le pacte de Marrakech ?


Vous n’aviez pas prévu le traité d’Aix la Chapelle ?


Vous n’aviez pas prévu l’augmentation des tarifs de l’EDF ?


Vous n’aviez pas prévu l’augmentation du gasoil ?


Etc.


Bref, non seulement vous n’aviez rien prévu, alors que, avec un minimum d’analyse, tout était prévisible...mais vous avez entrainé le peuple dans votre hallucinante galère.


Vous ne vous sentez pas méprisables ?...C’est normal, vous êtes de « gôche »...donc les « amis » du peuple...heureusement que vous l’éclairez, car sans vous, il ne comprendrait rien.


Malheureusement pour vous et vos élus félons, le peuple a compris...Très bien même. Pendant que vous participez au « grand débat », grand enfumage de Jupiter, le peuple est dans la rue, sans faiblir, depuis le 17 novembre.


Alors vous revenez au secours de votre idole : vous justifiez les violences policières par la « violence » des gilets jaunes, justifiant au passage la violence capitaliste.


Vous qualifiez les Gilets jaunes racistes, de xénophobes, de suppôts de l’extrême droite, de fascisants, de racistes et maintenant d’antisémites. Il est vrai que cela vous permet de défiler avec la cour de Macron-le-petit et d’être sur la photo. C’est logique, après tant d’erreurs, de contradictions de renoncements et de bassesses, la lumière médiatique vous manque.


Mais vous ne reconnaîtrez jamais vos erreurs. Pour tenter de survivre, et au passage empêcher les autres d’exister, vous persistez. Votre haine du peuple n’a de commun que la hargne de vos semblables il y a 150 ans contre les communards qualifiés de « racaille ». Vous détestez « Ceux d’en bas »...Nous, nous l’appelons le peuple !


Vous commentez et jugez pourtant le monde que vous ignorez avec une morgue et une suffisance à toute épreuve. Vous n’aimez, dans la démocratie, que ce qui vous permet de débattre entre vous (le petit doigt en l’air), de décider pour tous, de défendre vos privilèges qui accablent le « petit ». Vous adorez l’Union européenne car, c’est votre instrument, votre baguette magique...elle réalise tous vos souhaits. Mais pas assez vite. C’est pourquoi vous êtes êtes au bord de l’extase quand votre maître dit qu’il en faut plus.


Vous êtes l’antithèse de l’aspiration portée par les GJ. Vous aspirez à un pouvoir autoritaire, capable d’écraser toute contestation, capable de faire taire toute réelle opposition. La « gôche » est à sa vraie place avec Macron.


Mais prenez garde, c’est une lame de fond sans précédent qui est en train de se former. Elle emportera tout ce qui se met en travers de sa route pour remplir les poubelles de l’histoire… 


Bon voyage...


 


Poubelle de l'histoire pour y mettre la



https://www.revolutionpermanente.fr/800-personnes-et-une-ambiance-electrique-a-la-soiree-Fin-du-grand-debat-debut-du-grand-debarras

22/03/2019

on est dans de beaux draps !

Maintenant les maisons, les logements, sont devenus tellement petits que le lit en est le centre, et de surcroît comme les murs maintenant sont systématiquement vides et blanc-clinique, les meubles inexistants (plus d'argent pour en acheter, plus de place pour en mettre) et remplacés par des rayonnage en aggloméré de bois exotique, qu'on ne met plus de rideaux aux fenêtres, on n'a plus les moyens de mettre du décor, les gens ne brodent plus, ne peignent plus, ne lisent plus, n'ont plus de bibliothèque, la literie est devenue la seule tache de couleur, le seul élément qui peut donner une âme et une personnalité à une pièce, et vous réchauffer le cœur.
Alors les marchands de « couettes » rivalisent à créer constamment de nouveaux modèles de draps toujours plus beaux, pour toujours tenter les gens, même quand ils n'ont pas besoin de changer.

17/03/2019

CONSTAT

- Appauvrissement généralisé
- Délocalisation facilitée (par les articles 63 et 32 du TFUE, voir les vidéos de François Asselineau)
- OGM
- Aspartame
- Agriculture industrielle
- Guerre neurologique par les vaccins
- Pollution nucléaire
- Guerres à « l'uranium appauvri »
- Déforestation
- Destruction des sols
- Guerres néo-coloniales
- Pollution électromagnétique
- Destruction de l'artisanat
- Disparition de l'argent liquide

- Destruction des solidarités
- Destruction des cultures
- Destruction des libertés
- Destruction des identités
- Destruction des autonomies
- Brevetage du vivant
- Nouvel eugénisme
- Pensée unique
- Vidéo surveillance
- Géolocalisation
- Radars automatiques
- Pipeau du tabagisme passif
- Infantilisation des automobilistes
- etc.

Le système est dans une voie sans issue, où les transnationales industrielles et financières maîtrisent (en anglais "to control") :

désormais, en grande partie, nos sociétés par le truchement des médias, des politiques et des instances internationales (OMS, OMC, FMI, FAO, Codex Alimentarius, Banque Mondiale, ONU, Otan, CFR, Trilatérale, Bilderberg, etc.). Mais le problème ne se limite pas à nos élites, puisque nous sommes, nous aussi, complices de ce système mortifère en refusant de faire de la politique, en mangeant notre propagande médiatique chaque soir, en acceptant de ne plus vivre notre culture.

(et prenez modèle sur Giuseppe Belvedere

et Béatrice Hervé-Berthelage)

http://www.noslibertes.org/

09/03/2019

1850 - à la bouche un cigare ce grand consolateur du XIXè siècle

(lien à consulter plusieurs fois par jour pour lire les commentaires : https://www.mesopinions.com/petition/justice/soutien-chri...

 

Je ne l'ajoute pas vraiment dans Livres Recommandés
http://miiraslimake.over-blog.com/article-543425.html
car ce n'est pas à proprement parler un chef d'oeuvre, mais ça vaut la peine d'être lu, et ça change:

Chronique de la rue aux moineaux, de l'écrivain allemand du XIXème siècle
Wilhelm Raabe
Je ne sais pas s'il l'est encore, mais il fut longtemps un classique en Allemagne, et en France dans les manuels d'allemand.

Pour en donner une idée on peut le situer entre Dickens et Washington Irving, version allemande, mais ce à quoi il fait le plus penser c'est Erkmann-Chatrian "L'ami Fritz".
Son monde c'est un peu l'Allemagne Biedermaier  des gravures de Ludwig Richter et de Spitzweg. 

Ca sent le XIXème siècle et ses conventions, mais il a originalité et sensibilité, c'est frais, et c'est agréable et touchant, et plus triste qu'il n'y voudrait car son acceptation sereine de la condition humaine est sinistre.
Et cette Allemagne-là était imbue de liberté et de fantaisie (mais sans trop tirer à conséquence).

En tous cas il y a encore un aspect où il fait réfléchir: c'est quand on compare le monde qu'il décrit avec le notre. Remarquons au détour des pages :
1 c'est une ville où on peut être éclairé par le (seul) clair de lune
[exemple entre plusieurs: "La lune reparaît au-dessus des toits et mêle sa lumière laiteuse à la faible lueur de ma lampe; ses rayons brillants se glissent à travers le vieux lierre, toujours verdoyant, venu de la forêt d'Ulfelden, et projettent sur le sol et les murs des ombres étranges."]
ça, on a perdu !
2 à la façade de son immeuble il avait planté un lierre et il l'avait laissé pousser, même quand celui-ci filtrait la lumière devant les fenêtres.
ça n'est plus vraiment dans les moeurs actuelles!!! de nos jours on ne supporte plus rien de tel, et on coupe ! coupe, tue, enlève, détruit "pour des raisons de sécurité", n'est-ce pas ! ou tout ce qu'on veut, du moment qu'il s'agit de détruire quelque chose de vivant... Cohabiter avec des arbres où des lierres c'est une chose que les gens de maintenant ne savent plus faire !
3 c'est une civilisation où on danse. Beaucoup. Et en ville; pas dans des boîtes de nuit chères et renfermées. Et on danse par couple, et non chacun tout seul de son côté comme maintenant. Et bien sûr on s'invite les uns les autres, entre sexes opposés, sans complexe, sans peur d'être condamnés pour "harcèlement sexuel", de manière habituelle, naturelle et libre, sans peur ni des flics ni du MLF ! avec le goût du bonheur, du rire et de la fête.
Toutes ces plaisirs et ces vertus sociales sont perdus
4 On voit des enfants (qui d'ailleurs vivent dans la rue, normalement, comme les adultes, et y jouent) se promener avec des bouquets de fleurs.


5 A un endroit un des personnages masculins invite l'autre à aller se promener. Alors il prend sa canne et ils s'en vont en se tenant par le bras. Chose à l'époque tout à fait coutumière et naturelle entre deux personnes pas trop étrangères.
De nos tristes jours qui oserait encore? proposer son bras à une femme serait tout de suite considéré comme "sexuel" et donc une "violence"! et deux hommes - encore  moins ! - n'oseraient jamais, là aussi on considérerait tout de suite ça comme sexuel, homosexuel !
« Il y faut des cœurs purs. Savez-vous que, là-bas, les amis se promènent dans la rue deux par deux, en se tenant par la main. En Orient aussi parfois ? Ah ! je plaisante. Nous avons de la tenue, nous, la crasse nous guinde. »
(Albert Camus)

"l'Occident va crever de ne plus se toucher" :
http://www.rougelerenard.com/2010/04/lecran-tactile-contr...

Bref, une fois de plus la redécouverte de la vie du passé fait s'apercevoir de tout ce qu' on a perdu .....

et à quel point le présent est moins civilisé et moins humain.

 

une citation du livre pour finir :

«  … à la bouche un cigare, ce grand consolateur du dix-neuvième siècle, »

Raabe (Wilhelm)

02/03/2019

ce qui vraiment criminel c'est

de retirer des permis à tire larigot, en effet car dans la société qu'on nous a faite  " je me demande comment vont faire les pauvres gens qui habitent en campagne. Sans permis et sans bagnoles ils sont condamnés. (condamnés à mort, oui) C’est les plus pauvres qui vont en pâtir, ne serait-ce que pour se rendre aux restos du cœur!! ou pour se rendre en formation. Après on dit oui les chômeurs c’est des branleurs ils veulent pas travailler etc... Augmentation du gazole, limitation de vitesse, permis à points et contrôle technique à 400 points, suppression des places gratuites dans les villes etc... Même nos paysans sont dans la merde, ils sont déjà endettés pour payer leur exploitation mais avec la hausse du gazole, ils va leur rester quoi ???.... " dit un commentateur


 

eh oui, c'est exact, dans la société actuelle RETRAIT DE PERMIS = CRIME CONTRE L'HUMANITÉ

https://hdclips.top/hd-videos/nFyAfog5e3w/retir%C3%89-des...

Il parle bien, il sait voir à travers avec les yeux des valeurs humaines et existentielles, tu es courageux toi aussi Alexis

"Nous avons besoin de savoir que nous sommes nombreux, pour nous mobiliser" (Etienne Chouard)

et comme dit Dieudo on a besoin de rire ! même avec l'immonde racisme de classe de nos maîtres !

28/02/2019

on ne peut vivre que par autrui

On ne vit, on ne peut vivre, en fait que par rapport à autrui, même quand on ne s’en rend pas compte, même les enfants qui ont plaisir à être seuls, ĉar tiam ils vivent des personnages (et des mondes entiers des fois !) qu’ils imaginent, même quand on admire la nature, car en fait si on est capable de faire ça, et avec plaisir, c’est soit qu’on le fait à deux, soit même seul qu’on est dans une vie où il y a quelqu’un (ou -ques uns) qui vous réchauffe(nt), qui vous nourrit, et vous aimante. "L'élan vital ne se fonde pas sur soi-même mais sur l'interaction avec les autres. On ne s'en aperçoit pas, sans doute, tant qu'on n'est pas exclu et rejeté de l'échange mais c'est le désir de l'autre qui nous fait vivre" (Jean-Claude Ameisen)

Autrement il n’y plu ia ajn vivo ebla. Ia ajn.

23/02/2019

Paroli kun vi denove

Paroli kun vi denove

 

Paroli kun vi denove,

eble jam ne havas sencon,

ĉar vi estas nur memoro...

Se mi aŭdus vian voĉon,

tute certe mi ekkrius

petante vian revenon,

sed via voĉo mutiĝis,

kiel la tagoj mutiĝas,

kiel kandeloj fandiĝas,

kiel la viv’ finiĝas...

 

Arquillos marto 2018

19/02/2019

Viroj kaj virinoj - la diferenco, jen la

TIKLEMUL’ KAJ GRUMBLULIN’

far GOTAINER

 


Plenridet’ kaj okulumad’
Ludhumur’ kaj ĉiam ŝercem’ :
Li la tiklemulo !

Paŭtanta pro ĉia ajn kaŭz’
Kritikemeca la humur’ :
Ŝi la grumblulino !

Tiklemul’ kaj Grumblulin’ !


Li bonule promenadis
Aŭ svingbrake aŭ man’ en poŝ’
Lia harpia karulin’
Sekvadis kun mallaŭda vip’.

Senripoze aŭdiĝis
Ŝia grumbl-argumentaĉad’
Li respondis per mokaĵoj
Li rebatis per ironi’.

Tiklemul’ incitetis
Kaj grumblis la grumblulin’
Grumblulin’ paŭtis, sed
Pri tio Tiklemul’ fajfis,

Tiklemul’ incitetis
Kaj grumblis la grumblulin’
Grumblulin’ paŭtis, sed
Pri tio Tiklemul’ furzis.

Laŭtempe li poetis,
Li babilis pri papili’;
Ts ! al ŝi estis kapdolor’.
Ts ! aŭskultu al l’televid’.

“ Mutu ja! ĉu vi frenezas ?
Infano vi estas ne plu !
Dum vi staras sidiĝu nu !
Piedviŝu, restu pura l’plank’ ! “

 

Tiklemul’ incitetis
Kaj grumblis la grumblulin’
Grumblulin’ paŭtis, sed
Pri tio Tiklemul’ fajfis,

Tiklemul’ incitetis
Kaj grumblis la grumblulin’
Grumblulin’ paŭtis, sed
Pri tio Tiklemul’ furzis.


Li fajfis „kristal-perloj“, dum
Pilolojn glutadis ŝi
« Vidu l’stelon ! », ekkriis li,
« Metu ŝalon » respondis ŝi.

Ŝi ne ŝvebis pli alte ol
Sia plejalta frizilo.
Dum li kuŝe sur sia dors’
Revis pri mil-unu noktoj.

Ĥĥĥĥ
Ĥgrrrrm !

Ŝi : la grumblulino !

Plenridet’ kaj okulumad’
Ludhumur’ kaj ĉiam ŝercem’ :
Li la tiklemulo !

Tiklemul’ incitetis
Kaj grumblis la grumblulin’
Grumblulin’ paŭtis, sed
Pri tio Tiklemul’ fajfis,

Tiklemul’ incitetis
Kaj grumblis la grumblulin’
Grumblulin’ paŭtis, sed
Pri tio Tiklemul’ furzis.

(refoje)


13/02/2019

Étienne Chouard est un monstre, un monstre de gentillesse et d'amour des gens


suite

ça plus Bernard Friot et on peut établir le socialisme, le vrai.
En attendant, lutte des classes ! Soutenons les gilets jaunes et Christophe Dettinger,

J'ai honte de la justice française mais vraiment honte" Et ne pas oublier une aide financière à sa famille (mais ne surtout pas passer par cet ignoble site leetchi ni par cette ignoble banque le Crédit Mutuel , en liquide ! en passant par ses amis et connaissances) le héro et sa famille.PNG

 

 

 

 

 

 

 

Soutenons aussi Ramous, que le régime essaye de neutraliser en lançant des "trolls" à ses trousses; vive Ramous !

https://ytube.tv/watch?v=5Q0d80ZpJHo&ok=1...

c'est (en dehors de François Boulo, hors-concours !) celui qui tient les propos les plus pertinents.

 

il est plus que temps de virer ce gouvernement de kapos au service du grand capital et de l'OTAN ! Et refus du compteur Linky : ça aussi c'est une lutte de classes.

 

Et défendre l'argent liquide aussi.

09/02/2019

en 1830, ou Vive Béranger quoi qu'on die !

Une chanson de Béranger

 

Il y a des chansons de Béranger qu'il ne faut surtout pas laisser "au cerceuil", comme on disait à l'époque, celle-ci par exemple. A-t-on déjà oublié 1830  Les Trois Glorieuses ? (la colonne de la Bastille, et son Génie de la liberté ont été érigés en leur honneur) et les valeurs dont s'est nourrie notre République tout au long de ces siècles?

 

LES TOMBEAUX DE JUILLET


Air d’Octavie


Des fleurs, enfants, vous dont les mains sont pures ;

Enfants des fleurs, des palmes, des flambeaux ;

De nos trois jours ornez les sépultures :

Comme les rois le peuple a ses tombeaux.


Charles avait dit : « Que juillet qui s’écoule

Venge mon trône en butte aux niveleurs,

Victoire aux  lys ! » Soudain Paris en foule

S’arme et répond : « Victoire aux trois couleurs !


Pour parler haut, pour nous trouver timides,

Par quels exploits fascinez-vous nos yeux ?

N’imitez pas l’homme des Pyramides :

Dans son linceul tiendrait tous vos aïeux.


Quoi ! d’une Charte on nous a fait l’aumone ,

Et sous le joug vous voulez nous courber !

Nous savons tous comment s’écroule un trône.

Dieu juste ! encore un roi qui veut tomber.


Car une voix qui vient d’en haut, sans doute,

Au fond du cœur nous crie : Egalité !

L’Egalité c’est peut-être une route

Qu’aux malheureux ferme la royauté.


Marchons ! marchons ! A nous l’Hôtel de Ville !

A nous les quais! à nous le Louvre ! à nous !

Entrés vainqueurs dans le royal asile,

Sur le vieux trône ils se sont assis tous. (1)


Qu’un peuple est grand, qui pauvre, gai, modeste,

Seul maître, après tant de sang et d’efforts,

Chasse en riant les princes qu’il déteste,

Et de l’Etat garde à jeun les trésors !


Des fleurs, enfants, vous dont les mains sont pures ;

Enfants des fleurs, des palmes, des flambeaux !

De nos Trois-Jours ornez les sépultures.

Comme les rois le peuple a ses tombeaux.


Des artisans, des soldats de la Loire,

Des écoliers s’essayant au canon,

Sont tombés là, vous léguant leur victoire,

Sans  même penser à nous dire leurs noms.

A ces héros la France doit un temple. (2)

Leur gloire au loin inspire un saint effroi.

Les rois que trouble un aussi grand exemple,

Tout bas ont dit : « Qu’est-ce aujourd’hui qu’un roi ?


Voit-on venir le drapeau tricolore ?

Répètent-ils de souvenirs remplis ;

Et sur leur front ce drapeau semble encore

Jeter d’en haut les ombres de ses plis .

 

N’oublions pas que les Révolutions, ces révolutions, dont autrefois les livres d’école pour nos enfants étaient pleins, ces Révolutions qui étaient les auspices tutélaires de  LA république, de nos institutions, de nos valeurs, françaises, ces Révolutions ont été faites par le peuple LES ARMES à LA MAIN, (eh oui! la "violence" ! comme on la stigmatise de nos jours ..... - c'est pratique, hein ! surtout  quand les flics eux ne s’en privent pas !!! ..., et sans aucun risque de sanction ! .... - que dis-je? le « terrorisme », mot dont on qualifie maintenant la moindre illégalité (sauf les délits financiers !… curieux non ?) et que le siècle précédent, et encore le XXème jusqu’à 1945 inclus, loin de diaboliser à glorifié, et ses martyrs), le peuple soulevé contre les rois du temps.

 

- que reste-t-il maintenant de toute cette mystique de l égalité qui nous a nourrit pendant deux siècles ? il est temps de se réveiller et de se rendre compte  …….

 

Allez! cette chanson, relisons-la encore un coup et apprenons-la par coeur.


Un souffle de l’air de ce temps,  ça ferait du bien non ?

comme un « bon coup de Chambertin » (autre chanson de Béranger, quand il était en prison, car il y est allé plusieurs fois, comme Bové ! et d'autres ... et bien loin d'en avoir honte des amis inconnus se découvraient qui lui envoyaient de l'autre bout de la France des paniers de bonnes bouteilles dans sa cellule), est-ce que ça nous aiderait pas à se remettre sur les pieds non ? et dans le sens vertical.

 

(1)  par exemple quand est-ce qu’on verra le peuple investir les hotels de grand luxe des « Centre d’Affaires International » que des gorilles privés à badge au cou, et  talkie-walkie  sous leurs smokings noirs, leur interdisent d’un ton de kagébistes ? ou s’asseoir à la file dans les fauteuils de Bolloré, Niels et Lagardère ?!

(2)    et surtout de ne pas trahir leur exemple ! et les valeurs qui les ont soutenus.

Pareil, sans remonter si loin, pour l’esprit du programme social de la Résistance  (vous connaissez cet appel d'ancients résistants ?)

Comme Giuseppe Belvedere,

comme Béranger, comme les insurgés (armés et violents) de 1830, Christophe Dettinger ne s'est pas battu seulement pour lui-même mais pour tout le monde, il est le combat du peuple français