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04/02/2018

pour ne pas oublier Frida Boccara


27/01/2018

sur mon chien gourmand et tendre, sur sa patte maladroite

Parmi les choses sur lesquelles le poète Paul Eluard écrit le nom de la liberté il y a:

"Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J'écris ton nom"


c'est beaucoup mieux qu'y écrire un n° tatoué! ....

ou, encore pire  une puce électronique (cancérigène) prélude à ce qui attend aussi les humaine,

face à cette barbarie ignoble et puante, refusons toutes les logiques de flicage, y compris celles de la SPA !
et opposons en guise de drapeau ces 4 vers +1

(et c'est valable aussi pour les chats)

le conditionnement mental qu'on nous a concocté pour qu'on accepte, qu'on réclame! le tatouage de nos chiens et chats, tout ce faire-peur sur les trafics de chiens pour les laboratoires n'était que des artifices et qu'un prétexte ! pour nous habituer, conformer nos esprits, c'était la première étape ...

et maintenant une humanité en laisse

ET MAINTENANT

l'horreur

 

où on voit bien à quel point ceux qui ont accepté d'implanter des puces RFID à leurs animaux domestiques ont pavé le chemin de l'enfer pour les humains aussi !

 

21/01/2018

la fin de l'amour

http://zamenhof.blogg.org/la-fin-de-l-amour-a115557942

« Le soleil a rendez-vous avec la lune »

…….   
« ici bas souvent chacun pour sa chacune

chacun doit en faire autan » 

Eh oui ! il fut un temps où on trouvait normal que « chacun ait sa chacune », et réciproquement.

c'est loin tout ça
le temps où
on vivait en famille chaque jour par amour ou par nécessité en vue de rendre l'existence vivable tout simplement.

Mais maintenant, d’abord il n’y a plus que l’idée de deux chacuns ensemble ou de deux chacunes ensemble qui soit valorisée !
Et puis c’est l’époque où les femmes considèrent que "une femme sans homme c’est comme un poisson rouge sans patin à roulette".  Il n’y a plus que des hommes, à ne pas penser pareil, mais ils ne le disent pas ! ils sont bien trop complexés par le terrorisme intellectuel du temps, et crèvent en silence tout en disant « amen ».

Alors chacun (ici « chacun » = chacun et chacune) dérive tout seul avec « chacun son corps », réservé seulement pour les infirmières du pouvoir médical et le thanathopracteur du funérarium ; chacun s’agite tout seul entre deux métros et trois boites de conserves, entre son appartement de banlieue  et le crématorium. Maintenant le désir est invariablement décrit comme celui d’un chien pour un bifteck, la tendresse comme une violence, la beauté comme attentatoire à la dignité de LA femme, faire l’amour comme une perversion, la complicité comme une aliénation, l’attachement comme une maladie mentale !

Quand à l’amitié n’en parlons pas ! on a trop peur que ça puisse être accusé d’être sexuel, donc pervers, à une époque où même les enfants ne se tiennent plus par la main, pensez donc, les adultes !

En définitive la fameuse « libération sexuelle » qu’on nous a tant vantée n’a pas du tout libéré les relations entre les sexes, au contraire. Elle n’a servi qu’à renforcer le puritanisme, et à rendre les gens plus paranoïaques et plus constipés. Soit dit en passant, la pudeur du temps passé était finalement beaucoup plus saine que celle de maintenant. On cachait, que ce soit les choses, les mots, les désirs, mais on suggérait : çe qui donnait à la fois plus de confiance et de sécurité, et de liberté, et de convivialité. Maintenant on montre, on dit,  on enseigne, le tout le plus crûment possible, mais on interdit ! et, comme on est quand–même gêné, on se réfugie dans une sexophobie (qui ne s’avoue pas) crispée et paranoïaque, et on criminalise le désir ! Ce qui fait qu’au lieu d’être plus libérés on est plus complexés, et la société s’éteint sous une chape de peur et d’autocensure, et de perte du lien social (tandis que la suggestion permettait de faire cohabiter le désir et la  décence, et les contacts humains au niveau qu’on voulait bien). Ce qui suscite, ou le cynisme, ou l’hystérie criminalisatrice, et le fossé entre les êtres.
http://www.youtube.com/watch?v=k0ccz207jDs


Et en plus : http://www.bastamag.net/article2827.html

   

Bientôt la sexualité sera aussi interdite que le tabac, on commence à nous y préparer, le climat monte.
On parie?

   

on est bien dans cette société dénoncée par Marc-Edouard Nabe :

"Les asexués obsédés de sexe et qui ne baisent plus, ces filles qui portent des mini-jupes mais ont une burqa dans la tête " 

et par Israel Shamir :

" Enfants de la révolution vaincue de 68, nous étions libres d'aimer, de fumer, de penser et d'agir. Nous pouvions voyager et prendre l'avion sans être déshabillés à l'aéroport, et on ne nous confisquait pas nos gaudrioles.
Nous pouvions faire l'amour et fumer dans les cafés. Depuis, c'est la dégringolade; toute fumée est bannie, et la pensée libre a été incarcérée entre les barreaux du Politiquement Correct, et l'action politique réduite à l'inscription à des groupes sur facebook. L'amour est devenu un véritable champ de mines sous des lois victoriennes."

commentaire trouvé sur le net : "on prépare une génération entière de femmes qui crèveront toutes seules à 70 ans dans leur appartement, absolument toutes seules avec leur chat et leur sac Vuitton.
Et pour les hommes, ça sera pas mieux (solitudes, maladies insoignables pour cause de fin de la sécurité sociale programmée, suicides, conséquences de la consommation de drogues et d’alcool). Ma génération s’est tracée un avenir tout simplement sensationnel.
Là, je m’adresse aux hommes qui ont entre 20 et 35 ans, comme moi : si vous voulez vous faire une bonne idée de comment vivront les hommes de notre génération dans les années à venir, allez voir comment ça se passait pour la majorité des hommes en Russie dans les années 90 (longévité merdique, maladies dues à l’alcool, chômage de masse, misère, solitude généralisée...génération sacrifiée). Ça nous pend au nez ! Mais il ne faut pas que vouv vous en plaigniez, vous vous feriez traiter de fasciste !"

Souvenez-vous de Jean XXIII quand il était séminariste et qu’il faisait bien attention pour ne pas lever les yeux sur les filles, on lui avait apprit à « éduquer son regard » et à « maîtriser ses pulsions » comme on appelle ça maintenant !...
bref L’Eglise sortie par la porte est rentrée par la fenêtre. Les Talibans ont gagnés la guerre ! Regardez les images d’autrefois, les films, etc et vous verrez : la France en fait n’a jamais été aussi puritaine depuis 1 siècle et demi ! Maintenant tout ce qui est désir est tabou. A la rigueur on admet encore que des gens copulent (n’utilisons plus l’expression « faire l’amour », ce n’est plus du tout ça !...) mais à condition que ce soit purement mécanique (partenarial !) sans désir (surtout !) sinon c’est pervers ! Ils ne se rendent pas compte que c’est leur puritanisme qui est pervers, et qui est un refus de l’humanité et de la communication, et la peur devant les sentiments.

autre commentaire, fin novembre 2017 :

Maintenant que les femmes nous traitent de porc, il est évident que la poupée sexuelle est notre avenir à tous. Une amie me demandait comment nous les hommes ne devenions pas tous pédés avec la haine masculinophobe qui sévit. Sa question devient légitime.

14/01/2018

vive l'école à la maison la liberté et l'humanisme !


11/01/2018

la prière de la Charlotte - Jacques chancel


10/01/2018

"Je suis désolée"

« Je suis désolée » Non ! Elle n’a pas bien l’air désolée ! D’ailleurs si elle était vraiment désolée, on n’aurait pas le droit de le dire, maintenant on appelle ça « faire une dépression nerveuse ». Et si elle l’était il y aurait aussitôt toute une brassée d’apparatchiks qui se jetteraient sur elle pour la sommer d’aller se faire soigner, comme si c’était une maladie

06/01/2018

moi en 2002

écrit sur mon journal intime en 2002 :

  1. Je n’ai pas la fécondité littéraire d’un Cioran pour être capable d’exprimer cette souffrance, ce regret vain de ne pouvoir embrasser toutes les vies des hommes du passé (de l’époque 1800 par exemple) dans mes bras vains, de ne pouvoir les assimiler à ma chair vaine, ni d’avoir les vains sentiments à la mesure de cette vaine tâche. Et puis d’être trop petit pour toute la quantité de vie possible. Que tous les autres laissent de côté sans la voir.

 

    1. Voici venir la belle saison, i. e. le temps des brouillards,  si beaux brouillards, la saison où je me retrouve seul au milieu des français-moyens à la con, larves sans vie annexées à leurs voitures. Le temps où il faut se taire. (4/11/92)

 

  1. Eliot, tu es une pauvre petite bébête. Et le pire c’est que c’est vrai. Pauvre petit rond de chair vivante ; mystère de l’être, du destin, de la conscience, du temps, de la création ; pauvres petits ronds de chairs vivantes de par l’espace.

 

4)S Les bonnes-femmes comme C. ça n’est pas étonnant qu’elles n’aiment pas les études et que la culture elles n’en aient rien à fiche. Les études c’est ce que font les enfants, donc c’est indigne d’un adulte ; la culture c’est ce à quoi sont initiés les enfants donc un adulte laisse ça de côté ( y compris la poésie, que notre époque a ravalé au rang de gadget pédagogique, et à part ça on s’en détourne complètement ; idem la philosophie, ce qui est sinistrement révélateur). Les ragots de couloirs et les papotages vides et oiseux : voilà qui est bien plus intéressant ! et les mesquineries irrationnelles, voilà la seule chose digne des adultes !

La joie, la curiosité, l’intérêt sérieux, la fantaisie imaginative, ce sont des trucs d’enfants ; aux adultes seuls siéent le rire gras ou raciste, les plaisanteries niaises de rigueur et la langue de bois et la négociation des magouilles.

05/01/2018

évolution de ma situation financière

Toute une vie de travail, toute une vie de travail de mon oncle (pas la mienne) comme installateur-réparateur d'électronique médicale, qu'il a à peine dépensé et entassé sur des plans d'épargne, voilà ce dont je me nourris maintenant, via les compléments de pension que je me fais payer (avec la retraite de 1300 machins ça ne suffirait pas) et toute une vie de travail, dans la pauvreté, de mon père, qui lui a donné droit à toutes les pensions qu'il recevait, plus tout l'argent patiemment économisé, a permis qu'il me paye la première maison (qui ne me rapporte plus rien à cause de locataires escrocs et scélérats, et que je finirai pas vendre, pour en faire quoi ? Une quatrième « assurance-vie ?).

sept 2012 :

J'ai commencé par être très pauvre – même qu'une fois un inspecteur des impôts est venu voir mon père, il ne voulait pas croire qu'on puisse vivre avec si peu, mais mon père lui a répondu que comme on n'avait pas de voiture, on ne partait jamais en vacances (le premier voyage lointain que j'aie fait, et aussi maman, fut en 1971 pour aller voir René Wargniez en traversant toute la France, à partir de là on en a fait d'autres), maman faisait ses robes et mes vêtements, on se nourrissait principalement de pommes de terre à l'eau (et des beefsteaks aussi il faut le dire), comme on avait un logement de fonction on ne payait pas de loyer; en fait nos ressources étaient faites de plein de petites sources additionnés : le mini-salaire de mon père comme chantre-organiste-sacristain, celui qu'il touchait à monter des chapelles mortuaires chez les gens pour le compte de l'entrepreneur de pompes funèbres, la pension d'invalidité qu'il touchait depuis l'age de 16 ans pour ses trois doigts coupés, le loyer de la maison de maman (eh oui ! Pauvres mais propriétaires), plus tard il y eu des lois de passées et maman s'est mise à toucher une retraite d'« aide familial agricole » et papa aussi, et puis bien sûr il y avait les commissions qu'on touchait en tant que correspondants de la vente par catalogue des Galeries Lafayette; une chose que papa n'a pas dit à l'inspecteur bien sûr c'était qu'il piquait aussi dans la quête de la messe, qu'il était chargé de compter – la maison n'avait bien sûr aucun « confort moderne », que seuls les bourgeois, avaient à l'époque; WC au bout de la cour ou petit pot de chambre, un robinet pour se laver (c'est de là que j'ai pris goût au fait de se laver à l'eau de Cologne, plus efficace et plus agréable) pas de machine à laver bien entendu, ni rien de tout ça. Même qu'au tout début il n'y avait pas non plus l'eau courante, mais une pompe qui puisait dans une citerne les eaux de pluie, mais dans la rue la municipalité mettait des bornes-fontaines (gratuites) à disposition des riverains (eh oui ! Maintenant réfléchissez un peu : l'eau courant ça a signifié l'entrée dans le rapport marchand …. tout bénef pour eux en fait … c'est comme l'abolition de l'esclavage, tant vantée en 1861, beaucoup de propriétaires étaient pour, car plus besoin de nourrir, vêtir, loger, soigner ses esclaves, ils passaient de l'état d'esclave à celui de salariés, à condition de trouver un travail ! … , et à eux de se démerder avec le peu qu'on leur donnait, sujet à creuser, et actualiser sur les choses qui se passent maintenant). On était (maman était ! Et selon elle papa en était jaloux, je ne le crois pas, mais il a toujours souffert de n'avoir jamais eu de maison à lui) propriétaires, mais on vivait dans une maison de fonction louée à titre gracieux par la paroisse, pour moi c'était « notre maison », « chez nous », et lorsque un incident vint me rappeler que en fait la maison n'était pas à nous, et qu'on pouvait en être foutus dehors à volonté par le curé, ça m'a très déstabilisé.
Donc on était très pauvres, mais moi je ne le ressentais pas du tout comme ça, malgré les patates à l'eau et les meubles bricolés avec des grandes caisses en carton. Je savais bien que faire des voyages, par exemple à Moscou, c'était des choses que je ne ferai jamais (je ne me doutais pas qu'un jour je ferai un voyage en Inde et un en Ouzbékistan ! et que j'aurais pu même en faire beaucoup plus …), que « c'était pour les riches », de même que d'avoir le téléphone ! Même si je me plaisais à rêver devant les cartes géographiques de si j'étais roi et pouvais recevoir un de ces pays en royaume lequel je choisirais ? Ou d'avoir les moyens de se faire créer dans mon jardin un labyrinthe comme je les aimais, bien grand et bien compliqué. On était même moins riches que des ouvriers, sans doute, mais dans un sens on était plus riches que les ouvriers, culturellement, on jouait aux cartes, maman quoi qu'inculte (et refusant de croire que l'homme était allé sur la lune, se demandant plutôt si les étoiles n'étaient pas les lumières des gens qui habitent là-haut) faisait des tableaux à l'huile (et bien sûr des tas de broderies, tricots et autres travaux d'aiguilles en tous genres), papa faisait des championnats de mots-croisés, harmonisait des pièces musicales pour l'église, et s'achetait le cours de composition musicale en quatre volumes professé par Vincent D'indy à la Schola Cantorum, et moi je feuilletais des heures durant les six volumes du dictionnaire encyclopédique Larousse en 6 volumes.

Plus tard, après avoir à une certaine époque du à plusieurs reprises coucher dans des asiles de nuits pour SDF (et même une fois passé la nuit assis à côté du feu que les clochards allumaient auprès des halles de Reims), je me suis retrouvé enfin salarié, fonctionnaire, dans un monde moderne. Et alors, j'ai, comme j'ai dit, joui d'un niveau de vie, que je ne pourrais tout juste que ….. retrouver !! maintenant que grâce à l'héritage de mon oncle, je suis, théoriquement, deux fois plus riche ! il y a eu entre temps tant de dégradation dans le pouvoir d'achat général des salariés français ! ….. depuis le début du « Grand Bon en Arrière » par lequel le grand capital, avec l'aide tant des ses copains « socialistes » que de la droite classique d'en face, a entrepris de nous enlever tout ce qu'on avait acquis en 1945 ! Bref je me suis mis, à aller au théâtre, au cinéma, en vacances, voyages ou stages, acheter des livres, des bibelots, rêver même de lithographies, à manger régulièrement au restaurant, et passer toutes mes soirées au café. Et puis aussi, suite aux résolutions que je m'étais faites dans ma période chrétien (ou presque), et intellectuel de gauche, je me suis mis à faire chaque mois un don de cent francs pour diverses « bonnes causes ». Depuis j'ai augmenté les cent à deux cent, et maintenant que « me voilà riche », je n'ai pas pu faire moins que de passer à 300 (soit 45,73 de ces sales machins états-uniesques qu'ils apellent « euros »). Comme j'ai dit, depuis 1981, paradoxalement (?), les augmentations d'échelons des fonctionnaires, bien loin de constituer un avancement, n'ont plus servi qu'à compenser, pour ceux qui vieillissent, (mais ça veut dire que les jeunes qui entrent dans la carrière sont de moins en moins payés, maintenant on est à – 30%), la perte de pouvoir d'achat qu'ils nous imposent à chaque revalorisation annuelle, toujours un peu inférieure à l'inflation (officielle ! ….).

Puis je me suis retrouvé propriétaire de deux (même un certain temps trois) maisons, toutes payées en fait n'est-ce pas, essentiellement avec l'argent de mon père, la première c'est quasiment lui qui me l'a payée, et de maman, dont j'ai finalement vendu la maison, bref, et jusqu'à maintenant (voir la suite) je n'ai jamais été qu'un vautour, c'est comme ça en fait que je suis devenu riche, avec les cadavres des autres.

Et pendant un moment j'ai été avec une femme qui était dans un sens plus riche que moi, et dans un autre moins, car avec son gros salaire de sage-femme elle devait payer les études, en boites privées, de ses deux enfants, et les réparations de sa grosse voiture, et question mentalité et relations aussi, dans un sens plus bourgeoise, et « notable », et elle aimait ça ! et en même temps plus ouvrière, et en dépit de ses grands discours, et ses grands diplomes, nettement plus inculte que moi, niveau « les feux de l'amour » en fait.

Et voilà, maintenant « grâce » (grâce à la mort ! Faut-il s'en féliciter ?) à l'héritage de mon oncle, me voilà riche - enfin tout est relatif ! - me voilà deux fois plus riche, en capital du moins, je pourrait m'acheter « tout » ce dont je pourrais avoir envie, l'ennui c'est que je n'ai plus envie de rien !

Voilà

Je pourrais m'acheter carrément encore deux maisons supplémentaires et les louer, mais j'ai déjà assez de problèmes et assez de dépenses avec une ! Et je me rends compte maintenant (mais ça ne suffit pas à me faire comprendre par exemple comment vivait mon oncle justement, deux fois plus riche que moi : car il ne faut pas perdre de vue que plus de la moitié de ses possessions est allé à l'Etat, donc ça faisait une sacré somme ! mais vivant de ses légumes et de son mouton dans sa baraque qui avait l'allure d'un squat de chiffonnier), que quand on a été habitué à vivre chichement on ne saurait plus prendre l'habitude de dépenser. Résultat, je n'ai presque pas changé mon mode de vie.

Je n'ai donc même pas retrouvé en fait mon niveau de vie des années 80, car dans la société actuelle il n'est plus possible d'aller au théatre, et même aux concerts d'orgue, sans avoir réservé plusieurs mois à l'avance; les centre-ville devenus avec ces immondes caméras de vidéo-surveillance, des morceaux d'Union Soviétique sous Staline, sont à fuir; des voyages lointains, il n'y faut plus compter, je n'en ferai plus jamais - tout perdu ! - pour des raisons de plusieurs ordres... L'une d'elles étant que pour voyager loin (sauf si on va à Hanoï en passant par le Transsibérien comme j'aurais pu le faire cet été …) il faut prendre l'avion, et que dans la société actuelle on a PEUR de passer ce genre de frontières, ça crée trop d'angoisse, et il faut se faire traiter comme des acteurs de film pornos ou des juives du ghetto devant les soldats nazis. A vomir !

Il ne me reste plus qu'à mourir entre mon ordinateur branché sur Internet et mes deux chats, et mon jardin qui dans les camp de concentration totalitaire qu'est devenue la France actuelle, ne m'appartient même plus. En 1960 j'étais plus riche. Et d'abord riche d'amour et de câlins.

29/12/2017

visage

Je me lave toujours longuement le visage avec la gant de toilette, c'est un besoin vital, c'est sans doute parce que que je manque énormément de caresses.

qui n'a pas connu le bruit d'un poste radio à ondes courtes mal réglé n'a rien connu !

Qui n'a pas connu les ondes courtes durant le XXème siècle, cet océan agité, plus beau plus évocateur et plus mystérieux que toutes les oeuvre de musique "contemporaine" électroacoustique, n'a rien connu!!
Cette symphonie de postes de radios, évanescents ou, tout à coup, éclatants, avant de à nouveau s'esquiver, en des dizaines de langues mystérieuses, diffusant on ne sait quelles émissions mystérieuses, des bribes de musiques de tous les coins du monde, et parfois classique, ces glissandos, gargouillis indescriptibles, crachottements, tempêtes virtuelles des ondes, Maelströms vertigineux, semblables aux "scrogneugneux" continus de ma chatte Poupounette quand elle était "pas contente"! Et tout ça dans une mer de bip-bip des milliers d'émissions en morse, oh combien mystérieux eux-aussi, forcément (il parait qu'ils sont abandonnés, et même interdits [qu'est-ce qui n'est pas interdit de nos jours !] ), comme les neutrinos dans lesquels nous baignons!
Hélas ! trois fois hélas ! récemment j'ai reessayé d'écouter, grâce à mon, notre, vieux poste à lampes, www.ipernity.com/doc/r.platteau/2150374 qui ne capte pas la modulation de fréquence mais qui captait non seulement les grandes et petites ondes (et qui était réglé pour capter Hilversum, Florence ou Sottens) mais les ondes courtes et les ultra-courtes: il n'y a presque plus rien, et le nombre d'émissions diminue d'année en année. Bientôt ce sera le silence total sur ces ondes.....
tout un patrimoine culturel, tout un patrimoine de rêve, un siècle de vies (ça a duré prés d'un siècle de l'histoire de la terre, et, comme tout, ça a pris fin, apparemment) c'est plus dramatique que le dynamitage des bouddhas de Bamiyan ! Et les enfants de maintenant ne sauront pas ce que c'est que ce bruit - parfois si agaçant ! - mais si fascinant d'un poste onde courtes mal réglé !!!