Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

03/01/2022

le plus beau poème d'Eric Tellenne

Le plus beau des poèmes d'Eric Tellenne, lisez-le, apprenez-le par cœur (un poème c'est fait pour être appris par cœur. les poèmes qui ne méritent pas d'être sus par cœur ne méritent pas non plus d'être lus !), lisez-le à haute voix, sentez-en l'harmonie, et l'émotion, essayez de le comprendre, de l'interprêter, méditez-le, nourrissez-en votre vie.

 

Enfant quand tu liras ces pages

Je serai mort depuis longtemps

J’étais celui que tu attends

Je n’aurai pas vu ton visage.

 

 

Eric Tellenne

(la Clé des Chants page 223)

27/12/2021

Leur cimetière est un lieu sans raison

« Leur cimetière est un lieu sans raison » (Paul ELUARD – à Saint-Alban)
Je regrette : Valéry a raison : les vers une fois écrits peuvent être interprétés par chaque lecteur comme il l’entend, le poète n’a plus de droit sur eux, et ne peut imposer sa vision, celle qui l’avait inspiré, le vers vit sa propre vie, et peut prendre plein de sens
Oui le cimetière des hommes est un lieu sans raison, la Terre, la nature, que fait parler Vigny (dans La maison du Berger, relisez ce texte "incontournable") est un lieu sans raison.


« les inconnus sont morts dans la prison » pas seulement les asiles psychiatriques sont des prisons (et de nos jours de plus en plus la société toute entière ! c’est leur but) la vie, et la nature physique, en est une de prison ; le temps est une prison. La plus dure et fermée de toutes.

26/12/2021

viens à la maison


il est mort

08/12/2021

vous avez dit "dépression nerveuse" ?

vous savez que la vulgate psycho-machin-chose refuse aux êtres humains le droit au chagrin, et le droit au malheur !

Et que en conséquence si quelqu'un est au désespoir, pour des causes on ne peut plus concrètes et justifiées les "curés" de nos maîtres actuels  refusent d'en reconnaître la réalité en disant "il fait de la dépression nerveuse" !

Un homme aussi intelligent que Henry de Montherlant lui aussi proteste contre cette imposture dogmatique, il a dit en 1961 :

.

« Le monde d’hier, on le voit, et bien plus encore le monde contemporain, qualifient de morbides des états qui sont tout naturels et logiques, et qui sont la santé même. On m’a parlé d’un homme de quatre-vingt ans, qui fut une figure brillante de la société parisienne, à présent paralysé, célibataire sans famille proche qui s’occupe de lui, impécunieux au point de devoir quitter son appartement et se priver d’une servante qu’il ne peut plus payer, Et la personne qui me parlait de lui ajoutait : « il fait de la dépression nerveuse » Moi j’aurais dit : C’est un homme qui est au désespoir.

(Henry de Montherlant : notes de 1961-1962 – en annexe à « Le Cardinald’Espagne » ed.Folio)

 

(la vulgate des psycho-machin-chose en tous genre, donc de la bourgeoisie intello, donc de la bourgeoisie (comme le montre Orwell dans son roman, et comme je l'ai constaté à la lecture assidue 20 ans durant du Monde, les classes bourgeoises sont plus que le peuple soumis au panurgisme, au conformisme, au "penser-correct", dans les clous, aux modes intellectuelles) est non seulement athée, mais imprégnée de l'idéologie de ce que j'appelle "La Secte des Adorateurs de la Mort") : sérénité, néant, vide,euthanasie, avortement, "mort sereine", "think positive", bouddhisme rive gauche, psychanalyse, et tout ça. (Et ce que Zygmunt Bauman appelle "le monde liquide", "buvez ! éliminez !")
Aussi la croyance aux miracles, l'espoir d'une vie après la mort plutôt que du néant éternel, les valeurs d'amour de la vie et d'amour tout court, leur font horreur ! et : "les premiers seront les derniers" "celui qui n'acceuillera pas le Royaume de Dieu comme l'acceuillerait un petit enfant, celui-là n'y entrera pas, "heureux les humbles", etc, ils sont totalement allergique à ça et le méprisent souverainement. D'abords parce que ce sont des "gagneurs" ! l'"elite" comme Macron. Et puis leurs principes psychanalytiques y sont tout à fait opposés.)

02/12/2021

la reine morte pièce de Montherlant

Si vous voulez lire sa traduction en Espéranto :

 Traduite en Espéranto par André Cherpillod la prose splendide de Montherlant, pièce complexe et troublante, étrange, vénéneuse, exaltée et amère, tout Montherlant, peut-être sa plus grande (quoique, "Le Cardinal d'Espagne" !)
Jen bele tradukita far André Cherpillod (en 1986, unu el liaj plej unuaj esperantlingvaj libroj) la forta kaj riĉa stilo de Montherlant ( http://www.ipernity.com/blog/r.platteau/136723 )

jen frazon de la teatraĵo :
INES (ĵetante sin en liajn brakojn)
Ne parolu ! Ne parolu ! Lasu min eltrinki. Mi tiel soifis je ci. Mia Dio, asistu min en tiu supera feliĉo ! Ŝajnas ke ekde nun mi ne plu povos havi feliĉon ne najbaran je frenezo...
PEDRO
Ines, se ci...
INES
Nu, ne parolu ! Tiu momento kiu eble neniam plu ekzistos. Poste, preta elporti ĉion. Sed tiu momento ne foriĝu. Momento, ankoraŭ momenteto, ke mi ripozu sur la ŝultro de l'viro, kie oni ne mortas. Esti tie, kaj ke tio estu permesata, kaj pensi ke la tero povas porti tiajn aferojn, kaj ke tamen malbono kaj morto daŭrigas sian ekzistadon; kaj ke ankaŭ ni devos morti !

une autre citation de Montherlant (en français !) :

http://www.hautetfort.com/admin/posts/post.php?post_id=56...

30/11/2021

vive les boissons alcoolisées !

sérieusemnt ! dans notre époque de dictature totalitaire ayatollhesque, les boisons alcoolisée, et êmme les bissons fortes, sont le symbole le paradigme, le pilier, de la liberté, de l'humanisme et de la Civilisation, soyez-en sûr !

traduction anglaise d'un très beau poème chinois :
Returning Late on the Road from Pingquan on a Winter's Day

de (Po Kiu-yi)   

The mountain road is hard to travel, the sun now slanting down,
In a misty village, a crow lands on a frosted tree.
I'll not arrive before night falls, but that should not concern me,
Once I've drunk three warm cups, I'll feel as if at home.
 

译者未知

山路难行日易斜
烟村霜树欲栖鸦
夜归不到应闲事
热饮三杯即是家
 
 
la plus belle chanson de Juliette - Petite messe solennelle :
 
 
de Qian Weiyan (962-1034) :
.........
Mi jam sentas kadukiĝon,
ĉar aŭtuno mia jamas veni.
En spegul’ mi vidas
miajn harojn kaj vizaĝon
kaŝe ŝanĝojn preni.
Iam mi malŝatis drinkon
pro malsano, sed nun mi festeni
volas per alkoholaĵo tas’ post taso
por ebrie min kateni.
 
I'll feel as if at home !
 
et surtout lise ce billet du 2/12/2020  http://miiraslimake.hautetfort.com/archive/2019/01/16/cha...

21/11/2021

culture

3 vers tout à la fin d’un poème de Maurice Fombeure, évoquent le problème, pour moi tragique en effet, de tout ce qu’on fait découvrir aux enfants dans leurs études, et que une fois adultes ils se dépéchent d’oublier, et de vivre banals, incultes et indifférents, comme si ils ne les avaient jamais apprises.

Billevesées, coquecigrues,
Ils vous auront connues en vain
Dans leurs enfances disparues !

Je regrette, moi je refuse d'oublier - mon enfance non plus ! je suis toujours le même être qu'à dix ans - ni de cesser de me cultiver et de jouir et de découvrir et d'admirer. Mais je crains bien que c'est une très rare exception.

 

13/11/2021

VIVE LA CULTURE GENERALE !

 POUR TOUS !

Comme l'avait dénoncé Viviane Forrester dans son livre génial (et qu'il faut absolument relire, si on ne l'a pas déjà dans sa bibliothèque) "L'horreur économique", la formation pour futurs chômeurs, dans le meilleur des cas esclaves précaires du grand capital, réduite à l'acquisition de "compétences", des compétences qui les rendraient (peut-être !) "employables", est une aberration, dans un monde où l'avenir de beaucoup est le risque de se retrouver à la rue, SDF, ou chômeur tournant en rond chez lui (dans le meilleur des cas !); la culture "inutile", la bonne vieille culture générale (y compris la cosmographie et la botanique !) devient encore plus indispensable ! car elle leur permettra d'avoir un monde à eux, d'avoir des choses à se raccrocher même si ils se retrouvent démunis, et de ne pas devenir des loques ni des pantins vidés bons pour la dégringolade. (ah mais bien sûr la culture ça peut les inciter à penser , l'histoire par exemple  http://miiraslimake.over-blog.com/article-879749.html et par exemple à contester le modèle du camp de concentration dans lequel on les enferme ; eh bien tant mieux ! mais on comprend que ces gens ne le veuillent surtout pas).

et

une guichetière de la Poste qui a lu La Princesse de Clèves est très certainement plus compétente, réactive et agréable que telle autre dont le vocabulaire et la pensée se limiteraient aux formules mécaniques apprises pendant ses stages de formation éclair.

 (hein ?! vous en avez certainement entendus des "petits jeunes" esclaves attachés à leurs bancs de galériens des "centres d'appel" (Comme les a montrés le film de Pierre Carles "Attention Danger Travail !") qui vous récitent leurs formules pour essayer de vous vendre la camelote de leurs maîtres, quand le téléphone sonne de nos jours ça n'est plus que pour ça)

Et n'oubliez pas : "Votre patrimoine intime est plus important que votre position sociale"   (citation trouvée sur la revue "Morphéus")

Et les "classiques", contrairement à l'ignoble et mortifère tendance actuelle on ne saurait trop insister sur l'importance des classiques, de faire étudier les "classiques".  Et de les faire éplucher à coups d'explications de texte (et de récitaton à apprendre par coeur bien sûr) et méditer à coups de dissertations.
Il faut une base commune, des citations que tout le monde connaît, des thèmes de réflexion sur lesquels tout le monde a planché.

Seulement on peut penser à les moderniser un peu, et y introduire de nouveaux, par exemple je verrait bien l'étude des tragédies classiques remplacées par "Le facteur humain" de Graham Greene ou "Les héritiers des 7 royaumes" de Ya Ding, le Sermon sur la mort de Bossuet par "Madrapour" de Robert Merle. "Les mémoires d'Outre-tombe" de Chateaubriand par "Le bonheur d'être suisse" de Jean Ziegler. Ils le vaudraient tous et pourraient être des sources inépuisables de sujet de dissertations.

 

Vive les russes ! ils n'ont pas encore perdu le goût de la poésie :

Il est impressionnant de voir à quel point les Russes connaissent la poésie et la littérature. Ils peuvent vous citer des stances et des vers de leurs poètes et écrivains favoris. Ils prennent le temps de faire de longs toasts qui veulent vraiment dire quelque chose. Ils reconnaissent que la vie contient une part de poésie. J’ai un grand respect pour l’attention qu’ils portent à leur histoire et leur culture. Leur amour pour la parole et l’écrit est profondément enraciné. (source http://lesakerfrancophone.net/pour-lamour-de-la-russie-12/ )

aussi l'évolution actuelle des programmes du secondaire est une vrai tragédie (et une aberration, et marche je crois dans les but de l' "élite" de réduire le peuple à un troupeau précarisé, déshumanisé, tittytainmentisé à sa batte). Ecoutons le témoignage du plus brillant matématicien français :

http://jre2014.fr/lafforgue-je-ne-fais-plus-confiance-a-l...

son message est vraiment paradigmatique un pilier à garder et à diffuser (si on peut !!)
moi aussi je suis persuadé que de transmettre la connaissance (intime, avec explications de textes, dissertations, récitations mémorisées à vie, etc) des classiques, des langues, des sciences (y compris la cosmologie et la botanique, la botanique était déjà disparue de mon temps mais la cosmologie était toujours au programme, l'est-elle encore ?) et l'histoire bien sûr !

lui aussi il est effaré devant l'évolution de contenu des programmes ! en effet il y a de quoi pleurer, c'est un vrai suicide !
"je pensais que ce qui se passait était tellement absurde, qu'il suffirait de prononcer quelque phrases de bon sens pour que tout le monde se mette d'accord"
"pas plus qu'à l'école privée sous contrat qui a suivi le même chemin" (et l'école hors contrat ? je serais curieux de le savoir. parfois on reçois des demande de dons pour les aider, j'aimerais savoir si ça vaut le coup)

ce n'est pas une question de nostalgie comme le prétend le rapporteur dont la seule voix me donne des boutons !  mais une question de bon sens.

 

Ah ? Quand-même ! Il y a moyen de copier/ coller run texte, incroyable !!!!!!!

je suis très surprise à la lecture de cet article ,il donne un éclairage différent, qui croire ? le voici :
 Françoise Candelier, institutrice durant 30 ans dans le public, qui a créé une école hors contrat à Croix, dans le Nord.
"Je suis passée directement du public au privé hors contrat sans connaître le privé sous contrat. Je l’ai découvert à travers les enfants qui en viennent, c’est-à-dire à travers ceux dont les parents ont décidé de les en faire sortir. Or maintenant que je reçois les cahiers d’enfants issus du privé sous contrat, je constate que celui-ci est contaminé par le pédagogisme, tout autant que le public, hormis peut-être dans certains établissements situés dans des quartiers favorisés, mais c’est là une question de catégories sociales. Tout ce dont le privé sous contrat peut se prévaloir, c’est de pouvoir maintenir une certaine discipline, ne serait-ce que parce qu’il a la faculté de pouvoir se séparer des éléments perturbateurs, ce qui n’est pas le cas du public, obligé de garder tout le monde. Sinon, je n’y vois pas de résistance au pédagogisme, car il est dans le système dont il reçoit les subsides qui lui permettent de vivre. En contrepartie – c’est le « contrat » –, il est tenu d’appliquer les programmes et les directives de l’Education nationale, et il est tout autant contraint d’appliquer les réformes destructrices.

Alors quelles sont les spécificités de l’école hors contrat que vous avez créée ? Que proposez-vous aux parents qui souhaitent renouer avec la transmission ?

Tout d’abord, je ne veux plus qu’on me demande de l’originalité : je veux donner du classicisme et je le revendique ! L’école n’est pas là pour faire des expériences sur les enfants des autres. Elle n’est pas là pour prendre les enfants des autres afin d’en faire des cobayes ! La transmission, c’est simple : cela consiste à remplir les valises de la génération qui arrive de valeurs et d’oeuvres qui ont été mises à l’épreuve du temps. C’est le temps qui donne la valeur aux choses. C’est donc une démarche d’humilité : que dois-je mettre dans les valises de l’enfant pour qu’il puisse ensuite construire autre chose que je n’ai même pas à imaginer ? L’école hors contrat que j’ai créée propose de retrouver le niveau de l’école publique des années 1960, qui était la meilleure du monde. Elle propose de la grammaire de mots, pour pouvoir étudier un jour le latin ou l’allemand. Elle propose de la chronologie en histoire. Elle propose de connaître la carte de la France, puis de l’Europe. Elle propose de remplir la valise de toutes les choses solides qui sont indispensables pour se structurer… et que demandent les parents ! Le niveau des élèves que je vois arriver me confirme que nous vivons une véritable tragédie nationale. Ils ne connaissent rien. Bien sûr, il y a toujours un tiers des élèves qui ont un bon niveau, mais pas grâce à l’Education nationale, grâce à leurs parents ! La sélection existe toujours, mais c’est une sélection sociale ! Pour les autres, c’est une catastrophe. Alors nous remplissons la valise."

08/11/2021

un poème pour le temps présent

Allons, n’aie pas peur mon camarade.
Si les bottes résonnent
si l’Ordre règne
si la médiocrité découronne les mots
si les voix s’éteignent sous les bruits
rentre dans ta maison et allume ton feu.
Un grand feu de courage à réchauffer l’Idée
une étincelle rouge
à marquer les faussaires
une flaque de sang
à fleurir l’univers.
Invite l’avenir à manger avec toi
à boire dans ton verre
à tourner sur tes rêves.

 

(Pierre Boujut, l'auteur de "suivez-moi")

(à "médiocrité" il convient d'ajouter ""mensonges" et "collabos", et bien sûr il faudra en passer par "Le Chant des Partisans", hélas)

réflexion sur une définition de mots-croisés : Taxer Al Capone d'être un "gangster" ? Mais vous allez être accusés d'être des complotistes !

01/11/2021

les causes pour lesquelles vivre

image du blog le quichotte.jpg

ça s'appelle la Communion des Saints