06/10/2014
le Graal du grand capital, ou petite leçon de luttes des classes telle qu'elle est pratiquée actuellement
la "Mondialisation" n'est pas tombée du ciel ni n'est un phénomène naturel, mais elle a été VOULUE, provoquée, organisée, entre autre par la "Constitution" et les directives de l'UE, par et pour les forces du grand capital, afin de maximiser leurs profits, et d'acculer les Etats et les peuples à l'impuissance devant ses offensives destructrices et prédatrices.
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04/10/2014
bon sens contre les sommets d'insanité du totalitarisme détraqué
Serge Rivron ( écrivain français) :
Je l‘avais allumé vers 18h, une fois le vent tombé, sur le goudron de mon parking. Un petit 80 centimètres de diamètre, alimenté des branchages touffus d’un cèdre que j’ai abattu récemment – un gros, 17 mètres de hauteur, débité main en buches et buchettes de 50 cm pour la cheminée cet hiver, et puis ces branchages pour le feu dehors, deux bons mètres cube.
Évidemment un feu, ça fume. Bien blanc, pas du tout comme les pneus et autres plastiques que brûlent régulièrement et en plein jour les artisans du secteur dans leur cour, ou leur jardin. Belle fumée naturelle, épaisse que le vent faible disséminait sur les prés alentour. Ma maison est à plus de cent mètres de la route, et largement au-dessus. Je dis ça, parce que ça a son importance, on va voir.
21 ans que j‘habite ici, j’ai dû faire environ 120 feux de broussailles ou de branches, brûler comme ça 200 mètres cube. La fumée des végétaux est totalement neutre en termes d’émission de CO2, puisque les végétaux s’en sont eux-mêmes servi pour grandir et alimenter l’air en indispensable oxygène. Les cendres nourrissent ensuite la terre.
J’en étais là de mes réflexions quand j’ai vu débarouler deux gendarmes en voiture. Sans doute alertés par la fumée, je me suis dit, c’est plutôt prévenant de leur part de venir voir ce qui se passe, même si c’est dans une propriété privée. J’étais à ce moment dans le champ au-dessus de mon parking, en train de couper le reste des branchages à brûler. Quand ils verront que c’est juste un feu bien entretenu, rien qui risque de prendre autour, un robinet pas loin, je me suis dit, ils vont repartir. Mais non.
Les voilà qui se dirigent pour sonner à la porte, du coup je les interpelle : “bonjour messieurs, c’est pour quoi ?”
Il paraît qu’il ne faut pas faire du feu de végétaux, surtout qu’on a la déchetterie pour ça, il y a un arrêté permanent d’interdiction. Première nouvelle, je leur dis, et puis je trouve ça profondément idiot. Je brûle un arbre qui faisait 17 mètres, je me vois pas porter ça à la déchetterie. C’est mieux de brûler des pneus que des végétaux ?
Oui, mais vous faites une sacrée fumée, ça va sur la route !
Donc il vaut mieux que je loue un semi-remorque pour emmener mon arbre à la déchetterie ? La déchetterie a donc vocation a être encombrée de tailles, de gazon qu’il faut qu’on porte là-bas en voiture ou camion, que d’autres camions vont emporter ailleurs, au mépris du fabuleux minerai de compost naturel que ça ferait sur nos propriétés ? Et en plus, il faudrait aussi que je paie en impôts le traitement de tonnes d’herbe, de branchages ?
Il n’est hélas plus nouveau de constater le sommet d’insanité que représente la sottise des hommes de ce siècle qui croule sous les ordures qu’il produit autant que sous les lois et avantages ineptes qui les défendent.
Merde, on va pas arrêter de nous casser les couilles à nous rendre toujours plus serviles et toujours plus salissants ?
Le petit coin de reste de campagne que j’habite est empuanti depuis 7 ans par une usine qu’aucun édile, aucun service performant d’État, n’est capable de nommer. Le petit paradis que j’entretiens, comme nombre de mes voisins jardiniers ou agriculteurs, est emmerdé tout les soirs et tous les samedis, tous les dimanches, par des petits voyous qui roulent en moto sur le stade municipal. Pas un flic, pas un procès verbal, pas un semblant de manifestation de la loi pour arrêter les méfaits de ces salopeurs d’espace public ! Mais quand il s’agit d’emmerder sur sa propriété privée un citoyen qui entretient l’écosystème, qui plante des arbres et en coupent d’autres, les gendarmes rappliquent, et donnent des leçons d’inculture à la ronde !
À l’heure où je termine ce petit récit, il y a longtemps que la fumée de mon feu végétal s’est dissipée. La route, que j’ai si terriblement enténébrée, est libre. En revanche l’insupportable émanation gazeuse de C******** est bien là, tenace, immortelle. Totalement libre de ses divagations morbides. Les gendarmes n’y peuvent rien, les pauvres.
http://www.egaliteetreconciliation.fr/Feu-de-cheminee-dan... (lire surtout les commentaires, il y a des gens qui ont bien compris ce qui se passe)
01/10/2014
le saker appelle un chat un chat
Dans l'article qu'il consacre à toute l'opération visant à faire disparaître le gouvernement de gauche antiimpérialiste au Brésil, le chroniquer connu sous le nom de "The Saker" rappelle que la mort d'Eduardo Campos, le candidat originel du Parti "socialiste" brésilien fut un assassinat :
ancienne du Parti vert, devenue candidate du Parti socialiste brésilien après l’assassinat d’Eduardo Campos, le candidat d’origine, opération exécutée dans les airs selon les règles de l’art du manuel de la CIA
http://www.vineyardsaker.fr/2014/10/22/bresil-soros-cia-m...
Maintenant l'opération Marina ayant échoué, ils se rabattent sur Neves, ouvertement de droite.
Je rappelle quelle était la situation durant le premier tour de ces élections à ebondissements :
Marina Silva risque de battre Dilma Roussef à la présidentielle brésilienne.
Oui, une écologiste à la tête du Brésil, dans un premier temps on a envie de sauter de joie, et puis quand on découvre son programme ...
La politique économique de Marina Silva ? Totalement libre-échangiste. http://www.legrandsoir.info/bresil-marina-silva-ne-laisse... Elle souhaite signer des accords de libre-échange avec l’Europe et les Etats-Unis. Elle se détacherait de la politique Mercosur pour pouvoir se rapprocher de Washington. (tiens tiens !)
La montée de Marina Silva est très bien perçue par le monde financier et la bourse répond de manière positive. Mauvais signe ! D’ailleurs, Neca Setubal, héritier de la banque Itau, avait financé le parti de Marina pour 1 million de real, soit 83% des ressources du parti de Marina Silva... (pour des "socialistes" ça laisse rêveur)
Je crois qu'on a compris là.
Et des gens commencent à se poser des questions sur se qui est en train de se passer au Brésil.
Trop bien rodé pour être vrai. en effet comme le résume un commentateur du web :
"Il y a quelque chose qui m’effraie dans la chronologie des évènements qui se passent au Brésil ces derniers mois. En me basant sur plusieurs sources (latinoaméricaines et européenes) mais sans entrer dans tous les détails, je résume la situation du pays comme ceci :
* Année électorale pour le Brésil, deux candidats en tête : Dilma Roussef (Parti des Travailleurs) pour sa réelection avec environ 30% des voix et Neves (Social-Democrate) avec environ 20%. 3e vient E.Campos (Parti Socialiste) avec seulement 7%
* Aout 2014, Eduardo Campos meurt dans un mystérieux accident d’avion, où l’avion contenait apparemment de fausses boîtes noires qui ont étés retrouvées http://www.rts.ch/info/monde/6068724-de-fausses-boites-no...
* Le candidat du PSB devient donc Marina Silva, "écologiste", mais est-elle vraiment si écologiste que ça ? (et puis quand on pense à Cohn-Bendit ! lui aussi il est censé être "écologiste") et qui aspirait à la Vice-Présidence avec Campos
* Marina Silva est maintenant favorite à l’élection et partage le duel avec Dilma laquelle enchaîne les mauvaises nouvelles
Un sale coup pour l'Amérique Latine, qui était l'espoir de notre planète, dans ce monde capitalistoimpérialiste désespérant !
Il y a déjà eu la mort d'Hugo Chavez
(mort suspecte d'ailleurs : http://miiraslimake.hautetfort.com/archive/2014/09/01/ass... , remarquez Nestor Kirchner aussi avait reçu des menaces et on se pose des questions sur sa mort, et sa veuve qui a le courage de "l'ouvrir" à la tribune des Nations-Unies, a vu la fin de son discours tout à coup coupé du direct et privé de traduction, un discours qui disait trop de vérités sans doute http://www.youtube.com/watch?v=rjlV2ihCUow)
Si le bloc des pays anti-impérialistes se démantèle sous les coups de Washington ....
alerte !
30/09/2014
Pri Esperanto - 3
bon, troisième article le 30/9 :
* d'abord ne pas oublier de se servir de l'expression
en ordo
qui équivaut à "OK", "ça va".
maintenant quelques mots peut-être peu connus :
comment dit-on "gaufre" ?
vaflo
"gaufrier" vaflofero
vaflo vient de la racine en fait la plus encienne de cette patisserie originaire du Brabant wallon
"levure" (y-compris dans le sens biologique) c'est gisto
MAIS
"levain" c'est
acidpasto http://eo.wikipedia.org/wiki/Acidpasto
"embrayage"
kluĉilo
"gond" (de porte)
pordhoko
on parle aussi de "charnière" : ĉarniro
et le battant de porte est
klapego
"éolienne"
ventturbino
"épicerie"
nutraĵbutiko
"agrafe"
krampo et une "agrafeuse" c'est
krampilo
"rendement" c'est rendimento
"compatible" c'est akordigebla
(et incompatible = neakordigebla)
"débris" = défalaĵoj ou rompitaĵoj
PIB (Produit Intérieur Brut) = MEP (Malneta Enlanda Produkto)
un mot qu'on entend de plus en plus, "think tank" = pensfabriko
et un mot d'actualité
"quenelle" = knelo
prochain "pri Esperanto" dans 15 jours
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c'est le grand capital qui doit être content !!
(et sur tous les points de vue quand on se souvient bien de tout les programme de diktats du FMI et de l'UE que la junte qui a pris le pouvoir à Kiev est en train d'accepter, et tout le calcul stratégique du grand capital européen là dedans !! cynisme absolu)
http://histoireetsociete.wordpress.com/2014/09/29/32518/
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26/09/2014
les horreurs découvertes !
Des fosses communes remplies de corps d’habitants, torturés et exécutés par les militaires ukrainiens, ont ainsi été mises au jour. Les faits les plus épouvantables déjà signalés auparavant par les forces d’autodéfense ont été confirmés: les punisseurs de la Garde nationale et des "bataillons de volontaires" ont perpétré un génocide dans le Donbass.
Les forces d’autodéfense venues déminer la zone ont découvert une fosse commune près d’une carrière du village Nijniaïa Krynka dans la région de Donetsk. Quatre corps de femmes et plusieurs corps d’hommes s’y trouvaient, à peine recouverts de terre. Les hommes avaient les mains attachées dans le dos, un corps était décapité et tous – les hommes et les femmes – ont été torturés avant d’être exécutés d’une balle dans la nuque. Les femmes, dont une était enceinte, ont été violées avant l’exécution. Telles sont les traces laissées par le bataillon "Aïdar" déployé à proximité de la carrière.
Contrairement aux constats précédents faits jusque-là par le Parquet militaire des républiques autoproclamées du Donbass sur le traitement cruel des militaires ukrainiens envers les civils, complètement ignorés par les médias ukrainiens et occidentaux, cette fois des experts et des observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) se sont rendus sur les lieux. Les forces d’autodéfense ont également annoncé la découverte d’autres fosses sur le territoire qui était jusqu’à récemment contrôlé par l’armée ukrainienne, et attendent l’arrivée des démineurs et des experts judiciaires accompagnés d’observateurs européens. Les corps de la fosse commune de Nijniaïa Krynka ont été exhumés et envoyés à Donetsk pour une expertise médico-légale et identification. De leur côté, les procureurs militaires de Donetsk interrogent les habitants, qui confirment la disparition de plusieurs hommes et femmes capturés dans la rue par les combattants du bataillon "Aïdar".
Il s’agit des premières preuves formelles des sévices des bataillons punitifs et de la Garde nationale dans le Donbass. Elles sont irréfutables: Kiev et Bruxelles ne pourront plus les mettre sur le compte de la "propagande".
Le corps d’une femme violée et noyée a été découvert près de Lougansk. On y a découvert également des fosses communes de civils à qui les punisseurs ont même accroché des plaques outrageantes. Les faits horribles s’accumulent. Un membre des forces d’autodéfense a annoncé sur les réseaux sociaux la découverte d’une famille de sept réfugiés assassinés dans une maison.
Une vidéo a été diffusée récemment où l’on voit les combattants du bataillon "Aïdar" ouvrir le feu sur deux adolescents à vélo près de Marioupol. La police locale a confirmé que le premier adolescent avait été tué et le second grièvement blessé.
A Marioupol également, selon le bureau d’information de l’Armée du sud-est, "des fascistes saouls ont commencé à tirer dans un restaurant avec des fusils automatiques, ont violemment battu le propriétaire de l’établissement et ont amené de force deux serveuses". Les deux jeunes filles n’ont toujours pas été retrouvées et la police a peur d’enquêter sur l’incident.
Ce n’est qu’une mince partie des faits recueillis par les militants des droits de l’homme russes et ukrainiens dans le Livre blanc dont la rédaction a commencé après le premier massacre de civils le 2 mai à Odessa.
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2014_09_25/Larmee-ukrainienne-a-massacre-des-milliers-dhabitants-du-Donbass-3769/
http://www.alterinfo.net/notes/CRIMES-DE-GUERRE-DE-KIEV-A...
*les néo-nazis ukrainiens sont aussi anti-sémites :
*
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24/09/2014
partout en France
Dans la France des années 40, comme la seule présence de magasins tenus par des juifs « donnait des boutons » à certains, ils se sont arrangés pour leur rendre la vie impossible et les ruiner, sans se demander qu’est-ce qu’ils pourraient devenir dans ces conditions ( enfin, on ne se le demandait pas encore ……….). De même, dans la France actuelle on rend les déplacements et la vie impossible aux Gens du Voyage, sans davantage s’inquiéter de leurs conditions de survie. Et de même que les grandes étoiles à la peinture blanche sur certaines vitrines étaient une vision typique de cette époque, les portiques surbaissés blanc et rouge à l'entrée de tout parking, et les gros blocs de pierre barrant l'entrée des terrains vagues, sont une vision typique de la notre !
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15/09/2014
le présentateur vedette de la télé sénégalaise incarcéré en France !
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14/09/2014
Pri Esperanto - 2
bon, deuxième article le 14/9 :
cette fois-ci on va étudier trois mots :
facila
Por bone scipovi Esperanton gravas (ĉefe al la francoj) enproprigi al si la sencon kaj uzon de la vortoj, ne kopii ilin el la franca ! Des pli gravas pri tiuj, kiuj similas al franca vorto.
En la franca “facile” havas nete unu sencon ; en Esperanto du. Jen la diferenco !
1°) Senpene farebla (qui peut se faire sans effort)
facila laboro
facila tasko
facila problemo,
facila lingvo
facila vojo (jam tie rimarku ! en la franca oni dirus : « un chemin aisé »
facila spiro (une respiration dégagée)
facilaj versoj ( kiuj sajnas senpene faritaj, fluantaj)
2°) Senpene eltenebla (ne peza, apenaŭ sentebla, neintensa, do ofte france : « léger »
facila vento (memoru la verson en « La Espero » !)
facila klimato (un climat tempéré)
facila rideto
facila saluto
Nun ! nun trejnigu vin : faru kvin frazojn laŭ ĉiu el tiuj sencoj, aŭ pli bone pasigu tagon rimarkadante la okazaĵojn kie povus uzati tiun vorton, kaj kreu la Esperantan frazon taŭgan. Jen bona maniero labori al la celo, kiun Boris Kolker donas al Esperantistoj : atingi, ke oni scipovu Esperanton tiom bone kiom la gepatra lingvo
Kompreneble estas derivaĵoj, kiuj ne estas nepre kiel la francaj, ekzemple :
Malfacila : « la brusto leviĝis per malfacilaj ĝemoj » (faritaj kun peno)
Faciligi : (mildigi kvietigi, igi senpene eltenebla) : faciligu la koron, rakontu al mi vian malĝojon !
ATTENTION ! un mot dont le sens n'est pas évident car il ne rentre clairement dans aucun de ces sens, seul l'usage l'a déterminé, chose théoriquement interdite en e-o, en tous cas rare.
c'est facilanime = Senpripense, senkonsidere, neserioze
mais en français on retrouve la traduction "léger" : "il accepta avec trop de légéreté" (La Fontaine : "Une tortue était, à la tête légère
Qui lasse de son trou voulu voir du pays")
(Kun dankemon al la elstara “RetaVortaro” : http://www.uni-leipzig.de/esperanto/voko/revo/)
Se unu vorto monate estas tro malmulte por vi, iru mem en tiu retejo kaj faru al vi propran trejno-programon
sobro
Sobro = sobriété, mais aussi : modération : siajn enspezojn ili uzas kun maksimumo da sobro
“vi ne sentis antaŭ la atak' singardemon kaj hontindan sobron” (en « Kanto de Donkiĥotoj » de Mikaelo GIŜPLING
simile sobra = sobre, mesuré: sobra kaj klara kiel Esperanto
sobra aspekto
sobra kaj pripensema persono.
tiu sobra konstato (cette constatation factuelle)
Sed la idealismo de Esperanto kiel konceptita de Zamenhof estas iom sobra
vervo
Ankaŭ tie ĉi la E-a senco pli vastas ol la franca « verve », oni povas diri ne nur vervege polemiki
Sed ankaŭ gesti kun vervo,
verve marŝi,
plena je energio kaj vervo li triumfis super ĉiuj malhelpoj,
kun vervo kaj fiero luktas vi ” (en « Kanto de Donkiĥotoj » de Mikaelo GIŜPLING)
Do nun ekzercu ne kun sobro sed kun vervo!
kaj vigligu la horojn de sobra ĉiutagaĵo per “riĉe verva vivdezir'”
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personnalités exceptionelles
Connaître l’histoire de l’Espéranto et des espérantistes c’est aussi découvrir des personnalités exceptionnelles , en voici deux (non, trois) :
Paul Berthelot :
Il était le fils naturel de quelqu’un qu’on ne connaît peut-être pas bien mais dont le nom revient souvent, surtout au fronton des collèges ! Paul Bert. C’est lui qui a organisé la première réunion internationale d’espérantistes de gauche, en 1906, en marge du deuxième Congrè Universel à Genève. Et en 1907 il fit paraître la première revue espérantiste de gauche (anarchiste il était) la Internacia Socia Revuo à Paris. Plus tard il alla au Brésil essayer de fonder une communauté coopérative utopique, qui n’a pas réussi. Il est tombé malade, la tuberculose, comme beaucoup de son temps, il a retrouveé la foi et est mort là bas dans un couvent de dominicains, passant les derniers mois de sa vie à rédiger une grammaire de l’Espéranto en latin!
Valdemar Langlet :
Il était suédois, né en 1872, et en 1995, il a fait ce qui est peut-être le premier voyage de jeune aventureux aidé par l’Espéranto ! à travers la Russie. (Et on en parle dans le roman « Sen Titolo » (tiel) d’Ivan Ŝirĵaev, lui aussi peut-être le premier roman écrit originalement en Espéranto). Il est sans doute aussi le premier cas de ce qu’on apelle en faisant un jeu de mot l’ “Edzperanto” (de edzo = époux et peranto = intermédiaire, truchement), c’est à dire qu’il a épousé, en secondes noces, une espérantiste ruse Nina Borovko (là ausi il y aurait beaucoup à dire sur elle et sur son père, et sur sa mère, Antonina Tchaikovskaya, sans doute la “mère” du terme “Esperanto” - le Dr Zamenhof avait appelé sa langue tout bonnement “internacia lingvo”)
En 1932 il est parti comme professeur de suédois à Budapest et en même temps haut fonctionnaire de l’ambassade suédoise. Ca ne vous dit rien? Sans doute! Arrive 1944, et beaucoup de vies deviennent menacées en Hongrie, en particulier celles des juifs... Ca ne vous dit toujours rien?
Alors avec l’aide et la protection de la Croix-Rouge suédoise, il s’est mis à les aider à tour de bras, distribuant asile, cachettes, aide médicale, nourriture, et, last but not least (krome kaj krone !) il obtenu des autorités suédoise l'autorisation d'imprimer 5000 petits livret, tout semblables à des passeports, disant que le titulaire était “lié aux intérêts suédois” et “sous la protection de la croix-Rouge suisse”; il en fit imprimer sans doute 25.000. Les “passeports” de Langlet risquant de finir par perdre toute valeur aux yeux des autorités hongroises, le gouvernement Suédois finit par envoyer un agent officiel, Raoul Wallenberg ( he oui! LUI, est devenu célèbre à cause de sa mystérieuse disparition et grâce au cinéma - et puis Valdemar Langlet n'était pas neveu de banquiers ! http://www.jweekly.com/article/full/3457/did-wallenberg-s... , mais l’apôtre, le héros c’était Langlet), qui émit des passeports édités cette fois au nom du gouvernement suédois. Après la guerre lui et sa femme rentrèrent au pays, sans un sou, ruinés par son action humanitaire, et la santé elle aussi ruinée. Il finirent leur vie (lui en 1960) très modestement dans un petit village, Lerbo.
Sa veuve Nina Borovko-Langlet a écrit le récit de ce qui s'est passé durant ces années sous le titre Kaoso en Budapeŝto :
http://www.glasnost.se/2001/kaoso-en-budapesto/
Je parlerai aussi de
Marjorie Boulton :. - Marjorie Boulton, qui a maintenant 90 ans malheureusement, elles est née en 1924, a fait une carrière d’universitaire britannique, à Oxford, en qualité de professeur de littérature anglaise. Elle a aussi été dès 1951 une fervente et talentueuse espérantiste. C’est je pense le meilleur poète original en Espéranto. (Oui, je la préfère même à William Auld et à Kalocsay). Elle a su mettre dans ses poèmes un sens inné de l’harmonie, une authenticité et une profondeur d’émotion remarquables.
Dans ses poème elle pratique toutes sorte de style, de l’humour jusqu’à la tragédie. Elle y a aussi livré les tourments de son cœur dus à un amour impossible - un homme déjà marié, jamais elle n’a cherché à briser son ménage, à l’époque on savait respecter les êtres et les valeurs, et pourtant Dieu sait si elle souffrait – dans des poèmes parfois d’une délicate et poignante pudeur, mais aussi d’autres nés de ses rêves nocturnes sont presque pornographiques. Voici un de ses poèmes qu’elle a consacré à l'enfant qu'elle n'a jamais eue :
Mia Filineto
Ne estas mi unu el noblaj koroj
virinaj, tre pensantaj pri infanoj;
infanoj estas zorgoj kaj laboroj,
etaj, mallertaj kaj malpuraj manoj.
Mi ne kapablas plu por hejmaj amoj,
ne ŝatas ĝenojn kaj sendankan strebon
sed nun, malofte, sur dezertaj mamoj,
la korpo kreas sian ombran bebon.
Mi ne deziras vin, infano mia,
mi nun libera, iomete riĉa,
komforte vivas -- restu vi nescia
en la mallumo, eble pli feliĉa.
Kara, vi eĉ malamus min, patrinon,
malindan min; kuŝiĝu en eterno!
Kvankam mi nun karesas halucinon,
ĉu vere estas vi mia koncerno?
Sur mia sino dum moment' siestu,
frukto de ombra amo, frukto honta;
foriru poste, filineto, restu
eterne en la mondo ne-estonta!
Etaj manplatoj, rozkoloraj plandoj --
ho, etulino! Sed okuloj brilas
jam larme -- superbolas per demandoj
pri l' vivo -- al la patro vi similas!
1952
(en poemaro Kontralte kie legeblas dekoj da tiaj ĉefverkoj - nepra en ĉiu esperantista biblioteko)

Plus tard il semble qu'elle se soit consolée de sa solitude auprès des chats
Mais, savez-vous, c’était dans les années 50... C’était à l’époque où il y avait encore une France ( et j’imagine une Angleterre), une Civilisation, où étaient impensables à tout esprit la seule idée qu’une église puisse être fermée, qu’une rue puisse être surveillée par des caméras de vidéo-surveillance, quand on n’avait pas encore inventé les autoroutes (à part Hitler), où il y avait encore des trains, des trains avec des quais, et même des fenêtres aux vagonoj, et bien sûr du brouillard, car les gens ne roulaient pas encore en voiture et n’étaient pas encore devenus cons (et insociables), quand on pouvait parler d’amour, sans que ça soit taxé de « violence sexuelle », quand on pouvait parler de fidélité sans qu’on vous rie au nez.
(et pourtant c ‘était déjà après Hiroŝimo, la plej grava terorismaĵo en la modermnaĝo)
Et elle a aussi beaucoup écrit en prose, par exemple ici elle traite du problème de la morale en littérature, et ne manque pas avec son bon sens et son humanisme de mettre les pieds dans le plat et d'envoyer aux pelotes quelques préjugés !!
http://www.donharlow.org/Esperanto/Literaturo/Revuoj/nlr/...
Et ici si vous voulez savoir l'ambiance en URSS vers 1957 quand après la mort de Staline l'Espéranto fut de nouveau "permis" (tout juste!) - je rappelle que à partir de 1937 on fusilla ou envoya au Goulag tous les espérantistes soviétiques (et ils étaient fort nombreux)
Et en prime voici l'histoire -vraie- d'un soldat italien durant la Deuxième Guerre Mondiale en Yougoslavie qui, capturé par des partisans, a eu la vie sauve parce qu'il parlait Espéranto, et qu'un espérantiste parmi les yougoslaves a plaidé pour lui disant que s'il était espérantiste il ne pouvait être tout à fait mauvais :
Jen, nu, historio pri Attilio Giovannini, itala militisto en Jugoslavio, dum la unuaj jaroj de la dua mondmilito, ŝoforisto de la 54. artileria grupo de armeo. “(…) Post ke ni atingis stacidomon de Plavno, ni estis devigataj atendi trajnon de la flanko de Zemagna (…). Mi konis tiun zonon, ĉar mi jam trairis ĝin multfoje kaj mi sciis ke la popolo estas gastema. Sed tiun tagon mi trafis partizanan grupon tiel decidemajn pafi min. Tia kritika situacio petis ĉiun pacienteman spiriton mian: tiel, kuraĝigante min, mi komenci paroli al ili kaj abrupte komencis paroli per la vortoj de Sankto Paulo al la Korintanoj kaj eĉ mi parolis esperante, aldonante ke mi estis nur soldato, malsana kaj senarmigita, kaj ke ĉu ili konus min pli profunde ili ne trovus min malamikon sed homon kiel ili, devigatan al la milito pro eventoj.
Tiam unu el ili kriis: “Tiu estas esperantisto, li ne povas esti malamiko: ni ne devu pafi lin!”. Kiel simplaj homoj li komprenis mian spiriton: nur eventoj portis min en ilia lando kiel soldato sed ene de mi estis nur volo doni kaj ricevi komprenadon kaj ili montris al mi amikecon. Ili bonvenigis min min en iliajn hejmojn, doni al mi fromaĝon kaj infano oferis al mi pomon dirante al mi esperante: “Jen por manĝi” kaj poste liberigis min”.
Tiel mi ŝuldas al esperanto vivon kaj konadon de grandaj humanaj valoroj, spontanaj en homa konscio infana kaj pura”
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