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29/05/2015

nos marquis et leur repli identitaire

http://tousensemble-90.blogspirit.com/archive/2005/06/20/les_ouistes_restent_en_tete.html#more

 

lundi, 20 juin 2005

 

Deux jours après la grosse baffe du 29 mai, Christine Ockrent tenait salon sur France 3. Tout l’ancien régime y était réuni, rose et poudré comme à Versailles, continuant à déguster du Oui comme Marie-Antoinette de la brioche : un maître-sondeur (Stéphane Rozès), un expert aux cheveux oxygénés (Pascal Perrineau), un directeur d’opinion (Serge July), un socialiste (Pierre Moscovici) et quelques autres qui leur ressemblaient comme deux gouttes de verveine. L’un parlait du « front de la conservation sociale » forgé par les électeurs du Non, un autre postillonnait sur leur « xénophobie », un troisième s’affligeait de l’ère glaciaire qu’allait connaître l’Union européenne. Leur baratin déjà mille fois ressassé, mille fois réfuté, et que les urnes venaient de disqualifier pour de bon quarante-huit heures plus tôt, ils nous le resservaient comme au premier jour, vivifié par leur appartenance toute neuve à une minorité rebelle quoique archi-dominante. L’esprit pionnier de Lafayette...

Cependant, nos marquis se targuant de causer au nom de la démocratie, au point de se confondre totalement avec elle, ils s’avisèrent que le « camp du Non » avait bien droit à un tabouret au bout de la table, près du rince-doigts en faïence et du crachoir Louis XV. Non bien sûr qu’il faille accorder le moindre crédit à ce que peuvent dire les vilains, les hétéroclites, les « extrêmes qui se touchent », les trop-Français, les pas assez-Français. Mais quand même, malgré les maladies vénériennes dont ils sont porteurs, malgré la bouse qui leur colle aux semelles, malgré leur rigidité fruste, leurs acquis sociaux fétides, leur peur irrationnelle du changement, ces gens-là existent. Rappelle-moi, ils ont même gagné une élection, non ? Alors il faut faire avec. Un peu, pas trop, presque pas. Juste assez pour égayer le banquet. C’est là où la décadence aristocratique toucha au sublime. Car qui reçut des mains de la douairière Ockrent le titre d’ambassadeur de la France des 55 % ? Sur quel bouffon l’amicale des seigneurs allait-elle se venger de la fronde référendaire ? Coupons court au suspens : Jean-Claude Mailly ! [1]Oui, le patron de Force Ouvrière. Petite chose toute molle, sauf le respect. Bonne tête à claque, piètre orateur. Chaque fois qu’il hasardait un mot sur la « dimension sociale » du vote, la dinde Ockrent lui volait dans les plumes en caquetant : « ah ça, mais !... » Le Mailly en était tout ébahi. Pas moyen de finir une phrase. Dès qu’il gonflait les joues, l’autre lui claquait le bec. On ne l’a même pas vu partir.

Ce qu’on a vu par contre, et avec fascination, c’est l’application avec laquelle les poudrés entreprirent de ne pas « se couper » totalement du peuple. Le peuple avait ses raisons, après tout. Dont une que l’on pouvait à la rigueur tenir pour légitime : l’impopularité de Raffarin. À ce propos, Moscovici relaya le message déjà martelé par Hollande : ce vote a été un vote de contestation contre Chirac et son gouvernement. Point final. Tu changes de président et de gouvernement, et tout baigne comme avant. Sous la conduite éclairée du PS, le peuple serait à nouveau sous contrôle. Pas une seconde l’idée ne les effleura que c’était aussi à leurs têtes de cons qu’on en avait, à leur bilan au pouvoir, à leur célébration du travail, à leur culte de la laideur, et puis à leurs pauvres mots tout creux, vidés de leur sens comme on éviscère un ortolan.

Mais la pire entourloupe était encore à venir. À peine assurée son repli (identitaire) dans ces maisons de maître que sont les plateaux de télévision, la Restauration sonna le tocsin de la guerre civile. Dans Le Nouvel Observateur (02/06/05), Jacques Julliard constata en avalant une bouchée de brioche : « La fièvre. La fureur. La rage. Un parfum de guerre civile. Une envie de lynchage sans que l’on sache encore qui en sera la victime. Paradoxe : des Français littéralement hors d’eux ont décidé de se replier sur eux-mêmes... » Dis, Jacquot, faut aller beaucoup au cinéma et avoir un joy-stick à la place du cervelet pour se mettre dans des états pareils. Le droit de vote, que beaucoup ont trouvé la ressource d’exercer à nouveau, un lynchage ? Et tu te demandes qui en sera « la victime » ? Mais c’est nous, ducon ! Le dindon de la farce, c’est évidemment tous ceux qui espéraient ou faisaient semblant d’espérer que voter non à une Constitution digne du règlement intérieur d’un centre commercial permettrait sinon de bloquer les caisses, du moins de les chahuter un peu. D’accord, on se doutait bien que ce chahut serait sans effet durable. Et même on était assez affranchi pour admettre les hypothèses les plus baroques, y compris Sarkozy remplaçant Villepin qui remplace Raffarin, oui, pourquoi pas ? Ils mettent des policiers partout en bas, normal qu’ils mettent des ministres de l’Intérieur partout en haut. On ne se faisait pas d’illusions. Mais de là à...

De là à métamorphoser le Non à l’Europe libérale en un Oui au libéralisme tricolore, c’était plus dur à faire passer. Politiques et médias s’y attelèrent dans les jours qui suivirent. On vit soudain une nuée de ballons étoilés se lever dans les airs : « lutte contre le chômage », « cent jours pour la confiance », « modèle danois », « flex-sécurité », « assouplissement du droit du travail », « période d’essai de deux ans » et même « quotas de l’immigration »... Sur les ondes, dans la seigneurie d’Arlette Chabot ou les boudoirs de France Inter, les consanguins se trouvèrent à nouveau réunis, non plus pour bavasser sur le Non, la fureur et la guerre civile, mais pour dénoncer le chômage, ce « mal français » qu’il urgeait de guérir à la racine, c’est-à-dire par la médéfisation du travail et des frontières. Les gens réclament moins de concurrence ? On les exauce en leur en donnant plus. Les chômeurs ont massivement rejeté le traité de Giscard ? On leur administre un concentré de giscardisme. Les pauvres réclament de la solidarité ? On leur répond « quotas » et « flexibilité ». Le pont-levis est fermé, les châtelains bien à l’abri. Tout autour, il n’y a plus qu’à chercher les fourches, les échelles, les catapultes et les feux grégeois.

Olivier Cyran CQFD

18:50 Publié dans MÉDIAS ET PENSÉE UNIQUE | Lien permanent

 

28/05/2015

Il n'y a pas que l'UPR au monde ! En Italie il y a la Coordination italienne de la Gauche contre l’Euro

http://www.m-pep.org/Une-nouvelle-forme-d-organisation-po...

 

et en Espagne le Frente Civico Somos Mayoria, qui a signé à Assise la déclaration pour la sortie de l'UE de l'Euro et de l'OTAN :

http://es.wikipedia.org/wiki/Frente_Cívico_Somos_Mayoría

http://frentecivicosomosmayoriavalencia.wordpress.com/201...

"la actual Unión Europea es capaz de destruir Europa y reeditar las páginas más negras de nuestra reciente historia."

Et il y a Teresa Forcades et son "Procés Constituent" (en catalan ! langue qui a une littérature depuis le XIIIè siècle, plus vieux que le français) qui est pour la sortie de l'EURO et de l'OTAN :

http://fdg-info13.com/2013/10/30/t-forcades-et-e-vivas-en...

http://es.wikipedia.org/wiki/Procés_Constituent_a_Catalun...

 

rappel, la coordination d'Athènes  http://www.regards-citoyens.com/article-les-partisans-de-... :

lacoordinationd'Athènes.jpg

Lors du week-end des 30 novembre et 1er décembre 2013, des mouvements populaires et des économistes de tous les pays d’Europe et d’autres nations, ont tenu une réunion qui a connu un grand succès. La réunion a été organisée à l’initiative du Front unitaire populaire de Grèce (EPAM) sur les thèmes suivants : la dette, la monnaie nationale et la démocratie. Dès le premier jour de la conférence, il était clair que tous les participants avaient des idées communes permettant de construire une coopération étroite sur les questions suivantes :

 

1.- La dette a été imposée par les banques à travers l’euro qui emprisonne les nations et asservit les peuples.

2.- Quitter l’euro et rétablir les monnaies nationales est une condition de base pour reconquérir l’indépendance et mener des politiques de plein-emploi.

3.- Il faut quitter l’Union européenne dans les conditions précisées par l’article 50 du traité sur l’Union européenne.

4.- La démocratie apparait comme un enjeu majeur dans un environnement politique européen où les gouvernements de l’eurozone – et avant tout les élites de ces pays – imposent des politiques menant l’Europe à un nouveau système féodal dirigé par les marchés contre les intérêts des peuples.

L’euro, comme les autres unions monétaires, s’effondrera tôt ou tard. Plus vite chaque pays quittera l’euro et mieux ce sera.

Le dilemme auquel font face les peuples d’Europe est le suivant : ou la dictature des marchés, ou la démocratie et une économie basée sur les besoins des peuples.

La réunion a conclu ses travaux sur des perspectives ambitieuses :

a)- L’importante réunion de deux jours qui s’est tenue à Athènes marque le début d’une coopération stable et active entre les mouvements qui y ont pris part, dans le cadre du respect mutuel de l’identité nationale de chacun.

b)- Cette réunion est le commencement de la libération des peuples d’Europe, qui ont le droit de bâtir leur propre démocratie et leur propre économie.

c)- Les participants, bien qu’ils représentent des mouvements démocratiques, subissent l’omerta de tous les grands médias. Cependant, ils observent dans chaque pays que les mêmes grands médias donnent une large place aux partis d’extrême droite, organisant ainsi la confusion chez les citoyens en associant la nécessité de sortir de l’euro avec l’idéologie d’extrême droite.

d)- Tous les participants à cette réunion internationale se sont engagés (y compris l'UPR) à intensifier leurs efforts et à accroître le nombre de mouvements – dans toute l’Europe et dans le monde – selon les étapes décrites lors de la réunion d’Athènes.

 

Déclaration sans aucune ambiguïté signée par :

 

1.- Alza Il Pugno /Eurotruffa (Soulevez votre poing/ Eurotruffa) – Italie.

2.- Asociación Democracia Real Ya (Association démocratie réelle maintenant) – Espagne.

3.- Campaign for an Independent Britain (Campagne pour une Grande-Bretagne indépendante) – Grande-Bretagne.

4.- Economia Per I Cittadini (EPIC – L’économie pour les citoyens) – Italie.

5.- EPAM (Front unitaire populaire) – Grèce.

6.- IPU (Parti de l’indépendance) – Finlande.

7.- Mouvement Politique d’Émancipation Populaire (MPEP) – France.

8.- National Platform (Plateforme nationale) – Irlande.

9.- Per Il Bene Comune (Pour le bien commun) – Italie.

10.- Union populaire républicaine (UPR) – France.

 

Traduction en français assurée par le M’PEP.    Source : communiqué de presse

 

Mira BelleFrançois Asselineau - Union Populaire Républicaine

Sur Wikipédia .....Partis politiques proposant la sortie de l'UE[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Euroscepticisme.
En Autriche, la parti de gauche Euro-Austritt (Comité « Sortir de l’euro ») : Wilhelm Langthaler, Albert F. Reiterer.
En Espagne le Frente Cívico Somos Mayoría (FC – Front civique) de Manolo Monero Pérez.
En Finlande, le Parti de l'indépendance de Antti Pesonen souhaite le retrait.
En France, le Pole de renaissance communiste en France, le Mouvement politique d'émancipation populaire et l'Union populaire républicaine8 souhaitent la sortie de la France de l'euro et de l'Union européenne. Le Front national, à l'inverse, propose de renégocier les traités, à l'instar des partis européistes ou alter-européistes9. Ainsi que par le M'PEP, présent à Assise
En Grèce, le retrait est souhaité à gauche par l'EPAM (Front populaire uni) et le Parti communiste, à droite par Aube dorée.
En Italie, cette tendance est incarnée par le parti Pour le bien commun et la Coordinamento nationale sinistra contro l’euro (Coordination nationale contre l’euro) : Moreno Pasquinelli, qui s'est prononcé pour la sortie de l'UE lors de la rencontre d'Assisele 23 août 2014 (voir Déclaration d'Assise.
Au Royaume-Uni par le Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni.
Aux élections européennes 2014, en France l'UPR, en Grèce l'EPAM et en Finlande le parti d'Antti Pesonen présentent des listes de candidats sur la base de ce programme de retrait.

 (attention ! je ne sais pas combien de temps encore l'UPR tolérera qu'on parle des autres partis pour une sortie de l'UE sur son site ! ... rien de pire que la jalousie     et l'exclusivisme)

 en tous cas le parti autrichien est à l'oeuvre ! http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/initi...

et en France des déçus de l'UPR (qui avait suscité un tel espoir, et qui déçoit maintenant beaucoup, au point qu'on se demande, sera-t-il sauvé, ça serait vraiment triste qu'il se casse la gueule pour de mesquines querelles d'ego et des réflexes d'autoritarisme pas vraiment congruents avec les valeurs de l'UPR ! le salut de la France et de nos libertés, et des principes de République, de services Publique, de démocratie réelle dépendent de son succès ceux qui auront été son fossoyeur, si c'est ce qui arrive, en seront tenu responsables devant l'histoire !) des déçus dont veulent créer un autre parti, qu'importe le flacon pourvu qu'on aie l'ivresse, qu'importe le leader pourvu que la France SORTE DE L'UE, de lEURO et de l'OTAN ! http://sylvain-baron.blogspot.fr/2015/05/un-nouveau-parti...

le prochain rassemblement sera de nouveau à Athènes et en juin prochain, les 28 et 29 juin 2015 http://www.antieu-forum.org/index.php

2015_Athènes.pdf

27/05/2015

L’austérité, voie royale vers le fascisme

Nicolas Bourgoin, né à Paris, est démographe, docteur de l'École des Hautes Études en Sciences Sociales et enseignant-chercheur. Il est l’auteur de quatre ouvrages : La révolution sécuritaire (1976-2012) aux Éditions Champ Social (2013), La République contre les libertés. Le virage autoritaire de la gauche libérale (Paris, L'Harmattan, 2015), Le suicide en prison (Paris, L’Harmattan, 1994) et Les chiffres du crime. Statistiques criminelles et contrôle social (Paris, L’Harmattan, 2008).

Vers un renforcement du contrôle social

Tout comme la Révolution néolibérale, sa soeur jumelle, la Révolution sécuritaire est un processus sans fin. Après les lois antiterroristes de 1986, 1992, 1996, 2001 et 2006 qui ont toutes laminé progressivement les droits du justiciable, renforcé les pouvoirs des services de renseignement et de la police, intensifié la surveillance des citoyens et militarisé l’espace public, le gouvernement actuel a rajouté deux grosses pierres à cette édifice

Le modèle autoritaire est la forme ultime que peut prendre l’État bourgeois quand il est confronté à une crise d’une intensité particulière. La victoire du fascisme est : « un signe montrant que la bourgeoisie n’est plus en mesure d’exercer le pouvoir par les vieilles méthodes du parlementarisme et de la démocratie bourgeoise, ce qui l’oblige à recourir dans sa politique intérieure, aux méthodes terroristes de gouvernement ; comme un signe attestant qu’elle n’a plus la force de trouver une issue à la situation actuelle sur la base d’une politique extérieure de paix, ce qui l’oblige à recourir à une politique de guerre » (J. Staline, Les questions du léninisme, 1947).

L’austérité, voie royale vers le fascisme

Confrontée à une crise financière sans précédent, l’Union Européenne a pris le chemin d’une fuite en avant austéritaire qui contraint les peuples à toujours plus de sacrifices et les enferme dans la spirale de la récession. Le dernier programme d’austérité en date qui s’abattra sur la France après les élections départementales est encore plus dur que les précédents : la Commission exige pas moins de 30 milliards d’euros de coupes budgétaires en plus des 50 milliards d’euros déjà prévus par le gouvernement Valls d’ici 2017, et 4 milliards d’euros de coupes supplémentaires dès cette année. Dans son interview au Parisien du mercredi 4 mars, François Hollande a déjà accepté le nouveau diktat de la Commission. Il a déclaré que « si Bruxelles demande 4 milliards de plus pour respecter nos engagements en matière de réduction des déficits publics, ils seront trouvés par des économies nouvelles ».

Et comme si ça ne suffisait pas, la Commission exige de nouvelles « réformes structurelles » qui concerneront les retraites, l’assurance-chômage et le marché du travail : recul de l’âge du départ à la retraite, réduction des indemnités des chômeurs et facilitation des licenciements. Et avec à la clé de nouvelles sanctions contre la France si elle ne se conforme pas aux exigences des diktats bruxellois.

Comment contraindre la majorité de la population à vivre dans des conditions toujours plus dégradées ? l’exercice d’un pouvoir d’État toujours plus répressif :

« Les milieux impérialistes tentent de faire retomber tout le poids de la crise sur les épaules des travailleurs. C’est pour cela qu’ils ont besoin du fascisme. Ils s’efforcent de résoudre le problème des marchés par l’asservissement des peuples faibles, par l’aggravation du joug colonial et par un nouveau partage du monde au moyen de la guerre. c’est pour cela qu’ils ont besoin du fascisme » (G.Dimitrov, VIIè Congrès de l’IC, 1935).

L’Union Européenne, un projet fasciste

L’Union Européenne en tant que bloc impérialiste ne peut être à terme qu’un projet fasciste car la crise de l’endettement est non résolvable dans le cadre des institutions actuelles, la monnaie unique privant les États européens de toute relance par l’inflation et les condamnant à une récession sans fin. Face à cette débâcle inévitable, on peut prévoir que la dictature oligarchique qui s’exerce sur les peuples européens se passe de la forme démocratique de gouvernement, de moins en moins adaptée, pour s’appuyer sur des États autoritaires relayant les injonctions de la Troïka. On peut parler à ce sujet d’euro-fascisation dont l’épicentre se situe dans les centres de pouvoir et les institutions même du grand capital. Dans un récent rapport, JPMorgan Chase plaide pour l’abrogation des constitutions démocratiques bourgeoises établies après la Seconde Guerre mondiale dans une série de pays européens et la mise en place de régimes autoritaires afin de laminer les oppositions aux mesures d’austérité massivement impopulaires appliquées au nom des banques. Des gouvernements au service exclusif des intérêts du capital financier et soumettant les peuples par la force étatique brute : nous avons la caractérisation exacte du fascisme qui est :

 

« la dictature terroriste ouverte des éléments les plus réactionnaires, les plus chauvins, les plus impérialistes du capital financier » (G.Dimitrov, VIIè congrès de l’IC, 1935).

 

La militarisation (essayez de prendre le train !) est également une tendance lourde de l’impérialisme. Les oligarchies occidentales poursuivent leurs guerres de rapine contre les peuples dominés sous la bannière de l’OTAN afin de préserver les intérêts et les profits des multinationales. La guerre contre le « terrorisme » au Mali a été menée par les impérialistes français pour « sécuriser » l’approvisionnement des centrales françaises en uranium au Niger et protéger ainsi les intérêts d’Areva. Israël, tête de pont de l’impérialisme américain au Moyen-Orient, joue un rôle décisif dans la guerre de civilisation contre les peuples d’Orient,.

La classe qui est la puissance matérielle dominante de la société est aussi la puissance dominante spirituelle (Marx) : l’hyper-classe mondialisée assure donc la promotion médiatique de l’idéologie sioniste ou pro-occidentale – parfois en menant de véritables campagnes de désinformation – en même temps qu’elle se donne les moyens de sanctionner politiquement ou même pénalement ceux qui la contestent.

Crise et social-fascisme

Le fascisme est-il nécessairement instauré par un coup d’État ?  Pour Georges Dimitrov :

« on ne saurait se faire de l’arrivée du fascisme au pouvoir l’idée simpliste et unie qu’un comité quelconque du capital financier déciderait d’instaurer à telle date la dictature fasciste (…) avant l’instauration de la dictature fasciste, les gouvernements bourgeois passent ordinairement par une série d’étapes préparatoires et prennent une série de mesures réactionnaires contribuant à l’avènement direct du fascisme« .

Le processus engagé en France est un processus de fascisation : une succession de réformes laminant les droits démocratiques et sociaux par lesquelles la sociale-démocratie fraye la voie au fascisme. La fascisation est le mouvement vers le fascisme qui se développe de l’intérieur même de la démocratie bourgeoise en crise. La politique actuelle en apparence démocratique mais en réalité fasciste peut être qualifiée de « libérale-fasciste ». Démocratie bourgeoise et fascisme assurent tous deux la même dictature du capital impérialiste mais la première n’est durablement efficace que lorsque la bourgeoisie a les moyens de lâcher des « miettes » et de faire des concessions à la classe dominée. La seconde survient quand elle n’a plus de grain à moudre et que les contradictions produites par la crise deviennent insurmontables par les méthodes démocratiques. L’histoire nous a montré que l’on peut passer aisément de l’une à l’autre : « le fascisme n’est pas le contraire de la démocratie mais son évolution par temps de crise » (Brecht). Dans le contexte de récession sans fin que connaît l’UE, la situation de l’Ukraine, au bord du gouffre économique et sous le joug du fascisme, pourrait bien devenir à moyen terme la norme des pays européens.

 

quand aux prétendu droit d' "initiatives populaires" que nous aurait dans sa grande bonté octroyé sa majesté l'Union "Européenne" à savoir le pouvoir du grand capital et leurs lobbies, voilà ce qu'il en est

 

là vous avez compris je crois ...

 

25/05/2015

à Jacqueline

 

Dans mon chagrin, rien n’est en mouvement
J’attends, personne ne viendra
Ni de jour, ni de nuit
Ni jamais plus de ce qui fut moi-même

Mes yeux se sont séparés de tes yeux
Ils perdent leur confiance, ils perdent leur lumière
Ma bouche s’est séparée de ta bouche
Ma bouche s’est séparée du plaisir
Et du sens de l’amour, et du sens de la vie
Mes mains se sont séparées de tes mains
Mes mains laissent tout échapper
Mes pieds se sont séparés de tes pieds
Ils n’avanceront plus, il n’y a plus de route
Ils ne connaîtront plus mon poids, ni le repos

Il m’est donné de voir ma vie finir
Avec la tienne
Ma vie en ton pouvoir
Que j’ai crue infinie

Et l’avenir mon seul espoir c’est mon tombeau
Pareil au tien, cerné d’un monde indifférent
J’étais si près de toi que j’ai froid près des autres.

Paul Éluard (1895-1952)

24/05/2015

Pentecôte ?

24/5/2015 « bon dimanche ! » eh oui, c'est censé être le dimanche de la Pentecôte. Mais qui fête encore la Pentecôte de nos jours ? Où il est le Saint Esprit ? Il n'y a que l'esprit du capitalisme, qui n'est pas saint du tout («La destination universelle des biens n'est pas une figure de style de la doctrine sociale de l'Église. C'est une réalité antérieure à la propriété privée. La propriété, surtout quand elle affecte les ressources naturelles, doit toujours être en fonction des nécessités des peuples.» François (pape) lors de sa visite en Bolivie). Et l'esprit de l'hygiéno-sécuritarisme, qui est encore pire. Et l'anglicisation ! Qui n'est pas du tout en congruence avec la Pentecôte question langues.

21/05/2015

son nom

après avoir entendu son nom
je regarde à nouveau
cette herbe en fleur



Teïji

19/05/2015

Giscard censuré ! même lui maintenant ! La presse "voix de nos maîtres" ne nous en parle pas !!! - GISCARD ! UNE VRAIE BOMBE !

voici ce qu'en dit la PRAVDA dans son édition en anglais :

Recently too we had some good news finally coming from France. Former president Giscard d'Estaing, elected in 1974, who was then running the third most important country on earth (now hardly the tenth, yet the most submitted to American-Saudi 'axis of evil'), was interviewed by the pro-American review International politics (N°146). The interview was so strategically incorrect and subversive that it was reduced to silence in that neo-totalitarian state we called once the French Republic. I discovered this interview thanks to Russian friends. It is important to mark that the journalist was an aggressive and biased ignoramus, an insolent asset because our ex-president was not advocating for the third World War against Russia.

http://english.pravda.ru/opinion/columnists/26-05-2015/13...

 

Et pas même le journal où travaille l'intervieweuse Isabelle Lasserre : le Figaro, n'en parle pas !
Elle a interviewé Giscard, or celui-ci à côté de propos auxquels on pouvait s'attendre chez lui, toujours pro-réaction capitaliste ! et pro européiste sur la question de la Crimée et de l'Ukraine, tient des propos qui ne sont pas du tout ceux que l'intervieweuse attendait (c'est sans doute pour ça que l'interview a été black-outé en France !!

Interview de Giscard. Dans le climat politicien actuel c'est une bombe.
Bien sûr le même discours réac-capitaliste, toujours les "réformes", et toujours européiste, mais à la question sur la Crimée il répond, tenez-vous bien !

I. L.Quel regard portez-vous sur l’annexion de la Crimée et la déstabilisation de l’est de l’Ukraine par la Russie ?

V. G. E. – Concernant le retour de la Crimée en Russie, très franchement, je l’ai jugé conforme à l’Histoire. J’ai relu des livres décrivant l’histoire russe du XVIIIe siècle. La Crimée a été conquise sous le règne de Catherine II, avec l’action prédominante du prince Potemkine, lorsque la Russie descendait vers le sud en direction de la Turquie dans l’idée de reconquérir Constantinople. La conquête de la Crimée fut assez dure. Elle ne s’est pas faite au détriment de l’Ukraine, qui n’existait pas, mais d’un souverain local qui dépendait du pouvoir turc. Depuis, elle n’a été peuplée que par des Russes. Quand Nikita Khrouchtchev a voulu accroître le poids de l’URSS au sein des Nations unies qui venaient de naître, il a inventé l’Ukraine et la Biélorussie pour donner deux voix de plus à l’URSS, et il a attribué une autorité nouvelle à l’Ukraine sur la Crimée, qui n’avait pas de précédent. À l’époque, déjà, je pensais que cette dépendance artificielle ne durerait pas. Les récents événements étaient prévisibles. D’ailleurs, le retour de la Crimée à la Russie a été largement approuvé par la population. Ce n’est que lorsque les problèmes se sont étendus à l’est de l’Ukraine qu’on s’en est inquiété…

mais c'est pas tout !
encore mieux (remarquez la haine très orienté propagande du journaliste, à laquelle s'oppose - sur ce sujet là ! - un attitude nettement plu sereine de Giscard 

I. L. De nombreux analystes et responsables politiques plaident pour une plus grande compréhension à l’égard de Vladimir Poutine. Bien que vous ayez toujours été un partisan de la détente vis-à-vis de Moscou, à l’époque de la guerre froide comme aujourd’hui, acceptez-vous qu’on puisse ainsi violer le droit international et déstabiliser un pays ?

V. G. E. – Les règles conventionnelles adoptées lors de la paix de Westphalie en 1648 posaient le principe du respect de la souveraineté nationale et des frontières. En vertu de ce principe, certains estiment que l’Ukraine doit absolument conserver la totalité du territoire qui était le sien au moment de son indépendance en 1991. Mais n’oublions pas que la décomposition de l’URSS s’est faite dans la débandade et a provoqué un émiettement des frontières! La méthode de Vladimir Poutine aurait pu être différente. Mais, aujourd’hui, la question de la Crimée doit être laissée de côté. Celle de l’Est ukrainien est, en revanche, plus difficile. N’oubliez pas que l’Ukraine a longtemps été russe, Kiev fut la capitale de la Russie. Lorsque, ministre des Finances, je suis allé en Union soviétique à la demande du général de Gaulle, j’ai été reçu par Khrouchtchev à Kiev…

Pour y voir vraiment clair, il faut se demander ce qui s’est réellement passé il y a un an dans la capitale ukrainienne. Quel rôle la CIA a-t-elle joué dans la révolution du Maïdan ? Quel est le sens de la politique systématiquement anti-russe menée par Barack Obama ? Pourquoi les États-Unis ont-ils voulu avancer leurs pions en Ukraine ? Existe-t-il un lobby ukrainien influent aux États-Unis ? Les Américains ont-ils voulu compenser leur faiblesse au Moyen-Orient en conduisant, sur le continent européen, une politique plus dure contre la Russie ?

ouah ! Giscard déballe tout ! étonnant de sa part ! se sentirait-il comme Mitterand avant de mourir )

et il enfonce le clou !
"il faut reconnaître que la transition ukrainienne a un aspect peu démocratique

"la politique de sanctions visant la Russie – une politique qui a enfreint le droit international

"L’Ukraine telle qu’elle est n’est pas en état de fonctionner démocratiquement.


"Ce qui est sûr, c’est que l’Ukraine n’entrera pas dans le système européen : c’est impossible ! Elle n’a ni la maturité économique ni la pratique politique nécessaires.

même giscard, qui était pourtant un sacré traître, un grand bourgeois européiste et atlantiste du temps de De Gaulle - mais c'était il y a une génération maintenant et par rapport à maintenant il était resté "gaulliste" en même temps, comme la politique étrangère française l'est plus ou moins resté longtemps, l'évolution à 180% a été progressive -  par rapport aux larbins atlantistes qu'on a maintenant giscard, tout atlantiste libéral qu'il était était fait figure de patriote anti-impérialiste face à cette lamentable marionnette qu'est le "socialiste" Hollande c'est là qu'on voit à quel point le climat a changé à vitesse grand V depuis 40 ans ! - se met à tenir (sur ce sujet !) des propos sensés et avec un "point de vue élevé" comme les aimait le Général ("prenez toujours le point de vue le plus élevé, car c'est l'endroit le moins encombré"). Quand on compare avec le discours propagandiste de taureaux décérébrés et dicté par l'OTAN, que tiennent les autres "kapos" des diverses baraques du camp, quel contraste !

et même sur l'UE il a l'air sinon sceptique au moins d'un réalisme qui serait interdit d'expression de nos jours ! (et encore remarquez le contraste avec l'ardeur militante et "mougeon" de l'intervieweur,un vrai cas d'école !)

I. L.Sur la place Maïdan à Kiev, des Ukrainiens sont morts en défendant les valeurs européennes et en brandissant le drapeau de l’Union. Est-il possible de décevoir l’enthousiasme de ces hommes qui regardent vers nous avec autant de confiance ?

V. G. E. – Les aspirations européennes de Kiev étaient un songe. Comme ils n’entrevoyaient aucune perspective, il fallait bien que les Ukrainiens rêvent de quelque chose. Mais soyons réalistes : les Hongrois, qui sont dans l’Europe, n’en veulent plus, et l’Union, après sept ans, n’a pas réussi à régler de manière satisfaisante l’intégration de la Bulgarie et de la Roumanie…

et vlan !


(par contre sur la Syrie il n'a pas compris ce qui se passe ! (ou fait semblant ?) ses ressources intellectuelle s'arrêtent là)


l'entretien complet est là :

http://lesakerfrancophone.net/valery-giscard-destaingla-f...

http://fortruss.blogspot.fr/2015/03/giscard-destaing-crim...

http://www.politiqueinternationale.com/revue/article.php?...

 

 

 

rappelons les propos de François Asselineau      "voilà ce qui favorise la paix, ce sont les échanges avec tous les peuples du monde sans distinction nauséabonde entre ceux qui appartiendrait à l'Europe et ceux qui n'en feraient pas partie !"

 

au fait, un rappel sur l'origine du putsch fasciste en Ukraine (baptisé "révolution" par ses commanditaires) : http://fr.sputniknews.com/international/20150420/10157465...

un autre rappel les sondages montrent que 84% des russes sont satisfaits de Poutine, combien de français sont satisfaits de Hollande ? 14%     

18/05/2015

conditionnement toujours et toujours un peu plus et encore et encore, on vous serre encore et encore plus le kiki

débile ! toujours plus de conditionnement, de terrorisme en fait, terrorisme intellectuel si on veut, mais dont le but est de faire rêgner dans les esprit une ambiance de terreur, de culpabilisation obsessionnelle, comme autrefois avec le Diable, le Péché, ou la sorcellerie ! il faut petit à petit à force de matraquage obsessionnel habituer les gens à l'ascétisme, à toujours plus d'ascétisme, les habituer, les veaux, à bien obéir, et à se sentir constamment surveillés, à s'auto-surveiller, à avoir honte de soi et de ses éventuelles envies, on est dans le conditionnement autrefois des calotins et des confesseurs qui habituaient les gens à se sentir coupables de partout, à avoir peur à tout instant de la tentation et du diable, et là aussi à bien SE PRIVER de tout et à bien obéir à "ceux qui savent".
C'est une nouvelle idéologie totalitaire qu'on est en train de construire sur notre dos et qu'on essaye d'injecter jusqu'à la moelle de nos os.
très mauvais tout ça.

17/05/2015

comme tout ça est juste, riche et bien trouvé !!

"Je connais gens de toutes sortes

Ils n'égalent pas leurs destins

Leurs yeux sont des feux mal éteints

Leurs coeurs battent comme des portes"

 

Apollinaire

 

 

16/05/2015

This is a war crime. Bill Clinton and Madeleine Albright should be taken to the international court over this.

 

L'uranium appauvri, ce génocide lent dont les coupables n'ont pas encore eu leur procès de Nüremberg, vous connaissez ? vous avez déjà vu l'horreur que ça entraîne en Afghanistan, en Irak, mais ça a commencé sur la Serbie, on avait censuré les rapports d'experts (pour ça aussi il faudra que les coupables payent !!!!), des gens courageux ont réussi à en faire fuiter :

http://journalnucleaire.jimdo.com/2014/03/03/l-onu-a-bomb...

 

un holocauste radiologique attend l'Irak et les régions voisines

Deux mille tonnes de poussières de munitions à l’uranium appauvri ont été répandus durant la dernière au Moyen-Orient (alors qu’on sait déjà depuis longtemps maintenant à quel point c’est nocif ; à se demander si les américains n’ont pas fait exprès …)

http://www.globalresearch.ca/index.php?context=viewArticl... Au début des années 1990 l’autorité britannique pour l’énergie nucléaire avait mis en garde qu50 tonnes de poussières d’uranium appauvri étaient capable de causer à terme la mort d’un million de personnes. Et là c’est deux mille tonnes !

Un véritable holocauste radiologique se prépare sur les population d’Irak et des pays voisins. Déjà les statistiques de naissances d’enfants malformés http://korbo.info/?p=1002 montent en flèche en Irak.

Quand on voit déjà ce que ça cause en afghanistan…

http://www.uruknet.de/?p=35353

« Après que les Américains eurent détruit notre village et tué nombre d'entre nous, nous avons aussi perdu nos maisons et n'avons rien à manger. Mais nous aurions supporté ces misères, nous les aurions même acceptées, si les Américains ne nous avaient pas tous condamnés à mort. Quand j'ai vu mon petit-fils malformé, j'ai réalisé que mes espoirs en l'avenir avaient disparu pour de bon , pire que le désespoir né de la barbarie russe, même si, à cette époque, j'ai perdu mon fils aîné, Shafiqullah. Mais, cette fois, je sais que nous faisons partie du génocide invisible que nous ont infligé les Américains, une mort silencieuse à laquelle – je le sais – nous n'échapperons pas . » ( Jooma Khan, Afghanistan, mars 2003, cité par Mohamed Miraki, Le génocide silencieux venu d'Amérique.)
D'-Hiroshima-a-Bagdad

mais les prévisions pour le Moyen-Orient (et jusqu'à l'Inde, la Russie ou Israel) sont carrèment apopcalyptiques

 http://www.aporrea.org/internacionales/n105053.html