22/07/2023
c'est fait exprès
c'est fait exprès (ces fleurs sur lesquelles s'attache le regards à certains endroits) et elle a raison, c'est sympa, bon et sain, et humain
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20/07/2023
Avec quels auteurs faisait-on étudier le français dans les années 50 et 60 ?
La lecture des vieux manuels scolaires (j'espère que vous avez conservés les vôtres !) est enrichissante et pleine d'enseignement.
Ainsi si on rouvre les grammaire d'avant 1965 non seulement on redécouvre des textes délicieux et qui des fois font réfléchir (j'en parlerai peut-être une autre fois), mais par exemple on peut étudier quels étaient les écrivains sur lesquels se basait l'enseignement de la grammaire aux enfants des classes du premier cycle des lycées et collèges, entre, disons 1938 (et sans doute avant), et environ 1960, et même au-delà.
Je les ai recensé et en ai fait un tableau, agrémenté de quelques liens à la Wikipédia permettant de se documenter sur les noms les moins connus par contre j'ai du faire disparaître la colonne où étaient indiqués les auteurs d'origine populaire, à la suite des noms j'ai du mettre à la main le total des occurrence de leurs textes parmi les extraits cités dans la grammaire.
liste des auteurs utilisés dans la grammaire « Souché-Lamaison pour les classes de sixième, suivant les programmes du 14/4/1938, et d’octobre 1944. (noms de l'auteur suivi du nombre nombre de textes cités)
Balzac 4 |
Théodore de Banville 1 |
René Bazin 13 |
Pierre Benoît 5 |
Boileau 1 |
Robert Brasillach 2 |
Buffon 3 |
Chateaubriand 10 |
Georges Clémenceau 1 |
Colette 5 |
Corneille 5 |
Alphonse Daudet 34 (le plus cité, et de loin !) |
Georges Duhamel 4 |
Erckmann-Chatrian 10 |
Fénelon 3 |
Gustave Flaubert 11 |
Anatole France 23 |
Eugène Fromentin 4 |
Théophile Gautier 4 |
Maurice Genevoix 3 |
André Gide 1 |
E. et J. de Goncourt 2 |
Julien Green 1 |
Jean-Marie Guyau 1 |
Louis Hémon – (« Maria Chapdelaine ») 3 |
José-Marie de Hérédia 1 |
Victor Hugo 13 |
Edmond Jaloux – « Fumées dans la campagne » 1 |
Jean Jaurès 2 |
La Fontaine 10 |
Lamartine 9 |
Ernest Lavisse 1 |
Pierre Loti 5 |
Maurice Maeterlinck 1 |
Maurice Mardelle (1886-1948 charpentier poète) 1 |
Jules Marouzeau (« Une enfance ») 2 |
Roger Martin Du Gard 4 |
Guy de Maupassant 7 |
François Mauriac 1 |
Mérimé 1 |
Jules Michelet 5 |
Frédéric Mistral 4 |
Molière 4 |
Montesquieu 1 |
Musset 2 |
Jean Nesmy (Henri Surchamp) 6 |
Louis Pergaud 5 |
Racine 2 |
Jules Renard 1 |
Romain Rolland 9 |
Jules Romains 2 |
J.-J. Rousseau 5 |
George Sand 10 |
Bernardin de Saint-Pierre 1 |
Madame de Sévigné 4 |
Sully-Prudhomme 2 |
Taine 4 |
Vigny 2 |
Voltaire 6 |
Emile Zola 6 |
Si on lit toutes leurs biographies (ça vaut le coup d’en prendre le temps je vous l’assure, il y a des choses et des êtres à découvrir) on découvre d’abord qu’il y a une majorité d’écrivains régionalistes et spécialisés dans la peinture de la vie paysanne, c’est même le thème dominant, et aussi qu’il y a un nombre impressionnant d’auteurs d’origine populaire (domestiques, paysans, etc.) qui ont eu la chance de devenir écrivains, célèbres, et souvent ont décrit la vie de leur enfance.
Une chose aussi remarquable quand on lit (pas forcément les extraits présents sur le livre de grammaire, mais on en trouve d’autres sur Internet aussi) les textes de ces auteurs de cette époque c’est le soin et la sensibilité extrême, le style fin précis et pur dans lequel ils écrivent, y compris ceux qui n’ont au départ reçu aucune instruction littéraire et sont d’origine populaire, on devine là entre autre la dégradation du niveau de l’enseignement : combien des lycéens d’aujourd’hui sauraient écrire avec tant de soin et d’expressivité. C’est aussi l’époque, la seule dans toute l’histoire littéraire, entre l’aveuglement/indifférence des siècles aristocrates de salon et celui du siècle machiniste et pédant, où s’est développé et a été cultivé au plus haut point, l’émotion et la sensibilité aŭ choses, aŭ impressions, aŭ paysages, etc.
C’est également la grande époque de la peinture de paysage, ce n’est pas un hasard. Et de la poésie de la nature.
Lisez ces quelques phrases d’un fils de domestiques, devenu écrivain anti-clérical, Eugène Le Roy, savourez :
http://pagesperso-orange.fr/zep.saint-aulaye/double/elero...
18/07/2023
quand vous lirez à propos de tel ou telle théorie nouvelle
les gens de la wikipédia, par exemple, cette "petite encyclopédie entre copains", dire "c'est de la pseudo-science", ou la "communauté scientifique" ceci, celà
Lisez ceci :
savez-vous ce qui arrivé à l'inventeur de l'HELICE (oui ! l'Hélice !) ? Frédéric Sauvage (1786-1857), inventeur de ... l'hélice, s'épuisa, se ruina. Bien qu'il aie amplement démontré l'efficacité de son invention, il récolta l'avis suivant des Autorités Maritimes :
- L'application en grand du système des hélices ne peut être adoptée; des expériences faites aux Etats-Unis ont démontré l'impuissance d'un tel système à grande échelle.
Sauvage, bafoué, emprisonné pour dettes, s'épuisa pendant dix ans face à l'indifférence du public, du gouvernement et des savants officiels. Plus tard son invention, tombée dans le domaine public, fut reprise par les Anglais.
La même chose est arrivée à l'inventeur du gaz d'éclairage à la même époque, à Semmelweiss, à Boucher de Perthes, et tant d'autres. Beaucoup sont morts dans la misère, ou se sont suicidés, tel Boltzmann le créateur de la théorie cinétique des gaz, Benveniste, etc.
Et l'aspect financier, n'oublions pas ! les INTERÊTS divers et autres. Une analyse MARXISTE du "si petit monde" de la recherche scientifique, ses carrières ses crédits, ses lobbies, s'impose ! (là comme ailleurs ....) !
16/07/2023
tenir sa maman par la main
) 19/1/2012 quand j'étais enfant quand je mangeais des tartine trempées dans un bol de chicorée au lait, j'avais le temps, je n'étais pas obligé de me précipiter dessus comme un fou à toute vitesse, je pouvais même le faire tranquillement, et la chicorée était chaude, brûlante même; maintenant elle est même pas chaude, et ça n'a aucun goût, d'ailleurs je n'ai bien entendu pas le temps de prendre le temps de sentir quel goût ça a ni d'en profiter, d'ailleurs il n'y a rien à profiter, c'est nul, et le pain est toujours rassis de toutes façons, pas du tout moelleux et croustillant comme autrefois, jamais. D'ailleurs de nos jours il n'y a plus jamais et nulle part (si, je me souviens en 1982, en Algérie) de pain avec un goût de pain, parfumé moelleux et croustillant, comme ils étaient autrefois. Dans les boulangeries pour bourgeois et les boutique BIO on ne trouve plus que des pains de moines, marrons, censés être complets mais incomparablement moins bons et parfumés que les « pains gris » de 1960 (qui étaient moins chers que les blancs à l'époque !), durs « au levain » avec des goût austères et dont on se lasse vite, quand aux pains blancs ils n'ont plus le bon goût de pain, ni la consistance, et ils deviennent rassis, puis secs, en moins de deux, et il n'est jamais possible de les manger avant qu'ils ne soient plus qu'une matière dure insipide et corvéique.
) « demeurons immobile, spectateur indifférent d'une existence à demi passée; » (Benjamin Constant)
) 20/1/2012 ce matin je me suis un petit peu rendu compte de ma vie, et de la vie, et de celle d’Isabelle, et rappelé quelque souvenirs, et du bureau (l’IA seulement) et Catherine, et I. Diot et Serge Langagne son vin et ses noix ; d’habitude je n’ai jamais le temps ni la capacité de me souvenir, ni de penser à rien.
C’est la première fois depuis des années et des années. 5 minutes ?
) Pouf ! Paf ! Deux ronds dans les vaps. Mes deux vacanciers !
L'un contre le radiateur l'autre au milieu du tapis.
) Jovanovic suggère que l'expérience de Saul-alias-Saint-Paul sur la route de Damas fut sans doute une NDE (EMI en français), je pense que ça doit être ça en effet (consécutivement à un coup par la foudre qui a du le mettre en état de quasi mort pendant un temps).
) 23/1/2012 Un sondage, sérieux et à posteriori, pas comme les sondages bidons des magazines, basé sur les noms de personnalités recherchés par Google sur Internet, donne des résultats frappants:
Parmi les acteurs 1er : Marion Cotillard
parmi les humoristes 1er : Dieudonné (et toc!)
parmi les sportifs Zidane (ça ferai plaisir à Jacqueline …)
parmi les intellectuels, essayistes et militants 1er : Alain Soral
parmi les journalistes économistes 1er : Pierre Jovanovic !
Parmi les politiques 1er Marine Le Pen (avec le plus souvent les mots « sondage ») en 2ème DSK (avec les mots « affaire » ou « viol »).
intéressant !
) 23/1/2012 ils sont très fatigués mes deux vacanciers (chats).
Ils vivent comme les « honnêtes gens » du temps de Des Grieux !
) 26/1/2012 je me mets à relire Ruy Blas de Victor Hugo et Shirobamba de Yasoushi Inoué. Le petit chien blanc de mon voisin aux pigeons regarde patiemment à travers le grillage s'il ne voit pas un de mes chats.
) Dans un film d'Angelopoulos il y a une scène avec un enfant qui prend la main de sa mère.
Tenir sa maman par la main …..
15/07/2023
ma mère fut (fût ...) une cigarettière
voilà un métier utile, un métier vrai de gens normaux, pas de bourgeois péqu'neux imbus de racisme social à la Macron ! de vrais personnes humaines quoi ! (et utiles, qui - eux ! - produisent des biens et des services pour les autres personnes humaines, pas des parasites (comme dit si bien Bernard Friot) de cadres-sup' qui passent leur temps à réunionner, ou à "s'déplacer en taxi pour blablater sur LCI".
Voilà une chanson portugaise qui contient tout le drame de la vie :
(NB : depuis hier Youtube cet infâme engin répugnant du totalitarisme capitaliste, censure systématiquement TOUTES les vidéos intégrées dans un site de blog !!!!!!!!!! Il faut donc à chaque fois se DEPECHER, avant d'avoir le message de blocage, de cliquer sur l'icone qui fait regarder la vidéo directement sur le site de youtube, sinon vous êtes foutus ! vous ne verrez rien !
voici les paroles (car il est aberrant d'écouter une chanson sans en comprendre les paroles !) :
Minha mãe foi cigarreira
E tinha um porte bizarro
‘Inda vejo a sua imagem
No fumo do meu cigarro.
trad :
Ma mère était cigarettière
Et avait grande allure
Son image se forme encore
Dans la fumée de ma cigarette.
A sua alma branquinha
Honesta, modesta e franca
Envolvia a minha alma
Como a mortalha mais branca.
trad :
Son âme candide
Honnête, modeste et droite
Enveloppait mon âme
Comme le tabac dans son linceul de papier.
Coitadinha já morreu
Que o amor de Deus lhe valha
Foi concerteza pró céu
Envolta em branca mortalha.
trad :
La pauvrette n’est plus là
Que l’amour de Dieu la protège
Elle est sûrement montée au ciel
Enveloppée dans son drap blanc.
Minha mãe estrela perdida
‘Inda a vejo entre os abrolhos
Como se fosse envolvida
Na mortalha dos meus olhos.
trad :
Ma mère, étoile perdue
Je la vois briller du fond de mes tourments
Comme enveloppée
Dans le blanc de mes yeux.
Filipe Pinto (1905-1968). il est mort lui aussi ... Minha mãe foi cigarreira (1961).
Filipe Pinto (1905-1968). Ma mère était cigaretière, traduit de Minha mãe foi cigarreira (1961) L. & L. (et chanter le tabac aussi est un acte de résistance et de liberté)
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14/07/2023
Elle aimait aller sous la pluie battante, cueillir et manger du cassis avec une tartine beurrée à même le jardin, la neige blanche, peindre, les calins, les baisers, les chats, les nounours, les dragons. Et bien sûr jouer aux cartes, faire du crochet
ma mère ...
12/07/2023
la vie humaine
Georges Jeanclos : barque
*
10/07/2023
définition de mot-croisé
bée : "invite à entrer",
oui, comme la porte d'une église (normale)
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09/07/2023
nous sommes à la pointe d'un combat mondial, et nous sommes à côté des dirigeants les plus interessants (dont queslques uns sont morts : Chavez, Magufuli
https://ruclips.ru/watch/Y2f90xE61Ko/dieudonn%C3%A9-et-alain-soral-chavez-et-le-venezuela-hd/
06/07/2023
lettre sur les trains - français ne mettez plus jamais les pieds dans un train ni une gare, fuyez ces lieux méprisants et hyper-dangereux !
https://reseauinternational.net/sncf-gafam-meme-combat/ De pire en pire :
Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, a plaidé vendredi pour que des agents en civil de la compagnie ferroviaire puissent être armés à bord des trains afin de renforcer la sécurité
Qui peut encore avoir envie de voyager par cette ignoble entreprise détraquée ?!
Du temps où la France était un Etat de Droit (au XIXè siècle par exemple !) et non un Régime policier, comme elle est devenue maintenant, tout ça aurait été impensable, et d'ailleurs interdit par les principes généraux du droit.
août 2011 : "Omar Sy aurait franchi un « périmètre de sécurité » mis en place par des agents de sécurité de la SNCF, qui souhaitaient appréhender un voyageur sans billet"
Mais réflechissez un peu !!!!!! autrefois, durant des siècles depuis l'apparition des trains dans une France qui était un pays NORMAL et civilisé, quand un voyageur (un CLIENT,donc) se trouvait sans billet, ou bien il avait une explication vaguement crédible, et le contrôleur lui établissait un billet, ou bien non et le contôleur lui collait en plus une amende, point final ! Et maintenant dans ce régime actuel pire que celui de l'URSS dont on nous faisait tellement peur on parle, les "instances" nous racontent sans rire, qu'ils envoient la police (la POLICE !) et qu'elle "met en place un "périmètre de sécurité" ( !! même Goebbels n'aurait pas inventé un tel jésuitisme) pour l'appréhender (comme un varitable criminel, et ceux qui escroquent la communauté nationale de millions en fraudes magouilles emplois fictifs et autres arrangements, c'est quoi ?). On marche non seulement dans la boue mais sur la tête !!!!)
(par un soucis de "rentabilité" capitaliste

lesquels pouvaient d’ailleurs aussi renseigner (car on pouvait avoir de l’information à l’époque !). Maintenant c’est « contrôlez-vous vous-même ! » et flicardisation du métier :
socialement malsain (et méprisant envers le client). Et maintenant avec les dérives de plus en plus fascisantes de la société actuelle on peut s'attendre à tout, le voyageur n'est plus un client, mais "pire qu'un chien", un être en danger qui risque de tomber pour un oui pour un non dans un vrai cauchemar sadique (on en a encore entendu parler récemment sur deux lycéens qui avaient oublié de "composter" leur billet )
((1) A l’époque tout était normal, paisible, régulier, commode, convivial, et le soucis de la SNCF était alors le soin des besoins pratiques et des conditions de vie des voyageurs)
http://www.politique-actu.com/osons/tous-connards-equivalent-viktor-dedaj/588356/
De même, ont disparus les horaires du réseau librement accessibles, les sièges, les salles d’attente, les consignes à bagage, la possibilité de monter dans le train dès qu’il était à quai,
la possibilité d’ouvrir les fenêtres, et la possibilité de changer d’avis (ou de rater son train !) et de
prendre le suivant sans perdre son argent ! (et le droit de fumer sur les quais !)
Devant un tel mépris des gens et des condition de vies qui deviennent de telles « galères » allez vous étonner que ces dérives méprisantes, j’m’en–fout-istes et capitalistiques en entraînent d’autres ! C’est un pourrissement général de la civilisation qui se défait, et qui a été initié par l’institution.
Quand on lit des textes se déroulant dans des pays du Tiers-Monde on retrouve avec un cruel
pincement au cœur cette liberté et cette convivialité et on se rend compte à quel point elle
a disparue chez nous. Quand par exemple dans une nouvelle de Gao Xingjian deux jeunes mariés de la Chine communiste (censée être moins libre !) à l’arrêt dans une ville décident sur un coup de tête d’arrêter là, et de poursuivre leur voyage le lendemain ! eh oui ! eux, ils le peuvent encore, ce qu’on pouvait faire en France autrefois ; maintenant avec les réservations obligatoires ce serait impossible et ils perdraient leur argent ! Où quand on nous décrit (dans Teach Yourself Hindi) une foule de voyageurs dans un train en Inde attendant le départ du train, se penchant par la fenêtre pour regarder, parler ou acheter quelque chose à manger, toute une liberté, une humanité, une décontraction , un confort de vie , normal, qui existait aussi en France jusque dans les années 70, de nos jour impossible dans nos trains aussi hermétiques et tout interdits que le totalitarisme flico-politiquement-correct dont ils émanent.

ça se confirme, c'est de pire en pire ! on s'enfonce dans le cauchemar, lisez ce que je viens de trouver :
Lettre ouverte au Président Directeur Général de la SNCF Monsieur Guillaume Pepy
Monsieur le Président Directeur Général,
Amenée à effectuer régulièrement des trajets en train entre Paris Saint Lazare et Rouen, je tiens à vous informer d’une situation alarmante concernant la violence psychologique que subissent certains voyageurs sur ce trajet, notamment des jeunes le plus souvent d’origine étrangère, violence que vous ne pouvez ignorer, dans la mesure où elles se répètent voire deviennent habituelles, lors d’intervention de la police du rail ou de la Police Nationale.
Par ailleurs, des abus sont commis par les contrôleurs qui se permettent pour un simple oubli de compostage d’un billet, de faire appel de façon inconsidérée aux forces de sécurité. Je m’insurge en tant qu’usager contre ces pratiques arbitraires. Les forces de police sont quasiment systématiquement présentes en particulier dans les trains qui s’arrêtent à Mantes la Jolie, et absentes dans les trains directs de Paris à Rouen. Par conséquent une population est discriminée, considérée comme potentiellement délinquante, ce qui est contraire à l’égalité de traitement des usagers tant des services publics que privés.
Le 21 juin dernier j’étais à bord du train corail inter cités 13 111 CIC, voiture 13 (départ 16h20 de Paris Saint Lazare) qui marquait un arrêt à Mantes-la-Jolie. Nous avons été contrôlés. Le voyageur assis en face de moi, un homme d’une quarantaine d’années dormait lors du premier passage du contrôleur. Il a signalé poliment à son second passage qu’il n’avait pas eu le temps de composter son billet. Le contrôleur n’a rien voulu savoir et l’a verbalisé. Le ton a monté, le contrôleur l’a alors menacé s’il ne réglait pas l’amende d’appeler la sécurité. Un très jeune homme assis en face de moi a dû régler une taxe de 15 euros, ignorant que l’on était en période blanche et non bleue ! lorsque j’ai tenté d’intercéder en sa faveur il m’a été répondu de manière très désagréable par le contrôleur qu’il « suffisait de se renseigner ».
Le premier passager n’ayant toujours pas réglé son amende, le contrôleur à appelé la "sécurité". Trois policiers de la police nationale armés sont arrivés au pas de charge, comme s’il était question d’interpeller un criminel ! Pour ne pas créer d’esclandre dans le compartiment le passager les attendait dans le SAS entre deux wagons. Cet homme a eu droit par ces trois policiers à un contrôle d’identité, à une fouille au corps avec palpation sans ménagement, son sac de voyage a été totalement vidé et fouillé, puis étant donné qu’aucune charge n’était retenue contre lui, excepté le crime de ne pas avoir composté son billet, on lui a laissé poursuivre son voyage !
Ça n’était pas un jeune d’origine étrangère me direz vous…Quelques minutes plus tard, un deuxième contrôleur qui sévissait voiture 13, appelle de nouveau la "sécurité" : Même scénario catastrophe, avec les trois policiers revenant au pas de charge. Ils s’en prennent alors avec une violence verbale inadmissible à une jeune « black » d’une quinzaine d’années sans titre de transport, puis à un second jeune garçon visiblement terrorisés , ils les embarquent au fond du compartiment, les encerclent.
A ce moment précis j’ai fait un mouvement pour intervenir, car je ne supporte pas ces méthodes arbitraires, qui rappellent celles des états totalitaires, mais j’ai eu peur…peur de la violence potentielle, même verbale de ces policiers, peur de leur nervosité, peur que l’on « m’embarque » à mon tour.
A la gare de Mantes la Jolie, les trois policiers sont descendus avec les jeunes, les ont bloqués sur le quai de la gare, devant tous les voyageurs, les encerclant avec deux autres contrôleurs venus courageusement leur prêter main forte ! Le train est reparti…Qu’est t’il advenu ?
Les contrôleurs de la SNCF doivent -ils se transformer en indicateurs où en auxiliaires de police ? Ont-ils une prime au mérite lors de tels agissements ? Les deux qui sévissaient ce jour là dans le train et s’en prenaient arbitrairement à ces passagers, ont fait appel aux forces de l’ordre pour les réprimer, donnent une drôle d’image du service public. J’ai oublié de dire que le premier contrevenant était tatoué, existe- t’il un « délit de sale gueule »ou de faciès répréhensible dans les trains du service public Français ?
Ce mercredi 8 juillet, j’ai de nouveau pris le train de Paris à Rouen. Bien qu’opposée au privilège occasionné par les transports en première classe le hasard d’une réservation à bas prix sur Internet m’y a conduite. L’homme d’affaire assis à côté de moi n’avait aucun titre de transport. On lui a demandé avec déférence de bien vouloir régler son billet, et le contrôleur a dû attendre qu’il daigne terminer ce qu’il était en train d’entreprendre sur son ordinateur portable pour être réglé, tandis que les jeunes, et plus particulièrement les jeunes d’origine étrangère, dans une situation identique, règlent pas un simple billet de train, subissent violence verbale, mépris, interpellations, et discriminations de la part de vos services. Ils connaissent eux et leurs familles une situation de paupérisation sans précédent et il serait parfaitement légitime dans une société qui se respecte qu’ils bénéficient des transports gratuits ! S’il n’y avait la course au profit qui conduit à la chasse à l’homme ! Ces démonstrations de force, ces humiliations répétées ne peuvent conduire ces jeunes qu’au désespoir, et à la révolte, elles se surajoutent à l’absence d’emploi, à l’impossibilité de se projeter dans un avenir possible, à l’incompréhension qu’ils subissent au quotidien.
Je peux encore citer pour exemple un jeune d’origine Maghrébine qui pour avoir craché par terre dans le hall de la gare de Rouen a été poursuivi et interpellé sans ménagement par trois vigiles de la police ferroviaire, alors qu’il était blessé au bras. Comble de malchance il n’avait pas de pièce d’identité. La police ferroviaire a alors appelé la police Nationale, qui l’a arrêté après qu’il ait été encerclé pendant plus d’une heure par ces vigiles pour enfin être conduit au commissariat. Il était là, paumé, apeuré, on ne l’a même pas autorisé à téléphoner ! Cette fois ci, je suis intervenue et nous nous sommes regroupés à plusieurs usagers indignés dans la gare pour dénoncer ce qui était en train de se dérouler sous nos yeux.
D’où vient l’insécurité dans ces cas précis monsieur le Directeur ? Comment pouvez-vous tolérer un tel arbitraire ? Je me sens dans un état profond d’insécurité dans les gares, les trains et le métro, cette insécurité est uniquement liée aux dispositifs répressifs qui sont mis en place grâce aux connivences entre la SNCF, la police et l’armée. Je ne supporte pas de me retrouver face à face avec des militaires, la mitraillette au poing lorsque je croise le quai d’un train de banlieue, de voyager dans des compartiments quadrillés par des policiers en armes, d’assister aux humiliations que subissent ces enfants qui pourraient être mes enfants ou les vôtres ! Par conséquent, en tant qu’usager de vos services, j’estime que cela suffit et vous informe que cette lettre ouverte est rendue publique, tout en espérant que les usagers soumis à de tels traitements portent plainte afin de mettre fin à de tels agissements arbitraires.
Recevez monsieur le Président Directeur Général mes salutations distinguées.
Sophie Lecomte
Source : Bellaciao
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