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02/11/2017

la pauvre Noëlle

chaque fois que dans les mots-croisés (que je fais tous les matins pendant une ou deux heures en attendant d’émerger et d’être en état de mettre un pied devant l’autre) je rencontre le verbe « SEMER » (distancer un poursuivant), je repense à Noëlle …. aux séances de jogging qu’on faisait avec Claude et la pauvre Noëlle au Jardin du Gouverneur le midi. Comme lourde et avec de gros seins qu’elle était elle n’arrivait pas à nous suivre, je disais régulièrement « on a semé Noëlle » « il va en pousser partout ». eh oui ! Pauvre Noëlle, elle était con comme trois balais (et d'une jalousie maladive envers ses collègues) mais je la regrette, et quand elle est morte subitement ses collègues se sont peut-être dit que ses éternelles absences (« une employée épisodique » disait Gavagnach) n’étaient peut-être pas des maladies diplomatiques.

la nuit des néants infinis

connaissez-vous Auguste Angellier ?

il fut un maintenant obscur universitaire nordiste, il a sa rue à Lille.
(rue où se trouvait cette Université Lille III où l'on pouvait, la France était alors un pays civilisé, entrer et se déplacer comme dans un moulin et que j'ai tant connue en automne 1973 .......)

Il écrivit des poèmes.

Il est mort en 1911

pour toujours

 

un poème qu'il a écrit :

Ainsi nous resterons séparés dans la vie,
Et nos cœurs et nos corps s'appelleront en vain
Sans se joindre jamais en un instant divin
D'humaine passion d'elle-même assouvie.

Puis, quand nous gagnera le suprême sommeil,
Ils t'enseveliront loin de mon cimetière ;
Nous serons exilés l'un de l'autre en la terre,
Après l'avoir été sous l'éclatant soleil ;

Des marbres différents porteront sur leur lame
Nos noms, nos tristes noms, à jamais désunis,
Et le puissant amour qui brûle dans notre âme,

Sans avoir allumé d'autre vie à sa flamme,
Et laissant moins de lui que le moindre des nids,
Tombera dans la nuit des néants infinis.

 

30/10/2017

Pharaon

 

Il y avait à ********, je crois que c'était 1bis, rue du Collège, un vieux monsieur dont le prénom était Pharaon (oui ça existe ! Il y en a même un de célèbre : Pharaon de Winter). D'un côté je pense qu'il s'appelait Pharaon Wiette (mais d'un autre côté au cimetière dans l'allée U il y a une tombe Bossuwe-Chieux sur le côté : Pharaon 1897-1964 et sa femme Cécile 1899-1984, donc pas les mêmes, et pourtant les années correspondraient). Il vivaient là avec sa femme, et puis il est mort, et je me souviens que la veuve, pas bouleversé du tout et très réaliste - c'est comme  ça cette engeance ! ... - avait dit  aux croques-morts qui sortaient le cercueil de chez lui: « bousculez pas mon pauvre mari ! »

Quand il était vivant on avait parlé avec lui quelques fois, et il passait beaucoup de temps à regarder les ouvriers qui travaillaient devant chez lui.

Ça n'existe plus. Autrefois, de tous temps jusqu'à l'époque actuelle exceptée, il y avait toujours partout des badauds, qui regardaient, en particulier qui regardaient les gens travailler à chaque fois qu'il y avait des travaux sur, ou visibles de, la voie publique.
Maintenant, qui oserait encore faire ça? Il se ferait aussitôt arrêter, « pour des raisons de sécurité » j'imagine ! Il n'est même pas question d'approcher d'un endroit où il y a un chantier ou de la construction, rien que diriger son regard vers quelqu'un qui fait quelque chose, de nos jours, ce quelqu'un si il vous aperçoit vous lance un œil mauvais et inquisiteur !

Je suppose que bientôt ça sera carrément interdit par la loi de regarder les ouvriers travailler quand ils sont dans la rue sous votre nez ! il faudra faire semblant de ne pas les avoir vu, sous peine de sanctions.

Alors qu'autrefois il n'y avait rien de plus naturel et habituel. Et aussi de se promener et de regarder autour de soi, qui oserait encore le faire de nos jours?! Il se ferait alpaguer par la police.

D'une manière générale toute les formes de sociabilité de rue, qui  est le B-A BA de la société, sont disparues.

28/10/2017

un nouvel extrait de GAO Xingjian (pr. gao tchingdjian)

"Un homme chaussé de lunettes vient les regarder tirer la corde. Il observe attentivement à travers ses lunettes, les ôte et se met à nettoyer les verres, comme s'il n'y voyait pas clair. Puis il finit par les mettre carrément dans la poche de sa veste comme s'il y oyait encore mois avec. On ignore s'il a compris ce qui se passe ou si, en fait, il se fiche complètement de comprendre. et il se joint aux autres pour tirer la corde."

voilà

27/10/2017

tu as une âme toi ?

«.....
- Avec cet enfant aux pieds nus ?
- Avec cette âme toute nue.
- Tu as une âme toi ?
- J’espère, sinon je serais trop seul dans ce monde.
- Tu es seul ?
- Oui, je crois, dans ce monde.
- Dans quel monde ?
- Dans ce monde intérieur inconnu des autres.
- Tu as encore un monde intérieur ?
- J’espère, oui, ce n’est que dans ce monde que tu te sens libre. »

Gao Xingjian (pr. Gao Tching-djan)

(https://www.babelio.com/livres/Xingjian-Une-canne-a-peche...) 

25/10/2017

paradoxe de notre époque, symptome très clair de fascisation ....

paradoxe de notre sinistre époque : alors que les enseignants ni même les parents n’ont plus le droit de rien, même pas d’une banale gifle à leurs enfants/élèves sous peine d’être ….. poursuivi en justice, que le moindre petit geste un peu vif ou le moindre propos considéré comme injurieux est monté en épingle comme un scandale sans nom, les policiers ont le droit de commettre les pires brutalités ( https://www.obspol.be/
   http://copwatch.fr.over-blog.com/    http://atouteslesvictimes.samizdat.net/ ) et même de tuer les adultes et les enfants (lisez sur internet il y a des cas absolument épouvantables de choses arrivées à des enfants de 14, 12 voire moins, ans, de les menotter, les attacher au radiateur, les traumatiser à vie, etc, des enfants coupables d’avoir fait du bruit dans la rue ! ou d’avoir fait une « quenelle » (un bras d’honneur), sans parler des « gorilles » de supermarchés qui apparemment ont le droit de brutaliser, arrêter et traumatiser à vie des enfants simplement parce qu’ils étaient envoyés par leurs parents faire une course dans ces ignobles machins capitalistes qui ont fait disparaître les boutiques normales.

20/10/2017

petit cours de sociologie - autre exemple

Dans l’antiquité romaine on mettait partout de petits temples consacrés aux dieux lares. Depuis la christianisation, on a construit partout à la place des chapelles et des calvaires. Maintenant que la religion n’est plus le christianisme,
mais comme la psychologie humaine, et surtout étatique, est toujours là,
on se met à voir partout dans les lieux publics des espaces
vides peints au sol et indiqués de panneaux « réservés aux handicapés ».

c'est pareil, à chaque époque sa religion et ses dédicaces rituelles (et dénuées d'utilité réelle, mais sacrées)

19/10/2017

promène son cul

27/10/2013 matin :
C'est quoi ces deux « basketteuses » ? Ces statues de Giacometti, ces « promène-son-cul », bien moulé ! de rigueur, en uniforme de rigueur, bien noir, de rigueur, et blue-jeans bien anglophone, de rigueur, l'uniforme genre-Chine-de-Mao imposé par le grand capital.

Et en plus ça a du leur coûter très cher : les « jeans » sont du délavé par place. Ils doivent avoir dessus un signe commercial ostentatoire de haut-vol appartenant à quelque ayatollah du capitalisme.

 
 

16/10/2017

la première citation de ma vie

"l'ennui naquit un jour de l'uniformité"

c'est la première citation que, enfant, j'ai choisie prônée et conservée; depuis j'ai collecté et copié plus d'un millier de citations ! (et j'ai commencé à les publier dans ce blog, mais il n'y a pas encore tout il faudra que je m'en occuppe).

L'auteur : Antoine de la Motte Houdar, je ne l'ai pas oublié depuis, et m'en suis toujours souvenu tout le long de ma vie. Voici une très intéressante présentation de ce Monsieur, en fait très original pour l'époque (et remarquez une chose : il a la tête de Joe Dassin !) : http://jeanjosephjulaud.fr/2013/11/antoine-houdar-de-la-m...

 

Et voici la fable où se trouve cette pensée :

 

Les Amis trop d’accord (fable XV)

Il était quatre amis qu’assortit la fortune ;
Gens de goût et d’esprit divers.
L’un était pour la blonde, et l’autre pour la brune ;
Un autre aimait la prose, et celui-là les vers.
L’un prenait-il l’endroit ? L’autre prenait l’envers.
Comme toujours quelque dispute
Assaisonnait leur entretien,
Un jour on s’échauffa si bien,
Que l’entretien devint presque une lutte.
Les poumons l’emportaient ; raison n’y faisait rien.
Messieurs, dit l’un d’eux, quand on s’aime,
Qu’il serait doux d’avoir même goût, mêmes yeux !
Si nous sentions, si nous pensions de même,
Nous nous aimons beaucoup, nous nous aimerions mieux.
Chacun étourdiment fut d’avis du problême,
Et l’on se proposa d’aller prier les dieux
De faire en eux ce changement extrême.
Ils vont au temple d’Apollon
Présenter leur humble requête ;
Et le dieu sur le champ, dit-on,
Des quatre ne fit qu’une tête :
C’est-à-dire, qu’il leur donna
Sentiments tout pareils et pareilles pensées ;
L’un comme l’autre raisonna.
Bon, dirent-ils, voilà les disputes chassées
Oui, mais aussi voilà tout charme évanoui ;
Plus d’entretien qui les amuse.
Si quelqu’un parle, ils répondent tous, oui.
C’est désormais entr’eux le seul mot dont on use.
L’ennui vint : l’amitié s’en sentit altérer.
Pour être trop d’accord nos gens se désunissent.
Ils cherchent enfin, n’y pouvant plus durer,
Des amis qui les contredissent.
C’est un grand agrément que la diversité.
Nous sommes bien comme nous sommes.
Donnez le même esprit aux hommes ;
Vous ôtez tout le sel de la société.
L’ennui naquit un jour de l’uniformité.


Antoine Houdar de la Motte – Fables nouvelles, 1719

 

je pense que a vaudrait le coup de l'apprendre par coeur,

15/10/2017

l'avenir : un monde totalitaire policier et étouffant, auprès duquel les totalitarismes du XXème siècle apparaîtront comme d'innocentes plaisanteries ...

Chine : des caméras devinent qui sont les passants dans la rue

La fiction rejoint la réalité : la reconnaissance faciale dans la rue permet de suivre la trace de quiconque, dans un pays disposant de 170 millions de caméras de surveillance. L’UPR ne veut pas de ce modèle anxiogène et liberticide pour la France. Source : Le Monde (28 septembre)