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09/01/2022

individu

"Nous sommes tous dans le caniveau, mais certains d'entre nous regardent les étoiles."

(Oscar Wilde)

06/01/2022

mon lit

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sommeil samedi vie.jpg

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05/01/2022

Cureuil

Gribouille et « Cureuil »

Il y a un personnage à la fois traditionnel et littéraire, Gribouille, qui est connu pour se jeter à l’eau pour échapper à la pluie.
C’est comme quelqu’un qui se suiciderait par peur de la mort. Je suis persuadé qu’il y en a qui ont fait ça. Et en fait c’est pas si absurde que ça (de toutes façons la vie et notre condition est essentiellement absurde, et toute attitude envers elle est totalement absurde, il n’y a pas moyen d’échapper à l’absurde, réfléchissez ! Face à la mort il n’y a pas, IL N’Y A PAS UNE SEULE attitude qui soit d’une manière ou d’une autre totalement et pitoyablement absurde, examinez-les toutes, logiquement, lucidement, et honnêtement !), et d’ailleurs Miguel de Unamuno dans certains passage de son livre incontournable « le sentiment tragique de la vie » (il faut l’avoir lu) montre qu’il la comprend. Et moi aussi.
il y a une chose que je n'ai jamais compris de ma vie,  et que je ne comprends toujours pas, que j'ai toujours considérée comme stupéfiante : comment se fait-il que la plupart des enfants ne se suicident pas une fois qu'ils ont atteint l'âge de raison - disons 10 ans - la conscience de leur situation. Surtout que les enfants sont beaucoup plus intelligents que les adultes,  et beaucoup plus conscient des choses, sensibles aux réalités.

Et d’ailleurs quand j’avais peut-être 12 ans j’ai imaginé une nouvelle que je devrais écrire, mais je ne l’ai jamais fait, je n’ai pas assez de talent ni d’imagination pour ça hélas, qui décrirait la vie d’un enfant fervent passionné de la vie, joueur, curieux de tout, que à cause de sa prédilection à grimper dans les arbres on surnommait « Cureuil », et qui un jour prend conscience de la vanité absolue de la vie, fermée par la mort éternelle, et ne pouvant supporter une telle douleur se suicide.
C’est un personnage tout à fait logique.
Je regrette de ne l’avoir jamais écrite, et que personne n’en a écrite sur un tel sujet
   

04/01/2022

la polonaise militaire de Chopin - Albert Platteau


c'était le morceau de bravoure que parfois jouait mon père sur son piano. Je l'ai plusieurs fois entendu résonner en dessous de moi, depuis mon lit.

Il avait appris la clarinette, qu'il a joué au sein de l'harmonie "Conservatrice" de Mouscron (à l'époque il y avait une harmonie par parti politique en Belgique ! Socialiste, Libérale, Démocrate-chrétienne et Conservatrice, comme la famille de mon père était des flamands bigots, la seule possible c'était la Conservatrice !  aux yeux des bigots les Démocrates-chrétiens sentaient déjà le souffre !!), puis celle de Saint-Amand-les-Eaux en France, puis le piano, puis l'orgue (dans une salle du beffroi de Saint-AMand-les-Eaux), qui qui lui a permi après son mariage de trouver un emploi en qualité de chantre-organiste-sacristain.

03/01/2022

le plus beau poème d'Eric Tellenne

Le plus beau des poèmes d'Eric Tellenne, lisez-le, apprenez-le par cœur (un poème c'est fait pour être appris par cœur. les poèmes qui ne méritent pas d'être sus par cœur ne méritent pas non plus d'être lus !), lisez-le à haute voix, sentez-en l'harmonie, et l'émotion, essayez de le comprendre, de l'interprêter, méditez-le, nourrissez-en votre vie.

 

Enfant quand tu liras ces pages

Je serai mort depuis longtemps

J’étais celui que tu attends

Je n’aurai pas vu ton visage.

 

 

Eric Tellenne

(la Clé des Chants page 223)

02/01/2022

1949

Je suis né en 1949, l'année de la 2CV, et de Simone de Beauvoir. On croyait être débarrassé du fascisme à cette époque, et partis pour la liberté  et l'humanité !

.......


 

01/01/2022

Tout

tout est destiné à mourir, donc rétrospectivement rien n'existe, ni n'a jamais existé.

31/12/2021

cours de morale 1ère (et dernière, celle-ci suffit amplement) leçon

pour finir cette année 2021 qui après 2020 a vu revenir à travers le monde tous les principes du fascisme (plus le plus criminel cynisme capitaliste, n'est-ce pas !), il est plus que jamais nécessaire (comme Michel Terestchenko dans son livre "Un si fragile vernis d'humanité") de brandir les actes individuels de résistance (et de bien montrer la profonde déchéance morale du peuple français  - y'a qu'à voir leur propension à porter avec "citoyenneté" (sic) les masques du Gauleiter Macron ! -  :
Quelle est le nombre de gens qui se seront au minimum avancés vers cet homme , d'une dignité incommensurable, (Giuseppe belvedere : https://www.youtube.com/watch?v=peCPxB3YqFo ) pour lui serrer la main et lui dire "félicitations !" ? sans doute 0%, et combien qui feront comme lui ? encore pire ! il est vrai qu'en 33 après Jésus-Christ il n'y en avait pas beaucoup non plus à avoir compris le Sermon sur la Montagne, et en 1939 à part Mgr Van Galen combien d'allemands se sont levés contre l'Aktion T4 ? pas plus que de nos jours contre le génocide des ibis sacrés ou contre la mise à mort de Vincent Lambert, si ardemment voulue par le pouvoir que celui-ci a pratiqué un véritable ACHARNEMENT JUDICIAIRE, pas pour le sauver, mais pour, à tout prix, réussir à le tuer ! .....

)

une fois que vous saurez qui est Giuseppe Belvedere, sa vie, ce qu'il fait, ce que disent de lui les bourgeoises du quartier, et ce que la municipalité de Paris fait aux pigeons, seulement après ça, regardez la vidéo ci-dessous :

et sur le plan commentaire politique d'actualité, je récapepete depuis l'bédu :

la référence à Jésus n'est pas incongrue, car pensez à son esclandre sur les changeurs et les marchands de pigeons, du Temple, qui était le gros truc d'exploitation du peuple dans le monde hébreux de l'époque, et c'est à ce moment là que ceux qui en profitaient, les prêtres, ont conclu qu'il fallait le faire mourir.

Il y a aussi un aspect "anthropologique" (comme pour la vague fasciste 1.0 des années 30 et le fascisme 2.0 actuel, il y a un aspect Lutte des Classes, et un aspect psychopathologie du pouvoir suscitée par "l'esprit de la modernité" comme dit fort bien Zygmunt Bauman) c'est à dire Bauman justement ajoute "quand il n'y a rien qui le bride", qu'est-ce qui peut brider la psychopathologie de la modernité ? eh bien la morale ! ou plus exactement, car il ne s'agit pas, pas du tout, du tout, du tout ! de ce que le même Zygmunt Bauman appelle "la morale des sociologues", mais de la morale de ceux que Michel Terestchenko appelle "les inéduqués et inéducables", bref les valeurs du Sermon sur la Montagne (celle vécues par exemple de nos jours par Giuseppe Belvedere dans le Quartier Beaubourg de Paris).

et donc la Communion des Saints, on est en plein dedans. (je rappelle que la Toussaint c'est la fête de la Communion des Saints)

28/12/2021

la radio

- Qui se souvient des voix qui ont enchanté la radio du temps où il y avait une radio, c’est à dire des années 50 et 60 ? Jean Nocher, Marianne Oswald, Stéphane Pizzella, Béatrix Dussane, André Castelot, Roger Bourgeon, Jean-Wilfrid Garrett, etc.

Et les radio-crochets avec Zappy Max (Il est mort.. ). Les chansons de Dalida à la radio.

Les cha-cha-cha burlesques. Mireille. La Marseillaise tous les soirs à minuit à la fin des émissions.

Et les concours qu’on faisait, où il fallait classer les chansons dans le même ordre de préférence que le résultat global. (On n’a jamais gagné je crois)

« Quitte ou double », « Le rêve de votre vie », (et les publicités pour Bourgeois et Kléber-Colombes) « Accusé levez-vous ! », « Je voudrais bien savoir », « Le clos joli » ses poèmes, son indicatif, « Rendez-vous à cinq heures », sur France III « analyse spectrale de l'Occident », et l’après-midi du jeudi entièrement consacrée à des émissions enfantines. Michel Auriac, Marianne Oswald.

Stéphane Pizella, « Au-delà des mers » et Bachir Touré, le seul comédien noir à cette époque ! encore coloniale. Les émissions en langue kabyle qu’on entendait tous les soirs. Et les émissions polonaises de Radio-Lille. « Mouvi Paris nafari gochni Lille » (je ne garanti pas l’orthographe !) Et Simons. Et les messages aux familles des militaires en Algérie. On ne savait pas ce qui se passait réellement à l’époque.
 
souvenirs d'une autre personne :
  
"  il y avait également sur Paris Inter (?) les soirs de semaine :
* la tribune de l'histoire
* les maîtres du mystère ( ex "faits divers" et précurseurs de "l"heure du mystère" )
* les feuilletons ( je me souviens de Gil Blas de Santillane et de l'Idiot entre autres diffusions ) 
* l' émission de Stéphane Pizella qui m'a fortement influencé puisque j'ai quitté la France métropolitaine à l'âge de 22ans et que je suis maintenant retraité à 10.000 km de la mère patrie! 
les émissions hebdomadaires:
* Radio Pastiche
* Le grenier de Montmartre
* Une saison d'opéra 
* Aux jours et aux lumières de Béatrix Dussanne ( mais c'était peut-être sur Radio National,  l'ancêtre de France Culture )
* une émission de procès fictifs( dont j'ai oublié le nom )  avec Henri Kubnick je crois
Je dois en oublier et il suffirait de peu de choses pour m'en souvenir .  
Si quelqu'un a la possibilité de me dire comment réécouter certaines de ces émissions je suis preneur . A titre d'infohttps://www.hautetfort.com/admin/posts/post.phprmation , il y a une bonne vingtaine d'années, certaines de ces émissions
étaient diffusées régulièrement sur la radio nationale sénégalaise , au titre de la coopération je pense ."

La tribune de l'Histoire avec André Castelot (vit-il encore ? ...) et le jeune (maintenant vieux ?) Alain Decaux et son indicatif du Freischutz de Weber. J'adorais !
ah oui radio pastiche ! j'avais oublié.
Béatrix Dussanne aussi je l'écoutais régulièrement, et je n'oublierai jamais le soir de la dernière de ses émissions, elle avait récité le (très long) poème de Musset où il demande à ce qu'on plante
un saule sur sa tombe, et à la fin de l'émission elle a dit "à la semaine prochaine, peut-être"
Je n'ai pas compris, en fait elle savait qu'elle allait de voir se faire opérer d'une tumeur au cerveau. Elle "y est restée" .... et il n'y a pas eu de semaine prochaine.
Ah bien sûr les "procès fictifs" ! Avec son impressionnant indicatif pour "
Kléber-Colombes" (ça devait être un grand air classique, je ne sais pas de quel compositeur, peut-être quelqu'un
pourrait-il nous le dire) si beau et impressionnant. C'était sur Radio Luxembourg et ça s'appellait "Accusé Levez-vous" et les auditeurs
devaient téléphoner pour donner leur verdict.
Et tant d'autres ("Le rêve de votre vie" peut-être le meilleur et le plus émouvant des sujet d'émissions) Et "Quitte ou double" (où s'est une fois présenté l'Abbé Pierre. Où une fois un garçon d'ascenseur de Nice a gagné une somme pharamineuse ! c'était le record de l'émission, grâce à son érudition concernant l'opéra, et les maisons de disque lui ont offert une pile de disques égale à
sa taille. Je ne sais pas ce qu'il est devenu (quelqu'un le sait-il ?) un hebdomadaire lui avait proposé de devenir chroniqueur lyrique.
Et celui qui avait appris le Larousse par cœur, et à chaque réponse il récitait l'article du dictionnaire par coeur, et on ne pouvait pas l'arrêter, alors les techniciens à chaque fois ricanaient
en se moquant de lui, à tel point que le présentateur se sentait gêné, et leur demandait de se taire.
Etc Etc
Et tous les classiques du Théatre, à l'époque la radio était un instrument de culture (maintenant plus RIEN!!) à l'époque on entendait régulièrement Ondine, Amphytrion 38, le Dr Knock, Turcaret, Volpone
Intermezzo, Caligula de Camus (que depuis je considère comme la pièce la plus importante du XXème siècle) , des pièces de Shakespeare, de Molière bien sur, etc ,etc
sans parler de tout ce répertoire maintenant disparu qui avait été écrit spécialement pour la radio: le théatre radiophonique.
Et cette émission que j'attendais toujours avec avidité : "Je voudrais bien savoir".
Et les émissions jeu qui à l'époque étaient intelligentes ! et dont les candidats, personnages de la ittérature, etc, des gens doués, devaient résoudre des énigmes très difficiles, ou créer des
feuiletons, je n'oublierai jamais "Le grand Prix de Paris" avec comme indicatif la calvacade de Guillaume Tell!
et "Le clos Joli" on n'entend plus jamais parler du "clos Joli" une émission comme ça exclusivement faite de poèmes serait impensable dans le télé commerciale et à ras de terre de maintenant.
et les rediffusions des cours de l'université de Lille, et les cours d'arabe ("al madinati al koufati") de russe ( "universityet daliko - nitchevo!"). Les émissions en langue polonaise de radio-Lille "mouvi parich nafari gochny Lille"

l'INA va-t-elle enfin penser à mettre des enregistrement de ces émissions sur son site, non payantes de préférence !! (de toutes façons il ne risquent pas de se faire du fric avec ça) et SANS
OBLIGATION DE "SE FAIRE METTRE" des COOKIES ! ) ?? peut-être faudrait-il lancer une pétition
 
tiens ! j'ai retrouvé l'hommage que la télévision a fait quand elle est morte (je rappelle que lors de sa dernière émission à la radio elle avait récité "Le saule" de  Musset, à la fin avait dit comme d'habitude "à la semaine prochaine" mais cette fois avait ajouté "peut-être". Elle savait qu'elle allait devoir être opérée ....
 en reconnaissant sa voix vous aurez un peu l'impression de retrouver ses émissions qu'on entendait régulièrement alors
 
quelle différence entre cette France Civilisée, Répulicaine, conviviale, libre, et le camp de concentration Klaus-Schwab-ien du grand capital covidiste !

"trois doses par an à vie"  c'est à dire trois rappels d'oxyde de graphène par an à vie, afin de bien ficher et tracer les esclaves du camp.

27/12/2021

Leur cimetière est un lieu sans raison

« Leur cimetière est un lieu sans raison » (Paul ELUARD – à Saint-Alban)
Je regrette : Valéry a raison : les vers une fois écrits peuvent être interprétés par chaque lecteur comme il l’entend, le poète n’a plus de droit sur eux, et ne peut imposer sa vision, celle qui l’avait inspiré, le vers vit sa propre vie, et peut prendre plein de sens
Oui le cimetière des hommes est un lieu sans raison, la Terre, la nature, que fait parler Vigny (dans La maison du Berger, relisez ce texte "incontournable") est un lieu sans raison.


« les inconnus sont morts dans la prison » pas seulement les asiles psychiatriques sont des prisons (et de nos jours de plus en plus la société toute entière ! c’est leur but) la vie, et la nature physique, en est une de prison ; le temps est une prison. La plus dure et fermée de toutes.