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11/12/2016

notre monde vu par Gao Xingjian

Gao Xingjian (bon, en réalité en Français son nom devrait être Gao Tching-djen), le merveilleux prix Nobel de littérature en l'an 2000, a écrit ça dans une de ses oeuvres, semi-surréaliste et inclassable, on trouve au milieu, ces quelques paragraphes :

 

"La foule grimpe sur la montagne, tous rivalisent d’énergie, comme dans une compétition. Des hommes, des femmes, en short, sac au dos, des vieux, des jeunes appuyés sur des cannes, tirant des enfants, les jeunes gens entraînant les jeunes filles par la main, cela ne ressemble pas vraiment à une compétition. Ils marchent ensemble, est-ce un village de vacances ? La population d’une bourgade ? Une population entière, hommes femmes vieux et jeunes sans exception, qui se livrent à un exercice sportif à la mode ?

Les cafards grimpent partout, il porte des gants couverts de cafards morts il s’accroupit et les frappe de toutes ses forces.

Deux jambes chaussées de souliers au bout pointu s’élèvent à la verticale, c’est le clown au nez blanc qui fait le poirier. Sur la piste de danse, il s’avance sur les mains, en suivant l’accordéon qui n’émet plus que des souffles.

La foule halète, les fronts sont couverts de sueur. Ils sortent tous la même bouteille sur laquelle est collée la même étiquette de la même marque d’eau minérale, ils ont aux lèvres le même sourire de bonheur."

 

je vous laisse en sa compagnie

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