Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

07/04/2016

la dictature mondiale des vautours du grand capital

Le gant de velours du marché ne marchera jamais sans une main de fer derrière - McDonald ne peut prospérer sans McDonnell Douglas, le fabricant du F15.

Thomas L. Friedman "A Manifesto for a fast World"
New York Times Magazine, 28 Mars, 1999

 

Nul besoin d’envoyer canonnières ou porte-avions pour intimider un Etat qui menacerait les intérêts des puissantes compagnies occidentales. Il existe un discret mécanisme pour régler les litiges entre États et investisseurs : l’ « ISDS », pour Investor-State Dispute Settlement, intégré dans tous les traités commerciaux, dont celui en négociation entre l’Europe et les Etats-Unis (Tafta). Selon ses détracteurs, les multinationales bénéficient ainsi d’un pouvoir sans précédent pour échapper aux lois. En partenariat avec des journalistes néerlandais, Basta ! publie en exclusivité une enquête en cinq épisodes sur cette guerre invisible. Ce premier volet vous emmène de Caracas à Amsterdam dans les coulisses d’une bataille aux enjeux gigantesques.

Caracas, la capitale du Venezuela, baigne dans une chaleur tropicale. Nous sommes en 2006. Bernard Mommer est assis à son bureau, dans un énorme immeuble disgracieux de couleur gris-noir au centre de la ville, occupé à éplucher son courrier. En tant que vice-ministre du Pétrole, il est en contact régulier avec les 41 entreprises pétrolières étrangères actives dans le pays. Le secteur est entré dans une période de turbulences, depuis que le gouvernement d’Hugo Chavez a décidé de se réserver une proportion plus importante des revenus du pétrole, qui s’écoule du pays par milliards de barils.

Mommer ouvre une lettre insolite qui lui a été transférée par son patron, le ministre du Pétrole. « Nous acceptons votre offre d’arbitrage, dit-elle, sur la base du traité d’investissement néerlandais avec le Venezuela ». Expéditeur : la firme pétrolière italienne Eni. « Qu’est-ce que j’ai bien pu faire ? » se demande Mommer. Le vice-ministre sait que l’arbitrage signifie que deux entreprises, en désaccord sur un sujet, soumettent leur litige à un jury commercial, qu’elles désignent elles-mêmes, pour juger laquelle des deux a raison selon les termes du contrat qui les lie. Mais Mommer n’a alors conclu de transaction avec personne, un ministère n’étant pas, après tout, la même chose qu’une entreprise. Et qu’est-ce-que les Pays-Bas ont à voir avec l’affaire ?

En se plongeant dans les archives, Mommer fait des découvertes troublantes.

  • Premio, un précédent gouvernement, a signé, sans trop de publicité, un traité d’investissement avec les Pays-Bas qui prévoit la possibilité, pour tous les investisseurs néerlandais qui auraient l’impression de ne pas avoir été traités de manière équitable par leur pays hôte, de convoquer le Venezuela devant un jury d’arbitrage. Une procédure qui s’inscrit dans le cadre de la Banque mondiale. Les arbitres peuvent imposer une amende au Venezuela, sans aucune possibilité de faire appel de leur décision.
  • Secundo, la firme pétrolière italienne Eni a récemment rattaché ses activités au Venezuela à une filiale enregistrée aux Pays-Bas, ce qui l’a transformée ipso facto en investisseur néerlandais. Mommer doit se préparer à des temps difficiles...

    L’État, un « brigand en chapeau haut-de-forme » ?

    « L’État peut se conduire comme un “brigand en chapeau haut-de-forme”. » Gerard Meijer, avocat spécialisé dans le droit de l’investissement, est assis à une terrasse dans le quartier d’affaires d’Amsterdam, en face de son bureau au sein de NautaDutilh, l’un des plus grands cabinets juridiques d’Europe. « L’expression est ancienne, précise-t-il. Mais, honnêtement, elle comporte toujours un élément de vérité. Peut-être certaines personnes se désoleront qu’un pays se voit imposer une telle amende. Les contribuables paient la facture. Mais ils oublient qu’auparavant leur gouvernement s’est enrichi illégitimement avec la même somme. »

    Meijer a une barbe taillée selon la dernière mode, qui lui donne un charisme juvénile malgré sa cinquantaine. En tant que président de l’Association néerlandaise de l’arbitrage, il défend son secteur d’activité avec détermination. Il croit vraiment en ce qu’il fait. Imaginez, dit-il, que vous soyez un investisseur dans un pays en développement. Vous avez misé tout votre argent dans un projet – par exemple un puits de pétrole au Venezuela ou un atelier textile en Égypte. « Si vous vous retrouvez en litige avec ce pays, vers qui allez-vous vous tourner ? Vers le juge du coin ? Pensez-vous que vous auriez une seule chance ? »

    Heureusement, il y a l’arbitrage. « Il est situé quelque part entre une médiation et un véritable tribunal. Si les deux parties sont d’accord, elles choisissent chacune un arbitre, et ces deux arbitres en choisissent un troisième. Leur verdict est contraignant. » C’est équitable et cela fonctionne bien. En tant qu’investisseur, vous êtes sûr que votre propriété sera au moins respectée lorsque vous placerez votre argent quelque part. « C’est une sorte de juridiction indépendante, avec des juges qui n’ont pas de relations de loyauté avec leur gouvernement. C’est un aspect très important. Après tout, il y a beaucoup de républiques bananières dans le monde. »

    De plus en plus d’arbitrages entre États et investisseurs

    Le monde de Mommer et de Meijer est inconnu de la plupart des gens. L’arbitrage fait parfois soudainement la une des journaux, notamment en relation avec le traité commercial transatlantique TAFTA (Trans-Atlantic Free Trade Agreement). En réalité, l’arbitrage existe depuis des années. Nous avons recensé 624 cas connus, à la fin 2014, d’investisseurs qui avaient poursuivi des États sur la base d’un traité. Mais il y en a probablement eu bien davantage.

    Le nombre de cas ne cesse de croître : en 2000, on en comptait quinze ; nous sommes aujourd’hui à environ 60 cas par an. Le montant réclamé par les investisseurs connaît lui aussi une augmentation fulgurante. Ce sont des litiges toujours plus importants qui doivent être tranchés au moyen de ce mécanisme de règlement des différends, que l’on appelle l’ISDS (Investor-state dispute settlement). Plus de la moitié d’entre eux sont soumis au tribunal commercial de la Banque mondiale, le Cirdi (Centre international de règlement des différends liés à l’investissement), qui a ses propres règles et ses propres arbitres.

    Les données que nous avons rassemblées montrent que les Pays-Bas sont devenus le pays d’origine du plus grand nombre de procédures ISDS. Pas moins de 16 % des cas soumis au cours de l’année 2014 l’ont été par des firmes néerlandaises. « Néerlandais » est toutefois un terme relatif dans ce contexte. L’analyse détaillée de ces investisseurs montre que plus des deux tiers sont des filiales fantômes, n’existant que sous la forme de boîtes à lettres. Seulement une sur six est véritablement néerlandaise.

    L’Équateur condamné à verser 1,1 milliard de dollars à un groupe pétrolier

    Les pays qui ont été le plus fréquemment poursuivis sont les pays en développement et émergents, ainsi que les pays riches en ressources naturelles comme le Canada. L’Europe de l’Est occupe depuis quelques années une place de plus en plus importante dans ce classement.

    Notre analyse montre aussi qu’un groupe remarquablement restreint d’avocats « vedettes » occidentaux domine le monde de l’arbitrage lié à l’investissement. Au moins l’un des quinze principaux arbitres au niveau mondial est impliqué dans 63 % des panels dont nous avons pu identifier les membres. Dans 22 % des panels, ce « top 15 » fournit même deux arbitres sur trois, suffisamment pour emporter la décision. Ce sont tous des hommes blancs – exception faite de deux femmes blanches. Ils sont souvent liés à des firmes juridiques qui profitent de l’expansion de ce marché. Les sommes en jeu sont conséquentes : une procédure d’ISDS coûte en moyenne huit millions de dollars.

    Pour ses détracteurs, le système est injuste. Il y a quelques mois, l’Équateur s’est vu imposer une amende de 1,1 milliard de dollars suite à une plainte d’Occidental Petroleum, qui dénonçait son expropriation. L’amende est équivalente à plus de 3 % du budget total du pays pour 2016. Les défenseurs de l’ISDS objectent que c’est un moyen de trouver des solutions apolitiques à des litiges. Les juges et les politiciens n’ont plus à s’en mêler. Plus besoin d’envoyer des navires de guerre, comme la France et l’Angleterre l’ont fait en 1902 suite à un différend avec le Venezuela. De nos jours, l’envoi d’une lettre à Caracas suffit – une invitation à se rendre à Washington, au siège de la Banque mondiale, pour une audience.

    Des firmes qui deviennent soudainement « néerlandaises »

    Retour au Venezuela. Le premier courrier n’a pas entraîné de problème insurmontable pour Bernard Mommer, le vice-ministre du Pétrole. L’entreprise Eni était prête à retirer sa plainte contre quelques centaines de millions de dollars et une nouvelle concession. Mais il allait bientôt recevoir deux lettres similaires, adressées cette fois par deux compagnies pétrolières américaines, ConocoPhillips et Mobil. Celles-ci ne voulaient pas entendre parler de règlement à l’amiable. Et elles réclamaient 42 milliards de dollars ! Et, comme par hasard, ces deux géants texans étaient récemment devenus, aux aussi, des firmes « néerlandaises ».

    À la base, Mommer est un mathématicien allemand, arrivé au sein de la compagnie pétrolière publique du Venezuela PvdSA en raison de sa familiarité avec les contrats pétroliers, avant de devenir vice-ministre en 2005. Il a ensuite occupé, à Vienne, le poste de gouverneur de l’Opep, pour le Venezuela. Il est désormais à la retraite. Mais il lui reste une responsabilité : son implication dans les procédures d’arbitrage. « C’est moi qui étais responsable de ces contrats, nous a-t-il expliqué au cours d’un long entretien. Je suis donc le témoin principal pour toutes les plaintes contre le Venezuela dans le domaine pétrolier. »

    A l’époque du président Chavez, le gouvernement, qui souhaitait se réserver une proportion plus importante des profits générés par le pétrole, a décidé en 2006 de renégocier toutes les concessions. Le Venezuela voulait la moitié des parts de tous les projets ; l’impôt sur les revenus pétroliers a été augmenté, et une nouvelle taxe sur les royalties a été introduite. Mommer était le principal négociateur pour le compte du gouvernement.

    Rembourser les profits avant même qu’ils soient réalisés

    Lorsque vous expropriez un projet, il faut payer. Mommer le savait bien : « Nous ne l’avons jamais contesté. Nous avons trouvé un accord avec 39 des 41 entreprises, y compris Eni. Mais pas avec Mobil, qui a depuis fusionné avec Exxon. Ni avec ConocoPhillips. Ces firmes étaient engagées dans une stratégie de long terme visant à réduire progressivement leur contribution fiscale à zéro. Ce à quoi nous avons fait obstacle. Lorsqu’elles ont refusé de négocier, nous les avons expropriées. » Les deux firmes répondirent en déposant une série de plaintes auprès du Cirdi et de la Chambre de commerce internationale, à Paris. Avec pour exigence le remboursement de tous les profits qu’elles avaient manqués.

    L’enjeu est énorme. Le cours du pétrole était à l’époque au beau milieu d’une hausse historique, passant de 40 dollars le baril en 2004 à un pic à 150 dollars en 2008. Le Venezuela souhaite dédommager les entreprises sur la base du prix qui était celui du pétrole au moment des négociations. Mais au cas où l’expropriation serait jugée illégitime, les deux géants pétroliers estiment qu’ils devraient être remboursés sur la base du cours de 2008. La différence se chiffre en milliards de dollars.

    « Ces entreprises en avaient assez du Venezuela, depuis longtemps déjà, explique Juan Carlos Boue, chercheur vénézuélien basé à l’Institut de l’énergie d’Oxford. Mais elles ont décidé de rentrer chez elles avec autant d’argent que possible. C’est particulièrement le cas pour ExxonMobil. Ces entreprises veulent faire savoir au monde entier qu’elles disposent de ressources illimitées pour s’engager dans des contentieux juridiques, afin de décourager les gouvernements qui voudraient les défier. »

    Suite de l’enquête, le 16 mars. http://www.bastamag.net/1-5-Quand-des-multinationales-s-a...

    Frank Mulder, Eva Schram and Adriana Homolova
    Traduction de l’anglais : Olivier Petitjean

    À propos de cet article

    Cette enquête a été publiée initialement en néerlandais par les magazines De Groene Amsterdammer et Oneworld. Elle est publiée en exclusivité en français par Basta ! et en allemand par le Spiegel online.

    Voir aussi, des mêmes auteurs, cet autre article traduit par l’Observatoire des multinationales : « Pétrole ougandais : Total cherche à échapper à l’impôt grâce à un traité de libre-échange ».

    Le texte ci-dessous présente la recherche qui sous-tend l’enquête :

    Les critiques du TAFTA, le traité de commerce en discussion entre l’Union européenne et les États-Unis, ont pour cible prioritaire les mécanismes de résolution des litiges État-investisseurs, ou ISDS (pour Investor-State Dispute Settlement, en anglais). Il s’agit d’un mécanisme grâce auquel les investisseurs peuvent poursuivre un État s’ils estiment avoir été traités de manière inéquitable. Selon ces critiques, les multinationales se voient ainsi donner le pouvoir sans précédent d’échapper aux lois, à travers une sorte de système de justice privatisée contre lequel aucun appel n’est possible.

    En réalité, l’ISDS n’est pas un phénomène si nouveau. Les plaintes ne sont pas simplement déposées contre nous, pays européens ; au contraire, c’est plus souvent de nous qu’elles proviennent. En 2014, pas mois de 52 % de toutes les plaintes connues avaient pour origine l’Europe occidentale.

    Le nombre total de cas est impossible à connaître. Les données sont difficiles à obtenir. C’est pourquoi des journalistes de De Groene Amsterdammer et Oneworld ont entrepris quatre mois de recherches, avec le soutien d’EU Journalism Grants.

    Ce travail a notamment débouché sur une cartographie interactive unique en son genre de tous les cas d’ISDS, dont beaucoup n’ont jamais été cités dans la presse. Cartographie qui inclut, autant que possible, le nom des arbitres, les plaintes, les suites et, dans de nombreux cas, le résumé des différends. Pour la présente enquête, nous avons interrogé de nombreux arbitres, des avocats, des investisseurs, des chercheurs et des fonctionnaires, y compris des représentants de pays qui se sentent dupés par l’ISDS, comme le Venezuela, l’Afrique du Sud ou l’Indonésie.

    La cartographie et les articles qui l’accompagnent sont disponibles sur le site www.aboutisds.org. Ils ont été publiés initialement en néerlandais à l’adresse www.oneworld.nl/isds.

  • CONCLUSION : L’ISDS est le bras armé de la dictature économique libérale. Il signe l’arrêt de mort de toute démocratie, si jamais celle ci a vraiment existé. Comme le disait Vandana Shiva : " Le libre échange, c’est la dictature des entreprises ". On est en plein dedans et si les différents traités bilatéraux sont validés, on le sera encore plus. Mort au capitalisme !

04/04/2016

tares du capitalisme

tare du capitalisme.jpg

http://refus.linky.gazpar.free.fr/

 Y’en a marre de subir des pressions de toute part et être obligé d’accepter ce que nous refusons. La démocratie est bien en péril. Vivement qu’arrive le jour où nous pourrons être complètement autonomes et ne plus dépendre de ces requins qui nous rackettent et essaient de nous détruire au nom d’une logique purement financière.N’y a-t-il pas une autre logique moins mercantile qui puisse nous protéger dans notre liberté et le respect de la vie ?

 

 

25/03/2016

l'inanité d'une vie, un néant sidéral et intemporel

sur la peur de mourir l'écrivain soviétique Valentin Kataïev (1897-1986 tu vois il est mort quand-même), l'auteur de la fameuse comédie "je veux voir Mioussov" n'était pas aussi con que tant d'autres et savait bien. Au début d'un de ses romans il écrit (traduction anglaise ! c'est tout ce que j'ai): "Petya was thirteen and, like all young boys, (oui c'est exact, lui aussi donc) he was terrified by thoughts of death. Whenever someone he knew died, Petya's heart would be gripped by fear and he would recover slowly as after a serious illness"

http://www.lib.ru/PROZA/KATAEW/kataev_hutorok_v_stepi_eng...

et encore avait-il pleinement conscience de ce que représente

l'inanité d'une vie, un néant sidéral et intemporel.

23/03/2016

la vérité sort de la bouche des grosses brutes

(et d'ailleurs ce n'est certainement pas une grosse brute, c'est un genre qu'il se donne pour ramasser les votes, j'en suis persuadé, il est très intelligent je pense, après tout il a réussi à devenir très riche il faut avoir de la prudence et du flair pour ça !)
http://www.egaliteetreconciliation.fr/Donald-Trump-Le-mon...
le monde sera sans doute meilleur si il était élu président des USA, plutôt que la tueuse Hillary. Mais à dire la vérité comme ça, comme dit l'autre :

"Si il est élu, il a intérêt à éviter les déplacements en décapotable." http://gaideclin.blogspot.fr/2016/03/trump-et-lintelligentsia-liberale-par.html

16/03/2016

le peuple est si loin

"Je me suis livré à un petit calcul au résultat éloquent : au  
cours des cinq dernières années, le Parlement européen s'est  
ainsi prononcé deux cent cinquante fois sur des textes liés à  
l'orientation sexuelle et à  «  identité de genre », adoptant  
plus de cent rapports positifs sur la question. C'est dire que  
l'hémicycle est ainsi maintenu sous pression et qu'il se passionne  
pour la théorie du genre.  
Je revois les visages défaits de mes collègues démocrates-  
chrétiens votant, comme des idiots utiles, la « feuille de route de  
l'Union européenne contre l'homophobie ». Sous le drapeau  
de la couronne mariale, c'est la peur qui rôde dans les travées.  
Ce mécanisme de chantage a été inspiré par l'International  
Lesbian and Gay Association. Ce lobby d'une puissance  
insoupçonnée, dont le siège est à Bruxelles, reçoit lui aussi  
des subventions de la Commission européenne, du financier  
George Soros et du département d'État américain. Tout ce petit  
monde sert un projet de société ou plutôt de dissociété. En  
toute tranquillité. Le peuple est si loin..."
(Philippe de Villiers)

 

"La machine bruxelloise tourne à l'abri des médias. Dans  
un consensus admirable où les trois grands groupes votent  
comme un seul homme 95 % des textes, où les souverainistes  
sont tenus en lisière. Frappés d'interdit moral, houspillés,  
insultés, traités de fascistes —"

 

Mais alors qui sont les maîtres ? les bien vus ?
lisons plus : "berlines noires à vitres teintées et plaques « CD »  corps  
diplomatique — qui s'arrêtent devant l'entrée du « Paul-Henri  
Spaak building ». En quelques minutes, des dizaines de noeuds  
papillons s'agglutinent sur le tapis rouge : des Européens, des  
Américains, des Japonais, quelques figures des pays du Golfe.  
Les congratulations sont bruyantes, chaleureuses, toutes en  
anglais ; il est clair que ce sont des amis qui se retrouvent, ils  
parlent la même langue et le même langage "

mettre en garde, ..... les peuples  
récalcitrants contre leurs pulsions : « Nous voulons sauver  
l'Europe de la  tyrannie des référendums. »(sic) Oui, vous avez bien  
lu. Ces élites sont en révolte contre ce qu'elles appellent « le  
caprice des peuples ».   ......

"Dans ce  dominium mundi, cet empire mou du management,  
ceux qui commandent se montrent rarement. Personne  
mi maîtrise plus rien. Nous assistons à une reféodalisation  
planétaire,  (et anglophone ... ) les puissances publiques s'éclipsent, s'évanouissent ... Ils  
veulent les individus et le monde, rien d'autre. "

15/03/2016

arithmétique simple - et cynisme puant des voleurs capitalistes qui nous gouvernent

115.png

c'est quand qu'on renverse la table ?

14/03/2016

l'argent achète le pouvoir

"Quand le Pouvoir fait venir à lui l'Argent, l'Argent achète  
le Pouvoir. Et cela n'a pas changé, du reste, pour les élections  
suivantes. Il n'est donc pas étonnant que beaucoup d'hommes  
politiques se mettent d'eux-mêmes sous influence étrangère,  
notamment américaine' : Alain Juppé était ainsi, le 29 avril 2015,  
dans l'Upper East Side, à New York, puis le ler  mai au Rockefeller  
Center, pour chercher des fonds. Ses donateurs, comme le  
patron de la M&T Bank, Robert G. Wilmers, ont confiance en  
lui. Il est important pour eux d'avoir, à Paris, un homme de  
l'OTAN, ponctuel en sa gratitude. Bruno Le Maire et François  
Fillon recrutent les anciens de la puissante banque américaine  
Goldman Sachs — Hugues Lepic et Jean-Hugues de Lamaze —  
pour préparer leur trésor de guerre. Cette banque ne fait rien  
gratuitement. C'est elle qui avait signé un chèque de 1 million  
de dollars à Barack Obama. C'est la banque de la Trilatérale.  
Quel est donc le degré de liberté de nos hommes politiques ?  
Pour qui travaillent-ils ? Quels sont les termes de l'échange ?"
(Ph de Villiers)

12/03/2016

le programme du PC russe

Le 23 Février à Moscou ont été organisés une manifestation et un rassemblement en l’honneur du 98e anniversaire de l’armée et de la marine soviétiques. Devant les manifestants, le président du Comité central du Parti communiste, le chef de Forces patriotiques et populaire de Russie, Guennadi  Ziouganov a prononcé un discours.

23/02/2016

http://kprf.ru/party-live/cknews/152123.html

– Chers amis, chers camarades, je ne me lasse pas de répéter que dans le monde il y a près de 200 pays aujourd’hui. Mais seulement une douzaine d’entre eux ont une histoire millénaire, comme notre patrie bien-aimée. Vous pouvez compter sur les doigts d’une main le nombre de pays qui dans leur histoire ont su maîtriser tous les domaines de créativité scientifique, technique et artistique. Il y a seulement deux pays dans le monde qui, dans les 500 dernières années, n’ont jamais perdu leur souveraineté – le nôtre, et le Royaume-Uni. Un seul pays dans le monde qui en 1000 ans d’histoire a été contraint de passer 700 ans dans des batailles et des campagnes, pour défendre son indépendance, sa terre, sa vérité, sa culture et sa foi.

Notre parti et le Mouvement patriotique du peuple se félicite de l’accord sur la solution pacifique du problème syrien. Je suis convaincu que la contribution de nos forces armées, qui en quelques mois ont prouvé et démontré qu’il était possible de vaincre les bandits qui se sont emparés d’Etats entiers au Moyen-Orient, a été décisive. Mais le train blindé doit toujours se tenir sur la voie d’évitement et la poudre doit être gardée sèche.

Je tiens à vous rappeler que l’Armée rouge légendaire des ouvriers et des paysans est née lorsque 14 pays de l’Entente sont venus se partager les dépouilles de l’Empire russe décomposé et étouffer la jeune république soviétique. Seul le génie de Lénine, la sagesse de Staline et la volonté de notre peuple ont permis de rejeter les occupants de tous les ports et les villes et assurer notre sécurité. Ainsi est née l’Armée légendaire des ouvriers et paysans qui a tenu tête à l’Entente.

La deuxième campagne d’une nouvelle Entente sous la direction de Hitler a elle aussi échoué. Elle a été taillée en pièces à Moscou, puis à Stalingrad et au saillant de Koursk. Ce sont les hauts faits de l’Armée rouge et du Parti bolchevik. Notre peuple soviétique a prouvé qu’il était le peuple-vainqueur, qui ne plie devant personne. Bien que Hitler sous ses bannières ait rassemblé toutes les nations de l’Europe.

Mais aujourd’hui, une troisième Entente s’est formée sous la direction des mondialistes américains et des chefs de l’OTAN. Ils ont déjà plus d’un millier de chars stationnés dans les pays baltes, ils ont mis le feu à l’Ukraine fraternelle, ils ont ouvert la voie à ces gangsters et ces nazis, qui sont prêts à une nouvelle campagne contre notre nation.

Mais tout en renforçant notre armée,  il est nécessaire de rappeler que peu importe le talent des ministres des Affaires étrangères ou de la Défense, les capacités de nos ouvriers et paysans, enseignants, médecins, ingénieurs, scientifiques, si nous continuons sur la voie de l’américanisation, aucune force armée ne résoudra les problèmes actuels. Cette année marque 25 ans depuis l’arrivée au pouvoir de Boris Eltsine. Il a commencé par la trahison de notre Victoire, de la cause d’Octobre, et de la sécurité du pays. Les Gorbatchev et Eltsine, Gaïdar et Tchoubaïs, et le gouvernement actuel de Medvedev continuent la même voie libérale oligarchique. Nous n’avons été vaincus ni par Batou-Khan [petit-fils de Gengis Khan], ni par Napoléon, ni par Hitler, mais la grande puissance soviétique a été mise à bas par trois nouvelles armes: l’antisoviétisme, la russophobie et l’économie libérale américanisée du soi-disant marché libre, en fait, le pillage libre de tous les citoyens et la destruction des principales productions. (c'est ce qu'on a en France aussi maintenant !)

Afin de regarder l’avenir avec confiance et penser à l’avenir, nous devons déclarer clairement : la politique financière et économique mis en œuvre dans le pays, initiée par les traîtres à la Révolution d’Octobre et à notre Victoire, malheureusement, se poursuit. Elle a conduit à la fusillade du Parlement en 93 et la destruction du régime soviétique. Il a conduit au défaut [de paiement = faillite de l’Etat] en 98 et la destruction de 80.000 entreprises. Elle a conduit à la crise de 2008 et à l’effondrement de la finance et de l’économie l’an dernier. C’est une politique de trahison bien sûr, et elle est rejetée par l’ensemble de la population de notre pays.

Le Parti communiste au forum Orel a récemment proposé un programme de 10 points pour sortir notre pays de la crise. La première et la principale question – est de faire revivre l’indépendance économique et la souveraineté financière. Le rouble est arrimé au dollar, les prix du pétrole et du gaz sont déterminés à Londres et New York. L’an dernier a été vendu de vos matières premières – pétrole, gaz, or, diamants, métaux, bois – pour 20 milliards de roubles, mais seulement 8 milliards ont été versés  au budget. Quand nous étions sous le joug de la Horde [la Horde d’Or, les Mongols], une dîme était prélevée sur chaque foyer, mais ici deux tiers tombent dans les poches des oligarques et leurs serviteurs. Ce système doit être rejeté par tous les secteurs de la société, sinon il n’y aura pas d’armée forte, ni d’avenir pour la jeune génération. Donc, le premier point de notre programme, c’est la nationalisation des ressources minérales de base du pays. Elles doivent être au service de chaque citoyen.

La deuxième condition,  le secteur public de l’économie doit être fort. Si on a l’intention d’entrer en concurrence avec quiconque, l’État doit réglementer les prix des produits de base et, surtout, des produits essentiels et de l’énergie. Nous devons parfaitement comprendre que si l’énergie, le pétrole et le gaz, les chemins de fer, les systèmes de communication ne sont pas contrôlés par l’Etat, dans notre pays aussi vaste et froid, nous ne pourrons être en concurrence avec qui que ce soit. Par conséquent, nous insistons sur la nationalisation des industries de base et le soutien aux producteurs nationaux, la restauration de tous les collectifs de travail et des fermes collectives.

 

Très bientôt,  le 5 Mars, dans la meilleure exploitation de la région de Moscou –la Ferme d’Etat Lénine, Groudinine réunira en conseil tous les collectifs de travail du pays. Il réunira les représentants des 200 plus grandes entreprises nationales. Ils se rencontreront pour examiner la mise en œuvre de notre programme.

Nous pensons  que les moyens financiers (près de 58 milliards), qui se promènent à droite à gauche, ou sont dans les poches de ceux qui ne les ont pas gagnés, doivent être utilisés en premier lieu pour les besoins des travailleurs. Le pays ne peut réussir et prospérer que si les représentants des sept professions principales se sentent bien. Ce sont les ouvriers et les paysans, les enseignants et les médecins, les ingénieurs, les scientifiques et les militaires. Leurs salaires, leur bien-être doivent déterminer le succès de tous les autres.

Nous pensons  que le revenu minimum, qui maintenant, après la dévaluation du rouble a été divisé par deux, devrait être de 20-25 mille roubles. Sinon, il est impossible de joindre les deux bouts. Mais dans le pays plus de la moitié de la population vit avec 15.000 roubles ou moins, et les « enfants de la guerre » touchent généralement de 10 à 12.000.

Notre programme inclut le soutien à l’enseignement gratuit et la garantie du premier emploi. Le Prix ​​Nobel, l’académicien Jaurès Alferov, le premier vice-président de la Douma, Ivan Melnikov (l’un des professionnels les plus qualifiés dans le domaine de l’éducation), Oleg Smoline, et moi avons fait une nouvelle loi  « l’éducation pour tous », qui permet à chaque jeune d’obtenir une éducation gratuite de la plus haute qualité. Je suis sûr que cette loi, nous allons la faire passer avec votre soutien.

Donc, nous avons un programme pour le développement de notre pays, nous avons l’Union des forces patriotiques du peuple, réunissant tous les gens talentueux, un véritable état-major des actions de protestation et la volonté des citoyens de défendre leurs intérêts. Nous avons la possibilité dans un avenir proche de montrer notre détermination et nos choix : le 1er mai, Journée internationale des travailleurs et le Jour de la Victoire. Nous devons nous préparer activement pour notre congrès qui aura lieu en Juin, et être prêts pour les élections qui se tiendront en septembre.

Nous devons tout faire pour amener tout le monde aux urnes en septembre et soutenir nos listes. Nous avons préparé une équipe solide, avec un programme clair et la volonté de faire revivre le pouvoir du peuple soviétique. Rétablir l’État fédéral démantelé et fournir une vie décente à tous les citoyens de notre pays. Bonne fête, bonne Journée de l’Armée soviétique et de la Marine! Vive tous les défenseurs du pays, qui pendant des siècles ont forgé la Victoire : depuis Alexandre Nevsky jusqu’à Joseph Staline.

Titre original : Г.А. Зюганов: Порох должен быть сухим!

Traduction : Marianne Dunlop pour histoireetsociete

21.jpg

10/03/2016

de Villiers a tout compris

"on a tué les métiers indépendant" eh oui il ne faut plus que la toute-puissance des féodalités financières, et le reste esclaves salariés ou chômeurs dépendants du bon-vouloir des commissions de la DDASS.
Des gens autonomes voilà ce qu'ils ne supportaient pas, c'est pourquoi toutes les activités qui en 1960 se faisaient encore de manière autonome chez soi, on les a fait disparaître pour les commercialiser (dans les mains des grandes féodalités en plus), reste la reproduction, les bébés, c'est pourquoi on va la faire disparaître elle aussi pour l'avoir sous contrôle, technocratique (le goupillon actuel) et capitalistique (le sabre).
https://www.youtube.com/watch?v=l8b0HhvNfrk

sauf que quand il appelle ça "l'individualisme absolu" je ne crois pas qu'il ai raison, car les individus, normalisés, sommés de se conformer à la pensée et aux modes de vie de rigueur, et tous pareils, réduit à être un facteur de production géré et soumis,
"courbé sous la férule  d'un capitalisme sans entrailles"
ça n'est pas très individualiste ça !
d'ailleurs ça se confirme plus loin quand on voit ceux qui prétendent défendre "le droit à la différence" et qui en fait l'interdisent strictement  et font la chasse à ceux qui n'ont pas non seulement les idées mais la voix réglementaire ! 
et dans un sens il a raison de dire

Depuis que SOS Racisme a vu le jour, la haine raciale ne s'est  
jamais aussi bien portée et n'a jamais été aussi violente.

(d'ailleurs on s'aperçoit de plus en plus que au fond le racisme est toujours en fait et dans le fond un RACISME SOCIAL, ainsi les ouvriers français voilà de nouvelles victimes du racisme de nos maîtres ! et si  les roms n'ont pas bénéficiés de l'anti-racisme actuel, c'est bien sûr que contrairement aux hommes d'affaires noirs, et aux ministresses "beur", ils ne pas riches !!  (et que eux ils sont réellement différents, donc le "droit à la différence" dont les officiels font semblant de se gargariser c'est 100% de l'hypocrisie))

le gag de Mamadou Camara face à Harlem Désir est hilarant.
sur l'accusation de pitrerie, Mamadou Camara a perdu l'occasion de lui répliquer : "est-ce que vous me prenez pour un nez rouge ! est-ce vous vous rendez compte que l'accusation de pitrerie à M. de Villiers du fait qu'il m'ait fait venir est une insulte à mon égard ?!"

Avec le recul du temps, la portée du traité de Maastricht  
m'apparaît plus clairement : ce fut un changement de  régime.  
Le passage de la démocratie à l'oligarchie. La fin du grand  
cycle,
Appelons les  choses par leur nom : ce fut un complot des élites contre le  
peuple.

ouaou ! là il a compris ! c'est juste, en effet, c'est ça l' "Europe"

et cette "élite", cette hyperclasse comme dit Asselineau : "Croyant à la Fable des abeilles  du triste  
docteur Mandeville — « les vices privés feront le bien public »  
elle tente d'imposer un « ordre » mondial — en réalité un  
désordre total — fondé sur la cupidité, l'égoïsme narcissique et  
l'instrumentalisation de l'autre. " (eh oui de Villiers est un homme de gauche au fond de lui ! un vrai !)

"Pas étonnant qu'avec de telles références,  
les élites du « capitalisme sauvage » aient été comparées aux  
esprits mafieux (et Jean Ziegler a fort justement fait remarquer que "le crime organisé est le stade ultime du capitalisme") par le grand sociologue Thorstein Veblen, le  
théoricien de la « classe de loisir » : « L'homme de finance idéal
ressemble au délinquant idéal, écrit-il, en ce qu'il convertit sans  
scrupule hommes et biens à ses propres fins, qu'il considère  
avec un mépris endurci les sentiments et les aspirations d'autrui  
et qu'il se soucie fort peu du résultat éloigné de ses actes'. »

très important, comme François Asselineau il a compris Jean Monnet :

L'âme du complot, ce fut Jean Monnet, un Français  
d'Amérique, ancien cadre supérieur de la Banque Lazard  
de New York, inspirateur de la Commission trilatérale. Il  
voulait abolir les souverainetés nationales, mais en tenant les  
peuples d'Europe dans l' ignorance de ce qui allait se passer
. Il  

lui paraissait nécessaire d'avancer furtivement, par petits pas  
successifs, chacun d'eux appelant le suivant au nom de l'urgence  
économique ; on a appelé cela le « système de l'engrenage » ou  
du cliquet. Il n'y a pas de marche arrière possible. C'est une  
machine à crans. La méthode n'est connue que du petit cercle  
de ses initiateurs. Mais on ne peut empêcher les gaffeurs de  
parler.

et

Ainsi Claude Cheysson, qui fut ministre des Affaires  
étrangères et membre de la Commission européenne, en fit-  
il l'aveu plus tard devant moi : « Dès les origines, nous nous  
sommes placés dans l'a-démocratie. On a toujours mieux avancé  
hors du contrôle démocratique. » Depuis 1945, nos élites  
démocrates-chrétiennes et socialistes ont peur de la démocratie  
qu'elles ont rétablie. L'affaire de Maastricht et de la monnaie  
unique était trop compliquée pour les populations. On leur  
dirait, plus tard, que c'était pour leur bien.

aveu révélateur

le rédacteur du fameux rapport de 1975 à la Trilatérale

un nouvel âge raisonnable,  
« postnational et postdémocratique ».

tout est dit

c'est ce que d'autres appellent le New World Order.

Avec Maastricht, on est passé du gouvernement de tous à la  
gouvernance d'un aréopage de commissaires, de prétoriens, de  
banquiers, en mal de contrôle planétaire.
 le libéralisme de marché et le despotisme légal

bien résumé !

 

Les lobbies, les vrais maîtres à Bruxelles :

Ils dictent 75% des cent soixante-quinze mille pages de normes  
européennes,

or ces lobbies :

Pas une PME. Elle n'aurait pas les moyens de démarcher les députés. Non, une grosse,  
une très grosse firme transnationale qui a pignon sur rue et le  
porte-monnaie ouvert.

aussi on comprend à quoi servent les fameuses "normes européennes" !.....

Un jour de session, j'ai assisté à une scène éclairante,  
hilarante. Un vent de panique soufflait dans les travées', des  
députés couraient dans tous les sens : des journalistes du Sunday  
Times  s'étaient fait passer pour des lobbyistes. Certains collègues  
avaient accepté de l'argent en échange du dépôt d'amendements  
législatifs. Plusieurs eurodéputés, notamment un Roumain et  
un Slovène, anciens ministres, durent démissionner, pris la  
main dans le sac. Beaucoup d'autres cédaient à l'affolement.  
L'hémicycle était blême. Les visages, défaits. L'épouvante était  
palpable sur tous les bancs.

09/03/2016

kaj atendoj, atendoj

Jen du faktoj, kiuj okazis en la jaroj 1950-aj: unu en Italio, la alia en tiam franca Gvineo.

En urbeto de l’itala kvazaŭinsulo, hundo iradis ĉiuvespere samhore ĉe la buŝaltejo, esperante, male je ĉia espereblo, vidi elveturantan sian mastron….. kiu estis mortigita dum la lastfinita 2-a Mondmilito. Tion li faris dum kelkdek jaroj.
La fakton raportis ĉiuj la tiamaj gazetoj.

kaj

 

La Hundo en Konakrio

Ŝipojn atendadis la Konakri-a hundo. Neniu scias pri ĝia nomo, nek nomon de l’mastro, kiu, finiĝintan sian kontrakton, forlasis sian hundon por reiri Francion. De tiam la hundo ne forlasis la havenon, kie ĝi estis fariĝinta iom fama. Vivante, same kiel ŝia itala kolego, per la publika donemo, ĝi same pasigis la li restantajn vivjarojn atendante la revenon de la sendankulo.

Tuj kiam pasaĝerŝipo aŭ varoŝipo estis anoncita, ĝi alkuradis kaj salutis ĝin per siaj bojoj. Iom da tempo poste, lokita piede de la elŝipejo, tremetante per senpacienco kaj ĝojo, baldaŭ elrevigotaj, ĝi flaradis unu post la alia la pasaĝerojn, ĝi fiksdirektis al ili sian angoran rigardon, persvadita, ke ĝi finfine vidos ekaperi tiun, kiu estis perfidinta ĝin, kaj al kiu ĝi estis jam pardoninta.