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14/06/2017

Ce qui se passe vraiment au Vénézuela - ne croyez pas ce que disent les journaputes à "La voix de nos maîtres"

 Hernando Calvo Ospina qui a séjourné au Venezuela témoigne : « (...) Lorsque j'ai annoncé à quelques personnes que je partais au Venezuela, j'ai immédiatement remarqué une espèce de panique dans les voix et sur les visages : « C'est la guerre là-bas », « il y a plein de morts », « il paraît que la police assassine... » Je suis arrivé un jour de semaine dans l'après-midi. Depuis l'aéroport jusqu'au centre de Caracas, en plus d'une heure, je n'ai vu aucune manifestation. Le lendemain et le surlendemain, j'ai parcouru, en voiture et à pied, plusieurs quartiers de la capitale : rien, pas une manifestation. Pourtant elles ont bien eu lieu. Mais si je ne les ai pas vues c'est parce qu'elles sont de taille réduite et qu'elles se déroulent dans des lieux bien précis. Principalement dans quelques quartiers bourgeois dont le maire est dans l'opposition. »

les manifestants ne sont pas des pauvres mal nourris et qui se battent pour leur survie mais ce sont des « casseurs » extrêmistes, voire racistes qui provoquent la police : « La plupart sont jeunes, ils ont la peau claire et ont l'air bien nourris. Ils portent des insignes fascistes et nazis. Leurs attaques les plus féroces contre la police et les bâtiments ont lieu lorsque la presse, surtout internationale, est à leurs côtés. Parfois il y a plus de journalistes que de casseurs. Sur Internet on trouve des exemples à gogo. Certains cagoulés transportent dans leurs casques des caméras qui retransmettent les scènes en direct sur Internet. (...) certains émeutiers ont même commis des crimes contre des innocents ou contre les manifestants eux-mêmes, que l'on attribue immédiatement à la police de la « dictature de Maduro ». (...) »

Le but ultime est le chaos conclut l’auteur qui rapporte que les « chavistes » bien que soumis plus que les autres aux austérités ne tombent pas dans le jeu : « Une jeune femme noire aux dents blanchissimes me disait il y a deux jours, tout en me préparant une galette de maïs au fromage : « Ils cherchent à nous pousser, nous les chavistes qui sommes des millions, à l'affrontement avec cette poignée de fous. Ils veulent emporter notre pétrole en marchant sur nos cendres. »

Les pénuries au Venezuela, mythes et réalités :

Quelle est la réalité économique ? C'est un fait que le Vénezuela qui a les premières ressources mondiales a été frappé de plain-pied par la chute des prix du pétrole. De mon point de vue habitant un pays qui connait les mêmes travers, n’a pas pu mettre en place une politique de production de richesse en dehors de la rente pétrolière labile. Du fait de la faible diversification, la politique était surtout sociale, De plus le Venezuela fait face à une opposition qui veut le changement en surfant sur le malaise social réel mais comme nous allons le rapporter ; catalyser par cette opposition qui met en œuvre les conditions de la pénurie

La contribution suivante donne un point de vue sur la réalité des pénuries et les manœuvres diaboliques pour créer des pénuries artificielles notamment en utilisant le levier de l’économie parallèle : « (...) Une part croissante des devises étrangères accordées par l'État pour l'import est en réalité directement placée à l'étranger. On parle notamment d'importations « fantômes ». Fausses factures, transfert d'argent liquide non déclaré aux douanes et autres combines plus ou moins élaborées ne manquent pas. C'est une véritable fuite de capitaux ! (...) Certains secteurs privés se livrent en effet à un véritable accaparement, c'est-à-dire qu'ils accumulent et stockent massivement des marchandises de même espèce en vue de provoquer leur raréfaction artificielle. D'ailleurs, les caractéristiques des biens pour lesquels on recense les principales pénuries ne trompent pas : les pénuries concernent principalement des biens et non des services. Biens facilement stockables et non périssables : denrées alimentaires (pâtes, lait en poudre, sucres,...), produits d'hygiène personnel, produits d'hygiène, etc. Pénuries recensées principalement dans le commerce de détail : un restaurateur se procurera plus facilement de la farine de blé qu'un consommateur final. Les biens accaparés par ces oligopoles et monopoles privés sont ensuite déversés sur des marchés parallèles : marché noir local. (...) » (4)

« Les causes réelles, poursuit le journaliste qui incriminent l’opposition, des pénuries recensées au Venezuela sont donc : des importations fantômes'' et un accaparement sélectif de biens de première nécessité. Les acteurs économiques qui se livrent à ce genre de pratiques frauduleuses (...) ce sont des intérêts principalement politiques qui sont poursuivis. (...) Cette déstabilisation socio-économique qui se traduit par une déstabilisation sociale, vise le monde du travail, coeur de l'électorat chaviste alors que les classes aisées sont épargnées (...) Toutes les composantes de l'opposition sont d'ailleurs mobilisées puisque les médias d'opposition tant locaux (majoritaires au Venezuela) qu'internationaux participent également à l'opération de déstabilisation en mettant en place de vastes campagnes médiatiques destinées à générer une psychose et une peur de manquer au sein de la population. » (3)

Thierry Deronne qui vit au Venezuela donne un témoignage de première main. Il nous décrit la topologie de la localisation des marches qui se déroulent dans les quartiers riches. Il affirme qu’ à côté de ce Venezuela décrit de feu et du sang , il y a les autres ceux qui travaillent normalement. l Lui aussi avance que le Venezuela est victime d’une guerre économique orchestrée de l’extérieur mais mis en œuvre par l’opposition qui dispose de moyens financiers et de la couverture occidentale des médias. 

Il écrit : « Mettons-nous dans la peau d'un habitant de la planète qui n'aurait que les médias pour s'informer sur le Venezuela et à qui jour après jour, on parlerait de manifestants'' et de répression'' (...) Mais il n'y a pas de révolte populaire au Venezuela. Malgré la guerre économique la grande majorité de la population vaque à ses occupations, travaille, étudie, survit. C'est pourquoi la droite organise ses marches au départ des quartiers riches. C'est pourquoi elle recourt à la violence et au terrorisme, dont les foyers sont localisés dans les municipalités de droite. ll y a 90 pour cent de quartiers populaires au Venezuela. Depuis la disparition d'Hugo Chavez en 2013, le Venezuela est victime d'une guerre économique qui vise à priver la population des biens essentiels, principalement les aliments et les médicaments. La droite locale renoue avec certains éléments de la stratégie mise en place jadis au Chili par le tandem Nixon-Pinochet, en clair provoquer l'exaspération des secteurs populaires jusqu'au débordement de rage et légitimer la violence. (...) Malgré les mortiers, armes à feu, grenades ou cocktails Molotov utilisés par les manifestants « pacifiques » la loi interdit à la Police ou la Garde nationale d'user de leurs armes à feu. Les manifestants de droite en profitent pour pousser leur avantage, déverser leur racisme sur les gardes ou policiers, les provoquer à coups de jets d'urine, d'excréments et de tirs à balles réelles, guettant la réaction pour les caméras de CNN. » (4)

 nous retrouvons encore une fois le journal Le Monde qui dénonce « la mort d'un leader étudiant tué lors des protestations contre le projet du président Maduro de convoquer une Assemblée constituante ». Or la victime, Juan Bautista Lopez Manjarres est un jeune dirigeant étudiant révolutionnaire assassiné par un commando de droite alors qu'il participait a une réunion de soutien au processus d'Assemblée constituante. Le dernier tweet de Juan Bautista Lopez Manjarres : la conférence de presse où il annonçait le soutien du secteur étudiant au processus de l'Assemblée constituante. » (5)

et aujourd'hui ça recommence ! à en croire les "médias" (tous propriétés en France, de 8 milliardaires, tiens tiens !) il n'y aurait au Venezuela que de pauvres et valeureux opposants qui manifestent contre une affreuse et méchante "dictature" (élue au suffrage universel quand-même....), et on ne nous montre JAMAIS au grand jamais ..... tous les autres, ceux qui sont contents du gouvernement et le soutiennent, eh oui ! il y en a     plein même !! 0039.gif    

il faut aller sur un site brésilien pour enfin les voir !

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et qu'on en parle :

http://www.vermelho.org.br/noticia/296619-1

et bizarrement cette manifestation-là http://www.telesurtv.net/news/Adultos-mayores-venezolanos... les "médias" ne nous en parlent pas, curieux non ? ....

eh oui, donc d'abords les manifestations en faveur du gouvernement chaviste, rassemblent ..... 3 millions de personnes ! ça on ne vous le dit pas dans les "médias" .....

http://www.resumenlatinoamericano.org/2017/04/19/venezuel...

 

Ensuite on vous glisse de manière subliminale l'idée d'une affreuse dictature à feu et à sang, heu  regardez un peu ces manifestants chavistes,

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et ceux-ci :

http://www.resumenlatinoamericano.org/2017/04/19/venezuel...

l'ambiance de décontraction qui règne et la mine qu'ils ont et puis comparez avec celles des casseurs de l'opposition, et avec les mines de bourgeois haineux des manifestants de l'opposition, ça ne donne pas légèrement à réfléchir ?

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 et partout en province aussi pour le 1er mai les partisans du Chavisme manifestent (sans cagoules ni actes agressifs eux !) :

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c'est bizarre ces manifestations ne sont jamais montrées par nos "médias", ils ne ne parlent que de, et ne montrent que les manifestants de l'opposition, curieux non ? .....

le Vénézuela réel a l'air très différent du Venezuela présenté dans les "médias" de la Voix de nos maîtres ! mais les moutons croient ce que leurs maîtres leur disent dans la petite lucarne

(euh un livre qui parle de ce qui s'est passé il y a plus de 2000 ans mais qui aide très fort à comprendre la propagande des oligarques contre le peuple : "L'assassinant de jules César" par Michael Parenti, http://www.laviedesclassiques.fr/article/michael-parenti-... lisez-le ! il est non seulement passionnant comme un roman mais nous aide à comprendre plein de choses sur notre monde actuel AUSSI !)

26/05/2017

merci les documents secrets US déclassifiés !

et voilà, la "nouvelle gauche dont on nous a rebattu les oreilles depuis (en fait depuis Mai 68) les années 70, était en fait un sous-marin d'une réaction capitaliste cynique et rusée planifiée par les officines réactionnaires des USA.
https://histoireetsociete.wordpress.com/2017/05/02/bhl-lu...


BHL, lu et approuvé par la CIABernard-Henri Lévy dans la cour de l’Elysée, en 1978 ((Boccon-Gibod/Sipa))

http://bibliobs.nouvelobs.com/idees/20170428.OBS8716/bhl-...

par David Caviglioli (journaliste) Publié le 01 mai 2017 à 16h55

Grâce à une loi américaine sur la déclassification des dossiers de la CIA, (grâce à Gerald Ford 1074) on peut découvrir ces jours-ci un rapport intitulé «France: la défection des intellectuels de gauche», remis à l’Agence en décembre 1985. Avec ce mélange de finesse, de naïveté et de paranoïa qui caractérise la littérature des services secrets, il analyse le virage anti-marxiste pris dans les années 1970 et 1980 par les intellectuels français et ses conséquences sur l’atmosphère culturelle et politique du pays.

On y découvre que la CIA surveillait de près notre vie littéraire et intellectuelle. (On se demande si elle le fait toujours.) Les espions américains qui ont écrit ce rapport ont l’air d’avoir lu pas mal de livres, passé pas mal de vendredis soirs devant «Apostrophes» et traîné leurs imperméables dans les couloirs des universités – notamment Nanterre, «où le marxisme chic était la règle suprême jusqu’au milieu des années 1970».

L’espionnage des intellectuels français est en réalité une vieille habitude des services secrets américains. Dès 1945-1946, et jusque dans les années 1970, le FBI a surveillé Sartre, allant jusqu’à dérober des carnets de brouillon. Camus aussi a fait l’objet de rapports. (Dans les premiers, il était nommé «Albert Canus».) En 2013, le chercheur anglais Andy Martin avait pu consulter les dossiers de ces herméneutes de l’ombre qui se grattaient la tête devant «l’Etre et le Néant» ou «le Mythe de Sisyphe», cherchant à savoir «si l’existentialisme et l’absurdisme étaient des masques du communisme».

La CIA était évidemment inquiète de voir que, en Europe comme aux Etats-Unis, la bourgeoisie intellectuelle de gauche était massivement rendue au marxisme. La France était selon elle le lieu matriciel du gauchisme mondial. Dans le rapport de 1985, il est dit que, «dans la période de l’après-guerre, les intellectuels français ont significativement contribué à fabriquer une hostilité internationale à la politique américaine, en Europe comme dans le Tiers-Monde. De Beyrouth à Lisbonne et Mexico, les élites intellectuelles ont écouté et reproduit la pensée et les préconceptions en vogue chez les café savants comme Régis Debray».

Pendant les années 1950 et 1960, la CIA a financé en sous-main le Congrès pour la Liberté de la Culture, un organisme basé à Paris, qui soutenait des revues intellectuelles et des magazines (dont la « Paris Review»). «Conspiration libérale», selon l’expression de l’écrivain australien Peter Coleman, le Congrès reposait sur l’idée que la défaite culturelle du marxisme passerait par la création d’une nouvelle gauche plutôt que par un soutien à la droite.

La thèse principale du rapport de 1985 est que la bataille française a été gagnée. Un «nouveau climat intellectuel» parisien, marqué par l’anti-totalitarisme et incarné par Bernard Henri-Lévy, va désormais œuvrer sans le savoir pour les Etats-Unis.

« Personnalités médiatiques à sensation »

La CIA se félicite que «l’intellocratie gauchiste» qui régnait sur Paris soit morte, «abandonnée à des mandarins vieillissants» et au souvenir des Sartre, Barthes, Lacan et Althusser, désignés comme «la dernière clique des savants communistes». C’est «un secret très mal gardé dans les cercles du PCF» que «tous les intellectuels communistes importants sont morts ou ont quitté le parti».

Les espions américains en accordent le mérite à une «coterie de jeunes agitateurs qui, pendant plus d’une décennie, ont converti à grand bruit dans les cercles militants, en attaquant la gauche française, vue comme dangereuse et intrinsèquement totalitaire»: les Nouveaux Philosophes.

Décrits comme d’anciens communistes ayant abjuré «les sophismes staliniens enseignés à l’Ecole Normale Supérieure», emmenés par Bernard-Henri Lévy et André Glucksmann, ils sont populaires et «ont compensé leur prose abstruse en devenant des personnalités médiatiques à sensation», grâce aux «émissions de télévision et de radio à teneur intellectuelle dont les Français raffolent». La CIA semble déplorer qu’ils «n’acceptent le capitalisme que comme un moindre mal».

Une raison de se réjouir : «Lévy est devenu directeur de collection chez Grasset – une des plus grandes maisons d’édition de France – d’où il a pu s’assurer que les opinions des Nouveaux philosophes trouvent un accès facile au public». Leur essor a selon l’Agence été rendu possible par «un déclin général de la vie intellectuelle en France qui a sapé l’influence politique des penseurs de gauche».

Bonne éducation

Cette «nouvelle gauche» devrait, selon la CIA, accomplir plusieurs œuvres: «Ils soutiendront les socialistes modérés qui peinent à créer une large alliance de centre-gauche», et ils «s’opposeront à tout effort des socialistes extrémistes de ressusciter ‘’l’union des gauches’’ avec le PC». Surtout, elle «devrait aggraver les différends entre les partis de gauche et à l’intérieur du PS, ce qui accentuera probablement la défection des électeurs socialistes et communistes». En clair, la CIA prophétise l’avènement des gauches irréconciliables et de la «non-révolution permanente» – expression attribuée à un étudiant français interrogé.

Mais le grand apport des Nouveaux philosophes est culturel: «En France, l’anti-américanisme jadis considéré dans les cercles huppés comme une preuve indirecte de bonne éducation n’est plus en vogue. La dénonciation automatique des Etats-Unis – que les intellectuels de la Nouvelle Gauche nomment "anti-américanisme primaire" (et les chasseurs de "théorie de la conspiration", concept concocté par les spécialistes de guerre psychologique de la CIA vers 1964, c'est une chose qu'il faut bien avoir à l'esprit !)  – (…) est vue comme de la grossièreté   (grossièreté de "populistes" n'ayant pas de diplômes universitaires je suppose ! donc des "sous-hommes" n'est-ce pas ?). L’anti-américanisme passait pour un signe extérieur de richesse intellectuelle, distinguant les penseurs des gens du commun (suspectés d’avoir une bonne opinion des Etats-Unis, même pendant la guerre du Vietnam.) Maintenant, l’inverse est vrai : trouver des vertus à l’Amérique – et même identifier de bonnes choses dans les politiques du gouvernement US – est perçu comme la marque d’un esprit clairvoyant.»

Ainsi, ce «climat» va «rendre difficile la mobilisation d’une opposition significative aux actions américaines en Amérique centrale». (Le rapport évoque ici le soutien des juntes anti-communistes au Nicaragua.) La partie culturelle est même tellement jouée, l’antimarxisme est devenu une part si importante de «l’orthodoxie intellectuelle française» que, selon les mystérieux rapporteurs, «les Nouveaux philosophes semblent de plus rien avoir à dire».

Le retour de la droite

Il est frappant de lire ce document au moment où ce chapitre de notre histoire intellectuelle se termine, où la gauche se re-gauchise et où l’hégémonie du «socialisme modéré» s’écroule. La CIA, ravie de voir BHL remplacer Sartre, n’a pas vu que la gauche «hard line» n’avait pas disparu.(récoutez-là son bon sens, le 25 mars à La villette ! http://miiraslimake.hautetfort.com/archive/2017/04/20/ds-... et bien sûr Bernard Friot, incontournable, ça vous ravigote les neurones !) Elle n’a pas vu venir la gloire de Pierre Bourdieu, les grèves de 1995, les mouvements altermondialistes et écologistes.

En revanche, elle a bien senti que la droite n’allait pas tarder à se réveiller. Après la guerre 40-44, explique-t-elle, «le conservatisme français» s’était trouvé «discrédité par son nationalisme xénophobe, son anti-égalitarisme et sa proximité avec le fascisme». Le rapport voit poindre sa «renaissance intellectuelle».

Il signale que le GRECE et le Club de l’Horloge ont beaucoup recruté chez les «jeunes diplômés de l’ENA». Que «le Figaro Magazine» de Louis Pauwels est devenu la plateforme d’expression des militants de l’identité comme Alain De Benoist, d’écrivains attachés aux racines chrétiennes -voire pré-chrétiennes – du pays, en «demande de renouveau culturel», persuadés que «la culture française a été corrodée par les influences extérieures». C’était il y a trente-deux ans.

 

19/05/2017

qu'appelez-vous "les imbéciles" ?

de nouveau "Sylva" de Vercors :

 

« - qu’appelez-vous les imbéciles ?
- les gens dans votre genre qui organisent la vie comme si elle avait un but. Mais elle n’en a pas. Elle n’a aucun sens Ah ! Que tout cela est banal. Faut-il vous répéter ces lieux communs ? Albert j’en suis fatiguée. » (Vercors- Sylva)


Elle a tout à fait raison Dorothy. Tout à fait.


Je ne dirais pas comme Dorothy que « Je n’ai plus la moindre envie d’aimer », si cela était possible et me tomberait dessus je ne dirais pas non, ce serait vraiment bien agréable. Mais ce n’est plus possible, ni souhaitable. Dans la société actuelle les femmes sont devenues des êtres tellement dangereux et de toutes façons incapables d’aimer, je pense, et tellement incultes; et des gens ayant de la fraîcheur et de la sensibilité ça n’existe plus à notre époque; et de nos jours dans la société actuelle tout ça est beaucoup trop dangereux pour des hommes, il ne vaut mieux pas. Et puis pour de nouveau souffrir comme un damné !?? ne fusse que quand l’autre mourra, non, y’en a marre !
« le moindre lien fait souffrir dès qu’on tire dessus » (idem)
Alors comme Dorothy je suis dans non pas une résignation, je hais toujours autant la résignation, en encore plus la « pensée positive », injustifiable, absurde, et aberrante; simplement comme Dorothy je suis fatigué du désespoir, je m‘abstiens de penser voilà tout, et jouis du présent, non pas par principe - je désapprouve, non, je hais et méprise au plus haut point cette idéologie - mais simplement parce que c’est comme ça, c’est moins fatigant. « je suis pour les plaisirs et contre les souffrances même les moindres »

10/05/2017

L’idéologie individualiste actuelle est un mensonge et une foutaise

 

« Dans La Vie de Brian, le film des Monty Python, Brian (le héros) est furieux d'avoir été proclamé Messie et d'être suivi partout par une horde de disciples. Il tente désespérément de convaincre ses poursuivants d'arrêter de se comporter comme un troupeau de moutons et de se disperser. Le voilà qui leur crie « Vous êtes tous des individus ! »« Nous sommes tous des individus ! », répond à l'unisson le chœur des dévots. Seule une petite voix solitaire objecte : « Pas moi... »

Brian tente une autre stratégie : « Vous devez être différents ! », crie-t-il. « Oui, nous sommes

tous différents », acquiesce le chœur avec transport. A nouveau, une seule voix solitaire

objecte : « Pas moi... » En entendant cela, la foule en colère regarde autour d'elle, avide de lyncher le dissident. » (Zygmunt Bauman)

 

l’intégration aussi a une valeur (y compris celle à son aimé(e)), d’ailleurs ces hypocrites d’individualistes menteurs n’arrêtent pas de nous sommer de nous intégrer !!! (envers certaines personnes en tous cas   , mais JUSTEMENT ! Comme disait rosa Luxembourg « la tolérance c’est toujours la tolérance envers ceux qui ne pensent pas [ou ne vivent pas] comme nous ! »).

La valeur de l’individualisme on la trouve dans cette phrase de Catherine Baker

« Nous avons besoin de voix solitaires, qui garantissent notre liberté »

 

 

comme l’avait fait remarqué Annie Lacroix-Riz lors d’une table-ronde à l’Université de l’UPR, mai 68 était censément être libertaire, mais il en est sorti un société plus dure et plus alignée que la précédente ….

 

 

nous avons besoin de voies solitaires.

02/05/2017

une valeur de bon sens que notre époque de plus en plus intolérante a bien oublié !!!

en effet contrairement à ce qu'elle proclame tous les jours la société actuelle est depuis une vingtaine d'année devenus beaucoup beaucoup beaucoup plus intolérante (et normative, et uniforme et alignée, et répressive envers ceux qui ont l'audace de ne pas s'aligner, on appelle ça maintenant, oh perversion des concepts ! "avoir une conduite citoyenne" !) qu'elle ne l'était avant. Plein de gens y compris des célèbres s'en sont rendu compte ! et plein de monde au quotidien.

alors rappelons les chanteurs de l'époque précédente, déjà morts les pauvres, l'inoubliable pauvre Pierre Vassiliu, ce tendre et rigolard humaniste, (qui avait l'air d'Obelix ! je l'ai vu une fois sur scène à Arras) :


https://www.youtube.com/watch?v=QXbQP6LEjEM

 

et bien sûr le grand classique, la chanson qui est devenu comme un proverbe, Brasssens :


https://www.youtube.com/watch?v=HPux6uIksUc

(et là aussi LA SEULE occurrence parmi une bonne centaine, qu'il soit permis de télécharger !!!!!!!)

08/04/2017

une interview magistrale

Asselineau c'est vraiment une autre pointure que tous les autres !
(Et un vrai humaniste en plus)

*

*

26/03/2017

parmi les gens c'est comme ça

Catherine Baker « Balades dans les solitudes ordinaires » page 175

« Nous avons tous un si grand besoin de sécurité et d’amour que nous nous conformons inconsciemment au désir du plus grand nombre. Ironie de notre sort : par une espèce d’extraordinaire civilité, nous nous efforçons d’endiguer nos désirs pour que les autres n’aient pas à y répondre. Pour plaire il est tacitement convenu qu’on exigera des autres le moins possible. Faire comme tout le monde – eh oui – c’est manquer d’amour et se contenter de bien peu. Dans cette soumission aux aspirations de la foule, que de passions rentrées ! »

Oui, c’est effectivement ce que j’ai vécu

12/03/2017

la citation de SPINOZA

il  y  a  une   citation  de   Spinoza   qu'on traduit en général mal, faisant avec  le   le latin, les  mêmes  fautes   que les anglomanes ignares  avec   l'anglais ! c'est

humanes actiones non ridere, non lugere, neque detestari, sed inteligere

ce qui veut dire :

Il ne faut pas se moquer  des actes des humains, ni les déplorer, pas plus que les détester, mais en comprendre le pourquoi.

10/03/2017

l'autonomie gratuite (comme quasiment tout le monde et dans quasiment tous les domaines dans les années 50) vous y avez pensé ?

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autre sujet (quoi que ... pas si différent que ça ! .... ) le 10 mai 2017, journée historique ! date de l'officialisation des 500 parrainages et de la candidature de François Asselineau.
Près de 400 adhésions supplémentaires en 24 heures à l'UPR, c'est un vrai raz-de-marée !!! Les français reprennent espoir, ils voient qu'il est possible de lutter, ils se sentent des ailes !

26/02/2017

"plus impitoyable et plus infâme", ou une cause commune contre la mort

"celle qui avait inventé pour moi tant de bonnes paroles et de beaux regards"

celle qui avait inventé pour moi tant de bonnes paroles et de beaux regards

 

comme je dis dans la description de la couverture Henri Barbusse http://eo.wikipedia.org/wiki/Henri_Barbusse qui fut d'abord lié au milieux symbolistes, puis plongé, lui si sensible et si obsédé par le caractère sacré de la vie et l'horreur de la mort, dans l'enfer de la guerre 1914-18, est devenu au sortir de celle-ci communiste (et quand on lit "Clarté" , son livre majeur, on le comprend) - et aussi défenseur de l'Espéranto - La postérité n'a retenu de lui que son admiration, illusion alors pas rare, il faut se remettre dans le contexte, de Staline, et injustement oublié ses deux plus grands livres. Outre "Clarté" après la guerre, celui-ci, recueil de profondes et poignantes nouvelles (j'ai traduit l'une d'elle en espéranto http://r.platteau.free.fr/prozajtradukajxoj.html#Henri_Ba... ) dominées par la fraternité déchirante des être qui vivent, et qui meurent ...

Et le texte complet de ce livre, incroyablement non réédité, alors que c'est un chef d'oeuvre, d'émotion et de pensée, peut se lire dieu sait où !  Gallica  c'est de la merde ! on l'a supprimé !!! c'aurait été une bonne idée, en fait un "must" le BA BA de la démocratie e et de la République !!! que de mettre en téléchargeable gratuit tous les livres de la Bibliothèque Nationale, c'est ce qu'ils avaient ANONCE .... et au début ils l'ont fait mais  maintenant on ne voit PLUS RIEN DU TOUT sur leurs pages, et je pense que si on veut avoir accèes à quelque chose il faut PAYER ! le capitalisme cynique est en train de TUER la REPUBLIQUE et les valeurs républicaines, et les valeurs de CIVILISATION purement et simplement !

 

 

VENGEANCE

Dans cette loge d’artiste de cirque, au milieu des pauvres oripeaux luxueux, des glorieuses affiches de papier, des débris de décors, la petite dompteuse était étendue, glacée. On l’avait posée sur des tentures et des draperies, comme sur des espèces de drapeaŭx ; et je veillais seul, ayant gardé mon costume de dompteur.

Ma douleur ne servit à rien. Elle tait morte, ma compagne, ma femme, mon enfant, celle qui avait inventé pour moi tant de bonnes paroles, et de beaux regards. Depuis des heures que frissonnait sur elle la lueur de la bougie et que je sanglotais, sa petite figure devenait de plus en plus immobile.

C’était la dernière nuit qu’elle passait sur la terre. Cette nuit encore, bien que morte, elle était là, à côté de moi. Cette nuit encore, bien que morte, elle souriait : ses traits reposés avaient repris leur vraie forme, leur habitude, et alors, naturellement, elle s’était mise à me sourire. Cette nuit encore, j’aurais pu la toucher. Mais demain, elle irait dans la terre ; puis, cachée et seule, elle changerait.

Et tout mon deuil, mon impuissance, se répétaient dans une prière inutile, une invocation de fou que je proférais en tremblant :

- Ah ! si ce drame n’avait pas eu lieu ! Si elle n’était pas entré dans la cage !… Oh ! mon Dieu ! si …

Et je pensai, en un frisson affreux, à celui qui l’avait tuée… Lui…

Le grand lion.

Dans un angle de la cage, je ne sais pas comment – l’abominable chose fut si rapide – un coup de mystérieuse colère avait jeté l’énorme monstre sur elle, et tout de suite, elle avait été tuée.

Pourtant, elle était si riante et si fraîche ! Tandis que j’étais là, n’osant pas la regarder, à cause du peu de moments que nous avions, ses sourires et ses grâces étaient ce qui m’obsédait le plus. J’étais torturé par la finesse de sa voix, la légèreté de sa marche, la petitesse de ses mains. Et je me débattais…

Le lion… Le lion !…

Alors, vers minuit, dans une crise, je fus pris d’une fureur désespérée contre le grand lion maudit. Une idée s’implanta, farouche, dans mon cerveau : me venger, le tuer !

Et je me levai en chancelant, pour aller le tuer.

Je parcourus un couloir, le long de la toile oblique du cirque, et j’arrivai aŭ cages, avec ma lampe allumée et mon revolver.

Je ne me souviens plus des détails. Au fond, tout contre les barreaŭ, la forme monumentale remua. Puis, gêné dans la souveraineté de son sommeil, le lion se leva en s’étirant, hostile, sauvage ; sa griffe déchira le plancher, un grondement rauque passa dans l’enfer de sa gorge.

Une rage folle me monta à la tête. J’étendis le bras. Une fois, deux fois, six fois, je fis peu.

Le fantôme hideux et colossal se dressa tout entier, comme une maison qu’une mine fait sauter. Il se secoua terriblement, il fit trembler, comme un ouragan, la cage et toute la baraque et, eût-on dit, la terre elle-même.

Puis il exhala un petit miaulement plaintif où l’on sentait une intime souffrance. Il souffla s’écroula, et je l’entendis lécher ses plaies.

Il devait avoir le cœur haché par les balles. En un instant son sang emplit la cage et s’égoutta au dehors.

J’étais glacé, hébété ; je ne savais plus rien.

Mais tout d’un coup, un remords aigu, déchirant, inouï, s’empara de moi. J’entrai dans la cage, j’allai à lui, je m’agenouillai, et j’entendis mes lèvres qui lui demandaient pardon. Il s’arrêta de se lécher, demeura un instant immobile, puis il s’appuya doucement sur moi, me présentant la blessure énorme d’où son sang coulait comme d’une source.

Nous restâmes ainsi tous les deux, côte à côte, à ne pas comprendre.

Le grand corps continuait à répandre son sang et à jeter un très léger râle, voilé, étouffé, comme destiné à moi seul. Ah ! ce cri trop petit qui semblait me parler tout bas !… La face gigantesque, hérissé, pleine de nuit, s’inclinait peu à peu vers le sol, et on voyait baisser comme une lampe les fanaux verts de ses yeux.

Penché, plié sur lui, je le regardais, et j’étais saisi par une sorte d ‘émerveillement à le voir créé si grand, si fort et si beau.

Je scrutais l’émeraude crépusculaire du regard, je contemplai de près les formes de son corps, ramassées, tassées et sculptées sous leur velours épais : l’admirable organisme assemblé pour une destinée extraordinaire, d’aventures et de victoires. J’étendis la main, et je touchai la tête, l’énorme tête inerte et obscure, et qui était tout de même un monde.

… Je le voyais de mieux en mieux, de plus en plus ; mon regard descendait en lui comme dans un décor nocturne. J’adorai sa gloire si simple, son ardeur, son amour féroce de la vie, la plénitude menaçante de son sommeil et l’étirement souple des faisceaŭ de sa chair, et la fête de ses repas, et sa fauve habitude native du désert avec les mirages, le jour, de l’oasis, et la nuit, des étoiles.

Et j’effleurai la patte posée trop doucement par terre, et mes doigts se mêlèrent aŭ griffes à demi sorties. Ses griffes ! C’étaient celles-là…Il l’avait tuée, elle, avec ces griffes. Il avait souillé la chair exquise avec ces griffes hideuses et criminelles.

Criminelles ?… Non ! innocentes. Il n’y avait qu’un criminel : moi !….

Et presque étendu sur ce corps dont les battements s’espaçaient, devenaient immenses, j’enlaçai de mes bras le colossal mourant, et je le serrai en tremblant contre moi, tandis qu’il abandonnait sa tête contre mon cœur !

Alors, comme un dormeur qui se réveille, comme un aveugle délivré, je vis la vérité changer de forme. Je me mis à démêler des choses plus terribles et plus douces que celles que j’avais jusque-là rêvées : le prix incalculable de la vie, du mouvement, de tout ce que, par une décision de mon jugement infirme, j’avais jeté à la boue, à la pourriture, à la poussière.

J’avais ajouté cette immobilité à l’autre – à celle du petit ange posé là-bas comme un crucifix. J’avais rendu la mort plus impitoyable et pus infâme.

Tout était pire qu’avant. Le meurtre de l’enfant et le meurtre du lion n’avaient aucun rapport, aucun. Dans un prodigieux effort, j’essayai de rapprocher ces drames, de les attacher l’un à l’autre, de les changer l’un avec l’autre, de ne pas les ajouter l’un à l’autre. Je ne pouvais pas, je ne pouvais pas !…

Il faut être fou pour poursuivre une vengeance. Pourquoi ? Parce qu’un malheur ne peut pas effacer un malheur. Pourquoi ? Je ne sais pas ; mais la vengeance n’est pas une chose humaine.

Et lorsque, malgré l’immensité et l’acharnement de mon regret, il mourut, moi, dans un pauvre cauchemar de fièvre, je ne pus m’empêcher de me balbutier qu’il était allé au paradis !

Depuis, j’ai rôdé bien des années… Mais si misérable que je sois devenu, j’ai gardé en moi un incomparable remords. Il y a quelque chose de profond que je sais et que j’ai vu : moi qui ai tué quelqu’un – non, pas quelqu’un… si, quelqu’un ! – je contiens un tel respect de la vie que je ne peux plus me tromper sur ce sujet-là, et lorsque, dans quelque champ, à l’écart, immobile comme un épouvantail, je vois des chasseurs, ou bien des enfants lâchés contre des papillons, ou même des pêcheurs, qui n’en savent pas autant que moi, je plains ces pauvres gens.

Parfois ma croyance m’oriente dans un autre sens, et je voudrais crier contre l’erreur de se venger et vous supplier tous de briser cet affreux lien que vous essayez de mettre entre les douleurs.

Il est difficile d’apercevoir la vérité, de la tenir dans son regard. Il faut, pour cela, une préparation et aussi un concours de circonstances. Il n’est pas donné à tout le monde d’avoir, une fois dans la vie, par hasard, contemplé assez parfaitement une créature – fût-ce un animal – pour voir qu’il y a peu de vraie différence entre tous ceŭ qui peuvent souffrir. Dans le courant des jours, tout se trouble, l’erreur pèse d’un poids brutal, et nous sommes si petits que nos petites pensées nous cachent l’infini.





Henri Barbusse « nous autres » Flammarion 1914