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02/09/2019

chacune de ces émissions est une perle à enregistrer et à réécouter soigneusement


https://admin.over-blog.com/555762/write/106509680

enregistrez,et stockez les toutes pour les re-regarder tranquillement, il faut que les français se refassent une culture de la théorie politique, économique, médiatique.

si vous préférez les livres : https://www.amazon.fr/Notre-Cause-Commune-Instituer-nous-...

(c'est pour l'info et lire les commentaires, mais ne les achetez pas chez amazon ! cette affreuse firme capitaliste exploiteuse !!!!  commandez-les chez la librairie quilombo par exemple)

 

PS accessoire, tout à fait accessoire : les chambres à gaz ont bien existé (celles qu'on montre aux touristes sont des reconstitutions ! les nazis les avaient démontées en fuyant vous pensez bien !) Les Soviétiques ont retrouvé et emporté toutes les archives d'Auschwitz. Mais, fidèles à leurs habitudes, les avaient planquées au secret. Ce n'est que suite à la chute de l'URSS (donc bien après la rédaction des oeuvres de Faurisson, qui se croyait malin) que les historiens ont pu mettre le nez dedans.
Et là il y a tout ! les devis, les factures, les plans des "équipement", et même les correspondances sur les pannes les réparations, les réclamations, la concurrence entre la firmes qui s'enrichissaient avec ça.... Tout le détail administratif. Donc pas de doute sur le sujet, ni sur le génocide, concomitant et par les mêmes méthodes, des tziganes, ni celui, antérieur, ce fut le premier, des fous et des handicapés, ni celui des communistes, et des slaves, sans parler des résistants, des homosexuels, des Témoins de Jéhovah, et autres catégories de personnes qui ne plaisaient pas aux nazis.

Mais cette question d'histoire n'a strictement rien à voir avec les idées de Chouard qui sont : La théorie de la démocratie ! le vol de celle-ci par les milliardaires et leur mafia de Séides, les "journaputes" et les "clébards" à leur service, bref la lutte des classes, tout ça. Là ! on a le sujet de discussion de Chouard, celui qu'il (de même que Bernard Friot sur le plan économique) traite avec humanité, bon sens, et une rigueur intellectuelle imparable. (c'est peut-être pour ça que l'Establishment se sent menacé et vaut le faire taire à n'importe quel prix (il ne fait pas de moto Chouard ? ç'est pas conseillé dans son cas ! ni de faire du vélo dans les rues désertes, on ne sait jamais une crise cardiaque est vite arrivée).

"En tout cas tous les français un peu honnêtes sont extrêmement en colère, en constatant que par des détours abjects, les puissants peuvent s'efforcer de le faire taire ainsi parce qu'il dérange leurs pouvoirs et représente une opposition des plus sérieuses, il est un danger pour eux, qu’il faut écraser dans l’oeuf…
Il fait partie de ceux que l’on affuble de qualificatifs les plus aux antipodes de ce qu'il est vraiment, et malheureusement les chiens de garde bourgeois relaient ces diffamations pour le discréditer. Mais qui peut les croire ? Comme vous dites si bien, ils ne peuvent pas contrer le message, qui est vraiment imparable, et fait réfléchir les français, alors ils s'en prennent au message, ruse malhonnête bien connue !
Mais les français ont appris à le connaître. Et on sait qu’il n’y a pas plus humaniste et altruiste que Monsieur CHOUARD"

CHOUARD A OUVERT LES  YEUX ET LES COEURS DE TELLEMENT DE PERSONNES

En dépit des manoeuvres malhonnêtes de la caste bourgeoise pour faire taire ses théoriciens l'idée de tirage au sort progresse petit à petit, en témoigne la vidéo ci-dessous

https://ru-clip.net/video/gN0sL-0Jy8w/paul-le-f-egrave-vre-le-tirage-au-sort-agrave-la-rescousse-de-la-vie-politique.html

Petit rappel sur notre condition dans le système capitaliste actuel (et donc sur les intérêts en jeu) :

vous-vous-croyez-libre-300x292.jpg

01/09/2019

moi

quelques questions  :  quelle sentiments avez-vous envers


les femmes ? - beaucoup de méfiance

les policiers ? - le mépris et le dégoût

les bourgeois ? - un peu d’aversion

les musulmans ? - aucune opinion générale ! Il y en a de toutes sortes.

Les banquiers ? - ce sont les ennemis, c’est clair.

Les publicitaires ? - beurk !

Les journalistes ? - ce sont des "putes", et les agents de désinformation et de manipulation du régime comme autrefois en URSS

Quelle valeur mettez-vous le plus haut ? - la tendresse

Les choses que vous aimez ? - les caresses, la poésie, la philosophie, l’espéranto, l’histoire, les chats, les roses, les galaxies, les sciences, le rire, l’amitié

qu’aimez-vous entendre ? - au hasard : un plénum de cloches, le chant d'une grive musicienne, la musique de Couperin, ou Geeta Chisti, France Gall, etc, etc

Comment vous définissez-vous politiquement ? - lutte des classes !
république, services publics, Bernard Friot, Asselineau bien entendu ! Et puis aussi le Pardem, et Etienne Chouard; humanisme et résistance.

Croyez-vous en Dieu ? - si on ne peut répondre que par OUI ou NON, je dirais NON. Mais en fait c’est plus compliqué. Je ne sais pas. Je suis très intéressé par Rupert Sheldrake, les EMI, les témoignages de réincarnation, les apparitions de Zeitoun, etc, et comme Jean Rostand je suis stupéfait et ne comprend pas.

Vous intéressez-vous à votre monde intérieur ? Pas du tout ! Le « monde intérieur » est de toutes façons toujours beaucoup moins intéressant que le monde extérieur. Lui, oui, est intéressant.

Etes-vous pour ou contre l’avortement ? - Contre. Je suis athée, donc je suis contre la mort. Je suis contre la mort donc je suis contre l’avortement. CQFD

Que pensez-vous du bouddhisme ? - J’ai horreur de ça ! Une façon de s’euthanasier déjà de son vivant. L’amour du Néant ! Sinistre, beaucoup plus que le Théatre de l’Absurde, les philosophes de l’Absurde eux ils refusent la mort de toutes leurs forces.

Votre plus grand espoir ? - non; aucun espoir.

 

Les scènes de films que j'ai le plus aimées et qui me hantent le plus (et qui me donnent les larmes aux yeux) :
    *
la scène finale de "Manhattan" , de Woody Allen
 https://www.youtube.com/watch?v=ylZgG5kC6cI

    * la scène finale de "L"invitée de l'hiver", de Alan Rickman (bizarrement aucun descriptif de ce film ni critique n'en parle ! tout le monde se focalise sur le couple mère-fille, et rien sur ces enfants !!! (ni les chatons ... ) pourtant c'est selon moi la partie la plus tragique la plus profonde et la plus importante du film)

    * la scène finale de "Les joueurs d'échecs" ("Chatrandj ke Khilari") de Satyajit Ray. http://www.youtube.com/watch?v=8lvnl_W59IE

* ET puis le dernier paragraphe du roman de Haruki Murakami: "La course au mouton sauvage"

Autres films :
* "La Strada"
* "Central do Brasil"
* "Mon oncle" (de Jacques Tati)

 

Mes tableaux préférés:
    * "Le chant du rossignol à minuit et la pluie matinale" de Joan Miró
    * "Toutes les lumières" tableau de Paul Delvaux, peint en 1962

     *  "la voix du sang" de Magritte
    * (ce n'est pas un tableau au sens strict, c'est une tapisserie) : "Avant l'aube" de Manessier - 1967.

 

Mon sculpteur préféré:
    *  Georges JEANCLOS
    *  Sabine Cherki aussi, mais il n'est plus possible de voir ses oeuvres sur internet, le féminisme est passé par là, de nos jours il n'est plus permis à aucun artiste, même si elle est elle-même une femme, de représenter une femme nue !
    

interprêtes préférés:

    * Rosalyn Tureck


Les espèces d'oiseaux pour lesquels j'ai une attirance particulère:
    * le rougequeue noir (Phoenicurus ochruros)
    * et, bien sûr, les grues
    * Le merle, le plus beau, et le plus créatif, sans doute de la terre entière.
    * l'alouette, bien sûr
    * celui de la fauvette à tête noire!
    * le gazouilli des hirondelles (hirondelles de cheminée) entendu depuis chez soi perchées sur les fils électriques  pour les rares qui ont encore cette chance (y en a-t-il encore seulement? ou est-ce totalement disparu? alors que pourtant ça devrait être le B A ba dans toutes les villes !!!  seuls les sales cons fascistes intolérants et ennemis de la vie qui grouillent dans la France profonde se réjouissent de leur disparition)
    * le chant des martinets:mais attention à condition que ce soit dans le ciel au-dessus de villes de France ! et que ce soient de vraies villes, de vraies villes avec des églises (ouvertes) des hôtels (au choix pour toutes les bourses), des rues (sans caméras de vidéo-surveillance), des magasins, des cafés, des bancs, des vraies villes quoi ! dans un vrai pays,  qu'on peut sillonner toute la  journée d'une ville à l'autre sans problème par de vrais trains, dont on peut ouvrir les fenêtres, des trains qu'on prend dans des gares qui sont de vraies gares: commodes, conviviales  et à visage humain, tenus par une SNCF qui ne se foutrait pas du monde et ne serait pas stalinienne.
Bref rien que des choses qui n'existent plus

Mes races de chiens préférés:
    * Les colleys !!! sans hésitation. Je ne peux pas un voir un sans me sentir fondre et m'écrier "oh ! un beau gros toutou tout velu !"

les poètes français que j'aime le plus :
    * Apollinaire
    * Prévert
    * Francis Jammes
    * Norge
    * Saint-John Perse
    * Verlaine
    * Jules Laforgue
    * Jean Tardieu

et plein d'autres

les poètes étrangers:
 *
Xu Zhimo
 *Tagore
 *Trakl
 *Yeats
 *Juan Ramon Jimenez
 *J Ringelnatz
 *et Morgenstern

en Espéranto: Marjorie Boulton  et Angel Arquillos

 

les dramaturges :

* Jean Giraudoux

* Henry de Montherlant

 

les romans : (voir in "livres recommandés")

*Sed nur fragmento (Trevor Steele)

*La course au mouton sauvage (Haruki Murakami)
*La femme des sables (Kobo Abe)
*En gagnant mon pain (Maxim Gorki)
*Le Château (Franz Kafka)
*Le facteur humain (Graham Greene)

*les Chroniques martiennes (Ray Bradbury)

 

les autobiographies:
*en n°1 ! : "Le bonheur d'être suisse" (Jean Ziegler)
ensuite:
*"Les mémoires d'outre-tombe" (Chateaubriand)
*"Mémoires d'un enfant" (Jean Dutour)


 Les peintres:
    * Le Lorrain
    * Daumier le plus extraordinaire original et intense peintre du XIXè siècle !
    * Miro
    * Giorgione
    * Delvaux
    * Magritte
    * Jesus de Perceval https://www.bing.com/images/search?q=j%C3%A9sus+de+percev...
    * Feng Zi Kai
   
et plein d'autres

 

Journalistes:

    * Michel Collon

    * Thierry Meyssan

    * Marie-Monique Robin

    * Frédéric Lordon


voix d'acteurs:
    * Fabrice Lucchini

    * Michel Bouquet
    * Claude Rich
    * Suzanne Flon
    * Claude Piéplu
   
Chanteurs/euses:
    * Barbara
    * France Gall
    * Alain Souchon
    * Nicoletta
    * Aznavour

    * Pierre Vassiliu

    * Eddie Constantine

Tous des "vieux" ? non, aussi:
    * Keny Arkana

    * El Matador

    * La Pafklik

    * Césaria Evora

    *Juliette
 
les femmes que je trouve le plus séduisantes :

     * Annie Lacroix-Riz (si si ! absolument ! regardez-la sur ses vidéos) 

     * Martha Argerich

     * Giulietta Massina

     * Béatrice El-bèze quand elle appelle à la grève générale

     * Lydia Bourguignon (au passage voici la plus instructive conférence de Claude   https://www.youtube.com/watch?v=LmF06t-V13U

 

) 2019 : Quels sont les personnages français contemporains vivants, que vous

considérez les plus éminents ?

euh, Bernard Friot, François Asselineau bien sûr, Etienne Chouard,

Claude Bourguignon, Jean-Pierre Petit, Dieudonné, Brigitte Bardot, et ajoutons

Giuseppe Belvedère, tant qu’il vit.

 

Quels sont les œuvres litttéraires que vous appréciez particulièrement ?

euh, « Alcools » d’Apollinaire,
« Caligula » de Camus

« La femme des sables » de Kobo Abé 

« Le Château » de Kafka

« La course au mouton sauvage » de Haruki Murakami

« Memoires d’outre-tombe » de Chateaubriand

« Candide » de Voltaire 

 

 
Parmis les personnages de l'antiquité dont nous sont parvenus les portraits statufiés, mon visage préféré:
    * Euripide


philosophes:
    * Carnéade

    * Bernard Charbonneau
    * Parménide
    * Hobbes
    * Thomas Kuhn
    * Paul Feyerabend
    * Blaise Pascal

    * Michel Terestchenko
    * Miguel de Unamuno

 

 

31/08/2019

les apôtres du Christ c'étaient des "bras cassés" selon l'expression aimée des patrons et des capitalistes ! des pêcheurs dans tous les sens du terme


ah ah ! une phrase à se souvenir (et qui vient de la bouche d'un pape) "l'élite est très aimée par le diable" !  c'est pas bête du tout, ça ouvre plein de pistes de pensée.

C'est comme les gilets jaunes qui sont d'une certaine manière un combat des hommes contre les robots de la finance et des "audits internes" et autre idéologues du capitalisme et de la répression.

 

30/08/2019

qui qui qui qui

30/8/2019 Politis c’est de la merde, et Ruffin, le lâche qui lâche Chouard. Tous les bobos collabos et les bourgeois faux  gens « de gôche » sont de la merde, comme Yann Moix, ou Valls (bien fait pour lui ! Il ne peut plus se présenter « nulle part en France », ni en Espagne d’ailleurs, tout ce que je lui souhaite c’est de finir clochard).

 

Vive Maxime Nicolle ! Etienne Chouard ! Paul Le Fèvre ! François Bégaudeau ! Jean-Pierrre Petit ! Bernard Friot ! Nathalie Debergh ! Dieudonné, bien sûr ! Claude ET Lydia Bourguignon (qui ne font pas comme la Farida Belghoul ! il est où Monsieur Belghoul ?) Vive Christian Dettinger bien évidemment ! Et vive l’Abbé Francis Michel. L’histoire fera le décantage entre les nobles coeurs, les esprit intègres, et la vaste merde des collabos ! Des « diplômés » (comme disent les journaputes), et des « putes de salon » (comme dit Dieudo) dont le comportement s’explique surtout grâce aux principes d’analyse marxiste !

29/08/2019

1948 : les premiers crimes des CRS

Il a fallu attendre 64 ans à leurs victimes pour être indemnisées.
Finalement Macron n'est pas pire que Moch !
Lisez comment on a traité le peuple travailleur à l'époque, à peine 3 ans après la fin de la guerre contre le fascisme !

7 octobre 1948 : Assassinat d’un mineur gréviste par les CRS. 65 ans plus tard, les mineurs réhabilités

3 textes :

-  1) 7 octobre 1948, mort du mineur Jansek (Brigitte Blang, PG)

-  2) 7 octobre 1948 à Merlebach. PREMIER BILAN SANGLANT DU TERRORISME D’ETAT CONTRE LES MINEURS EN GREVE

-  3) Norbert Gilmez réhabilité : "Ne jamais désespérer de la justice, mais savoir se battre" (1er mars 2013)

1) 7 octobre 1948, mort du mineur Jansek (Brigitte Blang, PG)

Cet automne-là, dans le pays, les grèves et les revendications se multiplient chez les mineurs de tous les bassins houillers ou ferrifères.

Depuis des années, les privations, le rationnement se sont installés. Les récoltes calamiteuses font flamber les prix. À cela, il faut ajouter un contexte politique et social décousu. La guerre froide a débuté. Les syndicats, surtout la CGT, contestent les différents gouvernements. Tensions exacerbées par un décret de Robert Lacoste, ministre de l’Industrie de Daladier, qui prévoit une baisse des salaires et annule les droits acquis par les mineurs après la Libération. Ce qu’on nomme « avantages », ils ne sont pas prêts à les abandonner. Des « avantages », une coopérative, une caisse d’aide aux familles, des garanties sociales, réparatrices de leurs si difficiles conditions de travail, et spécialement un salaire minimum ? Non ! Ils les ont durement arrachés, ces droits. Ils ont aussi contribué, par des actes de résistance, de grèves en manifestations, en refus de remonter la houille de la fosse, à précipiter la chute des nazis. « Pas de charbon pour l’ennemi ! » criaient les femmes dans les corons…

La grève est décidée par référendum, par quasiment 90% des voix exprimées. Elle gagne vite tous les bassins. Le référendum a posé comme préalable l’abrogation des décrets Lacoste, totalement illégaux en regard du Statut du Mineur, reconnu par l’Assemblée et la Constitution. Un statut que personne ne pouvait contester. Sauf le ministre de l’Intérieur, « socialiste », un certain Jules Moch.

Sans attendre la fin des négociations des grévistes avec le cabinet de Lacoste, Moch envoie des blindés et des CRS dans le Midi et en Lorraine. Plus de 50 000 hommes juchés sur des automitrailleuses sont déployés autour des fosses. La force des armes contre les mains des travailleurs… Le 7 octobre, à Merlebach, le mineur Jansek est abattu à coups de crosse par les CRS. D’autres tomberont à Alès, à Firminy. Partout sur les murs, on fait rimer CRS avec… SS. 20 ans après, d’autres s’en souviendront.

Très vite, le cinéaste Louis Daquin tourne un documentaire qu’il titre La Grande lutte des mineurs. Tout aussi vite, le film est censuré ! Ce qui n’empêche pas sa diffusion clandestine dans les ciné-clubs de la CGT, ou du PCF.

Après 56 jours de grève et des milliers d’arrestations arbitraires pour faits de « violence », 3 000 grévistes sont licenciés. Et 1 300 condamnés à de la prison ferme. Il va leur falloir attendre 2014 pour être réhabilités. Et indemnisés.

Brigitte Blang, PG

2) Il y a 65 ans, le 7 octobre 1948 à Merlebach. PREMIER BILAN SANGLANT DU TERRORISME D’ETAT CONTRE LES MINEURS EN GREVE

Oui, hélas ! C’était bien en France. Les mineurs étaient en grève depuis le 4 octobre 1948. C’était une grève des plus revendicatives, une grève légale décidée massivement et démocratiquement par un référendum. Qu’on en juge : sur un effectif de 259 204 mineurs, 243 702 exprimés, soit 94, 01 % des inscrits. Pour la grève : 218 616. Contre : 25 086.

Donc pour la grève : 89 ,79 % des exprimés. Avec les revendications sur les salaires, la sécurité, l’application de la loi sur les nationalisations, l’augmentation des retraites, il y avait en premier lieu posée par le référendum l’abrogation de la circulaire Lacoste du 13 septembre 1947, et des décrets du 18 septembre 1948 du même ministre Lacoste. Les circulaires et décrets étaient totalement illégaux, en violation flagrante du Statut du Mineur voté à l’unanimité par l’Assemblée nationale en juin 1946. La grève était un droit légal selon le Statut du Mineur et garantie par la Constitution. Nul ne pouvait s’y opposer.

C’est pourtant ce que fit Jules Moch, ministre de l’Intérieur. Alors que se déroulaient les discussions avec le ministre Lacoste (elles se sont poursuivies jusque dans la soirée du 5 octobre), Jules Moch dans la nuit du 3 au 4 octobre envoyait les C.R.S. occuper les bassins de Gardanne et de Lorraine. Jules Moch avait choisi la force préméditée, organisée et très vite, au 4e jour de la grève le 7 octobre 1948 à Merlebach, on déplorait la mort de Jansek. Tué par une balle perdue ? NON Tué par une balle tirée à distance sans sommation ? NON Tué par une balle tirée après sommation ? NON, NON, NON ! Mais sauvagement massacré à coups de crosses par des C.R.S déchaînés !

Alors pourquoi une telle sauvagerie ? On n’allait pas tarder à le savoir ; à Creutzwald, c’est un sous-lieutenant des C.R.S. de Clermont qui déclare qu’on les avait envoyés en Lorraine en leur disant que la population était hitlérienne. Il n’y a pas de mots pour qualifier à sa juste valeur ce mensonge ignoble, écœurant, meurtrier. Il faut se replacer dans le contexte de l’époque. On était en 1948, un peu plus de trois ans après la fin de cette terrible guerre. Elles étaient encore ouvertes dans les familles, les plaies causées par l’occupant hitlérien. Il était encore vivace le souvenir des atrocités subies, vivace le souvenir des souffrances, des emprisonnés, des torturés, massacrés ou fusillés, guillotinés, vivace le calvaire des déportés et toujours sous nos yeux les survivants des camps de la mort.

Je me demande parfois ce que j’aurais fait à l’époque si j’avais été parmi ces C.R.S. Aurais-je été entraîné par cette hystérie collective vengeresse en pensant à mon oncle Maurice battu à mort, à mon neveu Joseph fusillé à 22 ans ? Aurais-je frappé avec en tête ces strophes du Chant des Partisans : « Demain l’ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes. » Je ne sais pas quelle aurait été ma conduite ? Ce que je sais, si j’avais participé à cela, c’est que lorsque j’aurais appris la vérité dévoilée à Creutzwald, j’aurais démissionné comme l’a d’ailleurs fait l’ex-commandant F.T.P.F. Rippert. Démissionner : facile à dire ? NON, je l’avais déjà fait en 1941, démissionnant de l’enseignement pour protester contre une injustice qu’on ne voulait pas réparer.

*** Dans un récent courrier à Madame LAGARDE, ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, j’ai rappelé que j’avais pris conscience de la véritable nature des interventions policières, brutales, meurtrières lorsque j’ai appris que le 15 décembre 2005, une personnalité du monde juridique, le Procureur général de la Cour d’Assises de Douai, au procès de Lionel Dumont avait déclaré s’adressant à l’accusé : « Monsieur, vouloir imposer ses idées par la force, cela s’appelle du terrorisme. »

*** C’est par la force que Jules Moch voulait briser la grève, par la peur, semant la terreur avec des brutalités amenant la mort atroce de Jansek. Par la force, par la mort pour imposer ces circulaires et décrets illégaux de Lacoste. Le Conseil des Prud’hommes de Carvin, le 3 juin 1948, avait déclaré illégale la circulaire Lacoste du 13 septembre 1947, supprimant le salaire garanti. Et Lacoste avait été condamné à rembourser les mineurs du puits 10 de Leforest qui s’étaient mis en grève. Et c’est pour faire appliquer par la force cette circulaire illégale condamnée par un tribunal de la République qu’on avait tué Jansek !

Oui, c’était bien du terrorisme, et l’utilisation de l’appareil d’Etat, fait que c’est bien un TERRORISME D’ETAT. Les mineurs ont résisté à ce TERRORISME comme on se doit de RESISTER A TOUS LES TERRORISMES. Ils l’ont payé bien cher. Et pourtant la loi d’amnistie avec toutes ses possibilités y compris la réparation sur la base de la reconstitution de carrière ne leur est pas appliquée. Elle l’a été dans toutes les branches nationalisées, y compris au personnel civil du ministère de la Défense.

Les survivants licenciés restent exclus de la loi d’amnistie. L’article 13 de cette loi indique qu’en sont exclus : « les faits constituant des manquements à la probité, aux bonnes mœurs ou à l’honneur » C’était le cas des généraux factieux ayant porté les armes contre la France en Algérie ; un an après (la loi d’amnistie NDLR) le 23 novembre 1982, ces putschistes étaient réhabilités avec réintégration dans les cadres au titre de la deuxième section, une reconstitution de carrière. Et les mineurs licenciés des grèves de 1948 – 52, les rares survivants attendent toujours le décret d’application de la loi d’amnistie. Ils continuent de payer leur combat pour la légalité, leur résistance au terrorisme de l’époque. Il serait temps que cesse cette injustice ?

Norbert GILMEZ

2) Norbert Gilmez réhabilité : "Ne jamais désespérer de la justice, mais savoir se battre" (1er mars 2013)

Il est l’un des rares survivants parmi les milliers de mineurs condamnés en 1948 pour fait de grève. Grâce à la proposition de loi communiste adoptée mercredi au Sénat, il sera amnistié et devrait obtenir réparation. Résultat du combat de toute une vie.

« Les mineurs condamnés à l’occasion des grèves de 1948 et 1952 sont amnistiés. Un décret en Conseil d’État définit les conditions d’application du présent article. » C’est l’article 1er A de la proposition de loi sur l’amnistie sociale, déposée par les sénateurs communistes et votée, mercredi, par la majorité de la Haute Assemblée. Deux petites lignes qui valent leur pesant d’or pour Norbert Gilmez, puisqu’elles couronnent soixante-quatre ans de combat contre l’injustice. Norbert, quatre-vingt-onze ans, est l’un des derniers anciens mineurs encore en vie ayant pris part à l’un des épisodes les plus violents de l’histoire de la répression anti-ouvrière  : les grandes grèves des mineurs de 1948 et 1952. Après avoir payé un lourd tribut à la résistance au nazisme et avoir répondu, après la Libération, à l’appel à «  retrousser ses manches  » pour relever le pays exsangue, les gueules noires affrontent le gouvernement, qui tente de remettre en cause des garanties sociales, compensatrices de leurs dures conditions de travail, en particulier un salaire minimum. La répression, organisée par le ministre de l’Intérieur socialiste Jules Moch, sera terrible  : la troupe est envoyée, avec des blindés, les brutalités policières font six morts  ; deux mille condamnations à des peines de prison sont prononcées. Et trois mille mineurs sont licenciés, sans indemnités, chassés de leur logement, privés du même coup de Sécurité sociale. De surcroît, les Houillères s’emploient à leur barrer la route de l’emploi dans les autres entreprises. Norbert Gilmez, qui sera licencié le 5 décembre 1948 avant d’écoper d’une peine de prison, le dit aujourd’hui et le répète  : « Nous avons été victimes de terrorisme d’État.  » En 1981, la gauche arrivée au pouvoir donne un espoir en promulguant une loi d’amnistie couvrant notamment les grévistes de 1948. Mais elle ne s’accompagne pas, pour eux, de réparation des préjudices subis. D’où «  l’indignation  » de Norbert et de ses camarades quand ils apprennent, en novembre 1982, que «  les généraux factieux ayant pris les armes contre la France en Algérie étaient, eux, réhabilités et rétablis dans tous leurs droits, pension avec reconstitution de carrière  ». Une discrimination d’autant plus révoltante que Norbert n’oublie pas ses camarades qui, «  par dizaines  », sanction supplémentaire à la suite des événements de 1948, ont été dégradés militairement, alors qu’«  ils avaient un grade souvent issu des FTP  ».

Norbert Gilmez ne lâche rien. Début 2011, il témoigne encore devant le tribunal de Versailles. La cour d’appel condamne alors les Charbonnages de France à verser à 17 mineurs ou à leur famille une somme de 30 000 euros en guise de réparation pour avoir été victimes de «  licenciements discriminatoires  ». «  Le licenciement était triplement illicite, souligne Norbert Gilmez, le droit de grève était garanti par la Constitution, garanti par le statut du mineur, et le licenciement ne pouvait être prononcé que par une commission paritaire qui n’a jamais été réunie.  » Mais la haine de classe a la vie dure. Les Charbonnages se pourvoient en cassation. Et ils obtiennent gain de cause, en octobre dernier  : la condamnation est annulée. Depuis, le ministère de l’Économie a fait savoir, bon prince, qu’il a «  donné instruction  » pour ne pas réclamer l’argent versé aux 17 familles. Ces derniers temps, Norbert avait donc repris le flambeau du combat de sa vie. Il vient ainsi, dit-il, d’écrire à Mme Taubira (ministre de la Justice– NDLR) pour «  lui donner tous les éléments de ce qui s’est passé en 1948  ».

Le vote, mercredi, d’une nouvelle loi d’amnistie, et l’annonce d’un décret d’application rouvrent, semble-t-il, la perspective d’une réparation complète. «  Moi, sans ça, j’aurais eu une vie matérielle au moins trois fois supérieure à celle que j’ai eue  », fait valoir Norbert. «  Il faudrait qu’on se dépêche, avertit-il. On était encore 300 lors de la loi d’amnistie de 1981, on est 25, peut-être 30 maintenant. Ça ne coûtera pas cher à l’État…  » D’après ses calculs, «  ça ferait un petit 10 millions d’euros pour l’ensemble de ceux qui restent. À côté des 45 millions accordés à Bernard Tapie pour préjudice moral  »… Aucune somme, pourtant, n’effacera l’indignité subie. «  Il y a eu tellement de brutalités. Ma femme est restée complètement traumatisée, jusqu’à maintenant », confie l’ancienne gueule noire. «  On a été classés “mauvais Français”, déshonorés. On a passé toute notre vie dans le déshonneur.  »

Dans un courrier adressé récemment à l’Humanité, Norbert, «  au PCF depuis 1944  », plaidait  : «  Il est grand temps pour le gouvernement de gauche de réhabiliter les grévistes de 1948, de leur rendre justice par l’application de la loi aux survivants de cette corporation qui a toujours fait passer l’intérêt national avant tout, au prix des plus grands sacrifices, au prix du sang.  » Lui qui a «  toujours été contre l’injustice, viscéralement  », tire cette leçon du combat d’une vie  : «  Ne jamais désespérer de la justice, mais savoir se battre, être persévérant, obstiné.  »

Yves Housson,

 

25/08/2019

choses qu'il faut savoir

Il y a eu récemment des troubles à Hong-Kong, avec des manifestants violents, maintenant, COMPARONS :

  • La police de Hong Kong a déclaré avoir tiré 150 grenades lacrymogènes, plusieurs balles en caoutchouc et vingt projectiles en sachet durant une journée de manifestations particulièrement violentes, causant 72 blessures, dont aucune n’a nécessité d’hospitalisation, et procédé à trente arrestations.
  • La police française a, à titre de comparaison, tiré 19 000 balles en caoutchouc l’an dernier et 5 400 grenades de des-encerclement, causant 850 blessures graves, trente mutilations et des douzaines de fractures du visage et du crâne. Douze manifestants français ont perdu un œil. Si l’on inclut ceux blessés par les gaz lacrymogènes, les canons à eau et les matraques, le nombre de blessés approcherait les six chiffres, soit un niveau de répression jamais vu depuis l’Occupation allemande.
  • La police française a arrêté 9 000 manifestants dans la journée du 24 mars, dont la moitié ont reçu des peines de prison ferme, et ceci avant même que la police reçoive des ordres de procéder à des arrestations rapides.
  • Le silence presque total des médias occidentaux sur les chiffres de la répression du mouvement des Gilets jaunes n’a d’égal que la propagande continuelle consistant à présenter les manifestants comme un groupe de casseurs et de voyous.

C'est net et sans appel n'est-ce pas ?

 

"la haine des médias envers ce mouvement prophétique qu'est celui des gilets jaunes est symptomatique" :

https://ru-clip.net/video/sIM0Zt3LBlo/dieudonn%C3%A9-gilets-jaunes-retour-au-r%C3%A9el.html

 

23/08/2019

La France est morte !

il suffit de se promener dans n’importe quelle grande ville cosmopolite d’Europe de l’Ouest comme Paris, Londres ou Barcelone pour réaliser que, comme aux États-Unis, elles n’ont plus d’identité ou d’âme, et que la prolifération des centres commerciaux, des enseignes internationales, des chaînes de restauration et des bâtiments contemporains en sont responsables, et non l’immigration.

La civilisation française est morte, on l'a tuée, il n'en reste plus rien.
Et ce n'est pas la faute aux immigrés, contrairement à ce que disent les lepenistes (1)
C'es la faute au "modernisme", aux néo-calotins hygiéno-sécuritaires et leur "rêveries" détraquées, à Sarkozy et à ses semblables du "libéral-fascisme"(2), à l'invasion bagnole-ique, à la diarrhée publicitaire sur nos paysages, au grand capital bien sûr ! d'abord et à sa logique; c'est la faute aux français eux-mêmes; et si on tient absolument à incriminer des étrangers c'est la faute aux américains. ("on ne se croit même plus en France !" aiment à seriner les vieux  lepenistes - ne racontez pas de conneries: ce n'est pas de musique arabe qu'on est submergé!  - et d'ailleurs si c'était le cas, ça, ce serait beau et agréable, de la vraie musique (ou de la musique azéri, ça serait bien, c'est la plus agréable, je l'ai découverte grâce à mes correspondants espérantistes, j'en ai dix disques maintenant) - mais justement si on a effectivement cette impression à peu près partout maintenant, c'est quand on se trouve par exemple dans ces infects, Orwelliens, et inhumains supermarchés quand on est inondés de chansons rock anglophones ! et tout le reste à l'avenant, il n'y a plus de limite à l'invasion, et ce n'est qu'un début ...

La culture du capitalisme des grandes entreprises exige le conformisme, et la plupart des gens coopèrent :

http://www.entelekheia.fr/2018/08/14/lultraliberalisme-et...


Et, comme le dit Salim Laibi la France elle l'a déjà perdu sa civilisation ! https://www.youtube.com/watch?v=tbqTPJE5BzI

 

(1) oui, même que, au contraire, à Paris les seuls cafés qui ont conservés l'ambiance et les valeurs d’autrefois sont les cafés arabes, au lieux de ces endroits (hyper-chers en plus) inhumains et glacés que sont devenus les autres.
Et, de même, de nos jours les seules femmes à être encore habillées en femmes (et non pas comme des camionneurs phtisiques en deuil, ou comme des croque-morts, ou des agents de la Gestapo) et à être belles et élégantes, aussi élégantes qu'on l'était en France dans les années 50, ce sont les musulmanes qui ne se sont pas mises à la mode européennes actuelle et qui portent des robes et des fichus (ou alors les noires en boubous).

 


(2) expression lancée par :
http://perso.wanadoo.fr/metasystems/Topics.html

n'oublions pas la sagesse de Jean Domec

 

 

21/08/2019

c'est ça les universitaires ?

phrase trouvée dans un roman écrit par un universitaire d'origine française et vivant en Amérique latine :

"Nous trouvions normal, jusque dans les années 2000, de nous retrouver dans des pièces enfumêes."

Mais les bourgeois « bobos » (caractérisés, nous dit Théodore Kaczynski « Unabomber », par leur extrême degré de socialisation!) savent changer ce qu’ils trouvent normal d’une année sur l’autre, à la baguette ! Ils font toujours là où on leur dit de faire ! Et ils se prétendent universitaires ! C’est ça la pensée ? c’est ça la philosophie ? Et la dignité de l’être qui pense alors ? Les gens du peuple en ont plus !

19/08/2019

ça représente bien mon enfance

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DelvauxNuitavecunChat.jpg

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17/08/2019

tout à fait d'accord !

commentaire trouvé sur Internet :

"De nos jours, il faut qu’un jeune homme soir totalement fou pour se marier : au bout de quelques semaines, tout lui sera reproché « pourquoi tu as fais cela ? Pourquoi tu n’as pas fais cela ? Pourquoi tu fais cela comme ça ? Tu étais où ? avec qui ? etc ... ».

Si jamais il perd son emploi, sa femme cessera de l'aimer, se dégoûtera de lui et le jettera.
Au bout de quelques années il divorcera (50 % de divorces en moyenne nationale, beaucoup plus pour les jeunes générations). Il perdra son logement, devra donner de l’argent à sa femme (la fameuse pension alimentaire même si elle travaille) et sera éloigné de ses enfants (et parfois accusé d’attouchements pour être définitivement éloigné). Il sera ruiné et devra recommencer sa vie à zéro.
Plus d'un se retrouvent à la rue suite à licenciement suivi d'un divorce.

Un homme qui se marie de nos jours est un fou !"