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02/01/2018

il va être nécessaire de sérieusement songer

au moyen de vivre SANS BANQUE

Vu l'évolution actuelle du comportement de ces entités et de leurs buts il est devenu d'une importance VITALE, essentielle, plus qu'idéologique, plus que morale, de SURVIE de l'humanité purement et simplement (si vous en doutez c'est que n'êtes pas encore au courant de ce qui se passe dans le monde ni conscient de ce que ça implique et entraîne) de SORTIR totalement, et volontairement, c'est une guerre, une vraie, une lutte de libération anti-fasciste, l'enjeu est aussi important qu'en 40-45,  si vous n'en êtes pas encore conscient, c'est que vous n'êtes pas encore assez au courant de tout ce qui se passe dans le monde,
d'abord au niveau individuel, ensuite à ce lui des Etats, (mais les Etats si ils étaient démocratiques auraient un système très sûr, que la France utilisait jusque dans les années 70 : le circuit du Trésor, lisez le livre de Pierre Rougeyron) du camp de concentration bancaire.

Alors il va falloir inventer, faire marcher ses neurones, expérimenter, et sérieusement !

pour l'instant je n'ai trouvé que ça

http://www.dhnet.be/actu/economie/vivre-sans-banque-est-p...

c'est peu.

Une autre idée, qui a l'air d'être un filon intéressant :

https://lesmoutonsenrages.fr/2016/07/12/25-des-francais-a...
le site de "nickel" ici : https://faq.compte-nickel.fr/hc/fr

si vus trouvez d'autres réflexions, initiatives, expériences, pistes, ajoutez les à la suite en commentaires.

(et n'oubliez pas ce qui est dans l'article précédent !)

22/12/2017

ça sent bon

 

22/12/2007 dans un café-restaurant :
Ç
a sent bon ici ! un restant de fumée de tabac. Ça donne une impression de chaleur. Ça donne une ambiance humaine, civilisée.

21/12/2017

une autre face de la Chine - vous ne la connaissiez pas celle là ! - bien sûr leur gouvernement veut censurer tout ça mais n'y arrive pas !

"grâce à internet les gouvernements vont plus tant pouvoir se foutre de notre gueule" comme dit Dieudo


internet : la libération du peuple, l'initiative des individus

 

 

vidéo en-dessous ce ce paragraphe ici plus bas : autre évènement les chinois ne se laissent pas faire, pas plus que les français, mais remarquez une chose :  contrairement à comment c'est en France les policiers chinois ne sont pas armés et  ne sont pas brutaux ......

 

 

20/12/2017

On vit vraiment une époque formidable !

1967 : Tu vas à la coop, avec les bouteilles consignées, on  t'en décompte le prix sur les nouvelles bouteilles de vin que tu achètes. Tu payes avec le sourire de la crémière, et tu sors sous un grand soleil. Le tout a demandé 10 minutes.

2017 : Tu prends ta bagnole pour faire 5 kms, plus les détours ! aller, idem retour, pour aller te garer dans le parkinge d'un supermarché d'un gros empire capitaliste, Tu attends à la caisse sous les regards des caméras de vidéo-surveillance et des gorilles privés de la boite. Si tu achètes du vin on te fait entendre que c'est mauvais pour ta santé. Et quand tu les a finies, tu est obligé de refaire un périple égal, simplement pour avoir le "droit" de les jeter dans un récipient ad hoc (mais on te fait payer quand-même une taxe d'"elèvement" des ordures). après tu n'a plus qu'à recommencer parce qu'il te manque un pain, et que le dernier boulanger a fermé.

Faire un voyage en avion :

1967 : On t’accueille dans les locaux d’Air France. Tu embarques on t’accompagne à ta place. Ton siège est tellement large qu’on peut s’asseoir à deux.

On t’invite à boire ce que tu veux et on te donne à manger, le tout servi par de belles hôtesses de l’air.

2017 : Tu arrives 4 heures avant le départ au guichet de Ryan Air. Tu entres dans l’avion en continuant de remettre ta ceinture qu’à la douane, ils t’ont fait retirer pour passer le contrôle, et te scanner tout nu aux rayons micro-ondes.Tu t’assoies sur ton siège et, si tu respires un peu trop fort, tu mets un coup de coude à ton voisin. Si tu as soif, le steward t’apporte la carte où les prix sont ahurissants. Si tu sort ton coupe-ongle pour te rogner un ongle, on t'arrête aussitôt, on te menotte, on fait retourner l'avion à son point de départ (bien sûr on ne te rembourse pas ton billet) et on t'inculpe pour "terrorisme", toi et ta famille restent fichés à vie comme "dangers potentiels".

Michel doit aller dans la forêt après la classe.

Il montre à Jean son couteau avec lequel il pense se fabriquer un lance-pierre :

1967 : Le directeur voit son couteau et lui demande où il l’a acheté pour aller s’en acheter un pareil.

2017 : Le directeur ferme l’école, on appelle la gendarmerie, on emmène Michel en préventive. TF1 présente le cas aux informations en direct depuis la porte de l’école.

Franck et Marc se disputent.

Ils se flanquent quelques coups de poing après la classe :

1967 : Les autres les encouragent, Marc gagne. Finalement ils se serrent la main et ils sont copains pour toute la vie.

2017 : L’école ferme. L’A2 proclame la violence scolaire, France Soir en fait sa première page et écrit 5 colonnes sur l’affaire.

Eric casse le pare brise d’une voiture du quartier.

Comme c'est une famille de droite, son père sort le ceinturon et lui fait comprendre la vie.

1967 : Eric fera plus attention la prochaine fois, grandit normalement, devient de droite comme son père, il ne fait plus de violences illégales, seulement des violences légales quand il est le plus fort ! fait des études à HEC et devient un homme d’affaire, qui méprise son père qui n'était qu'un ouvrier travaillant à produire des choses utiles de ses mains.

2017 : La police arrête le père d’Eric pour maltraitance sur mineur. Et arrête Eric pour "comportement inapproprié", inculpation qui vaut 10 ans de prison (tolérance zéro oblige !) , en prison il devient révolté, et recommence une fois sorti, puis une troisième, et par la vertu des lois à l'américaine il est condamné à la prison à vie; une multinationale se fait plein de fric avec les produits qu'il fabriquera en prison pour un salaire nul, et sans arrêts de travail. Le psy arrive à convaincre sa soeur que son père abusait d’elle et le fait mettre en prison.

Jean tombe en pleine course à pied.

Il se blesse au genou et pleure. Sa prof Jocelyne le rejoint, le prend dans ses bras pour le réconforter :

1967 : En deux minutes, Jean va beaucoup mieux et continue la course.

2017 : Jocelyne est accusée de perversion sur mineur et se retrouve au chômage, elle écopera de 3 ans de prison. Jean va de thérapie en thérapie pendant 5 ans. Ses parents demandent des dommages et intérêts à l’école pour négligence et à la prof pour traumatisme émotionnel. Ils gagnent les deux procès.

La prof, au chômage et endettée, se suicide en se jetant du haut d’un immeuble.

 

On a vraiment vécu une époque formidable !

 

16/12/2017

avec la circulation automobile comme elle est devenus depuis quelques années

Maintenant les gens ne vont plus jamais faire de promenades ni de voyages en voitures, rien que les déplacement obligés  sont devenus tellement longs, lents, et donc prennent tellement de temps et de stress, à se traîner constamment en première et à 25 à l'heure entre des  chicanes et la recherche d'endroit pour s'arrêter et se mettre à entreprendre le reste du parcours à pied, le moindre déplacement en ville est devenu une telle expédition et tellement lente, que hors des parcours utilitaires obligés ils ne vont plus jamais en faire le moindre pour le plaisir EN PLUS !!!

Autrefois, au début du temps où j’ai eu une voiture, je faisais souvent des sorties dans la campagne, ou des excursions dans une ville proche, etc.
Mais maintenant le moindre parcours, la moindre course obligée à L’INTERIEUR de l’agglomération d’Arras, est déjà si longue ! si lente ! Fait consommer tellement de temps, qu’on est complètement dégoutté de s’amuser à en faire de plus lointains, ni d’en faire davantage simplement pour se promener !

ah non ! après tout ça on reste chez soi, et on se fait livrer par correspondance, les tableaux on les regarde sur internet, la musique on l'écoute sur internet, les paysages on regarde ce qui est disponible sur Internet, les spectacles c'est fini, les voyages c'est fini !  les villes c'est fini, la campagne aussi. Les églises sont fermées, des hôtels abordables il n'y en a plus, les cafés ferment. Une fois qu'on a fait les déplacements qu'on ne peut éviter on est trop écoeuré pour s'amuser à en faire en plus, et d'ailleurs il ne reste plus de temps.

07/12/2017

bal

Autrefois, regardez les revue espérantistes d’il y a un siècle par exemple, il n’y avait pas d’événement, privé ou public, un tant soit peu solennel ou festif sans que ça ne finisse par un bal ; aujourd’hui ça ne serait plus possible, on dirait que c’est du « harcèlement sexuel ». De la « violence machiste »; ou alors de l’ « homophobie ».

29/11/2017

vive le tabac


28/11/2017

à qui le tour ?

Pour revenir sur la question que tous se posent devant la diabolisation et l’interdiction du tabac, et de bien d'autres choses  : quel va être le suivant ? qui va prendre la suite dans les plaisirs de la vie destinés à être éradiqués par les « calotins » modernes ?

Je pense que dans la chasse aux traces, aux odeurs, et aux « coupables » révélés par cette traque, ça va être le parfum. Oui les parfums de femmes. Le MLF et tous les bien-pensants vont répéter à satiété, (surtout aux collégiennes bien sûr, comme pour le tabac) que les parfums sont des instruments d’asservissement de LA Femme, que celles qui en portent sont des « femmes soumises », que c’est une « violence » etc., etc. La vente sera d’abord interdite aux mineurs, puis de plus en plus, on va bien entendu en interdire l’usage dans les lieux de travail, et tous les lieux publics (on dira que c’est pour préserver la santé des collègues qui peuvent éventuellement être allergiques), puis on les couvrira d’injures sur les forums Internet où on dira que « ça pue !», que les femmes qui mettent ça sont des « cochons », des « demeurées », etc., et on finira par faire des analyses des traces d’odeurs sur les vêtement, etc., pour établir la preuve que untel en a fait usage. Dans ce cas, une petite différence d’avec le tabac, ce n’est pas elle qu’on enverra en prison, mais son mari, qu’on accusera d’être un « porc machiste » et sur qui on mettra toute la faute. Elle, on lui proposera gentiment de l'"aider" en lui faisant faire une cure de rééducation dans un hopital psychiatrique.
Et bien sûr on lui retirera ses enfants, « pour les protéger ».


On parie ?

 

J'ai gagné !

http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Nouvelles/Fic...

http://www.lepost.fr/article/2010/03/20/1996667_apres-le-...

(et bien évidemment c'est dans les pays anglo-saxons que ça commence : http://miiraslimake.over-blog.com/article-1550802.html )

et une fois de plus j'avais raison ! http://miiraslimake.over-blog.com/article-637912.html

tu vois dans ce domaine comme dans tous les autres du même genre, les imaginations voltairiennes qui hier encore pouvaient sembler les plus délirantes deviennent en peu de temps réalité. Vous verrez mes autres prédictions, mêmes les plus sinistres vont hélas se réaliser ....

26/11/2017

fascisme le retour ! - la haine du gros est une haine de classe

en Nouvelle-Zélande, comme d'ailleurs dans tous les pays anglo-saxons, et issus du puritanisme calviniste :

http://www.lepoint.fr/monde/trop-gros-pour-rester-en-nouv...

mais aussi en Espagne maintenant : Un tribunal espagnol retire un enfant obèse à ses parents… qui le tiennent caché! Voila qui relance la polémique sur le “fascisme sanitaire“, que dénonce le psychiatre Apfeldorfer. Retour sur une interview prémonitoire

 

Le psychiatre Gérard Apfeldorfer n’y va pas avec le dos de la cuillère pour avertir d’une pression ambiante envers les « déviants de santé », toujours plus marquée à ses yeux. Obèses en tête. Bloob l’interviewait au printemps de cette année sur une tendance qu’il dénonce comme un “fascisme sanitaire“.

« Fascisme sanitaire ! » L’expression est apparue la première fois en septembre 2008, sous la plume de Gérard Apfeldorfer, dans la lettre mensuelle du GROS (Groupe de réflexion sur l’obésité et le surpoids) : « le fascisme à l’ancienne, » écrivait alors le psychiatre, « faisait la chasse aux races inférieures ainsi qu’à leurs ferments qui polluaient le corps viril de la nation. Le fascisme sanitaire veut éradiquer les corps non conformes qui coûtent trop, qui ralentissent la production, qui découragent la consommation, qui font tache dans le paysage. »

Hygiénisme à l’américaine

En ligne de mire de ce premier texte, la vague d’hygiénisme musclé dans les entreprises des Etats-Unis, selon le mode « change ou tu es licencié », « change ou paie ton surcoût » etc… Le magazine Le Point venait de publier une belle enquête (toujours en ligne)  sur le sujet, avec force exemples. L’on pouvait y lire notamment : « Le plus dur à combattre, assurent les entreprises, plus que la nicotine, c’est l’obésité. »

 

Octobre 2008 ! Rebelote. Deuxième texte, titré « Fascisme sanitaire et déficit d’amour » . Entrée en matière explosive : « La République prépare la guerre » (évidemment…à l’obésité !).

Et c’est parti pour le feu d’artifice : « grande cause nationale », « surcoût chiffré à 15 milliards d’euros qui doublerait d’ici 2015 », « taxons les mauvais aliments », « solutions hygiéno-diététiques », 

"Manger de nos jours, dans l’optique des politiquement corrects, c’est comme l’amour chez les catholiques : il faut que ça soit exclusivement utile, sinon c’est péché, uniquement pour accomplir son dévoir – le devoir d’engendrer des enfants autrefois, et ici le devoir de se garder en bonne santé jusqu’au moment où on vous euthanasiera – et surtout pas par plaisir ! Verboten !" (RP)

« embrigadement sportif », « diabolisation des aliments »…
Le tout condensé ainsi par Gérard Apfeldorfer : « bonjour ostracisme et honte, bonjour culpabilité, bonjour compulsions et boulimies, bonjour aggravation du surpoids ! »

Intolérance, rejet et punition

Ce verdict enfin : « les solutions proposées, si maladroites, si simplistes, au lieu de soulager, ne peuvent qu’aggraver la situation de ceux qui sont déjà dans la souffrance. (…/…) quel dommage, que l’État français donne ainsi dans le fascisme sanitaire ! »  

Dix de der, en novembre dernier, avec le texte « Faut-il brûler les obèses »  ; occasion d’un genre de définition :

- « Le fascisme sanitaire en matière d’obésité, c’est l’intolérance exacerbée face à la différence physique, c’est la surveillance des déviations pondérales par le corps médical, c’est la moralisation et la diététisation de l’alimentation, c’est le rejet des personnes aux corps non conformes, ce sont des brimades et des punitions pour les récalcitrants. En attendant pire… »

Chasse aux déviants

(*) NDR… à mars 2009, car en mai paraissait “Fascisme Sanitaire 3″… sur la stigmatisation des obèses comme péril écologique planétaire, cause du réchauffement climatique!
D.B.

>> Quelques petits extraits supplémentaires de l’entretien

- Au risque de nouveaux « sous-hommes » ?

« Tout le monde doit être jeune, beau et lisse. Si on n’est pas en bonne santé, on travaille moins bien, on coûte trop cher, on est fautif… on a fait des choses qui ne sont « pas bien ». On n’est pas « moral », on est une « mauvaise personne ».

Il faut savoir aussi qu’avec un IMC supérieur à 45, on n’est déjà plus considéré comme vraiment humain. On apparaît « inhumain »… Et l’on est traité tel : soit l’on vous évite, soit on vous traite en objet… Les personnes très belles connaissent d’ailleurs le même problème, attirant les pervers, et éloignant les autres.


Bien sûr, pour le moment, c’est un fascisme policé, sans violence encore, que l’enjeu soit l’école, la famille, le travail, le sport etc. Mais faut-il attendre que les gens lancent des pierres dans les devantures de pâtisseries ?
»

- Pourquoi si peu de réactions à cette pression ambiante?

« D’une part, les gros font énormément de choses pour se faire accepter. Ils sont plus que conciliants, ils sont « compliants » (note: au sens “américain“, voir la wikipedia)  : ils se plient aux volontés des autres, s’effacent, s’oublient. C’est particulièrement vrai des ados qui peuvent être prêts à tout pour se faire accepter comme une personne… même de deuxième catégorie.


D’autre part, quand on est stigmatisé, on se dévalorise. La stigmatisation est justement réalisée quand sa victime reprend à son compte le discours la désignant, et dit « c’est ma faute, j’ai honte »…

La plupart des obèses sont dans la honte. C’est pourquoi leurs regroupements sont relativement rares. Alors qu’y participer est déjà une preuve de guérison. »

- Comment en sortir?

« Désormais, il faut surveiller, punir, corriger ou exclure. Ce n’est pas propre à la France, c’est très généralisé, et cela se développe de plus en plus.  C’est l’exemple des fumeurs aux USA : on fait des prises de sang pour vérifier si les salariés fument chez eux, et si c’est le cas, on les licencie… Attention alors à la marginalisation et la stigmatisation accrues, à la distinction entre « bonnes » et « mauvaises personnes, à la criminalisation…

 

EN FAIT

LA HAINE DU GROS EST UNE HAINE DE CLASSE

LA HAINE DU GROS EST UNE HAINE DE CLASSE

depuis que les bourges politically-correct du côté du manche sont plus maigres les uns que les autres (comme dans la Grande-Bretagne de 1984 imaginée par Orwell ce sont les membres des classes universitaires et supérieures qui sont "dressés" soigneusement à suivre la norme avec une obéissance rigoureuse et intériorisée !!) et marquent par leur maigreur le niveau élevé de leurs revenus leurs permettant des cures, sports, aliments à la mode, abonnements aux revues normatives spécialisées, etc, le fait (on ne peut plus BANAL et témoignant de la DIVERSITE essentielle et NATURELLE du genre humain) d'être "gros" ne se rencontre plus que chez les pauvres (et les "sans diplômes de l'enseignement supérieur, or dans la société actuelle en-dessous de la maîtrise t'es considéré comme un sous homme par nos maîtres maintenant !), aussi la haine du "gros" est devenu la nouvelle forme du racisme de classe anti-pauvres, plus virulent, et plus dogmatique que jamais.

 

 

 


 

25/11/2017

odeur âcre, vivifiante et agréable, odeur de bois vert qui flambe


Des oliviers, roulés en boules comme des chats, dévalaient les pentes bleutées, de vieilles maisons couleur de maïs souriaient sous leurs tuiles fleuries. Et, continuant ce coteau, une autre colline apparaissait, d’autres encore, toutes se levant et se suivant à la file comme si elles faisaient un pèlerinage vers l’Occident. Dans la campagne s’allumaient des feux de feuilles mortes. De chacun de ces brûlots montaient des tourbillons de fumée. Ils étaient massifs, d’abord, comme une colonne ; puis s’amenuisaient, se fondaient peu à peu, s’en allaient en filaments ténus, en flocons bleus, en traits estompés qui se mêlaient au brouillard, si bien qu’on ne pouvait savoir si ce rideau qui tombait peu à peu était fait de brume ou de fumée. Et l’odeur des feuilles se mêlaient à l’air : odeur âcre, vivifiante et agréable, odeur de bois vert qui flambe.

Edmond JALOUX (Fumées dans la campagne, Fayard, édit)

lire aussi :
http://www.esprit-europeen.fr/etudes_europassion.html#pas...