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28/08/2026

Normes tordues - moeurs 1990, est-ce encore pareil ?

Il y a de nos jours une nouvelle forme de normes de civilité, vachement plus « tordue » que l’ancienne

C’est un ton qu’on voit maintenant (vers 1990) régner dans la tranche d’age 16-35 ans de la classe statistiquement et sociologiquement moyenne (c’est à dire immédiatement inférieure à ceux qui se plaisent à s’appeler « classes moyennes », et qui sont en fait la bourgeoisie, c’est à dire une classe supérieure), des gens de formation moderne, citadins, employés, cadres moyens ou assimilés, qui ont étudié jusqu’au niveau bac ou au-delà. C’est peut-être là que ça s’est formé, et dans les loisirs organisés et les mouvements de jeunesse ( ?).

En tout état de cause ça consiste à avoir l’air décontracté, obligatoirement, sans façon et amicaux, sans l’être réellement, tout en respectant, en fait, mais sans jamais avoir l’air de les prendre au sérieux, des normes de comportement très strictes.

Au moins la politesse guindée traditionnelle avait l’air de ce qu’elle était, ses normes se présentaient comme des normes, les gens s’avançaient masqués mais en quelque sorte « franchement », et quand les gens étaient détendus ils l’étaient réellement.

Maintenant chez ces gens, par exemple, on ne s’excuse plus, c’est tout de suite « remarqué », mais il faut, de rigueur, lancer une quelconque plaisanterie (aussi laborieuse et conne soit-elle) l’air de dire qu’on l’a fait exprès ou toute sorte de chose comme ça ! qui en tient lieu en fait, en dépit des apparences, et sans laquelle vous êtes un mufle. Le tout dans la « décontraction » de rigueur, et les rires forcés continuels.
Ah ! ces rires forcés, seuls polis, les rires naturels ça fait vulgaire.


De toutes manières exprimer un sentiment qui serait réel ça ne se fait pas (ça, ça n’est pas nouveau ! je pense), surtout si ce sentiment est un besoin ou une souffrance : absolument interdit ! Par exemple : dire qu’on est « crevé », alors que visiblement ça n’est pas vrai, ça fait « bien », et on glandouille, et on plaisante là-dessus des demi-heures entières ; mais le dire si on est réellement crevé – là ça vous transforme immédiatement en paria, en « faible à problèmes », etc., inconsciemment reviennent les instincts qui font dans un banc de poissons que quand l’un donne des signes de maladie les autres se jettent dessus et le chassent. Évidemment, ça n’entre pas dans le ton de rigueur, le dynamisme de rigueur, qui transforme les gens en marionnettes qu’on remonte et fait forcément que le sincère est déplacé, et que tout ce qui est contraire à ce dynamisme et cette « décontraction » obligatoire n’est pas tolérable, car cela romprait leur atmosphère si on ne l’éjectait pas. Les malades, fatigués, malchanceux ou malheureux sont donc ….. accusés d’égoïsme par ces égoïstes.


Il y a aussi la prétendue (et fausse) « libération sexuelle », qui fait que les normes contemporaines (vers 1990) là-dessus deviennent bien plus tordues que les anciennes. Ces gens qui racontent, dont les normes exigent qu’ils prononcent, un maximum de termes scatologiques (ça aussi ça fait partie du nouveau ton) et de raconter des histoires drôles exclusivement égrillardes sont en fait restés si pudiques, pour ne pas dire puritains. Il est de rigueur d’en parler, et le plus grossièrement possible, sinon vous vous faites remarquer (comme « névrosé », ou comme « réac-partisan-des-vieux-tabous » par exemple), mais il est en même temps de rigueur de ne jamais prendre tout ça autrement que comme de la plaisanterie, et de ne pas le mettre en pratique, et de pratiquer en fait le même comportement que du temps des tabous dont il est pourtant de rigueur de paraître allègrement libéré et qu’il est bien-pensant de fustiger.

Les intellectuels de gauche (et dans ce domaine par extension aussi les autres) en fait ont toujours inscrits dans leurs âmes les mêmes tabous ; mais ils ne peuvent plus s’y référer, étant admis et de bon ton de les condamner énergiquement et sans recours ; alors ils se mentent à eux-mêmes et inventent d’autres justifications (fictives donc) telles : la-tolérance-mais-moi-c’est-pas-mon-truc, ou un tacite (tacite, car il faut être politiquement correct !) sentiment de supériorité de l’intellectuel sur le vulgairement corporel et non « sublimé », ou alors comme cette femme un jour à la radio : « si quelqu’un vous met la main aux fesses vous seriez choquée ? » - « Oh pas du tout ! je ne serais pas choquée, je penserais seulement que c'est un homme qui a des « problèmes », c’est tout » … (et voilà, le tour est joué ! et en pire).

 

17/08/2026

les églises

autun-nave.jpg

Les églises autrefois, il y a vingt ans et plus déjà ! …   quand elles étaient ouvertes, constituaient, au cœur des villes, grandes et petites, un « commun » comme disent et redécouvrent en ce moment plusieurs penseurs, venus de divers horizons, un espace qui était à tout le monde, un espace de beauté, où tout le monde pouvait entrer LIBREMENT, à peu près tout le temps, où on pouvait prier bien entendu, personne n’oubliait que c’étaient des lieux chrétiens et sacrés, et il était très important, vital pour un chrétien de disposer d’un tel lieu, partout, mais aussi pour tout un chacun croyant, athée ou autre pour visiter et contempler pour son esthétique, et aussi, last but not least ! (en Esperanto « krome kaj krone ») un lieu de silence, de paix, de recueillement, où, à tout moment de la journée, tout un chacun, pour des buts religieux ou pas du tout, pouvait entrer, sans aucun problème et à tout moment, et s’y reposer loin du bruit, réfléchir, pleurer, méditer son chagrin d’amour, sa peur, ses dilemmes, ou tout ce qu’on veut, se ressourcer, une pause dans la journée.
C’était un lieu sacré, pour tous, même les athées et les indifférents, un lieu précieux et indispensable. Et disponible. Un « commun ».

et

http://fr.novopress.info/154827/eglise-aux-portes-ouverte...

Aussi c’est un drame de première gravité, un scandale inadmissible de les voir maintenant (depuis 1990 environ) presque toutes et en permanence fermées !!!                  

    
une immense et très grave perte pour la société et les êtres. Une tendance absolument inadmissible et lamentable de notre époque.

11/08/2026

Des églises ouvertes et des cafés (où on pouvait fumer) partout - des caméras de vidéo-surveillance nulle part !

tiens, un autre problème qui fait que la vie en 1960 était beaucoup plus commode et moins stressée que maintenant :

Depuis lors le Grand Capital a fait mourir tous les magasins.

Ce qui veut dire ?

Ce qui veut dire qu'alors, jusque dans les années 70, il n'y avait nul besoin de faire ses courses à la semaine (voire plus si on commande par catalogue comme Maximo par exemple,  ce que les gens font de plus en plus, c'est plus reposant et on échappe à la soumission et à leurs immondes caméras de vidéo-surveillance! pour le mois entier),
on pouvait acheter les choses au fur et à mesure qu'on en avait besoin !
- Un saut dans les magasins de la ville, voire du coin, quelques minutes de promenade (pas plus que dans un parking d'hypermarché !),  et voilà !

Et on avait droit au sourire de la crémière (pas à la gueule des vigiles privés) ! ce qui change sacrément  les relations sociales et l'ambiance des journées, je vous assure !!!

Et on pouvait y envoyer les enfants, qui s'en faisaient une distraction, voire comme le raconte Elian-J Finbert le chien, dressé à aller acheter les croissants ! (et qui savait les compter !)

 

c'était LA FRANCE, c'était la Civilisation, c'était la vie normale

10/08/2026

odeurs

Un site proposait un questionnaire sur les odeurs, j'ai essayé d'y répondre :

Quel est votre parfum ou eau de toilette?
Eau Sauvage de Dior. (2018 maintenant c’est BLEU de Chanel)

Quelle odeur de cuisine préfériez-vous quand vous étiez enfant?

L’odeur des pâtés en croûte que faisait maman. Et puis celles des pâtisseries à base de blanc d’œuf, et les autres

Quelle odeur évoque pour vous l'été ? Et l'hiver ? Et l'automne ? Et le printemps ?
L’été : les champs d'herbe fraîchement fauchée

(mais ça n’existe plus, il y a des endroits où ça existe encore ? et où ce n’est pas interdit par la loi ??

L’automne : le bois vert qui brûle

L’hiver : l'odeur du froid humide quand on sort de la maison (ben, oui moi je trouve que ça a une odeur smile.gif ) et celle du feu de cheminée....

Le printemps : le lilas

Si la blogosphère avait saveur et odeur ... Votre blog favori : quel(le) est selon vous son goût et/ou son odeur ?

Aucune idée. Bon si un blog évoque une odeur c’est « noslibertés » et il évoquerait le tabac

Quelle est votre épice parfumée favorite ?

Le poivre

Quelle est votre aromate parfumée favorite ?

L’encens qu’on utilise dans les églises.

Bientôt plus de pétrole pour nos voitures ... rouler au colza et sentir la frite ? Vous, vous préféreriez rouler à quel carburant et laisser quelles effluves parfumées ?

Aucune idée, à défaut je roule au GPL, il paraît que ça pollue moins.
Surtout pas de "bio-carburants" ! ça détruit la forêt tropicale et fait mourir les orang-outangs, c'est horrible !

Quelle est pour vous l'odeur de rêve d'une maison ?

La cire ! celui des meubles et des parquets cirés

Quelle odeur de bois aimez-vous ?
le bois vert qui brûleg

Que ne pouvez-vous pas sentir ?
les odeurs de gaz d’échappement de bagnoles, et les parfu
ms de femmes à la mode actuelle genre « barbe à papa, confiserie douceâtre et sucrée ».

Et surtout les vieux quadragénaires  trous-du-cul fascistes

04/08/2026

les 3 chatons

) 5/8/2023 j’ai encore tué un être conscient un de plus : le petit chat noir, celui qui était le plus méfiant pourtant, patte écrasée par le volet roulant.

) nuit du 4 au 5 août 2023. Que ça a du être horrible.

) 10/8/2023 Le petit chat aux pattes brisées sera en agonie jusqu'à la fin du monde. comme dirait Blaise Pascal.

2° maintenant le 15/8/2023 je ne vois de nouveau plus le petit gris 
rayé, que j'avais bon espoir d'apprivoiser, tenir chez moi et que
j'avais l'intention d'appeler "il est si minuscule" celui qui ressemblait à un siamois (que j'appelais "Gérard" parce
que mon parrain et oncle Gérard avait une préférence pour les siamois,
je me souviens)je l'ai revu, il a encore grandi.) MAIS 3° le pire c'est à propos du noir, il était le plus grand et le plus
méfiant. le 4/8/2023 au soir j'ai comme d'habitude fermé le volet roulant
électrique de la porte de cuisine. les trois petits chats devaient être comme à leur habitude
pelotonnés contre la porte. Le noir, pourtant peureux, a eu les pattes prises par
le volet

roulant, et BROYEES Il a souffert et agonisé toute la nuit du 4 au 5 Le lendemain matin 5/8/2023 j'ai rouvert mon volet, il
a essayé de

s'enfuir sur ses pattes brisées, est descendu tout
l'escalier et est

mort. Il a du être tellement paniqué toute la nuit qu'il
s'est sans doute

déboité les pattes arrières à force de tirer pour
se débattre. Tout le temps qu'il me restera à vivre je le reverrai
en train de

traîner son pauvre petit corps, et dévaler les marches. » (et dire que ces sales merdes politically corrects comme
la femme à

qui j’ai prêté mon jardin à cultiver appellent ça
« être en fin de

vie » ! à vomir cette mentalité!) 3/9/2023 :

la malgranda griza "il est tout minuscule", mi neniam revidis ĝin. Eble li
mortis pro ĉagreno, eble pro malvarmo (ili kutimis dormi enŝovitajn unu
apud la aliaj), mi nenion scias
La "siama" reaperis, kaj ... tra strange, kondutis multe malpli sovaĝe, mi
povis karesi ĝin,
mi plurforje prenis min en mian domon esperante, ke mi povos malsovaĝigi
ĝin kaj teni ĝin en la domo.
Sed poste estis nova periodo da pluvo, mi ne plu vidis la katojn, kaj ne tiam
neniam plu vidis ĝin. la plenkresskulaj katoj revenis sed neniu el la katidoj.
Samaj demandoj.
Konjekteble mi estis la kaŭzo de la morto de la tri ....

Le plus beau que j'espérais apprivoisé et adopter, "il est tout minuscule"

je ne l'ai jamais revu, il est peut-être port de chagrin (ça peut mourir

de chagrin les animaux, Dans les histoires rapportées par Elian Finbert

il y en a plusieurs cas) ou de froid (ils dormaient toujours serrés les uns

contre les autres)
Le "siamois" réapparu, mais étrangement, alors que jusque là il ne se

laissait pas approcher) il n'était plus sauvage, je pouvais le caresser,

et je me suis dit que je pourrait le garder chez moi. Puis il y a eu une

nouvelle période de pluie, et je ne l'ai plus jamais revu ...
Je suis sans doute la cause de la mort des trois...
IMG_3061.JPG

27/07/2026

rue Noël Trannin

Mercredi 15 mai 2013 me revoici dans cette maison (4, rue noël Trannin) qui fut la mienne, et où j'ai eu tant de souvenirs, que comme tous les autres souvenirs, je n'ai même plus le temps, la force, la capacité, quoi ? De me remémorer. Il s'en est passé des choses dans cette maison ! … C'était là que ce soir où Isabelle était restée avec moi l'après-midi, en faisant croire à ses parents qu'elle travaillait, attendait maintenant, vers les cinq heures, avec une impatience et une inquiétude non dissimulée que sa copine arrive pour la prendre. C'était devant cette porte où on a pris une photo avec Claude et Isa, une photo de papa, de laquelle je voyais arriver Denise dans sa vaste jupe-culotte, avec sa bouille ronde et un grand sourire, où aussi on était assis avec Claude durant le déménagement de 1989 qui disait « je la regretterai cette petite maison », et que j'ai répondu « moi aussi », surtout que je sentais déjà de l'étouffement avec Denise, n'est-ce pas. Et c'est dans cette pièce un soir que Denise a fait avouer à Claude qu'il avait le SIDA, et c'est là où un des premiers soirs ensemble que je lui avait montré le programme Eliza d'ordinateur simulant un psychanalyste, et qu'il avait fini par couper court, quand il s'est mis à parler d'une souffrance à propos de je ne savais pas encore pourquoi (les conséquences de son sida en fait), ou quand j'ai joué le prélude n° 15 de Chopin et qu'il a dit « tu joues avec passion » ou qq comme ça. Ou tous les soirs quand en rentrant chez moi, je m'installais devant le petit poste de télé, posé sur le buffet (il est toujours là le buffet à 1m de moi, et il était là au-milieu de notre salle à manger dans mon enfance, lorsque j'avais peur de la mort, et lorsque je regardait le caniche thermomètre, et bien d'autres choses) et regardais regardais sans rien faire d'autre, devenu accro à la télé. Ou quand on jouait aux piquet avec papa, et qu'il passait un temps fou à se demander à l'écart : « qu'est-ce que je lâche » (c'était bien lui ça !). Et c'est dans cette maison que j'ai reçu les dizaines de belles lettres que j'avais eu en réponse à mon annonce « matrimoniale » sur Libération (en 85 Libé n'était déjà plus un journal de gauche, mais n'avait pas encore tout perdu de ses origines), et que depuis ma chambre au second j'ai téléphoné à France ROBERT, dont le nom suscitait tant de jeux de mots, et que je suis allé voir dans la banlieue parisienne, et téléphoné à Marie-José bien sûr. C'était là au rez-de-chaussée qu'il y avait la desserte, et sur la desserte, trop tard, pas avant l'automne 84, qu'est arrivé mon premier téléphone, il avait encore la forme classique d'un téléphone, mais il n'avait plus de roue, seulement des touches, et il n'était pas gris mais beige clair. Et je ne m'en suis jamais servi pour téléphoner à papa, il était trop tard déjà, et c'est là que le soir du 4/12/84 j'entendais le curé m'appeler et me dire qu'il allait s'occuper de faire faire un cercueil tout simple pour papa.

C'est dans cette pièce où j'avais mis enfin ce fameux tapis persan (bakhtiari) que papa avait « récupéré » pour lui au « bouloir » (choses données par les paroissiens pour les « œuvres » de la paroisse) et dont il m'avait si souvent parlé quand on se promenait dans les rues de Dunkerque, et j'essayais de lui faire donner des détails, à quoi il ressemblait, ce qu'il était bien entendu pas capable de faire), et contre la fenêtre le canapé rouge brique, où se sont déroulées des scènes torrides ce soir de mai 88 quand j'ai ramené Denise avec moi. Et c'est quelque temps après dans la cuisine qu'elle m'a passé sa chaîne autour du cou, que j'ai si longtemps regardée comme une alliance matrimoniale, que je lui en ai acheté une au Puy en Velay (et je crois une autre pour moi quand la première a cassé). Et sur ce canapé je suis resté des journées entières (et la nuit ? Je pense que je ne pouvais pas monter et que j'ai du la passer dessus aussi) quand j'ai eu un si terrible tour de rein, que je ne pouvais pas bouger, j'avais téléphoné à Mme Delmotte (c'était en 87, je venait de quitter l'ONIC) et elle est venue m'apporter mes médicaments; ça doit être la même fois (ou une autre ?) que quand je l'ai attrapé après avoir rencontré Annie Lamblin à Arras, gâchis raté, et elle a du passer une nuit terrible dans un hôtel de la Grand' Place, et rentré chez moi je restais debout dans le salon sans bouger d'avancer un pied ça me faisait trop mal. C'est dans cette maison qu'est venu plusieurs fois Gérard (qui est mort maintenant le 8/6/2011 l'année de ma retraite, et m'a laissé un nombre incroyable de millions, il y en aura finalement pour plus de 300.000 « euros », soit 200 millions de francs anciens ! - et ça représente la moitié de ce qu'il avait amassé vu les taxes de 55% en droits de succession), dont une fois, il était encore presque jeune, à vélo, il se faisait tout fier de dire qu'il avait l'intention de participer un jour au Paris-Roubaix pour amateurs (il ne l'a pas fait). Et quand il m'a aidé à fixer l'armoire à outil au mur; Devochelle aussi était venu une fois pour m'aider, et m'avais prêté cette infecte ponceuse de parquets, qui a fait que des années encore après on ramassait encore des fils de cuivre dans les fentes de parquet.

Je m'y suis aussi soulé, au moins deux fois, le soir après la mort de mon père, où j'étais resté placide toute la journée, car ça faisait longtemps que je savais que ça allait arriver, même que je n'étais pas étonné quand le coup de téléphone me l'a annoncé. Et après le lettre finale de Marie-José (pas Connan ! Celle d'Annay-sous-Lens, dons je me demande si elles n'était pas leucémique, qui était petite et « sexy »), pourtant là aussi je me doutais que ça finirait comme ça, et que ça ne pouvait pas durer, et que j'acceptais la chose.
Et le soir où je suis resté figé devant le papier à lettre d'Annie Lamblin en (? 1987 ?) qui représentait un couple enlacé devant un lac, pendant des heures, de voir que ça pouvait enfin arriver que quelqu'un m'envoie une lettre comme ça, j'étais tétanisé.
Bien sûr le mur de gauche du séjour était recouvert par un grand poster de coucher de soleil sur un lac de forêt, tout en teintes rouges, qui évoquait le fameux trio de Schubert qui était sur la musique de film de Barry Lyndon, et qui me fascinait tant.

Il y avait une reproduction de tableau de Rembrandt au fond au-dessus de buffet. Et j'ai encore la photo avec figaro le chat de Denise sur la table. (Il y avait aussi une belle lampe à l'ancienne avec un globe, que papa avait cassé, et que je l'avais alors engueulé, en disant que c'était la seule chose belle dans cette maison et il venait de la casser.

C'était là que papa était en colère et a presque pleuré parce que je refusais de ranger les livres dans les rayonnages de Bailleul, selon le plan original qu'il avait soigneusement noté …. Et c'est là aussi que quand il y a eu le second déménagement quand les gens de Bailleul ont amené chez moi tout ce qu'il avait gardé pour lui dans sa maison, maison que le curé voulait récupérer maintenant qu'il était à l'hospice, et qu'on savait bien, tous, qu'il ne sortirait plus de l'hopital vivant. Et que je passais des jours parmi les cartons entassés dans la pièce à essayer de ranger, et à découvrir des choses, et que je me faisais cette réflexion qui se trouve sur mon journal intime à cette date, comme ça passe vite une génération, et qu'il reste peu de chose de toute une vie, comment ne pas en avoir constamment le coeur tout morfondu ?

Et quand son piano s'est mit à prendre place devant ce poster sur le mur de gauche, parce que …
Et que je me suis mis à essayer d'en jouer.

14/07/2026

Assiout

le 19 octobre 2000 dans le cadre des apparitions de la Vierge à Assiout en Egypte, une femme, Ensaf Gobran Salwan, a été miraculeusement guérie, elle souffrait de diabète et d'un gonflement de son ventre (ascite)
Le diabète c'est que qu'avait Jacqueline
Et le ventre gonflé par l'ascite c'est que qu'avait maman.

ça fait un drôle d'effet d'apprendre ça.

11/07/2026

la vie n'est rien

(Chateaubriand quand, jeune, il franchit les Alpes) :

Pour la première fois, quand, rempli d'espérance,
       Je franchis vos rempart
Ainsi que
l'horizon, un avenir immense
     S'ouvrait à mes regards

 

(Chateaubriand - Stances - 1822)

  

bien sûr tout est faux, il n'y a ni vie ni avenir, et celui-ci est vide, et ne laisse rien, c'est tout des phantasmes

  

«  … aucune vie, aucun instant d’aucune vie ne saurait tenir les promesses dont j’affolais mon cœur crédule. » (Simone de Beauvoir)

04/07/2026

la mort passée des autres ou celle à venir de nous-même - toujours ce lâche soulagement recherché à coup de sophismes et d'égoïsme

 Comment voulez-vous que j’ »accepte » ; ça c’est quelque chose que fait l’égoïsme humain quand  il est entouré, qu’il a d’autres êtres aimés, du bonheur, de la chaleur, etc, pour se raccrocher (et se droguer….), alors on finit par s’asseoir sur le cadavre des autres, secrètement soulagé de ne plus souffrir, en habillant ça de temps en temps d’une douce et confortable (le confort du bonheur et de l’amour qui vous reste) « tristesse », comme dans les pages d’André Comte-Sponville, se flatter, transformer, en une alchimie en fait nullement magique, l’horreur en douceur parce qu’en fait on a évacué la réalité, on l’a remplacée par une image, et cette douceur n’est rien d’autre que le confort nombrilique qui a hypocritement pris sa place. Mais quand, comme moi, on n’a rien, il n’y a pas de carburant pour l’égoïsme humain, et on ne peut pas comme ça s’asseoir négligemment sur le cadavre de quelqu’un en oubliant que c’est un cadavre.


Commentaires sur une page de Comte-Sponville

**

(je ne la reproduit pas, mais à quoi bon, c'est une page sur la mort des autres, avec le genre de discours et de sophismes qu'on a l'habitude d'entendre de nos jours sur ce sujet ! vous pouvez trouver ce genre de discours  partout .....):
Eh oui il parle bien ! mais cette musique douce et apaisée, aussi trompeuse, bien évidemment, que l’hébétude du drogué, est bien entendu de la même nature que les éléphants roses de celui-ci, et également que le trompeur et paresseux soulagement - provisoire ! – du lâche et du Collaborateur ; le tout « armé », pour avoir l’air de tenir debout, des habituels sophismes, sans aucun fondement dans la réalité (il suffit de réfléchir un petit peu) qui ont pour but de donner une apparence de justification théorique à l’égoïsme, et surtout à l’infinie faiblesse du cœur (et du corps) humain, qui n’a d’égale que sa frivolité, et surtout son inconscience, et qu’on a, de nos jours, érigé en nouvelle religion, en catéchisme établi, que se chargent de faire régner les nouveaux « calotins » !

* comme la France de Pétain
Notre société et son idéologie en vigueur ont envers la mort la même attitude que la France de Pétain envers les Nazis. Non seulement ils acquiescent de bon cœur aux volontés de l’oppresseur monstrueux, faisant de nécessité vertu, mais ils devancent ses désirs, même ils « en rajoutent » !

 

moi ça me dégoutte, cette façon qu'ils ont de lécher les bottes de la mort!

 


* Face à la mort la société (actuelle) est comme une armée stoïque en guerre : il faut remplir son devoir jusqu’au bout, il faut maintenir les apparences. L’air de rien, l’éthique ambiante est la même que celle des cadets du roi de Prusse ;


* « Elle a le sentiment d’avoir vraiment tout perdu maintenant qu’elle a perdu même son chagrin. » (Kénizé Mourad)

 

et les egoïstes absurdes veulent imposer leur déshumanisation à tout le monde en plus :

 

 

20/06/2026

le néolibéralisme EST un fascisme

en complément de mon billet (que vous avez peut-être déjà lu, sinon j'en conseille la lecture):

Question rentabilité, travail, société, n'est-on pas en train de faire tragiquement fausse route ?

il appert de plus en plus qu'il y a eu un pervertissement de notre société et de nos valeurs à partir du moment où le tout-capitalisme a réussi à imposer le règne du terme "rentabilité " (terme tout à fait nouveau dans la langue française, il fut employé pour la première fois dans les années 20 - 1920 - à la tribune de la chambre pour désigner la capacité d'une terre de rapporter à son propriétaire - pas à l'agriculteur ! détail significatif ! ...  - des rentes. Le journaliste qui rapportait ce terme était offusqué de cet étrange "barbarisme" et disait "après l'invasion des barbares voici l'invasion des barbarismes" !) et la recherche sacro-sainte de l'efficacité
(par exemple Hitler s'est distingué des autres massacreurs par un souci d'efficacité....),
considérée comme une DEVOIR, plus important que tous les devoir moraux et que tout ce dont était fait la nature humaine, ce basculement de civilisation était lourd de conséquences, comme on l'a vu, et comme on n'a pas fini de le voir.

Mantenant lisez ci-dessous une démonstration que le néolibéralisme est un fascisme :

03/03/2016 Par DANIEL ZIARKOWSKI  :
J’ai appris que le néolibéralisme est un totalitarisme car il frappe chacune des sphères de notre société. 
Si l’on considère que le fascisme est une aptitude autoritaire, arbitraire, violente et dictatoriale imposée par un groupe quelconque à son entourage, l’extrémisme néolibéraliste répond à cette définition du Larousse. En outre, le fascisme se définit aussi et surtout comme une action de toutes les composantes de l’Etat à sa seule idéologie totalitaire. Notre politique actuelle, depuis ces deux derniers quinquennats répondant à des actions politiques dénuées de tout sens, de tout but, de toute vérité compréhensible par le plus grand nombre en diminuant tout autant un maximum de valeurs qui furent et sont les fondements de toute république, la dénomination de gouvernement fascisant pourrait donc être évoquée.
 
Depuis 2007, l’Etat et donc le gouvernement, n’ont eu de cesse (tout en explosant le déficit budgétaire) de réaliser des coupes budgétaires sous le prétexte fallacieux de modernisation de leurs actions. Ces mêmes actions ne sont, donc, que l’application par l’Etat de l’action des entreprises (en particulier celles du CAC 40) dans un but évident de la diminution de la charge salariale (RGPP, Réate, réforme territoriale …) mais aussi donc, dans une supposée diminution des coûts de production, de rentabilité incontournable. En conséquence, l’Etat se désengage du public dont pourtant il se doit d’être au service avec de graves conséquences comme celles des plus démunis qui ont de plus en plus de difficultés tels l’accès aux soins, aux droits fondamentaux (programmes du FN qui a deviné la faille et s’y est engouffré d’où son score au niveau de cette part de la population).
Les discours publics récurrents depuis une décennie, ont donc créé une forme d’abstraction de l’humain au profit seul de la rentabilité en dehors de toute solidarité nationale d’où l’émergence de discours violents mettant en avant les principes de patriotisme, d’attachement à ce qui fut, du repli sur soit, à la notion de « nationalité » mise en danger. C’est donc l’émergence d’un repli identitaire qui fustige, de fait, ces personnes qualifiées d’assistées que l’ère sarkozienne a tant déclamée et continue à déclamer au travers des propos d’un Bruno Le Maire, d’un Guillaume Pelletier et tant d’autres.

Nos gouvernements successifs et, en général, les gouvernements des pays démocratiques, sont devenus sujets « lobbyant » de l’économie. L’Etat, de par cet entregent lobbyiste avec l’entreprise, n’appuie que « sa » réflexion sur ce principe économique et ce malgré l’affirmation hollandaise de « Mon ennemie c’est la finance ». Les toutes dernières lois en termes de sécurité, du travail, cet amendement ahurissant de dédouaner de toutes responsabilités financières les pollueurs … pour ne citer qu’elles, ne tendent, ouvertement qu’à la protection de l’économie au détriment et de la mise en péril du bien commun. Comme le clamait Margaret Thatcher « There is no alternative ! ».
 
Sur cette expression selon laquelle il n’y a aucune alternative, qu’il se faut donc être réaliste et rationnel, tout ce qui est proche d’une action ou d’une proposition humaniste est disqualifié par le discours gouvernemental et la menace du 49.3. L’humanisme devient donc une utopie en contradiction avec les préceptes économiques. L’histoire du pays n’a pu sa place d’enseignements qui est donc mise au rencart sous le prétexte de la nécessité. Encore une fois, l’action du néolibéralisme a créé des hydres qui se réclament de l’importance du passé dont les ZEMMOUR et FINKIELKRAUT furent les hérauts les plus retentissants ! Et pourtant, l’Etat, son gouvernement auraient du apprendre de l’Histoire !
 
A cet effacement de l’histoire, et qui pourtant dans un certain sens nous renvoie au XIXème siècle et à cette allégorie de CHAPLIN par ces « Temps Modernes », l’absence de performance dirige vers la disparition. On a induit dans l’esprit collectif, et on l’enseigne à nos enfants, que l’inefficacité est coupable, que chaque acte et action doivent être justifiés, que l’on doit démontrer ses objectifs appuyés sur une foultitude d’indicateurs qui sont « textes d’évangile » et donc que l’application d’une forme de théologie économique. Dieu est Argent ! Son enseignement fustige la créativité, l’esprit critique, l’intelligence humaine, et la morale, au seul profit de la table de la loi économique où le premier commandement est : rentabilité ! On a rompu la confiance et, par contre, on a emmené une part de la population vers cette sous-culture.

Aujourd’hui l’humanisme a été mis au rencart ! Le néolibéralisme est effectivement fasciste, l'humanité se doit être économique. Comme le clamait Eric WOERTH dans sa présentation de sa loi pour les retraites, un ouvrier s'use. L'humain est devenu un outil qui s'use et que l'on met au rebut. On se refuse à utiliser des mots qui sont pourtant la définition de ce qu'est ou ressent l'homme comme l'usure au lieu de fatigue, comme la rentabilité au lieu du professionnalisme, comme un coût au lieu de richesse, comme un frein au lieu de levier, comme une économie à la place d'une vie ou de la compétence.

 

"ce n'est pas la France dans laquelle j'ai été éduqué" (moi non plus) :

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