26/09/2018
du pliaj
Konsilanto
Estu mia konsilanto,
ĉar via konsilo estas
tiu nutraĵo de l'vivo,
kiun la menso necesas.
De antaŭlonge mi tre solas
for de vagantaj estaĵoj,
ĉar mia korpo deĵoras
en mallibereja spaco.
Estu mia konsilanto,
nevidebla mondkreinto,
dum mi kalkulas la tagojn
meze de ĉi labirinto.
La tempo rapide pasis
kaj mi vidas la ĉielon,
sed mi necesas konsilon
antaŭ ol tuŝi la celon.
Arquillos junio 2017
kaj
de patro al sia filineto mortinta antaŭ longe
Ŝajnas ke ŝi min rigardas
kun tre mistera mieno,
ofertante per la vido
lokon ĉe l'vasta ĉielo
Sed la ĉielo distancas,
ĉar mi loĝas en la tero
kie regas la malĝojo
kaj eterniĝas la tempo.
Ŝajnas ke ŝi min konsolas
per ĉielaj karesoj
dum sekigas miajn larmojn
la brizo de milda vento.
Mi feliĉas dum la dormo
kaj ripozo de la menso,
kun flugiloj fantaziaj
traflugante l'universon.
Ŝajnas ke ŝi min rigardas,
kaj atendas kun sereno
nian renkonton ĉielan,
tiel estas mia sento.
Arquillos junio 2017
13/09/2018
bonnes odeurs, odeurs saines
"L'air n'était qu'un nuage opaque empesté de tabac et de fumée de tourbe, de tweed mouillé et d'exhalaisons humaines. Mais c'était bien vivant. C'était un lieu d'union, de chaleur et de fraternité"
(Morris West 1971)
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12/09/2018
Travailler plus pour gagner moins
Le sort des fonctionnaires depuis 35 ans c’est ça ! Et ce n’est pas Sarko, ni son successeur, du même parti l'UMPS, qui changera ça, bien au contraire !
En effet depuis au moins vingt/vingt-cinq ans le nombre de places mises aux concours n’arrête pas de baisser (et maintenant de plus en plus de fonctions ne sont plus tenues par des fonctionnaires titulaires, mais par de jeunes salariés « jetables et pas chers » sous contrat de droit privé !!). Donc il devient de plus en plus difficile au jeunes qui se présentent de réussir à entrer dans la fonction publique (déjà en 1978 pour un concours de niveau théorique Bac j’étais le seul bachelier ! tous les autres avaient licences, maîtrise, DUT, voire diplôme d’ingénieur agronome, et étaient tellement désespérés de ne pas trouver un emploi qu’ils envahissaient ces concours pour bacheliers. Imaginez la concurrence !); mais à l'époque la proportion entre les candidats et la places, déjà difficile ( 250 pour 20), était encore décente.
De nos jours c’est encore pire, pour un concours national récent de facteurs (théoriquement niveau Certificat d’Etude Primaire) tenu à Marseille il y avait des milliers et des milliers de candidats, souvent fortement diplômés.
Ils ont donc beaucoup plus de mal à entrer,
Et là ils travaillent dans des conditions de plus en plus difficiles. Car depuis aussi une vingtaine d’années on n’arrête pas d’annoncer des plans de réduction du nombre de fonctionnaire (ces « juifs » ces pelés ces galeux, d’où nous vient tout le mal…). Et il faut faire le même travail avec de moins en moins de gens.
Ils ont beaucoup plus de mal à entrer, pour travailler plus, et :
Pour gagner un salaire de 30% inférieur à ceux de la génération précédente !
ce que dit d'une manière générale (car avec toutes les "mesures jeunes" ça a touché aussi le privé) Bernard Friot à la 44ème minute https://www.youtube.com/watch?v=zrS-OkFTLkc
Il a même trouvé (et c'est un universitaire, les stats il les a !) que les jeunes de maintenant sont embauchés à un salaire 2,5 fois plus bas que dans les années 60 !!
Oui ! En effet lors de chaque négociation annuelle pour calculer la revalorisation des salaires le gouvernement depuis au moins vingt ans (plus, en fait) s’arrange à chaque fois, systématiquement, pour augmenter les salaires un petit peu moins que la hausse du coût de la vie, 1% en moyenne, espérant que, à part les syndicats, qui y voient plus clair ! les concernés n’oseront pas trop faire la gueule pour un petit décalage. Mais le résultat est que comme ça se passe comme ça chaque année, avec 1% de manque à gagner par an, alors en « intérêts composés » calculez ! Les syndicats éditent d’ailleurs de fort impressionnants tableaux (1) de l’évolution des deux courbes le long des années, et de la brèche entre les deux dont la surface représentant toute la perte cumulée devient de plus en plus vaste…
Ça passa, à regret, parce que le rapport de force n’est-ce pas n’est pas bon du tout pour les salariés avec cette désyndicalisation et ce manque de combativité (comment croyez-vous que pendant les décennies précédentes les gens avaient obtenu l’amélioration de leurs salaires et autres conditions d’emploi ? par l’opération du Saint-Esprit peut-être ? ou vous croyez peut-être à la bonté d’âme des patrons, et l’Etat en est un aussi) et parce que les fonctionnaires ont l’avancement indiciaire tout le long de la vie, qui compense (mais ça veut dire, donc, que cet avancement ne sert plus à avancer, et que votre salaire en fait va stagner toute votre vie).
Donc les jeunes fonctionnaires de maintenant (toujours ces « sales » jeunes, comme toujours en première ligne pour prendre les sales coups, toutes les avanies, sans même avoir le droit de dire ouille…) ont un pouvoir d’achat au moins 25% moins élevé que leurs ainés au même age, pour un travail plus difficile, qu’ils ont réussi à décrocher à plus grand peine.
Et pendant ce temps les officines du Ministère de la Propagande du Régime répandent à tout va la réputation qu’ils ne foutent rien !
Pendant le même temps bien sûr la richesse nationale a considérablement augmenté.
où est passé la différence ? ...
dans quelles poches ? ....
Et les services publics se sont dégradés (quand on voit les délais pour la plus banale démarche à la Poste par exemple ! Il y a 40 ans le courrier arrivait dans les 24 heures, il y avait plusieurs distributions par jour, les bureaux étaient ouverts 6 jours sur 7 jusqu’à 7 heures du soir, et le courrier ne se perdait pas, maintenant ….. Et tous les services qui devraient être banals dans un monde moderne et civilisé sont dégradés, voire disparus, à l’avenant ! et les employés compétents qui suivent votre dossier remplacés par des "centres d'appel" débordés, dépassés, et qui ne sont là à part vous faire perdre un temps et un fric monstre qu'à faire des économies aux employeurs et augmenter leurs agréables profits, ou dans le cas des Services Public, réduire encore plus les impôts des riches et des groupes financiers)
(1) exemple sur la seule période 1982-1993 ligne du bas les salaires, ligne du haut les prix, l'espace entre les deux la perte en pouvoir d'achat :
le salaire à l'embauche des moins de 25 ans a DIMINUE DE MOITIE depuis une génération :
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03/09/2018
c'est dans le sang
Partout où il y a des femmes qui travaillent ensemble il n'y a que ça ! Partout où on entend, que ce soit par des amies, que ce soit parce qu'on est plongé dedans, que ce soit par des propos entre femmes entendues par rencontre, ce dont on les entend discuter et constamment se plaindre ce n'est QUE ÇA, des histoires d' « histoires », de clans, de médisances, favoritisme, défavoritismme, d'inimitiés, de manoeuvres sournoises, de « tu as vu de quel ton elle l'a dit ?! », de jalousies, de piques, de psychodrames permanents (comme Mathon disait à propos de l'ONIC-Lille), de montagnes faites avec des queues de cerises, de sous-entendus, de commentaires à n'en plus finir sur telle parole (ou absence de parole !) telle attitude de unetelle, etc.
Là, Simone de Beauvoir va dire (dans « Le deuxième sexe ») que si les femmes sont comme ça c'est à cause des conditions sociales de vie que leur ont fait les hommes. Mais la documentation sur laquelle s'est basé Simone de Beauvoir date du XIXè siècle et début du XXè. Or depuis un siècle la condition féminine a changé du tout au tout, tandis que ces comportements n'ont pas du tout disparus, au contraire (et par ailleurs il y a beaucoup plus de communauté de femmes dans le travail à notre époque qu'alors). Donc ça ne marche pas, on voit bien, que « c'est dans le sang ».
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10/08/2018
odeurs
Un site proposait un questionnaire sur les odeurs, j'ai essayé d'y répondre :
Quel est votre parfum ou eau de toilette?
Eau Sauvage de Dior. (2018 maintenant c’est BLEU de Chanel)
Quelle odeur de cuisine préfériez-vous quand vous étiez enfant?
L’odeur des pâtés en croûte que faisait maman. Et puis celles des pâtisseries à base de blanc d’œuf, et les autres
Quelle odeur évoque pour vous l'été ? Et l'hiver ? Et l'automne ? Et le printemps ?
L’été : les champs fraîchement fauchés
(mais ça n’existe plus, il y a des endroits où ça existe encore ? et où ce n’est pas interdit par la loi ??
L’automne : le bois vert qui brûle
L’hiver : l'odeur du froid humide quand on sort de la maison (ben, oui moi je trouve que ça a une odeur :op ) et celle du feu de cheminée....
Le printemps : le lilas
Si la blogosphère avait saveur et odeur ... Votre blog favori : quel(le) est selon vous son goût et/ou son odeur ?
Aucune idée. Bon si un blog évoque une odeur c’est « noslibertés » et il évoquerait le tabac
Quelle est votre épice parfumée favorite ?
Le poivre
Quelle est votre aromate parfumée favorite ?
L’encens qu’on utilise dans les églises.
Bientôt plus de pétrole pour nos voitures ... rouler au colza et sentir la frite ? Vous, vous préféreriez rouler à quel carburant et laisser quelles effluves parfumées ?
Aucune idée, à défaut je roule au GPL, il paraît que ça pollue moins.
Surtout pas de "bio-carburants" ! ça détruit la forêt tropicale et fait mourir les orang-outans, c'est horrible !
Quelle est pour vous l'odeur de rêve d'une maison ?
La cire ! celui des meubles et des parquets cirés
Quelle odeur de bois aimez-vous ?
le bois vert qui brûle
Que ne pouvez-vous pas sentir ?
les odeurs de gaz d’échappement de bagnoles, et les parfums de femmes à la mode actuelle genre « barbe à papa, confiserie douceâtre et sucrée ».
Et surtout les vieux quadragénaires trous-du-cul fascistes
23/07/2018
pensée pour remettre les choses à leur place, c'est bien utile
"Il faudrait se répéter chaque jour je suis l'un de ceux qui, par milliards, se traînent à la surface du globe. L'un d'eux, et rien de plus. Cette banalité justifie n'importe quelle conclusion, n'importe quel comportement ou acte : débauche, chasteté, suicide, travail, crime, paresse ou rébellion.
... D'où il s'ensuit que chacun a raison de faire ce qu'il fait."
Emil Cioran
20/07/2018
les 3 (4) grands principes à avoir face à la compréhension du monde
J'avais établi trois principes pour comprendre le monde, que javais appelés
1 "Le Principe du commissaire de police" :
c à d à qui profite le crime ?
(c'est très utile, surtout avec l'actualité de ces dernières années !)
2 "Le principe de Karl Marx" :
c à d les idées, théories, idéologies, productions littéraires des gens sont déterminées par leurs intérêts matériels.
j'avais ajouté un 3ème pour être prudent dans les questions métaphysique, mais c'est valable aussi pour d'autres sujets.
3 "Le principe du père Noël" :
c à d Il faut se méfier des thèses qui si elles étaient vraies nous "arrangeraient" trop, on se leurre peut-être, tellement on a envie que ça soit vrai.
Maintenant je nomme un 4ème, suivant une expression qu'il a utilisé simplement tout au bout d'une phrase dans un de ses livres ce que j'appellerais
4 "le principe de Zygmunt Bauman" :
la phrase est à peu près (ça n'est pas la phrase réelle, je cite de mémoire) les horreurs nazies sont un exemple de ce à quoi mène l'esprit de la modernité (la volonté amorale de maîtrise totale du réel) quand il n'y a rien qui l'arrête.
c'est ça que j'appelle le principe de Zygmunt Bauman : il n' a pas de principe, si bon soit-il par ailleurs, à plus forte raison s'il est mauvais ! mais même quand il est bon au départ ! qui ne finisse par mener à des dérives et à un emballement (voilà ! on est au coeur de la question) auto-entretenu, qui ne s'arrête jamais, et qui peut mener aux pires dérives, et après à encore pire, encore pire que l'encore pire, dès que "il n'y a rien qui l'arrête" (heureusement souvent il y a des facteurs qui viennent limiter, brider les enthousiasmes et les cercles vicieux, mais justement pas toujours et alors ....).
C'est pourquoi pour prendre un exemple moins tragique que celui de Bauman les contrôles techniques obligatoires pour voitures, il a des gens qui ont pondu ça, il a des assos, des instances ministérielles, des médias, etc qui vivent de ça, (autre principe là, on l'appellera "le principe du conatus de Spinoza") et qui voudront encore et toujours justifier leur existence et trouver quelque chose de plus à faire, et puis un jour un gouvernement en manque de légitimité qui voudra dorer son blason en disant qu'il prend des mesures pour "la sécurité" (la Déesse Sécurité ! la nouvelle déesse) et puis il aura les lobbies (principe de Karl Marx !) et on nous diminuera le délai pour faire ces fameux contrôles, qui ne servent à rien si ce n'est créer un juteux marché pour les entreprises contrôleuses, (pareil pour les contrôles qu'on a inventé maintenant sur les maisons à louer) et puis on les diminuera encore, et puis encore, sans fin, principe de Zygmunt Bauman, car il n'y aura rien qui l'arrête.
(ce qu'on appelle le "principe de Peter", bien connu, c'en est une application dérivée au thème de la carrière dans les organisation hiérarchiques : un agent monte en grade jusqu'à ce qu'il aie atteint le niveau où il est incompétent , mais là il y un un facteur limitant justement, l'incompétence, là il s'arrête, mais il y a des cas où il n'y a pas de facteur limitant, et alors tout est possible, la chasse aux sorcières, le ravage du Seistan par les mongols, les génocides nazis, etc (car c'est pas fini, ça ne fait que commencer ... d'ailleurs des génocides euthanasiques ça recommence ! avec les trisomiques, et personne ne réagit !).
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10/07/2018
si ça dérancge le régime c'est que ça doit être bien !
lisons cet article, mais pas passivement et obéément, comme ils voudraient, lisons-le de manière critique, en réfléchissant ! et en se posant des questions
Qui sont les "Hikikomoris", ces jeunes Japonais qui vivent reclus dans leur chambre ? ULTRA-MODERNE SOLITUDE - Une jeune personne qui reste cloîtrée chez elle pendant plus de six mois sans aller à l'école ou au travail et avec pour tout contact humain les relations avec des membres de sa famille. (ben !!! on n’en demande pas plus !! Quel est le problème ??
Bandes de capitalistes étatiques!!) Ce phénomène a un nom : les "hikikomoris". Il a émergé au Japon à la fin des années 90 et se répand désormais partout dans le monde, y compris en France. Kezako "Hikikomori" ? Ce terme, qui signifie "se retrancher" en japonais, est utilisé pour désigner un "mal contemporain", un "trouble de conduite" (ça y est ! Encore la normalisation à outrance ! Le totalitarisme!!) qui frappe les adolescents comme les jeunes adultes. Que font-ils pour susciter une telle appellation ? Ils se retirent, ils se cloîtrent, le plus souvent dans leur chambre, pendant plusieurs mois ou plusieurs années, et n'en sortent pas, ou si peu. Dans cet espace solitaire, ils s'exilent sur Internet, (Internet ce n’est pas un exil !! c’est au contraire une ouverture sur le monde!!! que les autres n’ont pas ! Ce sont ceux au contraire qui n’explorent pas Internet qui sont coupés du monde ! ) jouent à des jeux vidéo, rompent leurs liens avec les autres, avec l'école, avec le monde du travail (c’est à dire de l’exploitation capitaliste ! Tu parles!!!) . Pour faire quoi ? Pour ne rien faire. Un phénomène déconcertant de "néantisation existentielle" manifestant un désintérêt total pour le monde « réel », ayant émergé dans les années 90 au Japon, touchant près d’un adolescent sur cent et prenant aujourd'hui une nouvelle dimension avec le vieillissement de ces centaines de milliers de reclus. Ainsi, dans une étude parue en 2016, plus d'un tiers des personnes "hikikomori" interrogées disaient s'être mises en retrait de la société depuis plus de sept ans, contre 16,9 % en 2009.
Comment devient-on "hikikomori" ?
Si l'on en parle de plus en plus ouvertement, si même des filmsl'ont mis en lumière, le phénomène "hikikomori" reste mal compris, souvent lié à des "relations difficiles à l'école" (soit ce que l'on appelle au japno "l’ijime", le harcèlement scolaire – (preuve que l’éducation collective c’est pas sain !), à la peur du "monde professionnel"(pas étonnant, vu que c’est celui de l’arbitraire patronal cynique !) , ou à une difficulté à trouver sa place dans le « monde » (euh .. le monde c’est d’abord le monde naturel je te signale !) Pourtant, il s'avère bien plus complexe qu'une simple « dépression », prenant les atours d'un rejet radical des normes sociales, s'exprimant en réaction à la figure de l'individu autonome et « performant » (je vois …) dans une société japonaise vieillissante ayant brutalement évolué d’une société traditionnelle à une société occidentalisée : "Les Hikikomoris ne sont pas armés pour le passage entre l’enfance et l’âge adulte, ils s’enferment pour se détacher des modes et des injonctions de la société", affirme Kayo Ikeda, psychologue clinicienne. "Ils ne pensent à rien, (ah oui ? Ça ne serait pas plutôt qu’ils pensent tout le temps, au contraire et enfin librement ?) n’ont aucune ambition, aucune préoccupation vis-à-vis de l’ « avenir » (...) et s’affirment par une absence totale d’idéal de vie (vu que le vie mène invariablement à la mort, quel « idéal de vie » peut-on avoir ? Réfléchis un peu !! conditionné de mes deux ! Lis Blaise Pascal ! etc). Ils questionnent notre rapport à la reconnaissance sociale (très bonne initiative). Ils interrogent les fondements même de notre société moderne." Un ouvrage publié par le psychiatre Tamaki Saito en 1998 en a alors fait un véritable sujet de société. Une interprétation socio-économique a assimilé cette mouvance comme un effet de la "décennie perdue" des années 90, c'est-à-dire la crise ayant vu le Japon sombrer dans une période de déflation et de montée du chômage. Et donc comme à une forme de résistance à la normativité de la compétition qui touche 70 à 80% des hommes, la plupart âgés de 15 à 35 ans (le pendant féminin du "hikikomori" serait, selon la psychologue, l'anorexie). Ce qui tient ces otakus en éveil ? Les jeux vidéo, les forums ou des jeux en ligne, la démocratisation de l’Internet...
Loin d'être cool, le "hikikomori" constitue un coût comme un joug pour les familles, isolées à leur tour tant elles sont incapables de demander de l'aide. Une position très difficile, à la fois financièrement et émotionnellement.
En France, le phénomène et la catégorie elle-même restent peu connus Au gré des années, cette expression très radicale de l'ultra-solitude venue du Japon tend à s’étendre dans toutes nos sociétés modernes, aux États-Unis et en Europe à travers le nombre grandissant de NEET, ces jeunes de 16 à 18 ans qui préfèrent devenir SDF plutôt que de s’insérer socialement et qui veulent se prémunir de ce qu’on appelle le "burn-out" en Europe et "kiroshi" (mort par excès de travail qui concerne un actif sur cinq) au Japon. Le pays du Soleil-Levant a été précurseur dans la reconnaissance de ces jeunes adultes et dans la prise de conscience. Aux Etats-Unis, c’est encore tabou. En France, il n’y a pas de mot spécifique pour les désigner. Dans le livre Hikikomori, ces adolescents en retrait (Maïa Fansten, Cristina Figueiredo, Nancy Pionnié-Dax, Natacha Vellut, 2014), on nous explique pourquoi, en Occident, les conditions sont réunies pour qu'émerge une mouvance comparable aux Hikikomoris ailleurs qu'au Japon : "En France, le phénomène restent peu connus (bien moins repris par les médias qu'en Italie, par exemple). Il est principalement perçu à travers d'autres catégories existantes : sous l'angle de la déscolarisation, du décrochage scolaire ou, en termes psychopathologiques, à partir des catégories de phobie scolaire ou de refus scolaire, ou plus généralement de phobie sociale." Au Japon, le phénomène se révèle pris très au sérieux. À tel point que le ministre de la Santé a, pour l’année 2018, demandé l’équivalent de 20 millions d’euros de crédits pour aider les hikikomoris à retourner dans "le droit chemin" ( "le droit chemin" ! je vois ….) . La plupart finissent en effet par sortir de cette forme de solitude, au bout de quelques mois ou de quelques années (le record est de près de 20 ans !). Si la situation dure trop longtemps, ces derniers pourraient se retrouver face à une autre peur, celle de mourir seul. Une phobie qui a également un nom au Japon - "kodokushi" - et très répandue dans un pays vieillissant, en manque d'enfants. (en France aussi)
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06/07/2018
du tre trafaj poemoj- kiujn mi povus diri
kiuj metas onin en marojn da meditadoj
« Soleco havas dornojn [tio facile kompreniĝas, mi pensas]
Mi tre amas la solecon
ĉar ĝi similas al rozoj. »
(Angel arquillos)
ne nur pro la dornoj, soleco estas stato kie eblas flari parfumojn de aĵoj ne flareblaj alimaniere,.
Do ankaŭ mi povas diri tiun poemon
ankaŭ :
« Sub olivarb'
amoras mi
kun mia am' »
(Angel arquillos)
videble ĝi ne aludas al vera amorado (kvankam tio estas bona kaj laŭdinda ! Mi tre ŝatas kaj alte metas lian poemon « Bela momento ») sed estas ludo kun la am' , ia Valery-a eble, la am' kiun povas naski la vido de folioj de olivarbo, aŭ simila loko. Speco da pleneco kaj transcendo de amo.
(Estu afablaj, bv. lernu vi ilin parkere ! poemoj estas faritaj por ilin lerni parkere, tiuj, kiuj ne indas esti lernitaj parkere, ankaŭ ne indas esti legitaj !)
05/07/2018
réflexions
5/7/2010 Elle est jolie cette petite bête, qu’est-ce que c’est ?
Mais ça n’a pas d’importance, c’était quand il y avait encore une France, un monde, une vie. Mais il n’y a plus de France, plus de monde, la vie est interdite par la loi, et par les règlements municipaux ! quand aux petites bêtes elles sont qualifiées maintenant de "nuisances" et sont pourchassées par la police et par les "prêtres" de la nouvelle "religion" au pouvoir.
De toutes façons il n’y a pas d’avenir, donc pas de présent. Fermez l’banc !