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27/07/2015

les mensonges dont ils ont voulu convaincre le monde ne tiennent plus

un discours limpide de Bachar à son peuple : http://lesakerfrancophone.net/adresse-du-president-bachar...

De Gaulle en 43 n'aurait pas mieux parlé

voilà comment c'est en Syrie (évidemment pas du côté des copains à Fabius ! ) : http://reseauinternational.net/chaabane-le-pire-sest-pass...

Sylvain Baron n'est pas dupe :

Et pour une perspective historique un article :

souvenons-nous et surtout soyons dignes de leur exemple

Béranger

LES TOMBEAUX DE JUILLET


Air d’Octavie


Des fleurs, enfants, vous dont les mains sont pures ;

Enfants des fleurs, des palmes, des flambeaux ;

De nos trois jours ornez les sépultures :

Comme les rois le peuple a ses tombeaux.


Charles avait dit : « Que juillet qui s’écoule

Venge mon trône en butte aux niveleurs,

Victoire aux lis ! » Soudain Paris en foule

S’arme et répond : « Victoire aux trois couleurs !


Pour parler haut, pour nous trouver timides,

Par quels exploits fascinez-vous nos yeux ?

N’imitez pas l’homme des Pyramides :

Dans son linceul tiendrait tous nos aïeux.


Quoi ! d’une Charte on nous a fait l’aumone ,

Et sous le joug vous voulez nous courber !

Nous savons tous comment s’écroule un trône.

Dieu juste ! encore un roi qui veut tomber.


Car une voix qui vient d’en haut, sans doute,

Au fond du cœur nous crie : Egalité !

L’Egalité c’est peut-être une route

Qu’aux malheureux ferme la royauté.


Marchons ! marchons ! A nous l’Hôtel de Ville !

A nous les quais, à nous le Louvre ! à nous !

Entrés vainqueurs dans le royal asile,

Sur le vieux trône ils se sont assis tous (1)


Qu’un peuple est grand, qui pauvre, gai, modeste,

Seul maître, après tant de sang et d’efforts,

Chasse en riant les princes qu’il déteste,

Et de l’Etat garde à jeun les trésors !


Des fleurs, enfants, vous dont les mains sont pures ;

Enfants des fleurs, des palmes, des flambeaux !

De nos Trois-Jours ornez les sépultures.

Comme les rois le peuple a ses tombeaux.


Des artisans, des soldats de la Loire,

Des écoliers s’essayant au canon,

Sont tombés là, vous léguant leur victoire,

Sans penser même à nous dire leur nom.


A ces héros la France doit un temple. (2)

Leur gloire au loin inspire n saint effroi.

Les rois que trouble un aussi grand exemple,

Tout bas ont dit : « Qu’est-ce aujourd’hui qu’un roi ?


Voit-on venir le drapeau tricolore ?

Répètent-ils de souvenirs remplis ;

Et sur leur front ce drapeau semble encore

Jeter d’en haut les ombres de ses plis .



N'oublions pas que les Révolutions, ces révolutions, dont autrefois les livres d’école pour nos enfants étaient pleins, ces Révolutions qui étaient les auspices tutélaires de LA république, de nos institutions, de nos valeurs, françaises, ces Révolutions ont été faites par le peuple LES ARMES à LA MAIN,(la « violence ! comme on la stigmatise de nos jours, pratique !    surtout quand les flics eux ne s’en privent pas, et sans aucun risque de sanction ! que dis-je le « terrorisme » mot dont on qualifie maintenant la moindre illégalité (sauf les délits financiers !….) et que le siècle précédent, et encore le XXème jusqu’à 1945 inclus, loin de la diaboliser a glorifiée, et ses martyrs) le peuple soulevé contre les rois du temps.
- Les rois de notre époque ce sont bien sûr les patrons des grandes firmes capitalistes « mondialisées » -

Que reste-t-il maintenant de toute cette mystique ? de l'égalité qui nous a nourrit pendant deux siècles ? il est temps de se réveiller et de se rendre compte ……. (émoticone étonné et épouvanté)

Un souffle de l’air de ce temps ? ça ferait du bien non ? comme un « bon coup de Chambertin », ça nous aiderait pas à se remettre sur les pieds non ? et dans le sens vertical.

 (1) par exemple quand est-ce qu’on verra le peuple investir les hotels de luxe des « Centre d’Affaires International » que des gorilles privés à badge talkie-walkie sous leurs smokings noirs, leur interdisent d’un ton de kagébistes ? ou s’asseoir à la file dans les fauteuils de Bolloré et Lagardère ?!

(2) et surtout de ne pas trahir leur exemple ! et les valeurs qui les ont soutenus.

Pareil sans remonter si loin pour l’esprit du programme social de la Résistance (repris par l'UPR, soit dit en passant) 

 

23/07/2015

LA detalo

Dum legado de romano de István Nemere  venas, kiel nature preterdire, frazo, sed tiu en la romano banala detalo, nuntempe saltas al vi en la okulon, kiel vido de NIFO ! :

"Malantaŭ lia dorso haltas iu aŭtomobilo. Aliflanke de la vojo. Ne la unuan fojon okazas, ke iu proponas lin veturigi kelkdistance. Kelkiuj ŝatas interparoli dumvoje.  Peter ĉiam rifuzas."     (la Alta akvo, p. 72)

Vi ja legis : "ne la unuan fojon okazas,  ke iu proponas lin veturigi", en tiu ja proksima epoko (la romano estas de 1985) estis ankoraŭ banala, natura, normala, kutima tiu reago. Ne nur la petveturantoj trovis ŝoforojn ilin akceptantajn, sed eĉ okazis ke ŝoforoj memvole proponis helpon al piedirantoj enkamparaj; Do komparu kun NUN
Kiam (pli kaj pli malofte, ankaŭ ili ekpensas same kiel la aŭtomobilistoj ! kaj eĉ ne pensas ke estus ebla, oni nun (verkita jam en 2007, sed estas pli kaj pli malbone) tute ne plu vidas petveturantojn). Se okaze iu metas sin surrande de vojo por peti veturon, vi ja scias, ke centoj (centoj !) da aŭtomobiloj povas preterpasi ne haltante.
Ĉu tio ne malserenigas vin? unu fojon pli legado (aŭ spekto de filmo, ktp)  romanon disvolviĝantan en iom pasinta tempo rolas kiel ekspegulanto, malkovriganto, rivelanto de kiom ni ja perdis, kiom ŝanĝiĝis veinde nia socio .....



Vous avez bien lu !  
happy.gif  Des gens, simplement en le voyant marcher à pied le long de la route lui proposaient  de le prendre en voiture, sans même qu'il le demande (même que là c'est lui qui se payait le luxe de refuser !), on trouvait alors tout à fait normal, naturel, banal, que des gens non seulement fassent de l'auto-stop, et soient acceptés, mais même on le voit là que des automobilistes s'avancent pour proposer un bout de conduite à des marcheurs isolés dans la campagne - je regrette, une société normale c'est ça! - ; alors quand on voit de nos jours ( De nos jours )  comment ça se passe quand quelqu'un fait de l'auto-stop (je constate même en fait qu'à la longue, et cette mentalité mortifère ayant de plus en plus largement imprégné la société, que plus personne n'essaye même de le faire, déjà il y a 15 ans, c'est de là que viennent mes observations, c'était déjà devenu très rare)  !! .... les centaines (centaines !)  de voitures qui passent sous le nez du gars sans s'arrêter, et les réactions des gens entre eux ....
on se dit qu'il y a une évolution perverse dans la société actuelle

22/07/2015

musique vénézuelienne

*

*

21/07/2015

Hillary Clinton c'est ça - la politique US c'est ça

Le cimetière privé de Bill et Hillary Clinton

Carlos Rivero Collado

(…) Quittons la scène internationale et allons vers la sphère locale pour voir tous les faits sanglants auxquels a été mêlé ce couple, parce que les crimes de Bill sont les crimes d’Hillary puisque ceux-ci ont agi en union parfaite, indépendamment de leurs mentalités propres.

Ceci est une liste partielle des morts hautement suspectées d’être liées à eux. On pense que cette longue série d’assassinats a été perpétrée par la mafia qui était impliquée, à la fin du scandale Iran-Contra dans l’introduction de 27 tonnes de cocaïne pure par l’aéroport de Mena, au sud de Little Rock , en 1987, avec la complicité directe du gouverneur de l’Arkansas, Bill Clinton.

Une partie de cette opération était dirigée par Roger Clinton, frère de Bill, avec la collaboration de Hugh Rodham, frère d’Hillary. Hugh, en plus, a reçu 400 000 dollars de divers fabricants de drogue pour les grâces présidentielles que Bill a obtenues une fois qu’il a été président. Pour couvrir son frère, Roger a fait des années de prison pour trafic de drogue.

Cette information basique est tirée de ce qu’on peut lire sur plusieurs sites web qui se consacrent à exposer les crimes de ce couple particulier.

1-. Vincent Foster, Conseiller Légal de la Maison Blanche. Il y a de fortes présomptions selon lesquelles il a été assassiné dans son appartement
par Hillary elle-même afin qu’il ne témoigne pas contre elle dans l’affaire du scandale Whitewater (Voir article antérieur)

2-. James McDougal, partenaire d’Hillary dans le scandale Whitewater est mort en prison d’une apparente attaque cardiaque, alors qu’il était à l’isolement.. Ce fut un témoin capital lors de l’enquête de Ken Starr et il a été sacrifié, avec une condamnation mineure, pour sauver Hillary. On pense qu’il allait changer son témoignage et révéler des détails qui auraient valu beaucoup d’années de prison à celle qui était alors « la Première Dame ».

3-. Mary Mahoney, belle ex-interne de la Maison Blanche. Elle a été assassinée en 1997, au Starbuck’s Café de Georgetown, dans les environs de Washington. Elle était sur le point de révéler quelques secrets sexuels, non de Bill mais d’Hillary. A la fin de la semaine du 4 Juillet de cette année, plusieurs inconnus entrèrent dans le café don Mary s’occupait et ils l’ont tuée à coups de feu, ainsi que deux employés. Il y avait 4 000 dollars dans la caisse, soit la recette du jour. Quelques jours plus tard, Eric Butera, informateur des autorités qui avait menacé de révèler certains détails sur le meurtre multiple de Starbuck’s Café, a été envoyé par la police à une maison de vente de drogue, et, là , il a été tué sous les coups.

4-. Ron Brown, Secrétaire pour le Commerce et ex-président du Parti Démocrate. Très lié au couple Clinton. Il est mort quand son petit avion s’est précipité à terre après avoir eu une mystérieuse panne mécanique. Un médecin légiste a révélé que Brown avait une blessure causée par balle à la partie supérieure de la tête. Brown avait dit être prêt à parvenir à un accord avec les juges qui enquêtaient sur les scandales de la Maison Blanche dans
certains desquels il était impliqué. Un jour plus tard, le contrôleur aérien qui avait à voir avec l’avion accidenté « s’est suicidé » sans laisser non plus d’écrit sur ce qu’ »il » venait de faire.

5-. C. Victor Raiser, l’un des responsables de l’organisation qui collectait des fonds pour la campagne électorale de Bill Clinton en 1992, est mort dans la chte de son petit avion, en juillet de cette même année, quelques jours après avoir dit à divers associés que les fonds de la campagne étaient utilisés par les Clinton pour couvrir des comptes personnels.

6-. Paul Tulley, associé de Raiser, a été retrouvé mort dans des circonstances mystérieuses, en septembre de 1992, dans un hôtel de Little Rock.

7-. Ed Willey, collecteur de fonds politiques pour les Clinton. Il a été trouvé mort , en 1999, dans des forêts de Virginie, avec une plaie à la tête. Il est mort le même jour que son épouse Kathleen. Il allait révéler publiquement quelques secrets sexuels d’Hillary.

8-. Jerry Parks, chef de l’équipe des agents de sécurité du gouverneur Clinton. Il est mort mitraillé dans sa voiture, à une intersection en ruines de Little Rock. Son fils a déclaré plus tard que son père était en train de constituer un dossier sur les violations légales de Bill et Hillary et avait menacé de le rendre public. Après la mort de Parks, le dossier disparut de sa maison. Son fils a pu s’enfuir et on pense que c’est dans un autre pays.

9-. James Bunch, est mort d’un coup de feu dans la tempe, en un apparent suicide. Il avait un Black Book (liste noire) des personnes qui préquentaient les maisons de prostitution du Texas et de l’Arkansas, entre autres les Clinton.

10-. James Wilson, il « s’est pendu » en mai 1993. Il avait menacé de révéler des secrets concernant le scandale Whitewater.

11-. Kathy Ferguson, ex épouse de l’agent de police et garde du corps de Bill Clinton, Danny Ferguson. Dans l’affaire de harcèlement sexuel qui opposait Bill Clinton et Paula Jones étaient inclus ses gardes du corps. Kathy allait faire une déposition en faveur de Paula Jones, contre son ex époux et Bill Clinton. Quelques jours auparavant, en mai 1994, elle a été retrouvée morte d’un coup de feu à la tête dans le salon de sa maison (les affaires Paula Jones et Monica Lewinsky ont été la cause de l’empeachment de Clinton,. Comme on sait, la Chambre a approuvé sa destitution mais le Sénat ne l’a pas confirmée.)

12-. Bill Shelton, policier de l’Etat d’Arkansas, ami de coeur de Kathy Ferguson, a dit à plusieurs amis qu’il allait accuser Clinton de son assassinat, mais quelques jours plus tard, ils le tuèrent de coups de feu devant la tombe de Kathy, en juin1994.

13-. Gandy Baugh, avocat de Dan Lassater, condamné pour trafic de drogue et ami intime des Clinton. Il connaissait quelques secrets sur l’opération de l’import de drogues par l’aéroport de Mena. En janvier 1994, il « s’est jeté » dans le vide depuis un immeuble.

14-. Florence Martin, comptable et sous traitant de la CIA, il connaissait ce qui concerne l’aéroport de Mena. Mort de trois coups de feu jamais élucidée.

15-. Suzanne Coleman, a eu une relation intime avec Clinton quand il était Procureur Général d’Arkansas. Elle a dit à plusieurs personnes qu’elle allait le révéler, et quelques jours plus tard elle est morte d’un coup de feu à la tête.

16-. Paula Grober, a interprété pour les sourds les discours de Bill Clinton , de 1978 à 1992. Elle était au courant des scandales sexuels des Clinton. Elle est morte dans un mystérieux accident de voiture en décembre 1992.

17-. Danny Casolaro, reporter qui enquêtait sur le trafic de drogue à l’aéroport de Mena. Il « s’est suicidé » en s’ouvrant les veines dans la chambre d’un hôtel de Little Rock, pendant son enquête. Plusieurs membres de sa famille ont dit qu’il n’y avait aucune raison pour que Danny prenne cette tragique décision.

18-. Paul Wilcher, avocat qui enquêtait sur la corruption à l’aéroport de Mena avec Casolaro. Il a été trouvé mort dans son appartement de Washington en juin 1993. Quelques jours avant, il avait envoyé un mémoire sur ce qu’il avait découvert à Janet Reno, Secrétaire de Justice, responsable directe, avec la complicité de Bill Clinton, du massacre de Waco, au cous duquel ont été assassinées 75 personnes, dont 24 enfants, le 18 avril 1993.

19-. John Parnell Walker, enquêteur sur le scandale de la banque Morgan Guaranty en relation avec le scandale Whitewater. Il s’est jeté du balcon de son appartement à Arlington (Virginie) en août 1993 et est mort sur le coup.

20-. Barbara Wise, employée au Département du Commerce et étroite collaboratrice de Ron Brown. Son cadavre dénudé, plein de traces de coups, a été trouvé dans son bureau en novembre 1995.

21-. Charles Meissner, Secrétaire Adjoint au Commerce est mort quelques jours après Wise dans un autre mystérieux accident d’avion. Lui aussi était très lié à Ron Brown.

22-. Barry Seal, pilote qui a participé à l’introduction de cocaïne à l’aéroport de Mena. Sa mort mystérieuse a été déclarée accidentelle.

23-. Johnny Lawhorn Jr., mécanicien d’aviation à l’aéroport de Mena qui connaissait le trafic de drogue. Il a été trouvé mort après que sa voiture ait heurté un poste électrique. La police a dit qu’il était en état d’ivresse mais sa famille a déclaré qu’il ne prenait jamais de boissons alcoolisées.

24-. Stanley Huggins, enquêtait sur la Madison Guaranty en relation avec l’affaire Whitewater. La police a dit que sa mort était due à un suicide, mais sa famille a déclaré que cette information était fausse.

25-. Hershell Friday, avocat et collecteur de fonds politiques des Clinton. Il est mort, en mars 1994, lors de l’explosion de son avion en plein vol.

26-. Kevin Ives y Don Henry, connus comme The boys on the tracks (les enfants sur les rails), moururent écrasés par un train. Quelques reportages disent que les adolescents avaient découvert par accident l’opération de drogue à l’aéroport Mena. Le rapport de police selon lequel ils étaient restés endormis sur les rails a été mis en question par de nombreuses personnes. Des rapports postérieurs ont prouvé que les garçons ont été assassinés avant d’être placés sur les voies du train.

27-. Charles Ruff, l’un des avocats de Clinton au procès sur l’empeachment à la Chambre des Représentants qui avait des informations de première main sur les divers délits commis par les Clinton. La police a dit qu’il était mort dans un accident domestique, en novembre 2000. Depuis, elle a changé son rapport et a dit qu’il avait été trouvé sans connaissance dans sa maison et est mort en arrivant à l’hôpital.

*

Bien qu’ il manque beaucoup de crimes à exposer, pour aujourd’hui, ça suffit, car je me suis noyé dans tout ce sang, comme vous devez l’être aussi.. Vendredi prochain je donnerai le restant des noms de cet interminable cimetière personnel.

Je vais lire maintenant, une fois de plus, le chapitre dans lequel Jean Valjean rencontre Cosette dans le bois de Montfermeil, près du puits, pour voir si je peux échapper, au moins pour un moment, à cette mauvaise histoire.

http://www.kaosenlared.net/noticia/cementerio-privado-bil...

Traduction : AC

18/07/2015

l'odeur des herbes qui brûlent

 

La nuit tombe sur un carrefour

La première lumière dans la campagne

L’odeur des herbes qui brûlent.

 

(Robert Desnos  -  "Les Hommes sur la Terre")

 

http://miiraslimake.hautetfort.com/archive/2013/09/11/odeur-acre-vivifiante-et-agreable-odeur-de-bois-vert-qui-fla.html

16/07/2015

racisme social et conditionnement des esprits - c'est que qui est devenu la clé des blocages et des crises contemporaines

Lutte des classes et cinéma – Diktacratie

et on pourrait ajouter encore d'autres exemples à leur liste
par exemple dans "représentation dégradante des travailleurs" ça a commencé, on a ri et on n'a pas vu le truc, dans "la vie est un long fleuve tranquille", où la famille riche est simplement ridicule, mais la famille pauvre est immorale et odieuse ! et plein d'autres films et BD à partir de cette époque (les bidochons, Dupont-Lajoie, etc). Après les bourgeois du Monde qualifient de "populiste" tout ce qui est mal, et vous mettent dans la tête que pour être moral et "de gauche" il faut appartenir à l' "élite" bourgeoise, universitaire, friquée (donc les exploiteurs ....), tout ce que le peuple peut voter est donc forcément mal, y compris en 2005, le tour est joué !

 

Dans Le mépris du peuple, d’une plume acérée, Jack Dion égratigne les "élites", portant une responsabilité écrasante dans ce qui est devenu la clé des blocages et des crises contemporaines : la mise à l’écart délibérée des catégories populaires et le ressentiment pesant qui en découle. "L’oligarchie" a joué les apprentis sorciers. Depuis plus de trente ans, un groupe étroit et transnational de décideurs (quelques milliers dans le monde) oriente les politiques publiques et privées, édicte le juste et le faux, le légitime et l’illégitime, le dicible et l’indicible. Tout ce qui s’écarte de la norme (lois des marchés, consensus de Washington, règle d’or…) est renvoyé au registre de l’irrationnel, de l’obsolète et, de plus en plus, du "populisme" quand ce n’est pas du "totalitarisme". Le résultat est un marasme politique sans précédent.

Un délitement contemporain

Six chapitres instruisent le procès, en forme de commandements : l’épuration politique tu subiras, la secte du marché tu aduleras, les oligarques du CAC tu adoreras, la souveraineté tu abdiqueras, les mauvais électeurs tu condamneras, la France tu maudiras. L’argumentaire est impitoyable et bien informé. On retiendra au passage quelques propos succulents, de DSK (« Du groupe le plus défavorisé, on ne peut malheureusement pas toujours attendre une participation sereine à une démocratie parlementaire ») ou de François Hollande cité par la journaliste Cécile Amar à propos de Florange (« Perdre les ouvriers, ce n’est pas grave »).

Le mérite du livre de Jack Dion est de nous montrer que le délitement contemporain n’est pas le résultat de quelque fatalité que ce soit, mais le fruit de plusieurs logiques entremêlées : l’imposition d’une doxa ultralibérale planétaire qui a déstructuré peu à peu les mécanismes correcteurs de l’État-providence; le glissement vers la droite du parti majoritaire de la gauche, de Vive la crise ! (1984) à la "macronite" actuelle en passant par la "République du centre" (1988) [1].

Pourquoi l’esprit de rupture s’est-il affaibli ?

Ainsi, dans la somme des béances qui s’ouvrent devant nous, Jack Dion voit à juste titre l’effet des choix voulus par les "décideurs", par ceux qui détiennent les leviers de la richesse et du pouvoir ("l’oligarchie"). Mais à bien des égards, la mise à l’écart des catégories populaires est un principe fondateur des sociétés d’exploitation et de domination. Or cette mise à l’écart structurelle a été historiquement plus ou moins forte. S’il faut s’interroger, c’est donc à la fois sur les stratégies des dominants et sur ce qui, dans l’espace des dominés, a limité la capacité de résistance ou a stimulé l’esprit de résignation.

15/07/2015

le déséquippement de la France

*disparition des lignes de chemin de fer

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*Et là où il n'y avait pas de train il y avait l''autocar ! partout, jusqu'au moindre village.
et des hotels en face de chaque gare.

Maintenant .....

11/07/2015

bonheur

      « Felicho konsistas el sata stomako, kontenta libido (1) , flegata koro (2) , nutrata cerbo (3) kaj kvietigata spirito (4) . » (Concalvo Neves)

(pour les incultes qui ne savent pas l'espéranto je traduit "le bonheur consiste en un estomac rempli, un libido satisfaite, un coeur conforté, un cerveau nourrit (de nourritures intellectuelles bien entendu) et un esprit tranquillisé"
(1) ça de nos jours c’est « INTERDIT » !
    (2) comme il a raison ! sans ça tout la reste est vain, mais c’est la chose la plus difficile à obtenir,
    sauf si vous appartenez à la vaste troupe des êtres frustes égoïstes et cons, et plus que jamais de nos jours !...
    (3) chose aussi beaucoup négligée !!
    (4) ça par contre ça se fait beaucoup (c’est peut-être la seule des quatre qui soit accessible à notre époque !) par tous les moyens, chimiques, psychiatrique ou para-psychiatriques, sophistiques et illusoires en tous genres, c’est un marché, forcément – lisez ci-dessus - , très rentable !! et puis c’est un pilier de l’ordre social !..., il faut que ça glisse ! cool ! toutes les sortes de drogues sont utilisables, et dans les faits la plus utilisée est la connerie.

10/07/2015

problème philosophique y a-t-il des valeurs universelles et objectives ou non ?

beaucoup ont planché sur ce sujet, tel André Comte-Sponville dans "Valeur et Vérité, Etudes cyniques".

En 1943 un philosophe et romancier britannique C.S. Lewis s'était non seulement penché sur le problème, mais prédit l'évolution idéologique, sociale et politique que connait actuellement le monde sous nos yeux (et en fait ça a des liens très nets - Marx ! on ne peut échapper à la méthode d'analyse marxiste, elle est un outil incontournable - avec les intérêts de classe et les plans de certains milieux, et de certaines forces économiques et politiques)

(j'y ai ajouté qq commentaires perso en vert) 

Contre l’abolition de l’homme
(De la bataille contre le Système, épisode VI)

14/11/2014 Certains livres vous tombent dessus comme un météore dont l’impact n’est que lumière. C’est ainsi qu’au détour d’un échange avec un éditeur Suisse installé à Paris, j’ai entendu parler pour la première fois de «L’abolition de l’homme», un bouquin fulgurant, d’une actualité sidérante, pourtant écrit en 1943 durant la Seconde guerre mondiale par l’auteur irlandais C.S. Lewis (1). L’écrivain y démontre que le rejet de toute morale universelle, le subjectivisme absolu de notre modernité en somme, a conduit notre civilisation à remplacer l’éducation des individus par leur «conditionnement» à des valeurs détachées du réel et qui, à terme, conduisent à la «capitulation de la Nature humaine» au profit d’une élite de surmorts (2). L’occasion idéale d’un épisode VI donc, à notre série «De la bataille contre le Système» (3)

De Orwell à Huxley

Dans son roman «1984», Orwell avait imaginé un Etat totalitaire s’imposant par la violence, la surveillance, la manipulation de la langue et le contrôle des médias. (c'est exactement ce à quoi on assiste actuellement ?) Dans son «Meilleur des mondes» (4), Huxley avait quant à lui eu l’intuition que le totalitarisme auquel aboutirait fatalement le capitalisme dans sa version ultime serait un totalitarisme dans lequel, ivres de consommation et gavés de divertissements (5), les esclaves auraient «l’amour de leur servitude».
Aujourd’hui, nous constatons que la réalité qui s’impose peu à peu se situe exactement entre les deux: surveillance, Novlangue et contrôle des médias pour tous ; «amour de la servitude» pour ceux que le Système a correctement formatés et, lorsque la situation l’exige (et elle l’exigera toujours davantage à mesure qu’il deviendra impossible de satisfaire aux désirs des masses), violence et répression pour les récalcitrants (id.)

Dans l’intime du processus de déshumanisation

L’immense mérite de C.S. Lewis est de nous conduire dans l’intime de ce processus de formatage, de déshumanisation qui permet au Système d’inculquer in fine aux esclaves «l’amour de leur servitude».
Son postulat est clair. C’est le rejet par le Système de toute morale universelle, le dénigrement des valeurs traditionnelles et le subjectivisme qui en découle qui permettent, grâce à une éducation pervertie, de détacher l’homme de son humanité en le transformant en un «produit fabriqué».
Pour Lewis en effet, toutes les grandes civilisations et religions se recoupent sur les principes moraux essentiels, attestant de «l’objectivité des valeurs». (quand on constate des variations, celles-ci peuvent généralement s'expliquer, par exemple par les intérêts de classe différents, et les intérêts de sexe sont en fait comme l'a montré Engels issus d'intérêts de classe, ou par des conditionnements historiques ponctuels, mais qui ne remettent pas fondamentalement en question le respect d'invariants.)
Cet ordre moral objectif, cette loi naturelle, forme ainsi un socle commun permettant à chacun de s’épanouir en harmonie avec la vérité du monde et de la condition humaine. Certaines attitudes sont ainsi réellement justes, d’autres réellement fausses, c’est-à-dire «conformes à la réalité de ce qu’est l’univers et de ce que nous sommes».

La juste valeur
Contrairement à ce que préconise l’éducation moderne où le concept même de «jugement de valeur» est devenu péjoratif, où tout n’est que subjectivité, il rappelle que le jugement de valeur n’a rien de subjectif justement, mais s’appuie sur des vérités reconnues, identifiées comme telles par l’ensemble des civilisations et religions.

Les choses sont ainsi objectivement belles ou laides, bonnes ou mauvaises, et on peut les apprécier à leur juste valeur car elles en ont une; ou les haïr dans une juste proportion au regard de ce qu’elles ont d’objectivement haïssable. A l’appui de sa thèse, il cite notamment Aristote: «Le but de l’éducation est d’apprendre à aimer et à haïr ce qu’il convient d’aimer et de haïr» ; puis Platon: «Le jeune homme bien élevé blâme et hait le laid avec un juste dégoût, et loue avec délice la beauté en l’accueillant dans son âme et en s’en nourrissant pour devenir un homme au cœur doux».
Ainsi, les émotions ou sentiments ne sont peut-être pas logiques, mais ils sont «soit raisonnables ou déraisonnables», en fonction de leur adéquation à la juste valeur des choses sur lesquels ils portent. Pour Lewis, «la tête gouverne les entrailles par l’intermédiaire du cœur, qui est le siège d’émotions organisées en sentiments stables par des habitudes bien entraînées».

En résumé : «Le cœur ne peut prendre la place de la tête, mais il doit lui obéir (…). Ne pas être résolu sur les fondements ultimes, soit de la raison théorique soit de la raison pratique, est [dès lors] bêtise pure

Un nouveau catéchisme perverti

Pour Lewis, ce condensé de croyances fondamentales, cette loi naturelle reconnue par toutes les civilisations et religions – et qui permet d’organiser les émotions en «sentiments stables» – est logiquement «la seule source de tous les jugements de valeur».
Il estime ainsi que l’homme de peut pas davantage «créer» de nouvelles valeurs qu’il ne peut «créer de nouvelles couleurs». «Il n’y a jamais eu et il n’y aura jamais de jugement de valeur radicalement nouveau dans l’histoire de l’humanité.»
Dès lors, la prétention de notre modernité à rejeter les valeurs traditionnelles pour leur en substituer de nouvelles est une formidable supercherie. Supercherie commandée au demeurant par une minorité d’individus encagée dans une idéologie.
Pour Lewis, ces prétendues «nouvelles valeurs» ne sont en effet que des fragments de la morale universelle «arrachés arbitrairement de leur contexte global et démesurément gonflés jusqu’à la folie dans leur isolement».
Et c’est exactement de cela qu’il s’agit lorsque notre Système hypertrophie par exemple le principe d’égalité entre homme et femme jusqu’à vouloir les confondre au point, comme le prophétisait Nietzsche, «qu’il leur deviendra impossible de s’aimer»;
c’est exactement de cela qu’il s’agit lorsque notre Système hypertrophie le principe de liberté au point d’imposer partout laideur et vulgarité ;
c’est exactement de cela qu’il s’agit lorsque notre Système hypertrophie le principe de tolérance et prétend faire de la déviance la norme, voire de la norme la déviance ;
c’est exactement de cela qu’il s’agit lorsque notre Système hypertrophie enfin sa vertu autoproclamée tout en en faisant un instrument de guerre pour convertir la planète à sa nouvelle morale dégénérée.

De l’éducation à la propagande
Bien sûr, souligne Lewis, la morale universelle admet un développement de l’intérieur, car c’est de l’intérieur que vient la seule autorité pour la faire évoluer. Donc par ceux qui en ont une connaissance profonde, qui en sont pénétrés, et non pas par quelques philosophes-amateurs, militants encagés dans leur idéologie et leur temps. C’est la différence entre «transformer de l’intérieur et modifier depuis l’extérieur, la différence entre l’organique et le chirurgical».

Aujourd’hui, le dénigrement des valeurs traditionnelles et le subjectivisme totalitaire ont donc permis l’instauration d’un nouveau catéchisme, d’une nouvelle morale qui se veut à portée universelle alors qu’elle est construite sur des «valeurs» amputées, perverties, tronquées ou «amplifiées jusqu’à la folie dans leur isolement», des valeurs qui ont pour point commun toutefois de servir l’idéologie nihiliste du Système et du Marché, au seul profit de l’élite qui les gouvernent.
Il faut donc, insiste Lewis, «reconnaître une validité absolue aux truismes fondamentaux de la raison pratique». Car seule la morale universelle fournit à l’action humaine «une loi commune qui peut à la fois englober les gouvernants et les gouvernés», qui «permet à l’autorité de ne pas être tyrannie, à l’obéissance de ne pas être esclavage
Or si l’ancienne éducation, fondée sur les valeurs traditionnelles, était «une sorte de propagation où des hommes transmettaient la force de leur humanité aux hommes, résume Lewis, la nouvelle n’est que propagande. Là où l’ancienne éducation initiait, la nouvelle conditionne

Soumettre la nature, puis l’homme

Cette volonté de s’émanciper des contraintes morales de la nature humaine n’est qu’une suite logique à notre prétendue domination sur la Nature.
Puisque nous nous sommes rendus maîtres de notre environnement, pensent les faux-prophètes du Système, nous pouvons nous débarrasser de toute morale universelle, de toute loi naturelle bref, de toutes les scories des dieux que nous avons brûlés pour inventer notre propre religion, reformater une humanité selon nos seuls désirs, nos seuls instincts, mais dans le respect des lois du Marché bien entendu. ! (ce qui d'ailleurs montre bien et confirme l'origine de classe de cette idéologie !)
Sur cette idée de domination de l’homme sur la Nature, Lewis apporte un démenti cinglant. «Le pouvoir de l’homme sur la nature, dit-il, n’est que le pouvoir de certains hommes sur d’autres». Le pouvoir de générations qui, par leurs choix, limitent le pouvoir des suivantes. «Tout nouveau pouvoir conquis par l’homme est un pouvoir sur l’homme. Chaque progrès le rend à la fois plus fort et plus faible, puisque chaque progrès s’impose à l’homme, conditionne son avenir et limite ses choix(cf Jacques Ellul)
«L’étape ultime sera atteinte lorsque l’homme, par l’eugénisme, le conditionnement prénatal et une éducation et une propagande fondée sur une psychologie parfaitement appliquée, sera parvenu à exercer un contrôle total sur lui-même. La nature humaine sera la dernière composante de la Nature à capituler devant l’homme

L’hyper-pouvoir contre l’humanité

Bien sûr, de tous temps, on a essayé de faire capituler la Nature humaine pour façonner un nouvel homme. Mais sans jamais y parvenir.
Sauf que, prophétise Lewis dès 1943, «les façonneurs des humains de l’ère nouvelle seront dotés des pouvoirs d’un Etat omni-compétent et armés de techniques scientifiques irrésistibles. Nous serons enfin face à une race de conditionneurs qui pourront réellement façonner toute postérité dans le moule qui leur convient.»
Inutile de dire que cette phrase peut-être réécrite désormais au présent. Dans le premier épisode de «La bataille contre le Système» (6), nous avons détaillé l’hyperpuissance dont disposent aujourd’hui les nouveaux maîtres du monde, et le caractère effectivement «irrésistibles» des techniques de conditionnement dont ils disposent.
Et à la question de savoir si ces «conditionneurs» sont intrinsèquement mauvais, Lewis apporte une réponse vertigineuse : «Pour eux, le bon et le mauvais sont vides de sens, puisque c’est d’eux que doit dépendre le sens de ces mots. (…) Je ne crois pas que ces hommes soient mauvais, je crois plutôt que ce ne sont pas du tout des hommes (dans l’ancienne acception du mot). En d’autres mots, ce sont des gens qui ont sacrifié leur part d’humanité au sens traditionnel du terme pour se consacrer à la tâche de décider ce que l’humanité doit signifier à l’avenir.»
En reniant la morale universelle, la loi naturelle, souligne Lewis, «ils ont sauté dans le vide».
Quant aux esclaves dont le formatage aura réussi, Lewis estime qu’il ne s’agit pas nécessairement de gens malheureux, mais de gens qui ont «perdu toute humanité: ce sont des produits fabriqués».
Et de prononcer sa sentence finale : «La conquête finale de l’homme s’avère être l’abolition de l’homme».

Conclusion

Reconnaître comme intangible la loi naturelle et la morale universelle partagées par les civilisations et les religions depuis des temps immémoriaux; reconnaître qu’elles sont le fondement unique de jugements de valeur objectifs : voilà qui vous place immédiatement, selon le nouveau catéchisme, dans la catégorie des obscurantistes.
Mais on pourrait toujours rétorquer qu’il ne s’agit finalement là que d’un jugement de valeur, sans valeur donc. Petite pirouette qui permet au passage de souligner la bêtise d’une nouvelle philosophie dont le principe fondateur porte en lui l’évidence de son impossibilité.
Au final, ce livre de C.S. Lewis est un monument d’intelligence et d’intuition haute, qui nous dit beaucoup de l’idéologie nihiliste du Système et de sa mécanique intime.
Le constat est là : l’éducation moderne et la propagande diffusée par des médias sous contrôle ne visent en rien à éveiller les hommes et à les élever, mais au contraire à créer dans leur cœur et leur esprit un brouillard insensé qui permet à l’élite des surmorts du Système de les réduire en esclavage. (sous couvert de devoirs "citoyens" c'est à dire en fait  d'obéissance aux normes édictés par le pouvoir ! )
Reste donc à savoir si une révolte est possible face à un formatage de l’humanité opéré avec une telle puissance. La crainte est en effet très forte que, comme la grenouille plongée dans un bain porté lentement à ébullition ne s’aperçoit de rien et fini bouillie sans le savoir, les hommes s’habituent, d’une génération à l’autre, à vivre sans autres valeurs que celle de leur Moi surdimensionné, sans autres valeurs que celle de leur désirs et de leur plaisirs confondus, dans l’amour de leur servitude.
«On ne regarde plus les arbres comme les dryades et on n’en voit plus la beauté dès l’instant où on les débite en planches, explique Lewis. Le premier à le faire à sans doute ressentit cruellement ce qu’il en coûtait.» (cf. une chanson de Brassens : http://miiraslimake.hautetfort.com/apps/search/?s=Brassens ) Mais ensuite?
Le regard glacé que nous force à poser sur les choses le nouveau catéchisme du Système est celui du scientifique formaté qui s’interdit tout jugement de valeur sur l’objet observé, en nie toute valeur objective et, ainsi, le prive d’une partie de sa réalité, peut-être même la plus importante.
Avec son nouveau catéchisme, le Système nous éduque désormais à réduire notre vision du monde à quelque chose de totalement subjectif et, ce faisant, il nous impose d’en nier la valeur au sens traditionnel du terme, d’en nier la part divine en somme.
C’est la vision que portent sur le monde les surmorts qui prétendent façonner l’homme nouveau: un monde sans dieu, sans humanité, sans valeur et sans âme, un monde déjà mort, comme eux.
Un regard glacé et glaçant qu’à terme, ils nous invitent à poser sur nous-mêmes.
A bon entendeur comme on dit…

Publié sur entrefilets le 14 novembre 2014

1 C.S Lewis

2 Nous avons emprunté le terme de «surmorts» à l’écrivain et poète suisse Maurice Chappaz qui, dans une lettre de 1968 écrivait : «J’ai localisé le pouvoir réel, brutal dans l’économie et vu les velléités, les complicités, les mensonges, le blanc qui devient noir dans les partis politiques, tous les partis. Et le social a comporté pour moi un élément de dégoût que tu ne peux imaginer: le nazisme. Le commercial totalitaire le resuce en lui: cette tuerie d’arbres, de phoques, cet empoisonnement de l’air, des eaux, ces massacres divers et cette propagande, cette réclame pour l’englobant industriel, le «progrès» carrément détachés de l’humain. Les vrais parasites modernes ne sont pas les clochards, les beatniks, mais justement les activistes de la construction inutile, du gaspillage des sources et des ressources, spéculateurs, menteurs en tous produits et appétits. Nous connaissons aussi ces volontés de puissance à l’œil parfois très intelligent de surmorts, qui délèguent aux fonctions publiques les bureaucrates, des types, des espèces de chauves graisseux moins costaux qu’eux-mêmes. Les surmorts ont besoin d’otages, de médiocres qui limitent toujours un pays aux affaires

3 Tous les épisodes de La bataille contre le Système

4 Une interview de Aldous Leonard Huxley

5 Voir aussi le concept de «Tittytainment»

6 De la bataille contre le Système, épidose I

(Les épisodes précédents de «La bataille contre le Système»