tous les gens, et parents de gens, qui sont morts mystérieusement, autour de l'inventaire des objets trouvés dans la tombe de Toutankhamon, les journalistes, bizarrement "expliquent ça par une "malédiction", vous croyez à ce genre d'explication ésotérique ? Je pense que non. Or une explication rationnelle il y en a une, et quand on étudie le dossier (au fait connaissez-vous les livres de Joseph Davidovits, ingénieur et égyptologue, sur le scribe du père d'Akhenaton qui a eu un temps funéraire ?) ça devient tout à fait convaincant, lisez :
20/09/2025
"malediction" vous avez dit "malédiction" ?
La découverte du tombeau de Toutankhamon a été un événement mondial, les morts mystérieuses qui ont suivi ont fait la une des journaux, mais le secret le plus important est resté caché car il mettait à mal le projet de création d’un état juif par le mouvement sioniste.
Cet article permet de comprendre pourquoi, malgré les nombreuses découvertes liés aux traductions de tablettes sumériennes ou hiéroglyphes égyptiens qui remettent en question l’origine de la Bible, rien n’est divulgué au public.
Ce texte a été publié par Marjy sur un forum qui n’existe plus, mes rajouts sont en marron :
Depuis qu’Howard Carter en découvrit la tombe – officiellement le 27 novembre 1922 – les personnes les plus au courant par rapport aux détails des découvertes sont toutes mortes, inexplicablement, en l’espace de quelques années.
Environ 5 mois après la découverte de la tombe, celui qui a financé l’entreprise, Lord Carnarvon (en fait on sait aujourd’hui que ce n’était pas lui le financier mais la famille de sa femme, les Rothschild), est piqué par un moustique sur la joue.
Suite à ce banal incident, ses conditions de santé se dégrade jusqu’à le conduire à la mort par septicémie.
Ce fut ensuite au tour du demi-frère de Lord Carnarvon, Aubrey Herbert, qui mourut inexplicablement, en 1923, suis à une simple extraction dentaire.
L’archéologue canadien La Fleur, arrivé en Égypte en avril 1923 – en parfait été de santé – pour aider Carter dans ses travaux, mourrait juste quelques semaines après d’une mystérieuse maladie.
C’est toujours en 1923 que mourut Georges Jay Gould, ami intime du comte de Carnarvon, à cause d’une étrange inflammation pulmonaire.
Juste un an après, en 1924, le célèbre archéologue Evelyn White qui avait collaboré avec Carter pour rédiger l’inventaire du trousseau funéraire du pharaon expirait à son tour.
Il fut retrouvé pendu, et la police conclue qu’il s’agissait d’un suicide.
Quelques mois plus tard Douglas Archibald Reed, le scientifique anglais qui avait été chargé de faire les radiographie de la momie du pharaon, perdit la vie dans des circonstances pas très claires.
En 1926 la « malédiction » toucha Bernard Pyne Grenfell, l’éminent papyrologue consulté par Carnarvon pour les traductions des textes égyptiens.
Le secrétaire privé de Lord Carnarvon, le noble Richard Bethell, fut retrouvé mort dans son lit, en 1929, suite à un cas atypique d’arrêt cardiaque.
Bethell avait aidé H. Carter dans le travail de catalogage des trésors de Toutankhamon, et la cause de sa mort est toujours restée un mystère.
Lord Westbury, le père de R. Bethell, mourut à peine quelques mois après son fils, « sautant » par la fenêtre de son appartement de Londres. La police classa rapidement le cas comme suicide.
Dans sa chambre on retrouva un vase en albâtre appartenant à la tristement célèbre tombe de Toutankhamon, un objet précieux qui n’apparaissait pas sur la liste officielle des objets découverts.
Le vase avait donc du être pillé durant la première ouverture clandestine de la crypte… et cela révélait implicitement que l’ancien noble avait très certainement été mis au courant des dessous de la découverte directement par son fils.
D’un « mal étrange » mourut également l’égyptologue Arthur Cruttenden Mace, le scientifique qui en 1922 avait collaboré avec Howard Carter à la restauration de la tombe.
Avant de mourir Mace avait été très proche de Lord Carnarvon, et il avait contribué à la rédaction du volume « The Tomb of Tut.ankh.amon » avec H. Xarter.
Mais début 1923 déjà, Mace commençait à se plaindre d’un très mauvais état de santé qui le conduit lentement mais inexorablement à la mort, survenue le 6 avril 1928.
En 1929, le « mauvais sort » toucha Lady Almina, la femme de Lord Carnaron, et – comme c’était déjà arrivé auparavant pour son mari – la cause du décès fut officiellement attribuée à une infection.
Le très riche prince égyptien Alì Kemel Fahmy Bey, qui s’était beaucoup intéressé aux secrets de la tombes se positionnant comme acheteur potentiel des trésors pillés, fut retrouvé mort en 1929 dans des circonstances pour le moins obscures.
Le crime fut commis dans un hôtel de Londres, et la police anglaise classa rapidement l’affaire attribuant l’homicide à sa femme.
Le frère du prince musulman assassiné mourut comme par hasard de mort violente lui aussi.
Dans son cas également, le décès fut rapidement archivé par la police comme suicide.
L’honorable Mervyn Herbert, deuxième demi-frère de Lord Carnarvon, mourut en 1930 à Rome dans des circonstances étranges.
Même « mauvais sort » pour l’égyptologue Arthur Weigallm qui avait collaboré activement avec Carter, Carnarvon et le reste de l’équipe durant les travaux de fouilles.
En 1933 il fut touché par une « fièvre inconnue », qui le conduisit rapidement à la mort.
Personne toutefois ne retint nécessaire de solliciter une enquête judiciaire à ce propos, et les journaux de l’époque préféraient trouver une explication à ces mystérieux décès dans une fortuite série de coïncidences, ou même dans la rumeur selon laquelle une terrible « malédiction » du pharaon aurait massacré les scientifiques liés à la découverte.
Il est évident que des personnes très puissantes et ayant beaucoup d’influences sur le gouvernement, la police et les médias, ont brouillé les pistes !
Ce sont ces mêmes personnes « très influentes » qui seraient responsables de la disparition de l’«hypothèse Khazars» dans les recherches de l’origine des juifs d’Europe.
Avant la création du sionisme en 1897, la théorie selon laquelle les juifs d’Europe venaient de population turco-khazars convertis au judaïsme était dominante, aujourd’hui, ceux qui osent en parler subissent d’énormes pressions alors que des preuves génétiques vont aussi dans ce sens (voir les travaux du Dr Eran Elhaik), et tout cela toujours pour la même raison : la vérité met en danger l’existence légale d’Israël !
Et plus la « malédiction » faisait de victime, plus la presse alimentait une atmosphère de superstition toujours plus dense et croissante, qui donna naissance à une des légendes modernes les plus connues au monde, qui a aussi été le point de départ de nombreux romans à succès.
Par la suite, l’événement fut rendu encore plus suggestif par l’adjonction d’anecdote impressionnantes sur certains présages néfastes qui se seraient passés le jour de l’ouverture de la crypte.
On fit par exemple circuler la rumeur selon laquelle, au moment de la sortie de la tombe du dernier ouvrier, se serait déchaînée une inquiétante tempête de sable, juste devant le tunnel qui conduisait à la tombe.
A cet événement surnaturel, aurait fait suite l’apparition à l’horizon d’un majestueux faucon (symbole de l’autorité royale dans l’ancienne Égypte) dirigé vers l’ouest, le lieu où les anciens égyptiens pensait que les âmes des morts se rendaient.
Au récit de cet épisode – dont on ne trouve par ailleurs aucune « preuves » historiques – s’en ajoutent d’autres toujours plus fantastique, qui finirent par affoler les pages des tabloïds du monde entier.
Un des épisodes les plus invraisemblables concernait justement la mort de Lord Cararvon, survenue à 1h55 du matin : on dit par exemple que à l’instant précis où expira le noble britannique toutes les lumières de la ville du Caire se seraient éteintes.
Un présage néfaste auquel aurait fait suite aussi la mort de son chien.
Certains improbables témoins racontèrent même que la pauvre bête, avant de mourir, était encore en train d’hurler de terreur, car elle percevait la présence d’une entité hostile qui était en train de la hanté.
Et au fur et à mesure que la liste des morts s’allongeait, les organes d’informations continuaient à alimenter la légende avec n’importe quelle circonstance « surnaturelle » capable de confirmer l’histoire de la malédiction, selon laquelle Toutankhamon aurait réussi à venger la profanation de la tombe royale, en tuant tous les auteurs du « sacrilège ».
Mais quelque chose, dans tous ces comptes, ne tournait pas rond : Howard Carter, c’est-à-dire le principal responsable de l’expédition, et le découvreur effectif de la tombe, restait étrangement immunisé par les conséquences de l' »épouvantable punition ».
Les circonstances réelles dans lesquelles Carnarvon perdit la vie restent toutefois assez obscures, puisque déjà quelques temps avant son décès le noble britannique manifesta de symptômes assez clairs d’empoisonnement.
Le comte, en effet, après avoir contracté la présumée infection létale, commença à souffrir inexplicablement de la chute de ses dents et de leur continuel effritement, qui sont des conséquences typique d’un empoisonnement à l’arsenic.
Mais, comme le démontre les enquêtes chimiques et bactériologiques conduite dans la tombe le matin suivant l’ouverture officielle, cette substance était totalement absente des chambres funéraires de Toutankhamon.
La mort de Mace, qui avait travaillé en étroite collaboration avec les découvreurs de la tombe, laissait également de forts doutes, qui sont par ailleurs confirmés par la biographie de Mace, publié en 1992 par l’écrivain Christopher C. Lee.
Dans cette œuvre, on retrouve le texte d’une lettre écrite par Mace, le 14 janvier 1927 à son vieil ami A. Lythgoe.
Dans la missive Mace révélait que ses conditions de santé exécrables provenait d’un mystérieux empoisonnement à l’arsenic.
Mais sur la façon dont Mace aurait pu subir un telle intoxication létale, le biographe n’a pas pu fournir d’explications plausibles.
Brackman suggérait que grâce à eux il aurait été possible de démontrer de manière irréfutable l’étroite relation entre le premier pharaon monothéiste de l’histoire, « l’hérétique » Akhenaton (aujourd’hui attesté comme père de Toutankhamon) et Moïse, le législateur israélite qui selon la tradition de l’Ancien testament « conduisit le peuple d’Israël hors d’Égypte ».
Pour confirmer cette hypothèse nous trouvons un important témoignage de Lee Keedick, que l’écrivain Thomas Hoving a reporté textuellement dans son volume de 1978, « Tutankhamon – the untold story ».
keedick a raconté avoir assisté à une discussion animée entre H. Carter et un haut fonctionnaire anglais, survenue en 1924 à l’ambassade britannique du Caire.
Durant la lutte houleuse Carter menaça de révéler publiquement » le bouillant contenu des documents qu’il avait trouver dans la tombe », documents qui – selon ce que Carter lui-même affirmait – « racontaient le véritable et scandaleux compte-rendu de l’exode des Hébreux de l’Egypte ».
Toutefois, il semblerait qu’au terme de la discussion Carter ait trouvé un accord avantageux pour se taire, et de fait, depuis lors, ces papyrus ont disparus comme par magie.
Carter expliqua qu’il avait erronément classé certains bandages du pharaon comme des papyrus, à cause de l’absence de lumière électrique dans la crypte.
Mais sont explication était décidément bien fragile : si en effet il s’agissait d’un simple méprise dans le catalogage, les membres de son équipe aurait du s’en apercevoir très vite, vu l’intérêt qu’entre-temps les précieux documents avaient suscité.
L’évident mensonge de Carter eut donc l’effet opposé à celui désiré : au lieu d’ensevelir pour toujours la nouvelle de la découverte, les « papyrus disparus » de Toutankhamon devinrent l’objet de moqueries et de spéculations, qui se transformèrent en véritables doutes, quand il fut confirmer que Carter et Carnarvon avaient plus d’une fois fait de fausses déclarations à la presse.
On su en outre que les deux protagonistes de la découvertes étaient furtivement entrés dans les locaux de la tombe avant son ouverture officielle, pillant à l’occasion de nombreux objets du mobilier funéraire ayant appartenu au pharaon.
Une confirmation de la découverte des papyrus se trouve dans une lettre que Cararvon envoya en novembre 1922 à son ami, l’égyptologue Alan H. Gardiner.
Dans la missive réservée Lord Carnarvon décrivait en détails les objets découverts dans la tombe, et parmi les autres chose il affirmait « il y a une boîte avec à l’intérieur quelques papyrus ».
Cette présence fut par la suite confirmée par une missives successive de Carnarvon à Sir Edgar A. Willis Budge, le gardien des antiquités égyptiennes du British Museum, datée du 1er décembre 1922.
Dans la lettre Carnarvon affirmait avoir trouvé dans la crypte du pharaon certain document de grande importance historique.
L’existence des papyrus était également confirmée par un des bulletins officiels qui partaient quotidiennement de Luxor, durant les fouilles.
Dans la dépêche télégraphique envoyée par Arthur Merton le 30 novembre 1922, on pouvait lire :
« …une des boîtes trouvées dans la tombe contenait des rouleaux de papyrus desquels on peut s’attendre à retrouver des masses d’informations historiques ».
Comme c’est bien connu, dans le cas d’une importante découverte archéologique, le découvreur évite de faire des déclarations officielle jusqu’à ce qu’il n’ait pu vérifier de fond en combles l’authenticité de sa propre découverte.
Il est donc peu probable que 4 jours après la découverte, aucun membre de l’équipe n’ait encore pris le soin d’effectuer les vérifications.
Nous savons en outre qu’Howard Carter ne démenti jamais les déclarations faites par Lord Carnarvon, et tant l’inventaire, que la première version des faits, furent modifiés seulement après la mort de ce dernier.
Selon certaines sources, le comte de Carnarvon aurait même confirmé la découverte des papyrus dans une interview donnée le 17 décembre 1922 – donc 21 jours après la découverte officielle – à un envoyé spécial du Times.
D’importants indices ultérieurs arrivent de l’égyptologue Alan Gardiner, qui à l’époque fut mis au courant de la découverte par Lord Carnarvon lui-même, et qui publia ses propre opinions sur la valeur effective des découvertes sur le « Times » le 4 décembre 1922.
Dans l’interview Gardiner déclarait :
« Mes préférences me portent à être particulièrement intéressé par la boîte des papyrus qui a été retrouvée… D’autre part, ces documents pourraient d’une quelconque façon faire la lumière sur le changement de la religion des hérétiques (c’est-à-dire les pharaon de El Amarna) vers la précédente religion traditionnelle, et ce serait extraordinairement intéressant… ».
Ces conclusions confirment les rumeurs qui filtraient, à l’époque quand ce même Howard Carter admis devant certains témoins lors d’un discussion animée, que le véritable secret à caché concernait l’histoire d’Israël.
Les études les plus récentes conduites dans ce domaine démontrent en effet que selon toutes probabilités le peuple d’Israël tire ses origines du mélange racial entre les tribus sémites Hyksos et es autres minorités ethniques qui suivirent le pharaon hérétique Akhénaton avec sa caste sacerdotale Yahud.
Déjà, à l’époque de l’occupation napoléonienne de l’Égypte, l’érudit Jean-François Champollion suggéra l’existence d’un lien étroit entre l’Ancien testament et la période égyptienne de El amarna et son pharaon monothéiste.
Il s’agit donc d’une hypothèse déjà largement partagée dans le passé par d’illustre égyptologue, et même confirmée par Sigmund Freud. Le père de la psychanalyse, qui était juif, avait étudié à fond les textes sacrés à la recherche des véritables origines du peuple israélites, et au terme de ses recherches il avait écrit :
« Je voudrais me risquer à une conclusion : si Moïse était égyptien, et s’il transmis aux hébreux sa propre religion, c’était la religion d’Akhenaton, la religion d’Aton ».
D’autres illustres chercheurs d’origine juive, comme par exemple Messod et Roger Sabbah (« Les secrets de l’exode »), sont arrivés aux mêmes conclusions sur les origines du peuple juif.
Les nouvelles découvertes archéologiques ont donc contraint les chercheurs à revoir drastiquement leurs propres positions.
Pour Robert Feather, auteur du livre « Le dernier mystère de Qumran », les « rouleaux de la Mer Morte » (les « rouleaux » furent cachés dans les grottes de Qmran par la communauté juives des Esséniens) sont d’origine égyptienne, et il explique dans son livre qu’une bonne partie de la rédaction de l’Ancien testament est en réalité à attribuer à la caste sacerdotale du pharaon hérétique Akhenaton (Aménophis IV), les prêtres Yahùd.
Ces affirmations sont à mettre en relation avec les dernières théories, qui identifie les premières tribus d’Israël avec les Shasu – Hyksos (ethnie sémite originaire de la zone Mésopotamienne), qui adoptèrent la puissante caste sacerdotale égyptienne des Yahùd sous le guide du monarque monothéiste Amenophis IV/ Akhenaton, qui régna durant la période où aurait vécu le biblique Moïse.
Tandis que le patriarche des hébreux Abraham, si on s’en tient aux sources bibliques, provenait justement de la ville de Ur (devenue ensuite Babylone et aujourd’hui Baghdad), et avait donc des origines mésopotamiennes.
Les Hyksos était un peuple sémite culturellement très avancé, qui disposait de technologie militaire d’avant-garde, comme les puissants chars de guerre mésopotamiens (chars, cavalerie lourde, casques et cuirasses), auxquels ils devaient très certainement leurs rapides succès militaires.
A la fin cependant les rois Hyksos furent vaincus et chassés définitivement au-delà du delta du Nil, tandis qu’une partie de leur peuple fut capturée et contrainte à l’esclavage.
Les réfugiés Hyksos passèrent ainsi du statut de dominateur à celui de prisonnier, et leur permanence en Égypte s’étendit pendant environ 400 ans : la même période de temps indiquée par la bible comme « captivité égyptienne des hébreux ».
Avec l’arrivée du pharaon hérétique Amenophis IV (qui s’est renommé Akhenaton), la minorité Hyksos se convertit au culte monothéiste d’Aton, suivant le sort de son bref règne.
Qu’advint-il après la chute de Akhenaton ?
Ce n’est aujourd’hui pas encore très clair, car les régents qui lui succédèrent en effacèrent toutes les traces dans l’histoire.
L’exode biblique apparaît donc comme indubitablement connecté aux vicissitudes du pharaon hérétique Akhenaton (les seules qui leur garantissent un fondement historique), qui instaura la nouvelle foi monothéiste dévouée au culte de ineffables Dieu Aton.
C’est à lui qu’Akhenaton dédia la construction d’une ville entière, Akhet.aton (ensuite El Amarna), le lieu où il rassembla son nouveau peuple autour du culte du soleil.
On a beaucoup débattu sur l’hérésie d’Aton, un monothéisme en réalité très atypique qui renfermait en lui, sans le renier, le complexe polythéisme égyptien.
De nombreux scientifiques préfèrent donc utiliser le terme de « hénothéisme », expliquant que Aton n’aurait pas été la seule divinité, mais bien le dieu suprême dont la vénération aurait pu remplacer toutes les autres puisqu’elles en dérivent.
Parmi les convertis a cette forme de monothéisme il y eut aussi les minorités ethniques alors présentent en Égypte, qui une fois réunie dans culte d’Aton donnèrent lieu à la naissance d’un peuple cosmopolite et multiracial, dont les membres d’origine sémite constituaient la majorité.
A l’intérieur de cette nouvelle nation il y avait aussi des races typiquement africaines, comme celle des Falashà éthiopien qui aujourd’hui encore revendiquent leurs origines juives.
Ces derniers toutefois, une fois le règne d’Akhenaton sur l’Égypte terminé, retournèrent dans la région africaine d’appartenance (l’Éthiopie), séparant ainsi leur destin de celui des autres rescapés hérétiques.
Les deux exodes donc – celui historique du pharaon monothéiste Akhenaton d’une part, et celui biblique de Moïse d’autre part – se vérifièrent exactement durant la même période historique, au point que les deux événements narratifs résultent tout à fait superposables l’une sur l’autre.
La Bible elle-même en outre nous informe que Moïse grandit comme un prince à la cour des pharaons, après avoir été retrouvé dans un panier qui flottait le long du Nil.
Un épisodes fabuleux qui a l’incomparable saveur d’une invention littéraire destinée à justifier la présence du patriarche dans la maison du pharaon.
Il semble donc évident que les scribes de l’Ancien Testament voulurent sceller la véritable origine de Moïse et de son peuple à leur propre ancêtre.
Parmi les nombreuses preuves recueillies en ce sens aux cours des années, il y en a certaines qui sont particulièrement significatives, comme par exemple le Psaume 104 de l’Ancien Testament : selon l’interprétation la plus diffuse parmi les scientifiques laïques, le Psaume 104 n’est autre que la ré-élaboration du « Grand hymne à Aton« , un texte que le pharaon hérétique en personne à fait rédiger (Le Grand hymne à Aton a été retrouvé dans la tombe du pharaon Ay à Akhet-Aton /el Amarna).
Selon l’interprétation digne de foi de Messod et Roger Sabbah, en outre, le terme hébreux « adonai« , utiliser pour dire « mon seigneur », traduit dans le langage des hiéroglyphes égyptiens correspond à la parole D’Aton, tandis qu’une partie des scientifiques la traduit par adon-ay, c’est-à-dire, seigneur « Ay », le nom du premier successeur d‘Akhenaton.
Même l’origine controversée de la prière chrétienne du Notre Père (« Notre père qui êtes aux cieux… »), nonobstant ce que l’Église Catholique laisse entendre, semble être, selon certains scientifiques, un hymne religieux qui remonte à l’Égypte ancienne, précisément à la période où était en vigueur le culte du Dieu-Soleil (d’où serait né des termes comme « le très haut » ou « le seigneur des cieux »).
Il y a un siècle Albert Churchward, scientifique expert de mythologie, affirmait :
« Les Évangiles canoniques peuvent être considérer comme un recueil de dires prélevés dans les mythe et dans l’eschatologie des égyptiens ».
Bien plus récemment les co-auteurs de « Les secrets de l’exode », Messod et Roger Sabbah, sont arrivés à soutenir la même thèse en partant de l’examen rigoureux des sources les plus anciennes que nous ayons à disposition, comme certains textes sacrés écrit en araméen.
De cette façon ils ont évité de consulter les textes déjà traduits ou déformé par les interprétations précédentes, récupérant la précieuse signification originale.
(Il est bon de savoir en effet que l’araméen n’utilisait pas les voyelles, et le traduire signifie toujours d’une façon ou d’une autre l’interpréter à sa propre discrétion).
Les auteurs ont exécuté un travail d’exégèse rigoureux et approfondi, qui a profité des études herméneutique digne de foi de Salomon Rashì, un traducteur d’hébreux médiéval très connu et respecté même dans le milieu juif orthodoxe, surtout parce qu’il est devenu le dépositaire exclusif de leur tradition orale perdue.
Extrait :
Roger Sabbah, égyptologue, archéologue et chercheur a fait des découvertes incroyables avec son frère :
Dans le tombeau de Toutankhamon, ouvert en 1923, figuraient des inscriptions rédigées en hiéroglyphes insolites, certaines lettres ressemblant à s’y méprendre – forme, prononciation, valeur symbolique – à l’alphabet hébreu.
La coïncidence, à l’époque, n’émut personne. Pas plus que celle-ci: sur un mur du tombeau, le double « cartouche (la signature gravée) d’un obscur pharaon, Aï, dont le nom, en hiéroglyphes, ressemble à celui, dans la Bible araméenne, de Dieu, prononcé Adonaï (Aton-Aï).
Et, à l’entrée de la salle du trésor, gardant la tombe, couché sur un coffre, le chien Anubis (ou Anapi): en hébreu, « Nabi » signifie « gardien de la loi ».
Chien et coffre étaient recouverts d’un tissu sacré rappelant le châle de prière des Hébreux.
Le coffre à brancards, lui, pourrait s’apparenter à l’ « Arche d’Alliance » telle qu’elle est décrite dans la Bible. Arguant de ces similitudes – il y en a bien d’autres -, les frères Sabbah ont relu de fond en comble les textes.
Ils en ont déduit que la langue hébraïque était issue des hiéroglyphes, stylisés. Et, dès lors, tout s’est éclairé: les énigmes de la Bible, les noms aux consonances étranges parce qu’étrangères, les personnages, l’Histoire.
Laissons un moment à part l’événement de la découverte, et faisons un bref saut en arrière dans l’histoire.
En fait on sait aujourd’hui que le vrai fondateur du sionisme contemporain n’était pas juif, mais chrétien dispensationaliste, c’est un américain, le révérend William E. Blackstone, au service des puissantes familles JP Morgan et Rockefeller, qui a convaincu Theodor Herzl de créer le mouvement sioniste en Europe, mouvement qui a ensuite été financé par la famille Rothschild.
L’autre curiosité quant au choix de Théodor Herzl comme dirigeant du mouvement sioniste par les banquier américains, c’est qu’il était antisémite comme le remarque ce documentaire israëlien avec sous titre en français :
Theodore HERZL « Le coté antisémite du Sionisme »
Son volume « Der Judenstaat » (l’état juif) de 1896 devint ainsi une sorte de « texte sacré » chez les plus fervents militants sionistes.
Theodor Herzl est passé à l’histoire comme le fondateur officiel de la World Zionist Organization (la première organisation sioniste au niveau mondiale), un mouvement qui fonde sa propagande sur deux questions fondamentales :
le concept de « race juive », et son lien essentiel avec le Terre Promise, Eretz Israel (qui ne signifie pas « Terre d’Isreal » dans le sens géographique, mais Terre des descendants de Jacob, c’est-à-dire « israelites »).
Le lobby sioniste ne fut jamais un mouvement politique quelconque, car il pu compter dés le début sur l’appui exclusif de pouvoirs fort de l’époque.
Le support financier des futurs colons juifs en effet fut assuré par le sommet historique des éminents banquiers et franc-maçons qui se tint à Bâle en 1897, durant les travaux du Premier Congrès Sioniste. Le congrès était présidé par le baron Edmond de Rothschild, lequel mis à l’ordre du jour la naissance d’un institut de crédit qui avait pour but principal de soutenir la cause sioniste.
Les sionistes, de leur côté, malgré le manque de fondement tant historique que biologique, cherchaient par tout les moyens à valider et diffuser le concept de « race juive » : une idéologie qui trouva sa propagande dans des œuvres comme celles de Vladimir Jabotinsky (un des plus grands activistes historiques du sionisme réviosonniste).
Ces derniers en effet, à cause justement du procès d’intégration qui était effectivement en cours à cette époque, considéraient que la pureté ethnique des juifs était en grave danger, en arrivant à soutenir que la seule solution possible pour y remédier était la construction d’un état juif.
A ce point il n’est pas difficile d’imaginer comme l’éventuelle diffusion du contenu des papyrus, qui réécrivaient la racine historique de l’origine du peuple juif, aurait desservi la cause sioniste de manière probablement létale. (Comme cela a déjà été dit, à cette époque la cause n’avait pas encore rencontré un grand succès.
Ce fut seulement dans les années 30, avec l’arrivée au pouvoir d’Adolf Hilter, que la politique sioniste commença à obtenir un large consensus au sein même de la communauté juive.
Suite à la propagande anti-sémite du dictateur allemand, de nombreux juifs acceptèrent bien volontiers la proposition de déménager définitivement en Palestine, amorçant ce programme d’immigration consistant qui amena par la suite à la naissance de l’état juif.
Il faut savoir qu’Hitler était favorable au sionisme et a travaillé avec les sionistes à la création d’Israël comme lors du contrat de transfert ou accord Haavara (voir Wikipédia).
Hitler a aussi fait éliminer les historiens qui défendaient encore que les juifs d’Europe n’avaient rien à voir avec les hébreux mais venaient de tribu turco-khazares converti au judaïsme, en cela il a fini le travail commencé par les sionistes.
Et contrairement à la triste légende, ce n’est pas le mufti de Jérusalem qui lui a demandé de ne plus envoyer de juif en Palestine, mais c’est les anglais qui en 1939 ont mis fin à cette immigration massive de juif allemand envoyé par Hitler.
Paradoxalement donc la politique de ségrégation raciale mise en œuvre par le Fuhrer joua en faveur des Sionistes qui poussaient à une émigration juive de masse vers la Palestine.
L’histoire doit encore éclaircir de façon approfondie les différents points de contact qui de fait s’enregistrèrent entre les nazis et les sionistes, dans cette convergence d’intérêts paradoxale.
hasard statistique, malédiction du pharaon, ou ‘intervention humain », visant à empêcher la diffusion des contenus des précieux papyrus ?
Cet article suggère clairement la troisième hypothèse, mais il n’existe aucune preuve concrète qui légitime cette accusation envers les sionistes de l’époque.
Il existe cependant une curieuse connexion, difficile à ignorer : la présence du baron Edmund de Rothschild dans le cercle des personnes qui connurent en premier la vérité sur le bouillant contenu des documents.
L’éminent banquier jouissait en effet d’un canal d’information privilégié, étant parent direct d’Alfred de Rothschild, le financier qui couvrit les dettes du désargenté comte de Carnarvon.
A. De Rothschild, à son tour, était le père naturel de la femme de Carnarvon, lady Almina, la fille de Marie Felice Wombwell, une femme légalement mariée à l’anglais George Wombwell.
Ce degré de parenté entre un des membres les plus puissants de la famille juive et Lady Almina – elle aussi parmi les victimes de la « malédiction » – est clairement témoigné dans les mémoires du VI comte de Carnarvon, et il apparaît donc évident que, si réellement on avait retrouvé un compte-rendu historique sur les véritables origines du peuple juif, un membre influent du lobby sioniste comme E. Rothschild l’aurait certainement su.
Cet article permet de comprendre pourquoi, malgré les nombreuses découvertes liés aux traductions de tablettes sumériennes ou hiéroglyphes égyptiens qui remettent en question l’origine de la Bible, rien n’est divulgué au public.
Ce texte a été publié par Marjy sur un forum qui n’existe plus, mes rajouts sont en marron :
Le secret derrière le secret de Toutankhamon
Depuis presque un siècle désormais un halo sinistre flotte autour du nom du pharaon-enfant Toutankhamon.Depuis qu’Howard Carter en découvrit la tombe – officiellement le 27 novembre 1922 – les personnes les plus au courant par rapport aux détails des découvertes sont toutes mortes, inexplicablement, en l’espace de quelques années.
Environ 5 mois après la découverte de la tombe, celui qui a financé l’entreprise, Lord Carnarvon (en fait on sait aujourd’hui que ce n’était pas lui le financier mais la famille de sa femme, les Rothschild), est piqué par un moustique sur la joue.
Suite à ce banal incident, ses conditions de santé se dégrade jusqu’à le conduire à la mort par septicémie.
Ce fut ensuite au tour du demi-frère de Lord Carnarvon, Aubrey Herbert, qui mourut inexplicablement, en 1923, suis à une simple extraction dentaire.
L’archéologue canadien La Fleur, arrivé en Égypte en avril 1923 – en parfait été de santé – pour aider Carter dans ses travaux, mourrait juste quelques semaines après d’une mystérieuse maladie.
C’est toujours en 1923 que mourut Georges Jay Gould, ami intime du comte de Carnarvon, à cause d’une étrange inflammation pulmonaire.
Juste un an après, en 1924, le célèbre archéologue Evelyn White qui avait collaboré avec Carter pour rédiger l’inventaire du trousseau funéraire du pharaon expirait à son tour.
Il fut retrouvé pendu, et la police conclue qu’il s’agissait d’un suicide.
Quelques mois plus tard Douglas Archibald Reed, le scientifique anglais qui avait été chargé de faire les radiographie de la momie du pharaon, perdit la vie dans des circonstances pas très claires.
En 1926 la « malédiction » toucha Bernard Pyne Grenfell, l’éminent papyrologue consulté par Carnarvon pour les traductions des textes égyptiens.
Le secrétaire privé de Lord Carnarvon, le noble Richard Bethell, fut retrouvé mort dans son lit, en 1929, suite à un cas atypique d’arrêt cardiaque.
Bethell avait aidé H. Carter dans le travail de catalogage des trésors de Toutankhamon, et la cause de sa mort est toujours restée un mystère.
Lord Westbury, le père de R. Bethell, mourut à peine quelques mois après son fils, « sautant » par la fenêtre de son appartement de Londres. La police classa rapidement le cas comme suicide.
Dans sa chambre on retrouva un vase en albâtre appartenant à la tristement célèbre tombe de Toutankhamon, un objet précieux qui n’apparaissait pas sur la liste officielle des objets découverts.
Le vase avait donc du être pillé durant la première ouverture clandestine de la crypte… et cela révélait implicitement que l’ancien noble avait très certainement été mis au courant des dessous de la découverte directement par son fils.
D’un « mal étrange » mourut également l’égyptologue Arthur Cruttenden Mace, le scientifique qui en 1922 avait collaboré avec Howard Carter à la restauration de la tombe.
Avant de mourir Mace avait été très proche de Lord Carnarvon, et il avait contribué à la rédaction du volume « The Tomb of Tut.ankh.amon » avec H. Xarter.
Mais début 1923 déjà, Mace commençait à se plaindre d’un très mauvais état de santé qui le conduit lentement mais inexorablement à la mort, survenue le 6 avril 1928.
En 1929, le « mauvais sort » toucha Lady Almina, la femme de Lord Carnaron, et – comme c’était déjà arrivé auparavant pour son mari – la cause du décès fut officiellement attribuée à une infection.
Le très riche prince égyptien Alì Kemel Fahmy Bey, qui s’était beaucoup intéressé aux secrets de la tombes se positionnant comme acheteur potentiel des trésors pillés, fut retrouvé mort en 1929 dans des circonstances pour le moins obscures.
Le crime fut commis dans un hôtel de Londres, et la police anglaise classa rapidement l’affaire attribuant l’homicide à sa femme.
Le frère du prince musulman assassiné mourut comme par hasard de mort violente lui aussi.
Dans son cas également, le décès fut rapidement archivé par la police comme suicide.
L’honorable Mervyn Herbert, deuxième demi-frère de Lord Carnarvon, mourut en 1930 à Rome dans des circonstances étranges.
Même « mauvais sort » pour l’égyptologue Arthur Weigallm qui avait collaboré activement avec Carter, Carnarvon et le reste de l’équipe durant les travaux de fouilles.
En 1933 il fut touché par une « fièvre inconnue », qui le conduisit rapidement à la mort.
Personne toutefois ne retint nécessaire de solliciter une enquête judiciaire à ce propos, et les journaux de l’époque préféraient trouver une explication à ces mystérieux décès dans une fortuite série de coïncidences, ou même dans la rumeur selon laquelle une terrible « malédiction » du pharaon aurait massacré les scientifiques liés à la découverte.
Il est évident que des personnes très puissantes et ayant beaucoup d’influences sur le gouvernement, la police et les médias, ont brouillé les pistes !
Ce sont ces mêmes personnes « très influentes » qui seraient responsables de la disparition de l’«hypothèse Khazars» dans les recherches de l’origine des juifs d’Europe.
Avant la création du sionisme en 1897, la théorie selon laquelle les juifs d’Europe venaient de population turco-khazars convertis au judaïsme était dominante, aujourd’hui, ceux qui osent en parler subissent d’énormes pressions alors que des preuves génétiques vont aussi dans ce sens (voir les travaux du Dr Eran Elhaik), et tout cela toujours pour la même raison : la vérité met en danger l’existence légale d’Israël !
Et plus la « malédiction » faisait de victime, plus la presse alimentait une atmosphère de superstition toujours plus dense et croissante, qui donna naissance à une des légendes modernes les plus connues au monde, qui a aussi été le point de départ de nombreux romans à succès.
Par la suite, l’événement fut rendu encore plus suggestif par l’adjonction d’anecdote impressionnantes sur certains présages néfastes qui se seraient passés le jour de l’ouverture de la crypte.
On fit par exemple circuler la rumeur selon laquelle, au moment de la sortie de la tombe du dernier ouvrier, se serait déchaînée une inquiétante tempête de sable, juste devant le tunnel qui conduisait à la tombe.
A cet événement surnaturel, aurait fait suite l’apparition à l’horizon d’un majestueux faucon (symbole de l’autorité royale dans l’ancienne Égypte) dirigé vers l’ouest, le lieu où les anciens égyptiens pensait que les âmes des morts se rendaient.
Au récit de cet épisode – dont on ne trouve par ailleurs aucune « preuves » historiques – s’en ajoutent d’autres toujours plus fantastique, qui finirent par affoler les pages des tabloïds du monde entier.
Un des épisodes les plus invraisemblables concernait justement la mort de Lord Cararvon, survenue à 1h55 du matin : on dit par exemple que à l’instant précis où expira le noble britannique toutes les lumières de la ville du Caire se seraient éteintes.
Un présage néfaste auquel aurait fait suite aussi la mort de son chien.
Certains improbables témoins racontèrent même que la pauvre bête, avant de mourir, était encore en train d’hurler de terreur, car elle percevait la présence d’une entité hostile qui était en train de la hanté.
Et au fur et à mesure que la liste des morts s’allongeait, les organes d’informations continuaient à alimenter la légende avec n’importe quelle circonstance « surnaturelle » capable de confirmer l’histoire de la malédiction, selon laquelle Toutankhamon aurait réussi à venger la profanation de la tombe royale, en tuant tous les auteurs du « sacrilège ».
Mais quelque chose, dans tous ces comptes, ne tournait pas rond : Howard Carter, c’est-à-dire le principal responsable de l’expédition, et le découvreur effectif de la tombe, restait étrangement immunisé par les conséquences de l' »épouvantable punition ».
Les circonstances réelles dans lesquelles Carnarvon perdit la vie restent toutefois assez obscures, puisque déjà quelques temps avant son décès le noble britannique manifesta de symptômes assez clairs d’empoisonnement.
Le comte, en effet, après avoir contracté la présumée infection létale, commença à souffrir inexplicablement de la chute de ses dents et de leur continuel effritement, qui sont des conséquences typique d’un empoisonnement à l’arsenic.
Mais, comme le démontre les enquêtes chimiques et bactériologiques conduite dans la tombe le matin suivant l’ouverture officielle, cette substance était totalement absente des chambres funéraires de Toutankhamon.
La mort de Mace, qui avait travaillé en étroite collaboration avec les découvreurs de la tombe, laissait également de forts doutes, qui sont par ailleurs confirmés par la biographie de Mace, publié en 1992 par l’écrivain Christopher C. Lee.
Dans cette œuvre, on retrouve le texte d’une lettre écrite par Mace, le 14 janvier 1927 à son vieil ami A. Lythgoe.
Dans la missive Mace révélait que ses conditions de santé exécrables provenait d’un mystérieux empoisonnement à l’arsenic.
Mais sur la façon dont Mace aurait pu subir un telle intoxication létale, le biographe n’a pas pu fournir d’explications plausibles.
Un secret à cacher
L’écrivain américain Arnold C. Brackman, dans son livre « The search for the gold of Toutankhamon » (1976), se disait convaincu qu’à l’époque de l’ouverture de la tombe la seule découverte archéologique qui aurait pu constituer un « grave scandale politique et religieux » étaient les documents historiques remontant à l’époque de Toutankhamon.Brackman suggérait que grâce à eux il aurait été possible de démontrer de manière irréfutable l’étroite relation entre le premier pharaon monothéiste de l’histoire, « l’hérétique » Akhenaton (aujourd’hui attesté comme père de Toutankhamon) et Moïse, le législateur israélite qui selon la tradition de l’Ancien testament « conduisit le peuple d’Israël hors d’Égypte ».
Pour confirmer cette hypothèse nous trouvons un important témoignage de Lee Keedick, que l’écrivain Thomas Hoving a reporté textuellement dans son volume de 1978, « Tutankhamon – the untold story ».
keedick a raconté avoir assisté à une discussion animée entre H. Carter et un haut fonctionnaire anglais, survenue en 1924 à l’ambassade britannique du Caire.
Durant la lutte houleuse Carter menaça de révéler publiquement » le bouillant contenu des documents qu’il avait trouver dans la tombe », documents qui – selon ce que Carter lui-même affirmait – « racontaient le véritable et scandaleux compte-rendu de l’exode des Hébreux de l’Egypte ».
Toutefois, il semblerait qu’au terme de la discussion Carter ait trouvé un accord avantageux pour se taire, et de fait, depuis lors, ces papyrus ont disparus comme par magie.
Les documents disparus
L’existence de ces objets est enregistrée et cataloguée durant la rédaction du premier inventaire officiel, mais elle fut bruyamment démentie par Howard Carter– quand on commençait déjà à en parler un peu partout – peu après la mort soudaine de Lord Carnarvon (celle « due à une piqûre de moustique »).Carter expliqua qu’il avait erronément classé certains bandages du pharaon comme des papyrus, à cause de l’absence de lumière électrique dans la crypte.
Mais sont explication était décidément bien fragile : si en effet il s’agissait d’un simple méprise dans le catalogage, les membres de son équipe aurait du s’en apercevoir très vite, vu l’intérêt qu’entre-temps les précieux documents avaient suscité.
L’évident mensonge de Carter eut donc l’effet opposé à celui désiré : au lieu d’ensevelir pour toujours la nouvelle de la découverte, les « papyrus disparus » de Toutankhamon devinrent l’objet de moqueries et de spéculations, qui se transformèrent en véritables doutes, quand il fut confirmer que Carter et Carnarvon avaient plus d’une fois fait de fausses déclarations à la presse.
On su en outre que les deux protagonistes de la découvertes étaient furtivement entrés dans les locaux de la tombe avant son ouverture officielle, pillant à l’occasion de nombreux objets du mobilier funéraire ayant appartenu au pharaon.
Une confirmation de la découverte des papyrus se trouve dans une lettre que Cararvon envoya en novembre 1922 à son ami, l’égyptologue Alan H. Gardiner.
Dans la missive réservée Lord Carnarvon décrivait en détails les objets découverts dans la tombe, et parmi les autres chose il affirmait « il y a une boîte avec à l’intérieur quelques papyrus ».
Cette présence fut par la suite confirmée par une missives successive de Carnarvon à Sir Edgar A. Willis Budge, le gardien des antiquités égyptiennes du British Museum, datée du 1er décembre 1922.
Dans la lettre Carnarvon affirmait avoir trouvé dans la crypte du pharaon certain document de grande importance historique.
L’existence des papyrus était également confirmée par un des bulletins officiels qui partaient quotidiennement de Luxor, durant les fouilles.
Dans la dépêche télégraphique envoyée par Arthur Merton le 30 novembre 1922, on pouvait lire :
« …une des boîtes trouvées dans la tombe contenait des rouleaux de papyrus desquels on peut s’attendre à retrouver des masses d’informations historiques ».
Comme c’est bien connu, dans le cas d’une importante découverte archéologique, le découvreur évite de faire des déclarations officielle jusqu’à ce qu’il n’ait pu vérifier de fond en combles l’authenticité de sa propre découverte.
Il est donc peu probable que 4 jours après la découverte, aucun membre de l’équipe n’ait encore pris le soin d’effectuer les vérifications.
Nous savons en outre qu’Howard Carter ne démenti jamais les déclarations faites par Lord Carnarvon, et tant l’inventaire, que la première version des faits, furent modifiés seulement après la mort de ce dernier.
Selon certaines sources, le comte de Carnarvon aurait même confirmé la découverte des papyrus dans une interview donnée le 17 décembre 1922 – donc 21 jours après la découverte officielle – à un envoyé spécial du Times.
D’importants indices ultérieurs arrivent de l’égyptologue Alan Gardiner, qui à l’époque fut mis au courant de la découverte par Lord Carnarvon lui-même, et qui publia ses propre opinions sur la valeur effective des découvertes sur le « Times » le 4 décembre 1922.
Dans l’interview Gardiner déclarait :
« Mes préférences me portent à être particulièrement intéressé par la boîte des papyrus qui a été retrouvée… D’autre part, ces documents pourraient d’une quelconque façon faire la lumière sur le changement de la religion des hérétiques (c’est-à-dire les pharaon de El Amarna) vers la précédente religion traditionnelle, et ce serait extraordinairement intéressant… ».
La « scandaleuse » histoire d’Israël
Bien que ne pouvant pas disposer des précieux documents, la majeure partie des grands historiens sont désormais parvenus à un pas de la solution du mystère qui entoure la période historique de Toutankhamon (fils du pharaon hérétique) et de la naissance du peuple juif.Ces conclusions confirment les rumeurs qui filtraient, à l’époque quand ce même Howard Carter admis devant certains témoins lors d’un discussion animée, que le véritable secret à caché concernait l’histoire d’Israël.
Les études les plus récentes conduites dans ce domaine démontrent en effet que selon toutes probabilités le peuple d’Israël tire ses origines du mélange racial entre les tribus sémites Hyksos et es autres minorités ethniques qui suivirent le pharaon hérétique Akhénaton avec sa caste sacerdotale Yahud.
Déjà, à l’époque de l’occupation napoléonienne de l’Égypte, l’érudit Jean-François Champollion suggéra l’existence d’un lien étroit entre l’Ancien testament et la période égyptienne de El amarna et son pharaon monothéiste.
Il s’agit donc d’une hypothèse déjà largement partagée dans le passé par d’illustre égyptologue, et même confirmée par Sigmund Freud. Le père de la psychanalyse, qui était juif, avait étudié à fond les textes sacrés à la recherche des véritables origines du peuple israélites, et au terme de ses recherches il avait écrit :
« Je voudrais me risquer à une conclusion : si Moïse était égyptien, et s’il transmis aux hébreux sa propre religion, c’était la religion d’Akhenaton, la religion d’Aton ».
D’autres illustres chercheurs d’origine juive, comme par exemple Messod et Roger Sabbah (« Les secrets de l’exode »), sont arrivés aux mêmes conclusions sur les origines du peuple juif.
Les nouvelles découvertes archéologiques ont donc contraint les chercheurs à revoir drastiquement leurs propres positions.
Pour Robert Feather, auteur du livre « Le dernier mystère de Qumran », les « rouleaux de la Mer Morte » (les « rouleaux » furent cachés dans les grottes de Qmran par la communauté juives des Esséniens) sont d’origine égyptienne, et il explique dans son livre qu’une bonne partie de la rédaction de l’Ancien testament est en réalité à attribuer à la caste sacerdotale du pharaon hérétique Akhenaton (Aménophis IV), les prêtres Yahùd.
Ces affirmations sont à mettre en relation avec les dernières théories, qui identifie les premières tribus d’Israël avec les Shasu – Hyksos (ethnie sémite originaire de la zone Mésopotamienne), qui adoptèrent la puissante caste sacerdotale égyptienne des Yahùd sous le guide du monarque monothéiste Amenophis IV/ Akhenaton, qui régna durant la période où aurait vécu le biblique Moïse.
Tandis que le patriarche des hébreux Abraham, si on s’en tient aux sources bibliques, provenait justement de la ville de Ur (devenue ensuite Babylone et aujourd’hui Baghdad), et avait donc des origines mésopotamiennes.
Akhenaton et l’histoire négligée de son peuple
Le nord de l’Égypte fut envahi par les Shasu – Hyksos aux alentours su XVIIe siècle a.C., et leurs rois s’établirent comme légitimes pharaons égyptiens pendant deux dynastie, la XVe et la XVIe.Les Hyksos était un peuple sémite culturellement très avancé, qui disposait de technologie militaire d’avant-garde, comme les puissants chars de guerre mésopotamiens (chars, cavalerie lourde, casques et cuirasses), auxquels ils devaient très certainement leurs rapides succès militaires.
A la fin cependant les rois Hyksos furent vaincus et chassés définitivement au-delà du delta du Nil, tandis qu’une partie de leur peuple fut capturée et contrainte à l’esclavage.
Les réfugiés Hyksos passèrent ainsi du statut de dominateur à celui de prisonnier, et leur permanence en Égypte s’étendit pendant environ 400 ans : la même période de temps indiquée par la bible comme « captivité égyptienne des hébreux ».
Avec l’arrivée du pharaon hérétique Amenophis IV (qui s’est renommé Akhenaton), la minorité Hyksos se convertit au culte monothéiste d’Aton, suivant le sort de son bref règne.
Qu’advint-il après la chute de Akhenaton ?
Ce n’est aujourd’hui pas encore très clair, car les régents qui lui succédèrent en effacèrent toutes les traces dans l’histoire.
L’exode biblique apparaît donc comme indubitablement connecté aux vicissitudes du pharaon hérétique Akhenaton (les seules qui leur garantissent un fondement historique), qui instaura la nouvelle foi monothéiste dévouée au culte de ineffables Dieu Aton.
C’est à lui qu’Akhenaton dédia la construction d’une ville entière, Akhet.aton (ensuite El Amarna), le lieu où il rassembla son nouveau peuple autour du culte du soleil.
On a beaucoup débattu sur l’hérésie d’Aton, un monothéisme en réalité très atypique qui renfermait en lui, sans le renier, le complexe polythéisme égyptien.
De nombreux scientifiques préfèrent donc utiliser le terme de « hénothéisme », expliquant que Aton n’aurait pas été la seule divinité, mais bien le dieu suprême dont la vénération aurait pu remplacer toutes les autres puisqu’elles en dérivent.
Parmi les convertis a cette forme de monothéisme il y eut aussi les minorités ethniques alors présentent en Égypte, qui une fois réunie dans culte d’Aton donnèrent lieu à la naissance d’un peuple cosmopolite et multiracial, dont les membres d’origine sémite constituaient la majorité.
A l’intérieur de cette nouvelle nation il y avait aussi des races typiquement africaines, comme celle des Falashà éthiopien qui aujourd’hui encore revendiquent leurs origines juives.
Ces derniers toutefois, une fois le règne d’Akhenaton sur l’Égypte terminé, retournèrent dans la région africaine d’appartenance (l’Éthiopie), séparant ainsi leur destin de celui des autres rescapés hérétiques.
Les deux exodes donc – celui historique du pharaon monothéiste Akhenaton d’une part, et celui biblique de Moïse d’autre part – se vérifièrent exactement durant la même période historique, au point que les deux événements narratifs résultent tout à fait superposables l’une sur l’autre.
La Bible elle-même en outre nous informe que Moïse grandit comme un prince à la cour des pharaons, après avoir été retrouvé dans un panier qui flottait le long du Nil.
Un épisodes fabuleux qui a l’incomparable saveur d’une invention littéraire destinée à justifier la présence du patriarche dans la maison du pharaon.
Il semble donc évident que les scribes de l’Ancien Testament voulurent sceller la véritable origine de Moïse et de son peuple à leur propre ancêtre.
L’enquête de Messod et Roger Sabbah
Ce qui semble désormais certain, dans tous les cas, c’est la correspondance entre l’exode multi-ethnique survenu à El Amarna, au terme du règne d’Akhenaton en Égypte, et celui décrit dans la Bible avec la figure de Moïse.Parmi les nombreuses preuves recueillies en ce sens aux cours des années, il y en a certaines qui sont particulièrement significatives, comme par exemple le Psaume 104 de l’Ancien Testament : selon l’interprétation la plus diffuse parmi les scientifiques laïques, le Psaume 104 n’est autre que la ré-élaboration du « Grand hymne à Aton« , un texte que le pharaon hérétique en personne à fait rédiger (Le Grand hymne à Aton a été retrouvé dans la tombe du pharaon Ay à Akhet-Aton /el Amarna).
Selon l’interprétation digne de foi de Messod et Roger Sabbah, en outre, le terme hébreux « adonai« , utiliser pour dire « mon seigneur », traduit dans le langage des hiéroglyphes égyptiens correspond à la parole D’Aton, tandis qu’une partie des scientifiques la traduit par adon-ay, c’est-à-dire, seigneur « Ay », le nom du premier successeur d‘Akhenaton.
Même l’origine controversée de la prière chrétienne du Notre Père (« Notre père qui êtes aux cieux… »), nonobstant ce que l’Église Catholique laisse entendre, semble être, selon certains scientifiques, un hymne religieux qui remonte à l’Égypte ancienne, précisément à la période où était en vigueur le culte du Dieu-Soleil (d’où serait né des termes comme « le très haut » ou « le seigneur des cieux »).
Il y a un siècle Albert Churchward, scientifique expert de mythologie, affirmait :
« Les Évangiles canoniques peuvent être considérer comme un recueil de dires prélevés dans les mythe et dans l’eschatologie des égyptiens ».
Bien plus récemment les co-auteurs de « Les secrets de l’exode », Messod et Roger Sabbah, sont arrivés à soutenir la même thèse en partant de l’examen rigoureux des sources les plus anciennes que nous ayons à disposition, comme certains textes sacrés écrit en araméen.
De cette façon ils ont évité de consulter les textes déjà traduits ou déformé par les interprétations précédentes, récupérant la précieuse signification originale.
(Il est bon de savoir en effet que l’araméen n’utilisait pas les voyelles, et le traduire signifie toujours d’une façon ou d’une autre l’interpréter à sa propre discrétion).
Les auteurs ont exécuté un travail d’exégèse rigoureux et approfondi, qui a profité des études herméneutique digne de foi de Salomon Rashì, un traducteur d’hébreux médiéval très connu et respecté même dans le milieu juif orthodoxe, surtout parce qu’il est devenu le dépositaire exclusif de leur tradition orale perdue.
Extrait :
Roger Sabbah, égyptologue, archéologue et chercheur a fait des découvertes incroyables avec son frère :
Dans le tombeau de Toutankhamon, ouvert en 1923, figuraient des inscriptions rédigées en hiéroglyphes insolites, certaines lettres ressemblant à s’y méprendre – forme, prononciation, valeur symbolique – à l’alphabet hébreu.
La coïncidence, à l’époque, n’émut personne. Pas plus que celle-ci: sur un mur du tombeau, le double « cartouche (la signature gravée) d’un obscur pharaon, Aï, dont le nom, en hiéroglyphes, ressemble à celui, dans la Bible araméenne, de Dieu, prononcé Adonaï (Aton-Aï).
Et, à l’entrée de la salle du trésor, gardant la tombe, couché sur un coffre, le chien Anubis (ou Anapi): en hébreu, « Nabi » signifie « gardien de la loi ».
Chien et coffre étaient recouverts d’un tissu sacré rappelant le châle de prière des Hébreux.
Le coffre à brancards, lui, pourrait s’apparenter à l’ « Arche d’Alliance » telle qu’elle est décrite dans la Bible. Arguant de ces similitudes – il y en a bien d’autres -, les frères Sabbah ont relu de fond en comble les textes.
Ils en ont déduit que la langue hébraïque était issue des hiéroglyphes, stylisés. Et, dès lors, tout s’est éclairé: les énigmes de la Bible, les noms aux consonances étranges parce qu’étrangères, les personnages, l’Histoire.
Le secret de la boîte n°101
Une fois éclaircie l’importance historique des papyrus éventuellement présents dans la tombe de Toutankhamon il est possible de retourner examiner les indices qui suggèrent que ces derniers aient été occultés, tandis que le motif pour lequel ces documents étaient, et sont encore aujourd’hui considéré, politiquement explosifs devrait devenir de plus en plus clair.Laissons un moment à part l’événement de la découverte, et faisons un bref saut en arrière dans l’histoire.
La naissance du Sionisme
Les idées sionistes commencèrent à se diffuser au sein de la communauté juive à travers les publications et les discours de Binjamin Ze’ev, plus connu comme Theodor Herzl.En fait on sait aujourd’hui que le vrai fondateur du sionisme contemporain n’était pas juif, mais chrétien dispensationaliste, c’est un américain, le révérend William E. Blackstone, au service des puissantes familles JP Morgan et Rockefeller, qui a convaincu Theodor Herzl de créer le mouvement sioniste en Europe, mouvement qui a ensuite été financé par la famille Rothschild.
L’autre curiosité quant au choix de Théodor Herzl comme dirigeant du mouvement sioniste par les banquier américains, c’est qu’il était antisémite comme le remarque ce documentaire israëlien avec sous titre en français :
Theodore HERZL « Le coté antisémite du Sionisme »
Son volume « Der Judenstaat » (l’état juif) de 1896 devint ainsi une sorte de « texte sacré » chez les plus fervents militants sionistes.
Theodor Herzl est passé à l’histoire comme le fondateur officiel de la World Zionist Organization (la première organisation sioniste au niveau mondiale), un mouvement qui fonde sa propagande sur deux questions fondamentales :
le concept de « race juive », et son lien essentiel avec le Terre Promise, Eretz Israel (qui ne signifie pas « Terre d’Isreal » dans le sens géographique, mais Terre des descendants de Jacob, c’est-à-dire « israelites »).
Le lobby sioniste ne fut jamais un mouvement politique quelconque, car il pu compter dés le début sur l’appui exclusif de pouvoirs fort de l’époque.
Le support financier des futurs colons juifs en effet fut assuré par le sommet historique des éminents banquiers et franc-maçons qui se tint à Bâle en 1897, durant les travaux du Premier Congrès Sioniste. Le congrès était présidé par le baron Edmond de Rothschild, lequel mis à l’ordre du jour la naissance d’un institut de crédit qui avait pour but principal de soutenir la cause sioniste.
Les sionistes, de leur côté, malgré le manque de fondement tant historique que biologique, cherchaient par tout les moyens à valider et diffuser le concept de « race juive » : une idéologie qui trouva sa propagande dans des œuvres comme celles de Vladimir Jabotinsky (un des plus grands activistes historiques du sionisme réviosonniste).
Ces derniers en effet, à cause justement du procès d’intégration qui était effectivement en cours à cette époque, considéraient que la pureté ethnique des juifs était en grave danger, en arrivant à soutenir que la seule solution possible pour y remédier était la construction d’un état juif.
A ce point il n’est pas difficile d’imaginer comme l’éventuelle diffusion du contenu des papyrus, qui réécrivaient la racine historique de l’origine du peuple juif, aurait desservi la cause sioniste de manière probablement létale. (Comme cela a déjà été dit, à cette époque la cause n’avait pas encore rencontré un grand succès.
Ce fut seulement dans les années 30, avec l’arrivée au pouvoir d’Adolf Hilter, que la politique sioniste commença à obtenir un large consensus au sein même de la communauté juive.
Suite à la propagande anti-sémite du dictateur allemand, de nombreux juifs acceptèrent bien volontiers la proposition de déménager définitivement en Palestine, amorçant ce programme d’immigration consistant qui amena par la suite à la naissance de l’état juif.
Il faut savoir qu’Hitler était favorable au sionisme et a travaillé avec les sionistes à la création d’Israël comme lors du contrat de transfert ou accord Haavara (voir Wikipédia).
Hitler a aussi fait éliminer les historiens qui défendaient encore que les juifs d’Europe n’avaient rien à voir avec les hébreux mais venaient de tribu turco-khazares converti au judaïsme, en cela il a fini le travail commencé par les sionistes.
Et contrairement à la triste légende, ce n’est pas le mufti de Jérusalem qui lui a demandé de ne plus envoyer de juif en Palestine, mais c’est les anglais qui en 1939 ont mis fin à cette immigration massive de juif allemand envoyé par Hitler.
Paradoxalement donc la politique de ségrégation raciale mise en œuvre par le Fuhrer joua en faveur des Sionistes qui poussaient à une émigration juive de masse vers la Palestine.
L’histoire doit encore éclaircir de façon approfondie les différents points de contact qui de fait s’enregistrèrent entre les nazis et les sionistes, dans cette convergence d’intérêts paradoxale.
Conclusion
Nous somme donc face à une troisième hypothèse, pour chercher d’expliquer la série impressionnant de morts suspectes qui est à la base de cet événement :hasard statistique, malédiction du pharaon, ou ‘intervention humain », visant à empêcher la diffusion des contenus des précieux papyrus ?
Cet article suggère clairement la troisième hypothèse, mais il n’existe aucune preuve concrète qui légitime cette accusation envers les sionistes de l’époque.
Il existe cependant une curieuse connexion, difficile à ignorer : la présence du baron Edmund de Rothschild dans le cercle des personnes qui connurent en premier la vérité sur le bouillant contenu des documents.
L’éminent banquier jouissait en effet d’un canal d’information privilégié, étant parent direct d’Alfred de Rothschild, le financier qui couvrit les dettes du désargenté comte de Carnarvon.
A. De Rothschild, à son tour, était le père naturel de la femme de Carnarvon, lady Almina, la fille de Marie Felice Wombwell, une femme légalement mariée à l’anglais George Wombwell.
Ce degré de parenté entre un des membres les plus puissants de la famille juive et Lady Almina – elle aussi parmi les victimes de la « malédiction » – est clairement témoigné dans les mémoires du VI comte de Carnarvon, et il apparaît donc évident que, si réellement on avait retrouvé un compte-rendu historique sur les véritables origines du peuple juif, un membre influent du lobby sioniste comme E. Rothschild l’aurait certainement su.
Source :
http://www.alterinfo.net/Le-secret-de-Toutankhamon-qui-aurait-pu-detruire-le-sionisme_a129131.html
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15/09/2025
Avec quels auteurs faisait-on étudier le français dans les années 50 et 60 ?
La lecture des vieux manuels scolaires (j'espère que vous avez conservés les vôtres !) est enrichissante et pleine d'enseignement.
Ainsi si on rouvre les grammaire d'avant 1965 non seulement on redécouvre des textes délicieux et qui des fois font réfléchir (j'en parlerai peut-être une autre fois), mais par exemple on peut étudier quels étaient les écrivains sur lesquels se basait l'enseignement de la grammaire aux enfants des classes du premier cycle des lycées et collèges, entre, disons 1938 (et sans doute avant), et environ 1960, et même au-delà.
Je les ai recensé et en ai fait un tableau, agrémenté de quelques liens à la Wikipédia permettant de se documenter sur les noms les moins connus par contre j'ai du faire disparaître la colonne où étaient indiqués les auteurs d'origine populaire, à la suite des noms j'ai du mettre à la main le total des occurrence de leurs textes parmi les extraits cités dans la grammaire.
liste des auteurs utilisés dans la grammaire « Souché-Lamaison pour les classes de sixième, suivant les programmes du 14/4/1938, et d’octobre 1944. (noms de l'auteur suivi du nombre nombre de textes cités)
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Balzac 4 |
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Théodore de Banville 1 |
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René Bazin 13 |
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Pierre Benoît 5 |
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Boileau 1 |
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Robert Brasillach 2 |
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Buffon 3 |
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Chateaubriand 10 |
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Georges Clémenceau 1 |
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Colette 5 |
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Corneille 5 |
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Alphonse Daudet 34 (le plus cité, et de loin !) |
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Georges Duhamel 4 |
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Erckmann-Chatrian 10 |
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Fénelon 3 |
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Gustave Flaubert 11 |
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Anatole France 23 |
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Eugène Fromentin 4 |
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Théophile Gautier 4 |
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Maurice Genevoix 3 |
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André Gide 1 |
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E. et J. de Goncourt 2 |
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Julien Green 1 |
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Jean-Marie Guyau 1 |
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Louis Hémon – (« Maria Chapdelaine ») 3 |
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José-Marie de Hérédia 1 |
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Victor Hugo 13 |
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Edmond Jaloux – « Fumées dans la campagne » 1 |
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Jean Jaurès 2 |
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La Fontaine 10 |
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Lamartine 9 |
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Ernest Lavisse 1 |
|
Pierre Loti 5 |
|
Maurice Maeterlinck 1 |
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Maurice Mardelle (1886-1948 charpentier poète) 1 |
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Jules Marouzeau (« Une enfance ») 2 |
|
Roger Martin Du Gard 4 |
|
Guy de Maupassant 7 |
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François Mauriac 1 |
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Mérimé 1 |
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Jules Michelet 5 |
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Frédéric Mistral 4 |
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Molière 4 |
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Montesquieu 1 |
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Musset 2 |
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Jean Nesmy (Henri Surchamp) 6 |
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Louis Pergaud 5 |
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Racine 2 |
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Jules Renard 1 |
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Romain Rolland 9 |
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Jules Romains 2 |
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J.-J. Rousseau 5 |
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George Sand 10 |
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Bernardin de Saint-Pierre 1 |
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Madame de Sévigné 4 |
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Sully-Prudhomme 2 |
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Taine 4 |
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Vigny 2 (ci-dessous la maison du berger, relisez ce poème incontournable !)
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Voltaire 6 |
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Emile Zola 6 |
Si on lit toutes leurs biographies (ça vaut le coup d’en prendre le temps je vous l’assure, il y a des choses et des êtres à découvrir) on découvre d’abord qu’il y a une majorité d’écrivains régionalistes et spécialisés dans la peinture de la vie paysanne, c’est même le thème dominant, et aussi qu’il y a un nombre impressionnant d’auteurs d’origine populaire (domestiques, paysans, etc.) qui ont eu la chance de devenir écrivains, célèbres, et souvent ont décrit la vie de leur enfance.
Une chose aussi remarquable quand on lit (pas forcément les extraits présents sur le livre de grammaire, mais on en trouve d’autres sur Internet aussi) les textes de ces auteurs de cette époque c’est le soin et la sensibilité extrême, le style fin précis et pur dans lequel ils écrivent, y compris ceux qui n’ont au départ reçu aucune instruction littéraire et sont d’origine populaire, on devine là entre autre la dégradation du niveau de l’enseignement : combien des lycéens d’aujourd’hui sauraient écrire avec tant de soin et d’expressivité. C’est aussi l’époque, la seule dans toute l’histoire littéraire, entre l’aveuglement/indifférence des siècles aristocrates de salon et celui du siècle machiniste et pédant, où s’est développé et a été cultivé au plus haut point, l’émotion et la sensibilité aŭ choses, aŭ impressions, aŭ paysages, etc.
C’est également la grande époque de la peinture de paysage, ce n’est pas un hasard. Et de la poésie de la nature.
Lisez ces quelques phrases d’un fils de domestiques, devenu écrivain anti-clérical, Eugène Le Roy, savourez :
http://pagesperso-orange.fr/zep.saint-aulaye/double/elero...
14/08/2025
prison pour les dissidents - comme en URSS
Lorsque j’écrivais mon livre «Les 100 plus grands Anglais et les plus grandes Anglaises», j’ai d’abord été étonné par le nombre de personnes exceptionnelles qui ont passé au moins une partie de leur vie en prison.
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10/08/2025
le début de la révolte - du temps où les écologistes étaient moqués ou diabolisés
Le début de la révolte
Ci-dessous un texte paru dans Le Courrier de la Nature de l'automne 1961 (l'année qui pouvait se lire aussi bien à l'envers ) , c'était les débuts ! on n'appelait pas encore ça de l'"écologie politique" (initiée, c'est mémorable, par René Dumont en avril 1974) ni même de l'"écologie", mais de la protection de la nature, et les protecteurs, et les écologistes (les scientifiques donc, étudiant l'écologie), même si ils avaient une émission hebdomadaire à la radio, vers midi, (la radio à l'époque était infiniment plus libre, riche et variée que maintenant) avaient l'impression de prêcher dans le désert, sous les moqueries des gens "sérieux" (rappelons que le changement dans l'"opinion" des mass-medias et de politiques, qui a commencé à rendre l'écologie quelque-chose d'intéressant et d'important a été suite au naufrage du Torrey-canyon, chanté par Gainsbourg : j'ai assisté à cette époque (1970), ça a été spectaculaire ! en l'espace de quelques mois un sujet jusqu'alors moqué et ignoré est tout à coup devenu reconnu et respectable, un engouement !) et (on revient aux années antérieures) contrecarrés par l'arrogance glacée des "aménageurs" et des hommes de "progrès". Même le livre "phare" et historique qui fut initiateur de l'alarme environnementale: "Printemps silencieux" de Rachel Carson, n'était pas encore paru (il a paru en 1962, cherchez sur Internet) L'oeuvre de Jacques Ellul ni celle de Bernard Charbonneau n'était pas encore publiée.
C'était l'époque où il apparaissait inconcevable à un journaliste que des "jeunes" puissent s'intéresser à des choses aussi bizarres et futiles que les plantes ou les animaux, plutôt qu'à des centres d'intérêts aussi naturels et aussi sérieux que les chanteurs de twist ou les voitures de sport ! et quand par exception il leur arrivait d'en parler se sentaient obligés de s'excuser de présenter des gens aussi étranges et dépourvus d'intérêt.
Les propos qui paraissaient sur le bulletin de la Société Nationale de Protection de la nature (j'en faisais partie ! dans la section pour enfants, le "Groupe Vert") apparaissent maintenant comme le début d'un retour à la raison et un "printemps des peuples".
La révolte ça peut aussi être comme ça http://fr.wikipedia.org/wiki/Earth_Liberation_Front#cite_...
Le temps des Vandales
Nature, Nature, pauvre Nature ! Nos ancêtres qui ne parlaient jamais de la Nature, parce qu’elle existait encore, ne savaient pas leur bonheur. Quand on a parlé de son amour, c’est qu’elle était bien près de mourir, et les hymnes que lui ont dédiés les poètes ressemblent fort à des oraisons funèbres. Et plus les ans ont passé, plus les forces qui la menacent se sont fait insolentes. C’est à qui déboisera, lotira, défigurera, prostituera les plus nobles paysages, et bien entendu, au nom de la science, de la technique, ou des nécessités de la vie moderne.
La vie moderne ! Qu’on nous laisse rire, ou pleurer. Est-ce pour nous punir de vivre au XXè siècle, comme si nous l’avions choisi, que des ingénieurs frénétiques rendent notre pays inhabitable ? que toute beauté leur est une injure qu’ils vengent au plus vite ? qu’il leur est impossible de voir une rivière suivre son cours véritable, ou une forêt conserver son intégrité, ou une montagne son secret et sa flore ? Au nom de l’Electricité, on noie les vallées, et on nous fait croire que nous avons tout à y gagner, parce que les touristes iront en été y tremper leur carcasse dans les eaux captives. On nous persuade que les lignes électriques, leurs pylônes et leurs ficelles ajoutent du charme aux Alpes et aux Pyrénées. On nous assure que la forêt de Fontainebleau aura bien plus d’amoureux quand une autoroute l’aura dévastée pour éviter cinq minutes de voyage à des gens qui ne savent où ils vont, ni pourquoi ils y vont.
Il n’y a plus de région de notre territoire qui ne soit désormais déshonorée par des absurdités de cet ordre, et le « Désert Français » lui-même se met à la mode.
Je sais bien qu’il faut vivre, mais à quoi bon vivre, si c’est devant le spectacle éternel de ruines irréparables ? Mais les technocrates, qui ne connaissent que les murs de leurs bureaux et le cuir de leur fauteuil s’en moquent complètement. Mieux, ils mettent tout leur sadisme à imprimer leur griffe monstrueuse le plus profondément possible dans la chair vivante de notre terre, ans se douter qu’ils signet ainsi leur propre malédiction. Et on ne pourrait que désespérer si en face de leur puissance diabolique ne se dressaient quelques hommes de bonne volonté, et de volonté tout court, qui sont décidés, à crier aussi fort qu’il le faudra et à ameuter l’opinion, à la réveiller, et à lui désigner nommément les coupables.
Jusqu’à présent, il semble qu’on ait tremblé devant eux. Armés de leurs diplômes, de leurs équations et de leur insolence, les ingénieurs ont fasciné les ministres, les gouvernements et les foules. Il est temps de démystifier ces gens qui sont sans doute des techniciens habiles, mais qui peuvent être en même temps de parfaits imbéciles et des tyrans malfaisants ; Ils s’arrogent une infaillibilité qui ne leur appartient pas, et partout où ils passent, leur fureur détruit la vie, les plantes et les bêtes, sans que ce crime leur inspire le moindre remords. Leur conscience – s’ils en ont une – est toujours muette.
C’est pourquoi, vous qui me lisez, vous qui savez et qui avez compris, vous avez un rôle immense à remplir et c’est vous qui portez la responsabilité de l’avenir. Si votre ténacité réussit à empêcher les massacres dont on nous menace, si grâce à vous nous pouvons sans honte laisser de France en bon état à nos enfants, vous aurez bien mérité de la Patrie, je vous le dis. Vous aurez été les soldats d’une nouvelle résistance, et votre victoire sera celle de la Nation toute entière. Voilà de quoi donner du courage à tous les hommes qui ont encore un cœur, et qui savent ce que c’est que la vie.
BECKER
Député du Doubs
accessoirement, si vous êtes curieux de savoir qui était ce Becker, voyez ici. Il est mort .... (1905-1994)
"Bernard Charbonneau a eu la conviction que son siècle serait en même temps,
et pour les mêmes raisons,
celui du totalitarisme et du saccage de la nature."
(Daniel Cerézuelle, dans son livre sur Bernard Charbonneau:
"Ecologie et liberté" Edition Parangon/vs
wwweditions-parangon.com
et 33 ans plus tard Cabrel chantait
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08/08/2025
quenelle
Dieudo fait penser
dans cette vidéo https://iamdieudo4.ru-clip.net/oWX3tTRj3xI/apr%C3%A8s-la-...
notre Béranger du XXIè siècle nous permet de comprendre au passage des choses. par exemple que la quenelle est en fait bien selon la formule de ses détracteurs "un salut nazi inversé" eh oui ce geste est porteurs de l'exact inverse de ce que portait le salut nazi : et d'abord le salut nazi est un salut de respect de l'autorité ! tandis que la quenelle se moque de l'autorité et lui dit "vas-te-faire-enculer !" (et bien sûr le salut nazi est militariste, la quenelle est pacifiste, le salut nazi ne se prend pas pour de la merde, comme on dit, la quenelle ne se prend pas au sérieux, le salut nazi est conformiste et grégaire, la quenelle prône l'individualisme et l'esprit d'examen, le salut nazi est raciste, la quenelle est antiraciste, etc, etc), tandis que, il a raison Dieudo, les valeurs nazies sont très proches de celles des régimes actuels, tel celui de Macron, mais aussi celui de la Chine Continentale (plus , du tout communiste, mais capitaliste dur), et tous ces régimes de banquiers, de CRS, de mépris du peuple, de capitalisme totalitaire (et d'eugénisme ! on le voit de plus en plus repoindre son nez, et l' "euthanasie" des pas-conformes).
grande insurrection des pauvres, de tous les pauvres, voilà le vent nouveau
"le temps est indifférent aux plus grandes souffrance" c'est effectivement ce dont tout le monde se rend compte......
comme a dit Jean Rostand, on tue un homme on est un assassin, on en tue des millions on est un conquérant (!...), en les tue TOUS, on est DIEU ..... (profonde et nihiliste observation, relisez Jean Rostand ...) Et en littérature de puis sans doute l'antiquité, et Chateaubriand à la fin d'Atala (lisez-là), et Miguel de Unamuno (relisez la citation que j'ai mise ici il y a qq jours), et Pierre Loti dans"fantômes d'Orient" relisez ce qu'il dit sur la deuxième mort ...
C'est la plus grande et déshumanisante des trahisons, ça m'a inpiré mes commentaires sur la citation de Joachim Ringelnatz
Ewig rien bleibt nur die Träne/ Und das Wasser der Fontäne (en esperanto : Ĉiam puraj 'stas nur larmoj/Kaj la akvo de l'fontanoj) ce qui veut dire qu'à partir du moment où on n'a plus de larmes on est devenu impur.
La "pensée positive", le fameux "travail du deuil" des psychomachinchoses, c'est de la merde ! c'est non seulement absurde, mais immonde.
En tous cas discuter avec soi-même il ne faut jamais oublier de le faire, il y a trop de gens qui oublient l'enfant qu'ils ont été, ça aussi c'est une déshumanisation; moi je n'ai jamais perdu le contact avec celui que j'ai été
06/08/2025
maintenant on a une preuve
Que le cancer de Chavez a été provoqué par les "services" US, déjà en 2006 il y avait eu une tentative :
"Il y a eu un autre attentat, moins connu, qui fut découvert dans la ville de New York, pendant sa visite à l’Assemblée Générale des Nations Unies en septembre 2006. Selon les informations fournies par les services de sécurité, pendant les identifications de sécurité standard d’un événement au cours duquel Chávez s’adresserait au public états-unien dans une université locale, on a détecté de hauts niveaux de radiations sur la chaise sur laquelle il devait s’asseoir. Les radiations ont été découvertes par un compteur Geiger, un dispositif de détection des radiations aux mains de la sécurité du président utilisé pour s’assurer que le président n’était pas en danger d’être exposé aux rayons radio-actifs. Dans ce cas, la chaise a été retirée et les preuves démontrèrent ensuite qu’il émanait des quantités inhabituelles de radiations qui auraient pu causer des dommages importants à Chávez si elles n’avaient pas été découvertes. Selon la sécurité du président, une personne états-unienne qui avait été impliquée dans le soutien logistique de cet événement et avait fourni la chaise de Chávez appartenait au Renseignement des Etats-Unis."
Il faut se souvenir de Chavez et de son message
et ne pas oublier non plus la question :
La NSA a-t-elle assassiné Hugo Chavez ? (Matrizur)
une confirmation : http://newsoftomorrow.org/ufologie/ombre/dr-barrie-trower...
La totalité de l'article http://bolivarinfos.over-blog.com/2016/04/venezuela-les-c... d'où ces informations sont extraites :
Qui pourrait être impliqué dans l’assassinat de Chávez ?
Mike Whitney- Croyez-vous qu’Hugo Chávez a été assassiné et si oui, qui croyez-vous qui ait pu y être impliqué?
Eva Golinger- Je crois qu’il y a de fortes possibilités pour que le président Chávez ait été assassiné. Il y a des tentatives notoires et documentées d’assassinat contre lui pendant toute sa présidence. La plus connue est celle du 11 avril, le coup d’Etat de 2002 pendant lequel Chávez a été enlevé et allait être assassiné s’il n’y avait pas eu le soulèvement sans précédent du peuple vénézuélien et des forces militaires loyales qui l’ont sauvé et l’ont ramené au pouvoir 48 heures plus tard.
Moi-même, j’ai cherché des preuves irréfutables en utilisant la Loi d’Accès à l’Information aux Etats-Unis, que la CIA et d’autres agences états-uniennes étaient derrière ce coup d’Etat et ont soutenu économiquement, militairement et politiquement les putschistes. Ensuite, il y a eu d’autres attentats contre Chávez et son Gouvernement comme en 2004 quand des dizaines de paramilitaires colombiens ont été capturés dans une plantation dans les environs de Caracas qui appartenait à un activiste anti-chaviste, Robert Alonso, quelques jours avant qu’ils aillent attaquer le palais présidentiel et tuer Chávez.
Il y a eu un autre attentat, moins connu, qui fut découvert dans la ville de New York, pendant sa visite à l’Assemblée Générale des Nations Unies en septembre 2006. Selon les informations fournies par les services de sécurité, pendant les identifications de sécurité standard d’un événement au cours duquel Chávez s’adresserait au public états-unien dans une université locale, on a détecté de hauts niveaux de radiations sur la chaise sur laquelle il devait s’asseoir. Les radiations ont été découvertes par un compteur Geiger, un dispositif de détection des radiations aux mains de la sécurité du président utilisé pour s’assurer que le président n’était pas en danger d’être exposé aux rayons radio-actifs. Dans ce cas, la chaise a été retirée et les preuves démontrèrent ensuite qu’il émanait des quantités inhabituelles de radiations qui auraient pu causer des dommages importants à Chávez si elles n’avaient pas été découvertes. Selon la sécurité du président, une personne états-unienne qui avait été impliquée dans le soutien logistique de cet événement et avait fourni la chaise de Chávez appartenait au Renseignement des Etats-Unis.
Il y eut beaucoup d’autres attentats contre sa vie qui ont échoué à cause des services de Renseignement vénézuéliens et surtout, à cause de l’unité de contre-renseignement de la Garde Présidentielle qui se chargeait de découvrir et d’empêcher cette sorte de menace. Une autre tentative connue est survenue en juillet 2010 quand Francisco Chávez Abarca (sans rapport), un terroriste qui travaillait avec le terroriste d’origine cubaine Luis Posada Carriles, responsable d’avoir mis une bombe dans un avion cubain en 1976 et d’avoir tué les 73 passagers à bord, fut arrêté en entrant au Venezuela et ensuite avoua qu’il avait été envoyé pour assassiner Chávez. Seulement 5 mois auparavant, en février 2010, quand le président Chávez se trouvait à une manifestation près de la frontière avec la Colombie, sa sécurité a découvert un franc-tireur à un peu plus de 2 km qui fut neutralisé ensuite.
Même si ces histoires peuvent passer pour des fictions, elles sont largement documentées et sont très réelles. Hugo Chávez défiait les intérêts les plus puissants et a refusé de s’agenouiller. En tant que chef d’État de la nation possédant les plus grandes réserves de pétrole de la planète, et en tant que quelqu’un qui défiait ouvertement et directement les États-Unis et la domination occidentale, Chávez fut considéré comme un ennemi de Washington et de ses alliés.
Alors, qui pourrait être impliqué dans l’assassinat de Chávez s’il a été assassiné ? Certainement, il n’est pas difficile d’imaginer que le Gouvernement états-unien serait impliqué dans l’assassinat politique d’un ennemi qu’eux, clairement – et ouvertement – voulaient voir disparaître. En 2006, le Gouvernement des États-Unis a créé une mission clandestine spéciale de Renseignement pour le Venezuela et Cuba sous la Direction Nationale du Renseignement. Cette unité d’élite du Renseignement était chargée d’étendre les opérations secrètes contre Chávez et de diriger des missions clandestines à partir d’un centre de fusion du Renseignement (CIA-DEA-DIA) en Colombie. Certaines des pièces clefs de cette histoire comprennent la découverte de plusieurs collaborateurs proches de Chávez qui avaient un accès privé à sa personne, sans obstacles, qui ont fui le pays après sa mort et collaborent activement avec le Gouvernement des Etats-Unis. S’il avait été assassiné par un certain type d’exposition à de hauts niveaux de radiations ou par inoculation ou infection d’un virus qui causera le cancer d’une autre façon, cela aurait été fait par quelqu’un qui avait la possibilité de l’approcher et en qui il avait confiance.
M-W- Qui est Leamsy Salazar et comment est-il en relation avec les agences de Renseignement des Etats-Unis ?
E-G- Leamsy Salazar a été l’un des collaborateurs les plus proches de Chávez pendant presque 7 ans. C’était un Capitaine de Corvette de la Marine du Venezuela et il s’est fait connaître pendant le coup d’État contre Chávez en avril 2002 quand il hissa le drapeau du Venezuela sur le toit du régiment de la Garde Présidentielle au palais présidentiel de Miraflores quand le sauvetage de Chávez était en marche. Il devint un symbole des forces armées loyales qui ont aidé à renverser le coup d’État et Chávez l’a récompensé en faisant de lui l’une de ses aides les plus proches.
Salazar était à la fois un aide de camp et un assistant de Chávez qui, à certains moments, lui amenait son café et son repas, était à ses côtés, voyageait avec lui dans le monde entier et était chargé de le protéger pendant les manifestations publiques. Et je l’ai rencontré plusieurs fois dans les années où j’étais avec Chávez. C’était l’un des visages connus qui protégeaient Chávez depuis plusieurs années. C’était un membre clef du premier cercle de sécurité de Chávez, avec un accès privé à Chávez et une connaissance privilégiée et hautement confidentielle de ses aventures, de ses habitudes et de ses activités privées.
Après la mort Chávez en mars 2013, Leamsy fut transféré à l’équipe de sécurité de Diosdado Cabello qui était alors président de l’Assemblée Nationale du Venezuela et considéré comme une des figures politiques et militaires les plus puissantes du pays. Cabello fut l’un des alliés les plus proches de Chávez. Il faut signaler que Leamsy a été auprès de Chávez pendant la majeure partie de sa maladie et jusqu’à sa mort et qu’il avait un accès privilégié accordé à très peu de gens même dans son équipe de sécurité.
Étonnamment, en décembre 2014, des rapports de presse ont révélé que Leamsy avait été transporté secrètement aux États-Unis d’Espagne où il était, semble-t-il, en vacances avec sa famille. L’avion qui le transporta, on dit qu’il était de la DEA. Il fut inclus dans le programme de protection des témoins du gouvernement états-unien et la presse a prétendu qu’il fournissait des informations au gouvernement des États-Unis sur de soi-disant fonctionnaires vénézuéliens impliqués dans un réseau de haut niveau de trafic de drogues. Jusqu’à présent, aucune accusation de cette sorte n’a pu être vérifiée et prouvée de façon indépendante.
Une autre explication de son entrée dans le programme de protection des témoins des Etats-Unis pourrait être sa participation à l’assassinat de Chávez, probablement dans le cadre d’une opération clandestine (‘black op’) de la CIA ou peut-être même réalisé sous les auspices de la CIA mais exécutée par des agents corrompus ou achetés du gouvernement vénézuélien. Par exemple, les « Papiers de Panama » ont révélé des informations sur une autre ex adjudant de Chávez, le capitaine de l’Armée Adrián Velásquez qui était en charge de la sécurité du fils d’Hugo Chávez. La femme du capitaine Velásquez, ex officier de Marine, Claudia Patricia Díaz Guillén, a été l’infirmière de Chávez depuis plusieurs années et avait un accès privé à sa personne sans contrôle. D’autre part, Claudia administrait les médicaments, les vaccins, et d’autres services de santé et d’aliments à Chávez pendant plusieurs années. Juste un mois avant que sa maladie ne soit découverte en 2011, Chávez nomma Claudia Trésorière du Venezuela, mettant sous son contrôle l’argent du pays. Elle fut séparée de cette charge justement après la mort de Chávez.
Le capitaine Velásquez et Claudia apparaissent dans les « Papiers de Panamá » en tant que propriétaires d’une entreprise fantôme avec des millions de dollars. Ils ont aussi des propriétés dans une zone très couteuse de la République Dominicaine, Punta Cana, où les maisons coûtent des millions de dollars. Soi-disant, il s’est installé là depuis au moins juin 2015. Les documents montrent que juste après la mort de Chávez, quand Nicolás Maduro a été élu président en avril 2013, le capitaine Velásquez a ouvert une compagnie ‘offshore’ le 18 avril 2013 avec la firme panaméenne Mossack Fonseca, intitulée Bleckner Associates Limited. Une firme suisse d’investissement financiers V3 Capital Partners LLC, affirmé qu’elle gérait les fonds de millions de dollars du capitaine Velásquez. Il est impossible qu’un capitaine de l’Armée du Venezuela ait gagné autant d’argent par son travail légitime. Ni lui ni sa femme, Claudia, ne sont rentrés au Venezuela depuis 2015. Le capitaine Velásquez était très proche de Leamsy Salazar, de plus amis et collègues de travail.
M-W- Pouvez-vous expliquer les circonstances suspectes dans lesquelles Salazar fut transporté d’Espagne par la sécurité des Etats-Unis dans un avion appartenant à la Drug Enforcement Administration (DEA)?
E-G- Évidemment, il est très suspect que Salazar ait été transporté d’Espagne où semble-t-il, il était en vacances avec sa famille et amené aux États-Unis dans un avion de la DEA. Il n’y a aucun doute qu’il collaborait avec le gouvernement des États-Unis et trahi son pays. Ce qui reste à voir, c’est son rôle exact. A-t-il administré le venin assassin à Chávez, ou l’a-t-il fait en collaboration avec ses associés, la capitaine Velásquez et l’infirmière-trésorière Claudia?
Même si tout cela peut sembler une théorie de la conspiration, ce sont des faits qui peuvent être vérifiés de façon indépendante. Il est également certain, selon des documents déclassifiés des États-Unis que, depuis 1948, l’Armée des États-Unis développait une arme de radiation injectable à utiliser dans des assassinats politiques contre leurs ennemis. Lors des audiences de la Commission Church sur l’assassinat de Kennedy, a aussi été révélée l’existence d’une arme d’assassinat développées par la CIA pour provoquer des attaques cardiaques et un cancer des tissus. Chávez est mort d’un cancer agressif des tissus.
Au moment où il a été détecté, il était déjà trop tard. Il y a une autre information documentée sur le développement d’un « virus du cancer » qui était en préparation dans les années 60 pour soi-disant, l’utiliser contre Fidel Castro. Cela peut sembler de la science fiction mais il suffit de chercher et de voir que c’est sûr. En tant qu’avocate et journaliste d’investigation, je cherche toujours des preuves convaincantes et de multiples sources vérifiables. Même si nous regardons seulement le document officiel de l’Armée des États-Unis rédigé en 1948, c’est un fait que le Gouvernement des États-Unis était en train de développer une arme de radiation pour l’assassinat politique. Plus de 60 ans plus tard, nous ne pouvons qu’imaginer les capacités technologiques existantes.
M-W- Sur le plan personnel, pourriez-vous nous dire ce que la perte d’Hugo Chávez a signifié pour vous et quel impact sa mort a eu sur le peuple du Venezuela?
E-G- La perte d’Hugo Chávez a été écrasante et dévastatrice. C’était mon ami et j’ai été sa conseillère pendant presque 10 ans. Le vide qu’il a laissé est impossible à remplir. Il avait un énorme cœur et réellement, il se consacrait à construire un pays meilleur pour son peuple et un monde meilleur pour l’humanité. Il se préoccupait beaucoup de tout le monde mais, en particulier, des pauvres, des abandonnés, des marginalisés. Il y a une photo de Chávez prise par quelqu’un, ce n’était pas une photo officielle, après une manifestation dans le centre de Caracas après laquelle il avait marché sur une grande place qui avait été déplacée pour cause de sécurité.
Tout à coup, Chávez a vu un homme jeune, décoiffé et apparemment drogué, à peine capable de rester debout, vêtu de vêtements sales. Au grand dam de sa sécurité, Chávez s’est approché du jeune affectueusement, l’a embrassé et lui a offert une tasse de café. Il ne l’a pas jugé, ne lui ai pas fit de reproches. Lui, il l’a traité comme un être humain qui méritait d’être traité avec dignité. Il est resté là, avec lui, un moment, simplement racontant des histoires et plaisantant comme de vieux amis. Quand il a dû s’en aller, Chávez l’a indiqué à un de ses gardes pour qu’on lui apporte toute l’aide dont ce jeune avait besoin.
Il n’y avait pas de caméras là, ni la télévision, ni le public. Cela n’a pas été un truc publicitaire. Il réagissait affectueusement et avec une inquiétude sincère et vraie face à un être humain nécessiteux. Bien qu’il soit président et un puissant chef d’Etat, Chávez s’est toujours vu comme égal à tous.
Sa mort inattendue a eu un impact tragique au Venezuela. Malheureusement, le pays passe par des moments extrêmement difficiles. Une combinaison de corruption intérieure et de sabotage extérieur par les forces d’opposition (avec le soutien de l’étranger), ainsi que la forte chute des prix du pétrole ont paralysé l’économie.
Les agences des Etats-Unis et leurs alliés au Venezuela ont profité de l’occasion pour déstabiliser encore plus et détruire les restes du chavisme. Maintenant, il s’agit de ruiner et d’effacer l’héritage de Chávez mais je crois que c’est impossible. La mémoire de Chávez vit dans les millions de personnes sur lesquelles il a eu un impact en améliorant leur vie. Son impact sera capable de supporter la tourmente. Le « chavisme » est devenu une idéologie fondée sur les principes de justice sociale et sur la dignité humaine. Mais le regrettons-nous terriblement ? Oui.
Article original en anglais: The Strange Death of Hugo Chavez: an Interview with Eva Golinger, Counterpunch, 22 avril 2016.
Eva Golinger est journaliste et écrivaine spécialiste du Venezuela. Elle a écrit notamment le livre Code Chavez, CIA contre Venezuela (2006)
un précédent article :
Eva GOLINGER
En 2013, le Venezuela a connu un des moments les plus difficiles de son histoire avec le décès du Président Hugo Chavez, le 5 mars. Chavez, leader de grande envergure, fut victime d’un cancer agressif dont il mourut en moins de deux ans. Pendant ses quatorze années au pouvoir, ce Président charismatique (toujours élu démocratiquement et à la grande majorité) s’est confronté à de grands et puissants ennemis : coups d’état, sabotages économiques, interventions électorales, guerre psychologique, furent quelques unes des méthodes et des stratégies de déstabilisation auxquelles il dût faire face pendant son mandat.
Il était en tête de liste de la CIA comme cible principale de leurs agressions, cela fit que sa mort brutale et inattendue fit naître beaucoup de soupçons parmi ses partisans et tous ceux qui s’intéressaient à sa vision sociopolitique. Chavez défiait les intérêts des plus puissants et en même temps contrôlait les plus grandes réserves pétrolières de la planète.
La mort de Chavez peut-elle avoir été un assassinat politique ?
Il y a quelques années, cette question aurait fait sourire une grande partie des lecteurs, mais aujourd’hui, avec l’immense quantité de documents publiés par le lanceur d’alerte Wikileaks et l’ex agent de la NSA, Edward Snowden, le monde sait comment le gouvernement des États-Unis espionne ses amis, ses alliés, ses citoyens et ses ennemis ; personne n’échappe aux yeux et aux oreilles de Washington. On sait aujourd’hui que presque toutes les ambassades des États-Unis dans le monde sont des centres d’espionnage et d’opérations d’intelligence. On sait toutes les graves atteintes aux droits de l’homme qui ont été commises par les forces armées américaines en Irak et en Afghanistan, et on sait aussi comment le Gouvernement de Barak Obama a augmenté l’utilisation d’avions sans pilotes (drones) pour assassiner des innocents par télécommande.
On sait aujourd’hui la rage avec laquelle le Gouvernement du premier Afro-étasunien à la Présidence poursuit ceux qui dévoilent des vérités sur les abus de Washington, et plus encore quand ce sont des citoyens étasuniens comme Bradley (Chelsea) Manning, Edward Snowden et Jeremy Hammond. On sait que Washington a utilisé son pouvoir économique pour tenter de neutraliser Wikileaks et geler ses finances, bloquant son accès à Mastercard, Visa et Paypal avec le seul objectif d’étouffer sa voix et d’empêcher sa publication continue de documents qui dévoilaient les basses actions de la Maison Blanche.
Toutes ces révélations ont rendu le public mondial moins sceptique et plus réaliste quand il s’agit de la capacité du Gouvernement américain à réduire ses ennemis au silence, cacher ses erreurs et utiliser tous les moyens possibles pour conserver sa domination.
Hugo Chavez a toujours été un caillou dans la chaussure impériale. Sous-estimé par les analystes et conseillers « d’esprit guerre froide » de Washington, Chavez mit fin à l’influence et à la domination des États-Unis en Amérique Latine en moins d’une décade. Il a repris le contrôle des ressources stratégiques, non seulement du Venezuela mais dans toute l’Amérique Latine, toujours sous le drapeau de la justice sociale.
Il a impulsé l’intégration régionale et la création d’organisations comme l’Union des Nations Sud-Américaines (UNASUR), l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique (ALBA), la Communauté des États Latino-Américains et des Caraïbes (CLAC), entre autres. Sa main ferme face aux agressions des États-Unis fut un exemple et une inspiration pour des millions dans le monde, qui virent avec espoir la révolution au Venezuela et son expansion régionale.
Sans doute beaucoup d’intérêts puissants à Washington et ailleurs, désiraient la disparition physique de Hugo Chavez. Ils essayèrent d’y parvenir avec un coup d’État soutenu par Washington en avril 2002 qui échoua.
Quelques mois après, on essaya de le sortir du pouvoir par un très important sabotage économique qui faillit détruire l’industrie pétrolière du pays, mais cela aussi échoua.
Un an et demi après, des paramilitaires mercenaires furent envoyés de Colombie pour l’assassiner mais ils furent capturés par les autorités Vénézuéliennes et le complot fut neutralisé. Dans les années qui ont suivi, il y eut de multiples attentats contre sa personne et beaucoup de plans pour déstabiliser son gouvernement, mais aucun ne fonctionna.
Pendant ce temps, la popularité de Chavez ne cessait de grandir et son projet socialiste commençait à se consolider dans le pays.
En 2006 la Maison Blanche avait créé une mission spéciale d’intelligence pour le Venezuela, qui faisait ses rapports directement au directeur national d’intelligence sans passer par la CIA ni aucune des 15 autres agences d’intelligence des États-Unis.
Cette mission spéciale était complètement clandestine et disposait de grands moyens financiers et autres. Il existait seulement deux autres missions de ce style : pour l’Iran et la Corée du Nord. Associer le Venezuela à deux pays ennemis déclarés de Washington est un indicateur du niveau de menace qu’Hugo Chavez représentait pour le Gouvernement des États-Unis.
La maladie
Le cancer dont souffrit Hugo Chavez, et qui causa sa mort si subite était rare. Comme Nicolas Maduro l’a expliqué, son cancer fut inhabituel, sans nom et très agressif. Il n’était pas d’un organe en particulier. Il n’y a pas eu de cas de cancers dans la famille Chavez, il n’y avait aucune prédisposition génétique. Il fut détecté en Juin 2011 et malgré de très forts traitements il mourut en moins de deux ans.
Des documents déclassifiés de l’armée des États-Unis obtenus par Associated Press en 1995 grâce à la Loi d’Accès à l’Information (FOIA) mirent en évidence que depuis 1948, le Pentagone cherchait à mettre au point une arme de radiation pour les assassinats politiques.
Une autre étude des renseignements de l’armée étasunienne en 1969 confirma que l’utilisation clandestine de la radiation en tant qu’arme pouvait causer de graves maladies ou même la mort d’adversaires politiques. En d’autres termes, c’était une méthode d’assassinat qu’ils mettaient activement au point.
On peut facilement imaginer, si Washington faisait des essais de radiation comme arme d’assassinat politique depuis 1948 jusqu’où a pu parvenir cette technologie au 21e siècle.
Assassinat par le biais de l’espionnage
Un câble secret du Département d’État du 31 Janvier 1976 alertait sur les graves effets sur la santé causés par les micro-ondes radioactives utilisées par le KGB pour espionner l’ambassade États États-Unis à Moscou :
« Selon nos médecins experts l’exposition prolongée à des micro-ondes radioactives aux niveaux mesurés à l’ambassade des États-Unis constituent une menace pour la santé ».
Pourtant Washington développa des outils d’espionnage beaucoup plus puissants et avec de plus grandes fréquences de radiation.
Des documents de la NSA, filtrés par Edward Snowden et publiés récemment par le journal Allemand Der Spiegel se référent à un puissant équipement développé par l’agence Américaine, qui émet des radio-ondes continues et à haute fréquence contre une cible pour surveiller et capturer toutes ses communications. D’après un document ultra secret de la NSA, cet équipement, le CTX4000 est une « unité radar portable d’ondes continues (CW). Il peut être utilisé pour illuminer une cible afin de récupérer de l’information en dehors du réseau ».
Le CTX 4000 a la capacité de collecter des signaux qui ne pourraient l’être autrement, ou le seraient très difficilement ainsi que leur traitement. Le document détaille ses capacités : « Rang de fréquence :1-2 GHz ; bande large à 45MHz ; puissance de sortie :jusqu’à 2W, utilisant l’amplificateur interne ; amplificateur externe jusqu’à 1KW ».
Un kilowatt est une forte capacité et quantité d’ondes radioactives. Cette quantité projetée sur une personne pendant une période continue peut causer de graves dommages à sa santé. L’étude de l’Armée des États-Unis en 1969, (mentionnée antérieurement) sur les effets sur la santé de la radiation en tant qu’arme, souligne que l’impact (ou l’évènement désiré, en d’autres termes la mort de la cible) pourrait avoir lieu des années après l’exposition à l’agent radioactif.
Hugo Chavez fut la principale cible de la NSA pendant des années. La possibilité que leurs outils d’espionnage aient contribué, sinon causé sa maladie, ne parait plus autant science fiction que ça l’aurait paru en d’autres temps.
Eva Golinger
Traduit de l’espagnol par irisinda
eh oui ! comme disait Ahmadinedjad lors de leur rencontre https://www.youtube.com/watch?v=vfWRuEcrpG4 , "aujourd'hui des peuples sont sur le chemin de la lutte contre l'avarice des arrogants impérialistes, le système hégémonique et dominant est dans sa décadence, raison pour laquelle ils arborent maintenant un visage beaucoup plus agressif"
nous le voyons tous les jours en ce moment.
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24/07/2025
Anniversaire : 86 ans
1939 – 2025 : 86 ans après l’euthanasie des handicapés

Rebondissement inespéré dans l’affaire Vincent Lambert : la Cour d’appel de Paris a ordonné lundi soir l’arrêt de son euthanasie et la reprise de son alimentation et de son hydratation. Cette décision ravive à nouveau le débat entourant la légalisation de l’euthanasie en France. Pourtant cette affaire ne concerne pas l’euthanasie d’un patient en fin de vie, mais bien celle d’une personne en situation de handicap. Cette situation nous renvoie à des heures sombres de notre passé.
Vincent Lambert se situe dans un état de conscience minimal depuis un accident en 2008. Il n’est ni mourant ni souffrant : sa santé ne se détériore pas et son état est stable. Les seuls soins dont il bénéficie sont ceux d’une hydratation et d’une alimentation par sonde. Nous sommes loin d’un acharnement thérapeutique exercé sur un mourant, entouré par des moniteurs, une assistance respiratoire et des tuyaux en tous sens.
Comment donc définir l’état d’une personne qui a perdu de manière durable plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales et cognitives ? C’est la définition du handicap donnée par la loi française de 2005 sur le handicap et la Convention des Nations unies sur les droits des personnes handicapées. La situation objective, bien que dérangeante, est donc la suivante : Vincent Lambert est handicapé. Son état a d’ailleurs été reconnu par le Comité des droits des personnes handicapées de l’ONU.
NOTEZ BIEN CECI (sur la vidéo suivante à 1 H 43min lien : https://ru-clip.net/video/vZEOL0_Uld8/marche-blanche-pari... ) 7 CENTRES D'ACCEUIL DE SOINS ETAIENT PRÊTS à ACCEUILLIR VINCENT ! et ça a été refusé, il s'agit donc bien d'un assassinat délibéré.
Il fallait obtenir sa mort afin de faire avancer un projet global.
Son euthanasie ne renvoie donc pas aux débats entourant la fin de vie, mais bien à la question suivante : faut-il laisser vivre une personne handicapée, dont il nous semble que la vie ne vaut pas d’être vécue ?
Cette question a déjà été posée par le passé, et sa réponse fut radicale :
« Le Reichsleiter Bouhler et le docteur Brandt sont, sous leur responsabilité, chargés d’étendre les pouvoirs de médecins, qui seront nommément désignés, à accorder une mort miséricordieuse aux malades qui, selon les critères humains, auront été déclarés incurables après un examen critique de leur état de santé ».
Il suffirait de remplacer le nom des médecins pour croire lire le jugement rendu par les instances françaises dans l’affaire Lambert. Pourtant cette phrase est bien issue d’un décret de 1939, écrit de la main d’Adolf Hitler, qui met en place un programme secret d’extermination des handicapés allemands, connu depuis sous le nom de Aktion T4. De janvier 1940 à août 1941, ce sont 70 273 handicapés physiques et mentaux qui ont été gazés dans des centres de mise à mort installés sur le territoire du Reich. En moyenne, 50% des patients chroniques hospitalisés dans les asiles allemands furent éliminés. Le mois précédent, 5 000 enfants possédant des malformations avaient été assassinés par injection de morphine et de scopolamine ou l’ingestion de comprimés de Luminal ou de Véronal.
Pendant la guerre, l’extermination d’handicapés se poursuit dans toute l’Europe, par gazage, injection létale ou dénutrition. Au total, ce sont plus de 200.000 personnes handicapées qui ont été tuées entre 1939 et 1945.
Avant d’en arriver à une politique d’extermination, l’euthanasie avait été promue comme un moyen d’abréger les souffrances, notamment dans le livre Le Droit de mourir d’Alfred Jost (1895) :
« Quand nous voyons un malade incurable se tordre de douleurs indicibles sur sa couche, avec pour toute perspective celle, misérable, de longs mois de dépérissement, sans espoir de guérison, quand nous traversons les salles d’un asile et que la vision du fou furieux ou du paralytique nous emplit de toute la pitié dont l’homme est capable, cette idée ne peut que surgir en nous malgré tous les préjugés dont nous sommes pétris : « ces gens n’ont-ils pas droit à la mort, la société humaine n’a-t-elle pas le devoir de leur accorder cette mort avec le moins de souffrance possible ? » »
Cette compassion fut à double tranchant : en défendant le droit d’abréger les souffrances d’un mourant, on défendit également le droit de mettre fin à la « souffrance » que constituait la vie d’un handicapé. La rhétorique est progressive et subtile : en mettant sur le même plan les souffrances liées à la mort et les souffrances de la vie, elle ouvre la voie aux excès de l’euthanasie sur des autrui plus vulnérables.
L’euthanasie des handicapés sous le régime nazi fut ainsi opérée officiellement par « compassion ». Ce faisant, le choix d’apprécier la valeur d’une vie ne fut pas laissée à l’intéressé, au contraire. Ce furent des personnes tierces, en premier lieu les médecins, qui par « compassion » ont assassiné des dizaines de milliers d’handicapés physiques et mentaux.
Cette idée a été reprise en 1920 par le juriste Karl Binding et le psychiatre Alfred Hoche dans leur ouvrage La libéralisation de la destruction des vies qui ne valent pas d’être vécues, ouvrage qui servira de base au programme Aktion T4.
Les deux auteurs justifient d’ailleurs également l’euthanasie des handicapés physiques et mentaux par le coût qu’ils représentent pour la société :
« D’un point de vie économique, ces idiots totaux qui remplissent le plus les conditions d’une mort mentale complète seraient aussi ceux dont l’existence pèse le plus lourdement sur la collectivité »
Le spectre nazi paraît souvent comme exagéré lorsque l’on se réfère à l’euthanasie. Pourtant, force est de constater que les arguments en faveur de l’euthanasie des handicapés sont identiques à ceux utilisés 80 ans auparavant.
Cette confusion volontaire entre l’euthanasie de « fin de vie » et de « vie qui ne vaut pas d’être vécue » est porteuse de conséquences graves...
Suite de l'article https://lincorrect.org/1939-2019-80-ans-apres-leuthanasie...
Jean-Marie le Méné : Président de la fondation Jérôme-Lejeune : "Vincent Lambert n’est pas mort, il a été tué. La différence est importante. Nous nous attendions bien sûr à cette triste issue. C’est une date historique et symbolique. C’est la première fois, en France, sous l’empire d’une loi de la République, qu’on tue une personne handicapée qui n’est pas en fin de vie, qui n’est pas malade, qui n’a pas de maladie évolutive, qui ne souffre pas et qui n’a rien demandé.
Cette date est très importante parce que, derrière lui, se trouve une quantité de personnes dans cette situation. Elles sont isolées et sans famille. On ne sait pas très bien ce que ces personnes veulent et pensent.
Le danger est que la médecine s’empare de ce pouvoir pour mettre un terme à la vie de ceux qui coûtent trop cher à la société. C’est exactement le sens de l’évolution des sociétés occidentales de l’Europe de l’Ouest d’aujourd’hui.
L’association du Droit à mourir dans la dignité milite activement pour l’euthanasie.
Pensez-vous que l’affaire Vincent Lambert va faire jurisprudence ?
C’est une évidence! La Fondation Jérôme Lejeune dit depuis 15 ans qu’à partir du moment où on assimile la nourriture et l’hydratation à des traitements, on arrête les traitements. Cela veut dire qu’on tue la personne non pas avec sa maladie, mais avec l’arrêt de l’hydratation et de la nutrition. Il est tout à fait évident que la sédation profonde et continue est un maniement très incommode.
L’agonie de Vincent Lambert a duré suffisamment et pas trop. On a mesuré la sédation, ce qui a entraîné chez lui des souffrances horribles.
Il est évident que l’ADMD va dire ‘’c’est tout à fait inhumain’’. Ils disent d’ailleurs depuis longtemps «acceptons, puisque la société française est mûre, acceptons l’euthanasie dans certain cas avec une loi très encadrée, etc».
Cette étape a été annoncée par le demi-neveu de Vincent qui fait l’objet de pression de la part l’ADMD. La direction dans laquelle on se dirige nous dit «c’est pénible à supporter pour nous les bien-portants, alors faisons en sorte que cela aille plus rapidement».
Le docteur Ducrocq déclarait que la loi Léonetti avait été conçue sur mesure pour régler le cas de Vincent Lambert.
Comme Xavier Ducrocq, je pense que c’est une mauvaise loi. On ne peut pas faire une bonne application d’une mauvaise loi.
La droite parlementaire française pense le contraire. Elle a voté la loi à l’unanimité. La conférence des évêques de France pense aussi que c’est une bonne loi, https://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/chouard-tous-les-pouvoirs-abusent-82222mais mal appliquée. Je pense exactement le contraire. C’est une mauvaise loi qui est bien appliquée.
Du reste, c’est ce que toute la jurisprudence a confirmé depuis cinq ans. Nous avons financé la défense de Vincent Lambert depuis cinq ans. Des dizaines et des dizaines de décisions de justice disent toutes que c’est une loi bien appliquée. Jean Léonetti lui-même dit que cette loi est bien appliquée.
Dans les motifs de cette loi Léonetti, il était clair qu’il ne devait plus y avoir de cas comme celui de Vincent Lambert et qu’elle permettait de régler les cas comme ceux de Vincent Lambert. Le problème c’est que le cas de Vincent Lambert est un cas très simple. Médicalement, ce cas est difficile et tragique pour la personne, puisque c’est un grand handicapé tétraplégique, mais médicalement ce type de cas est pris en charge par des établissements spécialisés qui s’occupent admirablement des patients.
Ce n’est pas du tout le cas d’un patient qui fait des arrêts cardio-respiratoires toutes les semaines et qu’il faut réanimer ou non.
La question ne se posait pas pour Vincent Lambert. Il n’avait pas de maladie évolutive, il ne souffrait pas et n’était pas en fin de vie. C’est vraiment la mise à mort délibérée d’une personne handicapée qui n’a pas pu s’exprimer sur son sort. On ne l’a guère traitée puisque tel est le vent de l’Histoire aujourd’hui.
Ceux qui ne sont pas aptes à vivre dans la modernité sont passés par pertes et profit. C’est le cas des handicapés avant la naissance. Aujourd’hui en France, il ne naît plus d’handicapés sauf quand on ne les a pas vus. Si c’est le cas,ils sont tous éliminés par l’avortement. Il en sera de même à la fin de la vie.
Cette situation avait été largement prévue par Jérôme Lejeune il y a de cela 35 ans. Nous l’avions confirmée en étudiant la loi Léonetti de 2005. Elle se confirme évidemment. Beaucoup n’ont pas voulu voir et ne veulent pas voir. C’est trop difficile. Il faut être lucide et courageux pour le dire et essuyer les critiques pendant des années lorsqu’on soutient une famille qui dit qu’elle aime son enfant en dépit de son handicap.
Hitler a gagné la guerre
et (eh oui ! il semble que finalement c 'est Hitler qui a gagné la guerre ! c'est son "esprit de la modernité" comme le dénonce Zygmunt Bauman,qui est en train de tout régir...) les idées qui sous-tendaient la tristement célèbre AKTION T4 onten train d'impreigner l'opinion, et d'être à nouveau instaurée dans les lois. Certains cas "médiatiques"servent à faire avancer la cause de la mort (et du capitalisme, eh oui !la fameuse"rentabilité" ,rien n'est moins rentable qu'une pauvre vie humaine, un déprimé, un vieux, un "innocent" etc, des "déchets" quoi ! c'est ça que vous voulez ?
Victime de ce qui n’est rien de moins qu’une euthanasie par privation d’eau et de nourriture en raison de son lourd handicap, Vincent Lambert n’avait pas encore fermé les yeux que déjà les partisans de l’euthanasie se prenaient à rêver d’une légalisation de cette pratique en France, tout en vantant les mérites des lois belges relatives à la fin de vie. Pourtant ces dernières, et particulièrement la loi relative à l’euthanasie, laissent la porte largement ouverte à de graves dérives. C’est précisément sur de telles dérives que la CEDH est saisie pour la première fois dans une affaire : Mortier contre Belgique.
La Cour s’est jusqu’à présent prononcée à propos de personnes réclamant un droit au suicide assisté (Pretty c. Royaume-Uni en 2002, Haas c. Suisse en 2011, Koch c. Allemagne en 2012, Gross c. Suisse en 2014). Elle a aussi validé « l’euthanasie déguisée » par arrêt de soins de patients handicapés tels que Charlie Gard et Vincent Lambert (Lambert et. a. c. France en 2015, Gard et. a. c. Royaume-Uni en 2017). Avec l’affaire Mortier, c’est donc la première fois que la Cour doit se prononcer pour évaluer un cas d’euthanasie déjà réalisée. margin: 0.26cm;" align="justify">Rappelons-en les faits. Madame Godelieve De Troyer, atteinte de dépression chronique pendant plus de 20 ans, a été euthanasiée en 2012 sans que ses enfants ne soient avertis, ceux-ci ayant été informés le lendemain du décès. Son fils, Tom Mortier, se plaint devant la Cour du manquement de l’État belge à son obligation de protéger la vie de sa mère au motif que la législation belge n’aurait pas été respectée et qu’il n’y a pas eu d’enquête effective sur ces faits qu’il a pourtant dénoncés à la justice. Il dénonce notamment le manque d’indépendance de la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie (CFCEE) chargée de contrôler a posteriori la légalité des euthanasies. Il reproche en particulier le fait que le médecin qui a euthanasié sa mère est lui-même le président de cette Commission de contrôle ainsi que de l’association LevensEinde InformatieForum (LEIF) qui milite en faveur de l’euthanasie. Or, sa mère a versé 2 500 € à cette association peu de temps avant son euthanasie.
Une loi sur l’euthanasie inadaptée à la souffrance psychique Cette affaire illustre parfaitement la difficulté d’encadrer cette pratique et les abus et dérives graves qui en découlent. Elle n’est d’ailleurs pas un cas d’école car les médias relatent régulièrement des euthanasies controversées en Belgique ou en Suisse. Et nombreux sont ceux qui dénoncent le laxisme avec lequel la loi du 28 mai 2002 relative à l’euthanasie a été mise en œuvre.
Selon les conditions posées initialement par cette loi belge, l’euthanasie doit faire l’objet d’une demande «volontaire, réfléchie et répétée» émanant d’un patient «capable et conscient» qui «fait état d’une souffrance physique ou psychique constante et insupportable qui ne peut être apaisée et qui résulte d’une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable». Or les termes employés s’avèrent flous et subjectifs: la souffrance est elle-même une notion subjective, tout comme son caractère insupportable comme en atteste d’ailleurs la CFCEE. En cas de souffrance psychique, son caractère inapaisable est également presque impossible à déterminer, comme l’illustre le cas médiatisé de Laura Emily, 24 ans, souffrant de dépression et qui, ayant demandé à être euthanasiée, s’est ravisée le jour-J en expliquant qu’elle avait mieux supporté les semaines précédentes. Ainsi la possibilité d’euthanasie pour souffrance psychique s’avère véritablement problématique. D’ailleurs, en 2002, la Commission Santé publique de la Chambre ne s’y était pas trompée en s’opposant à l’unanimité à l’inscrire dans la loi, estimant avec raison qu’une telle souffrance est pratiquement impossible à évaluer. Elle soulignait également l’ambivalence de la volonté des malades psychiques. Ainsi en cas de dépression, l’affection dont souffrait Mme De Troyer, la demande d’euthanasie est davantage un symptôme de la pathologie qu’une manifestation de volonté libre et réfléchie. margin: 0.26cm;" align="justify">Il y a en outre un paradoxe à prétendre offrir un droit au suicide assisté ou à l’euthanasie - au nom du respect de l’autonomie individuelle - à des personnes qui précisément ne disposent plus d’un équilibre mental. Le respect de l’autonomie devrait au contraire conduire à interdire l’euthanasie aux personnes dépressives ou atteintes de maladies psychiques. Atteintes d’un « handicap » au sens de la Convention relative aux droits des personnes handicapées, ces personnes vulnérables devraient être protégées, et non exposées au suicide. Mais protéger est malheureusement impossible en pratique puisque la loi belge n’interdit pas le « shopping médical » qui consiste, pour un patient se heurtant au refus du médecin qui le suit habituellement, à réitérer sa demande d’euthanasie auprès d’autres médecins jusqu’à trouver celui qui y soit favorable, c’est-à-dire le plus laxiste ou militant. Mme De Troyer a d’ailleurs usé de cette pratique. La CFCEE, une instance favorisant les dérives ?
On pourrait croire que la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie, instance chargée de vérifier que les euthanasies pratiquées ont respecté les conditions et procédures légales et instituée par la loi du 28 mai 2002, compense les défauts de cette dernière. Il n’en est rien, comme le montre une fois encore la requête Mortier. La CFCEE manque en fait cruellement d’impartialité puisque sur les seize membres titulaires, au moins huit (et au moins six des seize suppléants) font partie d’associations militant en faveur de l’euthanasie (on compte par exemple les présidents du LEIF et de l’ADMD) et/ou sont des médecins pratiquant eux-mêmes des euthanasies. C’est le cas de son président néerlandophone, le Dr Wim Distelmans, qui n’est autre que le médecin qui a euthanasié Mme De Troyer ! À plusieurs reprises, la CFCEE a également avoué son incapacité à mener à bien sa mission car celle-ci repose sur un système déclaratif et donc tributaire de la conscience professionnelle des médecins. Et le Dr Distelmans d’ajouter : « Les cas douteux évidemment, les médecins ne les déclarent pas, alors on ne les contrôle pas ». Or des études révèlent par exemple que près de la moitié des euthanasies en Belgique n’ont pas été déclarées en 2007. En outre, si les termes de la loi relative à l’euthanasie sont effectivement flous et subjectifs, la Commission s’engouffre dans la brèche en les interprétant dans un sens excessivement extensif et libéral. Florilège : selon elle, la coexistence de plusieurs pathologies non graves et non incurables remplit l’exigence d’une affection grave et incurable ; elle a aussi approuvé des cas s’apparentant au suicide médicalement assisté alors qu’il n’entre pas dans le champ d’application de la loi ; il semble qu’elle ait validé l’euthanasie « en duo » obtenue par un couple dont l’un des membres ne se trouvait pas en phase terminale. " align="justify">Enfin, l’on peut s’interroger sur l’utilité d’un contrôle a posteriori, c’est-à-dire une fois que l’euthanasie a eu lieu, ce qui n’a visiblement pas pour objectif de protéger la vie des personnes et est particulièrement inadapté en cas d’euthanasie pour cause de souffrance psychique. Faut-il alors s’étonner qu’entre 2002 et 2016, la CFCEE n’a transmis au procureur du roi qu’un seul dossier sur 14 573 euthanasies ? Membres juges et parties, conflits d’intérêts, partialité, contrôle a posteriori et basé sur un système déclaratif, interprétation large des termes de la loi : la CFCEE s’avère totalement inefficace pour prévenir les dérives. C’est ainsi qu’un de ses membres, médecin, a récemment démissionné, lui reprochant de n’avoir pas renvoyé devant la justice un médecin ayant euthanasié une patiente à la demande de sa famille.
Une affaire mettant en cause l’ensemble du système encadrant l’euthanasie en Belgique L’État belge manque donc de manière évidente à ses obligations découlant de la Convention alors que la CEDH a jugé que le droit à la vie « impose aux autorités le devoir de protéger les personnes vulnérables même contre des agissements par lesquels elles menacent leur propre vie » (Haas c. Suisse, § 54). Ce que décidera la Cour dans cette affaire ne sera donc pas sans conséquence car la portée de la requête Mortier dépasse largement son seul cadre: elle met en effet en cause l’ensemble du système encadrant l’euthanasie en Belgique en montrant combien il s’avère défectueux et les garde-fous illusoires. Alors que la Cour a déclaré que « l’on ne saurait sous-estimer les risques d’abus inhérents à un système facilitant l’accès au suicide assisté » (Haas c. Suisse, § 58), cette affaire confirme que ce risque est bien réel, donne un aperçu concret de telles dérives et en laisse entrevoir les conséquences à grande échelle. En effet, loin de concerner uniquement la personne qui la demande, l’euthanasie et ses modalités ont des conséquences sociales profondes et funestes : suites psychologiques sur les membres de la famille du défunt en premier lieu, mais aussi perte de confiance dans la famille en général et méfiance à l’égard des soignants, fragilisation des personnes vulnérables dont certaines sont incitées au suicide. Il serait abusif et dangereux de faire prévaloir l’autonomie d’un patient en tant que valeur éthique suprême pour justifier une pratique dommageable à la société tout entière et remettant donc en cause le bien commun.
Ne pas condamner l’État dans cette affaire reviendrait donc à pratiquer la politique de l’autruche quant aux dérives de l’euthanasie, alors que la banalisation de la mentalité euthanasique en Belgique est réelle et fait des ravages. En témoignent par exemple les cas d’euthanasie sans obtention du consentement de la personne, l’ouverture de l’euthanasie aux mineurs « dotés de capacités de discernement » sans limite d’âge en 2014, ainsi que les chiffres officiels : de 235 euthanasies pratiquées en 2003, leur nombre a augmenté rapidement d’année en année pour atteindre 2537 en 2018, ce qui représente 2 % du total annuel des décès. Dans ce contexte, notons également que trois études ont révélé que « 40 % des Belges sont pour l’arrêt des soins pour les plus de 85 ans ». Si la Cour ne fait rien, elle accomplira le roman d’anticipation publié en 1907, Le Maître de la terre où l’auteur, Robert-Hugh Benson imagine des maisons d’euthanasie, où « d’un consentement unanime, les être inutiles, les mourants, étaient délivrés de l’angoisse de vivre ; les maisons spécialement réservées à l’euthanasie [prouvaient] combien un tel affranchissement était légitime.
en ce moment en Grande-Bretagne :
https://www.dailymail.co.uk/news/article-7457145/Tafida-Raqeebs-mother-cries-implores-daughter-dont-up.html
Canada :
À mesure que le régime canadien d’ "aide médicale à mourir" (nouvelle formulation chic pour TUER Bender et Hoche e 1921 disaient "libéralisation du droit de mettre fin à une vie qui ne mérite pas d'être vécue", et Hitler disait "Gnadentod" - "aide" "libéralisation" "Gnade" (grace) comme c'est mignon tout ça !) prend de l’expansion, il rencontre plus de résistance. L’une des critiques les plus fortes, qui a souvent fait surface dans les médias, est que certaines personnes atteintes de maladies chroniques, dont la mort n’est pas raisonnablement prévisible, choisissent de mourir parce qu’elles sont pauvres et que les services sociaux (capitalistes !) sont inadéquats. Ils ne veulent pas mourir, mais ils sentent qu’ils n’ont pas le choix.
Les critiques disent que ces cas montrent que les gens sont forcés de choisir l’euthanasie et sont incapables de faire un choix vraiment autonome. Cependant, les critiques peuvent remonter en amont. Selon un récent sondage de Research Co, qui surveille l’opinion publique au Canada, plus d’un Canadien sur quatre autoriserait l’euthanasie pour les sans-abri (28%) et la pauvreté (27%). Ce qui est encore plus choquant, c’est que le sondage a révélé que 50% des Canadiens autoriseraient l’euthanasie pour les personnes qui n’avaient pas accès à un traitement médical et 51% pour les personnes handicapées.
Les jeunes nés après l’année 2000 sont encore plus en faveur. Dans une lettre d’opinion publiée dans le Prince George Citizen, Mario Canseco, directeur de Research Co, souligne que « Les adultes les plus jeunes du Canada sont bien en avance sur leurs homologues plus âgés pour ce qui est de croire que ces deux raisons sont suffisamment convaincantes pour qu’une personne demande l’aide médicale à mourir (60% pour une invalidité et 57% pour un traitement médical non disponible) ».
Lorsqu’on leur demande quelle est la peine appropriée pour un parent reconnu coupable d’avoir aidé un fils ou une fille en phase terminale à mourir, un Canadien sur quatre (24%) ne choisit aucune peine. Une grande majorité (73%) appuie la législation sur l’euthanasie du pays, qui a été qualifiée comme étant la plus radicale au monde. Les Canadiens sont divisés lorsqu’ils se demandent si la maladie mentale devrait justifier qu’un adulte demande l’aide médicale à mourir : 43% appuient cette idée, tandis que 45% s’y opposent. Le gouvernement fédéral a reporté à mars 2024 la décision finale relative à l’admissibilité à la maladie mentale à l’euthanasie.
Commentaire de votre serviteur. Quelle est la signification de cet engouement pour l’euthanasie ? Les Canadiens ne doivent peut-être plus supporter les longs hivers d’une rudesse parfois déroutante alors qu’ils attendent le réchauffement du climat qui ne se concrétise toujours pas. Ou bien ils perdu toute forme d’humanité. Un précédent Premier ministre japonais avait déclaré qu’il serait préférable pour la société que les « vieux » malades soient euthanasiés pour réduire les dépenses sociales du pays. Cette dérive sociétale ressemble progressivement à ce que les régimes totalitaires ont mis en place durant les années 1930 et 1940. La société ne peut pas accepter que l’euthanasie soit banalisée à moins que tout sens moral disparaisse surtout quand il s’agit de motifs économiques. De nombreuses découvertes archéologiques ont montré que les sociétés anciennes, il y a vingt à trente mille ans, prenaient soin des malades et des anciens, ils étaient inhumés décemment. Accepter cette banalisation de l’euthanasie ne pourra qu’aboutir à des excès pour des raisons économiques ou financières. Qui pourra objectivement fixer une limite pour que des malades mentaux soient euthanasiés ? Il semble que les sociétés occidentales rejoignent l’idéologie de l’époque de l’URSS mise en place par le pouvoir central pour éliminer les citoyens récalcitrants en détruisant d’abord leurs aptitudes mentales puis en les éliminant sans aucun état d’âme. Ces abus semblent se reproduire dans les pays anglo-saxons avec l’uniformisation du style de vie, le « chacun pour soi et rien pour les autres » une sorte de disparition de tout sorte de respect et d’humanité.
source : Jacques Henry
Le nouveau projet de loi britannique “sur l’aide à mourir” a été adopté malgré les inquiétudes et les objections de diverses personnes et organisations. C'est comparable au programme d'euthanasie nazi Aktion T4, qui normalisait et acceptait le meurtre de vies innocentes par des professionnels de la santé pour le « bien commun ».
Dans ce qui suit, Jonathan Engler établit des parallèles entre le nouveau projet de loi, le programme nazi et d’autres événements, tels que l’euthanasie de patients à la Nouvelle-Orléans après l’ouragan Katrina, soulignant les dangers de diminuer la valeur de la vie et d’accepter le meurtre comme un élément légitime des soins de santé. Qu'est-ce qui relie la nouvelle loi britannique “sur la mort assistée” au programme d'euthanasie nazi “Aktion 4” ?
Par Jonathan Engler
'ai écrit pour la dernière fois sur le “projet de loi sur l'aide à mourir” du Royaume-Uni1 la veille du vote (ICI), quand j'ai gardé un certain espoir qu'il puisse être vaincu. Cela ne devait pas arriver. Elle a été adoptée la semaine dernière, malgré les problèmes manifestes liés au nouveau projet de loi.
Elle l’a fait après environ 150 heures de débat, y compris en commission. À titre de référence, le projet de loi interdisant la chasse au renard (The Hunting Act 2004) a été débattu pendant environ 700 heures sur plusieurs années.
CETTE est un excellent fil de discussion “de A à Z” de Dan Hitchens décrivant les nombreux problèmes de ce projet de loi.
CETTE bref article dans Hérisson décrit le vote comme “le jour le plus honteux du Parlement”, et je suis enclin à être d'accord.
Mes propres objections au projet de loi sont à plusieurs niveaux. L’une d’entre elles porte sur la capacité de ces lois (et systèmes) à diminuer la valeur de la vie, à la peser de manière utilitaire par rapport à ce à quoi elle contribue ou à ce qu’elle coûte à la société.
C’est alors la première étape sur un chemin par lequel il devient acceptable de faire des choses indescriptibles “pour le bien commun”
Lors de discussions avec des amis et des collègues, Jessica Hockett m'a fait prendre conscience de cette vidéo de 56 minutes, qui vaut vraiment la peine d'être regardée.2 Il décrit – avec des détails atroces – comment le programme d'euthanasie nazi a permis à la société de normaliser et d'accepter la prise de vies innocentes par des professionnels de la santé :
Apprendre à désapprendre : prendre soin des personnes corrompues | Les infirmières tueuses du Troisième Reich (2017) (56 min)
(Une brève description de ce programme – connu sous le nom d'Aktion T4– peut également être trouvée ICI.)
L’un des moments les plus effrayants pour moi dans la vidéo ci-dessus se situe vers 17h30, lorsqu’une personne interrogée dit :
J’ai été intrigué par la façon dont ils pouvaient en venir à croire que tuer était une partie légitime de leur rôle de soignant, ce qu’ils faisaient.
La propagande autour de l’idée même de tuer des gens pour le bien de l’État était profonde, même jusqu’à ce que les enfants fassent des exercices dans leurs manuels scolaires sur le coût de garder les personnes handicapées.
En y réfléchissant davantage, je me suis souvenu de l’article que j’avais écrit avec Jessica Hockett sur les événements survenus à la Nouvelle-Orléans au lendemain de l’ouragan Katrina (ci-dessous), au cours desquels il ne fait aucun doute que des patients ont été euthanasiés. Le fait est qu’en raison des circonstances, la société a pris la décision collective de modifier son cadre juridique pour garantir que les coupables échappent à toute condamnation pour ce qui équivalait sans aucun doute à un homicide.
Lire: Les limites éthiques dans la prise de décision médicale peuvent être floues par les circonstances12 Novembre 2024, Jonathan Engler et Jessica Hockett
80 ans après Hitler ????? Mais Hitler étant qu’une des innombrables facettes du libéral capitalisme qui dirige le monde est toujours vivant car hautement utile . DE guerres impérialistes en escadrons de la mort en passant par proxis islamo-terroristes créés par ses soins le libéral capitalisme se charge bien d’entretenir son héritage .
11/07/2025
covidisme, Great Reset, argent électronique, réchauffisme, tout ça c'est le nazisme 2.0
(et la propagande obsessionnelle contre le tabac dans les années 90 c'était déjà ça, le premier test de soumission)
07/07/2025
C'est ce qui s'est passé ces dernières années, depuis la répression des gilets jaunes, les manifs inutiles, la censure, la diabolisation des "complotistes" "populistes" !
les 3 conditions pour que la bourgeoisie puisse asseoir son pouvoir, à la minute 18 : C'est également ce qui se passe de nos jours !
Publié dans covidisme ou Fascisme 2.0, histoire, Lutte des classes, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |
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19/06/2025
Pompidou revisité
il y a beaucoup de choses des années 50 des années Gaullistes, des années Mitterandistes (dont on sait maintenant qu'il était proche de la cagoule et des mouvement fascistes des années 30, puis a travaillé pour Pétain, avant sentant le vent tourner de se faire paser pour Résistant, et qui fut plus tard le grand assassin et fossoyeur de la gauche et des luttes socialistes), des années anti-tabac (dont on comprend maintenant que c'était une grande psy-op ayant pour but de voir si on pouvait par la peur, la propagande obsédante, et la culpabilisation, transformer les gens, en esclaves et en perroquets bien soumis, ce qui allait servir pour le Covid, et le Covid pour le "Great Reset". que donc on ne comprend que maintenant. On comprend donc aussi des mesures qui n'étaient que des préparation, des premières étapes en vue d'une stratégie planétaire idéologique à long terme.
Ainsi les mesures de Pompidou (ex-directeur de la banque Rothschild ...)
En tant qu'homme Pompidou était non seulement très cultivé, littéraire, mais profondément humain, mais ça n'empêche pas, la preuve !
Georges Pompidou a préparé la France à la mise sous tutelle du Grand Capital international ….
Il est nommé maître des requêtes honoraire au Conseil d'État en 1946 et demeure un collaborateur du général de Gaulle pendant la « traversée du désert » de celui-ci, tout en assurant les fonctions de directeur général de la banque Rothschild. En 1958, il est nommé directeur de cabinet du général, appelé à la présidence du Conseil, et participe à l'élaboration de la Constitution de la e République. (laquelle on ne sait pas !) De 1959 à 1962, il est membre du Conseil constitutionnel.
En 1962, Charles de Gaulle, président de la République, le nomme Premier ministre, fonction qu'il exerce durant plus de six ans, soit le plus long passage à Matignon de la e République. Souhaitant moderniser le pays et notamment son industrie, il met en place la politique d'aménagement du territoire (création de la DATAR, projet de nouvel aéroport international « Paris Nord », premier plan neige, développement du réseau autoroutier, ), et lance des projets comme le plan Calcul et le Concorde. Par ailleurs, il réinstaure la police nationale et crée l'ANPE. Lors de la crise de Mai 68, il conduit des négociations qui aboutissent aux accords de Grenelle ; après la victoire du parti gaulliste aux législatives qui suivent, il est remplacé par Maurice Couve de Murville à la tête du gouvernement. Il se met alors « en réserve de la République » et siège comme député du Cantal. Avant le référendum constitutionnel de 1969, il fait part de son souhait de se présenter à une élection présidentielle à venir.
À la suite de la démission du président de Gaulle consécutive à l'échec du référendum, il se porte candidat à l’élection présidentielle anticipée : il est élu président de la République avec 58,21 % des suffrages exprimés au second tour, face au président par intérim, le centriste Alain Poher. Étant le premier à incarner la e République après le départ de son fondateur, il poursuit la présidentialisation du régime en continuateur du gaullisme. Il nomme Premier ministre Jacques Chaban-Delmas mais, peu enthousiaste envers son désir de « Nouvelle société », il l'évince trois ans plus tard, le remplaçant par Pierre Messmer, plus conservateur. Il gouverne avec la majorité gaulliste acquise en 1968 et renouvelée en 1973.
Dans le contexte de la forte croissance des dernières années des Trente Glorieuses, Georges Pompidou continue sa politique de modernisation, symbolisée par l'utilisation présidentielle du Concorde, la naissance de grands groupes industriels et le lancement du projet de train à grande vitesse (TGV). L'État investit fortement dans les secteurs de l'automobile, l'agroalimentaire, la sidérurgie, les télécommunications, le nucléaire ou encore l'aéronautique et l'aérospatial. Il crée également le SMIC et le ministère de l'Environnement. Sa politique étrangère, pragmatique bien qu'inscrite dans le principe gaulliste d'indépendance de la France, est marquée par un réchauffement des rapports avec les États-Unis de Nixon, ainsi que par d'étroites relations avec l'URSS de Brejnev, par le lancement du Serpent monétaire européen et par la relance de la construction européenne, par l'entrée du Royaume-Uni dans la CEE, idée à laquelle s'opposait son prédécesseur à l’Élysée.
Bien qu'affaibli par un cancer caché aux Français, il continue d'exercer ses fonctions jusqu'à sa mort, qui intervient deux ans avant la fin de son mandat. Il est le quatrième président français dont le mandat est interrompu par la mort — après Sadi Carnot, Félix Faure et Paul Doumer — et le seul sous la e République. Après un nouvel intérim d’Alain Poher et une élection présidentielle anticipée, ses ministres Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac deviennent respectivement président de la République et Premier ministre.
Passionné d'art contemporain, son nom demeure connu mondialement pour le Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou, dont il a lancé la création, qui est inauguré en 1977 et qui répand ensuite ce nom avec ses antennes de Metz, de Malaga, de Bruxelles, de Shanghai, de Séoul et de Médine. Un musée Georges-Pompidou lui est également consacré dans sa ville natale.
Le patronyme occitan Pompidor [pɔm.pi.ˈdu] (francisé en Pompidou) désigne celui « qui est originaire du Pompidou », nom porté par plusieurs écarts dans la région, notamment à Glénat (Cantal), dont un hameau est sans doute le berceau de la famille de Georges Pompidou, mais aussi à Soturac (Lot), Millau (Aveyron), ainsi que plusieurs lieux en Corrèze, et la commune du Pompidou en Lozère[1]. Le toponyme désignerait un palier ou un petit plateau, une hauteur au sommet aplati, formé sur le verbe pompir (« frapper du pied ») avec le suffixe -idor (souvent francisé en -idou)[2]. On trouve aussi des formes différentes avec le suffixe -ador, comme Pompadour en Limousin[3].
Georges Jean-Raymond Pompidou est le fils de Léon Pompidou (1887-1969), instituteur puis professeur d'espagnol et concepteur d'un dictionnaire bilingue, conseiller municipal à Albi[4],[5],[6], décoré de la Légion d'honneur, et de Marie-Louise Chavagnac (1886-1945), institutrice. Sa sœur cadette, Madeleine Pompidou (1920-2014)[7], agrégée de lettres classiques, épouse en 1946 Henri Domerg (1922-2015), agrégé de grammaire et inspecteur général de l'Instruction publique
Années de formation
Il commence sa scolarité à Albi, où son père a été nommé[12]. Jeune homme dilettante mais élève brillant, il obtient le premier prix de version grecque au concours général en 1927[13]. Après avoir passé son baccalauréat au lycée Lapérouse d'Albi, il étudie en classes préparatoires littéraires au lycée Pierre-de-Fermat de Toulouse, puis à Paris au lycée Louis-le-Grand aux côtés de Léopold Sédar Senghor et Aimé Césaire. Hostile à l'Action française, il milite à la LAURS (faisant parfois le coup de poing avec des militants de la droite nationaliste
Admis en 1931, avec le rang de 8e ex æquo[14] à l'École normale supérieure de la rue d'Ulm, il est reçu premier à l’agrégation de lettres en 1934[15].
Carrière de professeur
À partir de 1935, il enseigne comme professeur de français, latin et grec en classe de troisième au lycée Saint-Charles de Marseille. En 1938, il est nommé à Paris au lycée Henri-IV[18], où il est chargé de classes de lettres supérieures et de préparation à l'École coloniale.
Seconde Guerre mondiale
Au début de la Seconde Guerre mondiale, il est mobilisé en 1940, au régiment d'infanterie alpine. Parlant allemand, il est nommé officier de renseignement dans son régiment qui opère en Allemagne, en Alsace, en Bretagne et enfin lors des combats de la Somme. Il est décoré de la Croix de guerre en même temps que son régiment à cette occasion. Le jeune lieutenant est démobilisé après la bataille de France et revient alors donner ses cours d'hypokhâgne au lycée Henri-IV[19].
Pendant l'Occupation, se tenant à l'écart de tout engagement, il travaille à l’édition critique de Britannicus[20] et envisage d'écrire des scénarios.
Parcours politique
Libération
À la Libération, il est professeur d'hypokhâgne (professeur de classes préparatoires littéraires) au lycée Henri-IV.
Il obtient, en , par le biais d'un ami gaulliste, René Brouillet (qu'il a connu à l'École normale supérieure[21]), un poste de chargé de mission pour l'Éducation nationale au cabinet du général de Gaulle, président du Gouvernement provisoire de la République française dont il devient progressivement un homme de confiance.
Après le départ du général de Gaulle en , il entre, avec l'appui d'un ami, René Fillon,
à la banque Rothschild en 1954 ; il occupe ce poste jusqu'en 1958.
Restant en bons termes avec le général, il ne semble plus faire de politique et mène une vie culturelle riche.
Débuts sous la e République et la présidence de Charles de Gaulle
Premier ministre
Après le référendum du 8 avril 1962 approuvant les accords d'Évian, il est nommé Premier ministre le . C'est un quasi-inconnu que nomme le général de Gaulle pour succéder à Michel Debré. Sa carrière faillit s'interrompre quand, à l'été 1962, il mit sa démission en jeu pour obtenir du général de Gaulle la grâce du général Jouhaud, l'un des putschistes d'Alger, qui aurait dû être fusillé après sa condamnation à mort[25].
Malgré quelques secousses (grèves des mineurs en 1963, dissolutions et référendum), Georges Pompidou exerce en pleine période des Trente Glorieuses, caractérisée par une forte croissance économique, et reste, aux yeux d'une partie des Français, le symbole du renouveau et de la modernisation de la France des années 1960. Son nom est lié, au XXIe siècle, à l'industrialisation du pays[26].
Deuxième gouvernement
traité de l'Élysée le (Georges Pompidou est assis à la gauche de Charles de Gaulle).
Les élections législatives anticipées qui font suite à la dissolution et au référendum, les 18 et , marquent une importante victoire pour la majorité[28], avec 233 sièges sur 482 pour les gaullistes de l'UNR-UDT et 35 pour leurs alliés Républicains indépendants de Valéry Giscard d'Estaing, représentants de la tendance libérale (au sens économique). Pompidou forme alors son deuxième gouvernement, le , qui dure jusqu'en 1966. Celui-ci a une composition semblable au premier.
Georges Pompidou se positionne alors progressivement comme le dauphin potentiel du général de Gaulle, et multiplie les déplacements seul à l'étranger (en dehors des fois où il accompagne le président de la République) : en Turquie du 15 au , au Japon du 6 au , en Suède du 7 au suivant, au Pakistan et en Inde du 5 au . Il visite également les futurs sites du centre d'expérimentation nucléaire du Pacifique sur les atolls de Mururoa et Fangataufa en Polynésie française, du 25 au . Du 17 au , conformément à l'article 21 de la Constitution, il remplace de Gaulle, hospitalisé alors pour une opération de la prostate, pour présider les conseils des ministres. Fidèle du président, il défend avec véhémence les institutions de la Cinquième République face à ses opposants dont François Mitterrand, auquel il répond notamment lors d'une séance houleuse à l'Assemblée nationale le : « Vous restez profondément fidèle à la conception de la e République qui mettait la totalité des pouvoirs dans l'Assemblée nationale et faisait du pouvoir exécutif une simple délégation consentie, pour un moment, par les groupes de l'Assemblée à un rassemblement hétérogène et passager baptisé « gouvernement ». L'événement a glissé sur vous sans laisser sa trace et, pourtant, il est jalonné par les désastres et quelquefois les déshonneurs que nous a valus l'incapacité fondamentale à laquelle on se condamne en prétendant fonder l'État et la politique de la France sur les divisions », qu'« il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Sur les rives paisibles de l'opposition, comme les émigrés de l'Ancien Régime sur les rivages de l'Angleterre » ou encore que « l'avenir n'est pas à vous [l'opposition]. L'avenir n'est pas aux fantômes »[29].
La politique de son gouvernement est tout d'abord marquée par le développement de l'aménagement du territoire et des grands équipements directement planifiés par l'État, avec la création le de la Délégation interministérielle à l'aménagement du territoire et à l'attractivité régionale (DATAR), de la politique des métropoles d'équilibre et de la Mission interministérielle d'aménagement touristique du littoral du Languedoc-Roussillon (dite Mission Racine) la même année[30] ; le lancement en 1964 du projet de construction d'un nouvel aéroport international en région parisienne à Roissy-en-France baptisé « Paris Nord » ; la création toujours en 1964 des préfets de région ; la décision (appliquée en 1968) de réorganiser l'Île-de-France avec l'éclatement des anciens départements de la Seine et de Seine-et-Oise en sept nouveaux départements (Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Yvelines, Essonne et Val-d'Oise) ; le « plan neige » de 1965 ; la définition de la politique des villes nouvelles ou encore l'essor du réseau autoroutier dont la longueur quadruple en deux ans, passant de 126 en 1958 à 658 en 1965[31]. La France est également en plein essor industriel, l’indice de la production industrielle (base 100 fixée en 1959) s'établissant à 140 en 1965, avec notamment le lancement du premier satellite français, Astérix, le , symbole de l'entrée du pays dans le cercle des puissances spatiales[32]. Sur le plan économique et financier, que Georges Pompidou considère comme faisant partie de son « domaine réservé » de Premier ministre, cette période est marquée par un retour à la stabilité financière et monétaire, avec le passage d'une balance des paiements déficitaire de 275 millions de dollars américains en 1958 à un excédent de 5 milliards en 1965, et la dette extérieure est ramenée de 2,9 milliards de dollars en 1959 à 500 millions en 1965.
Quatrième gouvernement
En ce qui concerne la gestion gouvernementale, il demande et obtient en de l'Assemblée nationale, et malgré une vive opposition à gauche mais aussi au sein même de la majorité (le ministre de l'Équipement et du Logement Edgard Pisani démissionne dès le lendemain de l'annonce en conseil des ministres de cette décision), de faire jouer l'article 38 de la Constitution et donc de pouvoir légiférer par ordonnances dans des domaines économiques et sociaux jusqu'au . Cette mesure vise notamment à préparer rapidement l'économie française à la suppression totale des barrières douanières intervenant au sein de la Communauté économique européenne (CEE) à compter de juillet, mais aussi à
régler le problème du déficit de la Sécurité sociale (c’est lui qui a commencé le démentèlement et la privatisation de la Sécu ! - et forcé les gens à payer des mutuelles privées) et celui de la participation des salariés au capital de leur entreprise, thème cher tant au général de Gaulle qu'aux gaullistes de gauche : ceux-ci critiquent vivement le conservatisme du Premier ministre en matière sociale. Les ordonnances permettent alors la création de l'Agence nationale pour l'emploi (ANPE) afin de prévenir le retour du chômage en France (il touche à cette époque 430 000 personnes, soit 2 % de la population active), de rendre obligatoire la participation des salariés aux résultats dans les entreprises de plus de 100 salariés ou encore une réforme de la Sécurité sociale (création de trois caisses à la gestion autonome à l'exception d'une trésorerie unifiée et directement supervisée par le gouvernement : Caisse nationale d'assurance maladie CNAM, la Caisse nationale d’assurance vieillesse CNAV et la Caisse nationale des allocations familiales CNAF). Quoi qu'il en soit, ce « passage en force » entraîne le dépôt le par les députés communistes d'une motion de censure qui n'est rejetée qu'à huit voix près (236 pour, la majorité absolue étant fixée à 244), et une grève générale contre les pouvoirs spéciaux est organisée le . Les cantonales de confirment l'avancée opérée par la gauche dans l'électorat.
Crise de Mai 68 et démission
Mais le quatrième gouvernement Pompidou est surtout marqué par les événements de Mai 68. Rentré précipitamment d'un voyage officiel en Afghanistan du fait de l'aggravation de la situation le 11 mai, Georges Pompidou s'affirme comme un partisan de l'apaisement, de la négociation avec les syndicats et gère directement la crise en se substituant, avec le président, au ministre de l'Intérieur Christian Fouchet. Il décide ainsi seul de la réouverture de la Sorbonne le 11 mai, prend toutes les décisions avec ses principaux collaborateurs (Jacques Chirac, Pierre Juillet, Édouard Balladur et Michel Jobert) durant l'absence du général de Gaulle, en voyage en Roumanie du 14 au 18 puis à la suite de sa « disparition » de 24 heures à Baden-Baden du 29 au (Pompidou n'aura été informé du départ du général qu'à la dernière minute, vers 11 heures du matin le 29, et apprend que le gouvernement a perdu sa trace à 14 30 le même jour), prend l'intérim du ministère de l'Éducation nationale le 25 à la suite de la démission d'Alain Peyrefitte et ouvre le même jour des négociations avec les syndicats — avec l'aide de son secrétaire d'État à l'Emploi Jacques Chirac — pour aboutir aux accords de Grenelle le 27.
Après le retour à Paris de Charles de Gaulle le 30 mai, il lui présente sa démission, considérant le fait que le président ait pris contact avec l'armée (le général Jacques Massu à Baden-Baden) sans l'avertir (alors que le Premier ministre est « responsable de la Défense nationale » selon l'article 21 de la Constitution) comme un désaveu personnel, mais le chef de l'État la refuse. La solution défendue depuis plusieurs jours par Pompidou pour sortir de la crise s'impose alors au général : la dissolution de l'Assemblée nationale et l'ajournement du référendum sur l'université que de Gaulle souhaitait organiser depuis le . En attendant les élections législatives anticipées des 23 et , Pompidou remanie en profondeur son gouvernement. Tous ses membres, sauf André Malraux, se présentent dans une circonscription aux législatives. Le Premier ministre est sorti renforcé de la crise[36] et des élections législatives qui sont marquées par un véritable raz-de-marée gaulliste : l'Union pour la défense de la République (UDR), nouveau nom du parti gaulliste, obtient à elle seule la majorité absolue avec 294 sièges sur 485, une première en France, et en tout, la majorité dispose de 367 députés, tandis que de nombreuses personnalités de l'opposition sont battues, dont Pierre Mendès France. Pompidou entretient ensuite des relations de plus en plus tendues avec Charles de Gaulle et se montre réservé face à certains grands projets du chef de l'État tel que le référendum sur la participation. Il présente une nouvelle fois sa démission, comme le veut la tradition, après le résultat des législatives le er juillet 1968 mais de Gaulle fait mine dans un premier temps de la refuser tout en confirmant cinq jours plus tard le départ de Pompidou. Celui-ci est officiel le , le président de la République écrivant à son ancien chef de gouvernement en acceptant sa démission qu'il doit « se sentir prêt à accomplir toute mission et à assurer tout mandat qui pourrait un jour lui être confié par la nation ». Il est remplacé le même jour par Maurice Couve de Murville[37]. Étant resté à Matignon plus de six ans, Georges Pompidou est en 2024 le Premier ministre français resté le plus longtemps en fonction sous un régime républicain[38].
« En réserve de la République »
Conseiller municipal de Cajarc (Lot) depuis 1965, élu député du Cantal au premier tour le avec 80 % des suffrages exprimés, Georges Pompidou siège alors pour la première fois réellement à l'Assemblée nationale où il prend la présidence d'honneur du groupe UDR, mais se tient à l'écart des travaux parlementaires, alors que les gaullistes de gauche ont pris l'ascendant au sein du gouvernement[39].
Lorsque Georges Pompidou, lors d'un voyage à Rome en , est interrogé sur la façon dont il voit son avenir, il répond : « Ce n'est un mystère pour personne que je serai candidat à une élection à la présidence de la République quand il y en aura une, mais je ne suis pas du tout pressé »[40]. Cet « appel de Rome » lui vaut les critiques de nombreuses personnalités gaullistes et est considéré comme un facteur de l'échec du référendum de 1969, les Français ayant perçu une alternative au général de Gaulle. Son amitié avec Louis Vallon, déjà malmenée par leurs divergences sur la participation, n'y survit pas.
C'est aussi à cette époque post-68 qu'éclate l'affaire Marković (le garde du corps d'Alain Delon assassiné) où l'on tente de compromettre [qui ? Pour empêcher son élection à la tête de l’État, pour quelles raisons?]sa femme en faisant circuler des rumeurs à son sujet (on parle de photos d'orgies où Claude Pompidou, sa femme, figurerait, photos qui se sont révélées être des faux grossiers). Blessé à l'extrême, il reproche à l’Élysée de ne pas l'avoir averti, et surtout à René Capitant, alors Garde des Sceaux, d'avoir laissé cette rumeur déshonorante, basée sur les paroles d'un voyou, se propager. C'est le point de rupture définitif entre le Général et Pompidou.
Élection présidentielle de 1969
Article connexe : Élection présidentielle française de 1969.
Après l'échec du référendum d'avril 1969, le général de Gaulle démissionne de ses fonctions et une élection présidentielle anticipée est organisée.
Georges Pompidou se déclare candidat le [41]. Il obtient aussitôt le ralliement de l'UDR. Seule une partie des gaullistes de gauche, derrière René Capitant (qui envisage même un moment de se présenter) et Louis Vallon, ne le soutiennent pas. Ce dernier sera ensuite exclu de l'UDR pour avoir publié après l'élection un virulent pamphlet contre Pompidou, L'Anti-de Gaulle.
Valéry Giscard d'Estaing, dirigeant de la Fédération nationale des républicains indépendants, cherche à susciter la candidature d'Antoine Pinay, qui se récuse, puis rencontre Alain Poher, avant de rallier Georges Pompidou le . Ayant ainsi reconstitué l'ancienne majorité, l’ancien Premier ministre du Général s'attache à réaliser une ouverture en direction des centristes : René Pleven, Joseph Fontanet et Jacques Duhamel répondent à son appel.
Président de la République
Georges Pompidou est investi président de la République vaguement à un moment donné de l’année 1969 probablement [42]. Le même jour (sic!!), il nomme Jacques Chaban-Delmas comme Premier ministre, fonction que celui-ci occupe jusqu'au ; Pierre Messmer est ensuite chef du gouvernement jusqu'au . Sa première initiative en politique extérieure est de convoquer un sommet des chefs d'État des six membres de la Communauté économique européenne pour rompre l'isolement diplomatique de la France et donner une nouvelle dynamique à la construction européenne : c'est la relance de La Haye. Si la défense des intérêts nationaux de la France est prioritaire, il se montre sincèrement europhile, énonçant le triptyque « achèvement, approfondissement et élargissement » qui sert de base à la politique de construction européenne par la suite[43].
Sur la scène internationale, Georges Pompidou continue la politique gaullienne d'indépendance tout en l'assouplissant, notamment à l'égard des États-Unis et
de la Grande-Bretagne dont il accepte l'entrée dans la Communauté économique européenne (CEE) dont De Gaulle n’avait jamais voulu. (visiblement en 1969)
Au niveau national, Georges Pompidou entend « moderniser » la France. Il continue la modernisation économique et l'industrialisation (avec le lancement ou la concrétisation de grands projets français ou européens, tels le consortium Airbus ou le TGV), tout en devant faire face à des conflits sociaux et aux premiers contrecoups du choc pétrolier de 1973.
Amoureux de l'automobile, il soutient son développement déjà largement entamé dans les années 1960. Il s'attarde longuement au Salon de l'automobile et héroïse la victoire de Matra aux 24 Heures du Mans 1972[45]. Son nom est associé à la voie Georges-Pompidou sur la berge droite de la Seine inaugurée en 1967 et il fait accélérer la réalisation du boulevard périphérique qui est achevé en 1973. C'est cependant à tort qu'on lui attribue généralement la paternité du plan autoroutier pour Paris qui a principalement été conçu par les services techniques, les architectes et urbanistes de la ville de Paris.
Toutefois, devant la progression des accidents de la route, il crée le Comité interministériel de la sécurité routière[45]. Sa vision est souvent résumée à la formule « Il faut adapter la ville à l'automobile » alors qu'il déclarait en fait le , de manière plus nuancée : « La voiture existe, il faut s'en accommoder et il s'agit d'adapter Paris à la fois à la vie des Parisiens et aux nécessités de l'automobile à condition que les automobilistes veuillent bien se discipliner »[45].
À la suite de son discours de Chicago le , qu'il conclut en évoquant « les devoirs de solidarité qu'implique la sauvegarde de la maison des hommes », il crée le ministère de l'Environnement, confié à Robert Poujade, faisant de la France le deuxième pays dans le monde à avoir un ministère de ce type après le Royaume-Uni[46]. Il s'oppose aussi à l'abattage des arbres le long des routes.
Il favorise la modernisation de l'agriculture et de l'agro-industrie[47]. Dans le même temps, il lance les premiers labels et appellations d'origine.
Saisi en référé par l'avocat René Floriot représentant le président Pompidou, le Tribunal de grande instance de Paris a, en 1970, interdit au journal L'Express de publier une publicité utilisant l'image du président de la République. La photo prise pendant les vacances présidentielles en Bretagne montrait Georges Pompidou à bord d'un bateau équipé d'un moteur de marque Mercury, commanditaire de la publicité[réf. nécessaire].
Le , lors d'une conférence à l'Institut d'études politiques de Paris, Georges Pompidou cite Charles Maurras en affirmant : « quelqu'un qui n'a jamais été mon maître à penser, tant s'en faut, Charles Maurras a, dans Kiel et Tanger, dès 1910, prévu le monde actuel »[48],[49].
Grandes étapes de sa présidence
Gouvernement Jacques Chaban-Delmas ( - )
- 1969 :
- : Chaban-Delmas présente son programme « la nouvelle société » reposant sur l'élargissement des libertés publiques, la participation dans les entreprises, l'accroissement des pouvoirs régionaux et le développement de la solidarité.
- 8 août : dévaluation du franc de 12,5 %.
- 16 septembre : dans son discours de politique générale, le Premier ministre, Jacques Chaban-Delmas, exprime le souhait d'organiser une compétition véritable entre les deux chaînes de télévision de l'ORTF ; ce discours se traduit par la création de deux unités autonomes d’information puis par deux directions distinctes.
- décembre : loi sur l'actionnariat ouvrier chez Renault[50], inauguration de la première ligne de RER (Nation-Boissy Saint-Léger), abandon par la France de la filière graphite-gaz pour la filière nucléaire.
- 15 décembre : passionné par la culture et l'art, Georges Pompidou annonce la création d'un centre d'art contemporain à Paris, qui porte aujourd'hui le nom de Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou.
- 1970 :
- 7 janvier : loi instituant le SMIC à la place du SMIG.
- février : visite officielle aux États-Unis[51].
- 28 février : discours de Chicago considéré comme celui fondateur sur l'environnement[52].
- 4 juin : loi « anticasseurs »[53].
- 2 juillet : déclaration de Georges Pompidou à propos de l'ORTF selon lequel l’« information doit être libre… indépendante… et impartiale ». Il rappelle aux journalistes de l’ORTF que leur parole « engage la France ».
- 17 juillet :
- pour contrecarrer les enquêtes journalistiques de plus en plus pressantes autour de sa santé (voir infra), Pompidou fait voter la loi instituant l'article 9 du Code civil qui garantit à chacun le « droit au respect de sa vie privée » [54] et de nouveaux articles du Code de procédure pénale punissant les atteintes à ce droit.
- Fusion des trois constructeurs aéronautiques publics français (Sud-Aviation, Nord-Aviation et SEREB) pour former la Société nationale industrielle aérospatiale (SNIAS ou « Aérospatiale »). Celle-ci s'associe la même année avec l'allemand Deutsche Airbus pour créer le consortium (sous forme de GIE) Airbus.
- 9 novembre : décès du général de Gaulle à Colombey les Deux Églises. Pompidou s'adresse aux Français et commence son discours magistralement : « Le général de Gaulle est mort. La France est veuve. » Cérémonie à Notre-Dame de Paris en présence de nombreux chefs d'État.
- 1971 :
- janvier : remaniement ministériel
- 23 juin : les six pays membres de la Communauté économique européenne (Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Italie, France, Luxembourg) acceptent l'adhésion du Royaume-Uni.
- 23 novembre : grâce présidentielle accordée au fugitif Paul Touvier. Cette mesure déclenche une tempête. Pompidou se justifie, lors d'une conférence de presse le , en citant, au détour de ses explications[55], une expression (« les Français ne s'aimaient pas »), qui avait par ailleurs été utilisée en 1916 par Charles Maurras dans le titre d'un de ses livres, Quand les Français ne s'aimaient pas, dans un contexte totalement différent.
- 13 décembre : protestant contre le fait que l'ORTF ait coupé une partie de son reportage concernant « les sentiments ambigus » du président de la République envers les résistants et la Résistance intérieure française, Maurice Clavel quitte théâtralement le plateau de l'ORTF en lançant « Messieurs les censeurs, bonsoir ! ».
- 1972 :
- 19 janvier : le Canard enchaîné publie la déclaration de revenus du Premier ministre.
- 4 avril : début des essais du turbotrain expérimental TGV 001 sur la ligne d'Alsace.
- 23 avril : référendum approuvant l'élargissement de la CEE au Danemark, à la Norvège, à l'Irlande et au Royaume-Uni, avec un résultat de 68,3 % de « oui » mais avec 40 % d'abstentions[56].
- 24 avril : création du serpent monétaire européen.
- 5 juillet : Chaban-Delmas démissionne à la demande du président de la République et est remplacé par Pierre Messmer.
Gouvernements Pierre Messmer ( - )
- 1972 :
- 14 juillet : nouveau statut de l'ORTF présidé par Arthur Conte.
- 31 décembre : création de la troisième chaîne de télévision.
- 1973 :
- Janvier : la CEE devient l'Europe des 9 (Allemagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas, Irlande, Italie, France, Luxembourg, Royaume-Uni). La Norvège reste en dehors de la CEE à la suite du rejet par référendum de l'adhésion.
-
3 janvier : la loi o 73-7 du modifie les statuts de la Banque de France. La fameuse « Loi Pompidou » qui a présidé à la somission du buget de la France aux diktats de la finance privée, de l’UE etc !
- 3 janvier : loi instituant le Médiateur de la République, poste qui revient à Antoine Pinay. Uget de la France aux diktats de la finance
- 4 et 11 mars : élections législatives remportées par l'UDR (néanmoins en recul par rapport à son score historique de 1968, avec 23,9 % au er tour et 184 sièges sur 311) et ses alliés des Républicains indépendants (6,9 % et 54 élus) et du Centre démocratie et progrès (CDP, ou « centristes ralliés », 3,9 % et 23 députés). La majorité présidentielle totalise ainsi 261 sièges, 16 de plus que le seuil de la majorité absolue. La gauche (PS, PCF, radicaux de gauche) était pour sa part, pour la première fois depuis 1965, partie unie autour d'un programme commun et sous la direction de François Mitterrand : elle réunit 42,9 % des suffrages au er tour et 176 députés.
- 15 mars : création du Service central de la sûreté des installations nucléaires (SCSIN). Mise en service à Marcoule de Phénix, première centrale française à neutrons rapides.
- 3 avril : Georges Pompidou propose une réforme constitutionnelle ayant pour but de ramener le mandat présidentiel à cinq ans.
- 5 avril : remaniement ministériel.
- 25 avril : inauguration du périphérique parisien.
- 31 mai : rencontre avec le président des États-Unis Richard Nixon à Reykjavik (Islande)[57].
- 12 juin : l'horloger Lip dépose son bilan. L'usine de Besançon est occupée.
- 25 août : rassemblement à La Cavalerie de 80 000 personnes[58] organisé par les Paysans-travailleurs contre l'extension du camp militaire du Larzac.
- 17 octobre : premier choc pétrolier causé par la décision des pays de l'OPEP d'augmenter considérablement le prix du pétrole brut et de frapper d'embargo les alliés d'Israël à la suite du déclenchement de la guerre du Kippour. La France, non concernée par l'embargo, se rend compte de sa dépendance énergétique.
- 24 octobre : ajournement de la réforme du quinquennat.
- 4 décembre : un journaliste du Canard enchaîné découvre des agents des renseignements généraux déguisés en plombiers en train de placer des micros dans leurs nouveaux locaux.
- 20 décembre : adoption de la loi Royer limitant l'ouverture des grandes surfaces.
- 22 décembre : les pays arabes diminuent de 25 % les exportations de pétrole et augmentent le prix du baril de 17 %. Le prix du baril brut de pétrole passe de 5,092 à 11,651 . La facture française passera de 17 à 123 milliards de francs.
- fin décembre : la France compte 421 000 chômeurs (2,7 % de la population active). (suite à quoi Pompidou dit qu'il n'en dors plus la nuit, que dirait-il maintenant !
- 1974 :
- 19 janvier : la France sort du serpent monétaire européen.
- er mars : remaniement ministériel.
- 3 mars : décision du gouvernement de développer les investissements dans le programme nucléaire afin d'assurer son indépendance énergétique.
- 5 mars : le Premier ministre Pierre Messmer annonce le lancement de la construction d'une première ligne à grande vitesse entre Paris et Lyon, la LGV Sud-Est, équipée du TGV d'Alstom. Le projet concurrent d'aérotrain entre Cergy et La Défense est pour sa part rejeté par l'État le .
- 8 mars : inauguration de l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle.
- 11-13 mars : dernier voyage à l'étranger de Georges Pompidou, en URSS où il rencontre Léonid Brejnev. Son visage gonflé accrédite les rumeurs sur sa maladie.
- 2 avril : décès de Georges Pompidou. Le président du Sénat, Alain Poher, assure l'intérim.
- 6 avril : jour des obsèques, décrété journée de deuil national[59].
Avant son élection à la présidence de la République, Georges Pompidou se plaint de fatigues et de maux de tête, puis de saignements de nez et d'états grippaux. Des examens révèlent qu’il est atteint par la maladie de Waldenström.
À partir de début 1973, la maladie et ses traitements rendent son visage très gonflé et ralentissent sa démarche[60]. Son changement d’apparence surprend lors de ses entretiens avec des dirigeants étrangers, notamment en avec Léonid Brejnev et en avec Richard Nixon. Malgré les pressions, la presse française évoque la santé du président[61]. Il se consacre alors surtout à la politique étrangère, limite ses déplacements et délègue de plus en plus, notamment au secrétaire général de la présidence de la République, Édouard Balladur[62],[63].
Alors que les rumeurs sur son état de santé se multiplient, la communication de l'Élysée se veut rassurante. De simples « grippes » sont évoquées[60]. Lors d'une conférence de presse, Georges Pompidou annonce même qu'il envisage de briguer un second mandat en 1976[64]. Les hypothèses sur une démission anticipée du président se renforcent[61],[65]. Un communiqué du fait état d'une « lésion bénigne d'origine vasculaire, située dans la région ano-rectale, et hyperalgique par intermittence », la maladie de Waldenström étant caractérisée par des hémorragies importantes[66].
Georges Pompidou meurt finalement dans son appartement parisien du deuxième étage de l'hôtel d'Hesselin, au 24 quai de Béthune sur l'île Saint-Louis, le à 21 à l'âge de 62 ans[67]. Sa mort est annoncée le soir même[68].
par la suite pendant une semaine la RADIO ne diffusa que de la musique classique
Après une cérémonie en l'église Saint-Louis-en-l'Île, il est inhumé le à Orvilliers, dans la plus stricte intimité (seulement une vingtaine de personnes) et un grand dépouillement, sans fleurs, ni couronnes, ni monument funéraire. Une simple dalle de pierre est mise en place, comme il l'a souhaité dans son testament rédigé Dieu sait quand, c'est censuré par la wikipédia ses obsèques sont célébrées à la cathédrale Notre-Dame de Paris, lors d'une cérémonie présidée par l'archevêque de Paris, le cardinal François Marty, en la présence d'une cinquantaine de chefs d'État[69],[70].
Orvilliers où le couple possédait une maison de campagne.
Une polémique se développe ensuite au sujet du secret tenu autour de sa maladie, et la classe politique « convient » alors que les futurs présidents de la République devront rendre compte de leur état de santé (François Mitterrand, qui s'était engagé durant sa campagne de 1981 à publier des bulletins de santé réguliers, dissimulera lui aussi, après son accession au pouvoir, la gravité de la maladie dont il souffrait)[6
De nombreuses voies de circulation et établissements scolaires ont été baptisés au nom de Georges Pompidou, en France et dans d'autres pays. En , 537 lieux sont baptisés du nom de l'ancien président (places, rues, )[78]. Le parc Georges-Pompidou est un espace vert de six hectares, situé dans le secteur 4 de Grenoble.
Le centre d'art contemporain parisien qu'il avait annoncé dès 1969 est construit sous la présidence de son successeur Valéry Giscard d'Estaing et inauguré en 1977, sous le nom de Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou, plus couramment « centre Georges-Pompidou » ou « centre Pompidou ». Son patronyme est repris pour les différentes antennes du centre à travers le monde : le Centre Pompidou-Metz en 2010, le Centre Pompidou Málaga en 2015, le Centre Pompidou West Bund Museum de Shanghai en 2019, le Kanal - Centre Pompidou de Bruxelles en 2024, le Centre Pompidou Hanwha Séoul prévu pour 2025 et le Centre Pompidou Al-Ula annoncé pour 2027. Le nom de l'ancien président est également donné à l'hôpital européen Georges-Pompidou à Paris, ouvert en 2000. En 2025, la bibliothèque du Conseil d'Etat est renommée en son hommage[79].
Trente-cinq ans après sa mort, en , un sondage BVA indique que 74 % des Français jugent favorablement son action à la présidence de la République, moins que Charles de Gaulle, mais plus que les autres présidents de la e République[80] Le village natal de Georges Pompidou, Montboudif, a reçu pendant de longues années et jusqu'en 1995, six mois avant sa mort en , la visite de François Mitterrand. Selon le sénateur Michel Charasse, « je le déposais devant la mairie-école et il me demandait de le laisser, se souvient le sénateur, quand il revenait au bout d'un quart d'heure il se contentait de dire : « Quand même quel destin extraordinaire »[81]. Montboudif accueille un musée à sa mémoire depuis le trentième anniversaire de son élection, en 1999[82].
Les papiers personnels de Georges Pompidou sont conservés aux Archives nationales, site de Pierrefitte-sur-Seine, sous la cote 555AP[71].
Une sculpture de Victor Vasarely, nommée Hommage à Georges Pompidou, se situe au centre Georges Pompidou. L'original de la sculpture est au musée Georges-Pompidou de Montboudif[82]
Bibliographie
Ouvrages généraux
- Christine Manigand () et Olivier Sibre (), Le Dictionnaire Pompidou, Paris, Robert Laffont, , 736 (ISBN 9782221263952).
- Dominique Frémy, Quid des présidents de la République… et des candidats, Paris, éd. Robert Laffont, 1987, 717 p, (ISBN 2-221-05360-5).
- Damon Mayaffre, Le discours présidentiel sous la e République. Chirac, Mitterrand, Giscard, Pompidou, de Gaulle, Paris, Presses de Sciences Po, 2012, 384 p., (ISBN 2724612442).
- Philippe Alexandre, Le duel : De Gaulle - Pompidou, Grasset, , 358 , Kindle (ASIN B007G6ADQW).
- Arnaud Teyssier, L'Énigme Pompidou-de Gaulle, Perrin, , 368 (ISBN 978-2262080112).
- David Lisnard et Christophe Tardieu, Les leçons de Pompidou, Éditions de L'Observatoire, , 285 (ISBN 979-1032931165).
Filmographie
- 2009 : Adieu de Gaulle, adieu de Laurent Herbiet (ce téléfilm évoque la crise de Mai 68 alors qu'il est le Premier ministre de Charles de Gaulle). Incarné par Didier Bezace.
- 2010 : Je vous ai compris, De Gaulle 1958-1962, docu-fiction de Serge Moati (on le voit en tant que conseiller de De Gaulle durant cette période). Incarné par Pierre-Alain Chapuis.
- 2013 : La Rupture, téléfilm de Laurent Heynemann. Incarné par Philippe Manesse.
- 2020 : De Gaulle, l'éclat et le secret, mini-série de François Velle. Incarné par Jean-Louis Tribes.
Le 22 sept 1969 Affaire Russier, suite à question d’un journaliste après un long silence il cite un poème d’Eluard « ceux qui sont morts pour avoir aimé »
Œuvres :
Anthologie de la poésie française, éd. Hachette, 1961 avec en dernier chapitre, l’anthologie de l’anthologie, ses poèmes favoris, qui « le hantent »; rééd. avec la mention « Nouvelle Édition suivi d'un post-scriptum », Le Livre de poche o 2495, 1984.



