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19/12/2019

Origines du Compagnonnage

quelques document anciens montrent

1° on n'a presque aucun document sur la culture du peuple avant le milieu du XIXe siècle, car les riches se foutent du peuple ! Aussi ce n'est qu'à partir du moment où des gens issus de leurs rangs commencent à savoir lire et écrire et rédiger des livres qu'on commence seulement à entendre parler des "goguettes", du Flamenco, du Compagnonnage, etc, etc.

2° donc si on ne connaît bien le Compagnonnage qu'à partir du livre d'Agricol Perdigueur, en fait cette structure de RESISTANCE des compagnons vis à vis de l'organisation officielle des corporations, existait depuis très longtemps. Des traces indirecte permettent de reconnaître son existence et ses pratiques dès l'époque de Charles VI !

3° c'est une forme de "lutte des classes", et le ROI prend le parti de l'ORDRE, et de ceux qui en sont les profiteurs : les exploiteurs et les possédants ! Et l'EGLISE AUSSI ! Ce qui met à mal certaines tentatives actuelles .... Et rappelle que le bon sens se trouve chez MARX !

premières traces du Compagnonnage :
le « livre des métiers », rédigé en 1268 à la demande de Louis IX, interdisait à tout ouvrier de quitter son maître sans son accord. C'est par réaction à ces mesures que seraient nées les premières sociétés de compagnons indépendantes des corporations. Elles ne prirent le nom de « compagnonnages » qu'au xixe siècle et se nommaient jusque là des « devoirs ». La première mention indiscutable des pratiques compagnonniques remonte à l'année 1420, lorsque le roi Charles VI rédige une ordonnance pour les cordonniers de Troyes dans laquelle il est dit que : « Plusieurs compaignons et ouvriers du dit mestier, de plusieurs langues et nations, alloient et venoient de ville en ville ouvrer pour apprendre, congnoistre, veoir et savoir les uns des autres. » Au xvie siècle, les condamnations royales à l'encontre des devoirs se multiplient, sans parvenir à les faire disparaître. En 1539, par l'Ordonnance de Villers-Cotterêts, François Ier reprend les interdictions de plusieurs de ses prédécesseurs : « Suivant nos anciennes ordonnances et arrêts de nos cours souverains, seront abattues, interdites et défendues toutes confréries de gens de métier et artisans par tout le royaume8. [...] défense à tous compagnons et ouvriers de s'assembler en corps sous prétexte de confréries ou autrement, de cabaler entre eux pour se placer les uns les autres chez les maistres ou pour en sortir, ni d'empêcher de quelque manière que ce soit lesdits maistres de choisir eux-mêmes leurs ouvriers soit français soit étrangers. » Un procès verbal judiciaire daté de 1540 recueille le témoignage d'un compagnon cordonnier natif de Tours qui reconnaît avoir mangé chez une femme nommée « la mère » à Dijon, et avoir voyagé pendant quatre ans à travers la France.

À partir du xviie siècle, l'Église ajoute sa condamnation à celle du roi , En 1655, une résolution des docteurs de la faculté de Paris atteste en les condamnant l'existence dans les devoirs de pratiques rituelles non contrôlées par les autorités religieuses. :

Ce qui confirme bien la lutte des classes et

1 que le roi était du côté des exploiteurs (contrairement à ce que veut nous faire croire Marion Sigaut !!) et

2 l’église est toujours du côté des possédants !

20/11/2019

dernières images avant la nuit fasciste ...


http://www.wikistrike.com/2019/11/bolivie-la-dictature-s-...

12/11/2019

vous saviez ça ?

non seulement "on n'est pas contemporain de son époque" (qui purrait me retrouver l'auteur de cette phrase si lucide ? merci d'avance !) mais on n'est même pas contemporain des époques passées ! qui savait qu'il y avait un tel mouvement de désertion dans l'armée allemande du temps de Guillaume II ?

Une fois de plus relire, non seulement les vieux Readers Digest ,comme  je  l'lai montré dans un autre billet, et les vieux "Science et Voyage" mais tous les  vieux journaux (et l'almanach Hachette de1907, comme       je l'ai montré    dans    un  autre encore) est une mine de remises en cause du passé !  (et aussi de s'apercevoir que "rien de nouveau sous le soleil" ! par exemple dans le rôle, que le gouvernement et le grand capital fait jouer à la presse ....)

 

Aperita en « La Voix du Peuple », Lausanne la 20a de januaro 1906 : 

(dizertoj en la Wilhelma Germanio)

 

Outre qu'il nous est égal d'être appelés

Gaulois, Teutons ou Helvètes, alors que

nous restons des salariés en face de la

grande est unique nation des capitalistes

indigènes, exotiques ou cosmopolites, il y

a d'autres faits qui détruisent, même au

au point de vue nationaliste, l'argumenta-

tion bourgeoise : c'est que le travail de dé-

sagrégation de l'armée se poursuit avec

une semblable vigueur un peu partout.

L'Eclair (Metz, 13 décembre 1905) si-

gnale ainsi une véritable épidémie de dé-

sertions dans les régiments de la garnison

de Metz particulièrement. On compte une

moyenne de 5 déserteurs par jour ; diman-

che 10 décembre, il y en eut 8. Le 16 e corps

d'armée allemand n'a pas perdu moins de

1200 soldats de cette façon. D'autres faits

plus attristants, mais non moins sympto-

matiques, prouvent que la caserne ne se

supporte plus, qu'elle ne répond vérita-

blement plus à la mentalité des hommes.

Le comte Zéryn l'avoue comme suit :

« Un nombre incalculable de jeunes

gens se soustraient annuellement par l'é-

migration au service militaire, les révol-

tes des soldats sont très fréquentes, et les

suicides se sont multipliés au point que

l'armée fournit 23 °/„ du nombre total des

morts volontaires de la nation entière.

Les autorités mettent tout en œuvre pour

empêcher que le public, que la presse con-

naissent la marche progressive de ces sui-

cides, de ces condamnations pour insou-

missions, de ces désertions. L'aversion des

Allemands pour le service militaire est si in-

tense que, an par an, des milliers de jeu-

nes gens cherchent à se soustraire à l'ap-

pel sous les drapeaux en se mutilant ou

en commettant des crimes pour être chas-

sés de l'armée comme criminels. »

Quand un organe, par l'évolution, est

destiné à disparaître, tel un appendice

caudal dans le corps de l'homme, il n'est

aucun pouvoir qui puisse le réorganiser,

le maintenir, le perpétuer. Ainsi en est-il

de l'armée : le peuple a compris qu'elle

n'est utile qu'à ses maîtres ; il l'a prise en

horreur, il s'en dégoûte, il n'en veut plus.