01/04/2026
Livres recommandés - suite
« La vie a besoin de livres comme les nuages ont besoin des flaques d'eau pour s'y mirer et s'y connaître. »
Bobin (Christian)
Sur cet item (suite du premier où se trouvent déjà 20 livres)
actuellement (2/11/2007) se trouvent sur cette suite douze livres ou groupe de livres:
Le bon peuple du sang
Le Prophète du Libéralisme
Un si fragile Vernis d'Humanité
Jean-Christophe
Chroniques Martiennes
Graham Greene
L'occident barbare et la philosophie sauvage
La Honte
Marcellin Caillou
Haro sur les fumeurs. Jusqu'où ira la prohibition ?
Interviews impubliables
* "Le Bon Peuple du Sang"
Un livre de la fameuse chanteuse Brigitte Fontaine.
Un livre âpre mais tout plein d'humanité.
Très fort.
En général les 2/3 des livres que j'achète, je m'aperçoit après que ce sont des navets, ou alors pas bien extraordinaires, bref des bouquins que j'aurais mieux fait de ne pas acheter; mais celui là je ne regrette pas !
Un livre je crois peu connu
* "Le Prophète du libéralisme"
écrit sous la forme d'un pastiche du Prophète de Gibran. Mais le thème est tout différent! (et ce prophète-là arrive et repart en hélicoptère et effectue un parcours de golf triomphant sous les yeux fascinés de ses accompagnants)
C'est une analyse très pénétrante (un seul chapitre me semble à côté de la plaque: l'auteur semble croire que la religion existe encore et qu'elle représente encore un danger, il n'a pas l'air de s'être aperçu qu'elle est archi morte, que les "curés" sont les premiers à être athées et psychanalystes de nos jours! et que les anticléricaux rituels ne sont que des fanatiques obsessionnels qui se croient malins de doner le coup de pied de l'âne à un cadavre refoidit et enterré (essayez s seulement d'entrer dans une église!)) de la société actuelle et de l'déologie de nos maîtres. Lisez-le, je suis persuadé que même si vous avez déjà des doutes sur la manière dont on nous "entube" vous y découvrirez et analyserez, plein de choses dont vous n'avez pas encore conscience!
c'est publié chez "Mille et une Nuits" (Arthème Fayard)
Je ne résiste pas à la tentation de citer quelques phrases:
- "Il semblait toujours imperturbable, comme s'il n'avait pas de système nerveux"
- "L'Europe balaie enfin définitivement le pouvoir des urnes."
- " le citoyen ne doit pas avoir de pensée propre. Les journalistes font profession de penser pour lui, le nourrissent des multiples échos de notre pensée unique."
- "et le Fascisme, Maître?
Son fantasme sera votre meilleur serviteur. Chaque fois que le citoyen doutera de nos valeurs, vous le sonnerez comme un chien de garde. La peur du fascisme est douce à notre coeur; Elle est la clôture électrique, le leurre qui empêche les bêtes à cornes de quitter le pré."
- "le climat d'insécurité qui justifie notre règne"
- "le désarroi identitaire pousse les adolescents à s'intégrer, à nous d'inventer et de vendre à prix d'or l'uniforme patent de ces confréries ... A nous d'en faire les hommes-sandwichs des entreprises qui licencieront leurs pères.
- "avoir la jouissance du temps est le pire des dangers, car elle porte à la rêverie, à la contemplation gratuite, à la réflexion stérile, aux interrogations qui ne mènent à rien... qu'ils soient toujours occupés, requis par touts les activités que nous leurs imposons....
Veillons à ce qu'il n'y ait jamais de temps libre."
- "Le citoyen doit se sentir coupable, éternellement coupable.
Il est coupable parce qu'il n'a pas mis sa ceinture de sécurité, parce qu'il fume et détruit sa santé. Il est coupable parce qu'il n'est pas assez diplomé, pas assez flexible; Il est coupable parce qu'il est au chômage et n'arrive pas à trouver un emploi. Il est coupable parce qu'il est fonctionnaire et bénéficie d'avantages éhontés. Il est coupable parce qu'il est vieux et que le coût de ses soins et de sa retraite ruine les actifs. Il est coupable parce qu'il est jeune"
- Et la vérité, Maître"
"On ne demande pas au vainqueur s'il a dit la vérité"
"- Et les retraites, Maître?
Mon coeur saigne quand je songe à tous ces milliards qui échappent à la finance."
- "Tous les profits doivent aller aux entreprises et tous les débits à l'Etat, c'est à dire aux contribuables.
- "Vos soeurs ont voulu se libérer, devenir les égales des hommes; et, dans leur désarroi, elles ont réclamé le droit au travail. Nous les avons prises au mot en retenant de leur verbiage cette seule égalité dans l'esclavage. Une personne suffisait à faire vivre un ménage, il en faut désormais deux. Tour de passe-passe ingénieux qui double nos profits."
etc etc
* "Un si fragile vernis d'humanité" de MICHEL TERESTCHENKO
(édition La découverte/ M.A.U.S.S. 2005) NOUVEAU: COMMENTAIRES DE LECTEURS ICI
C'est dans la continuation de la réflexion suscité chez Hanna Arendt, Lévinas, puis chez Zygmunt Bauman par les évènements de l'époque nazie, et les énigmes morales qu'ils ont posés. C'est un livre, digne de figurer, non ! nécessaire ! dans toute bibliothèque philosophique sur le thème des doctrines morales et de la réflexion si difficile que celle-ci suscite si on veut la comprendre et la théoriser. je crois que je n'ai jamais lu un livre si intéressant et exigeant sur ce sujet; c'est, de ce point de vue, à lire après qu'on ai au moins parcourus, si non étudié, et Kant, et l'Utilitarisme, Guyau, bien sûr le christianisme, et les autres doctrines morales, et sans doute aussi Lévinas, et bien sûr Zygmunt Bauman. (enfin, si on ne les connais pas encore c'est pas grave, on les découvre en même temps qu'on lit le livre, saus Zygmunt Bauman qui est un auteur incontournable et indispensable pour comprendre notre monde actuel et ses enjeux)
Il y a plein de choses à en dire, ça suscite plein de réflexions sur le sujet. J'aurais bien voulu en écrire un commentaire circonstancié complet; mais, non, un travail aussi important je n'ai jamais eu, et aujourd'hui moins que jamais, le courage de l'écrire, aussi mes réflexions resteront orales et au fur et à mesure de la lecture, dans mon cerveau, et donc perdues, c'est dommage, mais je n'aurai jamais la force de m'essayer de me rappeler de tout ça et de le mettre a postériori par écrit.
c'est un livre très riche et très intéressant pour celui qui étudie en philo la théorie de la morale, et pour tout un chacun, et c'est plein et constamment basé, sur des exemples concrets qui ont défrayé la chronique: Franz Stangl, Giorgio Perlasca, le village de Chambon sur Lignon, l'expérience de Stanley Milgram, celle de la "prison de Stanford", etc etc
Après avoir analysé, et critiqué, donc et les théories de la "sympathie" de Hutcheson, l'utilitarisme, le formalisme kantien, la morale du "sacrifice" et du déni de soi. Et suite à la réflexion suscitée par quelques exemples marquants de "personnalités altruistes" réelles (et aussi l'exemple négatif encore plus important peut-être de Stangl, des expérience de Milgram et de la "Prison de Stanford", etc, l'auteur en vient, donnant raison avec Zygmunt Bauman, au sentiment moral individuel, inéduqué, asocial, à la rigueur on serait tenté de dire Antigone-ique, mais ce n'est même pas ça, à dégager un élément important, vital: "Quelque chose que j'appelle, faute de mieux, une "réserve intérieure", qui rend de tels êtres finalement inéducables, pour reprendre une expression que Nadejda Mandelstam emploie. .... quelque chose en l'être de farouche et de bon et qui se refuse de se soumettre, d'"inéducable" en effet. D'absolument individuel. Qui place la fidélité à soi, à ses valeurs, ... plus haut que la quête du bonheur.... Ces traits de caractères définissent ce que j'appelle, faute de mieux, .... par opposition à cette absence à soi" des éternels veaux bien sages "décents", polis, obéissants "eduqués" par la société du lieu et du temps et à l'obéissance, à la "fadeur ambiante" (Viviane Forrester) " ou de "l'homme dans un étui" dont parle Tchékov. Et cette distinction me paraît en dire bien davantage que l'opposition entre l'égoïsme et l'altruisme. C'est le propre, en effet, d'un moi fortement structuré ... de pouvoir opposer la résistance de sa volonté inaliénable, malgré la peur, les privations, les angoisses," la culpabilisation de la part du milieu et de ses normes, malgré le conformisme, le conditionnement et la lâcheté panurgique, la peur de ne pas paraître "normal", "à l'oppression qui transforme le plus grand nombre en une masse asservie." ... C'est l'égoïste, l'individu passif, l'executeur docile," (pensez aux gendarmes français des années 41 .... ) le "lèche-gamelle" qui est bien plus prompt à renoncer
etc etc
je ne peux pas citer ni commenter tout le livre
Lisez-le
NOUVEAU : site perso de M Terestchenko http://michel-terestchenko.blogspot.com/
* "Jean-Christophe" de Romain Rolland - Tome 1
Tous ces classiques trop connus souvent on ne les lit pas, et c'est bien souvent un tort (par exemple "Voyage au bout de la Nuit", encore un livre que je recommande au plus haut point, surtout la première moitié, les parties sur la guerre et sur le paquebot et l'Afrique, la fin est moins intéressante). Et aussi il y a des livres qui ne se révèlent pas de premier abord, qui peuvent sembler inintéressants quand on se contente de les feuilleter, il faut les lire patiemment et alors on y découvre des trésors d'humanité.
C'est le cas de Jean-Christophe.
Quelle leçon de vie, on dirait que l'auteur a tout vu tout vécu !
Quelle compréhension de psychologie!
quelle tristesse! même si l'auteur et son personnage veut toujours "rebondir" (comme disent les snobinards libéral-fascistes actuels !) il n'est pas nécessaire de retenir cette morale "positive"! on peut en rester aux propos et aux sentiments désespérés (et plus lucides !).
* "Chroniques Martiennes" de Ray Bradbury
J'ai déjà conseillé de lui "Le Carnaval des ténèbres".
Et je conseillerai bien aussi les nouvelles du recueil "Les Pommes d'Or du Soleil"
Ici j'ajouterai un livre plus connu: "Les Chroniques martiennes"
D'abord, à notre époque, ils deviennent vachement d'actualité, en ce que Ray Bradbury n'est pas seulement un poète délicat et frissonnant, et un métaphysicien poignant (ce n'est pas un livre de science-fiction Les Chroniques Martiennes, ne croyez pas ça !, c'est d'abord un poème, et d'autres choses encore) mais qu'il était quelqu'un de prophétique pour la société moderne (lisez par exemple "Le Promeneur", ici en traduction en Espéranto) et qui avait bien compris la nature profonde (et la perversité profonde !) de la civilisation américaine et de ce qu'ils font et ont fait chez eux ou à l'extérieur. Dans Les Chroniques ça se voit en particulier dans les chapitres:
"... Et la lune qui luit"
"Tout là-haut dans le ciel"
"L'imposition des nom"
"Usher II"
"morte-saison"
"viendront de douces pluies"
et certains sont vachement d'actualité !! et nous montrent les menaces qui sont en face de nous.
Oui, bien sûr il a fait aussi de la vie quotidienne dans ces même Etats-Unis un thème d'une intense et sensuelle poésie (à priori on ne s'en douterait pas, mais si ! ça existe !) - ça se trouve déjà dans "Le Carnaval des ténèbres" - l'embêtant c'est que toutes ces choses et ces comportements qu'il décrit on peut se demander si ils existent encore, il imagine la civilisation de 2032 avec encore les même choses et comportements que dans l'Amérique des années 40 (il ne faut pas oublier que chez eux la vie était bucolique ! il n'y avait pas la guerre) des choses et des techniques qui d'ores et déjà en 2000 sont disparues, ou interdites et diabolisés et disparues des moeurs!....
* "Docteur Fischer de genève" de Graham Greene
Graham Greene est un maître, un sommet du roman. Et son meilleur est peut-être "Le Facteur Humain" (qui se déroule dans le milieu londonien des agents des services secrets britanniques, du temps de l'URSS et de l'Apartheid)
à moins que ce ne soit "Le ministère de la peur" (à Londres sous le "blitz")
ce dernier est peut-être encore plus plein de suspense, d'ambiance, et de surprises ! que l'autre, mais l'autre a quelque chose d'une tragédie classique.
Mais ici je vais plutôt conseiller "Le Docteur Fischer de Genève", car il n'est pas assez connu (souvenez-vous que cette rubrique était sensée attirer l'attention sur des chef-d'oeuvres injustement peu connus
).
C'est une histoire étrange, sur, sur quoi? je ne vous le dirai pas; ça ressemble à une mystérieuse histoire psychologique, et en fait c'est un roman métaphysique allégorique.
"C'est mieux que rien. Rien ça fait un peu peur n'est-ce pas?"
* "L'occident barbare et la philosophie sauvage" de Eric Navet
Très intéressant. Plus tard je détaillerai, mais c'est un livre très intéressant. A la fois sur le plan dépaysement, découverte de l'autre, du monde, culture, et sur ce qu'il apporte dans la connaissance ou la réflexion sur plusieurs thèmes universels, ou dans la connaissance des religions, l'écologie, etc.
C'est la description (intellectuellement analyste mais aussi quasiment "de l'intérieur", par ses sources et le fait que l'auteur a vécu des années au milieu d'eux) de la vie, la civilisation, les croyances religieuses des Ojibwés, le peuple amérindien qui habite tout le nord de la région des Grand Lacs, principalement au Canada, ils sont encore 100 000, c'est une des ethnies nord-américaines qui s'est le mieux "conservée". C'est écrit par un chercheur, mais ça ne jargonne pas; et c'est vraiment passionnant, de plusieurs points de vue.
* "La Honte" de Salman Rushdie
Peut-être le moins connu des romans de Rushdie (il est paru avant la "fatwa"!), mais selon moi le meilleur et le plus intéressant. Quoi qu'on y trouve déjà le style baroque, imprévisible et complexe de l'auteur, et son mélange de réalisme et de fantastique, mais il est plus abordable que les encore plus baroques livres qui ont suivi (il ne se serait jamais avant que ça ne se déclenche douté qu'une élucubration aussi tordue que l'intrigue des "Versets Sataniques" eut pu causer tout ce chambard !). Ce livre a un aspect psychologique universel très intéressant (la honte justement ! et ça nous fait aussi mieux comprendre notre monde et ce qui s'y passe actuellement), mais surtout il nous présente l'état du monde politique au Pakistan, et c'est (outre le charme du style et des intrigues, surprenantes ! je ne vous en dis pas plus ! je vous laisse le plaisir de la surprise, c'est du Rushdie) là son principal interêt.
C'est visiblement un roman à clé, et un pakistanais n'aurait sans doute aucun mal à reconnaître sous les noms de fantaisie des personnages bien connus de l'histoire récente pakistanaise; même un européen reconnaît les personnages de Ali Bhutto et de sa fille, et je crois qu'il y a aussi le général Yaya Khan.
Le Pakistan, est sans doute ce qui dans le monde moderne ressemble le plus à la République de la Rome antique vers sa fin : tous ces patriciens, et ces homines novi, avec leurs familles, leur mater familiae, et leurs filles, ou fils, leurs clans, leurs âpres ambitions, leur démagogies, leur cruauté, qui vivent d'une "démocratie" assez spéciale, dans une "République" qui n'est que l'arène de leurs luttes, et de leur destins, parfois tragiques.
C'est intéressant, dépaysant et passionnant.
ce qu'on en dit sur internet
* "Marcellin Caillou" de Sempé
Je crois que je ne saurais pas décrire mieux en moins de mots cet admirable livre que cet anonyme commentateur sur Internet:
Une merveille. Marcellin Caillou, c'est toute la tendresse et la finesse de Sempé dans cette très belle histoire d'amitié qui traverse les générations entre deux garçons un peu à part, Marcellin le rougissant et René l'éternuant.
J'adore.
moi aussi
* "Haro sur les fumeurs. Jusqu'où ira la prohibition" de Danielle Charest
Paris, Editions Ramsay, 2008
voici ce qu'en dit le site Spartaclop:
"S'il est un livre à consommer sans modération, et dont l'abus est recommandé, c'est bien celui de Danielle Charest, Haro sur les fumeurs. Jusqu'où ira la prohibition ?
Sa première vertu, et non des moindres, est de déculpabiliser le nouveau paria des temps modernes, le pauvre fumeur, écrasé par la chape de plomb des discours hygiénistes et moraux, voué à la vindicte médiatico-populaire. Sa deuxième vertu est d'aller bien au-delà du strict sujet du tabac. Danielle Charest nous démontre, dans une enquête fouillée dont elle cite scrupuleusement les sources, que l'arbre du tabac masque opportunément la forêt plus dense, moins médiatisée et moins avouable des méfaits d'industries beaucoup plus nuisibles " sans susciter de scandale ".
Elle nous explique pourquoi les cigarettiers ont renoncé à produire une cigarette moins nocive, y dénonce le scandale de la discrimination à l'embauche des fumeurs et la répression accrue de ces derniers. Elle montre comment le marketing sanitaire associe le fumeur à un être antisocial, prédisposé à la folie, criminalisé dans ses représentations. Elle revient sur les chiffres du tabagisme passif. Elle y donne des exemples du jusqu'au-boutisme auquel on peut arriver de nos jours, aussi absurdes et excessifs que celui d'un fumoir situé dans le sous-sol d'un salon funéraire au Canada en 1980, dont un cendrier portait l'inscription : " Par respect pour nos chers morts, ne fumons pas " ! (1) Elle pointe les contradictions non résolues de certains arguments des antitabac, qu'elle reprend pour mieux les retourner comme un boomerang à la face de ces derniers."
(1) pardon! ils doivent donc EGALEMENT dire: ne buvons pas! ne mangeons pas! et bien sûr ne sourions pas, ne papotons pas, ne nous mettons pas sur notre trente-et-un.
Je veux bien qu'on tienne ce langage si dans le même temps on interdit aux gens de faire, je ne sais pas si ça se fait encore, mais il y a quarante ans il n'y avait pas un seul enterrement qui ne soit suivi par un banquet de famille. Il faut d'abord aller inscrire dans la salle des fêtes (sic) de Monchy-Cayeux : "par respect pour nos morts ne buvons pas de verre de vin" (et surtout "ne papotons pas tout notre saoul").
Ca se conçoit si c'est humain et logique, ce qui se comprend ce sont les chiens qui à la mort de leur maître perdent tout appétit, ne mangent plus, se couchent sur la tombe et se laissent mourir, là oui ! d'accord (et d'ailleurs je déplore qu'il y ait si peu d'humains qui le fassent, ce qui jette un jour assez affligeant sur l'âme humaine.) Mais les propos, tout à fait déplacés de ce "salon funéraire" (déjà l'institution est indécente et marque une sinistre évolution de notre société ...) sont d'un jésuitisme d'une hypocrisie et d'un talibanisme puants !! (si j'ose dire)
* "interviews impubliables" de Gilbert Ganne
Interviews d'écrivains réalisés par Gilbert Ganne , alors jeune journaliste littéraire, entre les années 1947 et 1952 (et ce n'est pas la partie la moins émouvante du livre, qui presque à chaque fois commence par le récit de son arrivée par le car au fin fond de tel ou tel coin de cette France qui était alors pleine, vivante et équipée ...
http://www.livre-rare-book.com/search/current.seam
on trouve :
Hervé Bazin
de Lavarende
Boris Vian
Camus (le plus sympa, je trouve)
Jouhandeau
Cécil saint Laurent
Sartre (...il y a un gag, je ne vous explique pas, je ne veux pas le déflorer, lisez le livre!)
Marcel Aymé
Jean Eiffel (le dessinateur)
Léautaud
etc etc,
c'est fascinant de découvrir tous ces gens, intéressant et plein d'humanité.
Et pour continuer à découvrir des gens intéressants et plein d'humanité:
* "Mes Souvenirs" de Théodore de Banville
livre difficile à trouver sauf chez des marchands de livres épuisés, par exemple avec le site déjà indiqué ci-dessus
http://www.livre-rare-book.com/search/current.seam
mais plein de portraits d'écrivains du XIXème siècle, mais aussi lisez les portraits des ancêtres de Banville, en particulier celui de son bisaïeul aristocrate campagnard à l'hospitalité magnifique, et qui rappelle les conception de la "générosité" qu'on retrouve dans la morale de Descartes (à découvrir aussi ! ça vaut le coup) ou d'autres chatelains au coeur avide comme celui décrit dans "Sen Titolo" d'Ivan Ŝirĵaev. Bref un livre à lire. Et où on s'apperçoit que contrairement à ce que répètent rituellement, (sans l'avoir lu j'imagine ...) les manuels de littérature, Théodore de Banville ne manquait pas de sensibilité, loin de là !
On peut heureusement trouver ce livre, sans dépenser un sou ici :
http://fr.wikisource.org/wiki/Livre:Banville_-_Mes_souven...
« On me jugera sur ce que j'aurai écrit, et non sur ce que j'aurai lu. Cette lapalissade, je la perds trop souvent de vue. Je m'attribue quelque mérite après chaque bouquin que j'ai dévoré. (Emil CIORAN)
Oui ! Moi aussi c'est comme ça.
28/02/2026
elles ont l'allure des ecclésiastiques du XIXè siècle
Je ne sais pas si vous avez remarqué, les femmes actuelles ont la même allure que les ecclésiastiques du XIXème siècle : maigres, glacé(e)s, ignorant les autres, compassé(e)s, se regardant être, composé(e)s, imbu(e)s de leur dignité et de leur sacralité !
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19/01/2026
étudier par correspondance - d'autant plus important face à infâme épidémie de Rhinocérite qui s'abat sur la france

Le Contexte actuel, hygiénique et surtout politique et fasciste, va faire que PLEIN de parents qui étaient encore hésitants, vont se tourner de plus en plus vers l'école à la maison et l'enseignement par correspondance (qui je le rappelle est gratuit, c'est l'école PUBLIQUE et c'est Républicain, comme il l'était par le CNTE, aujourd'hui appelé CNED). Donc voici une vidéo explicative sur le comment faire :
https://ru-clip.net/video/xjMhK9Neiwo/lettre-motiv%C3%A9e...
(lien LIBRE qui vous permettra de lire les commentaires et de télécharger la vidéo. Et : )
https://ru-clip.net/video/2kldCihC5-A/le-masque-pour-les-...
je rappelle que :
Etudier par correspondance, à la maison plutôt que collectivement à l’école présente plein d’avantages, individuellement, et pour la société !
- On travaille à son rythme, à son heure, avec une certaine liberté, et non forcé y compris les jours où on n’est bon à rien et qu’on perd ses journées de classe et les sujets enseignés.
- Dialogue "à tête reposé" avec les textes de ses profs, avec son correcteur.
- Le prof et les correcteurs peuvent entretenir un suivi plus soigneux, plus réfléchi, de leurs élèves.
- Et à notre époque où on parle tant de violence scolaire : plus de violence !
le prof ne risque plus de se faire insulter , ou recevoir des boules puantes (ou des couteaux !); par écrit, même les énervements deviennent plus réfléchis et plus calmes !
Comment peut-on dire qu’un enfant non scolarisé ne développe pas sa sociabilité? Celle pratiquée à l’école, comme celle de la prison, favorise des comportements malsains ou pathologiques
- Egalement plus de bandes, d’effet de foule, de racket ; plus de conformisme étouffant parmi les élèves, plus de pression psychologique poussant au port de signes commerciaux ostentatoires !!.
- sans compter que, comme dit une commentatrice sur Altermonde-sans-frontières:
"Entre le dépistage du délinquant en maternelle et le flicage biométrique des ados au collège, l’école va devenir un lieu dangereux pour les gamins... "
- Diversité, enseignement plus facilement adapté à chaque situation, à chaque personnalité (surtout qu’il n’est pas question de l’imposer comme modèle obligatoire terrorisant au contraire de l’autre ! donc ceux qui aprennent mieux en groupe assis 6 h par jour sans bouger devant un prof n’ont qu’à continuer comme ça.)
- Quand on pense à tous ceux qui "échouent", mal notés, mal-jugés, "paresseux" ejectés ou orientés vers des dépottoirs scolaires, ceux qui sont devenus des révoltés, ou dont la personnalité a été perturbée ou étouffée par la "caserne" scolaire, et dont le cursus aura été un gâchis, une épreuve, d'où souvent ils n'auront sortis que la vie brisée, et qui n'auraient pas tournés comme ça si ils avaient pu étudier à la maison, librement par correspondance.
- Economie de frais de transports, de frais cantine, et surtout de l’immense gâchis de temps perdu à tout ça, et à attendre, et à devenir passif (ou au contraire révolté...) et « abrutis ». Ca fait plus que compenser les frais postaux.
Et si vous voulez savoir la valeur que peuvent avoir les jugements (pour ne pas dire les diktats) des structures scolaires et de leurs éducateurs "scientifiques" (comme le socialisme du même nom ! ...) et professionnels de caserne, demandons-nous un peu ce qu'il est advenu de cet élève : http://fr.wikipedia.org/wiki/Roger_Lenglet
cet élève que les enseignants considèrent comme “gentil mais psychiquement absent” et qqui a été orienté vers une classe pour handicapés mentaux ...
"A los siete años tuve que interrumpir mi educación para ir a la escuela" (George Bernard Shaw) (ici il faudrait des émoticones rigolards ! hautetfort site de merde ! )
Et maintenant une liste de liens d’associations :
https://uneautreecolepourmesenfants.wordpress.com/ecole-a...
http://l-ecole-a-la-maison.com/
http://www.potati.com/fr/blog/top-sites-pour-parents/989-...
http://www.lesenfantsdabord.org/
* encore une (et ils offrent tout un programme d'aide à ceux qui s'inscrivent sur leur site) :
http://l-ecole-a-la-maison.com/
* le livre de Catherine Baker :
http://ecolesdifferentes.free.fr/BAK.pdf
- Contrairement aux préjugés que nourrissent de nombreux "pontes" de l'Institution, de nombreuses études sur les enfants instruits à domicile ont été réalisées aux Etats-Unis, Canada, Royaume-Uni, Australie et Nouvelle Zélande. Voici un résumé de quelques unes concernant le développement social des enfants instruits à domicile :
- Larry Shyers, Thomas Smedley, Home School Researcher (Volume 8, n° 3) : Les études de plusieurs universitaires ont conclu que les enfants non scolarisés ont une meilleure image d'eux-mêmes que les groupes d'enfants scolarisés étudiés, qu'ils participent à autant d'activités "extrascolaires" et qu'ils ont moins de problèmes de comportement en groupe que les enfants scolarisés étudiés.
- Home-Education : Rationales, Practices and Outcomes, Paula Rothermel (University of Durham, 2002) : Les résultats montrent que les scores des enfants instruits à la maison sont très élevés dans l'ensemble par rapport à ceux des enfants scolarisés et que les compétences sociales des enfants non scolarisés sont bonnes. Il est également observé que l'excellence des résultats scolaires ne dépend ni du niveau d'instruction des parents ni de leur catégorie socioéconomique.
http://www.monde-solidaire.org/spip/spip.php?article5803
http://www.tribunedelyon.fr/?actualite/societe/40570-excl...
http://famillemartin.tumblr.com/communique-de-presse
En France le nombres d'enfants suivant l'école à la maison a doublé en 7 ans !
dernière nouvelle : avec le loi scélérate que Buzyn va faire voter par son sénat napoléonien (façon dont les historiens appellent un parlement godillot) les enfants non injectés par 11 soupes dangereuses pleines d'aluminium, mercure, et Dieu sait quoi encore n'auront plus le droit d'aller à l'école. Je sens que le nombre de parents qui vont inscrire leurs enfants à des cours par correspondance, ou carrément faire l'Ecole la Maison, va monter en flèche ! on parie ?
un site : https://l-ecole-a-la-maison.com/
Va falloir faire des choix. Entre le confort et le bien être de ses enfants. Entre le dernier parfum Chanel et payer des cours à distance...
et encore Non à l'école obligatoire une nouvelle fois !!!
08/01/2026
le jargon de nos prédateurs - typique !
Recension parue dans Bastille-République-Nations du 17/09/12
sous la plume de François Asselineau
( une de ses conférences : http://www.youtube.com/watch?v=jXjnlLRM8LY )
Lorsque les censures des pouvoirs autocratiques de l’Europe d’Ancien Régime se faisaient trop pressantes, certains essayistes contournaient le problème en publiant des pamphlets codés ou des romans à clé.
Ils les présentaient comme des lettres faussement naïves écrites par des étrangers (L'espion Turc de Cotolendi ou Les Lettres Persanes de Montesquieu, parues en 1721) ; ou bien ils les situaient dans un monde imaginaire (Les Voyages de Gulliver, de Jonathan Swift) ; ou bien encore, ils les situaient dans un futur imaginaire. Ce dernier procédé rhétorique fut par exemple utilisé, en 1771, par le Français Louis-Sébastien Mercier, dans son livre L'an deux mille quatre cent quarante. Rêve s'il en fût jamais. Dans ce tout premier roman d’anticipation dont le retentissement s’étendit à toute l’Europe, Mercier imaginait qu’il s’endormait pour se réveiller 669 ans après, en l’an 2440. Ce qu’il y découvrait avait de quoi mettre le vieux Louis XV en pétard : la monarchie était devenue constitutionnelle, Versailles était tombé en ruines, et l’impôt, désormais volontaire, ne dépassait pas les 2% des revenus. Détail ravageur puisqu’en 1771, le monarque français venait de sanctionner la Cour des Aides qui avait osé critiquer la levée de nouveaux impôts. Lesquels visaient (déjà !) à lutter contre le déficit budgétaire.
En cette fin 2012, cette belle tradition pamphlétaire vient de s’orner d’un nouveau petit bijou signé Pierre Lévy. Dans L’Insurrection, l’auteur nous emmène non pas en 2440, mais plus modestement en 2022. C'est un roman d’anticipation politique, un peu à la manière de Mercier. Mais son contenu a de quoi provoquer, chez Jacques Delors, Nicolas Sarkozy ou François Chérèque, un trouble de l’humeur à côté duquel la colère de Louis XV devant le pamphlet de Mercier ferait figure de légère irritation.
Au gré des pages de ce roman qui se lit d’une traite, s’égrènent impitoyablement toutes les idées reçues européistes, toutes les niaiseries médiatiques, toutes les imitations américanolâtres, et tout le catéchisme ultralibéral de notre époque. Le narrateur nous y décrit, dans un style d’une candeur désarmante, un univers de bisounours décervelés qui portent tous des prénoms américains (Dylan, Samantha, Cindy, Jordan, Steven…), et dont l’horizon conceptuel est strictement borné à la pensée de Bernard-Henri Lévy et de Laurence Parisot. Il y est question d’interventions militaires aux quatre coins du globe pour y protéger la liberté du commerce et la légitime rentabilité des entreprises.
Dans ce monde où la France a été dépecée et fusionnée dans une « Communauté euro-atlantique des Valeurs » (CEAV), tout ou presque a été privatisé, y compris la justice, certaines municipalités et des États entiers. Mais l’inhumanité atroce et la violence des rapports sociaux qui en découlent sont systématiquement occultées par un discours lénifiant et des antiphrases orwelliennes.
Sous la réserve qu’un taux de suicide minimum parmi les salariés de chaque entreprise permette de rassurer les actionnaires sur la recherche de la rentabilité optimale, on y chante donc la transparence, la gouvernance, la stabilité, la tolérance, la compétitivité, la biodiversité, la solidarité, la rentabilité et l'on en passe. Tous ces concepts doivent aussi être étiquetés : globaux, solidaires, harmonieux, citoyens, innovants, équitables, renouvelables, soutenables, responsables, durables, etc. Et le discours public consiste à marier toutes les combinaisons possibles entre ces substantifs et ces adjectifs politiquement corrects. On pourra ainsi, au choix, militer pour une « biodiversité équitable », une « tolérance solidaire », une « stabilité globale », une « gouvernance citoyenne », etc. En 2022, la pensée politique a ainsi disparu pour laisser la place à un jeu de « cadavres exquis » digne des surréalistes.
Page après page, le lecteur est également joyeusement noyé sous les tartufferies de notre époque, tels le « recyclage citoyen », les « expérimentations innovantes », la nécessité « d’assouplir les retraites », de « moderniser le droit de grève » ou de « faire respirer les rapports entre salariés et employeurs ». Tous ces euphémismes ayant toujours le même objectif – celui des « réformes indispensables » – que nous ne connaissons que trop bien : encore et toujours, détruire tous les acquis sociaux.
Dans la foulée, la plume de Pierre Lévy souligne implacablement les ridicules de la discrimination positive et du communautarisme, nous informe de l’invention du « crime contre la stabilité économique » justiciable d’un nouveau Tribunal de la Haye, nous explique pourquoi il a été décidé de substituer les sondages aux élections, et nous montre comment tous les opposants à cet univers sont disqualifiés par la simple apposition d’épithètes méprisantes (« intégristes de l’État de droit », « intégristes de la laïcité », « intégristes des acquis sociaux », « populistes », « archaïques », etc.). Comme le dit son narrateur dans un élan de « pédagogie », de toute façon, « il n'y a pas le choix ».
Déjà implacable, la plume de l’auteur devient carrément cruelle pour dépeindre, par quelques formules exquisément assassines, la façon éhontée dont des responsables syndicaux trahissent ceux qui leur font confiance.
Ces syndicalistes jaunes, qui approuvent en catimini toutes les mesures de régression sociale, ne se battent, pour la galerie, que sur des modalités d’application ridicules. Tel syndicat, par exemple, « exige » que les licenciements minutes soient notifiés au salarié par courriel et pas seulement par SMS… Une association féministe, quant à elle, « exige » que les licenciements touchent équitablement les hommes et les femmes. Et tout ce beau monde tombe d'accord pour que la grève « modernisée » se limite à une inscription sur le site Internet « jesuisengreve.com », étant entendu que le « gréviste » continue à travailler pour ne pas mettre en péril l’équilibre financier de l’entreprise.
Devant un tel torrent d’idées percutantes et de dénonciations qui font mouche, on regrettera peut-être certains passages un peu trop appuyés, ou des clins d’œil parfois trop explicites. La nostalgie affichée pour l’Allemagne de l’Est ne convaincra sans doute pas tous les lecteurs. Et d’autres feront peut-être la moue devant quelques jeux de mots qui frisent la plaisanterie de potache.
Mais j’avoue que je n’ai pas pu m’empêcher de rire souvent devant cet intarissable feu d’artifice de calembours, dont Pierre Lévy nous prouve une nouvelle fois qu’il en est un maître incontesté. Pour n’en citer qu’une poignée parmi des dizaines, le conseil d'un père à son rejeton né des amours éphémères d’un couple de traders : « tu seras un gnome, mon fils » ; l’agence de communication « Triple Buzz » ; le projet « d’érection des Maisons de la Tolérance » ; ou les limites de négociations atteintes lorsque la Commission de Bruxelles a « épuisé ses quotas de prêche ». Je laisse le lecteur faire la compilation de tous les autres, notamment de ceux que « la décence m’interdit de préciser davantage », comme disait le regretté Pierre Dac.
Ce monde de 2022 est aussi peuplé d’organisations dont les acronymes, plus burlesques les uns que les autres, invitent à en rechercher le sens caché, toujours drolatique et souvent plein de sel : l’AISE, la FAUST, l’EPEG, les CCTV, la FEU, l’OCU, le FÉE, le MAM, le HCSIG, etc., avec une mention spéciale pour le Fonds EELV (Ethnic Equity / Loyal View) qui rachète la Corse et le Pays basque.
Lorsque l’on referme cet ouvrage, qui se conclut de façon très enlevée par deux coups de théâtre successifs, on se dit que l’on n’a pas perdu son temps. Non seulement on a pu rire de bon cœur devant ce spectaculaire « chamboule-tout », mais l'on sent aussi que derrière cette jubilation se cache une immense colère contenue. L’arme de la dérision se révèle spécialement efficace pour démasquer cet affreux mélange de tyrannie et de bonne conscience, qui est d'ores et déjà le monde enchanté de l’Union européenne.
Armé de cet excellent pamphlet, il nous appartient de tous nous mobiliser pour hâter la nécrose de cet univers qu'il nous laisse entrevoir. Une nécrose qui a déjà largement commencé.
FRANCOIS ASSELINEAU
Un autre "OUTIL" très important pour museler la contestation du peuple c'est - devinez ! - Le Front National, le méchant de service, utile pour toutes les manips :
http://www.youtube.com/watch?v=6B_cX5Useq4
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02/10/2025
comment on voyait les chinois en 1930 ?
Article de journal (journal belge, vers 1930 ou avant) signé AJAX, titre de l'article :
"La Chine et les chinois tels qu'ils sont Un livre qui fait du bruit …"
Cet article présente un livre de Aimé-François Legendre http://fr.wikipedia.org/wiki/Aimé-François_Legendre
sans doute s'agit-il du livre : La Civilisation Chinoise moderne, Paris, Payot, 1926 ce qui daterait l'article de la même année ou la suivante.
(Pour ne pas avoir une vision caricaturale du Dr Legendre que cet article idéologique pourrait donner, voici la véritable pensée du véritable Legendre (sensiblement moins caricaturale que celle du perroquet nazi (un futur « rexiste » ?) qui a écrit l'article) : http://classiques.uqac.ca/classiques/legendre_aime_francois/far_west_chinois_setchouen/far_west_chinois_setchouen_preface.html )
extrait : ---------
"La Chine a connu, dans un passé lointain et bien oublié, une brillante civilisation. Mais il n'en existe plus aujourd'hui que des vestiges. Depuis l'époque où le chinois négroïde, le véritable type de la race jaune qui domine en nombre, quoique fortement métissé dans l'empire de Han, a assimilé et étouffé les dernières colonies de races aryennes qui se ruèrent, au temps des grandes invasions, à la conquête d'Asie, l'ancienne civilisation aryenne n'a fait que régresser; le chinois est redevenu lui-même, c'est à dire un être biologiquement inférieur, conservant à peine le souvenir des puissantes organisations de la race blanche à laquelle il s'était frotté sans pouvoir s'en assimiler ni le psychisme ni l'intelligence. D'après M. Legendre les plus beaux types, les plus entreprenants et les plus intelligents qui élèvent encore aujourd'hui la Chine au-dessus des pays primitifs, sont des descendants de ces conquérants d'il y a vingt siècles, fixés par petits groupes en Asie. Et voilà un premier fait ethnographique, que négligent généralement les observateurs superficiels, qui aide à mieux comprendre la civilisation ou plutôt l'absence d'une civilisation chinoise originale.
..............
Peuple primitif et peu évolué, campé aux confins de la barbarie – au sens propre du terme – il y a des milliers d'années d'années que l'intelligence chinoise a atteint son développement maximum. "
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sic
Bon, on aimerait qu'il y ait une fée qui, d'un coup de baguette magique transporterait ce monsieur avec son assurance intellectuelle d'inculte directement dans la Chine actuelle, ça serait rigolo, je crois que là il attraperait une jaunisse ! 
un article que mon père avait découpé dans le journal et soigneusement conservé entre les pages d'un livre, sans doute impressionné et convaincu par cet article ! 
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15/07/2025
1944 du temps des gerbes de blé
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Maman (la brune) avec sans doute son amie Ghislaine. Des gens du signe du cancer, son signe, il est dit :
"Vous appréciez les belles choses de la vie et vous faites presque tout pour vous les procurer, souvent d'heureuse façon. Vous possédez beaucoup d'entregent : vous faire des amis est chose facile"
C'est ressemblant.
elle est née un 14 luillet
trouvés sur le site : http://lusile17.centerblog.net/rub-signe-astrologique-du-...
Les enfants auront une grande importance dans sa vie, car il a besoin de chouchouter et d’aimer.
Il est très doué pour la création, la recherche, la décoration.
Tout ce qui a trait à l'image, à l'imagination, à l'imaginaire le concerne. C'est pourquoi il est doué pour la photographie , la poésie et l'écriture romanesque et la peinture.
Symbolisme astrologique du signe du Cancer
Le signe du Cancer symbolise la sensibilité, l'émotivité, le rêve, le changement, les caprices, la ténacité, la fécondité.
Le Cancer attache une grande importance à sa famille, il aime son foyer, ses enfants, dont il sera le protecteur durant toute sa vie.
De nature assez possessive, quelque peu lunatique, son caractère peut être souvent explosif. Le Cancer est quelquefois un sujet cyclothymique.
Assez renfermé, souvent replié sur lui-même, parfois inquiet il aime vivre dans ses souvenirs. Le Cancer doit apprendre à se détacher des autres et de son passé pour mieux vivre son présent.
Le Cancer est doté d'une forte intuition, d'une grande imagination, mais il est très souvent inquiet pour un rien.
Sentimentalement, le Cancer sera attiré par des partenaires qui assureront leur rôle de parent. De nature très affectueuse, il peut se révéler être un grand sentimental, mais souvent fort jaloux. En amour, tout comme pour sa sexualité, rien n'est simple pour lui.
autre description :
Le Cancer a la réputation d’être nostalgique, le regard porté sur son passé, plus précisément sur son enfance. Très lié à sa famille, il passe le plus clair de son temps à chérir cette dernière et met tout en œuvre pour la sécuriser. Il en ira de même avec ses parents qui, à ses yeux, sont très importants. Son partenaire devra donc prendre en considération cet élément, s’il souhaite une entente dans son couple.
Le Cancer est un grand enfant, qui aime autant se faire choyer, chouchouter que bouder. Il sera au comble du bonheur dès lors que la tendresse embaumera ses jours. Son partenaire se devra d’être aussi mystérieux que romantique, un peu comme lui d’ailleurs.
La nostalgie étant un de ses traits de caractère des plus marquants, il aime s’étendre sur ses souvenirs ce qui implique aussi qu’il n’oublie rien par conséquent la rancune ou les regrets peuvent l’assaillir facilement.
Grand rêveur, son imagination l’emmène loin jusqu’à parfois le confondre dans des histoires ou des mensonges. A force de trop rêver, sa nonchalance peut le placer dans la paresse. Ceci dit, il ne lui en faudra que peu pour se secouer. Car, qui dit paresse, ne dit pas fainéantise. Sous ses airs de « je ne fais rien », il est capable d’en faire beaucoup.
Sa sexualité est emprunte de tendresse et de jeux. Tel un enfant, il aimera se faire réconforter auprès de son/sa partenaire. Signe d’eau et très féminin, le Cancer materne autant qu’il aime. La sensualité baigne dans les démonstrations de tout genre, ce qui lui vaut aussi une réputation d’endurant dans ses relations intimes. En ce qui concerne sa fidélité, elle sera à son apogée dès lors qu’il sera chéri dans son foyer. Mais si d’aventure, la routine et le désintérêt s’installaient, il pourrait fantasmer sur d’autres horizons voire passer à l’acte de l’extraconjugal pour apaiser sa soif de tendresse.
Son imagination développée, il aime s’entourer de personnes intuitives. Il possède d’ailleurs des dons artistiques voire médiumniques. Son partenaire saura le satisfaire s’il sait nourrir cette part de son être.
Elle aimait aller sous la pluie battante, cueillir et manger du cassis avec une tartine beurrée à même le jardin, la neige blanche, peindre, les calins, les baisers, les chats, les ours en peluche, les dragons. Et bien sûr jouer aux carte, faire du crochet.
le site "Nonsco"
Martha Argerich jouant Bach en 2008, cette vidéo me touche beaucoup, car maman aussi était resté très juvénile et avait les mêmes cheveux : https://ru-clip.net/video/7mFDXNODNyc/martha-argerich-bac...
31/03/2025
nos cloches sonneront-elles encore demain ?
Tiens ! des cloches ! les dernières cloches sans doute.
Bientôt, on n'admettra plus de tels "signes religieux ostentatoires", ça n'est pas "laïque", on n'admettra plus que puisse être audible sur la voie publique de la république des sons qui sont un signe religieux ostentatoire, on dira qu'il s'agit d'un acte de propagande et de pression psychologique inadmissible ! ceci ne concerne pas le bruit des voitures bien sûr !! ni la pub, c'est évident ! la pub c'est commercial, donc c'est bien. On ne va pas leur interdire quoi que ce soit, se serait une "entrave au commerce" ! Par contre la religion n'est pas un commerce, donc c'est mal, c'est du terrorisme. C'est de la concurrence déloyale pour les tranquillisants et les psychanalystes. Par contre les flics ça n'est pas du terrorisme bien sûr, même quand ils vous écrasent sous leurs bottes ou vous tuent.
une église qui sonne l’angélus. Etrange ! c’est encore autorisé?
Ça n’est pas encore interdit, ce signe-religieux-ostentatoire qui appelle à la prière par dessus les voies publiques de la République ?
Certainement bientôt, de toutes façons, ça va être interdit
, pour "des raisons de sécurité" bien entendu ! on va dire que ce bruit peut éventuellement causer des troubles chez des gens à l’oreille sensible et que c’est un danger de santé publique
.
Vraiment c’est bizarre qu’on n’aie pas encore créé sur Internet des forums de discussion où se déverseraient rien que des messages hargneux dénonçant l’égoïsme et le sans-gêne des curés qui obligent ainsi les athées à entendre un bruit dont ils n’ont que faire, etc, etc.
"cachez ce "chrétien" que je ne saurais voir !"
c'est devenu le sujet indécent, tabou, interdit, la religion : pouah ! à prohiber !
(au fait avez-vous remarqué que dans les pubs on ne vous présente sans cesse que des lapins de Pâques (totalement étranger à la culture français ! c'est dans la culture allemande et bien sûr !!! anglo-saxone) et plus jamais - verboten ! - de cloches. ça évoquerait la religion les cloches !)
cathédrale de toul :
lien libre de la vidéo ci-desus et avbsolument introuvable et incopiable en eaucune manieère meêm aprsè des heures et des journaess entière s de travoail mille foies refait : https://ru-clip.net/video/ejRN5DofXMk/cath%C3%A9drale-de-...
cathédrale de Périgeux :
Nevecelles :
Un gallo solo no teje una mañana:
precisará siempre de otros gallos.
De uno que recoja el grito que él
y lo lance a otro; de otro gallo
que recoja el grito del gallo anterior
y lo lance a otro; y de otros gallos
que con otros muchos gallos se crucen
los hilos de sol de sus gritos de gallo,
para que la mañana, con una tela tenue,
vaya siendo tejida, entre todos los gallos.
Quant à la fête de Noël, elle est maintenant interdite, ou plus exactement son appellation. Ce n’était pas tolérable dans le cadre de l’athéisme obligatoire d’État régnant. On l’a remplacée par « fêtes de fin d’année ». Hop ! Comme ça Noël est gommé ! Disparu ! Plus de Noël, tout est noyé dans la vaste Saturnale capitaliste titytainment. Et puis dans "fin d'année" il y a "fin" ce qui ne peut que plaire à la Secte des Adorateurs de la Mort.
14/02/2025
merle dans la nuit audition la plus belle mais aussi la plus émouvante qui soit, - et tout un symbole métaphysique - Pascal ! Simone de Beauvoir ? ou Jean Rostand ?
Pensez un peu au chant des merles (males). Surtout le matin à 5 heure du matin voire encore avant ça dépend de la saison, en tous cas encore en pleine nuit avant que le soleil se lève, imaginez ! en février à 7 heures du matin dans le froid et le noir, tout le monde dort, eux ils sont là ils chantent, et y mettent tout leur coeur, toute leur créativité, je répète leur CREATIVITE, et voilà un problème éthologique et métaphysique de première grandeur.
Et d'abord quel symbole ! plus grand que toute la civilisation humaine, car la créativité des chants de merles
(ils ne sont pas du tout stéréotypés, mais sont de vraies créations artistiques, aux phrases toutes différentes et toujours renouvelées, et visiblement objet de recherche volontaire.
(pensez : que de beautés perdues ! pensez à tous les chants de merles par le monde que les gens n'écoutent pas !)
Quel symbole poignant ces êtres qui se décarcassent durant des heures à chanter et à inventer de nouveaux motifs, dans le froid et le noir, petit être de 100grmmes dans l'infini de la terre et du "silence éternel de ces espaces infinis" l'absurde "aventure falôte du protoplasma" (Jean Rostand http://palimpsestes.fr/metaphysique/livreI/rostand3.html ) !
Y pensez-vous quand vus l'entendez ?
Non vous ne l'entendez pas justement !
Personne ne les entend à cette heure. Sauf les autres merles. Symbole paradigmatique de la solitude dérisoire de l'être, même avec son ambigüe "liberté" sartrienne, dans la nuit noire de son destin de condamné à mort et à l'oubli éternel, et dans un univers indifférent...
Pauvre merle ! il chante, il y met tout son cœur, il croît que c’est très important, peut-être même qu’il est tout content, il ne sait pas que ça n’a aucune importance, que ça n’aura même pas eu lieu, tout son chant, sa création, son inventivité, son énergie mise à chanter comme ça tous les soirs (et matins) ; Le pauvre, il croit qu’il est venu au monde, il ne sait pas qu’il n’est jamais venu au monde, qu’il ne sera jamais venu au monde, ni lui ni le monde.
(les humains non plus d'ailleurs)
l' aventure falôte du protoplasma n'est rien d'autre qu' un mauvais pélérinage de la chair ?
11/01/2025
libroj eldonitaj de MAS (Monda Asembleo Socia) la LIBROJ de eldonoj de MAS
MAS estas asocio fondita en la jaro 2005 de Esperantistoj kiuj, inspiritaj de la artikoloj de la gazeto Le Monde diplomatique en Esperanto (http://eo.mondediplo.com) – reta, laŭokaze ankaŭ papera – volas ne nur legi, sed ankaŭ diskuti kaj agi.
Ĝi estas strikte bazdemokratia, travidebla (por siaj membroj), progresema organizaĵo, kiu funkcias nur pere de retpoŝto kaj Interreto. Ĝi partoprenas en la Mondaj kaj laŭeble regionaj Forumoj kaj referencas en sia statuto por sia agado tekstojn kunigitajn en la ĉi tie listigita libro “Ĉarto de la Unuiĝintaj Nacioj …” (n-ro 10 en la sekva librolisto). Aliĝo kaj membreco estas senpagaj.
Ĝia retejo : http://mas-eo.org enhavas ĉiujn interesajn informojn pri MAS, kaj krome multajn legindajn artikolojn, tradukitajn aŭ memverkitajn de la membroj.
Ĉiu membro rajtas ne nur publikigi en la retpaĝo de MAS siajn tekstojn, sed ankaŭ publikigi librojn en la eldonejo de MAS, kondiĉe ke li havas aŭ trovas la rimedojn por presado ‒ ĉar aliĝo kaj membreco estas senpagaj, MAS ĝenerale ne disponas pri la rimedoj pagi al verkemuloj la eldonadon de libroj.
Tamen, ĝis nun eldoniĝis jam pluraj libroj ‒ jen en la vico de ilia apero :
1. ‒ C. F. Ramuz : Aline (novelo de la franclingva svisa aŭtoro en traduko de nia fama René de Saussure, reeldonita post la unua eldono en 1911), MAS, 2007, 127 p., ISBN 918-2-9529537-0-2 (elĉerpita. 2-a eldono vidu n-ron 127)
2. ‒ Arturo Ŝniclo : Rondo (Dek dialogoj) ; La fianĉino (Skizo), kun eseo pri verkoj de Ŝniclo de Hartmut Scheible, trad. de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2007, 127 p., ISBN 918-2-9529537-2-6
3. ‒ Karlo Markso : Salajro, prezo kaj profito (prelego pri bazaj ekonomiaj fenomenoj antaŭ internaciaj delegitoj de la laborista movado), trad. de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2007, 59 p., ISBN 978-2-9529537-1-9 (elĉerpita, 2-a eld. sub 159)
4. ‒ Kubaj infanrakontoj, trad. de Jozefo de Jesús Campos Pacheco kun ilustraĵoj de Danny Daniel Pereyra, MAS, 2007, 120 p., ISBN 978-2-9529537-4-0
5. ‒ GBEGLO Koffi : Esperantujismo, MAS, 2008, 72 p., ISBN 978-2-9529537-5-7 (elĉerpita, vd la 2-an eldonon sub n-ro 171)
6. ‒ Johano Besada : Eseoj, MAS, 2008, 92 p., ISBN 978-2-9529537-3-3
7. ‒ [Karlo Markso] Markso hodiaŭ — Nerefuteblaj citaĵoj, trad. de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2008, p. 91 p., ISBN 978-2-9529537-8-8
8. ‒ Fidel Castro Ruz : Dialogo de civilizacioj (2 paroladoj), elhispanigita de Amparado Cisnero, MAS, 2009, 84 p., ISBN 978-2-9529537-7-1
9. ‒ Dominique Vidal kun Sébastien Boussois : Kiel Israelo elpelis la palestinanojn 1947-1949, elfrancigis Vilhelmo Lutermano, MAS, 2009, 361 p., ISBN 978-2-9529 537-6-4
10. ‒ Unuiĝintaj Nacioj : Ĉarto de la Unuiĝintaj Nacioj, Universala Deklaro de Homrajtoj, Konsilantaro pri Homrajtoj, Internacia Traktato pri Ekonomiaj, Soci-aj kaj Kulturaj Rajtoj, Internacia Traktatoj pri la Civilaj kaj Poitikaj Rajtoj, Konvencio pri la Rajtoj de la Infano, Konvencio pri la Rajtoj de Handikapitoj, Protokolo pri abolo de mortpuno, Konvencio pri Indiĝenaj kaj Tribaj Popoloj ‒ trad. de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2009, 230 p., ISBN 978-2-9529537-9-5
11. ‒ Karlo Markso : Dunglaboro kaj kapitalo, trad. de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2009, 44 p., ISBN 978-2-918300-00-7
12. ‒ Karlo Markso : Pri liberkomerco, kun antaŭparolo de Frederiko Engelso, trad. de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2009, 52 p., ISBN 978-2-918300-02-1
13. ‒ Karlo Markso : Kritiko de la Gotaa Programo, kun antaŭparolo de Frederiko Engelso, trad. de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2009, 44 p., ISBN 978-2-918300-03-8 (13a. – 2-a eld. : 978-2-918300-21-2)
14. ‒ Eddy Raats : La longa vojaĝo. Travivaĵoj de etulo, MAS, 2009, 103 p., ISBN 978-2-918300-05-2
15. ‒ Dania Rodríguez García : Ni interŝanĝu ; La nova leterportistino ; Du kaj la fantazio. Tri infanteatraĵoj. Elhispanigitaj de Jozefo de Jesús Campos Pacheco kaj Vilhelmo Lutermano, MAS, 2009, 112 p., ISBN 978-2-918300-04-5
16. ‒ Kien Ĉinio ? Dek-du analizoj el diversaj landoj kaj vidpunktoj. François Jullien : Ĉinscienco en sakstrato ‒ Ĉinio en la spegulo de Okcidento ; Manfred Szameitat : Sukcesa, sed ne socialisma ; Ingo Nentwig : Naciaj malplimultoj kaj politiko pri naciaj malplimultoj en la PR Ĉinio ; Barry Sautman : Protestoj kaj separismo en Tibeto ; Michael Parenti : La mito de Tibeto ; Enfu Cheng : Fundamentaj trajtoj de la socialisma merkatekonomio ; Jian Xinhua : Harmonia socio, salajrolaboro kaj klasbataloj ; Theodor Bergmann : La socialisma disvolvo-strategio de la PR Ĉinio ; Rolf Berthold : Pri la interna kaj ekstera politiko de la KP de Ĉinio ; Li Bingyan : Ĉinio sub influo de la novliberalismo ; Helmut Peters : Popolrespubliko Ĉinio : 30 jaroj da reform- kaj malferm-politiko ; Jean-Louis Rocca : Ĉu la ĉina meza klaso estas revolucia ? Elgermanigitaj de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2009, 142 p., ISBN 978-2-918300-06-9
17. ‒ Karlo Markso : La mizero de la filozofio, respondo al J. B. Prudono : “La filozofio de la mizero” ; kun antaŭparoloj de Frederiko Engelso ; Pri J. B. Prudono. Tradukitaj de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2009, 196 p., ISBN 978-2-918300-08-3
18. ‒ Jörg Goldberg k.a. : Ekonomia krizo ‒ Analizoj n-ro 1, Jörg Goldberg : La historia pozicio de la nuna ekonomia krizo ‒ pli da demandoj ol respondoj, Horst Hen- sel : La nomoj de la mono ‒ kontribuaĵo al karakterizo de la nuna kapitalismo, Harald Werner : Notoj pri la psiĥologio de la krizo, Sarah Wagenknecht : Brulfaristoj kiel fajrobrigado ‒ Kritiko de la krizmastrumado, Elgermanigoj de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2009, 57 p., ISBN 978-2-918300-09-0
19. ‒ Salim Lamrani (komp.) : La terorismo de Usono kontraŭ Kubo ‒ La Kuba Kvinopo, Howard Zinn : La radikoj de la politiko de Usono rilate Kubon, Noam Chomsky : Kubo kaj Usono ‒ preskaŭ duonjarcento da teroro, William Blum : La nepardonebla revolucio, Michael Parenti : Agreso kaj propagando kontraŭ Kubo, Piero Glejeses : Kubo, Afriko kaj la kvin kubanoj, Ignacio Ramonet : Miamo, nesto de teror-istoj, Salim Lamrani : La Kuba-Usona Nacia Fondaĵo (KUNF) kaj la internacia terorismo, Leonard Weinglass : La proceso kontraŭ la Kuba Kvinopo, Wayne Smith : Trista paĝo en la historio de usona juro, Saul Landau : Kvin kubanoj en malliberejo : viktimoj de la obsedo de Bush, Michael S. Smith : Raporto pri du procesoj, James Petras : La Kvin Kubanoj ‒ kandidatoj por la Nobel-premio, Jitendra Sharma : Veraj batalantoj kontraŭ terorismo, Rikardo Alarcón de Quesada : La kazo de la Kvin ‒pruvo de la terorismo de Usono kontraŭ Kubo, Gianni Miná : Historio kiun la amaskomunikiloj kaŝas ‒ la kvin kubanoj, Nadine Gordimer : La homaro kiel reflekto de la justeco, tradukoj de div. MAS-anoj, MAS, 2009 tradukoj de div. MAS-anoj, 2009, 232 p., ISBN 978-2-918300-10-6
20. ‒ Elisée BYELONGO IŜELOKE : Eĥoj el Bembujo. Tradicio, rilatoj kun Banyamulenge, la genezo de la milito en Kongolando-Kinŝaso, kaj la diasporo rilate al Esperanto, MAS, 2009, 91 p., ISBN 978-2-918300-11-3
21. ‒ Oktobra Revolucio kaj la sekvoj. Moshe Lewin : La Oktobra Revolucio rezistas al la historio ; Hansgeorg Conert : Bazoj kaj evoluo de la sovetso cio ; Robert Steigerwald : Socialismo kaj ŝtato ‒ dek tezoj, elgermanigita de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2009, 48 p., ISBN 978-2-918300-07-6
22. ‒ Ekonomia krizo, Analizoj n-ro 2, Joachim Bischoff : La financkrizo kaj alternativoj, Andreas Fisahn : Demokratia stirado de la ekonomio, Manfred Sohn : Dek tezoj por sociigo de la cirkuladsfero, Luciano C. Martorano : Socialismo, sociigo, demokratio, Manfred Lauermann : La dialektika plan-ekonomio de Ĉinio ‒ respondo al la financkrizo, Elgermanigitaj de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2009, 81 p., ISBN 978-2-918300-12-0
23. ‒ La homo kaj lia naturo ‒ La bildo pri la homo en la kapitalisma socio kaj en marksismaj sciencoj. Lucien Sève : Ĉu la homo ? ‒ La marksa antropologio kaj ĝiaj bazaj konceptoj, Werner Seppmann : Mond- kaj hom-bildoj ‒ Pri la formoj de ideologiaj potencreproduktado, Helga E. Hörz : Ĉu la hombildo krizas ? Hans-Peter Brenner : Biopsiĥosocia unuo homo ‒ kogna cerbesplorado kaj ties impulsoj por la marksisma hombildo, Elgermanigitaj de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2009, 72 p., ISBN 978-2-918300-15-1
24. ‒ Karlo Markso : La kapitalo. Volumo I, Kritiko de la politika ekonomio. Libro I : La produktadprocezo de la kapitalo, Ĉapitroj unua ĝis naŭa, Elgermanigita de Vilhel mo Lutermano, MAS, 2009, 381 p., ISBN 978-2-918300-13-7 (elĉerpita ; vd n-ron 68)
25. Karlo Markso ; Frederiko Engelso : Tezoj pri Fojerbaĥo ; Principoj de komunismo kaj aliaj verketoj, elgermanigitaj de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2010, 62 p., ISBN 978-2-918300-17-5
26. ‒ Frederiko Engelso : La origino de la familio, de la privata proprieto kaj de la ŝtato, elgermanigita de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2010, 204 p., ISBN 978-2-918300-16-8
27. ‒ Arnold Petersen : Komentoj al la “Komunista Manifesto”, tradukis el la angla kaj kompilis T. Veder, (reviziita reeldono de la sama, S.A.T., Parizo 1933), MAS, 2010, 49 p., ISBN 978-2-918300-19-9
28. ‒ Ekonomia krizo, Analizoj n-ro 3 (2010), Werner Seppmann : Riskokapitalismo ;, Richard Sorg : Domenico Losurdo interpretas Niĉeon ;, Christina Kaindl : Subjektiveco en la krizo ; Harald Werner : La krizo en la ordinara konscio ; Christoph Butterwegge : Mondekonomiakrizo, evoluo de la socialŝtato kaj malriĉeco, Elgermanigita de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2010, 80 p., ISBN 978-2-918300-22-9
29. ‒ Werner Seppman : Laboro kaj dialektiko ‒ Pri la emancip-horizonto de la Marksa pensado ; Harald Neubert : La “historia misio de la laborista klaso” ĉe Markso kaj Engelso kaj la historia realeco ; Hans Kölsch : Kubo ‒ Heinz Dieterich ‒ kontraŭece ; Otto Meyer : Teologio de liberigo ‒ ĉu etikedo-trompo aŭ paŝoj al emancipiĝo ? Eseoj elgermanigitaj de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2010, 79 p., ISBN 978-2-918300-18-2
30. ‒ Adjévi ADJE : El togolanda saĝosako, MAS, 2010, 56 p., ISBN 9782-918300-20-5
31. ‒ Elmar Getto : Brazilo transe de piedpilko kaj sambo. Germanigita de Karl Weiss, elgermanigita de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2010, ISBN 978-2-918300-25-0 (nur rete)
32. ‒ Ivan Efremov : La nebulozo de Andromedo, Sciencfikcia romano, El la rusa tradukis Jurij Finkel, MAS, 2010, 403 p., ISBN 978-2-918300-24-3
33. ‒ Domenico Losurdo : Ĉu fuĝi el la historio ? La rusa kaj la ĉina revolucioj hodiaŭ, elgermanigita de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2010, 199 p., ISBN 978-2-918300-26-7
34. ‒ Maritza Gutiérrez : José Martí ‒ de kie kreskas la palmo, MAS, 2010, 54 p., ISBN 978-2-918300-28-1 (1-a eld.)
34a. ‒ Maritza Gutiérrez : José Martí ‒ de kie kreskas la palmo, MAS, 2016, 66 p., IS BN 978-2-36960-068-8 (2-a eld.)
35. ‒ Karlo Markso : La kapitalo. Volumo I, Kritiko de la politika ekonomio. Libro I : La produktadprocezo de la kapitalo, Ĉapitroj deka ĝis dektria, Elgermanigita de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2010, 243 p., ISBN 978-2-918300-14-4 (elĉerpita, vd n-ron 68)
36. ‒ Kien la klimato ? Post Kopenhago kaj Koĉabambo, Eseoj kaj raportoj, Alexis Passadakis kaj Hendrik Sander : Konkurenco en la forcejo Klimatpolitikaj perspektivoj post la fiasko de Kopenhago ; Hans-Jörg Schimmel : La ideologia dimensio de la CO2-diskuto ; Karl Hermann Tjaden : Kapitalmoviĝo kaj klimata okaziĝo ; raportoj, tradukitaj de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2010, 59 p., ISBN 978-2-918300-31-1
37. ‒ Georgo Pleĥanov : Pri rolo de la persono en la historio, El la rusa tradukis Jurij Finkel, MAS, 2010, 59 p., ISBN 978-2-918300-36-6.
38. ‒ Karlo Markso : Pri la juda demando, elgermanigita de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2010, 49 p., ISBN 978-2-918300-29-8
39. ‒ Eddy Raats : Post la pluvo, pluvego, Travivaĵoj de junulo, MAS, 2010, ISBN 978-2-918300-34-2
40. ‒ Adebayo AFOLARANMI : Ronke, la ĵaluzulino, MAS, 2010, 85 p., ISBN 978-2-918300-35-9
41. ‒ Jozefo Ŝlejfŝtejno : Enkonduko en la studadon de Markso, Engelso kaj Lenino, elgermanigita de Vilhelmo Lutermano, MAS, (1-a eld. 2010, 271 p., ISBN 978-2-918300-27-4) 2-a eldono 2016, 282 p. ISBN 978-2-36960-050-3
42. ‒ Ivan Efremov : La Horo de Bovo. Sciencfikcia romano, El la rusa tradukis Jurij Finkel, MAS, 2010, 573 p., ISBN 978-2-918300-37-3
43. ‒ Roger Martelli : La komunismo estas bona partio ‒ diru al ĝi JES, elfrancigita de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2010, 80 p.
44. ‒ Karlo Markso : Kontribuaĵo al la kritiko de la hegela jurfilozofio. Enkonduko ; Kontribuaĵo al la kritiko de la politika ekonomio. Antaŭparolo. Elgermanigitaj de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2010, 36 p., ISBN 978-2-918300-38-0
45. ‒ Miriam Rodrígues ; ALVERA : Desegni la parkon, elhispanigis Jozefo de Jesús Campos Pacheco (porinfana pentrolibro), 28 p., ISBN 978-2-918300-23-6
46. ‒ Kien Afriko en la 21-a jarcento ? Le Monde diplomatique en Esperanto, MAS, 2010, 157 p., ISBN 978-2-918300-39-7
47. ‒ Paŭlo Popo : Ĉu sekso subfosas ? Maldekstraj teorioj de seksa liberiĝo kaj de malkonstruo de seksa identeco. Elgermanigita de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2010, 80 p., ISBN 978-2-918300-41-0
48. ‒ Ŝtejgervaldo, Roberto : Komunistaj star- kaj disput-punktoj, elgermanigita de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2010, 151 p., ISBN 978-2-918300-40-3
49. - Jürgen Albohn : Teorio sen revolucia praktiko estas opio por la popolo ‒ Kritiko de la Wertkritik. Elgermanigita de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2010, 27 p., ISBN 978-2-918300-42-7
50. ‒ V. I. Lenin : Ŝtato kaj revolucio. La instruo de la marksismo pri la ŝtato kaj taskoj de la proletaro en revolucio. Tradukis el la rusa G. Demidjuk, redaktis Jurij Finkel, MAS, 2011, 181 p., ISBN 978-2-918300-43-4
51. ‒ Unuiĝintaj Nacioj : Internacia Konvencio pri la protekto de la rajtoj de ĉiuj migraj laboristoj kaj de iliaj familianoj. Tradukita de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2011, 52 p., ISBN 978-2-918300-44-1
52. ‒ Karlo Markso kaj Frederiko Engelso : Manifesto de la Komunista Partio en la tradukoj de Detlev Blanke (1990), Emil Pfeffer (1923), Arturo Baker (1908), (T. Veder [1933]) kaj la germana originalo, komp. Vilhelmo Lutermano, MAS, 2011, 289 p., ISBN 978-2-918300-45-8
53. ‒ Karlo Markso : La kapitalo. Volumo I, Kritiko de la politika ekonomio. Libro I : La produktadprocezo de la kapitalo, Ĉapitroj dekkvara ĝis dudekkvina, Elgermanigita de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2011, 359 p., ISBN 978-2-918300-30-4 (elĉerpita ; vd n-ron 68)
54. Gvidlibreto por kompreni la internaciajn migradojn, tradukita de Jeanne Marie Cash, desegnaĵoj de la tradukinto, Monda Asembleo Socia (MAS), 2011, 15 p., ISBN 978-2-918300-47-2
55. Miriam Rodríguez : Profiloj de Suno kaj Luno, elhispanigita de Jozefo de Jesús Campos Pacheco, kun desegnaĵoj de Danny Daniel Perera Gutiérrez, MAS, 2011, 30 p., ISBN 978-2-918300-46-5
56. Frederiko Engelso : Ludoviko Fojerbaĥo kaj la fino de la klasika germana filozofio, elgermanigita de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2011, 57 p., ISBN 978-2-918300.48-9
57. Georgo Dimitrofo : Raporto al la 7-a Kongreso de la Komunista Internacio ; Harald Neubert : La Kominterno en la 1930-aj jaroj kaj la koncepto de unueco ; kun enkonduko de Günther Judick, elgermanigitaj de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2011, 113 p., ISBN 978-2-918300-49-6
58. José María Arguedas : Yawar-festo (Sangofesto), Esperantigita de Franklin Montenegro, MAS, 2011, 256 p., ISBN 978-2-918300-51-9
59. Ekonomia krizo n-ro 4. Joachim Becker : EU ‒ de la ekonomia al la integriĝa krizo. Jörg Goldberg : La mondo de la du rapidoj. Elgermanigita de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2011, 52 p., ISBN 978-2-918300-52-6
60. Frederiko Engelso en aktualaj diskutoj. Werner Seppmann : Privilegia loko por rigardi en la laborejon de la marksisma pensado. Notoj pri la korespondado inter Markso kaj Engelso ; Erwin Marquit : Engelso kaj logikaj kontraŭdiroj ; Karl Hermann Tjaden : Kial ne estiĝis vera engelsismo, Elgermanigitaj de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2011, 35 p., ISBN 978-2-918300-50-2
61. V. I. Lenino : Tri fontoj kaj tri partoj de la marksismo ; Anarĥiismo kaj socialismo ; Pri la slogano de Unuiĝintaj Ŝtatoj de Eŭropo ; La oportunismo kaj la kolapso de la 2-a internacio ; La diferencoj en la eŭropa laborista movado ; Antaŭparolo al la broŝuro de N. Buĥarin : “Mondekonomio kaj imperiismo” ; elgermanigitaj de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2011, 40 p., ISBN 978-2-918300-53-3
62. Daŭrigo de la Manifesto, Moderna poziciiĝo de komunista partio, La programo de la Germana Komunista Partio DKP, kun antaŭparolo de Helmut Dunkhase, elgermanigita de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2011, 63 p., ISBN 978-2-918300-54-0
63. Lode Van de Velde : Epizodoj, MAS, 2011, 57 p., ISBN 978-2-918300-55-7
64. Jasuo HORI : Tertrema katastrofo de Japanio. Taglibro, MAS kaj SAT, 2011, 165 p., ISBN 978-2-918300-56-4
65. Werner Seppmann : La malkonfesata klaso.. Pri la laborista klaso hodiaŭ, elgermanigita de Vilhelmo Lutermano, Monda Asembleo Socia (MAS), 2011, 176 p., ISBN 978-2-918300-57-1
66. Roberto Ŝtejgervaldo : Sen laborista klaso okazas nenio esenca, sed sole kun ĝi – ankaŭ ne ; Werner Seppmann : Remalkovro de la klasoj, elgermanigitaj de Vilhelmo Luter-mano, MAS, 2011, 35 paĝoj, ISBN 978-2-918300-58-8
67. Elmar Getto : Brazilo transe de piedpilko kaj sambo. Germanigita de Karl Weiss, elgermanigita de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2011, ISBN 978-2-918300-60-1
68. Karlo Markso : La kapitalo. Volumo I, Kritiko de la politika ekonomio. Libro I : La produktadprocezo de la kapitalo, elgermanigita de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2011, ISBN 978-2-918300-59-5 (vd la 2-an eldonon, n-ro 115)
69. Kien la klimato ? N-ro 2, MAS, 2011, 61 p., ISBN 978-2-918300-61-8
70. Berto Breĥto : Historioj pri S-ro Kojno, elgermanigitaj de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2011, 43 p., ISBN 978-2-918300-62-5 (ekskluzive kiel materialo por seminario ĉe MAS)
71. Ivan Efremov : Rakontoj pri neordinaraĵoj, tradukitaj el la rusa de Jurij Fin-kel, MAS, 2011, 604 p., ISBN 978-2-918300-63-2
72. Alfredo Bauer : Kritika historio de la judoj, vol. 1, elgermanigita de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2011, 459 p, ISBN 978-2-918300-64-9
73. Karlo Markso : Respondo al V. I. Sasuliĉ, kun Klaus Gietingter : La mis-kompreno, elgermanigitaj de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2011, 59 p., ISBN 978-2-918300-71-7
74. Frederiko Engelso : La evoluo de la socialismo de utopio al scienco, elgerma-nigita de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2012, 65 p., ISBN 978-2-918300-65-6
75. Georgo Fulberto : „La kapitalo” koncize. Kun recenzo de Lucas Zeise. Elgerman-igita de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2012, 98 p., ISBN 978-2-918300-72-4
76. Ivan Efremov : Tais el Ateno. El la rusa tradukis Jurij Finkel. MAS, 2012, 533 p., ISBN 978-2-918300-73-1
77. Berto Breĥto : Me-ti, libro de turnoj. Elgermanigita de Vilhelmo Lutermano, en : Vilhelmo Lutermano : Materialo por la seminario de MAS : “Berto Breĥto kaj klasa moralo en liaj verkoj « Historioj pri S-ro Kojno » kaj « Me-ti, libro de turnoj », Parto 2-a : « Berto Breĥto : Me-ti, libro de turnoj »”, MAS, 2012, 147 p., ISBN 978-2-918300-74-8
78. Eddy Raats : Pasio, defio, amikeco. Spertoj de montgrimpisto. MAS, 2012, 95 p., ISBN 978-2-918300-70-0
79. Eddy Raats : La longa vojaĝo. Travivaĵoj de etulo. 2-a eld., MAS, 2012, 99 p., ISBN 978-2-918300-76-2
80. V. I. Lenin : Imperiismo, kiel la plej alta stadio de kapitalismo. (populara eseo) El la rusa tradukis Jurij Finkel. Monda Asembleo Socia (MAS), 2012, 125 p., ISBN 978-2-918300-77-9
81. Yoandry Martínez Rodríguez : Tri en la montaro. Tri infanteatraĵoj kun desegnaĵoj de Adrián Armas González. Elhispanigita de Jozefo de J. Campos Pacheco, MAS, 2012, 54 p., ISBN 978-2-918300-79-3
82. Kien la klimato ? N-ro 3 (2012) Pri la roloj de kresko kaj de merkato en la tasko protekti la klimaton, Kvin eseoj elgermanigitaj de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2012, 62 p., ISBN 978-2-918300-80-9
83. Rolfo Lotero : Ĉu evolucio aŭ kreado ? Elgermanigita de Vilhelmo Lutermano, Monda Asembleo Socia (MAS), 2012, 22 paĝoj, ISBN 978-2-918300-81-6
84. Hans’ Magno Encensbergo : Defendo de la lupoj kontraŭ la ŝafidoj. Poemoj. Elgermanigitaj de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2012, 118 p., ISBN 978-2-918300-75-5
85. Domeniko Losurdo : Libereco kiel privilegio. Kontraŭhistorio de la liberalismo. Esperantigita de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2012, 379 p., ISBN 978-2-918300-82-3
86. Franco Kafko : Letero al la patro. Kun akompanaj tekstoj kaj postparolo de Michael Müller. Elgermanigitaj de Vilhelmo Lutermano. MAS, 2012, 81 p., ISBN 978-2-918300-83-0
87. Aleksandro Grin : Skarlataj veloj. La ora ĉeno. Kuranta sur ondoj. Mallongaj rakontoj. El la rusa tradukis Jurij Finkel. MAS, 2013, 418 p., ISBN 978-2-918300-84-788. Lothar Peter : Postmoderna maldekstra radikalismo ‒ ĉu vojo al nova estonteco ? Elgermanigita de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2013, 25 p., ISBN 978-2-918300-85-4
89. Ontologio kaj fremdiĝo nuntempe. Domeniko Losurdo : Hegelo, Markso kaj la Ontologio de la socia esto ; Claudius Vellay : Fremdiĝo el la vidpunkto de la ontologio de Lukaĉo. Materiisma etiko ĉi-flanke de religio kaj kredo. Elgermanigitaj de Vilhelmo Lutermano, Monda Asembleo Socia (MAS), 2013, 61 p., ISBN 978-2-91830 0-86-1
90. Roberto Ŝtejgervaldo : Postmoderno estas nova melodio al malnova teksto. Elgermanigita de Vilhelmo Lutermano, Monda Asembleo Socia (MAS), 2013, 28 p., ISBN 978-2-918300-87-8
91. Heinz Dieterich : Transiroj al la socialismo en la 21-a jarcento, elgermanigita de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2013, 22 p., ISBN 978-2-918300-88-5
92. Frederiko Engelso : Enkonduko al Karlo Markso : Klasbataloj en Francujo 1848 ĝis 1850 (1895), elgermanigita de Vilhelmo Lutermano, MAS, 23 p., 2013, ISBN 978-2-918300-89-2
93. Máté Zalka : Doberdo. Romano tradukita el la hungara de János Petik, MAS, 2013, 317 p., ISBN 978-2-918300-90-8
94. Jean-Guy Allard : Teroristoj de Usono kontraŭ Latinameriko. Artikoloj tradukitaj de Norberto Díaz Guevara kaj de ceteraj MAS-anoj, MAS, 2013, 445 p., ISBN 978-2-918300-78-6
95. Bartolomeo Laskaso : Raporto pri la detruado de Indio, kun Hans’ Magno Encensbergo : Retrorigardo en la estontecon. Tradukitaj el la hispana de Ludoviko Serrano Pérez kaj el la germana de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2013, 107 p., ISBN 978-2-918300-66-3
96. V. Adoratskij : Kio estas marksismo kaj leninismo. El la rusa lingvo tradukis F. Robiĉek, lingve kontrolis E. Drezen. Reeldono de la verko aperinta ĉe EKRELO laŭ vortrekona skano de la Universala Esperanto-Asocio (UEA) fare de Roy McCoy, redaktita de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2013, 36 p., ISBN 978-2-918300-92-2
97. Lenino : Pri religio. Du artikoloj. Socialismo kaj religio, trad. M. Lapin kaj G. Demidjuk ; Pri rilato de laborista partio al religio, trad G. Demidjuk ; redaktitaj de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2013, 28 p., ISBN 978-2-918300-96-0
98. Instituto Markso-Engelso-Lenino : La instruo de Karlo Markso. El la rusa lingvo tradukis P. Gavrilov, N. Incertov, V. Polakov, E. Ŝvedova. Lingve kontrolis V. Polakov. EKRELO, Amsterdamo, 1933. Reeldono ĉe MAS laŭ vortrekona skanado de la Universala Esperanto-Asocio (UEA) fare de Roy McCoy, redaktita de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2014, 39 p., ISBN 978-2-918300-95-3
99. Ignacio Ramonet : La eksplodo de la ĵurnalismo. De la amaskomunikiloj al la amaso de komunikiloj. Tradukita de Maria Julia Cárdenas Cápiro kaj Vilhelmo Lu- termano, MAS, 2013, 104 p., ISBN 978-2-918300-95-3
100. Karlo Markso kaj Frederiko Engelso : Manifesto de la Komunista Partio, kun enkonduko de Eric Hobsbawm, Elgermanigitaj de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2015, 126 p., ISBN 978-2-918300-015-2
101. Frederiko Engelso : La libro de revelacio (La apokalipso de Johano). El-germanigita de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2014, 28 p., ISBN 978-2-918300-97-7
102. Karlo Radeko : Kapitalisma sklaveco kaj socialisma labor-organizo, EKRELO, Lepsiko, 1931, reeldonita de MAS, laŭ vortrekona skanado de la Universala Esperanto-Asocio (UEA) fare de Roy McCoy, redaktita de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2014, 43 p., ISBN 987-2-918300-94-6
103. Frederiko Engelso : Pri la loĝejproblemo. Elgermanigita de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2014, 80 p., ISBN 978-2-918300-98-4
104. Aleksandro Grin : La mondo brilanta. La vojo nenien. Cent verstoj laŭ rivero. El la rusa tradukis Jurij Finkel. Ilustraĵoj de S. G. Brodskij, MAS, 2014, 434 p., ISBN 978-2-918300-99-1
105. Historio estas farata. Kontribuaĵoj al la materiisma koncepto de historio. Georg Fülberth : La invento de la meztavolo ; Lucas Zeise : Pri la homo oeconomicus, pri la ekonomio kaj pri la laboro ; Hans-Peter Brenner : La rilato inter homo kaj naturo. Elgermanigitaj de Vilhelmo Lutermano. MAS, 2014, 37 p., ISBN 978-2-36960-001-5
106. Thomas Metscher : Lingvo kiel praktika mondkonscio. Rimarkoj pri la marksa kaj engelsa lingvokoncepto kaj pri ĝiaj sekvoj ; Roberto Ŝtejgervaldo : Tutsimple marksismo (recenzo) ; Thomas Metscher : Breĥto kaj la alta arto de simpleco. Elgermanigitaj de Vilhelmo Lutermano, Monda Asembleo Socia (MAS), 2014, 46 p., ISBN 978-2-36960-000-8
107. Milito kaj paco. Berto Breĥto : La memoro de la homaro ; Andrew Murray : Milito kaj kontraŭstaro al milito ; Erhard Crome : Ĉu jarcento pacifika ? Bernd Müller : Du strategioj de la ekspansio orienten ; Hermann Kopp : Recenzo de la libro de Peter Strutynski pri senpilotaj flugmaŝinoj por batalo (sepavoj) ; Thomas Metscher : “Malbenita estu la milito”. Politika poezio ‒ pensadoj pri disputata nocio ; 15 jaroj NATO-agreso kontraŭ la Federacia Respubliko Jugoslavio ; Werner Ruf : La ĝihadisma internacio. Ĉu variaĵo de privata milita entreprenismo ? ; Andreas Wehr : Pri la aktualeco de la imperiismo-demando. Elgermanigitaj de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2014, 82 p., ISBN 978-2-36960-002-2
108. Thomas Metscher : Socialisma avangardo kaj realismo. Pri la estetiko de Dmitri Ŝostakoviĉ. Elgermanigis Vilhelmo Lutermano, MAS, 2014, 40 p., ISBN 978-2-36960-003-9
109. Berto Breĥto kaj la komunismo. Manfred Wekwerth : Breĥto 2006 ‒ kelkaj proponoj ; Werner Seppmann : Breĥto kaj la perspektivoj de ŝanĝo ; Ernst Schuma- cher : Pensado pri Breĥto en la epoko de tutmondiĝinta kapitalismo ; Hans Heinz Holz : La plumarbo kaj la komunismo. Pri la partieco de breĥta liriko ; Uwe Jens Heuer : Pri scio kaj kredo ; Jost Hermand : Breĥto kiel instruisto de « senburĝeco » ; Klaus Höpcke : « Breĥto sur la tagordon » ; Sabine Kebir : Berto Breĥto ‒ sendependa komunista intelektulo. Elgermanigita de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2015, 116 p., ISBN 978-2-36960-004-6
110. Thomas Metscher : La koncepto de integra marksismo. Teoria koncepto kaj pensado de nova kulturo. Elgermanigita de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2015, 33 p., ISBN 978-2-36960-005-3
111. Claude Piron : La bona lingvo. Kun antaŭparolo de Renato Corsetti. MAS, 2015, 104 p., ISBN 978-2-36960-006-0
112. Karlo Markso : La interna milito en Francujo (1871 La Pariza Komunumo). Kun antaŭparolo de Frederiko Engelso. Elgermanigita de Vilhelmo Lutermano. 2-a, reviziita eldono, MAS, 2015, 128 p., ISBN 978-2-36960-017-6
113. Frederiko Engelso : Malfruaj verketoj. Elgermanigitaj de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2015, 102 p., ISBN 978-2-36960-008-4
114. Paul Cockshott kaj Allin Cottrell : Socialismo fareblas. Alternativoj el la komputilo. Elgermanigita de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2015, 348 p., ISBN 978-2-36960-009-1
115. Karlo Markso : La kapitalo. Volumo I, Kritiko de la politika ekonomio. Libro I : La produktadprocezo de la kapitalo, elgermanigita de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2-a eldono, 2015, 763 p., ISBN 978-2-36960-010-7 (en 2015 nur reta, ĉe : http://marxists.org ; vidu la 3-an eldonon : n-ro 166)
116. Boris Kolker ; Claude Piron : Kontribuo de la rusa al Esperanto ; Esperanto ‒ ĉu lingvo okcidenta ?, MAS, 2015, ISBN 978-2-36960-020-6
117. Alfredo Kozingo : Stalinismo, leninismo, marksismo. Elgermanigita de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2015, 110 p., ISBN 978-2-36960-019-0
118. Alberto Fumero : Nia vortaro por latinamerikanoj. Español-esperanto, Esperanto-hispana. MAS, 2015, p., ISBN 978-2-36960-021-3
119. Vilhelmo Lutermano : Prezento de Ziskindo “La parfumo“. MAS, 2015, 98 p., ISBN 978-2-36960-023-7
120. Claude Piron : La lingva defio. Elfrancigita de Vilhelmo Lutermano kun resumoj. MAS, 2015, 38 p., ISBN 978-2-36960-013-8
121. Evald Vasiljeviĉ Iljenkov : Markso kaj la okcidenta mondo. Elrusigita de Jurij Finkel. MAS, 2015, 42 p., ISBN 978-2-36960-016-9
122. Johano Besada : El la korkelo. Kun Biblio : “Ijobo“, notoj kaj postparolo de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2015, 58 (68) p., ISBN 978-2-36960-022-0
123. Jozefo de Jesus Campos Pacheco kaj Ramón Gómez Gaytán : Animoj en ludo. Teatraĵo por junuloj en Esperanto kaj en la hispana, kun bildoj de Ciro Hojko — Almas en juego, en esperanto y en español, con ilustraciones de Ciro Hojkar. MAS, 2015, 92 p., ISBN 978-2-36960-024-4
124. Renato Corsetti (sub la respondeco de) ; Laborgrupo La Bona Lingvo) : Faciliga vortaro por Fundamenta Esperanto, 2-a eld., MAS, 2015, 112 p., ISBN 978-2-36960-025-1
125. Detlev Blanke ; Sebastian Kirf : Pri planlingvoj, interlingvistiko, Esperanto, lingvopolitiko kaj kelkaj aliaj temoj. Video-Intervjuo kun Detlev Blanke. Realigita kaj vidbende registrita de Sebastian Kirf, 2005-04-09 en la Interkultura Centro en Herzberg/ Harz – Hercbergo ĉe Harco ‒ (la Esperanto-urbo). La teksto. Elgermanigita kaj kun “Averto de la tradukinto” kaj postparolo de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2015, 150 p., ISBN 978-2-36960-026-8
126. Vilhelmo Lutermano (ed.) : La Eŭropa Unio, Greklando kaj la eŭropanoj. Diversaj konceptoj por la estonteco. Tradukitaj de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2015, 106 p., ISBN 978-2-36960-027-5
127. C.F. Ramuz : Aline (vd n-ron 1), 2-a eldono, MAS, 2015, 142 p., ISBN 978-2-36960-028-2
128. Luĉano Kanforo : Mallonga historio de la demokratio. De Ateno ĝis la li-beralismo. Kun postparolo de Oskar Lafontaine. Elgermanigita de Vilhelmo Lutermano. MAS, 2015, 124 p., ISBN 978-2-36960-029-9
129. Elisée By’Elongo Ish’Eloke : Historio de la Esperanto Movado en Sud-Afriko kaj ties periferioj. Biografie kaj omaĝe por Axel von Blottnitz, kun antaŭparolo de Renato Corsetti kaj postparolo de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2015, 188 p., ISBN 978-2-918300-67-0
130. Georgo Fulberto : Marksismo. Elgermanigita de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2015, 106 p, ISBN 978-2-36960-030-5
131. Imre Farkas : Mi trapasas “Király-hágó”-n, pordegon de Transilvanio. Infanromano. Esperantigis [el la hungara] : László Pásztor. Lingve reviziis Renato Corsetti. Kun postparolo de Vilhelmo Lutermano. MAS, 2015, 112 p., ISBN 978-2-36960-031-2
132. Eugen Wüster : Enciklopedia vortaro. Volumo ses (literoj m – o). Ciferecigita, enpaĝigita kaj kun antaŭparolo de Vilhelmo Lutermano. MAS, 2015, 130 p., ISBN 978-2-36960-032-9
133. Karlo Markso kaj Frederiko Engelso : Leteroj al Ludwig Kugelmann en la jaroj 1871 kaj 1872. Elgermanigitaj kaj kun postparolo de Vilhelmo Lutermano. MAS, 2015, 58 p., ISBN 978-2-36960-033-6
134. Martemjan Nikitiĉ Rjutin : Stalino kaj krizo de la proletara diktaturo. El la rusa tradukis Jurij Finkel. MAS, 2015, 168 p., ISBN 978-2-36960-034-3
135. Jean-Pierre Petit : Praeksplodo. Scio sen landlimoj. La aventuro de Anselmo Lupurlup’. Desegnaĵoj de la aŭtoro. Tradukita el la franca de Roland Platteau. Korektita de Javiero Ramos Nistal. MAS, 2015, 88 p., ISBN 978-2-36960-035-0

136. Ernesto Che Guevara : La socialismo kaj la homo en Kubo. ‒ El socialismo y el hombre en Cuba. Elhispanigita de Norberto Díaz Guevara. Dulingva eldono. MAS, 2015, 74 p., ISBN 978-2-36960-036-7
137. Eddy Raats : Rakontetoj. MAS, 2015, 54 p., ISBN 978-2-36960-037-4
138. Eddy Raats : De lange reis. Tradukita de la aŭtoro el Esperanto (el MAS-libroj n-roj 79 kaj 39) al la nederlanda, MAS, 282 p., ISBN 978-2-36960-038-1
139. Eddy Raats : La sagaa vojo de la aŭstria Ocvalo. MAS, 2015, 114 p., ISBN 978-2-36960-039-8
140. José Martí : Nia Ameriko. Tradukita el la hispana de Orlando E. Raola. MAS, 40 p., ISBN 978-2-36960-040-4
140-a. José Martí : Nia Ameriko. Tradukita el la hispana de Orlando E. Raola. MAS, E-Pub, ISBN 978-2-36960-041-1
141. Jurij German : La afero, al kiu vi servas. El la rusa tradukis Jurij Finkel. MAS, 2016, [359] 372 p., ISBN 978-2-36960-042-8
142. Claude Piron (Klaŭdjo) : Kompreniĝi inter afrikanoj. Elfrancigita de Vilhelmo Lutermano. Se comprendre entre Africains. Dulingva eldono. MAS, 2016, 62 p., ISBN 978-2-36960-044-2
143. Leo Trocko : Antaŭparolo kaj enkonduko al la germana eldono de“La konstanta revolucio” kaj La malsano de Lenino. Kun biografietoj de Jurij Finkel. Traduko el la germana kaj postparolo de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2016, 112 p., ISBN 978-2-36960-045-9
144. Maricela Prendes : Vintraj pretekstoj. Poemoj elhispanigitaj de Aleksandro Tilano, MAS, 2016, 52 p., ISBN 978-2-36960-046-6
145. Danielle Bleitrach ; Marianne Dunlop : Sovetio dudek jarojn poste. Reveno el Ukrainujo en milito. Elfrancigita de Roland Platteau kaj Vilhelmo Lutermano, MAS, 2016, 240 p., ISBN 978-2-36960-047-3
146. Claude Piron (Klaŭdjo) : Vere masoĥistaj, tiuj teranoj ! Vraiment maso, ces terriens ! Elfrancigita de Vilhelmo Lutermano. Dulingva eldono. MAS, 2016, 50 p., ISBN 978-2-36960-048-0
147. Jorge Camacho : Palestino strangolata. Kun antaŭparolo de Lee Miller. Kovrilo de Pedro de Arce Trujillo. MAS, 2016, 72 p., ISBN 978-2-36960-049-7
148. Leo Trocko : La testamento de Lenino. Elangligis Vilhelmo Lutermano. MAS, 2016, 102 p., ISBN 978-2-36960-052-7
149. Jozefo de Jesús Campos Pacheco kaj Ramón Gómez Gaytán : Luddancejo, kie la nokto ne finiĝas / Bolera S.A. donde la noche no acaba. MAS, 2016, 82 p., ISBN 978-2-36960-053-4
150. Roberto Ŝtejgervaldo : “Koba, por kio vi bezonas mian morton ?” Pri la moskvaj procesoj 1936 ĝis 1938. Socialismo kaj ŝtato. Kun biografietoj de Jurij Finkel. Elgermanigitaj de Vilhelmo Lutermano. MAS, 2016, 128 p., ISBN 978-2-36960-054-1
151. L[ev Ivanoviĉ] Ĵirkov : Kial venkis Esperanto ? Studo. Leningrada Ŝtata Histori-Lingvistika Instituto ; Lingva Komisiono de Sovetrespublikara Esperantista Unio ; EKRELO ; Leipzig 1931 [Lepsiko 1931] ; Reeldono. MAS, 2016, 54 p., ISBN 978-2-36960-055-8
152. Karlo Markso : Enkonduko al Kontribuaĵo al la kritiko de la politika ekonomio. Elgermanigita de Vilhelmo Lutermano. MAS, 2016, 54 p., ISBN 978-2-36960-056 -5
153. Hans Modrow : Survoje por progreso. Renkontiĝoj de diplomato. Sovetio, Gorbaĉovo, Ruslando kaj Latinameriko. Elgermanigita de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2016, 124 p., ISBN 978-2-36960-057-2
154. Jozefo V. Stalino : Pri la mankoj de la partilaboro kaj la disponoj por likvidi la trockistajn kaj ceterajn falslangulojn. Referaĵo kaj finparolo en la plenkunsido de la CK de la VKP(b), la 3-an kaj 5-an de marto 1937. Tradukitaj de Vilhelmo Lutermano. Kun biografietoj de Jurij Finkel. MAS, 2016, 232 p., ISBN 978-2-36960-058-9
155. Leo Trocko : La daŭrigata revolucio. Elgermanigita de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2016, 416 p., ISBN 978-2-36960-059-6
156. Roza Luksemburgo : Pri la rusa revolucio. Elgermanigita de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2016, 60 p., ISBN 978-2-36960-060-2
157. Vilhelmo Lutermano (ed.) : Roza Luksemburgo. Biografieto. Tradukita kaj redaktita laŭ la germanlingva Vikipedio de Vilhelmo Lutermano. MAS, 96 p., ISBN 978-2-36960-061-9
158. Jurij German : Kara mia homo. El la rusa tradukis Jurij Finkel. MAS, 2016, 584 p., ISBN 978-2-36960-062-6
159. Karlo Markso : Salajro, prezo kaj profito. Thomas Kuczynski : Markso popularigas Markson. Enkonduko al Karlo Markso : Salajro, prezo kaj profito. El-germanigitaj de Vilhelmo Lutermano. MAS, 2016, 110 p., ISBN 978-2-918300-01-4
160. Claude Piron [Klaŭdjo] : Psiĥaj reagoj al Esperanto ; Afazio ; Letero al Leonard Orban ; La rajto komuniki. MAS, 2016, 70 p., ISBN 978-2-36960-063-3
161. Elian-J. Finbert : La plej belaj rakontoj pri hundoj. Elfrancigita de Roland Platteau. MAS, 2016, 82 p., ISBN 978-2-36960-064-0

162. Dragan Bunić : La monda federacio. Prezento de la libro. Tradukis el la serba : Zlatoje Martinov. Reviziis : Mireille Grosjean, Rob Moerbeek, Vilhelmo Lutermano. MAS, 2016, 62 p., ISBN 978-2-36960-070-1
163. Eugen Wüster : Enciklopedia Vortaro Esperanta-germana, kvina parto, korno-luzulo, ciferecigita de Aleksandro Tilano. MAS, 2016, 110 p., ISBN 978-2-369 60-066-4 MAS, 2016, 62 p., ISBN 978-2-36960-070-1
164. Alfredo Kozingo : Kiom socialisma estis la reala socialismo ? Kontribuaĵo al teorio kaj historio. Elgermanigita de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2016, 60 p., ISBN 978-2-36960-067-1
165. Naomi Klein : La decido. Kapitalismo aŭ klimato. Parto unua. Tradukita de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2016, 246 p., ISBN 978-2-36960-069-5
166. Karlo Markso : La kapitalo. Volumo I. Kritiko de la politika ekonomio. Libro I : La produktadprocezo de la kapitalo. Elgermanigita de Vilhelmo Lutermano, 3-a, reviziita eldono, MAS, 2016, 924 p., ISBN 978-2-36960-071-8
167. A. Zimin (pseŭdonimo de Elkon Lejkin) : Socialismo kaj novstalinismo. El la rusa tradukis Jurij Finkel. MAS, 2016, 144 p., ISBN 978-2-36960-073-2
168. Leo Trocko : Tekstoj antaŭ kaj dum la germana katastrofo. Elgermanigitaj de Vilhelmo Lutermano. MAS, 2016, 86 p., ISBN 978-2-36960-074-9
169. Karlo Markso : La dekoka de brumero de Luizo Bonaparto. Elgermanigita de Vilhelmo Lutermano, MAS, 2016, 146 p., bindita, ISBN 978-2-36960-075-6 aperis :
170. Fidel Castro Ruz : La historio absolvos min. 2-a eldono, MAS, 2016, 176 p., ISBN 978-2-36960-076-3
171. Koffi GBEGLO : Esperantujismo. 2-a eldono, MAS, 2016, 90 p., ISBN 978-2-36960-077-0
172. Rajno Mario Rilko : La kanto pri amo kaj morto de la standardisto Kristoforo Rilko ; Duinaj elegioj de la 1-a ĝis 3-a. Bettina Krüger : La kanto pri amo kaj morto de la standardisto Kristoforo ; Vikipedio : La Duinaj elegioj. Tradukoj de Ramon Rius Santamaria kaj Vilhelmo Lutermano, MAS, 2017, 70 p., ISBN 978-2-36960-080-0 aperis : 22 aprilo 2017
173. Claude Piron [Klaŭdjo] : La ĉina – mitoj kaj realo. Le chinois – idées reçues et réalité. Dulingva eldono. MAS, 2017, 82 p., ISBN 978-2-36960-081-7 aperis : 25 aprilo 2017
174. Bernard Friot : Salajrec-reto pri investkasoj, mono kaj dumviva salajro. Elfrancigita de Roland Platteau. MAS, 2016, ISBN 978-2-36960-079-4

Ambroise Croizat entouré de ses collaborateurs - ne les oubliez jamais !
175 : Claude Piron [Klaŭdjo] : Lingva komunikado : kompara esploro farita surloke / Communication linguistique : Étude comparative faite sur le terrain. Dulingva eld. Trad. el la franca de Leo De Cooman. MAS, 2017, 98 p., ISBN 978-2-36960-083-1 aperis : 25 aprilo 2017
176 : Monda Asembleo Socia (MAS) : Poŝkalendaro 2017, MAS, 2017, 116 p., ISBN 978-2-36960-082-4
177 : DIE ZEIT : Ĉu Markso eble tamen pravis ?, MAS, 2017, 94 p., ISBN 978-2-36960-084-8 aperis : 24 aprilo 2017
178 : Karlo Markso kaj Frederiko Engelso : Manifesto de la Komunista Partio en la tradukoj de Arturo Baker (1908), Emil Pfeffer (1923), (T. Veder [1933]), Detlev Blanke (1990), Vilhelmo Lutermano (2015) kaj la germana originalo. Komp. Vilhelmo Lutermano. MAS, 2017, 386 p., ISBN 978-2-36960-085-5 aperis : 24 aprilo 2017
179. Jurij German : Mi responsas pri ĉio. El la rusa tradukis Jurij Finkel. MAS, 2017, 826 p., ISBN 978-2-36960-086-2 aperis : 21 aprilo 2017
180. Hans Heinz Holz : Pri la konstitucio de la USSR de 1936. Leo Trocko : La USSR en la spegulo de sia nova konstitucio. Tradukitaj de Vilhelmo Lutermano. Kun biografietoj de Jurij Finkel. MAS, 2017, 78 p., ISBN 978-2-36960-087-9
181 : Leo Trocko : La rusa revolucio. Kopenhaga parolado, novembro de 1932. Pri oportunista distordo de historio de la Februara revolucio. Deklaro de reprezentantoj de komunistaj kaj laboristaj organizaĵoj, unuiĝintaj en Organiza komitato « Oktobro-100 », 20-an de Marto 2017, Leningrado. Leo Trocko : La tragedio de la germana proletaro. Tradukitaj de Vilhelmo Lutermano kaj Jurij Finkel, respektive. MAS, 2017, 70 p., ISBN 978-2-36960-089-3
182. Jany Quiñones Valdés : Panoramo de kuba popola muziko. MAS, 2017, 70p., ISBN 978-2-36960-090-9
183. Leo Trocko : La Cimervalda Manifesto ; Pri la aktualeco de la slogano „Unuiĝintaj Ŝtatoj de Eŭropo” ; Rozo Luksemburgo kaj la 4-a Internacio ; Burĝa demokratio kaj la batalo kontraŭ la faŝismo ; stalinismo kaj bolŝevismo. Tradukitaj de Vilhelmo Lutermano, MAS, 78 p., ISBN 978-2-36960-092-3
184. Leo Trocko : Laborista ŝtato, termidoro kaj bonapartismo. Historia-teoria esploraĵo. Antaŭparolo (1932) ; Pri dialektika materiismo. Eltiraĵoj el la notlibroj de Trocko de 1933 ĝis 1935 ; Naŭdek jaroj da Komunista Manifesto (1937). Tradukitaj de Vilhelmo Lutermano. MAS, 2017, 56 p., ISBN 978-2-36960-091-6
185. Alfredo Kozingo : „Stalinismo”. Esploro pri origino, esenco kaj efikoj. Elgermanigita de Vilhelmo Lutermano. MAS, 2017, 466p., ISBN 978-2-36960-091-6
186. Theodor Bergmann : Strukturproblemoj de la komunista movado. Erarvojoj, kritiko, novigo. Elgermanigita de Vilhelmo Lutermano. MAS, 2017, 298 p., ISBN 978-2-36960-095-4
187. Leo Trocko : 1917 La instruoj de la Oktobro (1924). Esperantigita de Vilhelmo Lutermano. MAS, 2017, ISBN 978-2-36960-096-1 188. Альфред Козинг : « Сталинизм ». Исследование происхождения, сущности и результатов. Tradukita de MAS-n-ro 185 al la rusa de Jurij Finkel. MAS, 2917, ISBN 978-2-36960-097-8 (rusigita versio de n-ro 185)
189. Jozefo Kampo Paĉeko / José de Jesús Campos Pacheco : Ne kredu ĉion. Aŭdvida scenaro / Pa’ que nadie telo cuente. Audiovisual. Dulingva eldono. MAS, 2017, 72 p., ISBN 978-2-36960-098-5
190. Juan Ramón : Historia del movimiento esperantista en Cuba. [Historio de la esperantista movado en Kubo] (hispanlingva), MAS, 2017, ISBN 978-2-36960-099-2
191. Vladimir Majakovskij : Bone ! Poemo de l’ Oktobro. Elrusigis Konstantin Gusev. MAS, 2017, 114 p., ISBN 978-2-36960-100-5
La libroj de la Monda Asembleo Socia (MAS) haveblas ĉe la kutimaj libroservoj en Esperantujo, ĉefe ĉe SAT-amikaro, kie eblas pagi normale t. e. per ĉeko.
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16/11/2024
l’anti-conspirationnisme est une psychopathologie et un avilissement de l’âme
LE COMPLOTISME EST UN HUMANISME
et la base d'une pensée scientifique et rationnelle, l'anti-complotisme est une maladie mentale, et surtout un outil de manipulation, une "psy-op" des comploteurs !
(et d'abord il faut, comme pour toute chose, connaître les origines historiques de l'usage qui est fait de ce terme ! dans ce film https://dissidencetv.fr/13/12/2020/sante/covid-19/vaccina... à partir de 1H 45m 45s vous avez l'origine et la véritable nature de ce terme de "complotisme" dont on nous rebat les oreilles ! écoutez-bien, il faut toujours connaître l'histoire ! on ne l'étudie pas assez.)
Et bien sûr encore ce TRUC de manipulation de la masse par nos maîtres : Avant, tout ce qui menaçait leurs intérêts pervers et cyniques était qualifié de "communiste" et on faisait la CHASSE AUX COMMUNISTES "grande cause nationale" , maintenant les mêmes choses on les qualifie de "complotisme" !
En fait c'est exactement le même phénomène. Donc VIVE LE COMMUNISME ! VIVE LE COMPLOTISME ! VIVE LE RATIONALISME (C'est d'ailleurs la même chose !)
Le Génie du Complotisme
Guillaume de Rouville.
Le complotisme présente cinq caractéristiques majeures qui le distinguent de l’anti-complotisme et qui résument tout son génie. Ses caractéristiques, que nous passerons rapidement en revue (partie 1), sont autant d’avantages sur l’anti-complotisme qui nous feront comprendre, par contraste, les limites épistémologiques de ce dernier, ses motivations profondes et ses soubassements idéologiques (partie 2).
Notre conclusion sera double :
1. Seul le complotisme permet d’appréhender la nature du pouvoir. L’anti-complotisme est une émanation du pouvoir dont la vocation est de le protéger et de lui permettre d’échapper à la compréhension de ceux sur lesquels ce pouvoir s’exerce.
2. On ne dialogue pas avec le pouvoir : on s’y soumet ou on le combat. Il s’ensuit, naturellement, que les complotistes n’ont plus à chercher les faveurs des anti-complotistes ou de leurs maîtres, ni à s’excuser de penser hors des sentiers battus ou d’émettre des hypothèses de travail audacieuses. Il est temps pour les complotistes de se montrer offensifs et face à l’idéologie du chaos que le pouvoir incarne et projette sur le monde à travers ses relais médiatiques et institutionnels, de présenter le complotisme comme un remède aux pulsions mortifères de l’hydre mondialiste. Le complotisme est un humanisme.
Partie 1
Les 5 avantages du complotisme
1. Avantage Méthodologique
Tandis que l’anti-complotiste se contente la plupart du temps d’énoncer la thèse (officielle s’entend), le complotiste est contraint de travailler, d’approfondir à la fois la thèse et l’antithèse. Ainsi, le complotiste a une connaissance fine de la version officielle et des arguments de la version opposée. Cela le contraint à chercher et à ausculter plus profondément les faits, à les présenter dans un ordre cohérent et à les soumettre à un examen critique poussé.
Tandis que l’anti-complotiste n’a qu’à répéter la thèse officielle sans avoir besoin de la justifier, le complotiste est obligé de chercher des preuves solides à l’appui de ses propos et finit par acquérir une connaissance bien plus large que celle de l’anti-complotiste qui a borné son champ d’investigation parce qu’il lui suffit de citer une source « prestigieuse » pour gagner la bataille du pouvoir médiatique et la considération de ses pairs.
Que ce soit, par exemple, pour le 11 Septembre ou le réchauffement climatique anthropique, seuls les complotistes appliquent le principe du contradictoire, principe fondamental à la fois pour les journalistes, les historiens et les juges qui devraient examiner méthodiquement et en profondeur les thèses en présence avant de se prononcer sur le fond de l’affaire dont ils s’occupent. L’anti-complotiste ne voit pas l’absurdité de sa position qui consiste à penser que la version officielle est toujours la bonne (comme la raison du plus fort). Ce qui revient à interdire toute alternative, toute contradiction, toute possibilité de remettre en cause la version des faits une fois qu’elle a été estampillée par le sceau officiel et crachée sur les ondes des médias dominants.
L’anti-complotiste confine ainsi le réel dans une forme figée pour les siècles des siècles. Il se comporte comme le gardien d’une prison où les faits récalcitrants sont tenus en joug et passés à tabac, loin du regard des foules, tant que leur volonté d’indépendance et de franchise n’a pas été brisée. Il rééduque et torture les faits qui ne suivent pas ses mots d’ordre ou son catéchisme et ne les relâche dans l’arène publique qu’une fois qu’ils ont perdu leur prétention à dire leur part de vérité. Le complotiste libère les faits cadenassés qui retrouvent tout leur sens caché et leur autonomie, il les rend à l’air libre où se meuvent à leur aise la vérité et le réel.
Le complotiste n’ayant pas droit aux arguments d’autorité (par exemple, l’invocation d’un prétendu « consensus scientifique » des experts sur le réchauffement climatique anthropique) et étant soumis au feu permanent des critiques, il lui faut devenir un orfèvre dans son domaine pour pouvoir contrer un adversaire qui se contente de répéter un message univoque et balaie d’un revers de mains dédaigneux les arguments qu’on lui adresse.
Enfin, le complotiste cherche à donner du sens à ce qui, apparemment, n’en a pas toujours. Il ne se contente pas de laisser l’inexplicable inexpliqué. Si trois immeubles s’effondrent sur eux-mêmes alors que seulement deux ont été percutés par des avions, le complotiste essaie de comprendre ce phénomène étrange en convoquant des causes humaines et physiques qui sont dans l’ordre naturel des choses. Là où l’anti-complotiste, à court d’idée et d’arguments, finira pas se contenter de hausser les épaules, le complotiste, ira chercher des causes humaines (des volontés) si les causes physiques (mécanique des corps et mécanique des fluides) ne sont pas suffisantes.
De son côté, l’anti-complotiste, n’hésitera pas à réinventer les lois de la physique, juste pour l’occasion, afin de s’interdire de penser au-delà de la thèse officielle. Car, s’il devait s’aventurer sur le terrain glissant d’une hypothèse alternative, cela pourrait le conduire à devoir désigner un coupable inattendu, à découvrir un acte humain, voire une entente entre plusieurs personnes conscientes de leurs actes. Ainsi, pour expliquer l’absence de débris d’avion sur le Pentagone ou sur le site de Pennsylvanie en septembre 2001, l’anti-complotiste invoquera la possibilité que les avions se soient gazéifiés (thèse défendue par le très « prestigieux » journal Le Monde), ajoutant de la sorte quelques règles nouvelles aux lois de la thermodynamique. Il ne lui viendrait jamais à l’esprit qu’un mensonge volontaire se cache peut-être derrière l’inexplicable. Dans le même ordre d’idée il en vient à voir, dans les guerres menées par les démocraties occidentales, des événements naturels que ne guident aucune pensée maléfique ni volonté humaine.
Pour résumer les avantages méthodologiques de son approche, on peut dire que le complotiste travaille plus que l’anti-complotiste, connaît mieux son sujet et les arguments des parties en présence, ne se repose pas sur des arguments d’autorité pour avancer ses idées et accumule les éléments de preuve pour justifier ses propos et donner du sens aux événements et aux faits qui se déroulent devant lui.

Ce sont là des raisons qui expliquent que les anti-complotistes ne répondent presque jamais positivement aux offres de dialogue que leur font les complotistes : ils savent, en effet, qu’ils finiront généralement déboités par les arguments de leurs contradicteurs ! Pour justifier un tel refus, ils rangent volontiers leurs adversaires sous l’appellation générique et bien commode du « camp de la haine », mettant ainsi entre eux et les complotistes une sorte de cordon sanitaire émotionnel qu’il serait difficile et dangereux pour tout un chacun de rompre impunément. Cette technique de la rhétorique de disqualification utilisée à l’encontre du complotiste, à la quelle vient généralement s’ajouter des menaces et des injures, est le signe que, sur le terrain de la méthode, le complotiste vient bousculer son adversaire dans ses derniers retranchements, lorsque celui-ci est au bord de son propre gouffre intellectuel.
Bref on retrouve chez eux l'attitude de Henri Wallon, qui au milieu du XIXè siècle disait : "un "ROUGE" n'est pas un homme, c'est un "rouge ! ce n'est pas un être doué de raison comme vous et moi, mais un être dégénéré et déchu" ....
Oui ! oui ! anticomplotisme et anticommunisme même combat !
2. Avantage Psychologique
Le complotiste n’a ni d’apriori ni de tabou. L’impensable est pour lui toujours pensable. Si le complotiste navigue ainsi volontiers, par méthode et par prudence, dans l’air du soupçon et ne prête sa confiance à quiconque, il traite tout le monde à la même enseigne, les puissants comme les faibles ; il les écoute avec le même degré d’attention, sans chercher à plaire ou à déplaire à leurs susceptibilités respectives. Il veut comprendre et non pas justifier.
De son côté, l’anti-complotiste est enfermé dans le dogme de l’infaillibilité démocratique, ce qui lui interdit automatiquement tout un champ des possibles. Il est psychologiquement incapable d’imaginer que nos dirigeants démocrates puissent faire le mal intentionnellement. C’est bien cet apriori qui, aux yeux des complotistes, rend les anti-complotistes aveugles à la compréhension d’une part importante de notre monde. Et pour le dire plus clairement, les anti-complotistes sont dans l’incapacité de comprendre la nature et les ressorts du pouvoir (nous y reviendrons). Ils ne voient pas que le pouvoir, ontologiquement, est une physique de la contrainte et une métaphysique de la domination.
L’anti-complotiste est tellement engoncé dans cette opinion, qui est pour lui une sorte d’article de foi, qu’il ne pourra jamais concevoir que nos dirigeants puissent, par exemple, en toute connaissance de cause : (1) empêcher l’utilisation d’un remède peu couteux et efficace contre un virus, cousin de celui de la grippe, afin de favoriser une solution imaginaire et hypothétique (le vaccin) lors d’une pandémie annoncée et voulue, pandémie qui n’est pas tant le résultat d’une incompétence généralisée de nos commis en charge des affaires de l’État, que d’un chaos organisé par ces derniers comme un jeu de rôle mondialiste planétaire ; (2) s’allier avec des mouvances terroristes islamistes pour faire tomber des régimes laïques en Libye et en Syrie en ayant recours à des actes de terrorisme à grande échelle et en organisant le massacre et le gazage de populations entières tout en accusant le camp adverse d’en être responsable. De telles conclusions, iraient au-delà de ses forces psychologiques et l’amèneraient, sans doute, au bord de la crise de nerf et de l’hystérie.
Ainsi, pour l’anti-complotiste, la démocratie occidentale ne peut commettre de crime puisqu’elle ne peut avoir de mauvaises intentions : elle ne tue que par dommages collatéraux, jamais volontairement. Par conséquent, on ne peut lui imputer des crimes de masse, seulement des erreurs circonstancielles et contextuelles qui ont eu de tragiques conséquences humaines inattendues. La culpabilité de la démocratie occidentale ne dépasse jamais celle de l’élève qui aurait pu mieux faire.
Les anti-complotistes ne voient et n’admettent de complots que chez les autres ! terroristes musulmans ou les Russes, les Iraniens ou les Chinois, quand cela arrange leurs affaires et conforte leurs représentations du monde binaire (« eux » contre « nous »). Là, en général, aucune preuve tangible n’est exigée ! il suffit à l’accusation de désigner les coupables pour emporter la conviction de la foule conformiste des bourgeois cultivés qui ne craignent rien tant que d’émettre des hypothèses et, encore plus, d’avancer des théories qui sortiraient de la vulgate publiée régulièrement dans les gazettes officielles (Le Monde, The Guardian ou le New York Times).
3. Avantage Conceptuel
Le complotiste offre des outils intellectuels pour appréhender le monde. Il propose des termes (qu’il a ou non construits lui-même) pour désigner des événements, des phénomènes difficiles à cerner ou à concevoir : Mondialisme, Atlantisme, Empire, Opposition Contrôlée, État Profond, Satanisme, Nouvel Ordre Mondial, Injonctions Paradoxales, Dogme de l’Infaillibilité Démocratique, Crimes Médiatiques, Rhétorique de Disqualification, sont autant de concepts outils permettant de sortir de l’hébétude dans laquelle le complexe médiatico-industriel progressiste nous maintient, afin de mieux cerner et comprendre le monde dans lequel nous évoluons.
Le complotiste apprécie la clarté d’un concept là où l’anti-complotiste préfère la confusion, l’absence de sens et de signification, ou le sens inversé de l’absurde : non pas le mystère qui pourrait nous ouvrir la porte d’une transcendance porteuse d’espoir, mais le vide comme explication universelle. L’anti-complotiste ne nous laisse qu’un champ de bataille sémantique chaotique où le néant et l’ambiguïté sont maîtres du réel et de nos neurones.
Empêcher la compréhension du réel et l’émergence des concepts explicatifs est sans doute l’un des objectifs du pouvoir pour demeurer « le pouvoir » et persévérer dans son être. Son crédo est de rester insaisissable, « im-pensable » et impensé, pour n’être point combattu. Un totalitarisme dont on ignorerait l’oppression ne susciterait sans doute pas d’opposition autre que contrôlée. C’est tout le génie de la démocratie représentative, instrument privilégié de l’oligarchie occidentale, que de nous empêcher d’établir clairement des liens de causalité entre des décisions humaines de quelques-uns et la longue chaîne des malheurs des peuples.
4. Avantage Moral
Le complotiste a un avantage moral immense par rapport à l’anti-complotiste parce qu’il doit montrer plus de courage et affronter les difficiles conséquences sociales de ses propos. Tandis que l’anti-complotiste, en bon conformiste adorateur de la normalité sociale, ne fait que relayer et répéter les paroles de l’évangile médiatico-politique qui lui est servi quotidiennement, le complotiste sait qu’il aura contre lui les puissants et la masse des bourgeois cultivés qui peuplent les cercles mondains des multiples socialités auxquelles la vie nous invite tous à participer.
Le complotiste prend constamment des risques dans sa vie professionnelle et privée pour simplement émettre des doutes et proposer des explications alternatives : on ne compte plus le nombre de complotistes débarqués de leur poste pour avoir avancé quelques hypothèses dérangeantes sur le 11 Septembre, l’implication des démocraties occidentales dans le terrorisme islamique ou la responsabilité du CO2 dans le réchauffement climatique anthropique. Si le courage ne donne pas raison, il a une valeur intrinsèque qui distingue nettement le complotiste du bourgeois cultivé conformiste (ou acheté ....) qui fait office d’adversaire.
Le complotiste ose nommer le mal, il ose désigner les puissants et les puissances qui sont derrière ces manifestations humaines : il ne se contente pas, comme les professionnels de la révolte, d’attaquer des abstractions (par exemple, le capitalisme), il confronte des pouvoirs concrets (dont la somme des liens et des alliances fait et révèle le pouvoir dans toute sa puissance et ses nuisances) et nomme les responsables. Pour le 11 Septembre, il désignera volontiers le petit groupe de néoconservateurs comme responsables ou au moins complices des attentats ; il en fera le portrait détaillé en égrenant leur CV et leurs méfaits avérés. Concernant l’hystérie sanitaire mondialiste déclenchée au printemps 2020, il n’hésitera pas à pointer du doigt le rôle de Bill Gates et des dirigeants de l’OMS, de certaines firmes pharmaceutiques (comme Gilead)
(Maximisation du profit, lutte des classes, bref le B. A. ba du marxisme, c'est à dire du bon sens) ou de certains médias (comme BFMTV en France) dans le déclenchement de cette expérience orwellienne à l’échelle mondiale.
L’anti-complotiste, lorsqu’il dénonce, est plutôt dans la délation puisqu’il désigne à la vindicte médiatique et judiciaire, à la censure et aux poursuites pénales, les lanceurs d’alertes qui n’ont en général que leur plume pour se défendre. L’anti-complotiste utilise volontiers la menace et l’intimidation pour faire taire ceux qui s’aventurent hors des sentiers battus et rebattus : la rhétorique de disqualification et l’hystérie émotionnelle sont ses outils préférés.
Ainsi, tandis que le complotiste dénonce les puissants et se met volontairement dans leur ligne de mire, l’anti-complotiste établi des listes d’opposants isolés à exécuter en place publique sans leur donner la parole. Il y a du Cyrano de Bergerac chez le complotiste : s’il n’a, bien évidemment, pas toujours raison, il avance empanaché d’indépendance et de franchise et revendique le droit de se tromper.
Les complotistes sont à la fois une dissidence et une résistance. Peut-être même les seuls à s’opposer aux expériences orwelliennes que nos démocraties oligarchiques nous imposent de temps à autres pour éprouver leur puissance : hystérie sanitaire, hystérie réchauffiste, hystérie anti-Trump (qui n’est que le syndrome d’une hystérie contre les souverainistes et les partisans de la diversité des nations), etc. Comme nous le verrons en :
partie 2, l’anti-complotisme est une hystérie.
Ce qui frappe, quand on fait le bilan du complotisme sur les deux dernières décennies, c’est l’incroyable capacité de celui-ci à avoir raison, à prédire ce qui va advenir. En analysant avec sérieux et pertinence le présent et le passé récent, le complotisme est capable de mieux appréhender les grandes orientations qui se dessinent devant nous que tous les experts réunis en conclaves officiels.
Sur le 11 septembre, sur la guerre en Irak et en Syrie, sur le réchauffement climatique anthropique, sur le Russiagate et l’affaire ukrainienne aux États-Unis, sur le Covid-19 et sur tant d’autres sujets scientifiques ou géopolitiques, le complotisme engrange les victoires les unes après les autres. Plus le temps passe plus les faits s'accumulent plus on s'aperçoit que c'étaient les "complotistes"qui avaient raison !
La démonstration de la force prédictive de la pensée complotiste a été particulièrement spectaculaire lors de l’épisode de totalitarisme sanitaire et sécuritaire que nous avons tous vécus au printemps 2020. Aux modèles prédictifs délirants (souvent informatiques) invoqués par les comités « scientifiques » mis en place un peu partout en Occident lors de cette drôle de crise sanitaire qui prévoyaient l’apocalypse tous les matins du monde, les complotistes ont opposé le bon sens, l’analyse cartésienne, le raisonnement et le sang-froid, et ont ainsi pu identifier rapidement des solutions efficaces pourtant décriées par tous les médias dominants tombés volontairement dans une hystérie destinée à faire perdre l’entendement collectif. Le complotiste est parvenu à s’extraire du bruit et de la fureur de l’actualité brouillonne et a eu raison sur toute la ligne : de l’analyse du problème à la proposition d’un remède. N’ayant d’apriori à l’égard de personne, le complotiste a écouté toutes les parties en présence et à pu saisir au vol le réel avant qu’il ne soit confisqué et défiguré par les tortionnaires de l’information qui lui ont substitué la peur comme seul vecteur de la représentation du monde. Nous y reviendrons en détail dans la deuxième partie ou dans un article séparé.
Depuis le début du conflit en Syrie, seuls les complotistes savaient que le président Bachar el-Assad était soutenu par la grande majorité de son peuple et n’était pas au bord de la déroute, bien que tous les journaux ayant pignon sur rue en Occident annonçaient à longueur de colonnes la fin imminente du « régime sanguinaire ». Concernant le réchauffement climatique, regardez les conférences de Istvan Marko ! scientifique de l'ULB, il a tous les faits et les graphiques c'est lumineux !
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Le complotisme est la grande aventure humaine, intellectuelle et politique de notre siècle. Si nous voulons que l’homme perdure dans ses fondamentaux humains, loin des promesses trans-humaniste et technicistes qu’on veut nous imposer sans débat, il est temps d’affirmer ce que nous sommes : un humanisme.
Marie-José MONEGER
30 décembre 2020 9 h 50 min
Le complotiste est un être cartésien dont la curiosité est insatiable, qui lit et observe beaucoup, qui réfléchit également beaucoup, qui n’hésite pas à se remettre en question et à avouer qu’il s’est trompé …!
Le complotiste a oublié d’être bête,
Le complotiste est un HUMANISTE … !!!
Martha
30 décembre 2020 13 h 09 min
Répondre à Marie-José MONEGER
C’est exactement cela. Quand il connait toute la réalité du Monde dans lequel il vit, tous ses rouages, toute l’horreur semée par les plus puissants, le complotiste devient beaucoup plus fort intérieurement et devient, par conséquence, plus humain.
C’est bien la raison pour laquelle, tout est fait pour le faire taire et cacher ses messages.
C’est aussi le B à BA de la philosophie; le doute , la réflexion , le refus du principe d’autorité , de la croyance irréfléchie et naïve. Bref de l’opinion non examinée ;
Duc1950
30 décembre 2020 10 h 47 min
Complotisme est un mot « inventé » par les comploteurs pour « discréditer » les gens qui dénoncent leurs magouilles !
Thierry Theller
30 décembre 2020 12 h 41 min
Tout à fait. À l’instar du régime soviétique qui, pour faire tenir à carreau ses détracteurs, leur a collé sur le dos le terme infamant de fasciste.
Les mondialistes, eux, notamment la CIA, en ont fait tout autant avec la qualification de : » Complotiste « . Cette qualification, aujourd’hui cuite et recuite, se retrouve servie à la moindre contestation de l’illégitimité du régime totalitaire, imposé aux populations du monde.
daruma
30 décembre 2020 17 h 03 min
Excellent article. Je me permets d’apporter ma petite contribution.
Les anti-complotistes semblent ignorer tout de l’ingénierie sociale et de la fabrication du consentement, ces instruments de contrôle et de manipulation des masses. De manière générale, ils ont un problème avec la causalité : pour eux, une intention malveillante et concertée ne saurait expliquer la complexité du monde dans lequel nous vivons. C’est qu’ils s’imaginent que les comploteurs maîtrisent tous les effets qui résultent de leurs actions. [ce qui évidemment est faux ! Innombrables sont les conspirations qui ont échouées o ot été détournées, exemple la Révolution de 1830, c’était un comlotd’étudiants des grandes écoles, qui voulaient remplacer Charles X par un régime républicain, et ont tout savamment préparé, mais unechse à l’aqeleles ils n’avaient pas pensé, c’est la grande peur des possédants devant la perspective d’une république, et les ambitions de Louis-Philippe d’Orléans fils de son père (comploteur lui aussi, mais qui n’avait pas réussi, puisqu’il finit guillotiné) qui à ramassé le mise, ce qui fait que la République des comploteurs leur est passé sous le nez!]
Si vous discutez avec un anti-complotiste (ouvert à la discussion et sans animosité [ça existe?!] ), il finira par aboutir à cet argument qui consiste à dire que c’est trop incroyable pour être vrai. Tout brillant et intelligent qu’il puisse être, il part avec deux handicaps majeurs : il ignore sa propre idéologie et ses propres biais cognitifs, voyant la paille dans l’œil du complotiste mais ne sachant pas qu’il a une poutre dans le sien. Et surtout, il bute sur l’obstacle affectif qui lui fait considérer comme invraisemblable et inconcevable ce qu’il ne veut surtout pas voir ni concevoir.
Il y a aussi le fait d’essentialiser le complotisme : cela consiste à dire que puisqu’il y a eu par le passé des théories du complot qui se sont révélées fausses, cela veut dire que toutes les théories du complot sont fausses. Elles sont fausses par définition, par la magie d’une définition, la fausseté étant contenue dans la définition même du complotisme. Le complotiste est un suspect jugé d’emblée coupable d’avoir tort, il ne bénéficie d’aucune présomption d’innocence.
Il suffit ensuite d’étendre l’anathème « complotiste » à tous ceux qui cherchent la vérité qui se cache derrière les mensonges et les manipulations des entités détentrices de pouvoir. C’est bien pratique quand on veut faire taire ceux qui dérangent. C’est l’arnaque suprême des anti-complotistes, laquelle consiste à ranger dans la rubrique « complotisme » toute tentative de remise en question des versions officielles, et donc à combattre toute pensée dissidente.
Le complotiste est celui qui révèle la vérité des faits, qui met à jour le complot par l’analyse rationnelle des faits. Les complotistes sont ainsi qualifiés par les comploteurs pour faire croire qu’il n’y aucun complot. On pourrait même penser qu’il n’y a pas de complot, puisqu’ils ne se cachent même plus : ils dévoilent leur projet. Sans doute ne disent-ils pas tout, et qu’il y a bien d’autres surprises à découvrir.
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