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31/10/2015

des fois ça rate

eh oui ! parfois il y a une faille, c'est ce qu'on espère tous.
C'est le problème avec les trucs pervers et théoriquement verrouillés. Des fois ça rate, et alors.
Alors un agent d'influence, taupe spécialiste de l'infiltration et de la manipulation, retourne sa veste et raconte ce qu'il a fait et ce qu'il sait (Gonzales-Mata)
Des fois un pape catholique prend l'enseignement chrétien au sérieux (!) et prétend par exemple rétablir l'interdiction du prêt à intérêt (Marcel II) ou veut nettoyer les écuries d'Augias de la Curie (Jean-Paul 1er)
Des fois un officier soviétique prend l'enseignement léniniste au sérieux et veut rétablir le vrai communisme en URSS  (Valery Sabline )
Des fois quelqu'un se trouve sur les lieux par hasard avec une caméra et filme l'exécution du président polonais et de ses ministres : les minutes après le crash de l'avion du president polonais - YouTube
Et lorsque un Erick Schmidt, un Lee Harwey Oswald, un Mohamed Merah ou les autres, survivra accidentellement et parlera, ça fera mal !

30/10/2015

la souffrance

"Dans la souffrance (morale), la tristesse, la nostalgie, on atteint plus la vérité, en général, que dans le bonheur ; dans le bonheur on est souvent futile, et souvent dans un monde de carton-pâte, le monde de la douleur creuse plus profondément et se nourrit de choses essentielles, et est plus conscient, et plus sensible que le bonheur. C’est la source inépuisable de la vérité, et des valeurs. Et aussi du respect d ‘autrui ; le bonheur piétine autrui. La douleur est plus sérieuse et plus authentique. Les moments de tristesse, les vagues de nostalgie, les éclairs d’horreur, sont souvent les seuls moments de valeur humaine."
(R. P.)

29/10/2015

Coluche, le Dieudonné des années 80

mort "mystérieusement" (en fait pas du tout ! c'est très clair) le 19 juin 1986 - rappelons son historique candidature à la présidence de la république :

 

Représentation unique au Gymnase. Le 30 octobre 1980, Coluche donne une « matinée » exceptionnelle, pour un parterre choisi. Il vient de s'asseoir derrière un guéridon posé sur le devant de la scène. Il porte sa salopette, mais pas le nez rouge. Il a ajouté à sa tenue une chemise à carreaux jaunes et noirs, un foulard et des mocassins jaunes. Coluche est en civil.

Il ne propose pas non plus son spectacle habituel. Ce qu'il a à dire aux journalistes, aux équipes de télévision qui occupent les premiers rangs, tient en peu de mots. Il est officiellement candidat à l'élection présidentielle. Il vient « semer la merde ». Précipiter sa « plaisanterie à caractère social » dans le débat national. (...)

A partir de la mi-octobre, la presse a publié les premières déclarations de Coluche. Trop caricaturales encore pour être tout à fait crédibles. « Les hommes politiques, c'est quatre mousquetaires des cinq doigts de la main : un pour tous, tous pourris ! » Le 29 octobre, Cavanna a fait paraître dans Charlie un entretien dans lequel le futur candidat expose ses motivations. « Je me présente pour tous ceux, affirme-t-il, qui subissent la politique, qui bossent toute leur vie, sont exploités jusqu'à la moelle, et n'ont que le droit de regarder de loin comment ça se passe (...). » Son programme ? « Faire un bras d'honneur à tous, aux malfrats de la droite, aux rigolos de la gauche. » Pour l'avoir trop attendue, il en veut d'ailleurs plus à la gauche qu'à la droite. Cavanna s'inquiète qu'on puisse détecter dans la croisade coluchienne des relents poujadistes. Coluche ignore toujours le sens de ce mot, et apprend l'existence, à cette occasion, de Pierre Poujade, parti en guerre, en 1956, contre l'impôt et l’État, avec, précise Cavanna, « un paquet de petits commerçants et de vieux fachos ». Leurs deux noms seront souvent réunis, dans les semaines à venir. Celui du gosse de Montrouge et celui du papetier de Saint-Céré.

« J'en ai rien à foutre, répond Coluche, j'étais pas né. J'ai pas besoin de Poujade pour savoir qu'en France, on ne demande qu'à bosser, mais (...) qu'on en a marre de payer des impôts pour nourrir des flics qui nous regardent comme si on était des étrons de chien et qui nous tapent sur la gueule. » Suit un rêve étrange : « Un flic, ça devrait être un pote qui te ramène à la maison quand il te trouve bourré dans la rue. (...) On devrait se dire : chouette, voilà le gars (...) qui va me dépanner, qui va me sourire et sécher mes larmes. Un flic, ça devrait être la Providence. » Cavanna opine, quand même dubitatif.

Coluche réaffirme qu'il s'adresse aux abstentionnistes, aux non-inscrits, aux mal-aimés du système électoral et social. Il devrait réaliser un score supérieur à 2 %. Au second tour, il conseillera à ses électeurs « d'aller tirer un coup ou d'aller à la pêche ». Il ne se désistera pas. Pas même pour le candidat socialiste. Cavanna s'inquiète encore : ne dit-on pas que cette candidature de la dérision serait « un moyen de diversion, un pipe-voix manipulé en sous-main » ? « Leurs magouilles, rien à foutre, tonne le candidat. Mon seul objectif : leur fourrer le doigt dans le cul à tous ! »

C'est encore un peu court. En dernière page de son numéro, Charlie publie l'appel solennel du candidat. Un « avis à la population », sur fond jaune, encadré de tricolore. « J'appelle les fainéants, les crasseux, les drogués, les alcooliques, les pédés, les femmes, les parasites, les jeunes, les vieux, les artistes, les tau-lards, les gouines, les apprentis, les Noirs, les piétons, les Arabes, les Français, les chevelus, les fous, les travestis, les anciens communistes, les abstentionnistes convaincus, tous ceux qui ne comptent pas pour les hommes politiques à voter pour moi, à s'inscrire dans leur mairie et à colporter la nouvelle. Tous ensemble pour leur foutre au cul avec Coluche ! » Un peu juste, toujours. Plusieurs journaux ont donné l'information, mais cette déclaration tonitruante et très libertaire fait, pour quelques heures encore, figure de blague.

Juste pour quelques heures, car le jeudi 30 octobre 1980, vers 15 heures, Coluche provoque le brusque réveil de la campagne électorale. Il est arrivé dans sa Buick 1956 — l'année du poujadisme — rouge et blanc. Paul Lederman a réuni la presse, des journalistes incongrus au théâtre : les spécialistes de la politique. Chez lui, sur sa scène, l'artiste s'est assis derrière le guéridon qui supporte quelques notes. « Je sais ce que vous voulez savoir: c'est sérieux ou c'est pour rigoler ? Aura ou aura pas les cinq cents signatures ? » Dès son entrée, Coluche fait rire la plus difficile des salles. En coulisses, Paul se frotte les mains. Ça prend !

« Je m'adresse à ceux qui ont voté à gauche pendant trente ans pour rien (...) Je m'adresse aussi à ceux qui ont voté à droite pendant trente ans pour rien non plus. Vous en connaissez, des promesses tenues ? » Il se présente pour « rappeler qu'on existe aux marchands d'espoir et de courants d'air ». Il invite à peu près tous les exclus à le rejoindre. Il sera le candidat « des faiseurs de patins à roulettes, des pédés, des nègres, des vieux qui ont une retraite de merde, des chômeurs qui sont un million et demi, des crasseux, des chevelus, des consommateurs de politique, ceux qui la subissent et pour qui on ne fait rien ». Comme prévu, Coluche brasse au plus large, à gauche, et à droite, loin derrière les partis de gauche et ceux de droite. Effectivement néo-libertaire et populiste, démagogue et généreux. Il renvoie, ce jour-là, tous les camps dos à dos. (...)

La plupart des commentateurs profitent du coup d'éclat de Coluche pour critiquer l'usure des institutions elles-mêmes, la rigidité de ce système présidentiel qui exclut de plus en plus de citoyens, les condamnant à des « candidatures de fantaisie ». Ces dernières sont déjà près d'une trentaine, dûment déclarées, dont celles de Michel Debré et de Marie-France Garaud. Aucune n'a soulevé le moindre intérêt. Le « coluchisme » naît, spontanément, parce que, comme le notera L'Express, « Coluche doit avoir une tête de symptôme ». Il a pointé son gros doigt sur la première tare de la démocratie formelle : son cynisme mathématique. (...)

Comme il est plus représentatif, plus percutant que l'ensemble des « petits candidats » réunis, Coluche sert de pôle à une analyse sans complaisance pour cette Ve République apparemment exsangue. Tous les titres, quelle que soit leur tendance, y vont de leurs éditoriaux. « L'exécutif règne sans partage, écrit Edmond Bergheaud dans Le Figaro. Si bien que le citoyen moyen estime n'avoir d'autre moyen de contester l'omnipotence du pouvoir que de rechercher d'autres intermédiaires, quitte à tomber sur un Coluche. » Dominique Jamet, dans Le Quotidien de Paris : «Malheur aux petits partis en voie de constitution ou d'extinction ! Malheur aux pauvres ! Malheur aux individus ! Est désormais décrété marginal dans la vie politique tout ce qui n'appartient pas aux grandes formations. Tout a été délibérément, froidement, cyniquement organisé pour assurer la perpétuation de la bande des quatre .» (...)

Les experts en communication politique assurent désormais que Coluche, malgré l'intervention du C.I.C. (le Centre d'Intervention Civique hostile à la candidature de Coluche), et les inévitables pressions préfectorales, n'aura aucun mal à recueillir ses cinq cents signatures. D'autant qu'il a été rejoint, dès le début du mois de novembre, par une poignée d'intellectuels et que cela fait aussi quelque bruit dans Landerneau. Maurice Najman a ramené, un soir, rue Gazan, Félix Guattari, l'homme de l'antipsychiatrie, l'auteur, avec Gilles Deleuze, de L'Anti-Œdipe. Le philosophe de l'après-68, sympathisant des « autonomes » italiens jusqu'à l'assassinat d'Aldo Moro, favorable à la dépénalisation du haschisch, trouve immédiatement, à travers Coluche, l'exutoire de ses dernières désillusions politiques. En adhérant spontanément à un phénomène confus, que Coluche croit être encore une plaisanterie, l'intellectuel ne peut s'empêcher de parer cette campagne au nez rouge d'une dimension dialectique.
suite ...


http://www.youtube.com/watch?v=LzjVqiRuUqg

pour la rentrée 86 il avait prévu un spectacle "saignant" où il devait attaquer l'Establishment politique, ses magouilles et ses false flags comme jamais. Il a pas pu.

Dieudonné, le Béranger du 21èsiècle (celui du XIXè siècle plus le REGIME d'alors le mettait en prison plus il devenait populaire ! jusqu'à entrer au Panthéon de la culture française, lui aussi. comme a dit qq : vous verrez d’ici quelques années on se souviendra de dieudo comme d’un des plus grands résistants de son temps et les personnes qui normalement font l’histoire seront totalement oubliés. Quand certains d’entre eux seront jugés pour crimes et traitrise envers le peuple français, ils diront, "je n’ai fait qu’obéir aux ordres !"*

 

28/10/2015

Flora Tristan, les mégères et la fuite

Flora Tristan, je vous laisse la découvrir, sur Internet mais sachez que la manière de loin la meilleur et incontournable de la découvrir est de lire son journal intime écrit durant son dernier voyage, http://www.priceminister.com/offer/buy/726894611/le-tour-... tour de France destiné à faire la promotion de son livre "L'Union Ouvrière" dont elle attendait rien moins que le salut de l'humanité, par le salut de la classe ouvrière, et lui gagner un réseau de militants de militants, il n'est pas facile à trouver et à acheter mais c'est une merveille à la fois très intéressant et très émouvant.

Bon

au chapitre III de son livre, et dans les longues notes de ce chapitre, elle reconnait, toute féministe qu'elle était, et toute "prophétesse" qu'elle était de la noblesse de LA Femme, elle n'en reconnaît pas moins, avec une grande lucidité et une grande honnêteté, les travers des femmes dans le cadre des ménages ouvriers, et  en comprendre non seulement leurs propres souffrances, mais aussi celles de leurs maris. Son constat, aussi cruel soit-il, est bien qu'elle était la condition des gens du peuple et les comportements des femmes et des maris au sein de leurs vies quotidienne, et de leurs, éventuels, efforts de lutte sociale. Félicitations à elle ! aucun salut ne peut venir sans un constat préalable lucide et sans concession, et sans la compréhension de ce que ressentent les gens.

http://docil-cocktail.org/_1848/l_union_ouvriere.html

26/10/2015

un sacré avertissement - vous n'y croyez pas ? les gens de 1972 non plus n'y croyaient pas

en 1972 c'était un gag, un poisson d'avril, mais 30 ans plus tard c'était devenu une réalité

https://www.ina.fr/video/CAF97034496/gag-1er-avril-video....

donc c'est une sacrée leçon d'histoire et un sacré avertissment  : quelles interdictions qui paraissent encore aujourd'hui invraisemblables et qui se réaliseront d'ici 30 ans ?

23/10/2015

à quoi bon l'existence ?

Jules Laforgue

Le Sanglot de la Terre (et autres premiers poèmes)



Je ne puis m’endormir ; je songe, au bercement
De l’averse emplissant la nuit et le silence.
On dort, on aime, on joue. Oh ! par la Terre immense,
Est-il quelqu’un qui songe à moi, dans ce moment ?

Le Témoin éternel qui trône au firmament,
Me voit-il ? me sait-il ? Qui dira ce qu’il pense?
Tout est trop triste et sale. — À quoi bon l’Existence ?
Si ce Globe endormi gelait subitement ?

Si rien ne s’éveillait demain ! Oh ! quel grand rêve !
Plus qu’un stupide bloc sans mémoire et sans sève
Qui sent confusément le Soleil et le suit.

Les siècles passent. Nul n’est là. Pas d’autre bruit
Que le vent éternel et l’eau battant les grèves....
Rien qu’un Cercueil perdu qui flotte dans la Nuit.

 

"Du vieux papier on fait du neuf, et des morts se font les vivants, et toujours ainsi, jusqu’à la fin des siècles ! Or, si tout cela n’est que cela, néant pour néant, ne valait-il pas mieux le néant calme ?" (Henri Cazalis)

21/10/2015

C'est qui les parasites ? ?

parasites.jpg

*

23.jpg

20/10/2015

retour sur le texte historique et capital de Frédéric Lordon

qu'on peut lire par exemple ici :

http://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capit...

la meilleure version car enrichie par d’excellentes affiches ! (cliquer dessus pour les voir et lire le texte

"Personne ne doit oublier que nous sommes le nombre, la grande et l’immense majorité"

"Sauf à continuer de soupirer après ce qui n’arrivera pas — un « autre euro » et l’« Europe sociale » qui va avec — le réarmement des gauches européennes passe donc impérativement par l’imagination de l’après-euro."

"(commencer à) mesurer la radicalité idéologique des institutions européennes"

(eh oui ! c’est très juste ! comme le montre le texte du M’PEP http://www.m-pep.org/Etude-sur-la-reddition-du-gouvernement-et-du-parlement-grecs-et-sur-la-maniere )

"on s’est toujours demandé comment il pouvait se trouver des personnes pour qualifier l’Europe de « démocratique » sans aussitôt sombrer dans le ridicule.

"On ne compte plus les intellectuels qui, sous l’emprise de leurs terreurs nocturnes, ont fini par renoncer à penser quoi que ce soit" (eh oui ! c’est ce à quoi on assiste chez beaucoup !

"Il fallait vraiment avoir perdu toute colonne vertébrale pour s’interdire de penser à ce point"

"en arriver à oublier que la souveraineté, dans son concept, c’est-à-dire comme « décider en commun », n’est pas autre chose que la démocratie même"

les éternels altereuropéistes  : "Laurent veulent « changer l’Europe » et une « Europe du travail »….et pourquoi pas une OTAN pacifique et anti-impérialiste ?"

(son discours sur l’Allemagne : qu’est-ce qu’il cherche là
Là pas d’accord ! Non, ce n’est pas la manie d’un peuple, c’est la manie d’une classe, la classe des rentiers et des financiers. Hé ! là ! les marxistes ! ne nationalisez pas un comportement typiquement capitaliste, idéologique, et donc de classe.)

"qu’une frange de gauche radicale en Allemagne se déclare scandalisée et se lève contre son propre gouvernement, d’ailleurs en une démonstration de ce qu’est vraiment l’internationalisme"
oui !
alors qu’une certaine gauche, avec son « ’internationalisme-réflexe » a « l’entendement en erreur système » très bonne formule ! il a bien compris ce qui se passe dans ces esprits qui, en se prétendants des penseurs « matérialistes » « dialectiques » et « scientifiques » se sont figés dans  des inhibitions religieuses et n’ont pas évolués depuis 1914 alors que le monde a changé autour d’eux.

"On reconnaît la servitude volontaire, ou comme dirait Bourdieu la violence symbolique, à ceci que les dominés épousent fondamentalement la croyance des dominants, même si c’est la croyance constitutive d’un ordre qui les voue à la domination, parfois à l’écrasement."

"mentalement prisonnier de l’euro, et l’on sait désormais où conduit ce type d’enfermement volontaire."

Et j’aime bien sa conclusion historique :

"Le destin de l’Union européenne est maintenant celui des entreprises devenues haïssables : elle n’est plus qu’en attente de son renversement."

 

http://blog.mondediplo.net/2015-07-18-La-gauche-et-l-euro... la version d’origine avec des commentaires en bas, très intéressants eux aussi.

« Nous, à gauche, devons arrêter d’être l’incarnation de la gentillesse et de la naïveté, pleins d’empathie envers nos ennemis." exact !

« L’attachement (hypnotique ?) de la gauche et de larges couches des populations européennes à l’euro est aussi le résultat des graves défaites de la pensée de cette gauche depuis plusieurs décennies dans le champ des luttes symboliques, en raison, entre autre, de transformations sociologiques profondes »

par contre à Pekka « Il me semble que la réponse est :faire comme la Grèce et comme l"Espagne, construire d’autres Syria d’autres Podémos » l’actualité, et Lordon dans son article a bien montré que justement ça ne servirait à rien, j’aurais plutôt envie de répondre : construire l’UPR, car c’est sinon la condition suffisante, mais la condition nécessaire et préalable à toute libération !

et d’ailleurs il est remarquable et lamentable (et ça montre que malgré les rodomontades de FA la pensée UPR n’est pas encore très répandue) qu’aucun des commentateurs n’a introduit la position de l’UPR là-dedans !

« Il faudra aussi attendre un ras-le-bol des populations nationales soumises à la Règle de l’euro et toutes les avanies y afférentes, pour que les choses commencent à bouger. Mais il ne faut pas se leurrer : jusqu’à présent on s’accommode bien des millions de chômeurs, en particulier jeunes, qui cherchent désespérement un travail »

eh oui ! c’est bien là le problème ! d’ailleurs en Espagne il y a un chômage bien pire qu’en France, et ça ne remue pas tant que ça l’opinion visiblement.

« L’Europe a besoin d’une gauche crédible. Et ce n’est pas crédible de continuer a soutenir l’euro en promettant l’électorat des politiques progressistes. »

« Merci Frédéric Lordon de tenter de réveiller la gauche de sa torpeur européiste

Je suis toujours sidéré de constater, jour après jour, échec après échec, l’attachement irrationnel, quasi-religieux »

« Pour des générations abruties par le néo-libéralisme, la politique c’est un truc chiant et qui n’a aucune incidence sur la vie quotidienne. » là on rejoint l’argument de FA sur l’Europe une dictature qui s’est imposée par l’ennui : « hou ! les affaires européennes c’est compliqué ! on n’y comprend rien ! vaut mieux les laisser se débrouiller » etc

« Il y a du pain sur la planche, et je ne suis pas sur qu’on ait le temps » hélas …

 

etc etc j’arrête il y a une foule de choses justes et interessantes dans les commentaires (mais surtout dans l’article de Lordon, d’abord !)

 

la souveraineté (=la démocratie) est le grand ennemi de la finance : http://lesmoutonsenrages.fr/2015/07/24/crise-des-agricult...

(et j'ajoute : le capitalisme nuit gravement à la santé)

 

Et maintenant Sapir, une réflexion capitale !

La Grèce, la gôche, la gauche (I) par jacques Sapir | histoireetsociete

 

Et si les grecs avaient écouté ce que leur conseillait Eric  TOUSSAINT ???

Et si le gouvernement grec avait suivi les recommandations de la Commission d’audit ?

6 octobre par Eric Toussaint

Lors d’une conférence de presse tenue le 25 septembre 2015 au Parlement grec par la Commission pour la vérité sur la dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
grecque, Éric Toussaint, coordinateur scientifique de la Commission, répond avec précision à la question d’un journaliste qui se résume à « Que se serait-il passé si le gouvernement grec avait suivi les recommandations de la commission pour la vérité sur la dette grecque et avait suspendu le paiement de la dette ? » Éric Toussaint explique que loin de provoquer une catastrophe, la suspension de paiement combinée à d’autres mesures aurait permis à la Grèce de trouver une bien meilleure issue à la crise que ce que représente l’application du 3e mémorandum.

Voir la vidéo

Éric Toussaint : Merci beaucoup pour la question qui est évidemment l’objection centrale qui vient de tous ceux qui affirment qu’il n’y avait pas d’autre solution. La question consiste à dire : si le gouvernement avait pris en compte les conclusions du rapport, il aurait dû suspendre le paiement de la dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
et cela aurait produit une situation tout à fait catastrophique, chaotique et défavorable pour le pays.

Pour répondre, il faut passer en revue de manière très sérieuse ce qui s’est passé. La Grèce a poursuivi, après les élections du 25 janvier, des remboursements jusqu’à la tenue du référendum du 5 juillet 2015 pour un montant d’environ 7 milliards d’euros.

En contrepartie, jusqu’au referendum, la Grèce n’a reçu absolument aucun versement.

En contrepartie, jusqu’au referendum, la Grèce n’a reçu absolument aucun versement. Pourtant, il restait au moins 7,2 milliards d’euros dans le cadre du programme qui avait été prolongé jusqu’au 30 juin |1|. D’autres sommes restaient disponibles, notamment au niveau du fonds européen de stabilité financière (FESF) et aussi du côté de la BCE BCE
Banque centrale européenne
La Banque centrale européenne est une institution européenne basée à Francfort, créée en 1998. Les pays de la zone euro lui ont transféré leurs compétences en matières monétaires et son rôle officiel est d’assurer la stabilité des prix (lutter contre l’inflation) dans la dite zone.
Ses trois organes de décision (le conseil des gouverneurs, le directoire et le conseil général) sont tous composés de gouverneurs de banques centrales des pays membres et/ou de spécialistes « reconnus ». Ses statuts la veulent « indépendante » politiquement mais elle est directement influencée par le monde financier.
qui perçoit des intérêts élevés sur les titres grecs qu’elle détient. Mais les créanciers qui souhaitaient asphyxier le gouvernement Tsipras ne lui ont rien versé.

Posons-nous la question suivante : si le gouvernement grec, le 20 février, au lieu de s’engager à continuer à rembourser la dette, avait dit « J’applique le paragraphe 9 de l’article 7 du règlement 472 adopté par le parlement européen le 21 mai 2013 enjoignant aux États membres de l’UE soumis à un plan d’ajustement structurel Ajustement structurel Politique économique imposée par le FMI en contrepartie de l’octroi de nouveaux prêts ou de l’échelonnement d’anciens prêts. de réaliser un audit intégral de leur dette afin d’expliquer pourquoi la dette a atteint un niveau insoutenable et afin de déceler des irrégularités éventuelles |2| », s’il avait dit « J’applique ce règlement et puisque j’audite la dette pour déterminer s’il y a eu des irrégularités, je suspends de manière provisoire le paiement et je ne préjuge pas de la suite. J’entre dans une négociation sur cette base », si de manière complémentaire il avait pris des mesures pour résoudre la crise bancaire tout en protégeant le dépôt des épargnants, est-ce que la situation n’aurait pas été bien meilleure que ce qui s’est produit entre février et juin ?

Prolongeons le raisonnement : si le gouvernement s’était réellement appuyé sur les travaux de notre commission, que se serait-il passé ? Rappelons que notre commission a été créée après le 20 février, elle a été instituée le 4 avril |3|, notamment en tenant compte de ce règlement 472 qui est dans l’acte de création de cette commission. Si, sur la base des conclusions préliminaires que nous avons rendues publiques les 17 et 18 juin et sur la base du résultat du référendum du 5 juillet, le gouvernement grec avait dit : « Pendant six mois, nous avons remboursé nos dettes. Cela a coûté au pays 7 milliards d’euros. Les caisses de l’État maintenant sont vides. Nous avons fait des concessions absolument énormes à nos créanciers et ceux-ci en contrepartie n’en ont fait absolument aucune. Ils ont même augmenté leurs exigences ».
Donc, si sur la base du référendum et de nos travaux, le gouvernement avait suspendu le paiement de la dette à partir du 5 juillet, cela aurait permis d’éviter de rembourser à la BCE un montant extrêmement important, de quasiment 7 milliards d’euros supplémentaires, somme remboursée à la BCE entre le 5 juillet et septembre 2015.

Il fallait prendre des mesures fortes

Il était possible pour le gouvernement grec de s’appuyer à la fois sur le résultat du referendum du 5 juillet (à savoir le refus des propositions des créanciers notamment en matière de dette) et sur nos travaux pour suspendre le paiement de la dette et prendre des mesures évidemment fortes pour les banques puisque les banques étaient fermées par la BCE et par la Banque centrale Banque centrale La banque centrale d’un pays gère la politique monétaire et détient le monopole de l’émission de la monnaie nationale. C’est auprès d’elle que les banques commerciales sont contraintes de s’approvisionner en monnaie, selon un prix d’approvisionnement déterminé par les taux directeurs de la banque centrale. de Grèce.
Il fallait prendre des mesures fortes protégeant les dépôts des épargnants grecs tout en résolvant le problème des banques grecques, il fallait instituer une monnaie complémentaire et prendre aussi des mesures fortes en matière de taxes pour augmenter les recettes |4|. Si ce plan B avait été appliqué, je suis persuadé, cher journaliste, que ce n’aurait pas été la catastrophe. Je suis persuadé que les créanciers auraient été forcés à se mettre véritablement autour de la table de négociation.

Le gouvernement d’Alexis Tsipras sous la pression des créanciers a choisi une autre voie. En signant un mémorandum dans les conditions qu’on connaît, c’est-à-dire sans qu’il y ait un véritable débat avec possibilité d’amendements au parlement et sans respecter le résultat du référendum, les autorités grecques se sont engagées dans un nouveau programme – le troisième – qui implique des emprunts supplémentaires d’un montant de 86 milliards d’euros qui vont servir largement à rembourser les anciennes dettes que nous avons identifiées comme illégitimes, illégales et insoutenables et qui comprennent un montant de 25 milliards d’euros destinés à recapitaliser les banques grecques qui ont déjà reçu 48 milliards d’euros depuis 2010.

Et nous savons parfaitement que les 25 milliards d’euros ne suffiront pas à assainir la situation des banques grecques. Ce ne sera pas suffisant parce que ce que l’on appelle les « non performing loans », c’est-à-dire les prêts bancaires qui sont en défaut de remboursement, sont supérieurs au capital des banques grecques. Les banques grecques sont insolvables. C’est la situation réelle. Et les 25 milliards d’euros ne suffiront pas.
Il faut dire la vérité : il est possible que dans six mois ou dans neuf mois, les dépôts des grecs supérieurs à 100 000 euros seront affectés par des mesures fortes pour sauver les banques grecques.

Et les mesures d’austérité, comme l’a expliqué mon collègue Michel Husson, vont impliquer que la Grèce sera incapable d’atteindre les objectifs fixés par l’UE. Il ne sera pas possible d’atteindre les objectifs fixés pour 2016, pour 2017 et 2018. Donc, les créanciers européens vont demander des efforts supplémentaires à ceux à qui ils en ont déjà demandés.

Il est faux d’affirmer que si la Grèce avait suspendu le paiement et avait suivi les conclusions préliminaires du comité, la situation aurait été catastrophique.

Je termine en disant qu’il est faux d’affirmer que si la Grèce avait suspendu le paiement et avait suivi les conclusions préliminaires du comité, la situation aurait été catastrophique.

En résumé, nous considérons :
1. qu’il n’est pas normal de continuer à emprunter dans des conditions d’illégitimité et d’illégalité – parce que le troisième mémorandum est entaché d’illégalité et d’illégitimité ;
2. que, comme l’a dit mon collègue Michel Husson, la situation économique du pays ne va pas réellement se redresser.

Nous publierons bientôt un document que nous avons adopté et que nous sommes en train d’éditer sur la situation des banques grecques. Nous montrerons à quel point, malheureusement pour le pays, la situation des banques grecques reste absolument préoccupante. Nous soulignerons que les 25 milliards d’euros de dettes supplémentaires contractées pour recapitaliser ces banques restent aux mains d’actionnaires privés minoritaires. Alors que le Fonds hellénique de stabilité financière et l’État grec sont les actionnaires majoritaires des banques, ils n’exercent pas leur responsabilité d’actionnaires parce qu’ils ont accepté des actions appelées préférentielles qui ne leur donnent pas le droit de vote et donc qui laissent aux mains d’actionnaires minoritaires privés le sort des banques grecques.

Monsieur Mariani est co-responsable de l’échec et du désastre de la banque Dexia. Et c’est lui le responsable du Fonds de stabilité financière en charge de la recapitalisation des banques grecques.

Ce Fonds de stabilité financière est dirigé par Pierre Mariani |5| qui est co-responsable de l’échec de la banque Dexia que je connais bien parce que c’est une banque belgo-française qui a dû être sauvée à trois reprises par les autorités belges, françaises et luxembourgeoises.
Monsieur Mariani est co-responsable de l’échec et du désastre de la banque Dexia. Et c’est lui le responsable du Fonds de stabilité financière en charge de la recapitalisation des banques grecques.

Est-ce que vous trouvez normal de confier la direction de l’organisme chargé de gérer la recapitalisation des banques grecques à quelqu’un ayant une importante responsabilité dans le désastre d’une grande banque comme Dexia, qui a eu des effets désastreux sur les finances publiques de la Belgique, de la France et du Luxembourg et qui a vendu en masse des prêts toxiques aux municipalités françaises ? Est-ce que vous trouvez normal de continuer à faire confiance à Pierre Mariani ? Quand Dexia a été sauvée par l’État belge, Pierre Mariani a dû la quitter à cause de sa gestion désastreuse et pourtant il a eu droit à un parachute doré d’un million d’euros. Pour l’année 2012, Dexia lui a versé 1 million 700 000 € |6|. Ensuite il a atterri ici en Grèce pour gérer les banques grecques. Posez-vous la question : Est-ce normal ? Est-ce normal que les intérêts des citoyens grecs et du pays soient confiés à des personnages de ce type-là ? Est-ce qu’il n’y a pas un scandale majeur et une contradiction au vu des intérêts de défense de la nation ?

Si on avait suivi les recommandations de la Commission pour la vérité sur la dette grecque, on aurait commencé à trouver une solution au problème de la Grèce. En refusant de prendre en compte nos conclusions et en continuant dans la voie du troisième mémorandum, je suis désolé de vous dire que les problèmes de la Grèce ne sont pas résolus, la dette va continuer à constituer un poids insupportable pour les épaules du peuple grec fragilisées par cinq ans d’austérité imposée par les créanciers. De plus, le problème des banques grecques n’est pas résolu.

Alors, peut-être les créanciers concéderont-ils à la Grèce, en échange de la capitulation, un allègement de la dette sous la forme de l’allongement de la durée de remboursement. Mais vous savez comme moi que dans l’accord qu’a signé la Grèce, il n’y a pas d’engagement à réduire la dette grecque. Il y a éventuellement l’ouverture d’une perspective de quelque chose en matière de dette si le gouvernement grec accomplit ce que demandent les créanciers. Pas plus.

Vous savez comme moi que le FMI FMI
Fonds monétaire international
Le FMI a été créé en 1944 à Bretton Woods (avec la Banque mondiale, son institution jumelle). Son but était de stabiliser le système financier international en réglementant la circulation des capitaux.

À ce jour, 188 pays en sont membres (les mêmes qu’à la Banque mondiale).

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a dit que la dette grecque allait atteindre 200% du PIB PIB
Produit intérieur brut
Le PIB traduit la richesse totale produite sur un territoire donné, estimée par la somme des valeurs ajoutées.
Le Produit intérieur brut est un agrégat économique qui mesure la production totale sur un territoire donné, estimée par la somme des valeurs ajoutées. Cette mesure est notoirement incomplète ; elle ne tient pas compte, par exemple, de toutes les activités qui ne font pas l’objet d’un échange marchand. On appelle croissance économique la variation du PIB d’une période à l’autre.
mais que le même FMI a dit qu’il ne réduirait pas ce que la Grèce lui doit ! Le FMI est pour une réduction de la dette grecque sauf en ce qui le concerne. Vous croyez que le FMI va convaincre les Européens de concéder une réduction de la dette s’il dit lui-même : « La dette est insoutenable mais moi je refuse de participer à une réduction de la dette grecque. C’est à vous, les Européens, de le faire. » ?

Vous croyez qu’en acceptant la logique du troisième mémorandum vous allez réellement sauver la situation du pays ? Nous pensons, malheureusement, que ce ne sera pas le cas, que le problème de la dette grecque va rester central dans les années qui viennent. Le travail d’audit de la dette grecque a commencé en 2011 lorsque le comité citoyen d’audit de la dette grecque (ELE) a été constitué avec toute une série de personnes qui par la suite sont devenues membres de l’actuelle commission créée en avril 2015. ELE a connu une seconde vie grâce au choix de la Présidente du Parlement grec qui, à ce moment-là, a reçu le soutien du Premier ministre et du Président de la République. Rappelez-vous, le 4 avril, ils étaient là.

Notre détermination à aider la Grèce reste intacte.

Malheureusement, par la suite, le gouvernement n’a pas suivi nos recommandations. Nous ne savons pas quel sera notre statut dans dix jours lorsque le nouveau président du Parlement sera élu |7|.
Mais peu importe le statut, comme l’a dit la présidente actuelle du Parlement, nous continuerons nos travaux. Comme nous n’étions pas rémunérés, pour nous, rien ne va changer. Notre détermination à aider la Grèce reste intacte.

Si nous devons venir en prenant en charge nos billets d’avion pour nous rendre ici, et si nous devons demander à des Grecs de nous héberger pour réduire les dépenses de la commission, nous irons dans des familles grecques qui nous recevront et qui pour certaines nous reçoivent déjà. Nous continuerons notre travail.

Et j’espère qu’un jour, il y aura un gouvernement grec qui prendra en compte, dans l’intérêt du peuple grec, les résultats de nos travaux parce que nous les avons faits, je vous le garantis, avec pour seul objectif de défendre le peuple grec, tous les peuples d’Europe et de la planète, pour une solution juste à la grande question de la dette illégitime Dette illégitime Comment on détermine une dette illégitime ?

4 moyens d’analyse

* La destination des fonds :
l’utilisation ne profite pas à la population, bénéficie à une personne ou un groupe.
* Les circonstances du contrat :
rapport de force en faveur du créditeur, débiteur mal ou pas informé, peuple pas d’accord.
* Les termes du contrat :
termes abusifs, taux usuraires...
* La conduite des créanciers :
connaissance des créanciers de l’illégitimité du prêt.
.

Transcription réalisée par Mariella Caponetto et complétée par Éric Toussaint.

 

Notes

|1| Le programme du deuxième mémorandum qui devait normalement s’achever le 28 février 2015 avait été prolongé de 4 mois lors de l’accord du 20 février entre le gouvernement Tsipras et l’Eurogroupe.

 

|2| Règlement (UE) n ° 472/2013 du Parlement européen et du Conseil du 21 mai 2013 relatif au renforcement de la surveillance économique et budgétaire des États membres de la zone euro connaissant ou risquant de connaître de sérieuses difficultés du point de vue de leur stabilité financière http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=uriser...

 

|3| Voir http://cadtm.org/4-avril-2015-Journee-historique

 

|4| Voir http://cadtm.org/Une-alternative-est-possible-au

 

|5| https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Mariani

 

|6| http://www.rtbf.be/info/economie/detail_pierre-mariani-a-...

 

|7| Le 4 octobre 2015, Nikos Voutsis, ancien ministre de l’intérieur du gouvernement Tsipras, a été élu président du parlement en remplacement de Zoe Konstantopoulou. Devant les médias, Zoe Konstantopoulou lui a remis le rapport de la commission sur le 3e mémorandum (http://cadtm.org/Analyse-de-la-legalite-du) et a affirmé qu’elle continuerait à s’investir dans les travaux de la commission.

19/10/2015

c'était un être vivant et un grand-père, que sont devenus ces petits enfants heureux ? le grand-père hélas on sait

*

*Kadhafi

 

rappel :
http://miiraslimake.hautetfort.com/archive/2015/04/27/bilan-du-desatre-lybien-5611049.html

Mouammar Kadhafi aurait rédigé un testament le 17 octobre, trois jours avant de mourir. Le dictateur l’aurait ensuite confié à un de ses assistants qui est parvenu à prendre la fuite. « Algérie-Focus.Com » l’a traduit.

« Au nom de Dieu le clément et miséricordieux

Ceci est mon testament, moi, Mouammar Bin Mohammed Bin Abdessalam Bin Humaïd Bin Aboumeniar Bin du Naïl Al Fohsi Al Kadhafi. Je témoigne qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Mohammed est son Messager et que je mourrais sur la doctrine des sunnites et d’El Djamaâ.

Mes volontés dernières sont :

- Que je ne sois pas lavé à ma mort et que je sois enterré selon le rite islamique et ses enseignements dans les vêtements que porterais à ma mort.

- Que je sois enterré au cimetière de Sirte, à côté de ma famille et de ma tribu.

- Que ma famille soit bien traitée surtout les femmes et les enfants.

- Que le peuple libyen sauvegarde son identité, ses réalisations, son histoire et l’image de ses ancêtres et ses héros et qu’il ne soit pas attaqué dans les sacrifices de ses hommes libres.

- Que continue la résistance à toute agression étrangère subie par la Jamahiriya, aujourd’hui, demain et pour toujours.

- Que soient convaincus les hommes libres de la Jamahiriya que nous aurions pu monnayer, avec notre cause, une vie personnelle meilleure, stable et en sécurité. Nous avions eu tant de propositions, mais nous avons choisi d’être au front par devoir et honneur. Et même si nous ne gagnons pas aujourd’hui, nous allons offrir une leçon aux générations futures pour qu’elles puissent gagner, car le choix de la Nation est la bravoure et la vendre est une trahison que l’Histoire retiendra ainsi et pas autrement.

Que soit transmis mon salut à chaque membre de ma famille et aux fidèles de la Jamahiriya ainsi qu’aux fidèles de part le monde qui nous ont soutenu ne serait-ce qu’avec le cœur.

Que la paix soit sur vous, tous. »

Mouammar El-Kadhafi

 

Petit rappel du bilan de la guerre : La Lybie comptait avant 6 millions d'habitants, dont beaucoup d'immigrés venus d'Afrique. Pour les réalisations de Kadhafi, ses projets (le Dinar-or pour l'Afrique) et tous les avantages sociaux des lybiens, voir les bilans nombreux sur le net, par ailleurs la Lybie était le pays ayant le plus faible taux d'endettement public au monde, proche de zéro. l Selon les statistiques de la Croix-Rouge, pas les ministères lybiens, qui d'ailleurs n'existent plus ... , il y a eu 160.000 lybiens tués (en proportion c'est comme 1 million 6 pur la France, la guerre 14 !) Il n'y a plus que 2 millions d'habitants,  de nombreux lybiens et tous les immigrés se sont enfuis. Le pays n'est plus qu'un chaos de bandes armées islamiques (alors que le régime de Kadhafi était laïque et avait libéré les femmes)

17/10/2015

la vérité sur un crash plus qu'étrange (et opportun !)

http://canalisations-marie.blogspot.fr/2015/08/0408-de-la...