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26/04/2015

Sauf si un traître troue la coque volontairement, bien sûr !

L'enjeu des retraites, brillamment expliqué par Bernard Friot


Chers amis,

Je voudrais proposer ici une réflexion sur la "réforme" le sabotage des retraites imposée aux Français par leurs prétendus "représentants".

Nos grands-parents ont mis au point et institué en 1945, juste après la deuxième guerre mondiale, dans un pays dévasté et ruiné, un système de retraites génial, insubmersible, toujours en équilibre, par construction :

Pour financer les retraites par répartition, on ne tire pas de plans sur la comète à dix ou vingt ans : on sait chaque année très exactement combien on aura de retraités l'an prochain et combien il faudra leur verser en pensions ; on en déduit donc aisément — chaque année — le taux de cotisation nécessaire pour financer le système.

Évidemment, en période de vieillissement démographique, les taux de cotisation montent progressivement, mais moins vite que la croissance du pouvoir d'achat, ce qui rend le processus parfaitement indolore. C'est comme ça que tout s'est passé pendant « les trente glorieuses » (1945-1975) : les taux de cotisations "salariales" et "patronales" n'ont pas cessé de croître, doucement, et le système est donc resté équilibré. Insubmersible, je vous dis. Sauf si un traître troue la coque volontairement, bien sûr !

Il est essentiel de comprendre trois choses fondamentales :

1) Notre système de retraite par répartition finance les dépenses présentes avec la richesse créée aujourd'hui => ce système n'a donc PAS BESOIN D'ÉPARGNE PRÉALABLE pour se financer, pas besoin d'accumulation du capital, ce système fonctionne donc SANS L'ARGENT DES RICHES, SANS AVOIR BESOIN DES MARCHÉS FINANCIERS, et donc SANS INTÉRÊTS À VERSER à qui que ce soit.

Relisez bien ceci, c'est absolument fondamental.

Pour Bernard Friot, le succès avéré de la retraite par répartition, le succès du salaire à vie, inconditionnel et autofinancé par cotisations, cette réussite incontestable est la preuve formelle que ce n'est pas une utopie : nous sommes capables, d’ores et déjà et sans attendre, de financer nous-mêmes un service public immense (des centaines de milliards par an, avec des engagements de long terme, sur des dizaines d’années) sans avoir besoin de l'épargne, sans avoir besoin des excédents des riches (au prix ruineux de l’intérêt), sans avoir à nous sacrifier aux dieux modernes, capricieux et cruels, nommés « marché financiers » et qu’il faudrait sans cesse « rassurer » et « apaiser ».

 

Et logiquement, Bernard Friot nous invite à imaginer d'ÉTENDRE CETTE MÉTHODE QUI MARCHE à d'autres secteurs importants pour nous tous : LES SALAIRES, ET MÊME L'INVESTISSEMENT, qui pourraient être, eux aussi, financés par des cotisations et des caisses non étatiques ; étendre la méthode plutôt que de la laisser asphyxier.  http://miiraslimake.hautetfort.com/archive/2014/12/21/ca-...

 

C'est donc pour reprendre le contrôle d'un système qui leur échappait complètement jusqu'ici que les riches le sabotent.


2) Ce système a été organisé pour que les acteurs sociaux gèrent eux-mêmes leurs affaires, sans avoir recours à l'État : ce sont les "partenaires sociaux" qui gèrent eux-mêmes la Retraite et la Sécurité sociale, en principe loin des contraintes étatiques.

Or, précisément, et malheureusement, l'État s'est mêlé de cette gestion paritaire pour imposer aux Français, depuis 1979, le gel des cotisations patronales (sur injonction des patrons, devenus les maîtres des politiciens), ce qui a mis en route la ruine progressive du système (l’objectif réel des riches). Mais cette ruine n'a donc rien d'une fatalité : c'est le résultat d'une politique. Il suffirait d'en changer pour que tout rentre dans l'ordre.
3) Si nos parents ont pu instituer un tel système socialisé, —conforme à l'intérêt général et indépendant des riches du moment—, c'est qu'ils n'avaient pas les riches de l'époque pour se mettre en travers de leur politique : en effet, les riches de l'époque avaient montré au grand jour, pendant la guerre, leur nuisance profonde et leur malhonnêteté crasse, en collaborant au dernier degré avec les nazis (nazis que les industriels, les banquiers et leurs journaux avaient voulus, créés et financés, avant de collaborer avec eux dans l'horreur fasciste).

À la fin de la guerre, il était donc évidemment question de fusiller les collabos, d'exterminer ces canailles anti-républicaines. Autant dire que les riches n'en menaient pas large. Ils ont donc laissé faire le Conseil National de la Résistance, le CNR, bien contents de ne pas être exécutés pour leurs félonies. C'est pour cette raison, CETTE RAISON QUI N'EXISTE PLUS AUJOURD'HUI, que les pauvres de l'époque ont pu instituer une forme de socialisme vrai, dont nous profitons tous aujourd'hui, tout naturellement.

Mais petit à petit, nos grands-parents sont morts et malheureusement, leurs enfants sont profondément incultes, ils ne lisent rien et ils ont tout oublié, ils ne savent même pas que le CNR a existé, ils ne se méfient plus des riches, ils marchent tranquillement vers l'abattoir…

Alors que les riches, eux, ont la rancune tenace et la culture solide : il y a longtemps qu'ils attendent et préparent leur revanche.

Nous y sommes.

La période actuelle, depuis les années 80, c'est ce que Fakir appelle très justement "LA REVANCHE DES COLLABOS".

C'est d'ailleurs aussi, apparemment, la revanche des nobles, des prêtres et des privilégiés de l'Ancien régime qui en veulent toujours à mort aux révolutionnaires de 1789 qui les ont ruinés : regardez tous ces "historiens" modernes qui noircissent la Révolution française en montant en épingle ce qu'ils appellent "la Grande Terreur" (et en oubliant fort à propos l'autre terreur, terreur initiale et cause véritable de tous les maux dans toutes les révolutions, terreur engendrée par les anciens privilégiés, contre-révolutionnaires prêts à massacrer pour conserver leurs privilèges), tous ces "historiens" qui voudraient bien que le peuple ait honte aujourd'hui de toute pulsion révolutionnaire, honte de toute pulsion violente, fut-ce pour se défendre contre la violence inouïe des riches d'aujourd'hui ; tous ces "historiens", vous le remarquerez, sont payés de près ou de loin par les patrons et les privilégiés du moment, payés pour réécrire l'histoire en oubliant ou en minimisant les forfaits des riches.

Sur la corruption de l'histoire par les patrons soudoyant les historiens, voir le travail important d'Annie Lacroix-Riz : L'histoire contemporaine sous influence".


Il est donc essentiel de garder à l'esprit ces faits majeurs quand on nous parle des retraites : 1) la retraite par répartition est insubmersible, elle ne peut pas faire faillite, tant que des saboteurs ne trouent pas la coque en gelant les taux de cotisation ; 2) L'État n'est pas légitime pour imposer aux salariés le système de retraite qui convient à ses électeurs. 3) CE SONT LES RICHES QUI SONT LES ENNEMIS DU PEUPLE, COMME TOUJOURS DEPUIS LA NUIT DES TEMPS, ET IL EST ESSENTIEL DE NE PAS LAISSER LES RICHES PRENDRE LE CONTRÔLE DES REPRÉSENTANTS POLITIQUES (via l'appropriation des médias et le financement des campagnes électorales), D'OÙ L'IMPORTANCE ABSOLUMENT STRATÉGIQUE DU TIRAGE AU SORT DANS NOS PROJETS D'ÉMANCIPATION PAR RAPPORT AUX RICHES DU MOMENT, tant il est vrai que 200&nbspans d'expérience politique montrent que, sans exception, L'ÉLECTION PERMET AUX RICHES DU MOMENT D'ACHETER LE POUVOIR.

 

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