24/08/2026
logique !
Ceux qui ont dit, écrit que nous étions trop nombreux sur leur planète sont les mêmes qui ont imposé l'injection expérimentale avec confinement, licenciement, QR-codes ... à bon entendeur.
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20/08/2026
pérennité de l'eugénisme
Eugénisme, darwinisme social, transhumanisme (et covid-vaccination !…) mépris envers les Gilets Jaunes, des féministes envers les hommes, les syndicats, avortement des trisomiques, etc: ces mots semblent appartenir à des temps et univers distincts. Ils ont pourtant une parenté inscrite au cœur de l’histoire libérale. De Herbert Spencer [et Francis Galton, en France Victor Courtin dès 1847] à Peter Thiel, une même conviction : la hiérarchie entre les humains est naturelle, ceux qui en occupent le sommet ont vocation à gouverner, et la technoscience le confirme. Des idées dont les fascismes ont hérité et qui refont surface.
publié le 29/07/2026
Quand Elon Musk finance Neuralink, société spécialisée en neurotechnologies, pour implanter des puces électroniques dans le cerveau humain, quand Marc Andreessen publie son Techno-Optimist Manifesto (2023) en y célébrant ouvertement la compétition comme loi universelle Ce que ces figures partagent – la conviction que la hiérarchie entre les humains est naturelle, que les élites technocapitalistes en sont l’expression aboutie et que la technoscience doit prolonger et amplifier leurs capacités – a au moins 150 ans d’existence. Elle apparaît chez des penseurs libéraux et est devenu l’obsession idéologique de la bourgeoisie.
En France, Laurent Alexandre, fondateur de Doctissimu site internet incarne cette même pensée sans détour. Il avance que l’ADN est le principal déterminant du QI, que l’école est « incapable de diminuer les inégalités intellectuelles », (c’est la thèse sous-jacente dans le film « LA vie est un long fleuve tranquille qui préparait les esprits ! ) et que la sélection embryonnaire (et l’avortement …) constitue l’horizon politique raisonnable. Accessoirement, il est un soutien d’Emmanuel Macron qui, dans la pure tradition élitiste de tout un pan du libéralisme, a multiplié les saillies disant son sentiment d’appartenir à une élite sociale et intellectuelle. Celle sur « les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien » a marqué les esprits et pour longtemps sans doute.
La nature comme alibi : généalogie d’une idée libérale
L’histoire du libéralisme (1) [lisez « La Liberté commme priviège, contre-histoire du libéralisme » de Domenico Losurdo]est traversée par un élitisme méfiant vis-à-vis de la souveraineté populaire et des manifestations de démocratie trop poussées. D’où la très vieille antienne de la « tyrannie de la majorité », qui remonte à un temps où la majorité du peuple était analphabète ou très peu éduquée.
Aux racines philosophiques des tendances actuelles qu’incarnent Thiel, Andreessen ou Musk, se trouve une opération précise : transformer une description du vivant en prescription politique. Herbert Spencer forge l’expression « la survie du plus apte » dans ses Principles of Biology de 1864 –
Dans cet essai, il met en parallèle ses théories économiques – auteur d’un Droit d’ignorer l’État (1850), il préfigure la pensée libertarienne, écrivant : « La survie du plus apte, que j’ai cherché ici à exprimer dans des termes mécaniques, est celle que M. Darwin a nommée “sélection naturelle”, ou la préservation des races privilégiées dans leur lutte pour la vie. » Cet intellectuel polyvalent n’est donc pas un biologiste qui tire des conclusions sociales, c’est un philosophe politique qui utilise la biologie pour valider une conviction préexistante. À savoir : l’État est inutile pour corriger un ordre social qui s’ancre dans un ordre naturel, de sorte que les inégalités sont justes et toute redistribution est une violence faite à l’ordre du monde.
Mais Francis Galton, savant polyvalent et cousin de Darwin, constate une aporie. Il estime que la sélection naturelle ne fonctionne pas dans les sociétés humaines comme dans la nature, car les humains interfèrent avec ce processus, de sorte que les plus aptes ne survivent pas toujours. Il fonde donc l’eugénisme en 1883 – non seulement le mot, mais une recherche destinée à « améliorer la race » –, qu’il définit comme :
« […] la science d’améliorer le capital héréditaire [the science of improving stock], qui ne se limite nullement à des questions d’appariements judicieux, mais qui tient compte de toutes les influences tendant […] à donner aux races ou aux souches sanguines les plus aptes une meilleure chance de l’emporter rapidement sur les moins aptes qu’elles ne l’auraient eue autrement. »
Sélection des meilleurs géniteurs, découragement ou empêchement de la reproduction des « inaptes » : le projet eugéniste est l’application rationnelle et programmatique du programme de Spencer à prétention scientifique dit « darwinisme social ».
Deux hommes, deux théories complémentaires, un même fondement : certains humains valent davantage que d’autres, biologiquement, cognitivement, moralement. Il s’ensuit que certains ont vocation à gouverner, qui seuls possèdent la pénétration d’esprit et la conscience des « réformes nécessaires », tandis que d’autres sont voués à être gouvernés, parce qu’inaptes à décider. La célèbre sortie du député macroniste Gilles Le Gendre, alors président du groupe La République en marché à l’Assemblée nationale, pour expliquer le mouvement des Gilets jaunes, ne dit rien d’autre : « Notre erreur, c’est le fait d’avoir probablement été trop intelligents, trop subtils, trop techniques dans les mesures de pouvoir d’achat. »
Cette pensée n’est pas l’apanage d’une frange radicale. Elle traverse y compris les courants libéraux les plus « respectables » : même le philosophe Julian Huxley, premier directeur de l’UNESCO et fondateur du World Wide Fund for Nature (WWF), ou l’économiste John Maynard Keynes, vice-président de la British Eugenics Society de 1937 à 1944, ont pu adhérer aux théories eugénistes, quoique dans une perspective malgré tout encore héritière de l’humanisme.
Walter Lippmann en offre une autre illustration, plus paradoxale. La philosophe Barbara Stiegler a montré que le néolibéralisme tel qu’il le conçoit dans les années 1930 – et qui posera, lors du colloque éponyme de 1938, les fondements du futur néolibéralisme – est encore imprégné de « darwinisme » spencérien. Lippmann croit rompre avec Spencer ; il en reconduit la logique centrale. L’environnement économique s’impose aux individus, qui doivent s’y adapter ou périr. Comme chez Spencer, l’organisme est soumis à un environnement absolutisé qu’il ne peut que subir, à un ordre social et économique en quelque sorte naturalisé.
De là découle sa pensée politique, sur fond d’essor des fascismes et nationalismes (de nos jours cette pensée n’est plus nationaliste mais mondialiste, la seule Internationale qui fonctionne n’est plus celle des travailleur, mais celle des capitalistes!) : le citoyen ordinaire serait inapte à gouverner une société complexe et il reviendrait donc à une minorité d’experts (« les techniciens » comme disait, dans ses carnets intimes, Jean Monnet) de le faire pour le compte d’une majorité incapable de raisonner correctement sur ses propres intérêts. Élitisme épistémique et « darwinisme social » produisent la même architecture politique : une hiérarchie naturalisée entre ceux qui décident et ceux qui subissent. La responsabilité des élites est alors d’adapter les « masses » au capitalisme et à la concurrence, qui bouleversent perpétuellement tous les repères.
L’historien Johann Chapoutot évalue que « si l’on décompose le nazisme en ses éléments constitutifs - le racisme, l’antisémitisme, l’eugénisme, le darwinisme social – on découvre que ces éléments sont d’une grande banalité dans l’Europe, et l’Occident de l’époque. Les nazis puisent dans la langue de leurs contemporains ».
Les États-Unis (et la Suisse) avaient leurs propres lois de stérilisation eugéniste avant 1933. Harry Laughlin, directeur du Bureau d’archives sur l’eugénisme (Eugenics Record Office), financé par les fondations de puissants industriels (Carnegie, Rockefeller…), reçut en 1936 le titre de doctor honoris causa de l’université de Heidelberg pour sa contribution à la « science de la purification de la race » (2). Race, colonies, darwinisme : ces catégories formaient un fonds commun entre les démocraties occidentales et régimes nationalistes, fasciste ou nazi, qui n’en étaient que les héritiers.
Et contrairement à ce qu’on a cru, après 1945, l’eugénisme ne disparaît pas. Il mute. Julian Huxley en opère la recomposition sémantique. Il forge en 1957 le mot « transhumanisme » pour désigner la même ambition sous un vocabulaire renouvelé, après le discrédit dont la Seconde Guerre mondiale a frappé le rapprochement entre biologie et social. Dans le même texte où il invente le mot, il écrit : « C’est la qualité du peuple, non sa seule quantité que nous devons atteindre ». L’eugénisme s’est rangé derrière un nouveau drapeau.
Dans ses travaux de philosophie le suédois Nick Bostrom liste les « pressions dysgéniques » parmi les risques existentiels pour l’humanité. Comprendre : que les moins intelligents puissent dépasser en nombre les plus intelligents et entraîner l’espèce vers une perte totale d’intelligence (sorte d’hypothèse Idiocracy).
Du racisme de lutte des classes au racisme de lutte des « diplômés » !
On voit ainsi que le « darwinisme social » ne se résume pas seulement à une hiérarchie de classes sociales tenant les pauvres pour responsables de leur sort – ce que maints penseurs libéraux répètent depuis deux siècles (même si cette pensée est loin d’être celle de tous les libéraux).
Le philosophe et écrivain britannique Nick Land théorise dans les années 2000-2010 les Lumières noires (Dark Enlightenment) : rejet de la démocratie comme régime de la médiocrité, réhabilitation des hiérarchies naturelles, accélérationnisme technologique comme sélection des meilleurs. Ce n’est pas un courant marginal : Andreessen le cite nommément dans son manifeste de 2023.
Thiel a lui-même écrit, en 2009, qu’il ne croit plus à la compatibilité entre liberté et démocratie. La démocratie empêche les « élites » de réaliser leur destin (cf la pièce de Shakespeare « Coriolan »). La boucle est bouclée : de Lippmann à Thiel, la même architecture hiérarchique a suivi sa pente naturelle jusqu’à son terme anti-démocratique.
La passerelle entre le libéralisme bourgeois "darwiniste" et extrêmes droites contemporaines – qui se revendiquent volontiers libertariennes (la loi féodale du plus fort) – n’est pas imaginaire. De Spencer à Galton, du colloque Lippmann au Dark Enlightenment, ce que ces mouvances partagent, c’est la conviction que la hiérarchie entre les humains est naturelle, que certains sont voués à décider, et les autres à obéir. Ou à se taire, se soumettre, voire à disparaître.
Notes
(1) Parler des libéralismes serait d’ailleurs plus juste tant cette famille politique est diverse et contradictoire.
(2) cf. « Diriger l’évolution : anatomie d’une croyance occidentale. L’homme augmenté en Europe. Rêve et cauchemar de l’entre-deux-guerres », 2021, note 47.
15/08/2026
suppression de la main d'œuvre humaine - captation des richesses par le capital
ça parle de Ceuta/ l'Espagne/ Israel
des incendies près de Bordeaux et de ce qu'on DECOUVRE quand on fouille un peu sur le sujet ...
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11/08/2026
Des églises ouvertes et des cafés (où on pouvait fumer) partout - des caméras de vidéo-surveillance nulle part !
tiens, un autre problème qui fait que la vie en 1960 était beaucoup plus commode et moins stressée que maintenant :
Depuis lors le Grand Capital a fait mourir tous les magasins.
Ce qui veut dire ?
Ce qui veut dire qu'alors, jusque dans les années 70, il n'y avait nul besoin de faire ses courses à la semaine (voire plus si on commande par catalogue comme Maximo par exemple, ce que les gens font de plus en plus, c'est plus reposant et on échappe à la soumission et à leurs immondes caméras de vidéo-surveillance! pour le mois entier),
on pouvait acheter les choses au fur et à mesure qu'on en avait besoin !
- Un saut dans les magasins de la ville, voire du coin, quelques minutes de promenade (pas plus que dans un parking d'hypermarché !), et voilà !
Et on avait droit au sourire de la crémière (pas à la gueule des vigiles privés) ! ce qui change sacrément les relations sociales et l'ambiance des journées, je vous assure !!!
Et on pouvait y envoyer les enfants, qui s'en faisaient une distraction, voire comme le raconte Elian-J Finbert le chien, dressé à aller acheter les croissants ! (et qui savait les compter !)
c'était LA FRANCE, c'était la Civilisation, c'était la vie normale
12/07/2026
BAISSE DU POUVOIR D'ACHAT des français que s'est-il passé exactement en france ?
dans un commentaire sur "réseau international" quelqu'un parlant de 1975 dit "on était plus pauvres" - FAUX ! en 1975 on était plus riches, le niveau de vie des français (qui s'est élevé régulièrement jusqu'en1983) a depuis 40 ans baissé, de plus en plus profondément (et devenu plus précaire !), dans les années 60 il n'y avait plus de mendiants, et on était persuadé qu'il n'y en aurait plus jamais, tout ça c'est du passé ! maintenant c'est le progrès ! et les Etats sont civilisés, même la droite trouvait ça normal à l'époque, souvenez-vous Aussi les associations caritatives ont été estomaquées quand à la fin des années 80 elles ont vu réapparaître des mendiants sur les trottoirs des villes !!! et ces êtres pour lesquels on a du inventer un néologisme "SDF" tellement on avait perdu l'idée qu'une telle déchéance puisse exister dans une société civilisée
écrit en 2015 : Le niveau de vie des gens en France a beaucoup régressé depuis trente ans ! c'est affolant.
Il y a 40 ans un couple d'employés de bureau, lui à la SNCF, elle simple agent administratif à l'ONIC, pouvait se permettre d'avoir, en propriété, une résidence secondaire, pour les vacances, en Provence, et d'y aller régulièrement, en train-auto-couchette pour les vacances, et de temps en temps pour l'entretenir. (Et ce n'était pas des gens nés avec une cuillère d'argent dans la bouche, loin de là ! tout à fait des français-moyens du peuple qui avaient profité de l'augmentation du niveau de vie en France (en Europe) des années 50 et 60 (suite au programme du Conseil National de la Résistance, De Gaulle et les communistes et grâce à la pratique du "circuit du trésor", renseignez-vous dans le livre de Rougeyron sur la loi de 1973 ) Et ils n'avaient pas peur du lendemain, ils avaient des emplois sûrs, où ils pouvaient faire carrière. Et la femme faisait régulièrement les magasins (du centre-ville), pour y dénicher de nouvelles fringues (pas en discount !). Et ils pouvaient "recevoir", et avoir une cave de vins.
Et ça avec une éducation secondaire du niveau brevet, bien entendu !
(pas de bac+4 ou 5 pour décrocher un petit contrat précaire à l'époque !
)
encore des exemples
http://globalpresse.wordpress.com/2012/08/28/pub-soulevez...
vingt dieu ! mais quand est-ce qu'on descend dans la rue pour faire tout péter ? !!!!
http://actualite.portail.free.fr/monde/05-08-2012/le-synd...
"Que s'est-il exactement passé en France, à la charnière des années 1970-1980, pour que cette période suscite une nostalgie allant bien au-delà d'une simple mélancolie générationnelle" ? D'où vient ce sentiment vague mais prégnant que tout a définitivement basculé entre le premier choc pétrolier et le "tournant de la rigueur" (dont on sait maintenant qu'il était planifié .....) en 1983 ? (lisez le livre de Rougeyron)"
D'ailleurs en 1960 un ouvrier, avec un salaire, car sa femme ne travaillait pas, avait les moyens de faire vivre lui, sa femme et ses enfants, et logeait, en location à l'époque, sauf héritage, à un prix nullement écrasant, dans une maison, une vraie maison de taille normale, où il y avait la place pour que chaque enfant aie sa chambre, et avec un jardin, qu'il cultivait. Pas de voiture, mais de toutes façons ou bien son usine était dans la même ville où il habitait, ou si elle était plus loin il avait des trains ou des autocars, avec lesquels il pouvait y aller pour un prix modique, des "trains d'ouvriers". De toutes façons, comme sa femme ne travaillait pas, elle avait fait les courses dans la journée avant qu'il ne rentre, il pouvait se reposer et personne n'était réduit à se démener avec une "double journée".
Et les enfants ? Mais bien sûr ils allaient à l'école eux-mêmes, quelle question ! A pied, et ils rentraient en courant à travers la ville au milieu des feuilles mortes, en tirant quelques sonnettes de temps en temps, sans risquer de se voir ficher à vie comme terroristes potentiels, ni de se retrouver menottés au Commissariat en garde à vue ! ![]()
mais maintenant, comme a dit fort bien un commentateur sur Internet :
C’est déjà trop tard pour arrêter le mouvement, car la spirale conflictuelle entre possédants et possédés a acquis une force inertielle suffisante.
La capitalisme cynique et décomplexé a été trop loin en France. Et au + le pouvoir résistera au pire ce sera pour lui. Il a intérêt à lâcher du lest fort et vite. En clair : à capituler devant la légitimité des revendications populaires ( « populiste » disent les journaputes ).
BILAN, Quelqu'un sur Internet dit :
"Mes grands-parents paternels ont vécu le parcours classique des ouvriers des 30 Glorieuses :
- Travail en CDI, toute sa carrière dans la même entreprise ;
- Achat d’une maison à crédit ;
- 3 enfants ;
- Retraite à 60 ans ;
- Repos au soleil.
Aujourd’hui tout cela appartient au passé."
Que s'est-il donc passé, alors que le pays est devenu toujours plus riche et que la productivité du travail n'a cessé de croître ?
Ben ! la réponse est dans Karl Marx : LUTTE DES CLASSES, les forces au service du grand capital ont gagné la prééminence universitaire, puis scolaire, puis politique et journalistique, on a décervelé puis effrayé par la violence policière, et par le NAIRU (vous ne connaissez pas ?! c'est enseigné dans toutes les écoles supérieures de commerce) le peuple des travailleurs, et voilà le résultat ! et maintenant les plans totalitaires de Klaus Schwab et ses Young World Leaders de Davos.
et si on ne se recultive pas, et si on ne reprend pas courage, (et avec la violence ! moyen incontournable quoi qu'on die ! d'ailleurs Etienne Chouard a bien vu que "le MYTHE de la non-violence a été inventé pour protéger la bourgeoisie") et si on ne lutte pas ça deviendra encore pire !
10/07/2026
Comment l'Elite apprend à trahir ! LE FRIC ! ou une analyse marxiste du petit monde des universitaire s'impose !
florilège de la servitude volontaire : l’hypocrisie des élites et la trahison du contrat social (3/5) Xavier Azalbert, France-Soir 18/4 2026
La vidéo Zapping Coronacircus ne se contente pas de montrer un peuple docile. Elle révèle, en filigrane, une classe dirigeante qui a observé, organisé et parfois encouragé cette docilité tout en se plaçant elle-même au-dessus des règles qu’elle imposait. Ce n’est pas une simple incohérence individuelle ou une série d’erreurs de jugement. C’est une trahison collective et structurée du contrat social.
Il convient de distinguer trois grandes figures de l’élite, qui n’ont pas le même rôle ni les mêmes incitations, mais convergent dans le même mouvement de conformité :
L’élite politique : celle qui détient le pouvoir décisionnel (présidence, gouvernement, parlement, hauts fonctionnaires). Elle est directement responsable de l’édiction des règles et de leur application coercitive.
L’élite intellectuelle et médiatique : universitaires, experts, journalistes, éditeurs, intellectuels publics. Elle a pour fonction de légitimer le discours, de produire le discours « scientifique » et de sanctionner les déviants.
L’élite économique : dirigeants de grandes entreprises, surtout pharmaceutiques, technologiques et financières. Elle a tiré profit matériel direct de la crise tout en influençant discrètement les décisions publiques.
Des élites formées à l’esprit critique, redevables au système qui les avait élevées, ont choisi la conformité, l’hypocrisie et le silence. Ces trois sous-ensembles, malgré leurs intérêts parfois divergents, ont formé une coalition objective de servitude volontaire et en ont tiré un bénéfice symbolique et matériel. Ce choix n’est pas seulement moral ; il est profondément sociologique et psychique. Il révèle comment, même chez les mieux éduqués, la peur de la perte de statut, la logique du groupe et la préservation d’une « valeur de marché » peuvent transformer l’intelligence en instrument de conformité. Chacune avait ses propres raisons de ne pas questionner, mais toutes ont contribué à verrouiller le mécanisme et à réduire l’autonomie collective.
Ces élites n’étaient pas des acteurs extérieurs ou des « ennemis du peuple ». Elles étaient le produit même du système français : grandes écoles, corps d’État, réseaux d’influence, cabinets ministériels, médias publics ou privés, universités et institutions de recherche. Formées dès leur plus jeune âge à l’esprit critique, à l’analyse rigoureuse, au questionnement des dogmes et à la défense de l’intérêt général, elles étaient redevables à ce système qui leur avait tout offert : éducation d’élite, statut social élevé, revenus confortables, protections institutionnelles et accès privilégié à l’information.
Pourtant, face à la crise, elles ont massivement choisi de ne pas exercer ce devoir de critique. Sociologiquement, ce phénomène de compliance des élites s’explique par un calcul rationnel froid : elles avaient beaucoup plus à perdre qu’à gagner en osant questionner le discours officiel. Des mécanismes sociaux et institutionnels puissants existaient pour empêcher quiconque de sortir du rang : le déclassement immédiat, l’étiquetage comme « mauvais citoyen », la mise en cause de la loyauté républicaine, ou pire encore le risque d’être traité de « complotiste ». Pour certaines personnes, cette étiquette était trop coûteuse à porter. Alors même que ces élites sont prêtes à arborer des vêtements de marque pour afficher leur aisance matérielle, elles ont perdu le sens de se démarquer intellectuellement. La peur de l’exclusion sociale et professionnelle a été plus forte que le devoir de vérité et le respect du contrat social.
Dans l’économie de l’abondance algorithmique, leur valeur de marché repose de moins en moins sur des compétences techniques (de plus en plus remplaçables par l’IA) et de plus en plus sur une réputation culturelle et un alignement visible au consensus du moment. Conformer, même contre sa conviction intime, devient alors un investissement rationnel : mieux vaut perdre un peu de dignité (personnelle et intellectuelle) que risquer une perte totale de statut et d’influence.
C’est ici que se manifeste pleinement le mécanisme de la servitude volontaire décrit par La Boétie, mais appliqué aux élites elles-mêmes. Elles ne subissent pas la servitude imposée par un tyran extérieur ; elles l’acceptent volontairement pour protéger leur position.
Même quand elles ne sont pas d’accord au fond, elles se conforment parce que leur « valeur de marché » – leur employabilité, leur influence sociale, leur capital symbolique – serait immédiatement affectée par un étiquetage (« complotiste », « irresponsable », « antivax ») contraire au consensus de group construit pour l’occasion.
Cette compliance s’est traduite par une hypocrisie flagrante et répétée. Pendant que les Français étaient confinés à un kilomètre de chez eux, interdits de rassemblement familial et sommés de justifier chaque déplacement sur une auto-attestation, une partie des dirigeants participait à des dîners privés, à des réunions sans masque ou à des déplacements non déclarés. Des ministres et hauts fonctionnaires profitaient de leurs grandes maisons avec jardin ou de leurs résidences secondaires à Arcachon, Saint-Malo, sur l’île de Ré ou dans d’autres lieux de villégiature habituellement réservés aux vacances d’été. Ils avaient les moyens matériels d’un confinement serein - espace, calme, nature - tandis que le peuple étouffait dans les appartements parisiens ou provinciaux.
Des scandales comme les dîners clandestins à l’Élysée ou chez certains ministres, les voyages privés de responsables politiques pendant les périodes les plus strictes, ou encore les fêtes organisées par des membres du gouvernement alors que les citoyens étaient verbalisés pour un jogging hors périmètre, illustrent cette double norme. Cette hypocrisie visible, tolérée sans sanction réelle, a renforcé la docilité collective. Le peuple voyait, savait, et pourtant continuait à obéir, comme si l’inégalité devant la loi était devenue une nouvelle normalité acceptée.
La lente dégénérescence des libertés fondamentales
Ce qui s’est joué n’est pas un viol brutal et soudain des droits, mais une réduction progressive, programmée et unidirectionnelle de l’autonomie individuelle et collective. Liberté d’aller et venir, de se réunir, de travailler, d’éduquer ses enfants, de choisir son mode de soin : chaque mesure rognait un peu plus ces libertés fondamentales. Le premier confinement de 55 jours, les attestations de déplacement, les couvre-feux nationaux, la fermeture des écoles et des commerces « non essentiels », le port obligatoire du masque même en extérieur, puis le passe sanitaire conditionnant l’accès à la vie sociale et professionnelle : chaque nouvelle contrainte appelait la suivante, créant une spirale où la normale d’hier devenait l’exception d’aujourd’hui.
Cette dégénérescence lente a été rendue possible par le silence ou la complaisance des élites qui, disposant de tous les moyens intellectuels et matériels pour s’interroger, ont préféré ne pas le faire. Comme le décrit l’article « France, pays des Lumières éteintes », cette opacité et cette trahison des libertés ont transformé la France en un pays où les Lumières se sont éteintes, au profit d’une gouvernance par la peur et la division.
Le cœur de cette trahison réside dans la transformation systématique des fausses vérités en dogmes et des vérités établies en mensonges. Le masque est passé d’« inutile » à « obligatoire partout », les écoles d’« ouvertes coûte que coûte » à « fermées pendant des mois », les modèles catastrophistes d’« incontestables » à « largement surestimés », sans que ces revirements ne soient jamais assumés comme des erreurs. L’inversion de la charge de la preuve est devenue la norme : le gouvernement affirmait sans preuves tangibles (transparence des contrats vaccins, données complètes du Conseil de défense) et exigeait du citoyen qu’il prouve son absence de « complotisme » pour oser douter.
On peut ici relire la crise à travers le prisme de Bertolt Brecht et de son essai Les cinq difficultés pour dire la vérité (1935). Brecht identifiait cinq obstacles que doit surmonter quiconque veut dire la vérité en période de crise ou de barbarie : le courage de la dire malgré les risques ; la lucidité de la reconnaître au milieu de la propagande ; le jugement de choisir quelle vérité est la plus urgente ; l’art de la rendre utilisable comme une arme ; et la ruse de la diffuser sans se faire immédiatement réduire au silence.
Les élites françaises ont échoué, collectivement, sur ces cinq points. Elles ont manqué de courage face à l’étiquetage « complotiste », de lucidité face aux données qui contredisaient le narratif officiel, de jugement en privilégiant la vérité de groupe plutôt que la vérité factuelle, d’art pour transformer leur savoir en contre-pouvoir, et de ruse pour faire circuler les faits sans se faire ostraciser. Au lieu de cela, elles ont choisi la conformité, transformant leur silence ou leur acquiescement en un nouvel outil de gouvernance.
Cette capitulation face à la vérité rappelle la célèbre allégorie de la caverne de Platon. Comme les prisonniers enchaînés, les élites ont préféré les ombres projetées sur le mur -les courbes exponentielles, les modélisations alarmistes, le narratif officiel - à la lumière difficile et inconfortable de la réalité. Sortir de la caverne aurait exigé de remettre en question leur statut, leur confort intellectuel et leur position dans la hiérarchie sociale. Elles ont donc choisi de rester dans l’ombre, contemplant les projections du « bien sanitaire » plutôt que d’affronter la vérité nue.
On peut parler ici d’un véritable virus de la peur, arme psychologique orchestrée par les élites pour manipuler les sociétés et imposer la soumission. Cette peur exploitée transforme les citoyens en « exécutants bénévoles » de leur propre asservissement. Les élites, qui avaient accès à toutes les données et à tous les contre-exemples, ont choisi de relayer ou de laisser passer ces fausses vérités. Par peur d’être ostracisées ou par conformisme, elles ont participé à cette entreprise de travestissement de la réalité.
Cette conformité massive ne relève pas d’une simple lâcheté individuelle, mais de biais cognitifs bien identifiés et puissants : groupthink : le besoin impérieux de consensus à tout prix dans les cercles fermés (Conseil scientifique, comités d’experts) ; biais de conformité sociale : la terreur d’être le seul à sortir du rang ; aversion à la perte (loss aversion) : la douleur psychologique de perdre son statut est perçue comme bien supérieure au gain moral d’une prise de position courageuse ; biais d’autorité : la tendance à suivre le narratif officiel parce qu’il émane des « experts » et des institutions légitimes ; et biais de statut : la préservation de la « valeur de marché » algorithmique devient le moteur principal, plus puissant que la vérité.
Dans l’économie de l’abondance algorithmique, où la valeur des élites cognitives devient marginale et remplaçable par l’IA, leur réputation et leur influence reposent de plus en plus sur une conformité visible au consensus du moment.
Le piège rationnel : dilemme du prisonnier et équilibre de Nash
Les élites se sont enfermées dans une vérité de groupe, un mensonge collectif qu’elles ont fini par intérioriser. Selon la théorie des incitations, les récompenses positives (statut, carrière, paix sociale, accès aux réseaux) et les sanctions négatives (étiquetage « complotiste », déclassement, ostracisme) les poussent ou les contraignent à rester dans le groupe. Le coût à payer pour sortir est énorme, comme l’ont montré les cas du Pr Didier Raoult, du Pr Christian Perronne ou de ceux qui ont osé poser des questions dérangeantes.
Cette situation correspond au dilemme du Prisonnier : chaque élite, prise individuellement, a intérêt à coopérer avec le narratif officiel (rester silencieuse ou relayeuse) car le gain immédiat (préservation de son statut) est supérieur au risque de déviance. Mais collectivement, tout le monde perd : la vérité disparaît, la société s’appauvrit et la confiance s’effondre. L’équilibre de Nash décrit l’état stable dans lequel se trouvent les élites : personne n’a intérêt à dévier unilatéralement car le coût social et professionnel serait trop élevé. Le mauvais équilibre (le mensonge collectif) persiste parce qu’il est rationnel pour chacun.
La banalité du bien : quand le masque du bien cache la maltraitance institutionnelle
À cette lecture politique et historique, le psychanalyste Patrick Sigwalt, créateur du Groupe Clinique dans la Crise en 2023, apporte une dimension clinique décisive avec son concept de « banalité du bien ». Inversion contemporaine et redoutable de la « banalité du mal » théorisée par Hannah Arendt, cette notion éclaire comment, dans une période de crise, le « bien » officiel – protection sanitaire, solidarité nationale, science au service du plus grand nombre – devient le masque ordinaire, presque invisible, d’une maltraitance institutionnelle massive et quotidienne. Ce ne sont plus seulement la peur ou la propagande qui expliquent la docilité collective : c’est une économie psychique profonde où des citoyens, des soignants, des experts et des décideurs « ordinaires » participent, sans se percevoir comme violents ni comme complices, à la transgression répétée des repères symboliques fondamentaux (consentement libre et éclairé, débat contradictoire, autonomie du sujet, loi de la parole). Le discours du bien rationalise alors collectivement la division (vaccinés versus non-vaccinés), la honte, la culpabilisation et la perte de repères. Il transforme la crise en un trauma psychique partagé dont les effets se prolongent bien au-delà des mesures elles-mêmes : déni de la violence subie, identification à l’agresseur, ou au contraire clivage entre ceux qui ont « tenu » et ceux qui ont « craqué ».
Sigwalt invite ainsi à un véritable travail d’élaboration collective : le devoir de mémoire ne doit pas seulement recenser les faits et les techniques de programmation, il doit aussi permettre de nommer et de penser cette banalité du bien, afin que la société ne répète pas, sous couvert de nouvelles urgences, les mêmes mécanismes de servitude psychique et institutionnelle.
Des discussions récentes avec des personnes appartenant à ces cercles élitaires montrent à quel point ce mécanisme est actif. Beaucoup évitent purement et simplement la conversation sur la crise sanitaire, arguant que « l’on n’en parle plus ». D’autres font mine d’être étonnés lorsqu’on leur présente les chiffres des effets secondaires ou l’augmentation perceptible de certains cancers, pour immédiatement se retrancher derrière la formule « corrélation n’est pas causalité » dans la juste continuité de « corrélation n’est pas causalité » caractérisant ainsi l’inversion de la charge de la preuve. Quand on évoque l’affaire Brigitte Macron ou la responsabilité d’un professeur face à un élève de 14 ans, leurs poils se hérissent sans qu’ils acceptent d’examiner les faits. Ils préfèrent l’anesthésie morale à la remise en question.
D’autres encore tentent de ramener l’interlocuteur « dans le rang » en l’accusant de « tendances complotistes », sans s’interroger sur leurs propres biais cognitifs. Cette attitude révèle une dépendance profonde à la « banalité du bien » décrite par Sigwalt : ces personnes aisées ont plus à perdre qu’à gagner en sortant de la spirale du groupe. L’argent gagné en quantité importante a acheté leur silence, leurs valeurs et parfois leur morale. Elles ne se révoltent plus, même face à des sujets graves comme la pédocriminalité. Elles sont devenues incapables de se démarquer, préférant la paix financière et leur confort à la vérité.
Le plus troublant est que ces mêmes élites, censées fournir la valeur ajoutée grâce à leurs hautes études, acceptent docilement l’autorité sans exiger de preuves : sur la Russie présentée comme un ennemi inévitable (Delphine Ernotte l’a encore mentionné lors de son audition devant la commission d’enquête sur l’audiovisuel public), sur les prophéties de Jancovici, sur la transition énergétique, ou sur la fermeture de centrales nucléaires au risque de perdre l’indépendance énergétique et un avantage stratégique pour la France. Certains, formés dans des écoles militaires comme Polytechnique, ont même déclaré, dès le conflit Russo-Ukrainien, qu’ils préféreraient « se cacher au fin fond de l’Ubaye » ou « les vallées retirées des Pyrénées » plutôt que de risquer leur vie.
La spirale n’est plus ascendante ; elle est descendante. Un mensonge en appelle un autre, et les élites paraissent se mettre à son service.
Hannah Arendt, qui avait théorisé la banalité du mal, aurait sans doute été frappée par cette inversion : le danger aujourd’hui ne vient plus seulement de ceux qui font le mal en toute banalité, mais de ceux qui font le mal en se croyant du côté du bien. Cette « banalité du bien » s’accompagne d’une perte du sens du réel. Les élites ne perçoivent plus la souffrance concrète qu’elles contribuent à produire, car le discours moralisateur fait écran. Elles vivent dans un monde de représentations où la protection abstraite du « plus grand nombre » justifie la maltraitance du concret.
Emmanuel Levinas nous rappelle que la responsabilité envers l’Autre est le fondement même de l’éthique. Or, ces élites ont choisi de fermer les yeux sur l’Autre concret — le patient privé de traitement précoce, l’enfant dont l’école a fermé, le commerçant ruiné — au nom d’un « bien » abstrait. Cette fuite devant la responsabilité engendre une mauvaise conscience qu’elles anesthésient par le conformisme et le déni.
Nietzsche, quant à lui, aurait vu dans cette attitude une forme moderne de « morale des esclaves » : valoriser la sécurité, la protection du plus faible et la conformité plutôt que le courage, la vérité et la grandeur. Le « bien sanitaire » est devenu une nouvelle morale d’esclave qui justifie la servitude volontaire.
La rupture du contrat social
Cette hypocrisie, ces fausses vérités, ces biais cognitifs et cette banalité du bien ont constitué une rupture profonde du contrat social. Rousseau définissait celui-ci comme l’engagement mutuel par lequel chacun aliène une partie de sa liberté au profit de l’intérêt général, sous la garantie de l’égalité et de la transparence. Ici, l’égalité a disparu : les règles n’étaient pas les mêmes pour tous. La transparence a été remplacée par l’opacité
Les élites, qui avaient tous les moyens de penser, ont choisi le silence ou la complaisance. Elles ont ainsi accéléré la lente réduction de l’autonomie collective, transformant une crise temporaire en un précédent durable de docilité programmée.
Le sondage MIS Group de février 2026 confirme l’ampleur des dégâts : une majorité écrasante de Français exprime une défiance durable envers le gouvernement, les médias et les institutions.
L’hypocrisie des élites n’a pas seulement révélé une faiblesse morale. Elle a rendu la servitude volontaire du peuple encore plus tragique, car il a obéi non seulement à un pouvoir, mais à un pouvoir qui le méprisait ouvertement, qui vivait selon d’autres règles et qui transformait le mensonge et le « bien » en outils de gouvernance courant. Ces élites, formées pour guider, ont choisi de ne pas questionner. Elles ont ainsi participé à la lente dégénérescence des libertés fondamentales et à la généralisation des fausses vérités. C’est une capitulation envers le contrat social.
Nous ne sommes plus dans une société vertueuse avec une spirale ascendante qui tire vers le haut, mais dans une société où le mensonge règne en maître et où les élites se mettent à son service, car un mensonge appelle un autre mensonge.
Cette trahison pose une question centrale pour l’avenir démocratique : comment reconstruire la confiance quand ceux qui étaient censés protéger le contrat social l’ont ouvertement rompu ?
C’est précisément cette question que nous aborderons dans l’article 4/5 : Le bilan coût-bénéfice et la véritable finalité de cet exercice. Car au-delà de l’hypocrisie et du mensonge, il faut désormais interroger ce que cet « exercice » collectif de servitude volontaire a réellement coûté à la société, et à qui il a réellement profité.
20/06/2026
le néolibéralisme EST un fascisme
en complément de mon billet (que vous avez peut-être déjà lu, sinon j'en conseille la lecture):
Question rentabilité, travail, société, n'est-on pas en train de faire tragiquement fausse route ?
il appert de plus en plus qu'il y a eu un pervertissement de notre société et de nos valeurs à partir du moment où le tout-capitalisme a réussi à imposer le règne du terme "rentabilité " (terme tout à fait nouveau dans la langue française, il fut employé pour la première fois dans les années 20 - 1920 - à la tribune de la chambre pour désigner la capacité d'une terre de rapporter à son propriétaire - pas à l'agriculteur ! détail significatif ! ... - des rentes. Le journaliste qui rapportait ce terme était offusqué de cet étrange "barbarisme" et disait "après l'invasion des barbares voici l'invasion des barbarismes" !) et la recherche sacro-sainte de l'efficacité
(par exemple Hitler s'est distingué des autres massacreurs par un souci d'efficacité....),
considérée comme une DEVOIR, plus important que tous les devoir moraux et que tout ce dont était fait la nature humaine, ce basculement de civilisation était lourd de conséquences, comme on l'a vu, et comme on n'a pas fini de le voir.
Mantenant lisez ci-dessous une démonstration que le néolibéralisme est un fascisme :
03/03/2016 Par DANIEL ZIARKOWSKI :
J’ai appris que le néolibéralisme est un totalitarisme car il frappe chacune des sphères de notre société.
Si l’on considère que le fascisme est une aptitude autoritaire, arbitraire, violente et dictatoriale imposée par un groupe quelconque à son entourage, l’extrémisme néolibéraliste répond à cette définition du Larousse. En outre, le fascisme se définit aussi et surtout comme une action de toutes les composantes de l’Etat à sa seule idéologie totalitaire. Notre politique actuelle, depuis ces deux derniers quinquennats répondant à des actions politiques dénuées de tout sens, de tout but, de toute vérité compréhensible par le plus grand nombre en diminuant tout autant un maximum de valeurs qui furent et sont les fondements de toute république, la dénomination de gouvernement fascisant pourrait donc être évoquée.
Depuis 2007, l’Etat et donc le gouvernement, n’ont eu de cesse (tout en explosant le déficit budgétaire) de réaliser des coupes budgétaires sous le prétexte fallacieux de modernisation de leurs actions. Ces mêmes actions ne sont, donc, que l’application par l’Etat de l’action des entreprises (en particulier celles du CAC 40) dans un but évident de la diminution de la charge salariale (RGPP, Réate, réforme territoriale …) mais aussi donc, dans une supposée diminution des coûts de production, de rentabilité incontournable. En conséquence, l’Etat se désengage du public dont pourtant il se doit d’être au service avec de graves conséquences comme celles des plus démunis qui ont de plus en plus de difficultés tels l’accès aux soins, aux droits fondamentaux (programmes du FN qui a deviné la faille et s’y est engouffré d’où son score au niveau de cette part de la population).
Les discours publics récurrents depuis une décennie, ont donc créé une forme d’abstraction de l’humain au profit seul de la rentabilité en dehors de toute solidarité nationale d’où l’émergence de discours violents mettant en avant les principes de patriotisme, d’attachement à ce qui fut, du repli sur soit, à la notion de « nationalité » mise en danger. C’est donc l’émergence d’un repli identitaire qui fustige, de fait, ces personnes qualifiées d’assistées que l’ère sarkozienne a tant déclamée et continue à déclamer au travers des propos d’un Bruno Le Maire, d’un Guillaume Pelletier et tant d’autres.
Nos gouvernements successifs et, en général, les gouvernements des pays démocratiques, sont devenus sujets « lobbyant » de l’économie. L’Etat, de par cet entregent lobbyiste avec l’entreprise, n’appuie que « sa » réflexion sur ce principe économique et ce malgré l’affirmation hollandaise de « Mon ennemie c’est la finance ». Les toutes dernières lois en termes de sécurité, du travail, cet amendement ahurissant de dédouaner de toutes responsabilités financières les pollueurs … pour ne citer qu’elles, ne tendent, ouvertement qu’à la protection de l’économie au détriment et de la mise en péril du bien commun. Comme le clamait Margaret Thatcher « There is no alternative ! ».
Sur cette expression selon laquelle il n’y a aucune alternative, qu’il se faut donc être réaliste et rationnel, tout ce qui est proche d’une action ou d’une proposition humaniste est disqualifié par le discours gouvernemental et la menace du 49.3. L’humanisme devient donc une utopie en contradiction avec les préceptes économiques. L’histoire du pays n’a pu sa place d’enseignements qui est donc mise au rencart sous le prétexte de la nécessité. Encore une fois, l’action du néolibéralisme a créé des hydres qui se réclament de l’importance du passé dont les ZEMMOUR et FINKIELKRAUT furent les hérauts les plus retentissants ! Et pourtant, l’Etat, son gouvernement auraient du apprendre de l’Histoire !
A cet effacement de l’histoire, et qui pourtant dans un certain sens nous renvoie au XIXème siècle et à cette allégorie de CHAPLIN par ces « Temps Modernes », l’absence de performance dirige vers la disparition. On a induit dans l’esprit collectif, et on l’enseigne à nos enfants, que l’inefficacité est coupable, que chaque acte et action doivent être justifiés, que l’on doit démontrer ses objectifs appuyés sur une foultitude d’indicateurs qui sont « textes d’évangile » et donc que l’application d’une forme de théologie économique. Dieu est Argent ! Son enseignement fustige la créativité, l’esprit critique, l’intelligence humaine, et la morale, au seul profit de la table de la loi économique où le premier commandement est : rentabilité ! On a rompu la confiance et, par contre, on a emmené une part de la population vers cette sous-culture.
Aujourd’hui l’humanisme a été mis au rencart ! Le néolibéralisme est effectivement fasciste, l'humanité se doit être économique. Comme le clamait Eric WOERTH dans sa présentation de sa loi pour les retraites, un ouvrier s'use. L'humain est devenu un outil qui s'use et que l'on met au rebut. On se refuse à utiliser des mots qui sont pourtant la définition de ce qu'est ou ressent l'homme comme l'usure au lieu de fatigue, comme la rentabilité au lieu du professionnalisme, comme un coût au lieu de richesse, comme un frein au lieu de levier, comme une économie à la place d'une vie ou de la compétence.
"ce n'est pas la France dans laquelle j'ai été éduqué" (moi non plus) :
https://ru-clip.net/video/I218JLUT6RA/j%C3%A9r%C3%B4me-rodrigues-%C2%AB-les-gilets-jaunes-ce-n%E2%80%99est-que-le-d%C3%A9but-les-16-et-17-novembre-seront-%C3%A9normes-%C2%BB.html
13/06/2026
voilà pour quelle raison a été créé l'union Européenne, quel est son but
09/06/2026
ecoutez bien cette video, ce cours, magistral ! tout y est
il n'utilise pas le vocabulaire mrxiste, mais c'est la même choses qu'il explique ! c'est un chinois qui maintenant donne des cours dans des universités du Canada anglophone.
01/06/2026
des traitres
Publié dans Lutte des classes, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |
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