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30/04/2021

c'est le fruit de la déculturation du peuple - qui a été voulue ...

dans cette vidéo (toute entière très intéressante)
https://ru-clip.com/video/xmL0Cpzxm-U/ql20-pensons-l-avenir-des-m%C3%A9dias.html

autre lien pour la même vidéo (en cas de censure de ru-clip, qui déplait au grand capital Youtubesque ! ) https://kzclip.com/video/xmL0Cpzxm-U/ql20-pensons-l-aveni...

et encore un autre lien https://odysee.com/@quartierlibre.tv:8/ql20-pensons-l-ave...

conclusion ;Nous avons appris que ce virus avait été trafiqué génétiquement avant la « pandémie ». Nous avons appris que les vaccins ont été préparés avant la « pandémie ». (vous ne saviez pas ?! recherchez, pas dans les médias des 9 milliardaires, bien sûr ! ) Maintenant, nous apprenons que le projet de passeport vaccinal date d’avant la « pandémie ». (article sur Réseauinternational à ce sujet)
Où l’on voit que la soi-disant pandémie n’était qu’un prétexte à l’installation d’une société de surveillance, de diminution de la population, de la destruction de la médecine, de mise en esclavage totalitaire des citoyens et l’avènement d’une dictature mondiale. (Bref, comme j'ai dit dans un autre article de fascisme 2.0 il y a une tendance historique lourde au fascisme, qui s'est formée au cours du XIXème siècle, ça ne date pas d'hier, et dont les fascismes des années 30 n'étaient qu'un premier accès violent surfant sur la peur que ressantaient les bourgeois devant une possible révolution bolchévique dans leurs pays) Jusquà présent seul Zygmunt Bauman avait compris ça, voir "Modernité et holocauste". Maintenant tous les observateurs y viennent les uns après les autres. Mais il est un peu tard ! comme dit le Dr Fouché, il aurait fallu voir le doigt dans l'engrenage avant, dè qu'on nous a supprimé les contrôleurs à l'accès aux quais des gares ! si ! réfléchissez !

https://odysee.com/@quartierlibre.tv:8/ql20-pensons-l-avenir-des-m-dias:5

et avec le titre vous pouvez aussi la trouver sur youtube.

à la 44ème minute JJ Crévecoeur met le doigt sur ce conditionnement (qui remonte aux temps où le peuple restait quoi qu'il arrive adorateur de la bienveillance de "not' bon roi" qu'on ne pouvais pas imaginer ne pas être bienveillant, puisque "voulu par Dieu") comme quoi certaines personnes n'arrivent pas à admettre que le gouvernement puisse ne pas dire la vérité, et vouloir d'autres choses que notre bien ! c'est plus fort qu'eux, une puissance irrationnelle enracinée au fond de leur esprit, ils sont comme des gogosses. Alors que si ils avaient un peu réfléchi au marxisme (qui, quoi qu'on die, est plus scientifique que certains  ne se complaisent à le dire maintenant !......), ils sauraient que "toute l'histoire de l'humanité n'est que l'histoire de la lutte des classes" Depuis l'antiquité, la première phase de lutte des classes qu'on aie pu identifier est ce que les égyptologues appellent la Première Période Intermédiaire,  à la fin de l'Ancien Empire. Et que le gouvernement en place représente les intérêts de la classe dominante, donc des interêts conflituels, contradictoires en tous cas, et qui sont fondés sur l'exploitation des autres classes. Donc qu'un gouvernement en place mêne une politique qui soit nocive à une partie, (en général une partie majoritaire !) du peuple, rien de plus banal ! et de plus naturel ! On ne vit pas dans un monde de bisounours, non, non ! désolé de l'apprendre à cette catégorie de gens ! Les choses ne sont pas si simples !

pareil pour le caractère mondial de cette STRATEGIIE D'ENSEMBLE DU GRAND CAPITAL (appelons-là comme ça si le mot "conspiration" vous donne des boutons de mouton bien lavé du cerveau (!), de toutes façons c'est la même chose, flatus vocis !!) ça fait plus d'un demi-siècle  rien ne se passe qui n'ai fait l'objet d'une étude poussée de la part de cette hyper-classe, tous les historiens savent ça  !

(et si vous ne voulez pas lire Marx, lisez au moins T.J. Dunning qui en 1860 a écrit : "Que le profit soit convenable, et le capital devient courageux : 10% d’assurés, et on peut l’employer partout ; 20%, il s’échauffe ; 50%, il est d’une témérité folle, à 100%, il foule aux pieds toutes les lois humaines ; à 300%, et il n’est pas de crime qu’il n’ose commettre" )

 

maintenant regardez et écoutez attentivement (et notez les noms, et enregistrez la vidéo) cet interview du journaliste Pierre jovanovic sur France Soir

https://www.francesoir.fr/videos-le-defi-de-la-verite/pierre-jovanovic

Quand on pense que l'extrême droite fait croire que ce serait les maghrébins le problème … (qu’est-ce que vous appelez « l’extrème-droite » ? au XIXè siècle l’extrème-droite c’étaaient les monarchistes. )
On ne les entend jamais critiqué (er!) BigPharma.
Vous avez remarqué ?

Ben, bien sûr!  de droite ce sont des procapitalistes, donc ils sont pour Big Pharma !
Pour que la machine infernale de la vaccination forcée cesse, il va falloir lutter comme contre les nazis,

exact ! Il y a une tendance historique, sociologique, et idéologique lourde au fascisme en Occident, on en a connu un premier accès aigu dans les années 30, c’était le fascisme 1.0, maintenant en voici un deuxième!)

sauf que ceux qu'on a face à nous sont plus mondialisés, plus riches et ont bien infiltré la presse

(voilà le problème ! Qui nous sauvera ! On n’est pas en 44!)

comme expliqué ici. Il y avait "Radio Paris ment. Radio Paris ment. Radio Paris est allemand."
L'Hitler du XXI ième siècle s'autofinance et comme celui du XX ième met son organisation au service des puissantes corporations (terme anglais, c’est à dire les gros « groupes », de sociatés par actions, comme ils disent maintenant, bref le grand capital) (qui a soutenu les nazi, en terme d'orga, de fourniture, de finance ? Etc).

Exact ! Et lisez tout ce qu’a fait Ernst Hanfstengel, sans doute envoyé enAllemagne par eux
Les résistants n'avaient pas les réseaux sociaux.
Mais ce qui est le plus puissant c'est de faire circuler l'info officielle autour de nous, en dehors des réseaux où tout le monde est d'accord, pour casser les cloisonnements ; je cite deux sources :
- les cluster dans les EHPAD avec des vaccinés deux doses : chercher dans les dernières nouvelles d'Alsaces (Pfizer)
- la pharmacovigilance officielle sur le site de l'ANSM qui prouve les dégâts mortels et cas graves des vaccins (tous compris !) à à peine 5 mois du début de la vaccination. Sachant que des effet secondaires graves peuvent apparaître durant 10 ans ! Et pour les vaccins ARNm tout au moins (Pfizer Moderna) la technologie n'a AUCUN recul.
- le rapport du ministre de la santé au Conseil d'Etat (qui ménage ainsi ses arrière en cas de procès ?)

 

"c'est un mode assez classique la défenestation !" en effet http://miiraslimake.hautetfort.com/apps/search/?s=hiroshi...

 

29/04/2021

achetez ce livre !

fourtillan expliqué chronologiquement :


C'est la guerre du grand capital covidofasciste contre le peuple, le cas du  Pr Fourtillan explique chronologiquement :

https://odysee.com/@LoveUniverse:8/stan-maillaud-sauvons-le-professeur-en:f

https://videos.files.wordpress.com/vwGIvQOb/film-le-24-04-2021-acc80-20.50_mp4_dvd.mp4

"cette grande réinitialisation consiste à faire de tous les citoyens du monde des esclaves"

En effet, après être revenus sur une perspective historique longue, en incluant le Fascisme 1.0 (celui des années 30) et prenant conscience que cette tendance lourde de la pensée humaine, de la psychopathologie de l'hubris, et de la lutte des classes, la tendance fasciste, qui s'est formée durant le XIXème siècle (voilà un beau et vaste sujet de travaux pour un chercheur !), dont nous avons subit un premier accès aigu dans les années 20 à 40, et qui renaît actuellement ("ceux qui n'ont pas su tirer les lecons de l'histoire seront condamnés à la revivre" on nou avait prévenus, nous n'avons pas su voir la nature du truc, sauf Zygmunt bauman). Bref relisez les articles que j'ai déjà consacré à ce thème, plus mon article en esperanto paru sur Sennaciulo. Il nous faut en fait revenir encore plus loin sur une encore plus vaste paerspective d'histoire longue : celle de Marx. Souvenez-vous quil avait montréque la toute petite classe des exploiteurs (en gros celle dont parle Jandrok) avait succèssivement réduit la masse des travailleurs au statu de l'ESCLAVAGE ANTIQUE, puis du SERVAGE, puis du PROLETARIAT C'était ce qu'il avait sous les yeux Mais bien sûr il ne pouvait prévoir que un siècle plus tard, ils allaient maintenant la réduire de nouveau à une forme d'esclavage, planétaire, et totalitaire, vie les nouvelles techniques, les smart dust, les RFID, les téléphones portables, le caméras de vidé-surveillance, les cartes de crédit et leur argent dématérialisé et dans les mains des banques. Et avec les TRANSHUMANISME, et NEOM (écoutez les vidéos de Yahia Gouasmi, persécuté pour avoir dén cé ce projet). Après 4000 ans on en revient à l'eslcavage et ses colliers de fer aux cous, ses êtres sans droits marqués au fer rouge.

(bref, cultivez-vous, lisez Zygmunt Bauman, et Marx bien sûr, et "Le Médecin de Campagne" de Balzac, et écoutez Louis Fouché et Etienne Chouard, et Jean-Jacque Crèvecoeur, etc, etc )

28/04/2021

vous avez dit "espèces invasives ?"

https://journals.openedition.org/etudesrurales/9172

À PROPOS DES INTRODUCTIONS D’ESPÈCES - ÉCOLOGIE ET IDÉOLOGIES

on commence à réévaluer les "écolos" déjà Bernard Charbonneau qui avait toujours refusé de se réclamer de  l"écologie" car il en voyait trop bien les potentialités totalitaires, et puis le PS a amplement montré comment la corruption peut rendre les partis  l'exact INVERSE de ceux qu'is sont censés être, (et puis le premier pays à prendre des mesures écologistes fut l'Allemagne nazie, il ne faut pas l'oublier, et les fascistes se réclamaient souvent des "lois de la nature" !)

voyez : LES ECOLOGISTES DEMASQUES !!! https://www.upr.fr/actualite/eelv-exigeons-ensemble-les-v...

Maintenant, il (Jadot) vient de réclamer que le vaccin potentiel contre la Covid-19 soit rendu OBLIGATOIRE pour tous les Français ! Peu importe ce qu’il y aura dans ce vaccin ! C’est cohérent : il est lui aussi probablement inféodé au puissant lobby des laboratoires pharmaceutiques. Sinon sur quel fondement se déclarerait-il en faveur d’une telle obligation ? Est-il spécialiste des maladies infectieuses ?

2010 Christian Lévêque, Jean-Claude Mounolou, Alain Pavé et Claudine Schmidt-Lainé

L’ÉCOLOGIE, EN TANT QUE SCIENCE, s’était fixé comme objectif de rechercher un ordre dans la nature. Ce qui suppose implicitement que la nature est ordonnée, tout au moins au sens où l’entendent les sciences physiques. Et si nous nous étions trompés de concept fondateur ? Le monde vivant n’est-il pas d’abord le domaine du hasard, du conjoncturel, de l’opportunité, de l’aléatoire ?

2En battant en brèche le déterminisme qui rend plus aisée l’élaboration de prédictions et de programmes, le hasard gêne les institutionnels et les institutions. Il fait même peur alors qu’il ouvre, au contraire, des espaces de liberté et de créativité. Dans ce contexte, la question des espèces « invasives » qui se développent de manière inopinée sans que l’on puisse en cerner les causes bouscule nos représentations d’une nature ordonnée, ouvre le champ de l’incertitude, et dérange sans aucun doute.

3Les scientifiques, à juste titre, dénoncent le créationnisme et le dessein intelligent. Ces idéologies ne sont, somme toute, que la persistance d’une idée bien ancrée dans les esprits aux XVIIe et XVIIIe siècles, selon laquelle la nature, créée par Dieu, est nécessairement harmonieuse et immuable (le fameux « balance of nature » des Anglo-Saxons).

4Lorsqu’on s’interroge sur les fondements historiques de l’écologie scientifique, on découvre que certains concepts, sous des formes nuancées, sont toujours porteurs de cette idéologie. Bien sûr, la science est affaire de société. Les connaissances construites l’ont été en réponse à des questions posées dans des contextes idéologiques évolutifs. Et les questions d’aujourd’hui, comme les démarches de recherche, sont nécessairement marquées du présent philosophique, social et économique. Néanmoins, l’idée d’une nature immuable, certes désacralisée, reste encore vivace. On continue à parler d’équilibre et de stabilité des écosystèmes ainsi que de climax avec, en contrepoint, l’idée que les perturbations d’origine anthropique créent des déséquilibres.

5On rappelle en permanence la culpabilité de l’homme vis-à-vis de la nature, ce qui n’est pas sans évoquer le mythe du paradis perdu. Or, les recherches en écologie rétrospective nous ont appris, quant à elles, que les écosystèmes n’ont jamais cessé de se transformer et que la biodiversité est avant tout le produit du changement, non du statu quo [Lévêque 2008b]. L’écologie moderne met aussi l’accent sur le rôle de l’hétérogénéité et de la variabilité dans la dynamique des écosystèmes. Et on parle de plus en plus du rôle du hasard, tant en génétique qu’en écologie [Pavé 2007a].

6On voit bien que les paradigmes évoluent. Mais les milieux médiatiques, politiques, associatifs et scientifiques ne se les approprient pas au même rythme. Dans la nébuleuse scientifique elle-même, des communautés structurées confrontent et conjuguent en permanence leurs regards épistémiques. Et le terrain des introductions d’espèces est particulièrement propice aux débats et aux confrontations intellectuelles car la revendication de préserver la nature « en l’état » y est exprimée avec une certaine véhémence par certains groupes sociaux. C’est dans ce contexte que nous nous inscrivons, en réaction à cette attitude « conservatrice ».

7Les introductions d’espèces et leur prolifération ont en effet mauvaise réputation dans les milieux écologistes et conservationnistes. Que reproche-t-on à ces espèces « invasives » ?

[D’être] des espèces [... ] qui bouleversent l’équilibre des milieux naturels, entrent en compétition avec les espèces autochtones et, parfois, les dominent jusqu’à les faire disparaître.

8Selon le site web de l’ONF, les introductions d’espèces sont aujourd’hui considérées comme la deuxième cause mondiale de l’érosion de la biodiversité. De même peut-on lire sur le site « Plein Sud » de l’Université Paris-Sud 11 :

Les invasions biologiques sont considérées comme la seconde plus importante menace pesant sur la biodiversité, juste après la perturbation des habitats.

[je pense que Soral, Zemmour et Hitler seraient d’accord là-dessus!]

9Ces discours alarmistes sont repris de manière générale par presque toutes les ONG ou associations de conservation de la nature. Mais, depuis quelques années, plusieurs voix s’élèvent pour remettre en cause ce discours manichéen. Les travaux récents [Theodoropoulos 2003 ; Rémy et Beck 2008] montrent en effet que les représentations des scientifiques et du public dans le domaine de la biologie des invasions ne sont pas exemptes d’idéologie et reposent en partie sur des paradigmes écologiques discutables.

10Néanmoins, la mise en accusation de l’homme, considéré comme perturbateur de l’ordre naturel, reste un moyen privilégié de "communication" (nouveau terme créé pour remplacer "propagande") des ONG de protection de la nature, et le message est largement repris par les médias, à l’exemple du scénario de la sixième extinction. La peur comme moyen de culpabilisation, et donc de manipulation (eh eh ! outil très Goebbelsien, et encore utilisé actuellement n'est-ce pas !] , a longtemps été l’apanage des religions, du déluge aux péchés capitaux [Thomas 1985]. Mais, de nos jours, la peur trouve dans l’environnement un domaine profane à investir. La question des espèces invasives et celle des changements climatiques et de l’érosion de la biodiversité censés mettre en péril la survie de l’homme en sont quelques déclinaisons. Au demeurant, cette image de l’homme destructeur de la nature n’est pas dénuée de vérité – comme en témoignent la surexploitation des stocks de poissons marins [Cury et Miserey 2008] ou la destruction des forêts (et des sols ! voyez les conférences de Claude Bourguignon).

Confusion des termes « invasion », « prolifération », « pullulation »

11Un peu de sémantique n’est jamais inutile. Car les définitions d’« invasions biologiques » ou d’« espèces invasives » sont nombreuses et peuvent différer les unes des autres. Celle de F. di Castri [1990] est assez généralement admise :

Une espèce envahissante est une espèce végétale, animale ou microbienne qui colonise un nouvel environnement et y prolifère loin de son aire d’origine après avoir, la plupart du temps, été transportée par l’homme, intentionnellement ou non. [bref, comme font les immigrés à La Goutte d’Or! Après les auvergnats de Paris, ou les flamands du Nord-Pas-de-Calais]

12Mais il y a souvent un léger glissement sémantique qui conduit à des confusions. Nous vivons en effet, en Europe, dans un environnement où les espèces introduites et naturalisées sont nombreuses. La plupart restent discrètes et se font oublier, ou contribuent à agrémenter notre vie. Seules quelques-unes – tels des parasites d’huîtres ou de poissons, des vecteurs de maladies (moustiques), des espèces végétales (comme la renouée du Japon, la jacinthe d’eau), sans oublier le rat introduit partout dans le monde – se révèlent gênantes dans la mesure où elles se mettent à proliférer, suscitant des nuisances économiques, écologiques et sanitaires. Ce sont ces quelques espèces « invasives » qui nous dérangent, à juste titre, parmi l’ensemble des espèces dites exotiques.

13Là où les choses se compliquent, c’est que le discours médiatique a tendance à confondre « prolifération d’espèces » et « espèces invasives » alors que ce phénomène n’est pas une spécificité des espèces exotiques. Il est largement partagé par les espèces autochtones qui peuvent être, elles aussi, des sources importantes de nuisance. On pense par exemple aux pullulations de criquets en Afrique sahélienne, à celles des petits campagnols ravageurs des cultures en Europe, ou encore aux pullulations de méduses qui se produisent régulièrement sur nos côtes et pour lesquelles les médias n’hésitent pas à parler, à tort, d’« invasion ». Une enquête sur les proliférations végétales dans les milieux aquatiques continentaux français a mis en évidence que les plantes les plus fréquemment citées sont aussi bien autochtones qu’allochtones. Ce qui renforce l’idée que « prolifération » ne rime pas nécessairement avec « exotique » [Peltre et al. 2008]. Il n’empêche que l’amalgame ainsi fait ne peut que renforcer les préventions contre les espèces exotiques.

Sus aux envahisseurs ?

14Les espèces introduites et invasives dérangent. La preuve en est l’usage de termes à connotation négative (« envahisseurs », « pestes », « aliens », etc.) ou d’un langage très martial (« invasion », « lutte », « combat », « bataille », « éradication », « élimination », etc.). Ainsi, la Caulerpe en mer Méditerranée est souvent désignée comme « l’algue tueuse », tant par les médias que par les scientifiques [Dalla Bernardina 2003].

15Un paradigme central de la biologie de la conservation est en effet que les introductions d’espèces associées aux activités humaines, et les invasions biologiques qui en découlent, sont dangereuses, voire « néfastes » pour les écosystèmes d’accueil [Elton 1958 ; Simberloff 1981 ; Vitousek 1986].

16D.I. Theodoropoulos résume ainsi ce paradigme :

Il est clair d’après cette théorie que les communautés stables, « naturelles », sont envahies par des organismes qui n’ont rien à y faire, que les espèces sont soit natives, soit étrangères, que l’invasion est toujours préjudiciable, et que toute dispersion par l’homme est mauvaise, dommageable et antinaturelle [2003 ; notre traduction].[principale difficulté chez les scientifiques, plein d’autres changements de théories l’ont montré ou le montrent actuellement!]

17Et il cite quelques phrases recueillies dans la littérature scientifique :

Toute introduction d’espèces vivantes par l’homme est antinaturelle et dangereuse [... ] ; les invasions menacent et détruisent nos espaces naturels [cité par Theodoropoulos 2003].

18Ou encore :

Les espèces invasives sont dangereuses pour les cultures humaines et pour notre santé psychologique [id.].

[on croirait entendre Alain Soral!!]

19Derrière ces propos empreints d’une charge émotionnelle, on ne peut s’empêcher de percevoir un certain parallèle avec le discours que l’on tient sur les immigrés. Ce qui est d’ailleurs confirmé par de nombreuses analyses [Claeys-Mekdade 2005]. Selon M. Sagoff [1999], les biologistes qui luttent contre les espèces invasives utilisent les mêmes qualificatifs que ceux que les xénophobes utilisent à l’égard des immigrants : « fécondité incontrôlée », « agressivité », « comportement prédateur », « absence de contrôle parental », etc. Dans les deux cas – lutte contre les « invasifs » et xénophobie – c’est une notion d’appartenance territoriale qui sous-tend une réaction négative. Pour S. Trudgill [2008], la réaction par rapport aux espèces introduites s’explique par le fait qu’elles n’étaient pas là auparavant, et qu’elles viennent perturber l’ordre de la nature. La terminologie utilisée (« envahissante » ou « exotique ») traduit ainsi l’aspect indésirable et le besoin de contrôler [anglicisme!], voire d’éradiquer, ces espèces.

20Pour l’écologiste américain D. Simberloff [2006], les premières manifestations contre les espèces invasives aux États-Unis, à la fin du XIXe siècle, s’inscriraient dans le courant nativiste. Pour C.R. Warren [2007], qui pousse la critique encore plus loin, la volonté de préserver les espèces natives serait une expression de patriotisme écologique avec, comme pour tout patriotisme, le risque de glisser vers du racisme.

21É. Rémy et C. Beck [2008] n’ont pas manqué également de souligner les analogies verbales dans les discours sur les immigrés et les espèces introduites, tout en posant l’hypothèse que l’on assiste, dans un cas comme dans l’autre, à un rejet de l’autre, tant humain que non humain. Mettre le projecteur sur les espèces invasives, c’est formaliser l’opposition entre ce qui « est de chez nous » et ce qui « vient d’ailleurs ».

22Certains écologistes se reconnaissent dans les propos tenus par leurs collègues américains [Patten et Erickson 2001] qui disaient :

Pour dévaluer les exotiques, nous recommandons de séparer, dans les inventaires de flore et de faune, les espèces natives des espèces non natives. Toutes [ces exotiques] doivent être considérées comme des menaces, jusqu’à preuve du contraire.

23Une position qui est loin d’être partagée. D’autres écologistes [Theodoropoulos 2003 ; Sax et al. 2005] proposent d’autres représentations scientifiques du phénomène. Ainsi, diverses études remettent en cause le principe érigé en dogme selon lequel les espèces introduites entrent en compétition avec les espèces en place et les éliminent.

24De fait, la stigmatisation des introductions d’espèces s’enracine dans une vision de l’écologie fortement influencée par l’histoire de la pensée sur l’origine des espèces, et qui n’est pas sans rappeler une certaine forme de créationnisme.

25De nombreux concepts fondateurs de l’écologie et de la protection de la nature s’appuient en effet sur le fameux principe de l’équilibre de la nature. Linné parlait à ce sujet d’« économie de la nature » pour traduire l’idée que chaque espèce est indispensable et a son rôle à jouer :

La très sage disposition des Etres Naturels par le Souverain créateur, selon laquelle ceux-ci tendent à des fins communes et des fonctions réciproques [1972 : 57].

26Le fonctionnement du monde naturel est nécessairement idéal et harmonieux puisque c’est l’œuvre de Dieu. Cette vision d’un monde naturel qui serait « bien » ou « bon » est largement liée au mythe de l’éden. Il n’est pas inutile de rappeler que Linné, l’inventeur de la taxinomie binominale qui est toujours en usage, croyait décrypter l’ordre divin en réalisant son travail d’inventaire des espèces.

27Le discours actuel de l’écologie politique est largement entaché d’idées reçues, d’idéologies, d’affirmations non démontrées, de globalisations et de généralisations hâtives et peu fondées scientifiquement [Lévêque 2008b]. Ainsi, de nombreuses observations tendent à montrer que le schéma intellectuel largement partagé selon lequel les espèces envahissantes éliminent les espèces autochtones dans une relation de compétition et de cause à effet est un peu simpliste (voir, par exemple, le cas de la perche du Nil dans le lac Victoria [Lévêque et Paugy 2006]). Des travaux récents [Shea et Chesson 2002 ; Leprieur et al. 2008] proposent un autre scénario : les modifications de l’environnement fragilisent les espèces autochtones qui se mettent à régresser, tandis que des espèces exotiques trouvent dans cette évolution du milieu les conditions favorables à leur développement. Un problème de chaises musicales, en quelque sorte, arbitré par les modifications de l’habitat, dans lequel la compétition ne jouerait qu’un rôle marginal [Beisel et Lévêque 2010].

 

28Le concept d’« écosystème » date de 1935. Il a été introduit par A.G. Tansley qui le présentait comme une création mentale, un ensemble construit fait des relations que les espèces entretiennent entre elles et avec leur habitat. En 1942, R. Lindeman se fait plus précis. Il propose une théorie du fonctionnement des écosystèmes basée sur les échanges énergétiques entre les éléments biologiques et physiques. L’écosystème est alors considéré comme une organisation fonctionnelle qui s’ordonne, se développe et évolue dans le temps grâce aux flux de matière et d’énergie qui le traversent. D. Worster [1998] souligne que l’écosystème de Tansley fournit un remarquable concept théorique aux visions agronomiques et industrielles de la nature, assimilée à un entrepôt de matières premières exploitables. L’écosystème fait écho à la mécanique et à la thermodynamique, sans préjuger de la part du déterminisme et de la stochasticité. Il était alors tentant de développer l’analogie formelle entre « écologie » et « physique ».

29Parmi d’autres, les travaux des frères E.P. Odum [1953] et H.T. Odum [1983] vont conforter cette conception mécaniste des écosystèmes. Ils cherchent à appliquer les théories énergétiques aux chaînes trophiques, ainsi que les principes de la cybernétique, qui prend comme référence l’équilibre régulé par des mécanismes de rétroaction (feedback). On fait également référence à la thermodynamique, avec la notion d’équilibre liée à la réversibilité des processus ou encore à l’équilibre dynamique maintenu par des forces opposées ou entretenu par des flux d’énergie [Lévêque 2001]. On parle alors de stabilité ou de « résilience » des écosystèmes, plus rarement, d’état stationnaire. La « résilience » a fait recette. Cette notion, issue de la résistance des matériaux, traduit la capacité de subir, dans certaines limites, des déformations et de revenir à un état proche de l’état initial. On imagine alors la mise en œuvre de réversibilités bien que l’on sache déjà que la réversibilité des phénomènes, chère à la mécanique classique, de Newton à Maxwell, n’est pas vérifiée en écologie. Il n’empêche que le terme « équilibre » et son contraire, « déséquilibre », sont très largement utilisés dans le langage de cette discipline. On évoque aussi dans la littérature scientifique le « dysfonctionnement des écosystèmes », et le terme « impact » a fait florès. Plus récemment, le concept de « bon état écologique », sur lequel nous allons revenir, a aussi été avancé. Cela supposerait-il qu’il y ait aussi un « bon fonctionnement » ?
Reste à savoir selon quels critères objectifs on peut porter de tels jugements de valeur.

[bref on fit passer l’écologie, de l’état de science descriptive, à celui d’idéologie prescriptive ... ]

30Dans les années 1960-1970 va également émerger l’hypothèse selon laquelle le maintien de ces équilibres dépendrait de la diversité des espèces composant les écosystèmes. En effet, un corollaire du concept de résilience est que, plus un système est « complexe » (plus il y a d’espèces et de relations d’interdépendance entre ces espèces) plus le système est « stable ». Une idée qui est encore bien ancrée chez de nombreux scientifiques et de gestionnaires alors qu’elle n’est pas vérifiée dans les faits [Lévêque 2008b].

31La biologie, dans son ensemble, a été confrontée à l’analogie physique. On a ainsi pu croire que la « mécanisation » du vivant permettrait l’élaboration de modèles interprétatifs, voire prédictifs. Une perception organiciste de la nature, que l’on retrouvera ultérieurement dans la théorie Gaïa [Lovelock 2001] selon laquelle la Terre, à l’instar des organismes, autorégule sa chimie et sa température en vue de maintenir un état favorable à la vie de ses habitants. Il est souvent fait référence à Gaïa, soulignons-le, dans la littérature écologiste relevant de l’écologie politique. Pour l’écologie scientifique, on pensait qu’il serait ainsi plus facile de mettre en évidence les lois de fonctionnement des écosystèmes. Il apparaît que cet exercice s’est avéré délicat et qu’il n’y a pas en écologie de lois comparables à celles de la physique, comme l’a souligné J.H. Lawton [1999] et comme l’avait déjà, en son temps, écrit P.-P. Grassé [1966] pour la biologie. La contingence (la possibilité qu’une chose arrive ou n’arrive pas) a probablement joué un rôle important dans l’évolution [Gould 1989] et dans la mise en place des écosystèmes, ce qui ne cadre pas très bien avec l’idée de systèmes autorégulés.

Le climax et l’equilibre de la nature

32La notion de « climax » fut élaborée en 1916 par le botaniste américain F.E. Clements. Selon lui, les écosystèmes non perturbés par l’homme tendraient vers un état d’équilibre, le climax, stade ultime et supposé idéal de leur évolution, dans lequel les ressources du milieu sont utilisées de manière optimale par les biocénoses en place :

Le cours de la nature ne vagabonde pas de-ci de-là sans but précis, mais se dirige fermement vers un état de stabilité qui peut être déterminé avec précision par la science [Clements cité par Worster 1998 : 23].

33On retrouve ici le concept d’équilibre de la nature. La notion de climax a donné lieu à des débats passionnés au début du XXe siècle [Blandin 2009]. Elle est contestée à juste titre par de nombreux scientifiques qui considèrent qu’il s’agit d’un concept périmé, lié à une vision statique de l’équilibre de la nature. C.S. Holling [1992] a ainsi proposé une approche plus dynamique des successions écologiques. Mais l’idée de climax continue de figurer régulièrement dans les ouvrages d’écologie, en France et ailleurs. E.P. Odum [cité par Génot 2006] a pu affirmer que la théorie de successions de communautés végétales dont le climax est le point d’orgue a été aussi importante pour l’écologie que les lois de Mendel pour les débuts de la génétique. D. Worster estime, quant à lui, avec une pointe de nostalgie :

L’écologie du climax avait l’avantage de rappeler l’existence d’un monde idéal capable de servir de point de référence à la civilisation humaine [1998].

34J.-M. Drouin [1991] reconnaît que le climax peut apparaître comme un état mythique, un équilibre improbable dont la conception relèverait de la nostalgie d’une nature inviolée. Il ajoute néanmoins que cette fiction théorique permet de construire un modèle intelligible de la réalité, auquel il suffit d’ajouter les « perturbations » pour retrouver les phénomènes observables. Il n’empêche que le concept de climax tend à faire perdurer l’idée que la nature sans l’homme, c’est beaucoup mieux.

35Y. Gunnell qualifie le climax de « concept ébréché ». Il ajoute :

La tendance à transformer la nature en musée et à vouloir figer ses états est une erreur [... ] ; l’écologie reste complice d’une vision qui structure notre compréhension de la nature autour du concept d’équilibre, cette dernière n’étant peut-être pas le concept le plus performant pour y mener des actions de préservation, de conservation ou de restauration [2009 : 111].

36La biologie de la conservation puise en partie sa légitimité scientifique dans la notion de climax 

[non ! surtout dans le climat psychologique et les circonstances économiques, physiques, les calamités, qui ont fait monter en puissance l’intérêt pour l’écologie]

: laissons la nature agir elle-même et elle aboutira inéluctablement à un équilibre harmonieux où chaque espèce aura trouvé sa niche écologique. Il n’y a qu’un tout petit pas à franchir pour en déduire que le climax est l’écosystème idéal à préserver des agressions de l’homme et des espèces qu’il pourrait introduire. Dans un système où chacun occupe sa place (sa niche écologique) et où toutes les ressources sont utilisées, toute nouvelle espèce introduite sera considérée comme un agresseur devant entrer nécessairement en compétition avec une autre espèce pour se procurer les ressources qui lui sont nécessaires. Dans un tel contexte intellectuel, quoi de surprenant à ce que les invasions biologiques soient perçues comme des manifestations contre nature. Une espèce introduite, « ça va à l’encontre de l’ordre de la nature : c’est pas naturel ».

37Par ailleurs, les recherches rétrospectives et la paléontologie font clairement apparaître que la diversité du vivant est en réalité le produit du changement, ce qu’avait déjà suggéré Darwin plus de cent ans auparavant.

38Bref, on s’inscrit désormais dans la perspective d’une dynamique évolutive, sans retour en arrière, en refusant en même temps l’idée que l’évolution réponde à un dessein. La contingence et le hasard deviennent les principaux acteurs de la dynamique des communautés sur la durée [Gould 2006]. Dans ces conditions il devient anachronique de rechercher un ordre immuable de la nature, qui était le principe fondateur de l’écologie. Certes il demeure des évidences : à court terme, chaque espèce a des besoins spécifiques en matière d’environnement. Mais, à long terme, par les jeux combinés des hasards, de l’adaptation biologique et des modifications de l’environnement, les peuplements se modifient en permanence.

39Le changement climatique que nous connaissons actuellement vient nous rappeler fort à propos que les écosystèmes ne sont en aucun cas des ensembles statiques. Et la paléontologie nous apprend aussi que la vie a été soumise à de grandes perturbations se traduisant par des variations impressionnantes de la biodiversité, où des grandes extinctions ont été suivies par de non moins grandes explosions de la biodiversité [Pavé et al. 2002]. Concrètement, les peuplements de poissons des fleuves et des lacs nord-européens qui étaient sous les glaces il ya 15.000 ans sont le résultat de recolonisations qui se sont faites à partir de zones refuges méridionales (bassin du Danube, sud de l’Italie et de l’Espagne) et grâce aux capacités de migration des espèces [Lévêque 2008a ; Beisel et Lévêque 2010].

40« Hasard » et « conjoncture », « nécessité » et « adaptation » sont actuellement les mots clés de la science écologique.

Les écosystèmes sont-ils de nature déterministe ou aléatoire ?

41Le débat sur la nature déterministe ou aléatoire des peuplements a été lancé au début du XXe siècle. Le botaniste américain H. Gleason [1926], s’insurgeant contre l’organicisme de F.E. Clements [1916], considérait que les communautés étaient de simples collections d’individus, rassemblés au hasard dans un même lieu. Dans les années 1970, le débat entre les tenants de ces deux conceptions se poursuit. D’une part, il y a ceux qui considèrent que les écosystèmes sont des collections aléatoires d’individus et de populations de diverses espèces qui trouvent, de manière opportuniste, des conditions d’existence suffisamment favorables pour qu’elles vivent et coexistent dans un milieu donné, à un moment donné (approche dite stochastique). D’autre part, il y a ceux qui estiment que les écosystèmes sont des entités structurées avec des interactions bien établies et contraignantes entre les espèces constituantes (approche déterministe).

42Au-delà du discours théorique, il faut voir les implications pratiques. Si les systèmes sont déterministes, la disparition ou l’introduction d’espèces auront des conséquences importantes sur le fonctionnement des écosystèmes concernés. C’est ce que dit la théorie écologique classique, reprise par les conservationnistes, qui voient dans les introductions d’espèces une des causes principales de l’érosion de la biodiversité [Lévêque 2008b]. Si, au contraire, les écosystèmes sont des collections aléatoires d’individus et de populations d’espèces différentes, les modifications qui interviennent dans les peuplements peuvent être comprises comme un processus « normal » d’adaptation des communautés aux fluctuations de leur environnement. De plus, les processus stochastiques engendrés par les êtres vivants eux-mêmes jouent un rôle déterminant pour anticiper ces adaptations grâce aux variants qu’ils produisent [Pavé 2007a ; Lévêque 2008b]. On rejoint ainsi les réflexions qui ont été menées dans le domaine de la génétique, tant pour les mutations que pour la recombinaison et la réparation, la transgénèse et les transpositions, la fécondation, la sélection et la dérive génétique [Pavé 2007b].

Le retour feutré à une nature immuable : le bon état écologique ?

43Le concept de « bon état écologique » des écosystèmes est un des derniers avatars introduits en 2000 dans la directive-cadre européenne sur l’eau, sans que les écologues ne s’en émeuvent dans un premier temps. Or, dans la directive-cadre, ce concept joue un rôle central. C’est sur la base d’une caractérisation de l’état écologique des eaux de surface que les gestionnaires évalueront si les efforts pour améliorer la qualité des eaux ont été fructueux, et décideront de pénalités éventuelles pour les mauvais élèves.

44Toujours cette référence implicite à un ordre de la nature : s’il y a du bon, il y a aussi du mauvais. Le problème est que les scientifiques ont beaucoup de mal à définir et à caractériser ce « bon état ». Comment, alors, le rendre opérationnel auprès des gestionnaires autrement que par des affirmations qui relèvent de l’autosuggestion ? Empiriquement, on sait remodeler les écosystèmes, réduire la pollution et restaurer certains habitats. Autant d’activités anthropocentrées qui répondent à nos besoins de protection en matière de santé et d’alimentation, ainsi qu’à nos besoins d’activités ludiques ou de récréation. Mais on ne répond pas pour autant à la question : comment qualifier dans l’absolu le « bon état écologique » ?

45Qui plus est, la mise en place d’une surveillance de l’état des systèmes aquatiques est basée sur l’utilisation d’indices biotiques, étalonnés par rapport à des « systèmes de référence ». Mais comment, une fois encore, définir ces systèmes de référence, supposés être des systèmes peu ou pas perturbés par l’homme ? On évite provisoirement cet écueil en choisissant des milieux peu anthropisés dont on suivra l’évolution en parallèle des écosystèmes sous surveillance. Mais la question n’est pas résolue pour autant.

46Il n’est pas innocent de constater que, dans la caractérisation du « bon état écologique », la directive-cadre sur l’eau ignore les espèces introduites. Seules sont prises en compte les espèces autochtones, celles « de chez nous », comme le disent É. Rémy et C. Beck [2008]. Pourtant, ignorer le rôle que peut maintenant jouer la moule zébrée dans les écosystèmes aquatiques – pour ne citer qu’elle – relève de la caricature. Est-ce une position idéologique qui a conduit à la décision de ne pas prendre en compte les exotiques ? On pourrait le penser.

47Il est aujourd’hui une voie qui pourrait permettre de progresser. Elle consisterait à ne pas se référer à un unique et hypothétique état d’équilibre (ce que suggère implicitement le vocable « bon état ») mais à se référer aux multiples états viables que peut connaître un écosystème. La multiplicité de ces états (et leur probabilité d’occurrence) dépend de la constitution et des contraintes auxquelles sont soumis les écosystèmes. Un corpus théorique (théories de la viabilité) permet d’appréhender les dynamiques, leurs déterminismes et leurs stochasticités. Pour un gestionnaire ou un opérateur, le « bon fonctionnement » serait alors l’ensemble des états qui permet le maintien de l’écosystème au prix d’un minimum d’interventions. À lui ensuite d’œuvrer et d’agir en fonction de ses impératifs culturels et de ses obligations sociales.

48On ne peut passer sous silence le poids encore considérable de la pensée créationniste [Gould et Grimoult 2008]. Des sondages réalisés dans les universités du Proche-Orient et d’Amérique du Nord laissent perplexes. Un sondage de l’Institut Gallup réalisé aux États-Unis en novembre 2004 montre que 35 % des Américains pensent que l’homme s’est développé sur des millions d’années à partir de formes de vie moins avancées et que Dieu a guidé le processus ; 45 % affirment que Dieu a créé l’homme il y a moins de 10 000 ans a peu près tel qu’il est maintenant ; et seulement 13 % pensent que l’homme s’est developpé sur des millions d’années à partir de formes de vie moins avancées, sans intervention de Dieu.

49Les créationnistes livrent également bataille pour discréditer la théorie de l’évolution, notamment aux États-Unis. La question des origines se retrouve au cœur de nombreuses polémiques actuelles [Lecourt 2008]. L’enseignement de cette théorie est parfois remis en cause, y compris en Europe. Ainsi, en Italie, le 19 février 2004, la ministre de l’Enseignement et de la Recherche a déposé une proposition en vue de supprimer, des programmes des écoles secondaires, la théorie de l’évolution. Sous la pression d’une pétition ayant recueilli plus de 50 000 signatures en quelques jours, la ministre a fait marche arrière [Suzanne 2004]. De manière plus subtile, les adeptes du dessein intelligent essaient d’accréditer l’idée que ce n’est qu’une théorie parmi d’autres et que le créationnisme doit être enseigné dans les écoles au titre de théorie alternative [Lecourt 2008].

50Bien entendu, la grande majorité des scientifiques récusent le fait d’être créationnistes. Pourtant, la collusion entre science, politique et religion a marqué l’histoire de certains pays comme les États-Unis. Consciemment ou non, les idéologies ont sans aucun doute imprégné la pensée scientifique. Ainsi, il n’est guère surprenant que la biologie des invasions, avec son discours alarmiste, soit justement devenue une branche majeure des recherches écologiques aux États-Unis et que maintes grandes ONG de protection de la nature aient leur siège aux États-Unis, où le fondamentalisme religieux est bien implanté [Lévêque 2008b].

51Une piste de recherche consisterait à analyser le rôle qu’a pu jouer la pensée religieuse dans l’évolution des idées en écologie chez les scientifiques américains et parmi les mouvements de conservation de la nature. Quand on sait que la plupart des grandes ONG ont leur siège aux États-Unis [Aubertin ed. 2005], qu’elles y travaillent en liaison étroite avec des scientifiques et que c’est là que l’on rencontre le plus de tenants de la « deep ecology », on est en droit de s’interroger sur la nature du discours scientifique qui est ainsi produit.

52L’écologie scientifique met actuellement l’accent sur le rôle de la variabilité et de l’hétérogénéité dans la structuration des écosystèmes [Lévêque 2001]. Elle a montré précédemment que des systèmes écologiques pouvaient exister sous divers états. Il n’empêche que l’enseignement de l’écologie fait encore largement référence aux concepts « anciens » d’équilibre des écosystèmes et de compétition entre espèces, avec le climax comme point de mire.

53Il suffit de parcourir les manuels d’écologie pour s’en convaincre. Même si l’équilibre de la nature n’existe pas, nous aimons croire qu’il en va ainsi. Il est vrai que c’est aussi une question d’échelle et que, sur de courtes périodes, on peut avoir l’impression qu’il existe un (des) équilibre(s). Il est vrai également que nos outils et nos moyens d’analyse statistique sont bien adaptés à la notion de stationnarité alors que nous sommes assez démunis sur le plan des outils et des concepts pour prendre en compte la variabilité et le hasard. Ce n’est pas une raison pour éviter l’obstacle, et l’écologie des écosystèmes et de la biodiversité devrait désormais s’inscrire dans une perspective historique où sa dynamique serait marquée par un mélange de phénomènes de nature déterministe et aléatoire. C’est ce que suggère G. Clément dans son Éloge des vagabondes [2002].

54Le fait que le hasard joue un rôle dans l’organisation et la structuration des écosystèmes signifie-t-il pour autant que l’on puisse tout se permettre ? C’est bien la crainte de certains scientifiques qui, « pour la bonne cause », estiment qu’il est dangereux de lancer de telles idées qui peuvent être interprétées comme une porte ouverte au laisser-faire. Est-ce au scientifique de se censurer ?

55S’appuyant sur le concept d’équilibre, longtemps enseigné par l’écologie scientifique, des groupes sociaux ont tenté, pour des raisons idéologiques, de réhabiliter le mythe du paradis perdu en jouant sur le sentiment de culpabilité : l’homme est le grand perturbateur de l’équilibre de la nature, ce qui met en danger son existence sur terre. On nous invite à assister à la sixième grande extinction, en précisant que celle-ci sera encore plus catastrophique que les précédentes parce que plus rapide. Effet d’annonce s’il en est, car il faudrait, pour le démontrer, que l’on soit capable d’estimer la rapidité de ces extinctions, ce qui est loin d’être le cas. Pour en sortir, on nous propose l’heuristique de la peur envisagée comme force mobilisatrice [Jonas 1990], qui reprend la vieille idée selon laquelle la peur est le commencement de la sagesse.

56En fonction de cette utopie d’un état idéal de la nature qui prévalait avant que l’homme ne bouscule les quilles, certains nous invitent à revenir à un état antérieur supposé « plus naturel », en restaurant les écosystèmes dégradés. Et cet état est, bien entendu, dépourvu d’espèces exotiques, considérées comme allant à l’encontre de l’ordre établi. Mais, dans le monde réel, il n’y a pas de retour sur image car les espèces naturalisées sont difficiles à éradiquer. Par ailleurs, les changements climatiques et les transformations des habitats favorisent l’arrivée de nouveaux immigrés. En matière de restauration, les conditions du passé ne peuvent donc être érigées en objectif à atteindre. La véritable question est de savoir, dans une démarche prospective, ce que nous voulons faire des écosystèmes que nous utilisons pour nos activités productives, et ce que nous voulons faire de la biodiversité qu’ils hébergent. « Quelles natures voulons-nous ? » [Lévêque et van der Leuuw 2003]

57L’écologie ne constitue évidemment pas une science monolithique. À l’image d’autres sciences, on y trouve des « écoles », voire des « courants ». On peut donc s’interroger sur les raisons qui ont conduit certains scientifiques à se mobiliser contre les espèces introduites.

58Pour cela, il faut rappeler que l’étude des invasions biologiques prit réellement son essor sous l’impulsion de C.S. Elton, un des fondateurs de l’écologie, qui s’y intéressa dès les années 1930. Son livre, The Ecology of Invasions by Animals and Plants [1958], est le premier ouvrage scientifique d’envergure traitant explicitement des invasions biologiques. Il est très engagé idéologiquement puisque C.S. Elton attire d’emblée l’attention sur les dommages importants que les espèces exotiques causent aux écosystèmes, à la santé humaine et aux activités économiques. L’auteur a largement contribué à diffuser l’idée que les introductions d’espèces comportent des risques et devraient être proscrites. Il a été suivi dans cette voie par des scientifiques de plus en plus nombreux à s’intéresser au phénomène.

59Il est évident que le discours alarmiste et la psychose créée autour des espèces invasives sont de bons leviers pour accéder aux médias, dans un jeu de concurrence entre disciplines. Nous avons vu également que certains concepts écologiques prédisposaient à considérer les espèces invasives comme perturbatrices. Il est intéressant de souligner, comme le fait M. Sagoff [1999], que C.S. Elton a, dans son chapitre de conclusion portant sur les raisons de lutter contre les espèces exotiques, mis en avant des arguments de nature religieuse. Il cite notamment ce passage d’Esaie 15 :

Malheur à ceux qui ajoutent maison à maison, et qui joignent champ à champ, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’espace, et qu’ils habitent seuls au milieu du pays ! [1958 : 155]

60Si la stigmatisation des espèces invasives par référence aux immigrés et le discours sécuritaire et alarmiste sur l’avenir de la planète relèvent du discours médiatique, encouragé par des groupes de pression, ce n’est pas celui tenu par tous les scientifiques et tous les citoyens. Dans le monde réel, nombre d’espèces introduites (la carpe), voire invasives (le mimosa), ont été bien intégrées et ont même acquis le statut d’espèces patrimoniales.

[dans le monde humain aussi : les habitants du Pas-de-Calais aiment bien leurs polonais qui maintenant font partie de leur identité régionale !] Les citoyens sont par ailleurs demandeurs d’espèces nouvelles pour leur plaisir ou pour leur confort. Quant aux écologistes, ils restent divisés, parfois pour des raisons idéologiques, parfois parce que le changement de paradigme nécessite des réajustements méthodologiques difficiles. [principale difficulté chez les scientifiques, cf Thomas KUHN, plein d’autres changements de théories l’ont montré ou le montrent actuellement!]

61Contrairement à la présomption qui conduit à figer ou interdire, la sagesse serait d’assumer collectivement, et dans la cohérence, l’acquisition de connaissances fondées sur des paradigmes constamment renouvelés par la recherche et portant sur des écosystèmes perpétuellement renouvelés, eux aussi, par le hasard, l’adaptation et l’évolution. Cette attitude peut donner au citoyen des outils lui permettant de prendre du recul par rapport aux pressions idéologiques et sociales qu’il subit. Certes, rien ne lui garantit que toutes ses attentes seront satisfaites, mais explorer le champ des possibles est une manière de préparer l’avenir.

 

autre livre : https://www.amazon.fr/product-reviews/2738130763/ref=cm_c...

 

et article de 2014 : https://www.lemonde.fr/passeurdesciences/article/2014/02/16/qui-a-peur-des-especes-invasives_5999001_5470970.html

27/04/2021

Louis Fouché Président !


oui pourvu qu'on soit innarêtables, qu'IL soit inaretable !


 

26/04/2021

Au Royaume-Unis aussi ! ça gagne - il y a peut-être un espoir

PRESS RELEASE

Wednesday 21st of April 2021

'Request for Investigation' of the UK Government and its advisers, for genocide, crimes against humanity and breaches of the Nuremberg Code, issued to the International Criminal Court at the Hague, on Tuesday 20th of April 2021.

On Tuesday 20th of April 2021 we, the undersigned, issued a 27 -page ‘Request for Investigation’ to the International Criminal Court (ICC) at The Hague, with a view to asking that our allegations of genocide, crimes against humanity and breaches of the Nuremberg Code, by the UK Government and its advisors, be accepted by the ICC and investigated.

We believe that we have provided compelling reasons as to why our Government and its advisers are guilty of the above charges.  However, at this stage it is important to note that we are not required to provide all the evidence we have (which would run to several hundred pages) and are limited to a maximum of 30 pages, simply to make an outline case as part of our Request.   

The ICC will review our ‘Request for Investigation’ and assess whether they believe there is a reasonable basis to proceed with an investigation into a 'Situation', pursuant to the criteria established by the Rome Statute.

The ICC does not provide a timeline regarding acceptance, nor of course is there any guarantee that they will ultimately accept our 'Request for Investigation' due to a variety of reasons, including the fact that they are limited in their capacity to conduct investigations.  

Updates will be provided as and when more information becomes available.

Melinda C. Mayne LPC LLM MBA GDL
Kaira S. McCallum JP BSc

n'oubliez pas de bien écouter l'interview du journaliste Pierre Jovanovic  https://www.francesoir.fr/videos-le-defi-de-la-verite/pierre-jovanovic

25/04/2021

rappelez-moi:c'est quoi le B A ba de la MORALE et de la Civilisation ? C'est quoi la définition d'un meutre (le pire des crimes non ? celui qui ne mérite aucune indulgence !) c'est à quoi qu'on reconnaissait les SS ? et autres régimes criminels ? ?

Ps un dernier point à force de nous étouffer avec leurs contrôles routiers des millions de français n’ont plus le permis ainsi de la bouche même d’un gendarme ce sont 25 000 délits de fuite chaque année.
Il y a quelques mois une jeune femme de 38 ans qui voulait se « soustraire » à un contrôle routier et ne pas s’y « soumettre » (selon le terme de la source un média mainstream) a été tout simplement abattue dans le dos par un gendarme. Il a été relaxé et même félicité car cette jeune femme dans sa fuite aurait pu tuer quelqu’un. Ce flic au regard de son entourage à sauvé des vies en tuant cette femme en fuite dans le dos. ....
Amis internautes faites gaffe : si l’idée vous vient de vous défiler discrètement d’un contrôle routier aujourd’hui vous risquez d’en crever, abattu dans le dos par les flics.

et rappelez-moi c'est quoi le devoir d'un journaliste ? rapporter ce qui se passe ! or les médias des 9 milliardaires ont eu comme instruction de ne même pas annoncer ça ..... https://truthcomestolight.com/anti-lockdown-protesters-ta...

24/04/2021

no'oubliez pas

d'apprendre et de chanter le DEUXIEME couplet de la Marseillaise, qui redevient vachement d'actualité - le refrain vous connaissez déjà, la musique je pense que vous le connaissez par coeur, les paroles les voilà !

 

Que veut cette horde d'esclaves
De traitres, de rois conjurés?
Pour qui ces ignobles entraves ?
Ces fers
dès longtemps préparés?

Ces fers dès longtemps préparés ?
Français, pour nous, ah ! quel outrage
Quels transports il doit exciter?

C'est nous qu'on ose méditer
De rendre à l'antique esclavage !

(aux armes ! et coetera)

(oui Marx avait dit que les exploiteurs avaient réduits les forces productives d'abord à l'état d'esclaves ,puis de serf, puis de prolétaires, sn époque, ce qu'il n'avait pas prédit c'est ce qui viendra après, maintenant ils veulent revenir à l'esclavage ! via les caméras de vidéo-surveillance, les puces RFID, les téléphones portables, les "pass sanitaires" les Smart-Dust)

Re-regardez le film "Plandémic"  ( https://video.latavernedejohnjohn.fr/videos/watch/d98ca74... ) et "Manigance-19"

et "Vaccination Covid le crime parfait"

le mieux c'esrt de les régarder sur Odysee (avec un seul s  et pas d'accent sur le é !) ET :

https://www.francesoir.fr/videos-le-defi-de-la-verite/pierre-jovanovic

(et relisez maes analyses sur le fascisme 2.0

regardez ci-dessous, encore un qui a compris  (23/4/2021) ::

"Mr Philippot,
Ce que vous faites pour la France est essentiel et il ne faudra effectivement jamais lâcher même si pouvoir communiquer se complique.
Les faits quotidiens démontrent que le prisme de lecture vers une nouvelle forme de totalitarisme est patent.
Je pense que vous devez insister quotidiennement sur l' explication de cette Grille de Lecture afin que ceux qui prennent l' histoire en cours puissent comprendre la situation au-delà de leur ras- le bol personnel.
Il doivent aller au delà, car vous avez perçu, mieux et plus vite que quiconque , qu' une fois atteint l' objectif de rendre les indépendants dépendants économiquement, ceux qui sont à la manœuvre depuis longtemps leur donneront les miettes de survie dont ils se satisferont par nécessité de survie et celle de leur famille et proches.
Il faut arrêter tout ça, mais c' est en marche depuis tellement longtemps, que seuls des moyens exceptionnels devront être déployés pour arrêter tout cela.
À mon sens, c' est mon sentiment profond à ce stade avancé, il y a tout un travail d' explication de ce qu' est la servitude volontaire et de ses dangers peut provoquer une réaction massive.
Ils resoudrons la perception des vrais responsables qu' auront le s populations, au delà du prétexte du Covid si nécessaire, ayant un quasi monopole du système d' information.
Mais plus inquiétant et complexe, est que ces compromissions des élites économiques viennent de plus loin que nos pseudo-dirigeants qui ne sont que des exécutants.
La GRILLE DE LECTURE MR PHILIPPOT, ET UNE FORMATION I TENSIVE ET QUOTIDIENNE DES PROCESS ET RAISONS HISTORIQUES DE SURVENANCE DES DICTATURES ET PROCESS ABOUTISSANT À DES SYSTÈMES TOTALITAIRE.
CAR IL EST DÉJÀ TROP TARD POUR EXPLIQUER LE PASSÉ OU LE PRÉSENT ET SANS VISION GLOBALE COMPRISE, LA RÉSISTANCE ZPROUVERA DES DIFFICULTÉS À ÊTRE SUFFISANTE.
MAIS ENCORE BRAVO CAT JE SUIS CONVAINCU DE LA SINCÉRITÉ DE VOTRE ACTION ET LA POPULATION DEVRAIT SE MOBILISER, BIEN AU DELÀ DES SOUVERAINISTES.
NOUS N' AVONS PLUS LE TEMPS DE CONVAINCRE ET RÉALISER LA SORTIE DE L' EUROPE POUR EMPÊCHER CE QUI EST EN TRAIN DE SURVENIR.
LA FRANCE EST LE SEUL GRAND PEUPLE EUROPÉEN QUI A TOUJOURS ESSAYÉ DE RÉSISTER AUX MAÎTRES DU MONDE, À LA PETITE ÉLITE QUI LES DIRIGE, ET LE DERNIER OBSTACLE À DÉTRUIRE.
C' EST LE POURQUOI DE L' INTENSITÉ ET LA FOCALISATION SUR LA FRANCE, LE RESTE DES GRANDS PAYS N' ÉTANT DÉJÀ PLUS MAÎTRES DE LEUR DESTIN."

22/04/2021

Cette crise fera se révéler des héros - des penseurs aussi, le docteur Louis Fouché sera un des plus grands, et que retiendra la plus la postérité.

le grand enseignement c'est ça, comme pour Jean Moulin, et tout autre

Mais combien de français sauront être des héros, des Résistants, de ceux!qui savent rester attachés à la rationalité, les! complotistes, car c'est ça le complotisme ! relisez les analyses que j'ai déjà indiquées à ce sujet,  des "derniers hommes", comme Béranger à la fin de "Rhinocéros" de Ionesco, des gardiens de "la lumière et le feu" comme dans le beau poème de Robert Desnos, écrit en 1942, combien ? Tant de gens qu'on voit qui ne suscitent que le dégoît et l'envie de vomir ! tant d'êtres "décents" "solidaires" "respectueux de la force publique", comme les bons allemands qui faisaient bien "Heil Hitler!", comme les bons français qui dénonçaient ceux qui écoutent Radio-Londres ! Il va y avoir des règlements de compte en septembre 44 ! .....

relisez l'incontournable livre de Michel Terestchenko "Un si fragile vernis d'humanité". Re gardez les vidéos sur Giuseppe Belvedere, un aussi qui "ne pouvait faire autrementt" et qui a d'un coeur léger sacrifié tout son confort gagné en 40 ans de travail pour aller sous les crachats des vieilles bourgeoises parisiennes du 4ème arrondissement  nourrir, trois fois par jour les pigeons du quartier Beaubourg.

interview :

Comment expliquez-vous que les scientifiques et médecins alarmistes ont été écoutés, tandis que les « rassuristes » ont été marginalisés, dénigrés, voire censurés ? N’est-ce pas la fonction première du médecin de rassurer ?

Dr Louis Fouché : Une des fonctions premières du médecin est d’accompagner le patient. D’être présent sur le terrain, de prendre soin, de poser un cadre de sécurité, d’écouter les peurs, les souffrances et, en les écoutant, d’être thérapeutique – c’est le principe de l’écoute empathique. Avant de dire quelque chose, prenons donc le temps d’é

Comment expliquez-vous que les scientifiques et médecins alarmistes ont été écoutés, tandis que les « rassuristes » ont été marginalisés, dénigrés, voire censurés ? N’est-ce pas la fonction première du médecin de rassurer ?

Dr Louis Fouché : Une des fonctions premières du médecin est d’accompagner le patient. D’être présent sur le terrain, de prendre soin, de poser un cadre de sécurité, d’écouter les peurs, les souffrances et, en les écoutant, d’être thérapeutique – c’est le principe de l’écoute empathique. Avant de dire quelque chose, prenons donc le temps d’écouter. Ensuite, de manière ciblée, il est important d’écouter les peurs de chacun : certains auront peur du virus, d’autres pour leurs parents, d’autres encore de Bill Gates, etc. Avec la crise actuelle, avant même de rassurer, il s’agit de mettre de la clarté, de l’intelligibilité sur ce qui se passe. Personnellement, je ne considère pas que j’ai rassuré ; je suis même plutôt alarmiste concernant le déferlement totalitaire et les conflits d’intérêt dans cette histoire. En revanche, j’essaie de mettre de la clarté. De rappeler aussi que la vie n’est pas confortable, mais que ça n’empêche pas de sourire ou d’être joyeux, au contraire ! Je veille aussi à porter un regard lucide sur la situation. Parce que si les médecins ne savent pas, qui saura ?! Beaucoup de médecins ont dit à propos de ce qui se passe : « Je ne me prononce pas, je ne sais pas. » Par exemple, sur l’hydroxychloroquine. Je leur disais : « Mais si toi, tu ne sais pas, qui saura ? C’est à toi de faire le travail, d’aller lire les études, de regarder ce qu’ont fait les généralistes ! » On a là typiquement un symptôme de la prolétarisation des médecins et des soignants : petit à petit, ils sont là pour faire respecter le protocole, mais ils n’ont plus aucune indépendance, plus aucune responsabilité.

Je reviens au début de la question : médiatiquement, on a beaucoup plus entendu ceux qui étaient là pour faire peur… Pourquoi, selon vous ?

Je crois qu’il y a des conflits d’intérêt très importants autour de cette épidémie. Il y a donc des « profiteurs de guerre ». Finalement, quand vous faites peur et que vous culpabilisez les gens, vous parvenez à prendre le pouvoir sur eux. [c’est le principe de Goering, exposé à Nüremberg, ma note] C’est d’ailleurs une des techniques des pervers narcissiques et des paranoïaques. Ce principe est aussi au cœur du terrorisme, où il s’agit de faire peur pour monopoliser l’attention sur un morceau de problématique extrêmement focal. Dans le cas de cette crise, les gens qui ont produit un message de peur sont soit ceux qui avaient peur eux-mêmes et ressentaient le besoin d’en parler (une grande partie, je crois), soit des pervers qui nous manipulent. Or, en général, on vous manipule pour deux raisons à travers l’histoire de l’humanité : le pouvoir ou l’argent. Comme disent les Américains, quand on ne comprend pas une situation : « Follow the money ! » [Karl Marx pourrait dire la même chose ! ma note]

En ce sens, vous dénoncez le rôle pervers des médias mainstream ?

Oui, parce que les médias servent d’intermédiation à la réalité. On leur a donné un pouvoir démesuré pour dire le réel à notre place, or ils ne disent pas le réel. Ces médias sont aux ordres de puissances d’argent. Chaque année, Le Monde Diplomatique publie à qui appartiennent les médias mainstream. En France, une quinzaine ou une vingtaine de familles, qui sont à la tête de multinationales, se partagent le gâteau des médias et s’en servent comme outil de « fabrication du consentement », dixit le linguiste Noam Chomsky (2). Nous sommes au cœur d’une fabrique du consentement extrêmement élaborée ; dans cette ingénierie sociale (3), elle-même au service du pouvoir politique, lui-même au service des pouvoirs économiques. [il a tout dit ! ma note] Ce n’est ni nouveau ni original ! Reportez-vous à La République de Platon : les esclaves sont enchaînés au fond de la grotte, tandis que les sophistes maintiennent des simulacres, des marionnettes devant le feu et font regarder des ombres sur le mur de la caverne aux esclaves. Chaque fois qu’un esclave veut tourner la tête vers la lumière et tenter de sortir, les sophistes mettent en place un nouveau petit théâtre d’ombre pour maintenir l’illusion. Pire, celui qui voudrait s’échapper et montrer la sortie serait aussitôt lapidé par ses congénères ! Parce que la vérité serait trop dangereuse ; elle viendrait sortir de ce confort-là. Dans cette crise sanitaire, on a donné la parole à ceux qui maintenaient dans l’illusion, dans la peur, le mensonge. Et, en effet, on a essayé de « lapider » ceux qui amenaient vers la vérité, parce que la vérité n’est pas confortable ! Elle vous fait voir toutes les noirceurs du système… qui sont aussi tous les petits arrangements avec le courage que chacun s’autorise. La paranoïa des grands de ce monde est la petite perversion et la paranoïa présentes à l’intérieur de nous. Toutes ces couardises, ces petites rétractations devant la responsabilité que nous avons laissé prospérer d’année en année, jusqu’à ce que le monstre soit tellement gros qu’il cherche à nous manger.

Comment développer une sagesse juste dans cette impasse-là ?

Le vrai sage, c’est celui qui a la mémoire ; il se souvient de ce qui s’est déjà passé dans l’histoire de l’humanité. L’Histoire ne se répète jamais mais elle bégaie toujours. La phase que nous traversons n’est qu’une phase. Et c’est ce qui peut rassurer vos lecteurs : ce déferlement totalitaire arrivera à son aporie, c’est-à-dire au bout de la discussion, quand celle-ci tourne en rond et n’arrive plus à produire quoi que ce soit. Donc, il s’auto-effondrera sur lui-même, car cet avenir techno-sanitariste mondialisé transhumaniste n’est pas désirable et n’est pas pérenne. Il correspond à une illusion.

Par rapport à la grippe classique, il semble que le covid s’accompagne plus souvent de micro-thromboses vasculaires et d’hypoxie heureuse. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Il y a effectivement des spécificités dans cette infection, qui présente un tableau clinique particulier. Les gens qui pensent qu’il n’y aurait pas de virus se trompent. Il y a bien un virus et une maladie particulière liée à celui-ci : la covid-19. Elle se manifeste par une atteinte vasculaire, une sorte d’inflammation des capillaires, notamment au niveau pulmonaire. Ce qui aboutit à l’hypoxémie : une diminution de la quantité d’oxygène dans le sang ou des difficultés à faire passer l’oxygène depuis les poumons jusqu’au sang. Le gros de notre prise en charge est donc de donner de l’oxygène, beaucoup d’oxygène. Or, on pourrait l’administrer à la maison (en s’organisant avec la médecine de ville, les soins infirmiers à domicile), comme l’a d’ailleurs fait remarquer la Société de Pneumologie de Langue Française. Ce qui aurait freiné le remplissage des réanimations. On en vient à l’hypoxie heureuse ; c’est-à-dire que certains vont faire un premier épisode symptomatique, avec de la fièvre, éventuellement des courbatures et une anosmie (perte de l’odorat, du goût), puis pas grand-chose… Ils seront fatigués, et si on dosait l’oxygène dans leur sang, on trouverait qu’ils en ont très peu, mais on ne peut pas le voir cliniquement. Il faut utiliser une petite machine : un oxymètre de pouls ou un saturomètre qui permet, par une analyse infrarouge de la couleur du sang, de savoir s’il y a désaturation, baisse du taux d’oxygène dans le sang. Cet examen n’est pas compliqué, il ne coûte pas très cher et c’est ce qu’il faudrait proposer à ceux qui ont été symptomatiques, qui ont eu un test positif et présentent des facteurs de risque de développer des formes graves. En dessous d’un certain seuil (le chiffre va de 0 à 100 ; en-dessous de 95, ce n’est pas normal), il y aurait lieu d’aller à l’hôpital. Cela permettrait aux patients d’arriver au bon moment, avant d’atteindre une forme de gravité. Vous devez prendre soin des gens qui ont un diagnostic positif et des risques de faire des formes graves. Leur dire : « Rentrez chez vous, prenez du Doliprane, on se revoit quand vous serez mourant » est irresponsable ! Le traitement antiviral (hydroxychloroquine, Zithromax, Zinc) permet de diminuer la survenue de ces épisodes-là. Et dans la phase inflammatoire, une corticothérapie semble être une piste intéressante pour couper l’herbe sous le pied à l’orage cytokinique. Vous pouvez aussi mettre à disposition de l’oxygénothérapie à haut débit dans les EHPAD. Ce ne sont pas des techniques difficiles à mettre en place et elles sauvent des vies. Il a été démontré par l’IHU (l’Institut hospitalo-universitaire en maladies infectieuses de Marseille, dirigé par le Pr Raoult, ndlr) qu’en mettant en place de l’oxygénothérapie à haut débit dans des EHPAD, on diminuait de 30% la mortalité. Qui plus est sans avoir à passer par la réanimation. Bref, nous avons énormément de pistes efficaces, allopathiques ou qui travaillent sur l’immunité positive, les ressources intérieures ( NDLR : voir dossier sur ce thème dans le Néosanté de février prochain), qui permettent de faire que cette maladie soit relativement bénigne. Et qu’elle ressemble, effectivement, à une grippe, en terme de mortalité. Même si le tableau clinique, lui-même, ne ressemble pas à une grippe.

Vous avez cité ce terme que l’on a beaucoup entendu dernièrement : orage cytokinique. Qu’est-ce qu’il signifie ?

Le virus, c’est de l’information qui nous traverse. Et la réaction du corps à ce virus est ce fameux « orage cytokinique ». En d’autres termes, le dégoupillage de la grenade de l’inflammation qui était déjà là (notamment dans la graisse abdominale, pour ceux qui en ont). Il y a donc des gens qui sont dans un état pré-inflammatoire chronique : les hypertendus, obèses, diabétiques… Ou des gens qui prennent des médicaments qui inhibent leur réponse inflammatoire normale, favorisant ce « dégoupillage ». On sait aussi qu’il peut exister des phénomènes d’interactions virales. Qu’est-ce que ça veut dire ? On s’est posé la question de savoir pourquoi à Bergame, en Italie, lors de la première vague épidémique, il y avait eu tant de morts et davantage d’hyper-inflammation qu’ailleurs. Une hypothèse de plus en plus étudiée, même si elle n’est pas complètement avérée, est qu’ils auraient reçu une vaccination contre la méningite, puis une vaccination contre la grippe, puis là-dessus le SARS-CoV-2 est arrivé… Il semble que toutes ces informations contradictoires pour le système immunitaire aient déclenché cet orage cytokinique. C’est même une des lignes d’explication des quelques rares sujets jeunes qui ont fait des formes graves de covid, alors même qu’ils n’avaient aucun antécédent. Peut-être ont-ils eu des vaccinations ou des infections virales dans les semaines qui ont précédé leur infection à SARS-CoV-2 ? Ceci est un plaidoyer pour bien réfléchir à l’idée de vaccination antigrippale et anti Sars-CoV-2. Car elles pourraient provoquer un effet inverse à celui escompté…

On a entendu, à propos des personnes âgées, qu’on favorisait leur départ anticipé pour relâcher la pression hospitalière et faire de la place. Est-ce vrai ?

Il y a eu des directives dans ce sens faites dans les EHPAD, recommandant l’utilisation du Rivotril, une benzodiazépine anxiolytique qui, en même temps, est un dépresseur respiratoire – il induit de moins respirer, avec un deuxième effet qui est de faire arrêter de respirer. Donc, effectivement, c’est une molécule qu’on utilise en soins palliatifs pour une sédation terminale ou pour diminuer les souffrances d’un patient en détresse respiratoire. Ce qui est choquant, ce n’est pas tant l’utilisation de cette molécule (déjà utilisée), mais plutôt l’indication qui a été posée. C’est-à-dire que pour un patient âgé qui respire mal, on ne se soucie même pas de savoir ce qu’il a ; d’emblée, on lui administre du Rivotril. Qu’est-ce que c’est que cette histoire ?!? Au contraire, ces gens doivent être soignés ; on peut donner de l’oxygène, de l’hydroxychloroquine, du Zithromax, du zinc, de la vitamine C, de la vitamine D, éventuellement du bleu de méthylène… Toutes les molécules proposées dans cette indication ne coûtent rien et ne sont pas compliquées. On peut aussi donner un antibiotique à large spectre qui couvre la plupart des difficultés respiratoires et des pneumonies qui surviennent chez les personnes âgées – c’est la norme en matière de traitement. Si c’est quelque chose qui est traitable, ça va marcher. En l’occurrence, ici, on a recommandé de ne rien faire… et pire que de ne rien faire, on a recommandé d’utiliser le Rivotril sans le consentement éclairé des patients, des familles. C’est extrêmement choquant ! Et ça correspond ni plus ni moins à des homicides qui seront passibles de procédures pénales quand le temps sera venu… Ceci a été réitéré lors de la deuxième épidémie, de manière encore plus choquante. À terme, il faudra regarder comment ont été instrumentalisés les soignants dans cette histoire. Ces derniers ont été en quelque sorte la main du bourreau, mais la décision du bourreau n’était pas la leur. Il faudra bien démêler l’écheveau des responsabilités, car certains soignants ont pensé bien faire. De même qu’on les met aujourd’hui dans cette clé de bras systémique, consistant à imposer la vaccination à des personnes âgées. Vaccination qui n’est ni avérée en matière d’efficacité ni renseignée en matière d’effets secondaires ! Vaccins dont les études de phase 3 ne sont même pas terminées. Avec un empressement coupable, on propose cette vaccination aux personnes âgées, avec un discours extrêmement cynique du pouvoir qui dit que, puisqu’elles sont âgées, cela servira de « ballon d’essai ». De cobayes. Ma recommandation à tous les gens qui peuvent lire cet entretien est d’aller voir directement les directeurs d’EHPAD où résident leurs (grands)parents, et de mettre un frein immédiat à ça. Vous devez refuser cette vaccination qui n’a aucun sens scientifique, aucun fondement épidémiologique et qui, pour le moment, est un dogme, ni plus ni moins, vendu par une propagande cynique et nauséabonde. Qui ne profitera qu’aux laboratoires pharmaceutiques.

En parlant de vaccin, plus largement sur la population planétaire, il semble que le virus mute ; par conséquent, la vaccination ne serait pas pérenne

En effet, et lorsque je soulève ce point, l’argument qui m’a été opposé, c’est que de toute façon on revaccinera tous les six mois. Est-ce que vous voulez vraiment vivre dans un monde où vous recevrez un vaccin tous les six mois ? Pour simplement avoir le droit de vivre, puisque c’est la clé de cette histoire de vaccination : au-delà de l’absence de preuves de bénéfices, au-delà de l’absence complète de preuves de l’innocuité (de toute évidence, ce ne sera pas sans effets secondaires ou indésirables), c’est la concaténation, la corrélation qui est faite entre le fait d’être vacciné et le fait d’avoir droit à l’accès aux droits sociaux. Il s’agit ni plus ni moins d’un hold-up, sous motif sanitaire, du contrat social. En l’occurrence, on vous enlèvera par exemple le droit d’aller skier, de prendre l’avion, d’aller à l’école… et on ne vous le redonnera que si vous êtes vacciné. Cela ne doit pas avoir lieu pour aucune vaccination que ce soit, et encore moins pour celle qui est proposée aujourd’hui ! Les libertés fondamentales ne sont pas respectées.

Comment résister dans ce climat délétère ?

La résistance, pour moi, c’est l’idée de se relier, de s’accrocher les uns aux autres, de se serrer les coudes pour tenir. Il ne s’agit même pas de renverser le pouvoir, mais simplement de s’accrocher à des éléments de bon sens, de bonnes grosses prises : la paix, la joie, la liberté, l’amour… L’image qui me porte, c’est celle d’une symphonie ou d’un opéra. Lors du final, il y a cette apothéose où les chœurs reprennent toutes les parties du morceau, alors que les cymbales battent à toute volée, quasi jusqu’à la cacophonie. Vous avez cette petite flûte traversière qui tient les sept notes fondamentales du morceau, alors même que vous ne l’entendez plus. Soudain, le chef d’orchestre lève les bras… l’apothéose retombe… laisse place au silence… et la flûte traversière reprend les sept notes une dernière fois. Pour moi, c’est ça la résistance ! Il s’agit de traverser l’effondrement, le déferlement totalitaire, d’être « poncé » au passage par ces vents forts, ces grêlons, qui viennent révéler notre quintessence, le meilleur de nous-même. Pour que le joyau puisse enfin apparaître dans sa plus belle brillance, la plus simple, la plus nue.

Quelle est alors votre vision de l’après-covid, et plus globalement de l’avenir ?

J’ai vraiment l’impression que le grand arbre est en train de s’effondrer une fois pour toutes. Nous sommes au bout de cette crise itérative. Cette fois, elle est tellement manifeste que si l’on ne veut pas la voir, c’est que l’on veut s’aveugler. Or, quand l’arbre s’effondre, il ouvre un chablis dans la forêt. Il y a alors de la lumière pour toutes les petites pousses qui étaient déjà là. En l’occurrence, la permaculture, l’éco-construction, l’habitat partagé, la monnaie libre, une autre vision de l’éducation centrée sur l’enfant (non pour en faire un rouage de la société), du travail et de l’artisanat, une relocalisation de l’économie, etc. Tout est déjà là, il faut juste attendre que le grand arbre s’effondre. Et il est en train de s’effondrer, donc tout va bien. Mais il y a encore du travail ! Il va (nous) falloir du courage. Et le courage, étymologiquement et concrètement, vient du cœur. Ces temps obscurs sont aussi une invitation à l’héroïsme. Ici, il est donné à tout le monde d’être un héros. Il n’y aura ni sauveur, ni messie. Il n’y a que le choix d’une vie héroïque qui s’attache à se mettre en lien avec les autres, reliés ensemble à des valeurs fondamentales, qui puisse être une voie de sortie, de survie, dans ce déferlement totalitaire.

Propos recueillis par Carine Anselme

 

 Fouché Président !

21/04/2021

On vit vraiment une époque formidable !

1967 : Tu vas à la coop, avec les bouteilles consignées, on  t'en décompte le prix sur les nouvelles bouteilles de vin que tu achètes. Tu payes avec le sourire de la crémière, et tu sors sous un grand soleil. Le tout a demandé 10 minutes.

2017 : Tu prends ta bagnole pour faire 5 kms, plus les détours ! aller, idem retour, pour aller te garer dans le parkinge d'un supermarché d'un gros empire capitaliste, Tu attends à la caisse sous les regards des caméras de vidéo-surveillance et des gorilles privés de la boite. Si tu achètes des bouteilles de vin on te fait entendre que c'est mauvais pour ta santé. Et quand tu les a finies, tu est obligé de refaire un périple égal, simplement pour avoir le "droit" de les jeter dans un récipient ad hoc (mais on te fait payer quand-même une taxe d'"enlèvement" des ordures). après tu n'a plus qu'à recommencer parce qu'il te manque un pain, et que le dernier boulanger a fermé.

Faire un voyage en avion :

1967 : On t’accueille dans les locaux d’Air France. Tu embarques on t’accompagne à ta place. Ton siège est tellement large qu’on peut s’asseoir à deux.

On t’invite à boire ce que tu veux et on te donne à manger, le tout servi par de belles hôtesses de l’air.

2017 : Tu arrives 4 heures avant le départ au guichet de Ryan Air. Tu entres dans l’avion en continuant de remettre ta ceinture qu’à la douane, ils t’ont fait retirer pour passer le contrôle, et te scanner tout nu aux rayons X.Tu t’assoies sur ton siège et, si tu respires un peu trop fort, tu mets un coup de coude à ta voisine qui t'accuse de "male spreading". Si tu as soif, le steward t’apporte la carte où les prix sont ahurissants. Si tu sort ton coupe-ongle pour te rogner un ongle, on t'arrête aussitôt, on te menotte, on fait retourner l'avion à son point de départ (bien sûr on ne te rembourse pas ton billet) et on t'inculpe pour "terrorisme", toi et ta famille restent fichés à vie comme "dangers potentiels".

Michel doit aller dans la forêt après la classe.

Il montre à Jean son couteau avec lequel il pense se fabriquer un lance-pierre :

1967 : Le directeur voit son couteau et lui demande où il l’a acheté pour aller s’en acheter un pareil.

2017 : Le directeur ferme l’école, on appelle la gendarmerie, on emmène Michel en préventive. TF1 présente le cas aux informations en direct depuis la porte de l’école.

Franck et Marc se disputent.

Ils se flanquent quelques coups de poing après la classe :

1967 : Les autres les encouragent, Marc gagne. Finalement ils se serrent la main et ils sont copains pour toute la vie.

2017 : L’école ferme. L’A2 proclame la violence scolaire, France Soir en fait sa première page et écrit 5 colonnes sur l’affaire.

Eric casse le pare brise d’une voiture du quartier :

Comme c'est une famille de droite, son père sort le ceinturon et lui fait "comprendre la vie" comme il dit..

1967 : Eric fera plus attention la prochaine fois, grandit normalement, devient de droite comme son père, il ne fait plus de violences illégales, seulement des violences légales quand il est le plus fort ! fait des études à HEC et devient un homme d’affaire, qui méprise son père qui n'était qu'un ouvrier travaillant à produire des choses utiles avec ses mains.

2017 : La police arrête le père d’Eric pour maltraitance sur mineur. Et arrête Eric pour "comportement inapproprié", inculpation qui vaut 10 ans de prison (tolérance zéro oblige !) , en prison il devient révolté, et recommence une fois sorti, puis une troisième, et par la vertu des lois à l'américaine il est condamné à la prison à vie; une multinationale se fait plein de fric avec les produits qu'il fabriquera en prison pour un salaire nul, et sans arrêts de travail. Le psy arrive à convaincre sa soeur que son père abusait d’elle et le fait mettre en prison.

Jean tombe en pleine course à pied.

Il se blesse au genou et pleure. Sa prof Jocelyne le rejoint, le prend dans ses bras pour le réconforter :

1967 : En deux minutes, Jean va beaucoup mieux et continue la course.

2017 : Jocelyne est accusée de perversion sur mineur et se retrouve au chômage, elle écopera de 3 ans de prison. Jean va de thérapie en thérapie pendant 5 ans. Ses parents demandent des dommages et intérêts à l’école pour négligence et à la prof pour traumatisme émotionnel. Ils gagnent les deux procès. (et les avocats gagnent plein de fric !)

La prof, au chômage et endettée, se suicide en se jetant du haut d’un immeuble.

 

On a vraiment vécu une époque formidable !

maintenant 4/4/2021 8 heures du matin : Tiens ! un être humain !!! ça existe encore ?!! il a même l’air des français comme du temps passé où la France existait, ou elle était peuplée de GENS, à visage humain, (et dont on avait oublié - à tort ! - qu’ils avaient été presque tout pétainistes et faisaient le salut hitlérien durant quatre ans, et beaucoup avaient dénoncé leurs concitoyens qui écoutaient Radio-Londres), où elle était une République, où il y avait des cafés, des bancs publics, des enfants, des magasins, des églises, des restaurants, des trains, des cars, des hotels, partout !

et on dansait ! (est-ce qu'on pourra "danser encore" https://kzclip.com/video/SyBEMRyt6Qg/hk-danser-encore-off...  dans le monde fasciste de Claus Schwab ?)

20/04/2021

1975 époque où la France était encore un pays libre, civilisé et humaniste

La position de Mme Simone Veil (qui a fait la première loi "anti-tabac") était :

« pour moi, la loi était un complément de la société, de la liberté et de la démocratie, de sorte que les gens soient informés. Dans notre esprit, les gens avaient le droit de fumer, nous n’avons jamais essayé de nous opposer à cette liberté.  »