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31/12/2017

tout à fait

Ho, mi povus tutan mondon
per titana sku' detrui,
por ankoraŭ unufoje
ŝian sunan ridon ĝui.

 

tout à fait .... c'est exact .....

(Imre Baranyai - Mia patrino )

So ist das Leben

Simone de Beauvoir :

Un livre que je conseille vivement: "Mémoires d'une Jeune Fille rangée" de Simone de Beauvoir (née un 9 janvier) Très humain et intéressant, passionnant et qui fait plus d'une fois réfléchir.

Et il y aurait plein de choses à citer.
Dès les premières pages ça commence très fort:
"En moi-même je protestais "Les adultes ne savent rien de nous !" "
"je me promis, lorsque je serai grande, de ne pas oublier qu'on est à cinq ans un individu complet. Ce que niaient les adultes."
Qu'est-ce qu'elle a raison!

allez ! je ne résiste pas au plaisir d'encore une:
"Les noisetiers murmuraient et je comprenais leur oracle; j'étais attendue: par moi-même. Ruisselante de lumière, le monde couché à mes pieds comme un grand animal familier, je souriais à l'adolescente qui demain mourrait et ressusciterait dans ma gloire : aucune vie aucun instant d'aucune vie ne saurait tenir les promesses dont j'affolais mon coeur crédule".

So ist das Leben...

 

 

et bien sûr, bien sûr,
il y a :

"Je fis une autre découverte. Un après-midi à Paris, je réalisais que j'étais condamnée à mort. Il n'y avait personne d'autre que moi dans l'appartement et je ne refrénai pas mon désespoir; j'ai crié, j'ai griffé la moquette rouge. Et quand je me relevai, hébétée, je me demandai: "comment les autres gens font-ils? Comment ferai-je?" Il me semblait impossible de vivre toute ma vie le coeur tordu par l'horreur. Quand la déchéance s'approche, me disais-je, quand on a déjà trente ans, quarante ans et qu'on pense: "c'est pour demain", comment le supporte-t-on?"!!!

 

pour ceux qui ne comprennent pas l'horreur du néant, de l'absence,
"jai raconté ailleurs comment, à Mérignac, je contemplai stupidement  un vieux veston abandonné sur le dossier d'une chaise. j'essayai de dire à sa place : " Je suis un vieux veston fatigué." C'était impossible et la panique me  prit.  Dans les siècles révolus,  dans le silence des êtres inanimés je pressentais la vérité, fallacieusement conjurée, de ma  mort."

Simone de Beauvoir n'avais pas oublié que c'est quand on est enfant , ou plus rarement adolescent, qu'un est CONSCIENT, de la vérité des choses de sa perception, et qu'on est capables de sentir et de réagir, alors que les adultes sont aveugles à tout, pantins  complétement vidés de toute capacité, de toute conscience vraie et du concret.

« Dans tout projet je voyais une fuite, dans le travail un divertissement aussi futile qu’un autre. Un jeune héros de Mauriac considérait ses amitiés comme des « branches » qui le soutenaient précairement au-dessus au-dessus du néant. ….. ce rien qui ronge tout ….. seul le silence de M. Teste me semblait exprimer dignement l’absolu désespoir humain. … L’attitude la plus franche, somme toute, c’était de se supprimer ; j’en convenais ; je ne songeai cependant pas à y recourir : j’avais bien trop peur de la mort. Seule à la maison il m’arrivait de me débattre comme à quinze ans ; tremblante, les mains moites je criais, égarée : « Je ne vaux pas mourir ! » (Simone de Beauvoir, née un 9 janvier)



 

30/12/2017

Roberto Ardigo, Armand Salacrou

Roberto Ardigo

Roberto Ardigo, philosophe positiviste italien, qui a fini par se suicider :

« par suite du refroidissement progressif de la terre notre monde doit mourir, lui aussi, avec tous les êtres auxquels il donne vie ; et si c’est là le sort extrême de tous les mondes disséminés dans l’univers, à quoi sert donc l’élévation progressive de l’humanité ? à A quoi bon le culte de l’art, du Beau, du Bon ? La fièvre de savoir, de se consacrer à un idéal ? à quoi sert la vie ? A quoi servent tant de douleurs matérielles et morales, souffertes par les êtres auxquels a été accordé, sans qu’ils l’aient demandé, le don sadique de la vie ? »

Quelle immense déception pour une âme élevée telle que celle de Roberto Ardigo (ou celle de Miguel de Unamuno aussi, lisez le ! il est incontournable, et combien ça change des conneries sophistiques égoïstes et nécrophiles qu’on entend de nos jours) ! Il ne pouvait s’empêcher de contempler, épouvanté, l’abîme de la vanité infinie de tout. Il ne pouvait s’empêcher de se révolter en présence de cette ironie tragique du sort. Il valait donc mieux défier fortement la destinée de la seule façon permise à un vivant : se libérer, par le suicide, du supplice moral de contempler, impuissant, la tragédie de l’être, et sa propre prochaine disparition éternelle. Robert Ardigo a été conséquent avec lui-même. Les philosophes qui partagent ses convictions matérialistes, et qui, malgré cela, ne finissent pas comme lui par le suicide, sont heureusement inconséquents.

PEGUY 

" .. sauver de l’Absence éternelle
Les âmes des damnés s’affolant de l’Absence,"

 

On ne lit plus assez SALACROU

« Alors, là nous sommes tous en plein cauchemar depuis l’instant où nous avons compris que nous étions vivants. Vous souvenez-vous, Monsieur Lenoir, de l’instant précis où, tout à coup, petit garçon, vous avez eu cette révélation : « Je suis un vivant, j’aurais pu ne pas exister, et je vais mourir. » Non ? moi, si. Et je me suis évanoui. C’était une charge intolérable sur les épaules de ce petit enfant» (Armand SALACROU, in « L’archipel Lenoir »)

oui, j'ai toujours été ébahi, n'ai jamais compris comment se fait-il qu'il n'y ai pas plein d'enfants qui se suicident à l'age de raison (disons 12 ans)

comment peut-on vivre encore étant adulte, où théoriquement c'est pire, et toutes les autres sujets de douleurs métaphysiques, personnelles, sentimentales, et sociales qui vous tombent dessus ? et quand on est vieux ?

Ben, il y a un détail auquel je n'avais pas encore prêté attention, mais Simone de Beauvoir si !
il y a dans les mémoires de Simone de Beauvoir une remarque très importante et dont je prend maintenant conscience de la justesse, c'est quand elle dit « Quand je me jetais dans le malheur, c'était avec toute la violence de ma jeunesse, de ma santé, et la douleur morale pouvait me ravager avec autant de sauvagerie » etc
eh oui ! C'est comme ça que ça se passe; et aussi comme quand on est enfant on est plus conscient, plus sensible, plus intelligent, plus en contact avec la réalité que les adultes, et ça va constamment en se dégradant quand on devient adulte, puis en vieillissant. Il y a aussi comme une fainéantise de la conscience, et de la douleur qui ravage tout. Et on souffre dans la même mesure qu'on est vivant en fait et qu'on en a la santé ! La santé. Même le désespoir et l'abattement demandent de la santé, quand on est trop engourdi on ne sait même plus être désespéré, que dis-je même plus être abattu.

n'empêche que
c'est effarant à quel point comme disait Camus les gens font "comme s'ils ne savaient pas". Il règne sur ce sujet un tabou, j'te dis pas !!

29/12/2017

visage

Je me lave toujours longuement le visage avec la gant de toilette, c'est un besoin vital, c'est sans doute parce que que je manque énormément de caresses.

qui n'a pas connu le bruit d'un poste radio à ondes courtes mal réglé n'a rien connu !

Qui n'a pas connu les ondes courtes durant le XXème siècle, cet océan agité, plus beau plus évocateur et plus mystérieux que toutes les oeuvre de musique "contemporaine" électroacoustique, n'a rien connu!!
Cette symphonie de postes de radios, évanescents ou, tout à coup, éclatants, avant de à nouveau s'esquiver, en des dizaines de langues mystérieuses, diffusant on ne sait quelles émissions mystérieuses, des bribes de musiques de tous les coins du monde, et parfois classique, ces glissandos, gargouillis indescriptibles, crachottements, tempêtes virtuelles des ondes, Maelströms vertigineux, semblables aux "scrogneugneux" continus de ma chatte Poupounette quand elle était "pas contente"! Et tout ça dans une mer de bip-bip des milliers d'émissions en morse, oh combien mystérieux eux-aussi, forcément (il parait qu'ils sont abandonnés, et même interdits [qu'est-ce qui n'est pas interdit de nos jours !] ), comme les neutrinos dans lesquels nous baignons!
Hélas ! trois fois hélas ! récemment j'ai reessayé d'écouter, grâce à mon, notre, vieux poste à lampes, www.ipernity.com/doc/r.platteau/2150374 qui ne capte pas la modulation de fréquence mais qui captait non seulement les grandes et petites ondes (et qui était réglé pour capter Hilversum, Florence ou Sottens) mais les ondes courtes et les ultra-courtes: il n'y a presque plus rien, et le nombre d'émissions diminue d'année en année. Bientôt ce sera le silence total sur ces ondes.....
tout un patrimoine culturel, tout un patrimoine de rêve, un siècle de vies (ça a duré prés d'un siècle de l'histoire de la terre, et, comme tout, ça a pris fin, apparemment) c'est plus dramatique que le dynamitage des bouddhas de Bamiyan ! Et les enfants de maintenant ne sauront pas ce que c'est que ce bruit - parfois si agaçant ! - mais si fascinant d'un poste onde courtes mal réglé !!!

28/12/2017

la radio


- Qui se souvient des voix qui on enchanté la radio du temps où il y avait une radio, c’est à dire des années 50 et 60 ? Jean Nocher, Marianne Oswald,
Stéphane Pizzella, Béatrix Dussane, André Castelot, Roger Bourgeon, Jean-Wilfrid Garrett, etc.

Et les radio-crochets avec Zappy Max (Il est mort.. ). Les chansons de Dalida à la radio.

Les cha-cha-cha burlesques. Mireille. La Marseillaise tous les soirs à minuit à la fin des émissions.

Et les concours qu’on faisait, où il fallait classer les chansons dans le même ordre de préférence que le résultat global. (On n’a jamais gagné je crois)

« Quitte ou double », « Le rêve de votre vie », (et les publicités pour Bourgeois et Kléber-Colombes) « Accusé levez-vous ! », « Je voudrais bien savoir », « Le clos joli » ses poèmes, son indicatif, « Rendez-vous à cinq heures », sur France III « analyse spectrale de l'Occident », et l’après-midi du jeudi entièrement consacrée à des émissions enfantines. Michel Auriac, Marianne Oswald.

Stéphane Pizella, « Au-delà des mers » et Bachir Touré, le seul comédien noir à cette époque ! encore coloniale. Les émissions en langue kabyle qu’on écoutait tous les soirs. Et les émissions polonaises de Radio-Lille. « Mouvi Paris nafari gochni Lille » (je ne garanti pas l’orthographe !) Et Simons. Et les messages aux familles des militaires en Algérie. On ne savait pas ce qui se passait réellement à l’époque.
 
souvenirs d'une autre personne :
  
"  il y avait également sur Paris Inter (?) les soirs de semaine :
* la tribune de l'histoire
* les maîtres du mystère ( ex "faits divers" et précurseurs de "l"heure du mystère" )
* les feuilletons ( je me souviens de Gil Blas de Santillane et de l'Idiot entre autres diffusions ) 
* l' émission de Stéphane Pizella qui m'a fortement influencé puisque j'ai quitté la France métropolitaine à l'âge de 22ans et que je suis maintenant retraité à 10.000 km de la mère
patrie! 
les émissions hebdomadaires:
* Radio Pastiche
* Le grenier de Montmartre
* Une saison d'opéra 
* Aux jours et aux lumières de Béatrix Dussanne ( mais c'était peut-être sur Radio National,  l'ancêtre de France Culture )
* une émission de procès fictifs( dont j'ai oublié le nom )  avec Henri Kubnick je crois
Je dois en oublier et il suffirait de peu de choses pour m'en souvenir .  
Si quelqu'un a la possibilité de me dire comment réécouter certaines de ces émissions je suis preneur . A titre d'information , il y a une bonne vingtaine d'années, certaines de ces émissions
étaient diffusées régulièrement sur la radio nationale sénégalaise , au titre de la coopération je pense ."

La tribune de l'Histoire avec André Castelot (vit-il encore ? ...) et le jeune (maintenant vieux ?) Alain Decaux et son indicatif du Freischutz de Weber. J'adorais !
ah oui radio pastiche ! j'avais oublié.
Béatrix Dussanne aussi je l'écoutais régulièrement, et je n'oublierai jamaisle soir de la dernière de ses émissions, elle avait récité le (très long) poème de Musset où il demande à ce qu'on plante
un saule sur sa tombe, et à la fin de l'émission elle a dit "à la semaine prochaine, peut-être"
Je n'ai pas compris, en fait elle savait qu'elle allait de voir se faire opérer d'une tumeur au cerveau. Elle "y est restée" .... et il n'y a pas eu de semaine prochaine.
Ah bien sûr les "procès fictifs" ! Avec son impressionnant indicatif pour "
Kléber-Colombes" (ça devait être un grand air classique, je ne sais pas de quel compositeur, peut-être quelqu'un
pourrait-il nous le dire) si beau et impressionnant. C'était sur Radio Luxembourg et ça s'appellait "Accusé Levez-vous" et les auditeurs
devaient téléphoner pour donner leur verdict.
Et tant d'autres ("Le rêve de votre vie" peut-être le meilleur et le plus émouvant des sujet d'émissions) Et "Quitte ou double" (où s'est une fois présenté l'Abbé Pierre. Où une fois une garçon
d'ascenseur de Nice a gagné une somme pharamineurse, c'était le record de l'émission, grâce à son érudition concernant l'opéra, et les maisons de disque lui ont offert une pile de disques égale à
sa taille. Je ne sais pas ce qu'il est devenu (quelqu'un le sait-il ?) un hebdomadaire lui avait proposé de devenir chroniqueur lyrique.
Et celui qui avait appris le Larousse par coeur, et à chaque réponse il récitait l'article du dicctionnaire par coeur, et on ne pouvait pas l'arrêter, alors les techniciens à chaque fois ricanaient
en se moquant de lui, à tel point que le présentateur se sentait géné, et leur demandait de se taire.
Etc Etc
Et tous les classiques du Théatre, à l'époque la radio était un instrument de culture (maintenant plus RIEN!!) à l'époque on entendait régulièrement Ondine, Amphytrion 38, le Dr Knock, Turcaret, Ondine,
Intermezzo, Caligula de Camus (que depuis je considère comme la pièce la plus importante du XXème siècle) , des pièces de Shakespeare, de Molière bien sur, etc ,etc
sans parler de tout ce répertoire maintenant disparu qui avait été écrit spécialement pour la radio: le théatre radiophonique.
Et cette émission que j'attendais toujours avec avidité : "Je voudrais bien savoir".
Et les émissions jeu qui à l'époque étaient intelligentes ! et dont les candidats, personnages de la ittérature, etc, des gens doués, devaient résoudre des énigmes très difficiles, ou créer des
feuiletons, je n'oublierai jamais "Le grand Prix de Paris" avec comme indicatif la calvacade de Guillaume Tell!
et "Le clos Joli" on n'entend plus jamais parler du "clos Joli" une émission comme ça exclusivement faite de poèmes serait impensable dans le télé commerciale et à ras de terre de maintenant.
et les rediffusions des cours de l'université de Lille, et les cours d'arabe ("al madinati al koufati") de russe ( "universityet daliko - nitchevo!"). Les émissions en langue polonaise de radio
Lille "mouvi parich nafari gochny Lille"

l'INA va-t-elle enfin penser à mettre des enregistrement de ces émissions sur son site, non payantes de préférence !! (de toutes façons il ne risquent pas de se faire du fric avec ça) et SANS
OBLIGATION DE "SE FAIRE METTRE" des COOKIES ! ) ?? peut-être faudrait-il lancer une pétition
 
tiens ! j'ai retrouvé l'hommage que la télévision a fait quand elle est morte (je rappelle que lors de sa dernière émission à la radio elle avait récité "Le saule" de  Musset, à la fin avait dit comme d'habitude "à la semaine prochaine" mais cette fois avait ajouté "peut-être". Elle savait qu'elle allait devoir être opérée ....

 en reconnaissant sa voix vous aurez un peu l'impression de retrouver ses émissions qu'on entendait régulièrement alors

27/12/2017

pauvre petit épouvanté

27/9/2016 c’est quoi ce chat noir ? Mon chat ? Ou l’autre ? Non la tache blanche est trop bien visible, et il n’a pas de collier anti-puces, ça doit être le peureux hystérique.
Quoi que en fait la peur, c’est ce qu’il y a de plus touchant et de plus humain, il n’y a rien qui soit plus humain que la peur et l’épouvante.

26/12/2017

communiqué du Comité des droits des personnes handicapées- Genève

Le Comité des droits des personnes handicapées des Nations unies a officiellement affirmé que l’avortement des enfants en raison d’un handicap chez le fœtus est contraire à la Convention relative aux droits des personnes handicapées.
 
Alors qu’une pression importante s’exerce pour imposer la légalisation de l’avortement eugénique, le Comité des droits des personnes handicapées des Nations unies vient de déclarer dans un document officiel que « Les lois qui autorisent explicitement l’avortement en raison d’un handicap violent la Convention des droits des personnes handicapées (Art. 4,5 et 8). » Ce Comité poursuit en expliquant que ce type d’avortement est souvent basé sur des diagnostics erronés, et que « Même s’ils ne sont pas faux, cette affirmation perpétue le préjugé selon lequel le handicap serait incompatible avec une vie heureuse. »

Par cette déclaration, le Comité des droits des personnes handicapées s’oppose frontalement au Comité des droits de l’homme qui a entrepris de réinterpréter le « droit à la vie » comme comprenant un droit à l’avortement « tout particulièrement lorsque (…) le fœtus présente des malformations mortelles ». Le Comité des droits des personnes handicapées demande le retrait de cette affirmation.

La déclaration du Comité des droits des personnes handicapées est d’une grande importance. Elle rappelle, une nouvelle fois, la nécessité de s’opposer fermement à la tentation eugéniste qui repose sur le mépris de la faiblesse. Déjà, en 1947, les rédacteurs de la Déclaration universelle des droits de l’homme durent s’opposer à la tentative visant à permettre la « prévention de la naissance d’enfants handicapés mentalement » et d’enfants « nés de parents souffrant de maladie mentale ». La similitude de ces propositions avec l’idéologie nazie fut alors dénoncée.
L’ECLJ se réjouit de cette déclaration qui va dans le sens de ses nombreuses interventions devant le Conseil des droits de l’homme. L’ECLJ continuera à dénoncer l’eugénisme prénatal ainsi que les avortements tardifs et à rappeler que les droits à la vie et aux soins doivent être garantis à toute personne.
Le Comité des droits des personnes handicapées a également pris position contre un prétendu « droit à l’euthanasie » car, selon lui « cela perpétue les idées reçues selon lesquelles les personnes gravement handicapées souffrent et seraient plus heureuses mortes» Comme les enfants à naître handicapés

 

Le Comité des droits de l’homme des Nations Unies est en passe d’imposer la légalisation universelle de l’avortement au nom même du droit à la vie.

Ce comité d’experts, chargé de veiller au respect du Pacte international sur les droits civils et politiques de 1966, s’est réuni à Genève, les 1er et 2 novembre, pour rédiger son interprétation officielle du droit à la vie. Cette interprétation, appelée Observation générale, détient une grande autorité sur les juridictions et les législateurs du monde entier car ce Comité dispose du pouvoir de juger les États quant à leur respect de ce traité.

Plusieurs de ses membres ont saisi l’occasion pour promouvoir un droit à l’avortement le plus étendu possible. C’est le cas en particulier du français Olivier de Frouville, de l’américaine Sarah Cleveland et du tunisien Yadh Ben Achour. Les autres sont restés largement silencieux. Seule l’experte allemande, Mme Anja Seibert-Fohr, a tenté, en vain, d’obtenir la reconnaissance de « l’intérêt légitime des États à protéger la vie du fœtus », pourtant établi par la Cour européenne. Les trois autres membres connus pour leurs réserves à l’égard de l’avortement étaient les seuls absents.
D’emblée, M. de Frouville recommanda d’éviter toute « considération philosophique ou théorique » et de se concentrer exclusivement sur les droits des femmes. À aucun moment le caractère moral de l’avortement ne fut questionné. De même, à aucun moment les droits des enfants ne furent évoqués. Moins encore, les membres du Comité ont veillé à ne jamais employer le mot « enfant ». Pour les membres du Comité, l’enfant n’existe pas avant sa naissance, donc il serait vain d’évoquer ses droits et intérêts.

«  Recourir à l’avortement pour éviter le handicap à titre préventif »
En fait, il fut question une seule fois, non pas des enfants, mais des « fœtus », pour recommander la légalisation de leur avortement eugénique. Le représentant tunisien a fortement insisté sur cette nécessité. Il a déclaré que, certes, il faut aider les personnes handicapées « après leur naissance », « mais ça, ça ne veut pas dire que nous devons accepter de laisser en vie un fœtus qui est atteint d’un handicap. » (tiens ça fait penser à l'Aktion T4, elle a commencé le 18 aoüt 1939, par l'extermination des enfants, dirigée par Philipp Bouhler, puis on s'est attaqué aux adultes - lisez les articles sur la wikipedia etc.Le programme d'euthanasie )

Il a ajouté : « nous pouvons éviter les handicaps et nous devons tout faire pour les éviter ». Sur ce, le Président du Comité intervint pour rappeler que les débats sont enregistrés.
Mais là encore, la référence au « fœtus » était trop explicite. Pour éviter d’être accusés d’eugénisme, des experts ont voulu alors remplacer ce mot par celui de « grossesse », moins choquant, comme si le changement de terme pouvait rendre plus acceptable la réalité de l’eugénisme.

L’avortement, c’est la vie
Quant au droit à l’avortement, on peut dire que les recommandations du Planning familial international ont été suivies à la lettre. Reprenant le slogan de cette organisation, les membres du Comité ont déclaré que l’avortement devrait être décriminalisé et rendu « safe, legal and affordable » (« sûr, légal et accessible/gratuit »), sans réelle condition ni limitation de délai. Ils ont aussi adopté son argumentation selon laquelle l’interdiction ou la difficulté d’accéder à l’avortement serait en soi une cause de violation du droit à la vie des femmes. Cela fit dire à M. de Frouville, de façon toute orwellienne, que la décriminalisation de l’avortement « est au cœur de la question du droit à la vie » !

Une régression morale
C’est là un complet renversement moral par rapport au sens du droit à la vie. Il résulte de la pensée matérialiste selon laquelle seuls les êtres capables d’intelligence et de volonté seraient véritablement humains et donc dignes de protection. Tant qu’ils n’ont pas atteint cette capacité, ils ne seraient que de la matière corporelle au pouvoir de ceux qui sont « humains », car capables d’intelligence et de volonté. Ainsi, ce n’est plus la « vie humaine » comme réalité biologique qui serait protégée en droit international, mais l’intelligence et la volonté, c’est-à-dire la force. Pas une seule fois, les membres du Comité n’ont rappelé l’engagement pris par les États de réduire le recours à l’avortement et d’aider les femmes enceintes. La faiblesse des enfants à naître et des femmes en détresse ne trouvent qu’une réponse : l’élimination. La loi du plus fort.
Or, c’est principalement contre l’eugénisme que l’universalité du droit à la vie a été réaffirmée après-guerre. Les rédacteurs de la Déclaration universelle des droits de l’homme refusèrent expressément de tolérer tout avortement eugénique, rappelant son usage par le régime nazi ; et ce n’est que sous la pression des pays soviétiques qu’ils renoncèrent en 1948 à protéger explicitement la vie humaine « dès la conception ». C’est parce que les régimes nazi et soviétique étaient matérialistes qu’ils ont promu l’avortement et l’eugénisme ; et c’est contre cette idéologie que les Nations unies ont été fondées sur la base de l’égale dignité de tout être humain.
Si le Comité tire un droit à la mort du droit à la vie, il renoue ainsi avec l’idéologie mortifère contre laquelle les Nations unies ont été fondées.
Contre cette « dérive rétrograde », un autre comité des Nations unies s’est élevé. Le Comité des droits des personnes handicapées a répliqué que « Les lois qui autorisent explicitement l’avortement en raison d’un handicap violent la Convention des droits des personnes handicapées ». Il a ajouté que de telles lois perpétuent « le préjugé selon lequel le handicap serait incompatible avec une vie heureuse. » Mais le Comité des droits de l’homme n’en a pas tenu compte, ses membres les plus actifs restant résolument attachés à leur objectif.
 
Un excès de pouvoir
Reste à savoir si le Comité a le pouvoir d’imposer aux États, au nom du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, une obligation contraire à l’intention explicite de ses rédacteurs. Contre les États qui reprochent au Comité d’agir ainsi au-delà de son mandat, certains de ses membres se sont défendus en déclarant que le Pacte serait un « document vivant » dont ils sont les interprètes authentiques. Concrètement, les États seraient donc moins tenus de respecter le Pacte que ce qu’en disent les membres du Comité. Cela est particulièrement problématique lorsque cette interprétation est diamétralement contraire au sens initial du Pacte. Ce qui fit dire à Mme Seibert-Fohr, sous forme d’avertissement, que le Comité des droits de l’homme fragilise dangereusement « l’universalité des droits de l’homme ». De fait, si cette interprétation du Pacte est adoptée, de nombreux États refuseront de l’appliquer ; le zèle idéologique de quelques membres du Comité se retournera alors fatalement contre son autorité.
La discussion sur ce projet d’observation générale se poursuivra le 10 novembre puis en mars 2018 ; il y sera aussi question du suicide assisté et de l’euthanasie dont le Comité envisage également d’imposer l’acceptation au titre du droit à la vie.
Début octobre, l’ECLJ a adressé un mémoire au Comité pour défendre le droit à la vie, avec le soutien de plus de 130 000 personnes signataires d’une pétition pour la protection de toute vie humaine.

Grégor Puppinck,
Directeur

 

 

25/12/2017

la secte des adorateurs de la mort

oui les choses qui sont ingurgités aux enfants des écoles sont inquiétantes.

Et il y a aussi la secte des Adorateurs de la Mort : relisez "Le meilleur des Mondes" d'Aldous Huxley, un des traits fondamentaux de ce monde était d'habituer les gens à trouver la mort et le néant éternel quelque chose de tout à fait normal et "positif", et on voit dans un chapitre frappant du livre qu'on y habitue les enfants à la mort, distribution de bonbons à l'appui ! et à la considérer comme gaie et innocente, "sereine" quoi ! comme dans les dogmes du freudisme, et de tous les autres psycho-machin-choses au pouvoir. Donc dans Notre société actuelle partout on fait la même chose envers les gens, et là aussi on commence dans les écoles, feuilletez un peu les livres, pièces de théâtre, etc, qui sont créées spécialement pour les enfants : pareil : on les "éduque" à trouver la mort quelque chose de "positif", "serein" à faire leur "travail de deuil", à ne surtout pas en avoir peur, à ne surtout pas éprouver le moindre chagrin si quelqu'un d'aimé (de toutes façons on cherche à éliminer ce sentiment considéré de nos jours comme maladif !) venait à mourir. c'est la "Société lisse" comme dit Zygmunt Bauman, ça rejoint le règne de la psychanalyse, des tranquilisants, du "travail de deuil", du bouddhisme pour intellos parisiens, de l'euthanasie, de l'avortement, le culte de l'ici et maintenant, de la pensée dite "positive", et toute la chasse du "propre en ordre" qui ne pense qu'à éliminer et tuer la vie, le cynisme, etc; Buvez - Eliminez ! et passez la monnaie ! Et il ne faut surtout pas qu'ils raisonnent et se rendent compte de ce que c'est réellement que la condition humaine.

 

Et maintenant va commencer la grande persécution de toutes les opinions autres que l'officielle (comme dans tous les régimes totalitaires du passé), ça va être "hors de l'athéisme euthanasieur point de salut !" http://reseauinternational.net/le-rapport-casey/

24/12/2017

des migrants

Les trisomiques sont des migrants. Ils aspirent à vivre tranquillement dans notre société sans être rejetés Mais ils n’ont pas leurs papiers à jour. Alors qu’ils devraient détenir un passeport biométrique avec 46 chromosomes, ils en ont 47. La société prétend que leur titre de séjour parmi nous n’est pas valide. Les trisomiques ne seraient pas en règle et leur appartenance à notre humanité ne serait pas établie. D’ailleurs, aux yeux de la loi, tant qu’ils ne sont pas nés, ils sont encore à l’état d’ébauches. Il est donc permis de les rejeter. C’est même encouragé. A chaque future maman est gratuitement proposé un test permettant d’empêcher un trisomique de passer la frontière clandestinement. Certains disent que si on les laissait venir librement, on serait envahis par les trisomiques et que ça coûterait trop cher à la Sécurité sociale de les prendre à charge. Alors comme ils vivent longtemps sans travailler, c’est plus économique de les laisser à l’extérieur de nos frontières. Et puis ils ont un physique particulier qui peut faire peur. Imaginez qu’ils aillent à l’école avec nos enfants ! Il faut penser à la sécurité de nos têtes blondes avant de s’occuper de ces petits hors-la-loi.

La Fondation Jérôme Lejeune est un passeur. Elle travaille à l’accueil de tous les trisomiques dans la société, à leur prodiguer les soins nécessaires, à les faire bénéficier de la recherche médicale pour qu’ils aillent mieux et puissent s’insérer dans le monde du travail. Même si leur échographie d’identité n’est pas dans la norme. La fondation proclame qu’il est scandaleux de les arrêter à la frontière au nom d’un racisme chromosomique qui ne dit pas son nom. C’est une question de principe. Pour cela, elle brave le ralliement à l’eugénisme d’une partie de la médecine, conteste la police des ventres et le flicage des imparfaits, dénonce les arrestations au faciès et les exécutions sommaires de la quasi-totalité de ceux qui sont débusqués avant la naissance. Dans cette aventure, la Fondation est soutenue par les défenseurs des droits de l’Homme, les apôtres de la justice et de l’égalité, les militants contre les discriminations, ceux qui veulent construire des ponts et pas des murs. Elle est même tellement relayée dans les médias et soutenue par des pétitions d’intellectuels qu’elle a bon espoir de venir à bout de ce repli sur soi et cette haine de l’autre.

 

Jean-Marie Le Mené - Septembre 2017