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09/01/2016

l'horreur qui s'avance - Mme de la Raudière a raison il faut annuler

ET CHAMBERY ville où il n'est pas conseillé d'avoir une envie pressante, le laboratoire de la France stalinienne et orwellienne qu'on veut nus imposer :

http://danactu-resistance.over-blog.com/article-chambery-la-video-surveillance-partout-c-est-maintenant-115306618.htmlhttp://danactu-resistance.over-blog.com/article-chambery-...

comme dit le journaliste le but de toute cette armada NOVLANGUE  et policière est sans doute de ne pas tolérer la vie de ces êtres :  http://www.letribunaldunet.fr/animaux/un-chien-nabandonne...

Souvenez-vous d'Edward Snowden, qui a pris des risques énormes (et on ne sais pas encore s'il s'en sortira vivant, les « Services » amerloques sont rancuniers, et, en bons protestants, le pardon ils ne connaissent pas.

Pourtant il n'a fait que ce qui devait être fait. Pas un héros, juste un déserteur. Le « système », comme on dit, qu’il soit économique ou policier, tient pour une part sur des gens qui ne font que leur travail. Des gens qui ne font que mettre au point des alliages de métaux qui deviendront plus tard des engins atomiques ; qui ne font qu’un morceau d’algorithme qui analysera les conversations privées de la planète.

Personne ne se sent responsable de rien.
Relisez ce que dit à ce sujet Zygmunt Bauman dans « Modernité et Holocauste »http://www.dogma.lu/txt/CR-BaumanHolocauste.htm
Or l’histoire du XX° siècle a montré que cette division des tâches, ce morcellement du travail peut conduire à des horreurs sans que personne ou presque n’en réalise la portée. Il ne pouvait plus participer à la barbarie. Certes tout le monde ne peut déserter facilement. Mais faire « fuiter » des informations, c’est déjà refuser d’être un rouage. C’est déjà subvertir cette machinerie inhumaine qu’est la bureaucratie.

Et ce qui est possible à la NSA l’est d’autant plus à Lille métropole. Oui, cette espèce de, peut-on encore appeler ça une ville ? Et ses habitants des « citoyens » ? où une « carte de vie quotidienne » (qu'en des termes galants ces choses-là sont dites !) arrive à Lille pour enregistrer déplacements, achats, loisirs.

Les élus, des « Verts » (donc des « bien-pensants », il faut toujours se méfier des bien-pensants, ce sont les pires), ont toujours dit « Ne vous inquiétez pas, il n’y aura pas de recoupement entre les identifiants et l’état civil, on ne va pas suivre les gens à la trace, on a mis des garde-fous techniques et juridiques, il n’y pas à s’inquiéter », c’est faux ! C’est faux pour deux raisons au moins, et les révélations de Snowden le prouvent.

La première est simple : ce qui est techniquement possible et politiquement nécessaire sera fait. Si vous avez les capacités d’écouter quelqu’un, vous finirez par le faire. Pour nous à la NSA, écouter est d’une simplicité incroyable. Un bouton à activer, un tampon sur un bordereau, et hop ! Des collègues ont même écouté leur femme ou leur petit ami.

La NSA a pris des initiatives, on va dire... « extra-légales », parce qu'ils ont décidé que c’était nécessaire : « Pour retrouver une aiguille dans une botte de foin, s’est défendu Obama, il faut scanner toute la botte de foin. » Voilà un rêve policier qui ne connaîtra pas de restrictions.

Voyez l’écoute d’Angela Merkel ou du Quai d’Orsay. C’est interdit, on est d’accord. Mais les intérêts économiques ou géopolitiques des États-Unis seront toujours plus forts que des considérations morales ou juridiques. Il n’y aura jamais de garde-fous, une technologie est faite pour être utilisée. Les gens qui affirment le contraire sont des menteurs ou des naïfs.

Je l’ai déjà dit : les restrictions aux écoutes sont politiques et non techniques, elles peuvent changer à tout moment. Avec la carte Pass-Pass dans les transports en commun, ou votre future « carte de vie quotidienne », c’est pareil. Le jour où la métropole, les grandes surfaces, la police ou l’entreprise de transports a besoin de savoir qui travaille où, consomme quoi, se déplace à quel moment pour y faire quoi, etc, ils le feront. De toutes façons, c’est déjà leur projet. En matière de respect des individus, les lignes rouges qu’on veut bien se donner finissent toujours par être franchies.

Quand IBM accole un numéro aux juifs, aux communistes, aux tziganes, aux homosexuels, ils ne font que gérer des stocks de numéros. Un camp, c’est des milliers de numéros qui entrent et qui ’’sortent’’ – qu’il faut gérer. Cette logistique complexe est permise justement par les identifiants numériques et les machines à calculer.
(c'est pareil pour le fichier "base-élève", dont les informaticiens de l'educ-nat assure le bon fonctionnement, consciencieusement, techniquement, sans se poser de questions ....)

Ces techniques permettent le traitement de grands nombres en même temps qu’elles déresponsabilisent les fonctionnaires. Il faut se battre contre ça et contre ceux qui s’en félicitent.

Mais aujourd’hui, on fait quoi avec cette mise en fiches des populations ?

Analyser le comportement des masses permet de transformer le comportement des masses : on peut « inciter » à acheter telle ou telle chose, avoir tel ou tel loisir, respecter telle ou telle règle qu’on a « insufflée ». Nos comportements sont leur matière première.

Analyser les déplacements ou les achats permet de sonder à son insu l’opinion d’une masse et l’inciter à adopter les bons gestes. On peut prévoir des révoltes, des épidémies ou des délits comme on peut vous faire acheter ce dont vous n’avez pas besoin. C’est la puissance du « Big Data », cette masse d’informations numériques qui n’a pas fini d’augmenter.

Hé bien, le travail que les entreprises d’Euratechnologies mènent avec des grandes surfaces ou la mairie illustre ce que je viens de dire. Quand elles cartographient les déplacements des métropolitains via leur smartphone ou qu’elles analysent les parcours des clients à partir de la vidéo-surveillance, quand elles installent des caisses biométriques à Auchan ou contrôlent la consommation d’électricité des ménages,http://www.bbec.lautre.net/www/spip_truks-en-vrak/spip.ph...

ces entreprises se substituent à votre libre arbitre.

Et vous n’aurez pas la possibilité de refuser, c’est une question de relance de l’économie. Faut pas oublier qu’Euratechnologies est la meilleure retombée de Lille2004. Les élus y mettent tous leurs espoirs pour réamorcer la pompe du « développement » local; le chiffre d'affaire a bon dos !

Ce n’est pas un hasard s’ils viennent d’accueillir la Compagnie européenne d’intelligence stratégique. Cette boîte dirigée par un général, un ancien ingénieur de la Délégation générale à l’armement, des anciens des services de renseignement comme la DST prouve que l’économie est une guerre. Au sens propre.

Ce qui me choque le plus, c’est que tous ces salariés d’Euratechnologies, qui ont pourtant fait des études, qui ont lu les Lumières, qui connaissent l’histoire de France et de la Résistance, soient à ce point soumis. Pas un n’a jamais ne serait-ce que « balancé » une info. Mais la plupart ne se pose aucune question. Ils obéissent. Ils pensent qu’ils ne font que trouver des solutions techniques.

(comme les informaticiens qui s'occupent de base-élèves ….....

je rapelle, base-élève : https://retraitbaseeleves.wordpress.com/2015/09/06/rentre... )


Le livre là-dessus « L'Enfer Vert :

http://hors-sol.herbesfolles.org/2011/12/09/sortie-du-liv...

C'est comme pour le « terrorisme » autre prétexte artificieux pour toutes les tyrannies http://miiraslimake.over-blog.com/article-6028932.html

Prenez cette histoire d’écotaxe qui a entraîné la manifestation des bonnets rouges en Bretagne. Quelles que soient les raisons des manifestants, on voit que la solution des écologistes en matière de lutte contre le réchauffement climatique, c’est de mettre des balises GPS sur les camions pour contrôler les kilomètres parcourus, de truffer les routes de mouchards, et de faire payer les gens pour un développement qui nécessite toujours plus de transports, pour consommer des produits toujours plus chers et moins bons. Leur truc marche sur la tête.

Face au terrorisme, c’est pareil – à la différence que le terrorisme ne fait aucun mort comparé aux accidents de la route ou au cancer !!! Les États développés ne lâcheront pas leurs positions en Afrique ou au Moyen-Orient. Question de ressources. Dans ce chaos industriel qui crée des désœuvrés, des fanatiques ou des révoltés, ils ne peuvent que multiplier ces mesures de rétorsion et de surveillance pour sauver leurs intérêts, leur modèle de développement. Face aux catastrophes environnementales ou au terrorisme, la logique c’est :

  1. effacer les responsabilités des industriels et des États,

  2. créer des « rideaux de fumées » incriminer des phénomènes purement marginaux, histoire de criminaliser encore plus les citoyens ordinaires, tout en détournant l'attention des véritables problèmes et des véritables responsables

  3. ressouder la communauté face au péril intérieur ou extérieur, pour

  4. faire accepter des mesures de contrôle orwellien et de répression arbitraire.

Paranoïa ? Avec ce que Snowden viens de balancer et ce qui les attend, ça va être compliqué d'accuser encore quelqu'un de ça   

Oui, c’est vrai, ils auraient l’air un peu con.


Sources : diverses, dont TomjoLille - La Brique, etc.

POLICE POLITIQUE ET SOCIALE: UN VRAI RISQUE

 

Madame Laure de La Raudière, députée LR (Les Républicains) d’Eure-et-Loir déclare - rapporté par Médiapart - : « Le texte sur le renseignement pourrait satisfaire un pouvoir totalitaire. Si un pouvoir totalitaire s’installait en France, ses dirigeants n’auraient même pas à modifier la loi pour surveiller la population »

Ce qu'elle dit est tellement vrai, qu'après les attentats du 11 septembre, en novembre 2001, le ministre de l’intérieur socialiste, Mr Daniel Vaillant à fait voter des lois très liberticides mais à durée limitée! Le gouvernement suivant n'a eu qu'à les proroger sans changer une virgule.

J'ai toujours été sensible au raisonnement de Madame Laure de La Raudière,  en ce que, jeune installé en médecine générale, je me suis trouvé confronté à la rédaction de certificats médicaux périodiques pour les enfants. Ces certificats sont d'une part indispensables pour obtenir les prestations sociales (je les remplissais très soigneusement), mais d'autre part, il y a avait aussi une fiche de renseignement informatisable, en principe anonyme comportant des questions très sensibles. Une famille s'est vue pour ses convictions, soumise à des  tracasseries administratives, concernant les vaccins et d'autres problèmes. J'ai immédiatement pensé, à l'époque très exactement: "Si un pouvoir totalitaire s’installait en France, ses dirigeants n’auraient même pas à modifier la loi pour surveiller la population », et j'ai donc

en respectant totalement les convictions des personnes.

Je voudrais ajouter un autre témoignage. J'ai durant 9 ans assuré le rôle de médecin interface à la DDASS du Nord en m'occupant de ce qu'on appelait les injonctions thérapeutiques qui concernaient les personnes interpellées en train d'user ou détenant des substances illicites. Mon rôle était de recevoir ces personnes en consultation dans un local des tribunaux de grande instance pour déterminer si elles étaient dépendantes, c'est à dire toxicomanes ou non. Dans le premier cas, je les dirigeais vers uns structure de prise en charge et contrôlais que cette prise en charge était effective et bien suivie. J'étais donc amené à consulter les dossiers établis par le Procureur. Et dans ces dossier, j'ai trouvé les fiches STIC! J'ai été interpellé par ces fiches (voir: https://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_de_traitement_...) en ce que avant toute décision judiciaire (en pré sentenciel comme disent les spécialistes) des informations sensibles étaient donc relevées et mises à la disposition du commandant de gendarmerie, du commissaire de police, du procureur et du maire de la commune de la personne de la personne concernée. Ce fichier est en outre, consultable en temps réel d'après ce qui m'avait été dit à l'époque, lors d'une intervention des forces de police ou de gendarmerie. Inutile de préciser que mes "clients" étaient particulièrement visés, et comiquement que quand ils étaient interpellé plusieurs fois, ils étaient considérés comme des "récidivistes": de quoi, d'un contrôle  ou d'une interpellation? Mystère!

J'approuve donc la suite de la déclaration de Mme de La Raudière:

Mais mon point de vue est qu'il faut bien entendu refuser les nouvelles lois liberticides, MAIS AUSSI, ANNULER LES LOIS ANTÉRIEURES, PAR EXEMPLE LE FICHIER STIC, LES LOIS VAILLANT DE 2001.... mais aussi tout bêtement  respecter et faire respecter les lois en vigueur concernant la protection des renseignements médicaux. L'information des professionnels pourraient être très facilement réalisée.

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