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27/07/2013

pliaj unuversaj universoj

ĉu vi memoras plu la ravegajn unuversajn universojn de G.E. MAURA ? jen pli
(ĉu pli? kiel dirus Marjorie Boulton! )


Une nouvelle sélection supplémentaire d'  Unuversaj universoj (= "univers en un seul vers") de G.E. MAURA  :



La kok' de l' tago pikas unuope la stelgrajnojn

.......
(c'est beau mais je préfère encore le poème de Raymond Quenaud, que je me récite invariablement quand je me retrouve à l'heure avant que le jour se lève, c'est à dire maintenant plus jamais hélas, trop de mal à dormir et à me réveiller, plus jamais de voyage même à 30 kilomètres. Le poème de Quenaud je le mets en bas de la page)



Je l' pintoj de l' arĝentaj betuloj lumo kantas
 .......



Riĝelo, Fomalhoto, Betelĝuz', Altairo

.......

(sublima!! ĉu ne ? ...)

sublime ! ne trouvez-vous pas?

après tout un des plus beaux poèmes français (et un de ceux "qui hantent"(-aient...) Georges Pompidou) n'est-il pas celui-ci:
"Orléans, Beaugency, Notre-Dame de Cléry, Vendôme"
 



Odor' de fruktoj mortaj en la muskoj, Oktobro
.......



Velurokula vino en tinta glas' ridante
.......


Al paseret' trinkigas la flako ĉielbluon
.......




Rideto de l' glicinoj, pinĉeto je la koro                      
(oh que oui!)

.......




Dormon -- ignotum mare -- mi sen kompaso drivas

.......




Ho neĝo, kiel bela vi estos, trans la homoj!






cette fois-ci aussi je vais en traduire un, pas le plus beau, mais

celui qui est le dernier, ci dessus il dit:

"Oh neige comme tu seras belle plus tard, après les hommes! ..."                      La bildo “http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Reflexion/se-gratte-le-crane.gif” ne estas montrebla, ĉar ĝi enhavas erarojn.


le poème promis de Raymond Quenaud:

 

LA NUIT

Elle replie soigeusement la couverture
Qu'elle étendait aux quatres coins de l'horizon
Elle la roule avec lenteur et précision
Pour qu'apparaisse le drap et les bleuissures
Des gouttes qui vont mouiller routes et buisons.

Cette vieille femme avec son ballot de loques
C'est elle, elle attend l'autocar des nyctalopes
Elle reviendra, elle reviendra, c'est sûr!
Etendre sur le monde sa ferme couverture.

                                                (1954)

faites-moi plaisir, aprenez-le par coeur vous aussi, vous verrez il changera votre vie.

 

25/07/2013

« L'âme n'est qu'un cri étouffé »

Citations de Henri Barbusse :

politique, histoire etc :

« L’idée de patrie n’est pas une idée fausse, mais c’est une idée petite et qui doit rester petite. »

« L'optimiste est le perpétuel complice de tous les malfaiteurs.»

 

 

et "laste sed ne balaste" une phrase dont il faut se souvenir systématiquement en notre époque où les médias, le grand capital et les politiques (qui ne font qu'un même parti, comme le disait bien le site PLPL) ne déverse qu'une vaste propagande de désinformation et de manipultation de l'opinion :  

« Méfie-toi, et n'oublie jamais qu'il suffit que certaines affirmations soient émises par certaine bouches pour qu'il faille immédiatement en douter »


sur la vie, Dieu, la peur de la mort :

« L'âme n'est qu'un cri étouffé »

« Le bonheur n'a pas le temps de vivre; on n'a vraiment pas le temps de profiter de ce qu'on est. Le bonheur, cette chose qui n'est jamais – et qui pourtant un jour, n'est plus ! »

«  Après la solennité d'un long silence, la figure de Marie prend une expression de défaite, et tout à coup, elle se met à pleurer. Les larmes qui la remplissent,car on pleure toujours tout entier, coulent sur ses genoux. Et à travers des sanglots tombent de ses lèvres mouillées des paroles presque informes, mais désespérées et sauvages comme un éclat de rire arraché. - Ah ! Tout est fini ! S'écrie-t-elle. »

 

« On reste là à respirer, à vivre un peu, à être tranquilles, grâce à cette faculté qu'on a de ne jamais voir le passé ni l'avenir. »

« On croit aux miracles. On fait de grand efforts pour se débattre, pour s'affoler. On voudrait monrer tout ce su'on mérite. Ons'imagine qu'on est une exception,et qu'il va arriver quelque chose de surnaturel. On souffre tant qu’on en a la force. Mais le prix de la vérité nous glace … »

 

« Dieu n’est pas Dieu, c’est le nom de tout ce qui nous manque. »

 

et puis :

« Il y a une voix basse et sans fin, qui aide ceux qui ne se voient pas et qui ne se verront pas, et fait qu’ils sont ensemble : les livres ; le livre qu’on choisit, le préféré, qu’on ouvre et qui attendait ! »

 

elles sont toutes extraites de son inoubliable roman "Clarté", paru en 1918.

 

21/07/2013

Je ne voyage plus jamais

16/6/2006 Je crois que s’il y avait encore une France, s’il y avait encore des gares, s’il y avait encore des trains, s’il y avait encore des hôtels, je partirais quand même (en vacances) je ne sais pas où, à l’aventure, (comme on pouvait encore faire il y a 30 ans, plus maintenant, ça ferait du bien, peut-être. Ne fusse que voir défiler des robiniers.
Mais il n’y a plus rien de tout ça. Il n’y a plus que des flics, des vitres scellées, des caméras de surveillance, un monde Orwellien ou seul pour des cadres sup’ il y a de la place (et encore s’ils aiment ça et sont bien déshumanisés),  un monde stalinien et névrotique, il n’y a plus rien, plus de France, plus rien dedans

tout est ravagé par la piraterie mafieuse, la mort, et la laideur.

 

 

et en voiture, outre que c'est fatigant, et comporte toujours un certain danger matériel, comment oser partir, surtout seul, maintenant ? tout est interdit, il y a tellement de dangers, tellement de bavures policières. Avec tout ce qu'on voit ! n'importe quoi peut vous arriver d'un instant à l'autre sans prévenir (lisez les témoignanes des victimes sur Internet) C'est trop angoissant.

Et l'avion maintenant c'est fini, on ne peut plus prendre l'avion à moins d'être acteur de film porno !

POURQUOI traverser un aéroport est-il aujourd'hui un examen radioactif et une expérience terrorisante même pour les enfants et les vieillards ?

 

 

19/07/2013

pourquoi l'architecture contemporaine est-elle aussi moche ?

conférence de David Orbach

qui (écoutez là jusqu'au bout !) nous mène dans des réflexions philosophiques profondes, et dérangeanes, sur l'époque actuelle, sur les gens qui la peuplent - c'est à dire nous ! - et sur la vie et la morale elles-mêmes.

oh, au fait, pensez à relire ces chansons du groupe La Pafklik' :

http://lyrics.wikia.com/La_Pafklik:La_Povo
http://lyrics.wikia.com/La_Pafklik:Katakana

*

14/07/2013

Elle aimait aller sous la pluie battante, cueillir et manger du cassis avec une tartine beurrée à même le jardin, la neige blanche, peindre, les calins, les baisers, les chats, les nounours, les dragons. Et bien sûr jouer aux cartes, faire du crochet

 

 

ma mère ...

12/07/2013

commentaires sur un poème de Claude Roy

Claude Roy :


« Il y aura d’autres étés
D’autres grillons feront leurs gammes

Dans d’autres blés (rêves pas ! les insecticides auront tout tué)

On croisera sur la route d’autres dames (non, uniquement des voitures)


Un autre merle inventera

Une chanson presque la même (le chant des oiseaux sera interdit, dans « le cadre de la lutte contre le bruit »)

Un autre monsieur se trouvera là

Sous cet arbre où je t’aime (que non, ce genre de pratiques, sous le nom d’« attouchements sexuels » sera considéré comme un crime et les coupables iront en prison – enfin, les hommes seulement - )


Une petite fille qui n’est pas née encore

Fera une poupée de coquelicots (d’abords il n’y aura plus de coquelicots, les herbicides les auront tous fait disparaître, de plus il n’y aura plus jamais d’enfants dans les champs, ce sera même interdit ! et si jamais un enfant s’y risquerait leurs parents seront mis en prison et déchus de leurs droits parentaux !)

À cet endroit précis où ton corps

Endormi se mêle au long bruit de l’eau (non à l’avenir tout ce qu’il lui risque d’arriver est de se faire ramasser par la police pour « incivilité » (pourquoi pas ? on taxe bien déjà d’incivilité le fait de rester debout devant sa porte ou assis dans son escalier) ou pour « comportement dangereux », ou alors pour trouble à la protection de la nature.)

 

10/07/2013

une larme bien oubliée, du temps où je savais pleurer

*


 

 

06/07/2013

la liberté quotidienne, celle des GENS ! ou évolution actuelle de notre société

Dans une célèbre vidéo il y a une réflexion de Soral sur la liberté des citoyens en Syrie: il explique qu’à Damas vous pouvez fumer votre cigarette et boire un verre assis sur une bagnole sans qu’un flic ne vienne vous embarquer. Si vous brulez un feu à deux heures du matin dans une rue déserte les flics ne vous diront rien etc etc

 

sur un forum un internaute ajoute :

« et je confirme!!!! je me souviens d’avoir vu à Damas dans un quartier ni populaire ni hyper chic à trois du mat de jeunes occidentaux qui faisaient la fête dans les rues et faisaient les c… gentiment : en France cela aurait eu pour conséquences le commissariat direct. A Damas ils ont pu continuer sous les yeux des flics amusés…..et pourtant pour beaucoup la Syrie serait un état policier et la France le "pays des droits de l’homme" ( rires !!!!!) cherchez l’erreur Pourquoi est-ce que dans ce cas nous ne nous sentons plus bien du tout dans ce pays la France? et surtout depuis quelques années? »

05/07/2013

réhabiliter Gobineau ?

Il y a un grand malentendu sur Gobineau.
Il est constamment présenté comme le fondateur du racisme idéologique, ce qui n'est pas faux, mais qui sans autre précision crée un assez fort malentendu,
car, étant donné les développements que connu par la suite le racisme idéologique (et le pas-idéologique aussi !), on lui donne une image colorée par ceux-ci.
Or Gobineau était tout autre que ce que un habitant de
notre époque pourrait imaginer.
C'était un homme cultivé et de beaucoup d'esprit. Il s'était spécialisé dans l'étude du Moyen-Orient antique et contemporain, et il était un fin connaisseur, et sans préjugés défavorable, du monde iranien, où il a longtemps voyagé, il avait même beaucoup de sympathie pour le Baha'isme. Il voyait bien que l'Europe allait mettre le grappin sur tous ces pays et voyait ça avec tristesse.
Contrairement à ce que sont d'ordinaires les racistes il ne considérait pas sa propre race comme la supérieure : et mettait les anglo-saxons au-dessus des français. Il n'avait rien d'un "social-darwinien" (le darwinisme n'existait pas encore), ni d'un "hygiéniste" à la mode de Hitler, par ailleurs il n'était pas le moins du monde antisémite, au contraire.
Chose peu courante chez les racistes il se considérait comme un « citoyen du monde », et dans une lettre, il dit «Mi havas eksterordinaran intereson je miaj ĉiutagaj interparoloj kun la indiĝenoj, kaj mi tute ne havas pri ili la malbonan opinion, kiun oni en Eŭropo ŝatas fari al si pri ili » (« j'éprouve un interêt extraordinaire dans mes conversations avec les indigènes, et je n'ai pas du tout à leur sujet la mauvaise opinion que, en Europe, on se plaît à se faire sur eux » - correspondance avec A. de Toqueville, théoricien du "libéralisme" qui en l'ocurence se montrait beaucoup plus raciste, dans le sens moderne du terme, que Gobineau, traduction en Espéranto Vilhelm Luterman) dans une autre lettre de voyage il dit avec amusement que sa fille « fariĝis vera turkmeninano, escepte de la haŭtkoloro, kiu estas tiu de abesinianino » (« est devenue comme une vraie turkmène, à l'exception de la couleur de sa peau, qui est celle d'un abyssinienne » - même source).

C'était en fait un aristocrate conservateur et pessimiste, dont les thèses racistes étaient surtout un constat désolé, car il était tout aussi persuadé que les anti-racistes d'aujourd'hui qu'on allait vers un métissage général, sauf que à ses yeux c'était une décadence.
Par la Wikipédia on apprend en outre que :
"D'autre part, comme l'indique Claude Lévi-Strauss dont
Race et histoire est certainement la formulation la plus brillante et la plus rigoureuse des théories gobiniennes, la distinction primordiale qu'établit Gobineau entre les races n'est pas tant quantitative que qualitative, et prétend témoigner d'aptitudes différentes plutôt que similaires et inégales. Contre le métissage, Gobineau, comme Lévi-Strauss, et en dépit de tics de langage aujourd'hui périmés, se veut ainsi le défenseur de la diversité ethnique et culturelle, telle qu'il l'a lui-même pratiquée par une curiosité et une empathie de toujours envers les peuples étrangers auxquels il s'est confronté avec une allégresse communicative. Révélé dans ses récits de voyage et ses nouvelles, son amour de l'Iran, de la Grèce et de la Suède montre bien moins on ne sait quelle préférence "aryenne", qu'un goût très vif pour l'exotisme. "Blancs", "Noirs" et "Jaunes" ne sont que des archétypes, qu'il reconnaît d'ailleurs lui-même pour hypothétiques, et qui donnent surtout lieu à une impressionnante récapitulation narrative.

C'est dans le cours de sa narration que Gobineau prend le plus nettement position sur les thèmes des théories raciales, dans un sens généralement beaucoup plus moderne que la plupart de ses contemporains. Une page célèbre de l’Essai est ainsi consacrée à un éloge des Juifs ; une autre, moins connue, est une violente accusation de l'eugénisme tel qu'il était pratiqué dans certaines cités de l'antiquité grecque ; une autre enfin montre son opposition à la colonisation, et s'élève avec une ironie cinglante contre le génocide des Amérindiens. Ces positions, étrangères à la théorie propagée par la vulgate gobinienne propagée après sa mort, sont en revanche extrêmement cohérente avec l'hostilité de Gobineau à la démocratie, qu'il juge un danger contre le génie individuel de chacun."

Par ailleurs son livre sur les races ne constitue qu'une partie de son œuvre. On a déjà évoqué ses études sur l'Iran,
pour lire « 3 ans en Asie », c'est ici (on peut aussi le télécharger) et ça aide à comprendre l'Iran actuel aussi ! :

tome 1 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k39252j

tome 2 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k39253w

il faut encore ajouter  - outre des poèmes et des essai malheureux de sculpture ! - des pièces de théâtre et des romans, pas des chefs-d'œuvre mais d'excellente venue, plein de psychologie et d'un humour pince sans rire.

c'est  aussi un littérateur qui mérite d'être encore lu, surtout si on veut se replonger dans la société et les modes de vie et de pensée du XIXème siècle, je vous recommande sa "Chasse aux caribou"  :

http://abu.cnam.fr/cgi-bin/go?caribou1 qui nous présente de façon intelligente et humoristique un  "choc de civilisations", entre un "petit-maître" français de l'époque et des colons anglo-saxons de Terre-Neuve, je ne vous en dit pas plus !

Arthur_de_Gobineau.jpg