31/08/2026
supermarchés - grand capital
https://www.youtube.com/watch?v=WiVHDzrMdH8
regardez, en ukraine il n'y a plus de magasins, rien que des supermarchés apartenant à de gros "groupes" capitalistes géants!
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30/08/2026
lla construction européenne est dès le départ un projet totalitaire et anti-peuple
par Régis Chamagne
Xavier Moreau et Jacques Baud, deux personnes que j’apprécie et soutien, viennent d’être condamnés, sans procès, sans droit de se défendre, sur la base d’un motif non étayé et ne relevant d’aucun délit, par une autorité non judiciaire, à des sanctions extrêmement pénalisantes telles que le gel de leur compte bancaire. Cela révèle la vraie nature de l’Union européenne : une dictature ! Lorsque, il y a une quinzaine d’année, je disais que l’UE était le quatrième Reich, cela suscitait des cris d’orfraie ; cela scandalisait la majorité des personnes à qui je m’adressais. Aujourd’hui, cela apparaît de plus en plus comme une évidence aux yeux de la majorité des gens.
Les origines de la construction européenne
On entend ou on lit souvent que l’Union européenne est un beau projet qui a mal tourné. Rien n’est plus faux. La construction européenne est un projet totalitaire dès le début. L’idée maîtresse peut se résumer ainsi : un groupe d’individus non élus écrivent les lois, les font respecter et n’ont aucun compte à rendre aux États ni aux peuples. Ce concept fut introduit par Walter Hallstein, juriste nazi et premier président de la commission européenne dans son discours de la conquête le 23 janvier 1939 à Rostock. Il y présente la confrérie des protecteurs de la loi. Extraits : «Selon une loi de la Nature qui est innée dans la profession du ‘Protecteur de la loi’, ce dernier doit finalement être l’architecte responsable de la loi». et plus loin «La création de la loi nouvelle est seulement la tâche des législateurs, et le rôle du juge se limite à l’intégration – le fait de ‘présenter’ – des ‘faits de la vie’ en vertu des faits qui ont été déterminés par la loi». C’est quasiment la définition d’un régime totalitaire Logiquement, on retrouve cette idée essentielle de la construction européenne dès le traité de la CECA, dans son article 9, les gardiens de la loi se nommant «Haute autorité». Puis en 1957, Hallstein incorpora de nouveau ce principe dans le traité de Rome, principe repris dans l’article 17 du TUE donnant à la Commission le monopole de l’initiative législative et le pouvoir de vérifier l’application des lois européennes en dehors de tout contrôle démocratique, en plus d’être l’organe exécutif de l’UE. La Commission concentre donc les pouvoirs exécutif et législatif, et a un droit de regard sur le pouvoir judiciaire qui lui donne le nom de gardienne des traités. Voici ce que Walter Hallstein a lui-même écrit à propos de la Commission dans son livre intitulé La Communauté européenne : «Chaque action commence avec la Commission ; La Commission est l’élément le plus original de l’organisation de la Communauté, et qui n’a aucun précédent direct dans l’histoire ; Sa fonction est de représenter la Communauté à l’intérieur et à l’extérieur (…) ; La Commission est indépendante des gouvernements des États membres (…) ; La Commission possède le monopole de l’initiative législative». Ainsi, l’article 17 du TUE confère à la Commission le statut de dictateur, puis l’article 121 du TFUE lui donne les moyens d’agir. Ce dernier instaure le GOPÉs, armes de destruction massives du programme du Conseil National de la Résistance. Les condamnations sans procès par une autorité non judiciaire de Xavier Moreau et Jacques Baud, nonobstant les désagréments qu’elles engendrent à leur encontre, auront au moins eu la vertu de révéler à ceux qui n’en avait pas encore conscience, la nature totalitaire de l’UE, masquée par 70 années de propagande européiste. Pourtant les signaux étaient déjà là, à commencer par le coup d’État constitutionnel du traité de Lisbonne. Petit retour en arrière : le 29 mai 2005, le peuple français, consulté par voie référendaire, rejetait massivement – à 55% contre 45% – le projet de Traité constitutionnel européen dont Valéry Giscard d’Estaing avait été le maître d’œuvre, et ce, malgré une propagande en faveur du «OUI» que n’aurait renié ni Joseph Goebbels ni Joseph Staline. Qu’à cela ne tienne. Valéry Giscard d’Estaing, cité par le Monde du 14 juin 2007, déclara : «Une dernière trouvaille consiste à vouloir conserver une partie des innovations du Traité constitutionnel, et à les camoufler en les faisant éclater en plusieurs textes. Les dispositions les plus innovantes feraient l’objet de simples amendements techniques aux traités de Maastricht et de Nice. Les améliorations techniques seraient regroupées dans un traité devenu incolore et indolore. L’ensemble de ces textes serait adressé aux Parlements, qui se prononceraient par des votes séparés. Ainsi l’opinion publique serait-elle conduite à adopter, sans le savoir, les dispositions que l’on n’ose pas lui présenter «en direct»». Et Giuliano Amato, ancien Premier ministre italien et vice-président de la Convention qui a élaboré la Constitution européenne, de préciser lors d’un discours à la London School of Economics, le 21 février 2007 : «La bonne chose concernant le fait de ne pas l’appeler une Constitution, est que personne ne peut demander un référendum à son sujet». Ce qui fut dit fut fait. Le traité de Lisbonne, réplique incolore et indolore du TCE, fut signé le 13 décembre 2007 par les 27 chefs d’État ou de gouvernement puis ratifié par le parlement français le 8 février 2008 à 82% par l’Assemblée nationale et à 83% par le Sénat après une révision de la Constitution effectuée par la voie du Congrès réuni à Versailles le 4 février 2008 et adoptée à 62%. Souvenons-nous également de cette petite phrase de Jean-Claude Junker, alors président de la Commission, le 28 janvier 2015, Jean-Claude Junker, après la victoire du parti Syrisa aux élections en Grèce, dans un entretien au Figaro : «Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens». Plus récemment, l’élection présidentielle en Roumanie fut annulée par la Cour constitutionnelle roumaine, sous la pression de l’UE incarnée pour l’occasion par l’ambassadeur de France sur place, après que le candidat souverainiste Calin Georgescu fut arrivé en tête à l’issue du premier tour. Et Thierry Breton avait enfoncé le clou : «Si ça se produit encore (sous-entendu en Allemagne avant les élections), nous le referons». Et que dire de l’arrestation d’Eugénia Gutsul, dirigeante de Gagaouzie, région autonome du sud de la Moldavie, pour des raisons fallacieuses ? Élisabeth Guigou, en 2008, a présidé une session de la Trilatérale intitulée « Sauver l’Europe de la tyrannie des référendums». Dans le compte-rendu de ce groupe de travail, on trouve par exemple ceci : «Le référendum irlandais a été humiliant, et prouve que les référendums sont des mécanismes purement destructifs» (ce qui implique que l’Union Européenne est un projet essentiellement anti-démocratique – comme la mise à mort des Gracques la continuation de la lutte des classes) .. ou encore cela : «L’Union européenne a besoin de traités, et les référendums tuent les traités». Encore Élisabeth Guigou, en 2012 : «La démocratie entraînerait un blocage général de l’Union européenne» - corrolaire ? Vous avez compris
28/08/2026
Normes tordues - moeurs 1990, est-ce encore pareil ?
Il y a de nos jours une nouvelle forme de normes de civilité, vachement plus « tordue » que l’ancienne
C’est un ton qu’on voit maintenant (vers 1990) régner dans la tranche d’age 16-35 ans de la classe statistiquement et sociologiquement moyenne (c’est à dire immédiatement inférieure à ceux qui se plaisent à s’appeler « classes moyennes », et qui sont en fait la bourgeoisie, c’est à dire une classe supérieure), des gens de formation moderne, citadins, employés, cadres moyens ou assimilés, qui ont étudié jusqu’au niveau bac ou au-delà. C’est peut-être là que ça s’est formé, et dans les loisirs organisés et les mouvements de jeunesse ( ?).
En tout état de cause ça consiste à avoir l’air décontracté, obligatoirement, sans façon et amicaux, sans l’être réellement, tout en respectant, en fait, mais sans jamais avoir l’air de les prendre au sérieux, des normes de comportement très strictes.
Au moins la politesse guindée traditionnelle avait l’air de ce qu’elle était, ses normes se présentaient comme des normes, les gens s’avançaient masqués mais en quelque sorte « franchement », et quand les gens étaient détendus ils l’étaient réellement.
Maintenant chez ces gens, par exemple, on ne s’excuse plus, c’est tout de suite « remarqué », mais il faut, de rigueur, lancer une quelconque plaisanterie (aussi laborieuse et conne soit-elle) l’air de dire qu’on l’a fait exprès ou toute sorte de chose comme ça ! qui en tient lieu en fait, en dépit des apparences, et sans laquelle vous êtes un mufle. Le tout dans la « décontraction » de rigueur, et les rires forcés continuels.
Ah ! ces rires forcés, seuls polis, les rires naturels ça fait vulgaire.
De toutes manières exprimer un sentiment qui serait réel ça ne se fait pas (ça, ça n’est pas nouveau ! je pense), surtout si ce sentiment est un besoin ou une souffrance : absolument interdit ! Par exemple : dire qu’on est « crevé », alors que visiblement ça n’est pas vrai, ça fait « bien », et on glandouille, et on plaisante là-dessus des demi-heures entières ; mais le dire si on est réellement crevé – là ça vous transforme immédiatement en paria, en « faible à problèmes », etc., inconsciemment reviennent les instincts qui font dans un banc de poissons que quand l’un donne des signes de maladie les autres se jettent dessus et le chassent. Évidemment, ça n’entre pas dans le ton de rigueur, le dynamisme de rigueur, qui transforme les gens en marionnettes qu’on remonte et fait forcément que le sincère est déplacé, et que tout ce qui est contraire à ce dynamisme et cette « décontraction » obligatoire n’est pas tolérable, car cela romprait leur atmosphère si on ne l’éjectait pas. Les malades, fatigués, malchanceux ou malheureux sont donc ….. accusés d’égoïsme par ces égoïstes.
Il y a aussi la prétendue (et fausse) « libération sexuelle », qui fait que les normes contemporaines (vers 1990) là-dessus deviennent bien plus tordues que les anciennes. Ces gens qui racontent, dont les normes exigent qu’ils prononcent, un maximum de termes scatologiques (ça aussi ça fait partie du nouveau ton) et de raconter des histoires drôles exclusivement égrillardes sont en fait restés si pudiques, pour ne pas dire puritains. Il est de rigueur d’en parler, et le plus grossièrement possible, sinon vous vous faites remarquer (comme « névrosé », ou comme « réac-partisan-des-vieux-tabous » par exemple), mais il est en même temps de rigueur de ne jamais prendre tout ça autrement que comme de la plaisanterie, et de ne pas le mettre en pratique, et de pratiquer en fait le même comportement que du temps des tabous dont il est pourtant de rigueur de paraître allègrement libéré et qu’il est bien-pensant de fustiger.
Les intellectuels de gauche (et dans ce domaine par extension aussi les autres) en fait ont toujours inscrits dans leurs âmes les mêmes tabous ; mais ils ne peuvent plus s’y référer, étant admis et de bon ton de les condamner énergiquement et sans recours ; alors ils se mentent à eux-mêmes et inventent d’autres justifications (fictives donc) telles : la-tolérance-mais-moi-c’est-pas-mon-truc, ou un tacite (tacite, car il faut être politiquement correct !) sentiment de supériorité de l’intellectuel sur le vulgairement corporel et non « sublimé », ou alors comme cette femme un jour à la radio : « si quelqu’un vous met la main aux fesses vous seriez choquée ? » - « Oh pas du tout ! je ne serais pas choquée, je penserais seulement que c'est un homme qui a des « problèmes », c’est tout » … (et voilà, le tour est joué ! et en pire).
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26/08/2026
on en revient toujours à Epstein
Publié dans les collabos masqués me font vomir de dégoût | Lien permanent | Commentaires (0) |
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24/08/2026
logique !
Ceux qui ont dit, écrit que nous étions trop nombreux sur leur planète sont les mêmes qui ont imposé l'injection expérimentale avec confinement, licenciement, QR-codes ... à bon entendeur.
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20/08/2026
pérennité de l'eugénisme
Eugénisme, darwinisme social, transhumanisme (et covid-vaccination !…) mépris envers les Gilets Jaunes, des féministes envers les hommes, les syndicats, avortement des trisomiques, etc: ces mots semblent appartenir à des temps et univers distincts. Ils ont pourtant une parenté inscrite au cœur de l’histoire libérale. De Herbert Spencer [et Francis Galton, en France Victor Courtin dès 1847] à Peter Thiel, une même conviction : la hiérarchie entre les humains est naturelle, ceux qui en occupent le sommet ont vocation à gouverner, et la technoscience le confirme. Des idées dont les fascismes ont hérité et qui refont surface.
publié le 29/07/2026
Quand Elon Musk finance Neuralink, société spécialisée en neurotechnologies, pour implanter des puces électroniques dans le cerveau humain, quand Marc Andreessen publie son Techno-Optimist Manifesto (2023) en y célébrant ouvertement la compétition comme loi universelle Ce que ces figures partagent – la conviction que la hiérarchie entre les humains est naturelle, que les élites technocapitalistes en sont l’expression aboutie et que la technoscience doit prolonger et amplifier leurs capacités – a au moins 150 ans d’existence. Elle apparaît chez des penseurs libéraux et est devenu l’obsession idéologique de la bourgeoisie.
En France, Laurent Alexandre, fondateur de Doctissimu site internet incarne cette même pensée sans détour. Il avance que l’ADN est le principal déterminant du QI, que l’école est « incapable de diminuer les inégalités intellectuelles », (c’est la thèse sous-jacente dans le film « LA vie est un long fleuve tranquille qui préparait les esprits ! ) et que la sélection embryonnaire (et l’avortement …) constitue l’horizon politique raisonnable. Accessoirement, il est un soutien d’Emmanuel Macron qui, dans la pure tradition élitiste de tout un pan du libéralisme, a multiplié les saillies disant son sentiment d’appartenir à une élite sociale et intellectuelle. Celle sur « les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien » a marqué les esprits et pour longtemps sans doute.
La nature comme alibi : généalogie d’une idée libérale
L’histoire du libéralisme (1) [lisez « La Liberté commme priviège, contre-histoire du libéralisme » de Domenico Losurdo]est traversée par un élitisme méfiant vis-à-vis de la souveraineté populaire et des manifestations de démocratie trop poussées. D’où la très vieille antienne de la « tyrannie de la majorité », qui remonte à un temps où la majorité du peuple était analphabète ou très peu éduquée.
Aux racines philosophiques des tendances actuelles qu’incarnent Thiel, Andreessen ou Musk, se trouve une opération précise : transformer une description du vivant en prescription politique. Herbert Spencer forge l’expression « la survie du plus apte » dans ses Principles of Biology de 1864 –
Dans cet essai, il met en parallèle ses théories économiques – auteur d’un Droit d’ignorer l’État (1850), il préfigure la pensée libertarienne, écrivant : « La survie du plus apte, que j’ai cherché ici à exprimer dans des termes mécaniques, est celle que M. Darwin a nommée “sélection naturelle”, ou la préservation des races privilégiées dans leur lutte pour la vie. » Cet intellectuel polyvalent n’est donc pas un biologiste qui tire des conclusions sociales, c’est un philosophe politique qui utilise la biologie pour valider une conviction préexistante. À savoir : l’État est inutile pour corriger un ordre social qui s’ancre dans un ordre naturel, de sorte que les inégalités sont justes et toute redistribution est une violence faite à l’ordre du monde.
Mais Francis Galton, savant polyvalent et cousin de Darwin, constate une aporie. Il estime que la sélection naturelle ne fonctionne pas dans les sociétés humaines comme dans la nature, car les humains interfèrent avec ce processus, de sorte que les plus aptes ne survivent pas toujours. Il fonde donc l’eugénisme en 1883 – non seulement le mot, mais une recherche destinée à « améliorer la race » –, qu’il définit comme :
« […] la science d’améliorer le capital héréditaire [the science of improving stock], qui ne se limite nullement à des questions d’appariements judicieux, mais qui tient compte de toutes les influences tendant […] à donner aux races ou aux souches sanguines les plus aptes une meilleure chance de l’emporter rapidement sur les moins aptes qu’elles ne l’auraient eue autrement. »
Sélection des meilleurs géniteurs, découragement ou empêchement de la reproduction des « inaptes » : le projet eugéniste est l’application rationnelle et programmatique du programme de Spencer à prétention scientifique dit « darwinisme social ».
Deux hommes, deux théories complémentaires, un même fondement : certains humains valent davantage que d’autres, biologiquement, cognitivement, moralement. Il s’ensuit que certains ont vocation à gouverner, qui seuls possèdent la pénétration d’esprit et la conscience des « réformes nécessaires », tandis que d’autres sont voués à être gouvernés, parce qu’inaptes à décider. La célèbre sortie du député macroniste Gilles Le Gendre, alors président du groupe La République en marché à l’Assemblée nationale, pour expliquer le mouvement des Gilets jaunes, ne dit rien d’autre : « Notre erreur, c’est le fait d’avoir probablement été trop intelligents, trop subtils, trop techniques dans les mesures de pouvoir d’achat. »
Cette pensée n’est pas l’apanage d’une frange radicale. Elle traverse y compris les courants libéraux les plus « respectables » : même le philosophe Julian Huxley, premier directeur de l’UNESCO et fondateur du World Wide Fund for Nature (WWF), ou l’économiste John Maynard Keynes, vice-président de la British Eugenics Society de 1937 à 1944, ont pu adhérer aux théories eugénistes, quoique dans une perspective malgré tout encore héritière de l’humanisme.
Walter Lippmann en offre une autre illustration, plus paradoxale. La philosophe Barbara Stiegler a montré que le néolibéralisme tel qu’il le conçoit dans les années 1930 – et qui posera, lors du colloque éponyme de 1938, les fondements du futur néolibéralisme – est encore imprégné de « darwinisme » spencérien. Lippmann croit rompre avec Spencer ; il en reconduit la logique centrale. L’environnement économique s’impose aux individus, qui doivent s’y adapter ou périr. Comme chez Spencer, l’organisme est soumis à un environnement absolutisé qu’il ne peut que subir, à un ordre social et économique en quelque sorte naturalisé.
De là découle sa pensée politique, sur fond d’essor des fascismes et nationalismes (de nos jours cette pensée n’est plus nationaliste mais mondialiste, la seule Internationale qui fonctionne n’est plus celle des travailleur, mais celle des capitalistes!) : le citoyen ordinaire serait inapte à gouverner une société complexe et il reviendrait donc à une minorité d’experts (« les techniciens » comme disait, dans ses carnets intimes, Jean Monnet) de le faire pour le compte d’une majorité incapable de raisonner correctement sur ses propres intérêts. Élitisme épistémique et « darwinisme social » produisent la même architecture politique : une hiérarchie naturalisée entre ceux qui décident et ceux qui subissent. La responsabilité des élites est alors d’adapter les « masses » au capitalisme et à la concurrence, qui bouleversent perpétuellement tous les repères.
L’historien Johann Chapoutot évalue que « si l’on décompose le nazisme en ses éléments constitutifs - le racisme, l’antisémitisme, l’eugénisme, le darwinisme social – on découvre que ces éléments sont d’une grande banalité dans l’Europe, et l’Occident de l’époque. Les nazis puisent dans la langue de leurs contemporains ».
Les États-Unis (et la Suisse) avaient leurs propres lois de stérilisation eugéniste avant 1933. Harry Laughlin, directeur du Bureau d’archives sur l’eugénisme (Eugenics Record Office), financé par les fondations de puissants industriels (Carnegie, Rockefeller…), reçut en 1936 le titre de doctor honoris causa de l’université de Heidelberg pour sa contribution à la « science de la purification de la race » (2). Race, colonies, darwinisme : ces catégories formaient un fonds commun entre les démocraties occidentales et régimes nationalistes, fasciste ou nazi, qui n’en étaient que les héritiers.
Et contrairement à ce qu’on a cru, après 1945, l’eugénisme ne disparaît pas. Il mute. Julian Huxley en opère la recomposition sémantique. Il forge en 1957 le mot « transhumanisme » pour désigner la même ambition sous un vocabulaire renouvelé, après le discrédit dont la Seconde Guerre mondiale a frappé le rapprochement entre biologie et social. Dans le même texte où il invente le mot, il écrit : « C’est la qualité du peuple, non sa seule quantité que nous devons atteindre ». L’eugénisme s’est rangé derrière un nouveau drapeau.
Dans ses travaux de philosophie le suédois Nick Bostrom liste les « pressions dysgéniques » parmi les risques existentiels pour l’humanité. Comprendre : que les moins intelligents puissent dépasser en nombre les plus intelligents et entraîner l’espèce vers une perte totale d’intelligence (sorte d’hypothèse Idiocracy).
Du racisme de lutte des classes au racisme de lutte des « diplômés » !
On voit ainsi que le « darwinisme social » ne se résume pas seulement à une hiérarchie de classes sociales tenant les pauvres pour responsables de leur sort – ce que maints penseurs libéraux répètent depuis deux siècles (même si cette pensée est loin d’être celle de tous les libéraux).
Le philosophe et écrivain britannique Nick Land théorise dans les années 2000-2010 les Lumières noires (Dark Enlightenment) : rejet de la démocratie comme régime de la médiocrité, réhabilitation des hiérarchies naturelles, accélérationnisme technologique comme sélection des meilleurs. Ce n’est pas un courant marginal : Andreessen le cite nommément dans son manifeste de 2023.
Thiel a lui-même écrit, en 2009, qu’il ne croit plus à la compatibilité entre liberté et démocratie. La démocratie empêche les « élites » de réaliser leur destin (cf la pièce de Shakespeare « Coriolan »). La boucle est bouclée : de Lippmann à Thiel, la même architecture hiérarchique a suivi sa pente naturelle jusqu’à son terme anti-démocratique.
La passerelle entre le libéralisme bourgeois "darwiniste" et extrêmes droites contemporaines – qui se revendiquent volontiers libertariennes (la loi féodale du plus fort) – n’est pas imaginaire. De Spencer à Galton, du colloque Lippmann au Dark Enlightenment, ce que ces mouvances partagent, c’est la conviction que la hiérarchie entre les humains est naturelle, que certains sont voués à décider, et les autres à obéir. Ou à se taire, se soumettre, voire à disparaître.
Notes
(1) Parler des libéralismes serait d’ailleurs plus juste tant cette famille politique est diverse et contradictoire.
(2) cf. « Diriger l’évolution : anatomie d’une croyance occidentale. L’homme augmenté en Europe. Rêve et cauchemar de l’entre-deux-guerres », 2021, note 47.
17/08/2026
les églises

Les églises autrefois, il y a vingt ans et plus déjà ! … quand elles étaient ouvertes, constituaient, au cœur des villes, grandes et petites, un « commun » comme disent et redécouvrent en ce moment plusieurs penseurs, venus de divers horizons, un espace qui était à tout le monde, un espace de beauté, où tout le monde pouvait entrer LIBREMENT, à peu près tout le temps, où on pouvait prier bien entendu, personne n’oubliait que c’étaient des lieux chrétiens et sacrés, et il était très important, vital pour un chrétien de disposer d’un tel lieu, partout, mais aussi pour tout un chacun croyant, athée ou autre pour visiter et contempler pour son esthétique, et aussi, last but not least ! (en Esperanto « krome kaj krone ») un lieu de silence, de paix, de recueillement, où, à tout moment de la journée, tout un chacun, pour des buts religieux ou pas du tout, pouvait entrer, sans aucun problème et à tout moment, et s’y reposer loin du bruit, réfléchir, pleurer, méditer son chagrin d’amour, sa peur, ses dilemmes, ou tout ce qu’on veut, se ressourcer, une pause dans la journée.
C’était un lieu sacré, pour tous, même les athées et les indifférents, un lieu précieux et indispensable. Et disponible. Un « commun ».
et
http://fr.novopress.info/154827/eglise-aux-portes-ouverte...
Aussi c’est un drame de première gravité, un scandale inadmissible de les voir maintenant (depuis 1990 environ) presque toutes et en permanence fermées !!!
une immense et très grave perte pour la société et les êtres. Une tendance absolument inadmissible et lamentable de notre époque.
15/08/2026
suppression de la main d'œuvre humaine - captation des richesses par le capital
ça parle de Ceuta/ l'Espagne/ Israel
des incendies près de Bordeaux et de ce qu'on DECOUVRE quand on fouille un peu sur le sujet ...
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11/08/2026
Des églises ouvertes et des cafés (où on pouvait fumer) partout - des caméras de vidéo-surveillance nulle part !
tiens, un autre problème qui fait que la vie en 1960 était beaucoup plus commode et moins stressée que maintenant :
Depuis lors le Grand Capital a fait mourir tous les magasins.
Ce qui veut dire ?
Ce qui veut dire qu'alors, jusque dans les années 70, il n'y avait nul besoin de faire ses courses à la semaine (voire plus si on commande par catalogue comme Maximo par exemple, ce que les gens font de plus en plus, c'est plus reposant et on échappe à la soumission et à leurs immondes caméras de vidéo-surveillance! pour le mois entier),
on pouvait acheter les choses au fur et à mesure qu'on en avait besoin !
- Un saut dans les magasins de la ville, voire du coin, quelques minutes de promenade (pas plus que dans un parking d'hypermarché !), et voilà !
Et on avait droit au sourire de la crémière (pas à la gueule des vigiles privés) ! ce qui change sacrément les relations sociales et l'ambiance des journées, je vous assure !!!
Et on pouvait y envoyer les enfants, qui s'en faisaient une distraction, voire comme le raconte Elian-J Finbert le chien, dressé à aller acheter les croissants ! (et qui savait les compter !)
c'était LA FRANCE, c'était la Civilisation, c'était la vie normale
la puissance haineuse de la mafia des mafias
comme l'a dit le fils de Giuseppe Belvedere, "tous les connaisseurs de l'histoire et de la culture savent que ceux qui luttent pour la vérité ont un destin tragique"
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