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24/11/2017

un soir vers 1960 - la date importe peu, l'avenir, donc le passé, est néant, et éternel

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ça me rappelle (sauf qu’à l’époque il n’y avait pas de rue piétonnes comme ça, c’était un trottoir normal,) ce soir quand j’avais peut-être 11 ans et que j'allais avec maman en bas de la rue du Musée pour regarder la télévision chez les Decool, (et après j’ai vu des loutres de mer danser le rock and roll à la frontière du détroit de Béring) dans le noir et sous la chaussée luisante de pluie, le coeur et l’âme tout meurtris et étranges de cette épouvantable conscience de la mort éternelle et fin de tout. c’était tout à fait ça.
Un fait fondamental que les gens oublient trop souvent (non, je ne crois pas qu'ils l'oublient mais ils n'osent pas en parler, je me suis toujours demandé comme Albert Camus, comment - mais comment ! - les gens font pour vivre "comme si ils ne savaient pas").
en effet le savoir de la vanité totale de toute choses la présence obsédante de la mort qui va, qui a donc déjà, renvoyer tout ça au néant éternel, glace toute ambiance au-delà de toute expression.

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