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03/02/2015

Quel sort auraient-ils connu si les sbires de Moubarak avaient disposé de ces Quel sort auraient-ils connu si les sbires de Moubarak avaient disposé de ces technologies ?

                               Étudiants, désertez la Science !
                                                                Université de Grenoble, 19 septembre 2014,
Cet après-midi, à 14h dans les bâtiments de l’INP-Grenoble, au GIPSA-Lab (Grenoble Image Parole
Signal Automatique) M. Nguyen soutiendra sa thèse : « L’identification du visage en contexte de
vidéosurveillance », sous la direction d'Alice Caplier. Si nous sommes là aujourd'hui, c'est pour dire
à M. Nguyen que nous ne sommes pas d'accord avec ses travaux, ni avec ceux de ses collègues. Nous
ne voulons pas du monde que construisent les scientifiques et les chercheurs.
Quand les thésards bossent pour la police
Le travail de M. Nguyen s'inscrit dans la continuité des thèses menées au GIPSA-Lab depuis plusieurs
années : « Analyse d'images en vidéosurveillance embarquée dans les véhicules de transport en commun »
(2006) ; « Contribution à la reconnaissance de visages à partir d'une seule image et d'un contexte non
contrôlé » (2010) ; « Repousser les limites de l'identification faciale en contexte de vidéosurveillance »
(2012) ; « Développement de leurres et de contre-mesures pour les systèmes biométriques de
reconnaissance faciale » (en cours).
Ce n'est pas au bien commun que travaillent Nguyen et ses amis. Ils développent et perfectionnent au
contraire les outils technologiques qui permettront de contrôler, surveiller et contraindre demain la
population : biométrie, reconnaissance faciale, croisement automatique des informations avec les fichiers
de la police – ou ceux des publicitaires –, logiciels permettant de repérer les « comportements suspects »,
d'isoler et de suivre un individu au milieu d'une foule en mouvement, de traiter simultanément les données
de milliers de caméras en réseau afin de fournir des réponses automatiques.
Ces dernières années, des recherches sur la reconnaissance faciale menées dans le cadre du projet Bio-
Rafale (impliquant le Gipsa-Lab, IBM, la préfecture de police de Paris et Ministère de l'Intérieur), ont été
expérimentées dans plusieurs stades dont le Stade des Alpes à Grenoble. Il s'agissait de repérer à l'entrée
les supporters de foot interdits de stade. Après les supporters, à qui le tour ? En 2011, les supporters de foot
égyptiens apportaient leur soutien à la Révolution, en prenant part aux affrontements place Tahrir contre la
police du régime. Quel sort auraient-ils connu si les sbires de Moubarak avaient disposé de ces
technologies ?
La vidéosurveillance dite « intelligente » instaure un régime de suspicion généralisée, soumet chacun
d'entre nous à une surveillance permanente, anonyme et automatisée et fournit à l’État et à la police des
armes d'une puissance inédite. Elle contribue à l'avènement d'une société totalitaire. C'est à cela que
travaillent les chercheurs du Gipsa-lab.
Progrès techno-scientifique, regrès social et humain
«Tout progrès scientifique accompli dans le cadre d’une structure sociale défectueuse ne fait que travailler
contre l’homme, que contribuer à aggraver sa condition. » disait André Breton, un poète surréaliste. Dans
la société qui est la nôtre, celle du capitalisme mondialisé, scientifiques et chercheurs n’œuvrent pas à un
monde meilleur. Ils sont au service du pouvoir et de la guerre économique. L'utilité de leurs travaux se
mesure en point de PIB.
A Grenoble et ailleurs, des milliers de recherches comme celles de Nguyen sont menées chaque année.
Elles portent sur la biométrie et la vidéosurveillance intelligente au Gipsa-Lab, sur les implants neuro-
électroniques et la manipulation cérébrale à Clinatec, sur la miniaturisation des mouchards RFID au CEA-
Leti. Elles servent à concevoir la camelote électronique (téléphones portables, écrans plats, tablettes...) qui
emplira dans 2 ans les décharges des pays pauvres. Elles produisent des logiciels pour piloter les missiles
ou les drones de combat, pour perfectionner les robots-traders et accélérer le rythme des transactions
boursières. Elles mettent au point les produits toxiques (pesticides, nanoparticules, déchets nucléaires) que
les industriels répandent dans l'environnement, l'eau, l'air, les aliments. Avec à la clef : cancers, stérilité,
parkinson etc. Elles servent au développement de l'industrie nucléaire, nous condamnant à vivre avec ses
déchets  pendant  des  dizaines  de  milliers  d'année.  Elles  préparent  un monde  de  folie   et  de  démesure
technoscientiste :  elles   fantasment   la création d'une nature artificielle grâce à  la biologie de  synthèse,
rêvent d'intelligence artificielle, de sélection et de manipulation génétique et d'être humain augmenté. 
Les sciences humaines sociales ne sont pas en reste. Parce que le public (nous, vous) est de plus en plus
réticent  à ces  innovations,  les  labos de psycho,  socio,  philo sont  appelés au secours.  Leur   rôle est  de
produire dans nos  têtes  les discours et   les  représentations qui  assureront  aux entreprises high  tech un
marché docile, des ventes et des commandes, de la croissance et soi-disant des "emplois". Ils appellent cela
« l'acceptabilité ».
L'organisation   de   notre   société   autour   du   triptyque  Université-Recherche-Industrie   ne   profite   qu'aux
privilégiés. S'il n'y a plus de boulot, c'est d'abord et avant tout parce que main dans la main, scientifiques et
industriels remplacent   les humains par des machines.  Dans  les écoles et  à  l'université,   les profs cèdent
bientôt la place à des écrans et  des ordinateurs Dans les supermarchés les caissières disparaissent.  A la
poste,  à  la CAF,  dans  les bibliothèques,  dans  les restos U,  vous n'avez plus d'autre choix que de vous
adresser aux automates. 
La science bouleverse jusqu'à l'organisation de la ville. Voyez la techopole grenobloise. Les ingénieurs et
cadres à hauts revenus, attirés à Grenoble par le cadre de vie (le ski, la montagne) construisent une ville
pour les riches. Les loyers explosent en centre ville et à proximité de la Presqu'île scientifique, reléguant
depuis 40 ans les pauvres dans les quartiers sud de l'agglomération. S'ils ont de la chance ils pourront tout
de même s'employer dans un de vos labos : ils seront agents d'entretien, femmes de ménage, ou agents de
sécurité. 
Ne sauvons pas la recherche !
N'ayant aucune honte, certains de vos collègues, chercheurs et scientifiques, organisent en ce moment une
marche corporatiste pour quémander de meilleures conditions de travail et davantage de moyens pour faire
leur sale boulot.  « Sciences en marche » que ça s'appelle.  Leurs revendication :  des sous,  des sous,  des
sous! Qu'importe  leur rôle néfaste au sein de  la société :   la science n'a pas d'odeur.  Leurs modèles :   la
Corée du Sud, Israël, la Chine. Admirez ces pays qui investissent plus de 3 % de leur PIB dans la R&D ! Il
y fait si bon vivre. 
Étudiants, les travaux que vous menez au sein de vos laboratoires nuisent à la société dans son ensemble.
Vous ne pourrez pas vous cacher éternellement derrière la prétendue neutralité de la Science : vous êtes
responsables des applications qui  découlent  de vos  travaux,  et  qui   transforment  radicalement   la vie de
millions d'autres personnes. Refusez de collaborer avec la machine. Contre le regrès techno-scientifique :
prenez le parti du progrès social et humain.
Démissionnez ! Videz les laboratoires !
Le temps perdu pour la recherche est du temps gagné pour la liberté.
Lisez et   faites   lire :  « Pourquoi   j'ai  quitté  le CEA » ;  « Progrès   techno-scientifique et  regrès  social  et
humain ; «  La société de contrainte et ses instruments » sur www.piecesetmaindoeuvre.com
Libeludd, libertaires, luddites
l   ibeludd@laposte.netÉtudiants, désertez la Science !
Université de Grenoble, 19 septembre 2014,
Cet après-midi, à 14h dans les bâtiments de l’INP-Grenoble, au GIPSA-Lab (Grenoble Image Parole
Signal  Automatique)  M. Nguyen  soutiendra  sa  thèse :  « L’identification du visage en contexte de
vidéosurveillance », sous la direction d'Alice Caplier. Si nous sommes là aujourd'hui, c'est pour dire
à M. Nguyen que nous ne sommes pas d'accord avec ses travaux, ni avec ceux de ses collègues. Nous
ne voulons pas du monde que construisent les scientifiques et les chercheurs.
Quand les thésards bossent pour la police
Le travail  de M.  Nguyen s'inscrit  dans la continuité des thèses menées au GIPSA-Lab depuis plusieurs
années : « Analyse d'images en vidéosurveillance embarquée dans les véhicules de transport en commun »
(2006) ; « Contribution à la reconnaissance de visages à partir d'une seule image et d'un contexte non
contrôlé »  (2010) ;  « Repousser  les  limites de  l'identification  faciale en contexte de vidéosurveillance »
(2012) ;  « Développement   de   leurres   et   de   contre-mesures   pour   les   systèmes   biométriques   de
reconnaissance faciale » (en cours). 
Ce n'est  pas au bien commun que  travaillent  Nguyen et  ses amis.  Ils développent  et  perfectionnent  au
contraire   les   outils   technologiques   qui   permettront   de   contrôler,   surveiller   et   contraindre   demain   la
population : biométrie, reconnaissance faciale, croisement automatique des informations avec les fichiers
de la police – ou ceux des publicitaires –, logiciels permettant de repérer les « comportements suspects »,
d'isoler et de suivre un individu au milieu d'une foule en mouvement,  de traiter simultanément les données
de milliers de caméras en réseau afin de fournir des réponses automatiques.
Ces dernières années, des recherches sur la reconnaissance faciale menées dans le cadre du projet   Bio-
Rafale (impliquant le Gipsa-Lab, IBM, la préfecture de police de Paris et Ministère de l'Intérieur), ont été
expérimentées dans plusieurs stades dont le Stade des Alpes à Grenoble. Il s'agissait de repérer à l'entrée
les supporters de foot interdits de stade. Après les supporters, à qui le tour ? En 2011, les supporters de foot
égyptiens apportaient leur soutien à la Révolution, en prenant part aux affrontements place Tahrir contre la
police   du   régime.  Quel   sort   auraient-ils   connu   si   les   sbires   de  Moubarak   avaient   disposé   de   ces
technologies ? 
La  vidéosurveillance  dite  « intelligente »  instaure  un  régime  de   suspicion généralisée,   soumet  chacun
d'entre nous à une surveillance permanente, anonyme et automatisée et fournit à l’État et à la police des
armes  d'une puissance   inédite.  Elle contribue à   l'avènement  d'une  société  totalitaire.  C'est  à cela que
travaillent les chercheurs du Gipsa-lab.
Progrès techno-scientifique, regrès social et humain
«Tout progrès scientifique accompli dans le cadre d’une structure sociale défectueuse ne fait que travailler
contre l’homme, que contribuer à aggraver sa condition. » disait André Breton, un poète surréaliste. Dans
la société qui est la nôtre, celle du capitalisme mondialisé, scientifiques et chercheurs n’œuvrent pas à un
monde meilleur.  Ils sont au service du pouvoir et de la guerre économique. L'utilité de leurs travaux se
mesure en point de PIB.
A Grenoble et ailleurs,  des milliers de recherches comme celles de Nguyen sont menées chaque année.
Elles portent  sur  la biométrie et   la vidéosurveillance  intelligente au Gipsa-Lab,  sur  les  implants neuro-
électroniques et la manipulation cérébrale à Clinatec, sur la miniaturisation des mouchards RFID au CEA-
Leti. Elles servent à concevoir la camelote électronique (téléphones portables, écrans plats, tablettes...) qui
emplira dans 2 ans les décharges des pays pauvres. Elles produisent des logiciels pour piloter les missiles
ou  les  drones de combat,  pour  perfectionner   les  robots-traders et  accélérer   le  rythme des   transactions

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